Chapitre 2 - En route !

Ayant regagné ses appartements, toujours pensif, le vieux conseiller constata que ses pierres à parlottes luisaient faiblement. Son frère Philibert, Grand Mage de l’Empire, qui lui avait remis ces artefacts, les avait récemment améliorées en ajoutant la possibilité de laisser un message en cas d’absence. Cette légère luminescence était le signe convenu en ce cas.

L’illustre sorcier, réhabilité il y avait peu aux yeux de Sa Majesté après un passage à vide dû entre autres, à la destruction d’une Cité Céleste alliée de l’empire, réputé comme étant le mage le plus puissant de ce monde, gardien de la Porte Scellée et protecteur de la Cité Céleste Mystérieuse et Magique – sa demeure – tentait tant bien que mal d’œuvrer pour un traitement plus équitable de la population terrestre. Appuyé en cela par son frère, ils se heurtaient tous deux à une puissante résistance dont l’épicentre était composé par les membres de l’Ordre. Leur Grand Maître, dont nul ne connaissait la véritable identité, était un ennemi mortel du vieux sorcier. Bien que personne n’eut pu dire quelles étaient ses motivations exactes ; il dirigeait d’une main de fer les frères qu’il avait sous sa coupe. Ses relations puissantes gangrénaient tel un cancer l’administration impériale. Mais la victoire quelques mois plus tôt du Grand Mage sur un de ses membres les plus retors, Baltazar, avait mis un coup d’arrêt à ses activités. Bien que cela ne fût que temporaire.

Ebenezer se saisit donc du petit flacon posé non loin sur son bureau, prit une petite pincée de la poudre qu’il contenait, et la dispersa au-dessus des pierres. Aussitôt, la voix de son frère, bougon comme à l’accoutumée, se fit entendre.

« Ebenezer ! Ça sert à quoi que je t’offre des pierres à parlottes très rares si c’est pour ne jamais les utiliser ! Tu vas pas me faire croire quand même que vous autres dans l’administration, vous travaillez tellement que tu n’as pas le temps pour me répondre ? Allez, rappelle-moi quand tu as ce message ! »

Le vieil homme était épuisé. Sa visite au chevet de l’Empereur lui avait siphonner ses dernières forces. Aussi, il hésita à donner suite immédiatement au message de son frère. Il allait refermer le petit coffre contenant les pierres et se préparer pour le coucher quand un doute lui vient. Et si cet être perfide était au courant qu’il avait eu son message ? le connaissant c’était bien possible qu’il ait ajouté quelque chose comme ça ; sans lui en toucher mot évidemment. Dans ce cas, il prendrait très mal de ne pas recevoir immédiatement l’appel. Tout en poussant un profond soupir, il rouvrit le coffre.

— Et bien ! tu en as mis du temps ! pesta la voix du mage.

Le vieux sorcier avait sa voix des jours où il était à prendre avec des pincettes.

— Excuse-moi, mon frère, j’étais au chevet de sa majesté et …

— Oui, oui, le coupa Philibert. Toujours de bonnes excuses ! Et comment va ce cher empereur, alors ?

— Il n’est pas au mieux, je le crains. Nous aurons bientôt un nouveau monarque... j’en ai bien peur.

— Archibald, c’est ça ? je l’ai pas rencontré souvent. Il vaut quoi ?

— En toute franchise ? répondit le conseiller après une courte pause. Il n’est pas prêt.

— Ha ! Mais personne ne l’est jamais ! Quand il se sera pris un ou deux complots et quelques tentatives d’assassinats, ça le fera réfléchir … bon, s’il est toujours en vie hein ? C’est ce qui leur faut, aux jeunes, des bons coups de pieds dans le derrière !

Ne sachant trop que répondre à la vision un peu simpliste sur l’éducation au pouvoir d’un futur suzerain, Ebenezer resta coi quelques secondes, avant d’essayer de changer de sujet.

— En revanche, Sa Majesté s’intéresse encore aux affaires de l’Empire. Il m’a demandé ce que je savais sur ce qu’il se passe dans le sud. C’est une bonne chose, je trouve.

— Dans le Sud ? demanda le sorcier, faisant complétement fi de la remarque sur la santé de l’empereur.

— Oui, tu sais bien, les villages attaqués, répondit vaguement le conseiller.

— Les quoi ? De quoi tu parles, j’ai jamais entendu parlé de ça !

— Je t’ai envoyé une lettre, il y a un mois de ca, pour t’en parler, Phillibert. Tu m’avais demandé de te tenir informer de tous les évènements louches – je te cite – au cas où l’Ordre ferait de nouveau des siennes.

A l’autre bout de la ligne magique, le Grand Mage, assis confortablement face au coffre contenant les pierres à parlottes, jeta un coup d’œil sur le tas, devenu épais, des missives non ouvertes qu’il avait reçues ces derniers temps.

— Je … hum ! j’ai pris un peu de retard avec le courrier … marmotta-t-il rapidement.

— Phillibert … mon frère … je peux tout à fait concevoir que tu n’apprécies que modérément les productions écrites de notre administration, mais tu pourrais au moins prêter quelques attentions à mes envois … surtout quand c’est toi qui me les as explicitement demandés !

— Hum ! oui bien sûr ! – sur la défensive - mais je j’en prends toujours connaissance avec beaucoup d’intérêt ! – puis se ressaisissant, parce qu’il était quand même le Grand Mage – Mais viens-en aux faits plutôt que de me faire encore des reproches !

— Hé bien voilà … connais tu la province du Méridion ?

— Bah, j’en ai entendu parler … C’est plutôt au sud, il me semble.

— Tout à fait au sud, pour être plus exacte … d’où son nom d’ailleurs, dont l’étymologie … énonça doctement le conseiller avant de se faire interrompre.

— Tu m’ennuies ! Je n’ai pas besoin de cours de géographie !

— Bon … et bien depuis quelques temps déjà d’après nos rapports, plusieurs mois en fait, plusieurs villages du Méridion ont été attaqué.

Cette fois, l’intérêt du Grand Mage était titillé.

— Ce sont des villages du Sol ? attaqués comment ? par qui ?

— Absolument, au sol. On ne sait pas qui est l’auteur de ces attaques. Il n’y a aucun témoin, aucun cadavre … C’est juste qu’on est sans nouvelles de tel ou tel village. Quelqu’un va voir ce qu’il s’y passe, et le trouve entièrement détruit, pillé et vide d’habitants et de bêtes.

— Bigre ! Et combien y en a-t-il eu des cas comme ça ?

— J’ai reçu une missive comme quoi le dixième village avait été détruit la semaine passée.

— Mais bon sang ! et on ne me prévient seulement que maintenant !! cria le sorcier de colère.

— Si tu avais lu mes courriers … commença Ebenezer.

— Non non ! ne me parle pas de tes fichues lettres ! J’aurais dû être mis au courant ! Si c’est encore un de leurs coups tordus, on a pris un retard considérable !

— Ça pourrait être n’importe qui, mon frère, ce n’est pas forcément l’Ordre qui en est responsable.

— Et ta fichue administration, elle en dit quoi ? Qu’a-t-elle fait ?

Ebenezer prit un air gêné.

— Rien n’a été fait … A part Sa Majesté, personne ne se soucie d’une poignée de villages au Sol du Méridion. Tout le monde a les yeux rivés sur le Dauphin et son père mourant.

— Mais vous avez perdu la tête ! Ça pourrait être eux ! Ça le ressemble bien tiens !

— Oui, je comprends, mais tu sais les conditions politiques actuelles sont …

— Assez ! Je vais y aller moi-même, voir ce qu’il se passe là-bas. Pourquoi ne suis-je pas surpris qu’une bande de fonctionnaires ne puissent pas s’occuper d’un problème comme ça …

Le conseiller leva les yeux au ciel.

— Très bien, Phillibert, vas-y ! Si tu as des informations à me communiquer, n’hésites pas. Sa Majesté sera ravie d’avoir des nouvelles de ces évènements qui lui tiennent particulièrement à cœur.

Mais il parlait dans le vide, car le vieux mage avait déjà coupé la communication.

***

Attablé à un grand et large bureau de bois précieux, Minaud étudiait à la lueur d’une énorme bougie à moitié consumée. Le soir était déjà bien avancé et la fatigue commençait à le gagner. Depuis combien de temps était-il en train d’essayer de comprendre cette page déjà ? Il lui semblait que cela faisait une éternité que le chapitre sur les diagrammes magiques et les vents métamorphes en milieu aquatique lui résistait. Quel pouvait être l’intérêt de savoir lancer des sorts immergé sous des centaines de mètres d’eau ? Qui avait bien pu ne serait que se poser cette question bizarre ? Si on avait des tonnes d’eau au-dessus de notre tête, il voulait bien concéder que, peut-être, un sortilège de protection serait le bienvenu ; mais du feu sous l’eau ? vraiment ce chapitre était rasoir, il n’en démordait pas. Mais à chaque fois qu’il abordait la question avec le Grand Mage, son maître, celui-ci ne voulait rien entendre.

— Minaud ! lui expliquait-il, déjà à mi-chemin de la colère. Un mage de mon envergure sait tout faire. Et tu ne peux certainement pas prétendre à suivre mes pas, même de loin, si tu ne sais pas allumer un bon feu de cheminée au fond d’un lac.

Le sage avait parlé, impossible de discuter ou de négocier quoi que ce soit de plus.

Ce que l’apprenti ne parvenait pas à comprendre, malgré une millième relecture de ce chapitre, ce n’était pas la question d’acquérir la dextérité pour tisser rapidement des diagrammes magiques malgré la pression et les frottements d’un milieu différent de l’air. Non, ce qui l’embêtait, c’était qu’à sa connaissance sous l’eau, il n’y avait pas de vent ; en conséquence de quoi les courants métamorphes ne pouvaient pas – il en était sûr – être utilisés. Or, ce vieux grimoire écrit dans une langue qu’il maitrisait mal assurait que si. Bon sang, il n’allait quand même pas devoir aller dans un des lacs de la région pour expérimenter ça, si ? Il craignait que si.

— La barbe … soupira-t-il, le regard perdu dans la flamme nonchalante qui lui faisait face.

Il claqua le livre dans un bruit sourd qui le fit presque sursauter. La frêle lumière vacilla sous l’effet du souffle provoqué par la fermeture brutale. Il allait se lever quand son maitre ouvrit la porte de la petite pièce en grand. Cette fois ci la bougie ne résista pas et s’éteignit instantanément.

— Ha ! te voilà ! – Le Grand Mage regarda autour de lui, le bureau désormais plongé dans l’obscurité totale – Mais que fais-tu ici seul dans le noir ?

Il claqua des doigts et la bougie se ralluma, tandis que Minaud allait ouvrir la bouche pour répondre mais qu’il dût refermer bien vite, car le nouvel arrivant ne lui laissa pas le temps d’en placer une.

— Peu importe ! Fais tes valises ! Nous partons immédiatement !

— Hein ? Quoi ? – Minaud était interloqué – où allons-nous ?

Mais Phillibert était déjà reparti. L’apprenti l’entendit simplement crier depuis le fond du couloir :

— Au Méridion ! Tout de suite !

Le jeune homme resta figé, interdit, pendant quelques secondes. Au Méridion ? Aux confins du sud de l’Empire Céleste ? Mais pourquoi allaient-ils se perdre dans une région aussi peu accueillante ? Puis il jeta un coup d’œil au livre qu’il venait de refermer.

Bah … après tout … qu’importe ! Ce voyage lui changerait les idées ! Ça ne pouvait certainement pas lui faire de mal … N’importe quoi plutôt que cet affreux bouquin !

***

Une heure plus tard, il se tenait aux côtés de son maitre sur la grande place de la Cité Céleste Mystérieuse et Magique, un petit sac de voyage posé à ses pieds. Il n’avait pas eu le temps d’emporter grand-chose et il espérait que le séjour là-bas ne serait pas trop long. Un vent violent soufflait et, en plus de retenir du pied ses affaires, il devait empêcher son chapeau de s’envoler. Une pluie inattendue et brutale se mêla sans ménagement à la tempête, trempant en quelques secondes le jeune apprenti. Un clin d’œil accompagné d’un sourire moqueur se dessinèrent sur le visage de son maitre.

— Tu vois Minaud, si tu avais fini ton étude du Grimoire de l’Eau, tu serais comme moi, sec !

Il grommela mais il savait bien qu’il était inutile de débattre avec le vieux sorcier. Le premier axiome de leur relation était que ce dernier avait toujours raison. C’était un fait, qui était d’autant plus vrai si par malheur des preuves avaient l’outrecuidance de s’accumuler dans la mauvaise direction.

Ses pieds trempés, qu’il s’était mis à contempler désormais, baignaient dans une flaque d’eau sombre qui se muait lentement en marre. Inutile de tenter de protéger son sac. Il ferait sécher son contenu durant le voyage.

Il fut tiré de sa rêverie humide par Philibert qui pestait.

— Mais où est-il, bon sang ? on aurait dû y aller à dos de mulet, on serait allé plus vite !

Les faibles lumières provenant du palais se reflétaient dans les marres d’eau glacées qui les entouraient accentuant encore le caractère déprimant du décor. C’est alors qu’un rugissement lointain se fit entendre.

— Ha ! enfin ! Hé bien c’est pas trop tôt !

Déchirant les cieux noirs, l’immense masse sombre du dragon auréolée de ses nombreuses paires d’ailes fondit sur la cité avec une vitesse impressionnante. Tout à coup il se cabra, évitant ainsi de justesse un atterrissage en catastrophe sur la ville qui aurait, si tel avait été le cas, balayé un ou deux quartiers en une fraction de seconde. Mais la bête maitrisait parfaitement sa manœuvre et après s’être placée dans une improbable position verticale se replia sur elle-même avant de se poser délicatement sur la place centrale, à quelques mètres seulement des deux sorciers.

S’arrêtant devant l’énorme museau du monstre, le vieux mage le tapota brièvement en le remerciant d’être venu, même si bon … il était en retard. Le dragon répondit à la pique par un grognement brulant. Aucun des deux n’eut alors envie d’insister davantage sur qui avait raison, et qui avait tort. Dans le fond était-ce si important ?

Gravissant rapidement l’escalier accolé à l’animal, les deux voyageurs arrivèrent enfin en vue de la petite maisonnette qui y était construite, entre deux omoplates. Mais ils stoppèrent bien vite leur progression car une haute silhouette se détachant des ténèbres leur faisait face.

— Vous allez quelque part ? Maaaaaitre ?

— Zut … murmura le Grand Mage. Amissy… j’ai oublié de la prévenir ! Elle ne va pas être contente !

Minaud se frappa la paume sur le front. Comment son maitre avait-il pu oublier la manticore ! Elle allait en faire tout un fromage, c’était certain !

Il faut dire que la gardienne de la cité céleste, invoquée il y a longtemps par le sorcier pour la défendre en son absence, n’avait que peu apprécié la solitude prolongée lorsque celui-ci avait choisi l’exil. Bien que depuis leurs relations soient au beau fixe, leurs retrouvailles furent pour le moins houleuses, à l’époque. Minaud qui était présent à ce moment-là, n’avait aucune envie de revivre pareille situation. Amissy pouvait en effet se montrer un brin caractérielle lorsqu’elle se sentait abandonnée. Priant intérieurement pour que le mage prit toutes les pincettes nécessaires, il s’aperçut que la manticore n’était pas venue seule à leur rencontre. Sur l’épaule de cette dernière était juché Cony, son canari savant, arborant pour l’occasion son air le plus dédaigneux. Rien d’étonnant en fait à cela car depuis leur rencontre, ces deux-là ne se quittaient plus.

— Ecoute Amissy, annonça le mage sans ambages, on est pressés ! Je ne suis désolé de ne pas t’avoir prévenue mais l’heure est grave et …

— Vous allez encore m’abandonnée ?! ENCORE ?

Les deux sorciers reculèrent d’un pas.

— Non ! certainement pas ! d’ailleurs regarde, tu as Cony pour te tenir compagnie pendant notre absence …

L’oiseau, toujours perché sur l’épaule du monstre, se renfrogna :

— Ha non ! siffla-t-il. Ne me mêle pas à tes pirouettes vieux mage !

Le sorcier posa sur lui un regard plus froid qu’un caveau oublié, mais jugea préférable de ne pas relever l’impertinence du volatile.

— Soit, soit … écoute Amissy, Minaud et moi devons-nous rendre de toute urgence au Méridion. L’Ordre a l’air de faire des siennes là-bas et …

— L’Ordre, Maitre ? – l’expression de colère sur son visage laissa brusquement place à l’inquiétude – Désirez-vous que vous accompagne ?

— Non, chère Amissy, il est très important que tu restes ici en notre absence pour t’assurer que tout aille bien.

La Manticore s’inclina.

— Il en sera fait selon vos désirs. Soyez prudent …

— Sois sans craintes, j’ai la peau dure. Nous serons de retour sous peu !

A la suite de Philibert qui s’empressait de rejoindre la maisonnette, Minaud s’arrêta devant Cony.

— A bientôt Cony !

Le petit oiseau détourna la tête l’air dégouté.

— Pfih ! siffla-t-il.

Mais Minaud ne s’en offusqua pas plus que cela. C’était la façon dont le canari disait généralement au revoir. D’ailleurs c’était aussi comme cela qu’il souhaitait le bonjour, qu’il remerciait, et ainsi de suite…

— Allez, allez ! lui intima le vieil homme. On est pressés, Minaud !

— Oui, Maître, je me dépêche … répondit-il en pénétrant prestement dans la chaleureuse maisonnette.

Presque aussitôt, les immenses paires d’ailes du dragon se mirent à battre avec de plus en plus de rapidité. Dans un mugissement terrifiant, la bête prit son envol et la direction de la province reculée du Méridion.

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Aylinn37
Posté le 03/03/2021
Une suite elle aussi excellente. Beaucoup d'exposition dans ce chapitre, mais ton style très fluide nous permet de nous adapter rapidement! J'ai eu quelques problèmes au départ avec le grand mage et le grand maître, les confondant. Quelques coquilles par ci par la, mais de nouveau rien de bien grave. J'ai une nette passion pour le canard savant, je ne sais pas vraiment pourquoi... Enfin bon, j'attend la suite avec impatience!
robruelle
Posté le 04/03/2021
Re,
Oui c'est vrai qu'il y a pas mal de personnages qui rentrent en scène dans ce chapitre.
Le Grand Mage est plutôt sympa, il est du côté des "gentils"... enfin, à la façon du Grand Mage quoi ...
Le Grand Maitre, lui n'est pas sympa. (pas du tout !)
On ne l'a pas encore rencontré dans ce tome, ca viendra plus tard :)

Chut ! Cony est un canari et pas un canard! Ne dis pas ca devant lui, il va se vexer ! Il est rancunier en plus

Merci pour ton commentaire ! (et celui d'avant !)

A bientôt :)
Aylinn37
Posté le 04/03/2021
De rien!

Oups, je m'excuse bien bas auprès de lui :(

J'ai hâte d'en apprendre plus sur ces personnages, en ce cas :)
À bientôt!
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