Chapitre 2

Par AliceH

Eudoxie se redressa pour serrer la main de Philippe avant d'adresser ses respects à ses parents. Ceux-ci restèrent bouche bée une seconde. Ils finirent par se reprendre et clamer devant la foule perplexe :

– Oh, par Dieu ! Je dois vous dire que votre père ne nous a jamais parlé de vous, Seigneure... dirent-ils avec une hésitation visible. Seigneur de Saint-Nattier, alors je dois dire que vous rencontrer est une grande surprise !

– Et un honneur, bien évidemment, ajouta Philippe.

– Mon père était un homme qui savait garder ses secrets, se contenta-t-elle de répondre. J'ai pensé que vous rendre visite pour l'anniversaire de votre fils était un bon moyen de me présenter aux habitants de Grandbourg.

– Et vous avez eu raison. Nous allons bientôt passer à table, vous feriez-nous l'honneur de dîner près de nous ? proposa Honoré Brieux.

– Je ne voudrais pas déranger les invitées personnelles de votre fils, sourit Eudoxie d'un air entendu tandis que Philippe rougissait jusqu'à la racine de cheveux.

– Je vous assure qu'il n'en est rien. Nous allons tout de suite ajouter un siège supplémentaire. Armand ! Allez chercher un siège dans notre salle à manger, je vous prie.

Un des domestiques fila à toute vitesse jusqu'à la demeure familiale toute proche alors que d'autres personnes indiquaient aux invités où s'asseoir. Alors qu'Agathe cherchait la « table d'honneur » où elle avait été vraisemblablement conviée, elle put voir Loïc et Faustine lui adresser un petit salut de la main. Légèrement réconfortée, elle trouva sa place attitrée, indiquée par un bout de papier délicatement calligraphié. Elle réalisa qu'elle allait être assise juste à la droite de Philippe. Tandis qu'elle s'apprêtait à s'asseoir, elle reçut un coup sec dans les tibias. Avec un cri de douleur et de surprise, elle se retourna pour tomber nez-à-nez avec Armand, qui semblait sincèrement navré.

– Désolé Mademoiselle Batiste, mais Honoré Brieux insiste pour notre Seigneur s'installe auprès de la vedette de la soirée. Vous devrez vous décaler et vous contenter de cette chaise.

 

_____

 

C'est sûr, cette chaise est un brin moins reluisante que les autres.

Même si elle restait de bonne facture, Agathe voyait qu'elle avait de l'âge. Son bois avait considérablement pâli et elle émit un craquement sinistre quand elle prit place dessus. Elle croisa le regard de Capucine qui lui adressa un petit sourire contrit. Puis elle attendit que les Brieux arrivent, tout comme sa voisine. Lorsque celle-ci prit place à côté d'elle, elle nota à quel point elle semblait minuscule en comparaison. Une véritable petite souris. La Seigneure semblait bien plus à l'aise et digne que la jeune femme qui souhaitait par dessus tout être ailleurs. Elle la jalousa un instant.

Elle n'a pas de comptes à qui que ce soit, elle. Pas de potentiel Philippe à marier, pas d'atelier à reprendre, pas de père pour... Bon d'accord, sa situation n'a peut-être pas que des avantages.

– Comment connaissez-vous le jeune Brieux ?

Agathe leva la tête de son entrée. Sa voisine n'avait que très peu parlé aux Brieux, elle ne semblait pas intéressée par la conversation des autres « invitées d'honneur » (cinq jeunes femmes installées autour de la petite table ronde) ainsi était-elle très surprise par sa question.

– Oh. Nous étions ensemble à l'école quand nous étions petits. Et les Brieux viennent souvent à l'atelier, répondit-elle sans être capable de croiser son regard.

– Vous n'étudiez plus ?

– J'ai cessé à mes seize ans. Ma mère était malade alors et mon père a eu besoin d'aide pour son commerce, alors je n'y suis jamais retournée.

– Je vois. Que fait votre père ?

– Il est tailleur.

– Gaspard Batiste ? demanda Eudoxie.

– Oui.

– Mon père appréciait beaucoup son travail. Oh, mes aïeux ! dit-elle soudain alors qu'Agathe levait enfin les yeux pour la regarder. Je suis terriblement désolée de mon impolitesse, je ne vous ai pas demandé votre nom au début de notre conversation, Mademoiselle Batiste.

Agathe remarqua que son visage était long et carré, avec une peau mate et une mâchoire comme dessinée d'un unique coup de pinceau. Ses cheveux noirs tombaient sur son front, juste au dessus de sourcils épais ainsi que de yeux en amande de la même couleur. Elle vit également qu'elle semblait réellement mortifiée à la rougeur qui envahissait ses joues.

– Ce n'est rien, mon-ma Seigneure ! s'exclama-t-elle avant de se demander si elle devait dire « mon » Seigneur, « ma » Seigneur ou si « ma Seigneure » était correct. Je suis Agathe Batiste, la cadette.

– Je suis réellement contrite. J'ai passé des heures à répéter mes politesses et ma conversation et voilà que... Mon père avait peut-être raison, soupira-t-elle avant d'avaler une gorgée de vin.

– À propos de quoi ?

– De... De choses personnelles à mon sujet.

– Je m'excuse si je vous ai froissée, dit Agathe qui baissa à nouveau la tête.

– Oubliez ça, j'ai vécu pire. Je vous disais donc que mon père appréciait beaucoup le travail de la maison Batiste, et je pense devoir moi-même vous rendre visite prochainement, continua Eudoxie avec un fin sourire. Puis-je compter sur votre présence ? Si vous n'êtes pas déjà fiancée au jeune Brieux d'ici-là, bien sûr.

Alors qu'il était jusque-là en trépidante conversation avec Capucine et une autre jeune fille, Philippe se tourna vers elles.

– Vous allez un peu vite en besogne, Seigneur, lança-t-il gaiement.

– J'ai pourtant cru comprendre que vous cherchiez votre promise parmi ces ravissantes jeunes filles, y compris cette brute en canari qui a failli blesser la charmante Agathe Batiste ici présente.

Tandis qu'elle disait ces mots sans jamais hausser le ton ni sembler en colère, elle serra les épaules d'Agathe de ses grandes mains. Elle frissonna. Elles étaient glacées. Cette froideur traversait le tissu de sa robe et de sa blouse. Elle trouva paradoxalement de la chaleur dans ce contact, comme un rappel qu'elle n'était pas seule dans cette situation qu'elle trouvait au mieux irréaliste. Honoré tout comme Philippe dardèrent Capucine d'un regard accusateur. Celle-ci déglutit avec difficulté.

– Je ne l'ai pas fait exprès ! se défendit-elle.

– J'ai pourtant cru vous voir vous dépêcher d'arriver près d'Agathe juste au moment où le jeune Brieux voulait lui parler. Moins de cinq secondes plus tard, la voilà qui tombait, continua Eudoxie.

– C'est que... J'ai manqué de tomber moi aussi avec ma toilette et mes chaussures. Vous savez ce que c'est...

Cette tentative d'amadouer la Seigneure était ridicule puisque celle-ci portait un pantalon avec des bottes plates, et non une lourde robe avec des talons. Elle se contenta de fixer Capucine pendant un moment si long que cette dernière finit par craquer :

– Et puis, Agathe est si maladroite qu'elle est probablement tombée toute seule. N'est-ce pas, Agathe ? insista-t-elle, une lueur de détresse dans les yeux.

Une partie d'Agathe voulait la mettre face à ses actes et clamer devant tout le monde que non, ma fille, je sais que tu l'as fait exprès et oui, Seigneure, elle a bien failli me faire tomber et sans votre intervention, je serais peut-être avec le nez en sang à l'heure qu'il est. Une autre avait de la compassion pour elle. Capucine était l'aînée d'un des boulangers de la ville ; elle avait deux petites sœurs et deux petits frères. Ses parents venaient d'une des colonies de l'Aütlend, qu'ils avaient quittée alors que Capucine n'était qu'un bébé. Ils avaient eu beaucoup de difficultés à s'intégrer à Grandbourg. Même s'ils gagnaient à présent bien leur vie, ils espéraient tous deux que leurs enfants feraient de beaux mariages pour pouvoir les aider dans leur vieil âge. De plus, ses sœurs souffraient d'une maladie de sang qui les épuisaient énormément et les empêchait de travailler, ainsi désirait-elle pouvoir les aider financièrement si besoin. Si elle était aussi déterminée à épouser Philippe, quitte à utiliser des stratagèmes peu recommandables pour s'imposer, ce n'était pas par pure méchanceté. Agathe ne pouvait pas la blâmer. Elle aurait sans doute essayé ce genre de ruse si elle avait été à sa place. Et puis, au final, elle avait connu plus de peur que de mal.

– Oui, Seigneure, s'entendit-elle dire. Je dois avouer que je porte des bottines quasi neuves et je n'ai pas l'habitude de marcher avec alors je m'emmêle un peu les pieds.

– Vraiment ?

– Vraiment, répéta Agathe après avoir entendu du scepticisme dans sa voix.

– Dans ce cas, je vous dois des excuses, Mademoiselle, clama-t-elle avec une courbette en direction de Capucine. Et à vous également, dit-elle aux Brieux, car je vais devoir vous quitter.

– Si tôt ? Nous en arrivons tout juste au plat...

– J'ai des obligations concernant l'héritage de mon père, Monsieur Brieux. Je crains avoir fort à faire.

– Bien sûr. Nous vous remercions de nous avoir rendu visite, Seigneur de Saint-Nattier !

– Pas la peine de vous incliner, fit Eudoxie en levant une main en direction des invités qui la regardaient quitter la tablée. Ce fut un plaisir de tous vous rencontrer. Oh, mon gant.

Celui-ci chuta de la poche de sa cape et Agathe se pencha pour le ramasser avant de le lui tendre. Eudoxie s'inclina jusqu'à sa hauteur puis la remercia d'un signe de tête avant d'ajouter :

– Nous nous reverrons bientôt, n'est-ce pas, Agathe ? Vous n'avez pas répondu à ma question.

La proximité de leurs visages donnait à Agathe l'impression de ne pas pouvoir se dérober ni à son regard, ni à son attention. Mais étrangement, cela ne la dérangeait pas plus que ça.

– Je vous le promets, Seigneure.

 

Quand elle fut partie, on invita Agathe à prendre son siège. Elle sentit encore la chaleur de son corps sur le bois. Le plat arriva, une viande en sauce accompagnée de pommes de terre et de légumes locaux : elle se rendit compte qu'elle mourait de faim.

– Grands Dieux, Agathe, est-ce que tu t'es affamée pour rentrer dans ta robe et profites de la gratuité du festin pour te rattraper ? se moqua Philippe en voyant son grand appétit.

– Oui. Et si tu continues, c'est toi que je vais manger, rétorqua-t-elle en essuyant la sauce qui coulait sur son menton.

– C'est plutôt notre Seigneur qui ferait ça.

– Pardon ?

– Encore une nouvelle théorie à propos des disparitions, murmura-t-il. Tu sais, les jeunes filles...

Agathe jeta un regard derrière lui et remarqua la présence d'Isabeau, dont la grande sœur était partie travailler au château des Saint-Nattier il y avait quatre ans de cela. On avait pas eu de nouvelles d'elle depuis. Rien d'étonnant à ce que Philippe tienne à garder leur conversation discrète. Elle se pencha dans sa direction.

– C'est quoi cette fabule ?

– On raconte que les Saint-Nattier se servent de notre ville comme garde-manger, pour rester forts et vigoureux.

– C'est ridicule, soupira-t-elle.

– Hé, peut-être pas. Tu as vu la taille de cette femme ? insista-t-il en haussant les épaules.

– C'est toujours aussi ridicule : son père était aussi un homme très grand, ça doit simplement être un trait de famille, comme avoir les cheveux blonds. Ce qui l'est moins, c'est de savoir pourquoi il a caché l'existence de sa fille aussi longtemps.

– Ah ça ! grommela-t-il en se concentrant à nouveau sur son assiette. Peut-être pour éviter de potentielles représailles ?

– Adolphe de Saint-Nattier n'a jamais été un Seigneur violent.

– Les Saint-Nattier sont liés à la famille royale, expliqua Honoré qui avait surpris leur conversation. Eudoxie de Saint-Nattier est une proche cousine des princes, or, il y a beaucoup de disputes concernant la légitimité de l'aîné à reprendre le trône. Il y a un camp en sa faveur et plusieurs en se défaveur : prendre en otage un membre de sa famille pourrait le mettre en danger. Cela ne m'étonnerait pas qu'Adolphe de Saint-Nattier ait fait ça pour la mettre à l'abri de potentielles attaques.

– Ou peut-être juste parce qu'il est mal vu d'avoir une fille unique et non un fils.

– C'est une hypothèse tout aussi plausible. Même si depuis peu, tout premier enfant de Seigneur a droit à son titre à la mort de son père, qu'il soit fille ou garçon, peu accordent ce droit à leur aînée.

– Je me demande comment c'est de grandir toute seule dans ce grand château sinistre... lança Capucine qui semblait sincèrement peinée pour sa Seigneure. Je n'aimerais pas être à sa place.

– Tu peux toujours postuler pour y travailler si tu es si curieuse, fit sa voisine qui rit sous cape avant d'un bruit sec de ne la stoppe. Oh, Isabeau, je suis désolée-

– Moi aussi, je suis désolée. Désolée que ma sœur ne revienne pas. Désolée de ne même pas savoir si elle est morte ou vivante. Et désolée qu'elle ne soit plus qu'une blague pour vous à présent.

Quand elle vit la peine dans les yeux bleus d'Isabeau, Agathe eut envie de la serrer dans ses bras. Sa sœur avait cessé de donner des nouvelles et avait considérée comme disparue au même moment où sa mère mourait. Isabeau l'avait souvent aidée à faire ses devoirs, elle qui avait toujours été la première de la classe. Agathe se souvenait de sa sœur Sylviane comme d'une adolescente aux joues rondes, toujours prête à aider autrui et à rire. Elle avait refusé la disparition de cette joviale jeune femme de vingt ans autant que le décès de sa mère. Face au visage défait d'Isabeau devant sa viande à peine entamée, elle réalisa que contrairement à elle, celle-ci n'avait jamais pu faire son deuil. Même si sa mère me manquait chaque jour, Agathe savait ce qu'il lui était arrivé, lui dire au revoir, l'honorer. Mais Isabeau n'en avait jamais eu l'occasion.

– Je vais rentrer aussi, si ça ne vous dérange pas, articula-t-elle avec difficulté.

– Isa', je t'en prie... commença Philippe.

– Non. J'ai déjà eu du mal à devoir manger auprès de notre Seigneure en ignorant ce qu'elle a peut-être fait à ma sœur, ou ce qu'elle a vu qu'on lui faisait subir. Je ne désire en aucun cas désirer rester avec des personnes qui-

Sa bouche tremblait de plus en plus à chaque mot prononcé. Incapable de contenir ses larmes, elle quitta la table puis le bâtiment avec fracas. Philippe courut la rejoindre pour revenir moins de deux minutes plus tard, la mine déconfite. Face aux regards interloqués de la foule, il s'éclaircit la gorge et déclara sobrement :

– Je crois qu'elle n'a plus faim.

 

Après le départ d'Isabeau, tout le monde, musiciens y compris, redoublèrent d'ardeur pour rendre la fête joyeuse. Il y eut des blagues, des discussions, des danses et même des chansons. La fête continua jusqu'à ce que les températures ne glacent la petite assemblée et que leurs paupières ne manquent de se fermer d'elles-mêmes. Agathe devait avouer que malgré ses craintes, elle avait passé une très bonne soirée. De plus, il lui semblait que Philippe avait bien d'autres prétendantes en vue. Elle alla se coucher le ventre plein et le cœur plus léger. Elle songea ensuite aux yeux si noirs d'Eudoxie (Pourquoi elle l'appelait par son prénom ?) et à sa voix si grave, si calme. La manière dont elle avait mis Capucine à l'index devant tout le monde l'avait prise de court, de même que le fait qu'elle l'avait appelée par son prénom. Elle sentait comme des chatouillis au creux du ventre en y repensant.

 

Nous nous reverrons bientôt, n'est-ce pas, Agathe ?

 

Mh.

Sûrement un trop-plein de sauce aux airelles.

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Imagineuse
Posté le 01/09/2020
Juste un petit oubli : "insiste pour "que" notre Seigneur" au début, quand il annonce qu'elle va s'asseoir à côté de Philippe.
J'aime beaucoup la description de la mâchoire comme un seul coup de pinceau. Je ne sais pas pourquoi, ça m'a marquée. C'est le genre de petits détails qui donne toute la profondeur d'une histoire, je trouve.
La Seigneure est vraiment très touchante, tu arrives à donner de la couleur à tes personnages en très peu de temps, même avec Philippe, je n'arrive pas à le ranger d'emblée dans une catégorie. Je le trouve très juste et il change vraiment vite, au début on voit bien qu'il est insupportable, puis au fur et à mesure de la lecture, ce n'est plus trop le cas ... juste un garçon visiblement en manque de reconnaissance, de confiance en lui, qui veut attirer une personne qui lui a tapé dans l'oeil :)
Et qu'est-ce qu'Agathe ressent réellement pour Eudoxie ? Hihi ...
AliceH
Posté le 06/09/2020
Ohlala, merci beaucoup de tes commentaires, je suis vraiment touchée ! Depuis des années que j'écris et poste sur le Net, j'ai toujours peur de me taper des retours super négatifs alors que ça m'est jamais arrivé...
Donc, je suis soulagée pour moi et très contente pour toi, j'espère que tu aimeras la suite !

Ah, tu vas être surprise avec Philippe...
Ophelia_Yeti
Posté le 20/07/2020
monde que non → l’italique ne prend que le “on” et pas le “non” entier !

J’aime beaucoup que la rivalité entre femmes ne soit pas qu’une pure méchanceté mesquine (avec le cliché de oui les femmes sont “pires” entre elles ou jsp quoi) ça fait du bien ♥

Question un peu sperficielle mais ça m’a bien intrigué : tu décrirais les vêtements d’eudoxie comment en détail ? Genre ce qu’elle porte ? Quel type de vêtements ? :o (mon âme de dessinatrice qui reprend le dessus, rien qui ne porte préjudice à ton texte !)
Elle a une vraie aura, j’adore ce personnage, mais aussi ce qui se tisse doucement entre elle et Agathe !

Et étrangement, après ce chapitre j’ai moins envie de fumer Philippe. Il est nuancé, et presque attachant même si j’ai envie de lui donner des petites claques derrières la tête. Et tu gères vraiment bien l’ambiance très festive, puis qui se plombe dès que les mystères du chateau sont rappelés. Et du coup je sais vraiment pas si je veux qu’Agathe revoie Eudoxie ou non. Niveau suspense on est bien bien bien !

Maintenant faut attendre pour la suite ;-;
AliceH
Posté le 20/07/2020
J'avoue que je n'ai pas fait très attention aux vêtements d'Eudoxie quand je l'ai dessinée, comme je commence par dessiner mes persos avant d'écrire... Globalement, c'est des vêtements très simples qu'on peut voir dans l'animé Castlevania par exemple (sur Alucard par exemple). Pour Agathe, je m'étais inspiré de vêtements traditionnels polonais avec les broderies de fleurs et les blouses blanches mais les vêtements d'Eudoxie sont plus "masculins".

Ah bah t'inquiète, tu vas vite vouloir le refumer celui-là haha ! Oui, je tease.

En tout cas, mes commentaires me font très très plaisir et me motivent à fond !! Merci !
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