Chapitre 2

Jayden est dans un état à la limite du flippant. Lorsque Jay sent la soif venir, ses yeux virent aux rouges carmins, ses canines s'allongent et ça, c'est jamais bon signe. C'est le moment de dire que l'expression avoir les crocs pend tout son sens ! C'est dans ce genre de moment qu'il se met à se lécher les lèvres. Le tout en regardant les jeunes hommes ou les plus âgées, tout autour de lui. Surtout, s'ils sont son genre d'hommes. Les beaux et grands rouquins, son péché mignon. Son must have. Je vois que Gabriel ne sait pas comment réagir, face à ma petite quiche. Les autres vampires, n'ont pas nos réactions, c'est certains. Du moins pas aussi rapidement. Nous, ça peut devenir tout de suite extrêmement dangereux pour nous ou les autres autours. On est après tout des bébés vampiriques.

 

 

<< Mademoiselle, vous allez bien ? Et monsieur ?
- Oui, moi ça va, mais l'autre Quiche... Je n'en suis pas du tout certaine. Il ne m'a pas l'air très frais. >>

 

Gabrielle se tourna pour regarder Jayden, en même temps que l'on avançait jusqu'à la voiture. Plus les secondes passent et plus l'état du brunâtre devenais plus improbable. Gabriel faillit exploser de rire. Le pauvre, n'a sûrement jamais vu un vampire être dans cet état. Surtout pas pour une raison aussi drôle que l'appel du sang. Aller, plus qu'un tout petit mètre avant d'être à la voiture. Je commence aussi à fatiguer. On dirait que le long trajet en avion, ne nous a pas tant réussis que ça. Je sens que mon corps craque, mes yeux sont à coup sûr dilatés.

 

<< Il faut que je te mette au courant, si tu dois nous supporter pendant une si longue période. Ce n'est pas pour nous vanter, loin de là même. Mais en tant qu'enfants de personnes déjà très puissantes et connaissant nos ancêtres... Alors pour éviter que ça parte dans tous les sens, nous servons de cobaye, pour un médicament. Celui qui, un jour pourrait remplacer le sang. Définitivement... Désolé, je parle beaucoup. Mais cela me tient tellement à cœur. Bref, l'autre andouille ne va plus tenir très longtemps. >>

 

 

Gabriel acquiesce et m'aide pour prendre par sous les aisselles, pendant que j'ouvre les portes arrières afin de le déposer sur la banquette. Une fois mon idiot posé délicatement sur le banc, je le couche d'une façon à pouvoir l'attacher. Ne sait-on jamais, il peut nous arriver quoi que ce soit sur la route et je me retrouverais bien seule. Parfois, j'ai peur qu'il devienne incontrôlable à cause de la soif. Que je ne peux y remédier, sans devoir l'abattre. Cette peur, me serre la gorge à chaque fois qu'elle me traverse l'esprit. Je n'ai clairement, pas l'envie de faire ça. Ca me tuerait à coups sûr. Si je survis après un événement pareil, je me demande d'entre nous deux qui, nos parents choisiront pour être le gardien. Je sais que sans mon double, je deviendrais la reine. Seule. Sans ma famille jusqu'à la nuit des temps. Le moment où l'un de nous deux auras atteint le trône signifiera la fin de nos parents. Je n'ai pas envie de tout cela. Vraiment pas du tout envie.

 

 

 

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Aller Lexia, reprend toi ! Pense au moment où tu seras enfin arrivée dans vos appartements. Au moment où tu devras administrer le médicament à Jayden. Tout ira bien, si tu ne te concentres que sur cet objectif. Ne pense plus à tes peurs. Rien de doit plus compté que l'instant présent, à ce que l'on attend de toi ! N'oublie pas, Lexia que tu DOIT être forte. Tu auras juste à donner le médicament, celui que tonton à créer pour nous. Nos médicaments, ceux pour taire notre soif et éviter les accidents. Si seulement, il les avait pris avant de partir… Si tu avais vérifié.

 

 

 

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<< Le trajet ne seras pas très long. Nous ne sommes plus qu'à quelques minutes de l'académie, fort heureusement. Avec un peu de chance, vos futurs colocataires ne sont pas encore dans les logements. Vos bagages doivent déjà s'y trouver. Vous allez les partager par deux ou trois, cela dépend. Mais, tout les chambrés sont très spacieux et donc, vous aurez suffisamment d'espace personnel. De quoi, s'y sentir comme chez soi. Et surtout, à l'abri des regards indiscrets. >>

Je lui souris, mais me stoppe très rapidement, sentant Jay' s'agiter à coter de moi.

<< Lexia, j'ai soif, je n'en peux plus... Es-tu sûre de ne pas avoir ce... Ce qu'il faut sur toi ? Juste une seule. Une seule pilu... Pilule ?

- Tu sais très bien que non. Je n'en ais jamais sur moi, et tu sais pourquoi ? Car c'est toi qui les as, en temps normal. Ce n'est pas ma faute si tu as la mémoire d'une coquille d'œuf ! Alors, mon petit sucre, tu vas devoir attendre un petit peu. Une fois arriver, je te donnerais de suite le traitement. Tiens encore un peu petit frère.

- Je n'y peut rien moi si … aaahhh ffuttin de fferde, mes ffents sont fforties ! - Héhé, tu es comme maman dit moi. Tu ne sais toujours pas parler correctement, lorsque tes canines sont de sortie.

- Déjà fe n'est ffas de ma ffaute ! >>

 

 

Heureusement, on arrive encore et toujours à rire dans ce genre de situation. Le jour où l'on s'arrête de rire pour tout et n'importe quoi ça sera la fin du monde. On peut dire que oui, on a un humour de gamins. Positive attitude.

 

<< Gabrielle, on est arrivé dans combiens de temps dit-moi , mon chers. - Nous sommes arriver, Mademoiselle, Monsieur Gawaïn-Lowell. Nous voilà devant l'Académie Sainte-Rose ! L'académie, telle que l'on connaît, existe depuis fort longtemps. À sa création, elle fut petite, mais sut se développer petit à petit, afin de répondre aux besoins des époques, des peuples ainsi que de la culture de chacun. >>


Gabrielle marqua un temps de pause, comme pour me laisser à moi l'autre nouille, un temps de compréhension.

 

<< Allons maintenant dans les appartements de Monsieur, afin qu'il prenne son... Médicament ? C'est bien ça ? - Exactement, sinon son cerveau va vraiment griller, bien qu'il s'est un peu calmer depuis tout à l'heure... Fort heureusement, je dirais. Tu me diras son cerveau est déjà gravement atteint, et ce, depuis sa naissance. >>

 

À dire vrai, l'institut porte bien son nom, en tout cas ! L'allée pour entrer dans l'enceinte de l'établissement, est bordée dans toute sa longueur de rose. Des multitudes roses, de toutes les couleurs possibles et inimaginables. Le tout n'est pas du tout dans le style kitch. C'est même féerique.
 

 

 

 

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Passé une vingtaine de minutes à marcher cette fois-ci, notre majordome nous expliqua que nous nous trouverons au même étage. Le destin fait si bien les choses, sans que l'ont ais besoin de les provoquer ! Ou alors c'est l'une de nos divinités protectrice. Qui sait si ce n'est pas AÏKO qui a fait cela. Au fond, nous croyons au fait que ce sont les déesses qui ont crées les liens de jumeaux. Bref... Bref. Et quand il finit son monologue, nous sommes finalement arrivés dans les dortoirs ! Gab' nous explique seulement que nous serons au même étage, ce qui ne fut pas pour me déplaire. Loin de là ! Mieux encore, face à nous une grande porte blanche, porte menant à la chambre de l'endouille assoiffés.

 

<< Voilà les appartements de monsieur, je vous laisse, vous n'avez plus besoin de moi. Mais si besoin, je suis sûr que vous saurez me trouver très rapidement. Et pour ce qui est de Mademoiselle, vos appartements ont une porte identique, la seule différence notable est sa couleur bleu ciel. Si vous ne la trouvez tout de même pas, il y a toujours le nom des occupants et occupantes sur une plaque. Je suis désolé de devoir vous laisser, mais j'ai encore beaucoup à faire pour les préparatifs des jours qui suivent.

 

On ne va pas trop relever le fait que son excuse est visiblement bidon. Le pauvre, il doit vouloir s'éclipser pour reposer son cerveau, durement agresser à cause de nous ! Ma priorité de l'instant ? Arrêter de divaguer et limite gaver mon jumeau, de médicaments. Faute de quoi, il va faire un réel massacre. Je suis pas trop pour, que la prochaine personne qui se présente dans ce couloir se fasse manger tout crus. Mais c'est ce qui risque très certainement d'arriver.

 

<< Bon, entrons. Ensuite, je pourrais chercher tes médicaments pour te les préparer. Monsieur, je ne sais toujours pas faire ça tout seul ! À dix-sept ans tout de même ! Tu devrais le savoir... Tu peux te battre contre, je ne sais combien de gars, mais une fois que ça touche ta santé, c'est tout de suite autre chose !

- Hée ! D'affort, ffe n'y ffeut rien, ffi ils ffoulus ffaire un fftrucs si difficiles d'uffilaffion !

- Maintenant tais-toi donc et entrons dans cette chambre, avant que tu ne tombes pas comme une crotte. Tu es aussi faible qu'un agneau, et pour un vampire ce n'est pas du tout un compliment ! Ni une fierté ! >>

 


Après une grande et vaillante bataille de regards totalement inutile, je pus gagner contre le petit agneau égaré. Nous entrons enfin dans cette foutue chambre. Enfin, si on peut aller cela une simple chambre ! Même à la maison, nous n'avions pas autant de place. Oublions le bordel de partout, typique des artiste ou des esprits créatifs en général. Je fus stoppé dans ma maigre contemplation, ayant oublié le temps d'un instant la graviter de la faim, de la situation. Stopper dans ma phrase par un jeune homme qui venait de sortir de la salle de bain, enfin, je pense étant donné la non-tenue qu'il porte en ce moment même ! Il est tout simplement beau gosse, les cheveux noirs et mi-long comme un certain couillon a coter de moi aime bien... Hehe, je crois que cette année et celles qui vont suivre seront marrantes et emplies de rebondissements ! Surtout quand j'entends Jayden arrêter de respirer en même temps que moi.

 

 

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Le jeunet ténébreux a l'air de tout sauf content, je dois dire. C'est certain que s'il viens tout juste de sortir de la douche, sans rajouter deux ballots inconnus dans sa chambre... Dans cette situation, je ne sauterais pas non plus de joie partout ! Son visage fin, ses traits anguleux sont accentués par son air mécontent, à la limite de l'explosion. Ou alors, c'est purement l'effet que font ses yeux rouges. Je sens que celui-là ne va pas beaucoup nous apprécier.

 

<< Je peux savoir ce que vous foutez dans ma chambre, les deux abrutis ? Surtout pour vous engueuler !
- Heu... Bonjour ! Le mec qui est juste à coter de moi avec les yeux d'un chien fou tout crocs sortis, se trouve être ton colocataire. À moins que c'est toi qui t'introduis dans la chambre des autres, bien entendus !
- Faut apprendre à lire, je suis sûr que quelqu'un à dû te dire qu'il est marqué le nom des occupants la gueuse. Alors attention aux propos que tu emplois ! Ce n'est pas en...
- Tut tut. Mon petit sucre d'orge, je n'ai pas vérifié l'autre nom accoler à celui de mon borné de jumeau ! Et là, j'ai un souci plus gros que toi. Monseigneur, peut-il se bouger que je puisse aider ce petit vampire sans cervelle ? Pas que j'ai pitier de ton sors si tu ne le fait pas, mais je n'ai pas envie de finir ma vie en faisant son boulot à sa place ; s'il se déchaîne sur ta jugulaire. Toutefois, je me présente, Lexia. Lexia Gawaïn-Loweel et toi, c'est quoi ton petit nom ?
- Putain. Moi c'est Blacks Lexians. Maintenant avant de te laisser emmener plus loin l'autre guignol, j'aimerais savoir pourquoi il a ses putains de canines de sorties ?
- Pas tes oignons le nébuleux. Bouge ton cul où je te vide avec l'aide de vampirette junior. J'aime jouer avec ma nourriture, alors attention à ton fessier et au reste. Sucre d'orge. >>

 

 

Un dernier regard sur nous et il détourne rapidement la tête. Franchement, ce gars est incompréhensible. D'accord, on a déboulé en s'enguirlandant dans la chambre alors qu'il se trouvait à l'instant même sous la douche... Certes. C'est une bonne raison, en fait. Son attitude trouve son explication. Le pauvre, c'est vrai quoi ! Il ne comprend rien à rien, dans son cerveau ça doit ressembler à une guerre civile. Bon, finis la divergence et regardons dans tous les coins et recoins visibles de la grande pièce. De là où je me trouve, c'est-à-dire l'entrée, je fouille du regard. Au bout de quelques secondes, je les aperçois, elles se trouvent au bout d'un lit. Surement celui de vampirette. Sans aucune sorte de gêne, je m'en approche, quitte à énerver encore plus l'autre. J'ouvre rapidement la troisième valise, balance ,sous le regard courroucé de Jay', la moutarde périmer de ses affaires sans aucun regret. Tampis s'il doit hurler par la suite.

Je farfouille sous ses regards courroucé et trouve finalement dans ses tonnes de vêtements ses médicaments. Je vous jure, je ne sais pas comment il a fait ses bagages, mais c'est n'importe quoi ! Mélanger autant de choses inutiles avec ça. Aussi bordélique que sa mère... Je sors au final des fins fonds, une trousse avec les pilules et la seringue qui constitue le traitement du Pluyar. Assez rigoler, il est temps de mettre mes mains à la pâte ! Afin de tout préparer de la meilleure manière possible, je me mets au centre de la salle, sur un immense tapis. Cela serait... Embêtant que je me trompe dans les dosages ou autres conneries, vous ne pensez pas ? Moi, je trouve que si. Alors je me concentre, vide ma tête, ne fait plus attention à rien. Oubliant tout ce qui m'entoure comme lorsque je suis en transe. Je prends dans ma main gauche les deux pilules, me penche sur mon sac, pour ensuite prendre ma bouteille d'eau. Dans l'eau, je mets le contenu de la seringue. Ceci sert à aider l'organisme de Jayden à supporter les pilules. En gros, éviter le rejet. Je mets la dose maximum et ensuite, c'est au tour des deux pilules, que je reprends dans ma main pour les écraser. Note à moi-même, demander à tonton comment ça marche vraiment. Une fois la poudre mélangée à ce que contient la bouteille, je tends le tout à vampirette. Heureusement, il ne râle pas une seconde et bois tout sans broncher. Je me hâte et le prends par surprise pour remonter son bas de pantalon, ce jusqu'aux cuisses. Merci aux vêtements amples ! Je le maintiens et le plante vite fait bien fait avec la seringue avant qu'il ne me repousse. Je me décide également à être civilisée et de surtout respecter les protocoles.

 

<< Hum... Black, excuse nous de cette vue, disons un peu cocasse ?

- Je m'en contre-fiche, si tu crois que ça me fait une quelconque chose ! Ca me prouve purement et simplement, que vous êtes des fous totalement dépravé... Les clichés sur les vampires sont une réalité où c'est seulement leurs héritiers qui est comme ça ?

- Je pense que le seul et unique cliché que l'on prouve, c'est la rivalité entre chien galeux et les vampires. Ah non, désoler, mais ce sont juste les petits chiots qui m'agasse à force d'insultes. Tu n'es pas sensé en tant que futur gardien... ?

- Cerbère. - C'est toi qui me parles de clicher sur une race, alors que la tienne en est encore victime ? Permet moi de me foutre de ta belle gueule. Oups. Si tu supposes qu'avec cette conduite que je qualifie d'irrespectueuse, me faire peur... C'est un perdu d'avance. Je n'ais pas crainte d'un loup-garou enragé alors de toi ? La bonne blague. Tout le monde sait qu'un cerbère protège les créatures des ténèbres. Oups, j'en fais partie. Quel dommage, mon sucre d'orge.

- Tu devrais avoir peur. Tu ne me connais pas, qui te dit que je ne vais pas te faire des horreurs ?

- Tu me fais bien rire. Mes parents sont les dirigeants, vampires donc j'en ais vu des bien plus effrayants que toi. Comme par exemple des goules affamés, des zombie en train de dévorer les vivants des innocents, etc.

- Tch. Je peux savoir une chose la blondasse ?

- Ne te gêne dont pas !

- Pourquoi êtes-vous deux ? Je demande, car nous ne sommes pas, en temps normal, qu'un seul par factions-races. - Nos parents on considérer que c'était mieux de trancher en faisant comme ça.

- Savoir qui sera le gardien et qui sera le souverain vampirique à leurs suites. À la fin des cinq ans, nous aurons enfin qui à gagner quel place. Et ce, jusqu'à nos derniers instants. À voir si nos morts seront naturels ou non !
- Bien dit Jayden ! >>

 

 

La petite bouille que fait Blacks est assez choute pour ne pas la relever à haute voix. Ca serait dommage, dramatique !

 

<< Je vais vous laissez tous les deux, je vais aller rejoindre mes appartements et effacer cette putain de fatigue me collant à la peau. Eh Jay', si j'entends que tu ne te reposes pas jusqu'au moment du repas... Je te tue. Compris ? >>

 


Je le regarde et ressors illico-presto de la chambre, sans attendre de réponse. Je sais qu'il fait attention, mais on ne sait jamais avec celui-là. Mais, après tout, je sais qu'il sait se débrouiller tout seul le bougre ! Ce n'est plus un bébé, tout de même ! J'en profite rapidement, pour admirer le bâtiment qui renferme en son sein, nos appartements. Il est tellement magnifique, les murs emplis de portraits de gens d'ont, je suis sûre et certaine d'avoir déjà aperçu la silhouette dans les bouquins d'histoire surnaturelle de mon enfance. Mais ce n'est pas tout, les murs sont faits de tapisserie, bien que cela n'est ni ostentatoire, ni trop charger. Le parfait mélange de simplicité et de décoration digne de nos si belles espèces la douceur de ces lieux m'apaise une fois de plus, je cherche le chemin jusqu'à ma nouvelle chambre, mes appartements pour les années à suivre, en suivant du regard ces couloirs, son histoire charger de sens. Charger d'histoire que nous apprendrons en cours, je suis certaine. Je suis si presser d'apprendre de nouvelles choses !

 

 

 

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En y regardant de plus près certains portraits, on peut reconnaître des anciens élèves de l'académie. Comme l'un des gardiens Vampirique, que j'ai rencontré il n'y a pas si longtemps. Si seulement je pouvais discuter avec les tableaux ! Je pourrais apprendre tellement de choses sur notre histoire, répondre à des questions dont je ne trouve la réponse nulle part, même dans les livres de la bibliothèque familiale. J'en rêve, mais nous ne sommes pas dans un bouquin où les portraits peuvent communiquer avec les vivants ou entre eux ! Ca aurait tellement marrant cela dit et tellement jouissif ! Imaginons un peu deux antagonistes, se disputant sur des sujets complètement obsolètes de nos jours, mais qui seraient tout deux passionner par ce sujet. Imaginons, que ce sont deux amoureux qui se sont perdues avec les années, suite à un drame ou autres trucs qui vous font pleurer comme une Madeleine dans un film, et imaginez les se retrouve. Assez divagué dans les couloirs, je dois trouver ma chambre et arrêter de faire tout et n'importe quoi. Et surtout de parler à haute-voix, toute seule. Assez parler des couloirs, car cela va cinq minutes, mais en parler trop longtemps, je vais littéralement devenir folle, si ce n'est pas déjà fait… En plus, ma fatigue me rattrape et me saute véritablement aux yeux, mes yeux me donnent une sensation de brûlure, littéralement à cause de la forte lumière présente. Tout est bien trop éclairé, moi qui trouvais ça beau quelques secondes avant ! Maintenant, c'est beaucoup fort de secondes en secondes.

Oui, je me rends compte seulement maintenant que je suis aussi crevé qu'une crevette. Je n'ai même pas envie de réfléchir si ce que je "dis" dans ma propre tête sonne anglais ou non. J'ai seulement envie de prendre une douche quasiment bouillante avec un gel douche qui sens le citron. Le fruit dont je raffole, que ce soit pour son goût ou son odeur. Ca m'a toujours consolé, détendue depuis le début de ma courte vie. Il faut vraiment, absolument que je trouve ma chambrée ou sinon, je vais me retrouver par terre. Tiens, je sens une bonne odeur venant du bout du couloir.

Et ce n'est pas n'importe quelle odeur ! Non, c'est ... Une merveilleuse odeur de forêt ! Soit je suis en train d'halluciner totalement perchée, ce qui n'est pas rare chez moi, soit quelqu'un sens cette si succulente odeur forestière que j'aime, pour laquelle je vendrais mon serpent. Je deviens folle... C'est plus probable. Je sui totalement tombée sur la tête ou papa m'as bercer trop près du mur.

 

 

<< Hey, ça va ? Petite, tu peux m'entendre ?! Heyyy ! >>

 

Je n'écoute que faiblement la douce voix que j'entends. Tiens, cela ne serait pas elle qui sent la forêt, par hasard ?

 

<< Ca va, tu vas bien ? Hé oh !
- Ou.. Oui, excuse moi, je ne t'ai pas sentie arriver. Enfin si, mais je ne suis pas... Putain, ma tête.
- Je crois bien que je suis largué. Que ce passe-t-il ? Tu n'as pas du tout l'air d'être dans ton assiette. Tu veux que je t'amène à l'infirmerie ? Tu dois être nouvelle et ne pas savoir où elle se...
- Non pas besoin. Je suis seulement fatiguée et je ne sais pas où se trouve ma chambre. Rien de très grave, en somme.
- Si c'est "grave". Tu te nommes ? Comme ça, je peux t'aider à trouver ta chambre et ainsi, si tu ne désires pas te rendre chez les infirmiers. Histoire que tu te reposes. Tu n'as pas une belle tête...
- Merci du compliment... Sinon, je me nomme Lexia. Lexia Gawaïn-Lowell. >>

 

 

Elle ne répond pas tout de suite, alors je lève ma tête que je tenais baisser et je vois qu'elle me fait un sourire. Avec le genre de sourire qui vous font vous sentir bien dès que vous les apercevez et qui vous rassure en un clin d'œil. Je ne sais pas qui est cette fille aux si beaux cheveux roux, mais elle dégage une aura si apaisante que je vais un peu mieux, bien que ma tête tourne encore et que je suis encore fatigué.

 

<< Pourquoi, tu souris comme ça ? Tu veux ressembler à un clown ? Bon un clown classe. Tu veux ressembler à un clown ?
- Car ma chère Lexia, je sais exactement où tu vas vivre pendant les cinq prochaines années !
- Chouette, emmène moi-y ! Mais comment tu le sais, en fait ?
- Il se peut que je sois ta colocataire. Raven Snackes à votre service, gente demoiselle. Gardienne des sorcières et sorciers d'Amérique ! Si ce n'est pas le destin. En plus d'être franchement généralissime !
- La gardienne de tout un continent ? Et vous dites aussi gardien, je pensais que vous utilisiez encore le mot "bibliothécaire".
- On le dit également, mais tu me pardonneras, mais ça fait plus classe de dire gardienne ! Plus modern aussi ! On est tout de même pas seulement des gens enfermés dans une plus ou moins grande bibliothèque toute notre vie ! Tout de même. On est les gardiens de la mémoire de notre race, de notre peuple... Désoler, je suis un peu surexcité !
- C'est vrai que dit comme cela, c'est beaucoup mieux...
- Bon, je vais t'emmener de suite à nos appartements sinon tu vas tomber comme une personne... Bourrés. Désoler, j'ai des métaphores un peu bizarre.
- On va dire que je ne suis pas mieux placer alors bon.
- Je sens que cette année va être merveilleuse et que l'on va bien s'entendre ma chère petite Lexia.
- AH ah... Par contre, tu peux s'il te plaît éviter de me donner comme surnom ma petite Lexia ? Je suis loin d'avoir la taille d'un chiwawa.
- En taille effectivement, mais en âge, je te dépasse. J'ai vingt-et-un ans et je parie que tu n'en as encore seulement que dix-sept.
- Et comment peut, tu savoir cela, alors que l'on vient seulement de se rencontrer à l'instant dit moi.
- Ca fait maintenant cinq ans que j'étudie ici, que je ne t'ai encore jamais vu jusqu'ici ; en plus, tu cherches ta chambre et donc ça signifie qu'une seule chose. Que tu te trouves en première année.
- Et alors ? Cela ne veut rien dire, que je sois en première année ici ou non...
- Si si, ça veut beaucoup dire. Sur ton âge, notamment... Absolument, toutes les premières années ont ton âge, dix-sept ans. Ce sont nos lois qui le dictent. Pas avant, pas après ! Personne ne débute avant cet âge symbolique dans nos cultures. Allons dans la chambre, tu dois être épuisé. Tu commences à être encore plus étrange. Beaucoup trop étrange même face à une sorcière comme moi. Enfin, c'est probablement ta fatigue qui parle. Aller, c'est partis les amis! >>

 

 

Raven ne me laisse plus parler après ça, donc je pris le temps de l'admirer. Après tout, si je n'ai que ça à faire autant en profiter non ? Je suis sûre que je ne suis pas la seule qui le ferais ! Si je récapitule toutes les infos, Raven est une sorcière. D'où son aura si apaisante, toutes les sorcières et sorciers possède ce don. On dit que c'est la divinité de la magie qui leur en a fait cadeau. Cette capacité peut apaiser autant nos esprits que nos corps. Rien de mieux pour les grands moments d'angoisses ! Pendant notre marche, je me permet de jouer avec ses longs cheveux roux. Un roux flamboyant comme pour narguer les clichés de la sorcière aux cheveux fauve. Elle a tellement la peau pâle, que cela me rappele un peu la peau de maman, une peau blanchâtre sans paraître malade.

Voici tout ce qui est devenu symbole des sorcières, avec le temps. Encore aujourd'hui, les gens ayant cette couleur dans les cheveux sont persécuter. Si les humains peuplant notre planète, veulent bien ouvrir leurs yeux face aux combats que menaient pour beaucoup les sorcières ! Plus personne n'en souffriras. Humain et surnaturelle. Mais nous ne nous trouvons pas dans une utopie. Hélas, les sorcières sont toujours assimilées à cette couleur. Comme en a été victime certaines et certains habitant de Salem. J'y pense, car cela est très important à mes yeux, aux yeux de ma famille.

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