Chapitre 2

Par Flammy

Je reste sagement assise sur le canapé, à côté de Glenn. Je me tiens à sa gauche. Je dois toujours me tenir à sa gauche. Il m’a jamais expliqué pourquoi, mais j’ai rapidement compris. Avec son oeil crevé, c’est plus simple pour lui si je me mets là.

 

On est sorti de l’hôpital le même jour, ya deux mois. La première fois que je l’ai rencontré, son visage était presque entièrement recouvert de pansements. Depuis, il en porte presque plus. Les compresses disparaissent progressivement et dévoilent des cicatrices. Glenn se coiffe toujours de façon à placer une grosse mèche devant son oeil crevé. Il a pas les cheveux longs, du coup, c’est pas simple, mais il a décidé de les laisser pousser.

 

— Mes parents n’aiment vraiment pas voir… ça, donc je le cache. J’espère juste qu’un jour, je pourrais me recouper les cheveux !

 

Glenn sourit tout le temps. Il a quelques années de plus que moi et c’est la personne avec qui je me sens la plus à l’aise. Je sais que je peux faire confiance à Laurine mais décidément, les adultes, c’est pas ça. J’y arrive pas. Glenn c’est facile. Il me fixe pas bizarrement, il arrête pas de parler lorsque j’entre dans la pièce et quand je pose une question, il répond franchement sans une hésitation. Glenn, je l’aime bien.

 

Là, il essaie de me réapprendre à lire. Il a installé une tablette sur nos genoux et on regarde les jeux pour petits. Maintenant, je reconnais la plupart des lettres. Quand Laurine s’est rendu compte que j’arrivais pas à lire, elle en a laissé tomber son verre. J’ai pas trop compris pourquoi.

 

Glenn m’a expliqué que les miasmes d’un Yokai pouvaient avoir des impacts étranges sur la santé et le cerveau des gens. Que j’ai oublié beaucoup de choses, c’est pas bizarre, mais sa maman a peur de l’étendue des effets secondaires, surtout qu’il s’agissait du premier Yokai immatériel. On a pas de recul dessus.

 

Heureusement que Glenn est patient, sans lui, j’aurai déjà abandonné la tablette. Elle arrête pas de faire n’importe quoi et de pas fonctionner comme je veux. Vu qu’il a pas encore le droit de retourner au collège, il reste avec moi et me réapprend tout ce dont je me souviens pas. Autant dire tout, mais je récupère vite, donc ça va. Ça nous inquiète pas.

 

On passe une bonne partie de l’après-midi à travailler. La lecture commence à revenir petit à petit. J’aime bien ces moments à deux où il me montre des images et me raconte des histoires. C’est cool de déchiffrer les symboles étranges. À l’hôpital, ça m’énervait toujours un peu de pas savoir décrypter ce que la dame en blanc écrivait.

 

Des bruits nous parviennent depuis l’entrée. Immédiatement, Glenn redresse la tête avec un large sourire. Il repositionne les cheveux sur son oeil crevé et se précipite dans le couloir pour accueillir Laurine et lui proposer de l’aide. Il a déjà fait toutes ses corvées mais il en redemande. En même temps, vu l’état dans lequel rentrent ses parents… Ils ont toujours l’air au bout du rouleau.

 

Glenn m’a expliqué qu’ils font partie des gens qui doivent tenter de limiter les effets de la famine provoquée par l’attaque du Yokai. Nous on a pas eu de soucis, on a juste eu l’eau coupée plusieurs semaines, mais avec avec toutes les destructions, paraît que ça a pas été le cas de tout le monde. Ça me laisse perplexe. À cause de mon état de santé, je sors quasiment pas, du coup les décombres, la famine… C’est flou. Surtout que les adultes évitent de parler de ça devant moi, y a que Glenn qui m’explique.

 

Je pose doucement la tablette sur la table sans même tenter de l’arrêter. Je sais que ça sert à rien d’essayer. Je profite d’être seule dans le salon pour jeter discrètement un coup d’oeil derrière le rideau en lourd tissu chatoyant. Les brumes bougent lentement dehors. Elles sont pas teintées par les néons colorés, ils doivent être éteints pour la nuit. Le temps est passé vite.

 

Je fixe les volutes de moins en moins, j’entends plus rarement la mélodie. Il y a trop de choses à réapprendre, tant de nouveautés que Glenn veut me montrer. Puis j’ai perdu l’impression qu’elles me saluaient. Paraît que c’est plutôt rassurant, même si je pige pas pourquoi.

 

Je finis par délaisser mon poste d’observation pour retrouver Glenn et Laurine dans la cuisine. J’arrive sans un bruit, comme à mon habitude. Je suis pieds nus, je préfère, du coup, c’est facile. Les épaules de Laurine sont basses. Même de dos, je perçois sa fatigue. Glenn lui prépare une boisson chaude en versant l’eau bouillante sur la poudre d’arômes de synthèses. Paraît qu’à une époque, yavait assez de plantes pour avoir des goûts naturels, genre utilisant directement des feuilles pour faire du thé. Ça paraît juste tellement bizarre et pas propre.

 

Laurine aime pas quand j’arrive silencieusement derrière elle, mais je déteste parler pour rien dire et je me vois mal marcher en tapant du pied. J’effleure doucement son dos et la prévenir. Laurine sursaute alors violemment et laisse échapper un léger cri. Elle se tourne vers moi brutalement, les yeux écarquillés, la main levée.

 

L-La main levée.

 

 

 

 

Blanc.

 

 

 

 

Je suis réfugiée sous le lit, roulée en boule, tremblante. Lorsque Glenn a tenté de venir vers moi, il s’est pris des coups de pieds. Depuis, il reste assis contre le sommier. Il parle d’une voix douce. J-Je comprends pas trop ce qu’il dit, j’arrive pas à me c-concentrer dessus. Mais ses intonations calmes, ça m’aide. Parfois, je saisis que je dois inspirer profondément, et j’essaie de le faire.

 

Ça faisait longtemps que je m’étais pas retrouvée là. Une semaine après mon installation, les crises de paniques ont commencé, déclenchés par tout et n’importe quoi. Seul Glenn en provoque jamais, sans que je sache pourquoi lui et pas les autres. Dans ces moments, il reste avec moi. Les adultes, ils empirent juste le truc. Ils comprennent pas. Glenn, si.

 

Au bout d’une éternité, je finis par sortir de sous le lit. Je suis encore pas bien, mais j’ai trop faim. Glenn m’adresse un large sourire. Il évite de trop le faire en temps normal, pour pas tirer sur ses cicatrices. Certaines, les plus grosses, lui font toujours mal. Il me tend une main et attend que je la prenne avant de m’aider à me relever.

 

— Demain, on ira dans une salle d’arcades si tu veux.

 

Je hoche la tête sans rien dire. P-Penser à autre chose, c’est bien.

 

~0~

 

Le lendemain, Glenn me tient fermement la main dans le bus qui nous amène vers le niveau des divertissements. Avant d’avoir le droit de sortir de l’appartement, Glenn a passé un long moment à me réexpliquer la structure de la ville pour que je puisse rentrer en cas de soucis. Puisque Laurine et Nathan sont Intendants, l’une des fonctions les plus importantes, on réside à un niveau élevé, le huitième. Ok, c’est dans l’étage le plus bas, mais ça reste plus haut que la plupart des habitants de Néo-Knossos.

 

Pour aller là où se situent les salles d’arcades, on doit descendre quatre niveaux. On l’a fait grâce à l’un des nombreux ascenseurs de la ville, présents un peu partout. Après, il faut juste rejoindre le bon quartier en bus. Au début, Laurine voulait même carrément nous payer le taxi. Plus cher et plus long, mais cela nous aurait permis de pas rester trop dans les brumes épaisses qui recouvrent toujours Néo-Knossos. Paraît que c'est mieux d'éviter quand on a été exposé aux miasmes d’un Yokai.

 

J’ai refusé. Vu le temps du trajet, autant pas y aller du tout. Et puis, j’aime bien marcher dans les brumes. Admirer les volutes flotter doucement, s’entortiller autour des jambes et s’enrouler un peu partout. Les néons colorés et les éclairages publics jettent des reflets dessus. C’est toujours changeant, dansant, j’adore jouer dedans. Paraît qu’à une époque, la lumière venait pas des ampoules mais d’un truc brillant dans le ciel. On l’a vu dans un dessin animé avec Glenn. Des rumeurs disent qu’on peut encore le distinguer quand on monte assez haut dans la ville, mais dans la plupart des niveaux, ya trop de brumes. Seuls les néons nous éclairent. Je préfère.

 

Laurine a fini par céder. Elle culpabilise toujours pour la crise qu’elle a provoquée et selon l’hôpital, les effets des miasmes ont l’air de s’estomper petit à petit, je suis moins euh… apathique, je crois ? Du coup, on a pu partir avec Glenn. Je dois juste garder sur moi un porte-monnaie avec une carte de paiement et l’adresse de l’appartement au cas où.

 

Dans le bus, je suis coincée entre une fenêtre et Glenn pour éviter d’être trop bousculée. Glenn sait bien que j’ai horreur des contacts avec les gens, les foules, que ça m’angoisse, et il essaie de me protéger autant que possible. Quand je lève les yeux vers lui, il me sourit doucement. Le taxi aurait probablement été mieux pour ça, mais vraiment trop long. Je veux juste jouer plus, je peux serrer les dents un peu en attendant.

 

En hauteur, un bandeau de publicité clignote pour attirer l’attention. Il montre un gros instrument de musique, un piano, et un blondinet de mon âge, le même que j’avais vu à la télé à l’hôpital. Je me fige. Le gamin, je m’en fiche. Mais la mélodie… Je crois que c’était important. La dame en blanc a déconseillé à Laurine de me laisser écouter du piano tant qu’on a pas compris pourquoi ça me fait pleurer, mais ya un truc. Je tire sur la main de Glenn et lui désigne la photo.

 

— C’est qui lui ?

 

Glenn vérifie et se fige immédiatement. Contrairement à d’habitude, il me répond pas tout de suite, il semble hésiter. Il baisse son regard vers moi et, vu qu’il me dépasse bien niveau taille, je peux parfaitement distinguer son oeil crevé caché sous ses cheveux.

 

— Pourquoi tu veux savoir ça ? Tu le reconnais ? demande-t-il, mal à l’aise.

 

Glenn espère souvent que je retrouve la mémoire. Moi je m’en fiche. Ça me manque pas du tout. Je secoue la tête.

 

— Non, mais j’aime bien sa musique, je l’ai écoutée à l’hôpital.

 

Glenn soupire, visiblement soulagé. Je comprends pas. C’est qui ce gamin pour provoquer une réaction pareille ?

 

— Il s’agit de Lumi Asuka. C’est le cadet de la famille Asuka, les Palladiums que mes parents servent en tant qu’Intendants. Il est connu pour être un prodige du piano.

— Un Palla-quoi ?

 

J’ai l’impression que le silence tombe d’un coup dans le bus. Les personnes autour de nous qui m’ont entendue me scrutent d’un air profondément choqué. Je les fixe sans comprendre. Glenn se passe une main dans les cheveux, horriblement gêné.

 

— Euh je… Elle est amnésique. Les… Les miasmes du dernier Yokai.

 

Immédiatement, les mines outrées laissent place à des regards pleins de pitié. « Pauvre gamine. » On me détaille à la fois comme si je risquais de mourir là ou de les attaquer sauvagement. Je sais pas ce que je préfère. Glenn me serre la main pour récupérer mon attention.

 

— Les Palladiums sont des gens très particuliers et très importants. Ce sont les seuls qui sont capables de repousser les Yokais. Tu te rappelles ? Les démons qui tentent parfois de détruire la ville. C’est grâce à eux si Néo-Knossos existe toujours. Ils sont essentiels et vivent au douzième et dernier niveau, tout en haut.

 

Je hoche la tête. Y a aucune chance pour que je le connaisse d’avant, après l’attaque, on m’a retrouvée au troisième niveau, bien loin des sommets. Le sujet me désintéresse et du coup, je regarde par la fenêtre. Les brumes sont plus denses que chez nous, je parviens à peine à distinguer les immeubles qui s’élèvent de chaque côté de la route suspendue.

 

Suite aux destructions causées par le passage du dernier Yokai, certaines voies sont toujours pas réparées et le bus doit faire un détour. Quand y a quasiment plus personne, on arrive enfin à la salle d’arcades. Glenn a fait exprès d’en choisir une très excentrée et pas très populaire, pour qu’il y ait moins de monde. C’est pas la première fois qu’on vient, je reconnais tout de suite les néons qui clignotent d’un violet criard ainsi que l’automate en forme d’animal étrange, un panda je crois, qui remue péniblement dans l’entrée.

 

Pendant les heures suivantes, je joue tranquillement à la même borne. C’est pas celle que je connais, elle est occupée, et j’ai un peu de mal au début. Je perds beaucoup et j'ai envie de taper sur la machine. Le joystick est glissant parce que quelqu’un a sué dessus, c’est pas ma faute, mais si je recommence à donner des coups de pieds dans les bornes, on risque de se faire jeter dehors avec Glenn. Le gérant nous a déjà prévenus.

 

Alors que je pige comment gagner, j’échoue une nouvelle fois. Sans me démonter, je fouille dans ma poche pour trouver un jeton. Rien. Merde. J’hésite à laisser la borne, de peur que quelqu’un prenne ma place, mais j’ai pas le choix. Je trottine dans les allées étroites et retrouve rapidement Glenn. Lui il a fini depuis un moment et lit tranquillement sur sa tablette. Il aime pas trop jouer, il vient vraiment juste pour moi.

 

— Je peux avoir plus de jetons ?

 

Glenn me jette un coup d’oeil surpris, il m’a pas vu approcher. Il paraît un peu perdu, sorti de son travail un peu trop violemment. Même s’il a pas encore le droit de retourner au collège, il a quand même des devoirs. Ça a pas l’air drôle. Il vérifie l’heure rapidement avant de me refuser.

 

— N-Non, il est déjà tard. Je termine ça et on rentre, d’accord ? Sinon maman ne va pas être contente.

 

La réponse me plaît pas. Je m’éloigne sans un mot, énervée. Je veux au moins réussir ce niveau avant de partir, là ça va pas du tout. Les autres qui sont là ils font tout ce qu'ils veulent. C’est pas juste. Alors que je croise un de ces chanceux, il me bouscule sans y prendre garde. Il s’excuse même pas.

 

Idiot.

 

Armée des jetons que j’ai récupérés dans sa poche bien pleine, je retourne vers ma borne. Heureusement, y a toujours personne. Je me remets dessus et je me concentre pour réussir le niveau. J’ai pas encore fini que Glenn me rejoint. Il me fixe sans comprendre.

 

— Je croyais que tu n’avais plus de jetons ?

 

Je hoche la tête. Faut pas me déranger là, c’est le moment délicat.

 

— Comment tu as fait alors ?

 

Je tends un doigt vers l’adolescent qui m’a bousculée plus tôt et qui se plaint maintenant bruyamment que ses jetons ont disparu, que des « Lames de Sang » ont dû le voler. Le gérant rigole un peu devant lui. Glenn me fixe sans réaliser puis son visage se décompose brutalement. Immédiatement, il m’attrape la main et me traîne hors de la salle de jeux sans me laisser terminer. Je proteste, j’avais presque réussi, mais Glenn est plus fort que moi, et les autres personnes me regardent me débattre sans même essayer d’intervenir.

 

Glenn m’entraîne dans la rue, court presque et j’ai du mal à suivre le rythme. Je vois juste des volutes blanches défiler et des néons de différentes couleurs. Les éclairages publics, dorés en journée, commencent à virer à l’orange. Il est vraiment tard.

 

Alors qu’on est presque à l’arrêt de bus, Glenn s’immobilise, complètement essoufflé. Tout en respirant bruyamment, il sort sa ventoline et en prend une grande inhalation. D’habitude, il fait des crises d’asthme qu'à cause du stress. Qu’est-ce qui se passe ? Quand ça va mieux, il s’accroupit devant moi. Il a l’air totalement paniqué. Il pose ses mains sur mes épaules, hésite un moment, avant de se lancer.

 

— C’est mal de voler. C’est pas bien, d’accord ? Tu le sais hein, que c’est mal ?

 

Je penche la tête sur le côté. Il en avait beaucoup de jetons, un de plus ou de moins, ça change quoi pour l’autre idiot ? Glenn me fixe, encore plus catastrophé.

 

— Il… Il ne faut pas prendre des affaires qui ne t’appartiennent pas. C’est mal, et tu risques d’avoir des problèmes. Si maman l’apprend, elle ne va vraiment pas être contente…

— Du coup, il suffit de pas lui dire, non ?

 

Je comprends pas pourquoi Glenn panique autant. La solution est toute simple. Il semble convaincu. Après un silence, il finit par tendre son petit doigt vers moi.

 

— Tu me promets de ne plus voler ? C’est pas bien.

 

Ça m’embête. Comment je vais faire plus tard si j’ai besoin de quelque chose ? Mais ça a l’air important pour Glenn. Je peux faire un effort. Je serre son doigt avec le mien.

 

— Je promets.

 

Glenn sourit, visiblement très soulagé. C’était bien le truc à faire. Il m’ébouriffe les cheveux et se redresse avant de me tendre la main pour que je la prenne.

 

— Viens, on rentre. Et quand tu veux vraiment quelque chose, insiste plutôt auprès de moi, d’accord ?

 

Je hoche la tête. Du moment que la prochaine fois, je peux finir mon niveau, ça me va.

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Pandasama
Posté le 07/02/2021
Salut,

J’ai lu dans un commentaire d’un chapitre précédent que ton histoire faisait penser un animé des années 80. Je suis assez d’accord, surtout si tu emploies le terme « Akuma ».

J’aime beaucoup l’héroïne et son « innocence » qui patauge dans « l’immoralité », (gardons des guillemets ici). Glenn est sympa aussi !
Flammy
Posté le 19/02/2021
Coucou =D

Merci pour ta lecture et ton commentaire !

C'est drôle pour la référence aux animés des années 80, parce que c'était pas du tout une source d'inspiration ='D Comme quoi parfois...

Contente que les personnages te plaisent, j'espère que ça sera aussi le cas avec leur évolution =D
AnonymeErrant
Posté le 07/01/2021
Enfin de retour pour lire la suite.

Dans ce chapitre, tu nous immerges lentement dans ton monde et nous le dévoile peu à peu. D'ailleurs, est-ce que les niveaux auxquels vivent les habitants reflètent une certaine classe sociale ? C'est l'impression que j'ai. Même si, visiblement, plus on est haut, plus on est proches des démons. (En passant, le nom Akuma vient du folklore japonais, non ?)

Ariane tisse un joli lien avec Glenn, Je suis curieuse de savoir pourquoi elle a échoué dans cette famille d'Intendants et ce qu'est devenue la sienne. Ce n'est sûrement pas anodin. Son attrait pour le piano et le petit virtuose non plus. Je suis toujours titillée par le contraste entre ce qu'elle identifie ou pas, mais vu que tu m'as dit que c'était volontaire, la suite me le dira.

En tout cas, je te trouve plus "à l'aise" ici à travers la voix de ta narratrice enfant. Je me demande aussi comment va évoluer Ariane, c'est encore difficile de voir s'esquisser sa personnalité, avec cette amnésie ^^
Flammy
Posté le 07/01/2021
Coucou =D

Alors, pour les niveaux, on peu globalement relier ça à la classe sociale, les niveaux les plus hauts sont vraiment pour ceux de hautes classe sociale (notamment les Palladiums). Pour les niveaux inférieurs, c'est moins clair, c'est plus lié à une fonction par niveau (genre divertissement / alimentation...), même s'il y a des fonctions plus prestigieuse que d'autres. Akuma, ça vient en effet du folklore japonais, même si j'hésite à changer ça en Yokai ^^ Et pour les démons, a priori, ils peuvent apparaître n'importe où, c'est plus que plus on monte, moins il y a de brumes.

Le début pose en effet pas mal de questions ='D Pour certaines, il va falloir attendre un moment avant d'avoir une réponse ^^" Mais a priori, ya des réponses pour tout ^^ En espérant qu'elles soient satisfaisantes =D

Merci beaucoup pour ta lecture et tes retours !
AnonymeErrant
Posté le 09/01/2021
Yokai sonne bien aussi, et ça reste dans l'esprit (sans jeux de mots, hein) des démons.

L'un et l'autre sont chouettes, surtout que ce ne sont pas des termes ou des "créatures" qu'on rencontre souvent !

Sur ce, je file lire la suite ;-)
Flammy
Posté le 09/01/2021
Merci pour ton avis <3 Le soucis avec Akuma, c'est qu'avec un perso dont le nom de famille est Asuka, c'est pas ouf pour les confusions x)
Sophie_Colomes
Posté le 29/12/2020
Bonjour,
Je trouve que sur ce chapitre, tout est très cohérent sur le niveau de langue, c'est convaincant. J'aime bien l'idée que l'amnésie se double d'une perte du sens moral aussi. Les informations sur le monde extérieur sont données progressivement, ce qui évite les longueurs. En somme, j'ai bien aimé ce chapitre!
Flammy
Posté le 29/12/2020
Bonjour ! =D

Bon, tant mieux, j'ai fait plus attention à la relecture pour le niveau de langue, au moins, ça fonctionne ^^

Pour la perte du sens moral, faut aussi se demander si elle en avait un à la base :p

Un grand merci pour ta lecture et tes retours <3
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