Chapitre 18 : L'humiliation

Notes de l’auteur : Bonne lecture ^^

Le visage enflammé par tous les regards posés sur elle, Mathilde s’avança d’un pas hésitant vers l’estrade de la Cérémonie d’Accueil, tel un condamné vers l’échafaud. Non seulement elle avait répondu en retard à l’appel du Chambellan, mais ses vêtements la démarquaient encore plus du groupe des Filleuls, attisant partout les commérages. Rouge de honte, elle monta les escaliers en chancelant, les yeux rivés sur ses bottes. Elle avait l’esprit embrouillé, le souffle haché. Elle qui détestait être le centre de l’attention, elle était servie !

Que devait-elle faire déjà ? Ah oui, s’incliner. Elle commença une révérence et la réorienta in extremis vers les trônes. Un peu plus et elle saluait le Chambellan en premier ! Elle se sentait terriblement stupide dans cette position. Une révérence sans robe, avait-on idée ! Elle aurait dû jouer le jeu de sa tenue d’homme jusqu’au bout et plier le torse. Elle était parfaitement grotesque !

Un petit rire lui fit relever la tête. L’Impératrice, un éventail de dentelle sur le nez, étouffait gracieusement son sourire, ses yeux améthyste pétillant d’un amusement sans malice. L’Empereur souriait, lui aussi. On pouvait même dire qu’il faisait de son mieux pour ne pas éclater de rire. Aucun des deux ne portait la voilette à la mode, si bien que Mathilde n’eut aucun mal à déchiffrer sur leur visage l’ampleur du spectacle rocambolesque qu’elle leur offrait. Incapable de soutenir leur regard plus longtemps, elle fit un pas en arrière et se tourna vers Artag.

Sa vue lui fit l’effet d’une bourrasque glacée, bienvenue pour lui remettre les idées en place. Il n’avait rien manqué de l’amusement du couple impérial — néanmoins trop discret pour se transmettre à la Cour — et le pli dur de ses lèvres s’amollit en une légère grimace.

Non… Était-ce un sourire ? Sa face hivernale rendait toutes ses expressions difficiles à déchiffrer. Mathilde comprit cependant qu’il se moquait bien d’elle lorsqu’elle le vit la toiser de haut en bas. Évidemment ! Elle portait le mauvais uniforme. Sa tentative maladroite de passer pour un homme en cachant ses cheveux dans son col n’avait bien sûr servi à rien. Qui croirait à un garçon s’appelant « Mathilde » et surtout avec des formes comme les siennes ? Elle avait tellement honte qu’elle aurait voulu disparaître au plus profond des entrailles de la Terre, loin de tous ces regards moqueurs qui la jugeaient.

Artag coupa court à ses réflexions en prononçant les paroles rituelles. Apparemment, elle n’avait pas réussi à le distraire assez pour qu’il oublie ses fonctions. Très bien ! Ainsi, cet horrible instant serait plus vite passé. Elle bredouilla un « je le jure » à demi inaudible, que des Nobles dans l’assistance lui demandèrent railleusement de répéter. Artag se contenta de ses balbutiements et lui remit solennellement le médaillon autour du cou. Son sourire avait disparu aussi rapidement qu’il était apparu.

Elle réussit à descendre de l’estrade malgré ses jambes flageolantes. Son cœur battait si fort à ses oreilles qu’elle n’entendait pas les commentaires désobligeants de la Cour sur sa piètre prestation. Tant mieux. Elle se laissa tomber sur son siège avec un soupir. C’était fini, n’est-ce pas ? Sans doute cela n’avait-il duré que quelques minutes… Elle avait pourtant l’impression d’avoir rôti des heures entières sous les regards brûlants des Impériens. Elle en était toute tremblante. Un coup de coude sur sa droite fut suivi d’une remarque enjouée.

— Félicitation ! Tu as fait rire l’Impératrice.

Elle n’eut pas la force de répliquer et laissa Galis à ses rires étouffés. Un nouveau nom résonna au-dessus de l’assemblée.

— Rok Mordsson, Filleul de Katchyn.

— Serviteur de l’Empire, répondit-il d’une voix profonde, très grave.

Le géant recouvrit Mathilde de son ombre. Lui debout et la foule assise, l’écart de taille devenait vertigineux. Un brouhaha bouillonnant explosa alors, à peine masqué derrière des chuchotements. Un Katchynien ! Roturier qui plus est ! Sans doute la combinaison la plus miséreuse qu’on puisse imaginer. Ah, ils étaient beaux les Filleuls ! On s’indignait dans tous les coins, grognant de devoir chaque année accueillir un pouilleux de la plus pauvre des îles.

Rok resta de marbre, comme sourd à la condescendance flottant dans l’air. Il s’avança vers l’estrade, et lorsqu’il se tourna pour monter les escaliers, des piaillements aigus secouèrent la foule. Sa face défigurée et son œil aveugle scandalisèrent les Nobles, effaçant toute retenue de leurs manières. Déjà les médisances fusaient dans tous les coins, incontrôlables, c’était à celui qui aurait la réaction la plus exagérée. Quelques dames feignirent même de s’évanouir dans les bras de leur maris, provoquant de violents éclats de rires.

Le garçon ne s’était figé qu’un instant sur les marches, comme soufflé par les ricanements de l’assemblée. Sans tarder, il se remit en mouvement, le visage sévère aussi dur qu’un bloc de granit. Les vagues d’animosité se brisaient sur son air impassible.

Artag, en revanche, fronçait de plus en plus les sourcils. Enfoncés sous ses profondes orbites, ses yeux multicolores fulminaient. Alors que Rok se tenait devant lui, prêt à jurer fidélité à l’Empire et à sa Cour qui le raillait, le Chambellan se raidit de tous ses os. Il avoisinait la taille du Katchynien, sans sa carrure d’athlète, ce qui le faisait ressembler plus encore à un spectre.

Lentement, il tourna la tête vers la foule. Ses yeux étincelèrent.

D’un coup, l’air devint glacé, et Mathilde eut l’impression d’étouffer. Pourtant, rien n’obstruait sa gorge, et ses mains conservaient la moiteur provoquée par la chaleur. Ce n’était pas vraiment physique comme sensation, plutôt une sorte de mal de crâne carabiné. L’idée lui vint de la comparer à celle déclenchée par le charisme des Mauves, mais cela n’avait rien à voir. C’était tellement plus puissant, plus incontrôlable, plus viscéral… Un poids s’était abattu sur ses pensées, et elle n’était plus capable d’articuler le moindre mot. Elle eut beau essayer de toutes ses forces, elle n’y parvint pas.

Et elle n’était pas la seule ! Il lui fallut plusieurs minutes avant de s’en rendre compte, mais la Cour entière s’était tue, la tête baissée, sous le regard ardent du Chambellan. Après le brouhaha, ce calme était si absolu qu’il en faisait mal aux oreilles.

 

Une voix douce brisa l’épais silence qui pesait sur l’assemblée.

— Merci, mon bon Artag, cela suffira. Veuillez poursuivre la cérémonie.

L’Impératrice, la main posée sur celle de son époux, lui adressait un sourire bienveillant. Le squelette s’inclina profondément devant sa souveraine, le poing sur le cœur. Aussitôt, l’étrange pression contre les tempes de Mathilde cessa et un soupir de soulagement affleura sur les lèvres de toute l’assemblée. Matée, la Cour garda le silence et la cérémonie put reprendre sans que personne n’adressât le phénomène qui venait de se produire. Rok retourna à sa place, très digne, sans accorder un regard à personne.

Ce fut le tour des Mauves. Tycho, Petra puis Fineas reçurent de l’assistance un accueil chaleureux, mais pas trop bruyant par peur du terrible Chambellan. De ce que Mathilde saisit des bavardages, les trois se connaissaient bien, leurs familles se fréquentant depuis longtemps. Cela n’avait rien d’étonnant. Mathilde, qui ne se remettait pas de l’attitude odieuse de la Cour, comprenait mieux d’où venaient les habitudes médisantes de Fineas.

Lorsqu’il se rassit, Mathilde l’entendit murmurer.

— Il ne perd rien pour attendre ce grand sac d’os. Une fois que j’aurais mon Sylphe, je lui ferais regretter d’user du sien à tort et à travers !

Petra secoua la tête, ses boucles ondulant autour de son cou.

— Ne fais pas de promesse que tu ne pourras pas tenir. Tu parles du confident de l’Empereur.

— Il ne pourra pas éternellement garder ce titre.

Tycho lui donna une tape sur le bras pour le rappeler à l’ordre.

— Tu as plutôt intérêt à taire ce type de commentaire, il va être notre professeur cette année. Il vaudrait mieux pour toi qu’il t’ait à la bonne.

— Et qu’est-ce qu’il va nous apprendre ? À devenir aussi intolérant que lui ?

La voix de Petra s’affermit, prenant des tournures cassantes.

— Fineas ! Je ne veux plus t’entendre prononcer ce genre de chose.

Contre toute attente, il lui obéit en maugréant à peine. Mathilde aurait applaudi si cette conversation n’était pas censé être privée. Cette Petra avait une sacrée poigne !

Mais cette distraction ne dura qu’un moment, avant que la teneur des propos de Fineas ne la frappe. Ce malaise général qui avait pris à la gorge l’intégralité de la Cour Impériale… Bien sûr ! Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ? C’était la manifestation du Sylphe d’Artag Novikov, son Tuteur ! Comment expliquer autrement ce brusque silence, surnaturel ? Mathilde avait la tête qui bouillonnait, son cœur palpitait dans sa poitrine comme un oiseau affolé. Jamais elle n’aurait pu imaginer assister à une telle démonstration de puissance en pleine Cérémonie d’Accueil. Il avait fait taire des centaines de personnes d’un battement de cil ! On leur avait fait jurer de garder le secret sur les Sylphes à l’extérieur des murs de la Cité Impériale… était-ce également valable pour les courtisans ? Ce genre de manifestation — … magique ? — faisait-elle partie de leur quotidien ?

Mathilde se sentit piquée par la curiosité, non, mordue ! Sa soif de connaissances sur ces entités de pouvoir lui asséchait la gorge et submergeait son esprit. Maintenant qu’elle en avait la preuve irréfutable, qu’elle avait senti dans sa chaire le pouvoir de ces entités… elle voulait tout savoir. Les explications des Augures, qui n’avaient été jusqu’ici pour elle que des mots, prenaient un tout nouveau visage, un goût de mystère fantastique qu’elle effleurait vraiment pour la première fois.

Elle venait d’assister à la magie d’un Sylphe.

Soudain, ce fut comme si une porte s’était ouverte, révélant une immensité encore insondable. Les mille questions que son scepticisme avait refoulées resurgirent en vagues rugissantes, la noyant sous les conjectures. Le champ des possibles était trop large, ses informations trop peu nombreuses. La jeune fille se mordit la langue pour revenir à l’instant présent. Elle divaguerait une fois dans sa chambre. Pour l’instant, elle avait intérêt à se concentrer sur la cérémonie si elle ne voulait pas encore se tourner en ridicule.

Il y eut un discours de l’Empereur, qui renouvela les vœux de bienvenue et développa les qualités qu’on attendait d’eux. L’Impératrice les bénit en agitant un rameau puis passa devant chacun d’entre eux, tracer un cercle avec de la cendre sur leur front. Elle adressa à chacun un sourire et un encouragement dans leur tâche avenir. Rok dut s’incliner pour qu’elle puisse l’atteindre. Enfin, le Chambellan annonça la fin de la cérémonie et invita l’assistance à une collation qui avait été installée dans un des jardins entourant la place centrale, sous un bouquet de saules pleureurs et de chênes majestueux.

On s’y rendit à pied, les souverains ouvrant la marche. Ils rejoignirent la pelouse, suivis par le cortège des courtisans. On se précipitait à leur suite, sans ménagement pour ses voisins, chacun aspirant à s’approcher du couple impérial, encadré par des soldats en tenues bleu et or. Mathilde n’eut ni le temps de se préparer, ni de comprendre ce qui lui arrivait. Elle fut emportée par cette marée humaine, perdue entre les larges robes et les ombrelles qui la bousculaient de toute part. On était trop distrait pour la remarquer, petite maigrelette en tenue modeste comparée à tous ces vêtements d’apparat. Noyée dans les chapeaux à plume et les hauts-de-forme, Mathilde respirait de plus en plus mal.

— Excusez-moi, bredouillait-elle, excusez-moi, laissez-moi passer.

Personne ne l’entendait, ou du moins ne lui prêtait attention. Sa veste sobre lui donnait presque l’air d’un serviteur, si on n’y regardait pas de trop près. La concentration des Nobles ne vacillait pas de son objectif : le couple impérial. Rien n’était de trop pour s’avancer le plus près possible. Résultat, Mathilde devait lutter pour ne pas se faire piétiner. De partout, elle recevait qui un coup de pied, qui un coup de coude, et elle ne comptait plus le nombre de fois où on lui avait coupé la respiration. Cette foule n’avait-elle donc pas de fin ?

Elle trébucha et s’écrasa contre une redingote, heurtant ses lunettes rondes contre les boutons. Sonnée, elle cligna des yeux plusieurs fois, se confondant en excuses. Le veston n’avait pas bougé, unique élément fixe dans cette mousson d’étoffes. Un pendentif circulaire ornementé du blason impérial se balançait devant ses boutons dorés, le même que celui qu’elle portait autour du cou. Mathilde releva la tête et frémit.

Presque cinquante centimètres au-dessus de sa tête, aussi immobile qu’un iceberg, le Katchynien borgne la dévisageait d’un œil insondable. Avec sa taille et sa carrure, il n’avait aucun mal à se maintenir à flot. Mathilde aurait souhaité reculer, ne serait-ce que pour éviter un torticolis en le regardant, mais les bousculades ne lui laissaient pas le choix. Sa respiration devenait de plus en plus difficile, accélérée par sa panique.

— S’il… te plaît, haleta-t-elle, un peu… un peu d’aide ?

Il haussa les sourcils, comme indécis, et considéra les courtisans autour d’eux. Ils ne prenaient pas plus de peine à l’éviter lui qu’elle, seule sa stature lui donnait l’avantage. Il laissa tout de même planer un long silence avant de faire retomber son œil sombre sur elle. Mathilde frissonna malgré elle. Ce visage la glaçait. L’œil aveugle avait beau suivre les mouvements de l’autre, tout en lui la perturbait, de sa couleur vaguement opaque à ses tâches injectées de sang. Pour ne rien arranger, son œil valide n’avait aucune chaleur ; il en émanait une dureté abrupte, forgée dans les grandes forêts sauvages de Katchyn.

Mathilde sursauta. A force de scruter sa cicatrice, elle avait une fois de plus omis de remarquer la main qu’il lui présentait.

— Suis-moi, grogna-t-il simplement.

Elle plaça sa main gracile aux doigts de violoniste dans la sienne, couverte de cales et de cicatrices. Celles-ci étaient bien plus discrètes que celle qu’il avait sur le visage, et striaient ses doigts massifs de zébrures blanchâtres, rappelant brièvement à Mathilde celles d’Ariette. Tous les Roturiers portaient-ils ces mêmes marques de leurs travaux manuels ? Il referma ses doigts comme les dents d’un piège à loups et se mit en mouvement. Faisant fi du flot uniforme de la foule, il la trancha à la perpendiculaire à la manière d’un brise-glace. Chacun de ses pas avalait une distance affolante et il tirait sur le bras de Mathilde avec une telle force qu’elle craignait qu’il ne lui déboîte l’épaule, ou lui casse les doigts dans sa poigne, par inadvertance.

Au début, l’étau des courtisans se refermait presque immédiatement sur lui, si bien qu’elle avait plus l’impression d’être arrachée de force à la cohue que guidée à travers elle. Puis, à mesure qu’ils atteignaient les limites de l’affluent, on s’espaçait, on respirait enfin. Rok ne la relâcha qu’une fois qu’ils en furent sortis complètement.

Mathilde s’écroula sur une chaise en métal. Ils avaient pénétré sous l’ombre bleutée des saules pleureurs et des chênes centenaires où des tables croulantes de pyramides fruitées et de petits-fours attendaient les Nobles un peu partout, semées entre des bancs et des fauteuils. Recroquevillée sur son siège, Mathilde s’efforçait de retrouver un semblant de souffle. Sa poitrine, vidée sous la pression de la cohue, refusait d’accepter l’espace qui lui était de nouveau offert. Il lui fallut de longues minutes avant de se calmer complètement. C’était peut-être une réaction excessive, mais Mathilde avait toujours eu peur des foules. Dans ces attroupements incontrôlables, sa petite taille la rendait invisible, et donc vulnérable.

Elle épongea la sueur de son front d’un revers de manche, la tâchant au passage de la cendre cérémonielle, rajusta ses lunettes qui lui avait glissé sur le nez, et écarta ses mèches folles, échappées de sa tresse.

— Merci, souffla-t-elle. Sans toi, je ne sais pas ce que j’aurais…

Elle releva les yeux, prise d’un doute. Déjà, parmi les remous de la foule, la haute silhouette du géant s’éloignait.

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Pétrichor
Posté le 03/04/2021
C'est encore moi !

J'ai beaucoup aimé la réaction de l'empereur et de l'impératrice ! Contrairement à tous les courtisans qui paraissent outrageusement scandalisés, eux trouvent cela amusant.

Incroyable, cette intervention d'Artag ! C'est donc ça, le pouvoir des Sylphes ? Après ça, j'ai encore plus de questions en tête : était-ce seulement une petite démonstration ? En quoi consiste exactement le pouvoir d'un Sylphe ? Est-ce que ça agit seulement sur les esprits ?
Tant de questions !

Rok m'intrigue vraiment beaucoup !
(Alors je vais sûrement être relou, parce que je t'ai déjà fait la remarque 15 fois à ce sujet :D. Mais il me fait vraiment beaucoup penser à Thorn dans La Passe-miroir...)

Un chapitre très intéressant, en définitive ! On découvre à quoi ressemble la cour, et... ça ne me surprend pas du tout. Il faut absolument que Mathilde apprenne à s'en protéger, la pauvre.

Je ne te dis pas assez, mais bravo pour tout ce que tu as écris, c'est vraiment du beau travail !
Et bravo d'arriver à publier un chapitre par semaine ! (tu les as écris en avance, on tu en écrit vraiment un chaque semaine ?).
Si c'est le cas, je te tire humblement mon chapeau, parce que moi je suis très loin d'être à ton niveau de régularité...

À très bientôt !

Pétrichor
Emmy Plume
Posté le 22/04/2021
Helloooo !!

Je suis contente que le couple Impériale te plaise ! J'aime à penser qu'ils sont plus raisonnables que la foule de leurs courtisans ;)

Et oui, enfin la première démonstration du pouvoir d'un Sylphe. Depuis le temps que j'attendais de pouvoir vous le montrer... Bien entendu, je ne vais pas répondre à tes questions, je crois que tu désires pas te faire spoiler XD

Rok est intriguant en effet, et je suis contente qu'il te plaise. Je suis assez surprise que tu l'associes à Thorn (même s'ils partagent les cicatrices et le côté taciturne), mais comme j'aime beaucoup ce personnage de la Passe-Miroir, la comparaison me fait plaisir ^^ (et maintenant, j'ai hâte d'arriver au point du récit où on en apprendra plus sur lui pour vous le faire découvrir XD)

J'écris bien mes chapitres au fur et à mesure, en suivant le plan mental (et un peu écrit) que je m'impose. J'ai parfois un ou deux chapitres d'avance, mais globalement, je suis le rythme (soutenu, il est vrai) de la publication hebdomadaire. C'est parfois très compliqué, mais aussi motivant.
Grâce à ça, j'ai avancé super vite dans la rédaction du roman, et la régularité m'aide à ne pas me disperser sur d'autres projets. ^v^

Encore merci et à bientôt dans un prochain commentaire ! =^v^=

Emmy
Hastur
Posté le 20/03/2021
Bon matin !

C'est chouette, j'ai le droit à deux chapitres ce matin à la suite comme j'ai fait faux bon la semaine dernière ^^.

Mathilde, ses doutes, sa maladresse touchante, et tout ce qui fait d'elle de quelqu'un qui nous ressemble tant par instant, m'avait manqué.

Ca a été un grand plaisir de retrouver ta plume ! Toujours cette qualité dans les descriptions je trouve, la richesse sans le côté éléphantesque d'un m'as-tu vu déplacé, et surtout les descriptions se mêlant aux pensées de Mathilde, elles apportent plus que de simples informations visuelles. Je dirais qu'une partie de la qualité de ton écriture provient au moins de là ;).

Bien sûr, bien sûr, le gros coup de pression d'Artag était très très chouette ! Il fait qu'il se permette ça en dit très long sur la position qu'il tient et le pouvoir plus ou moins politique qu'il peut détenir. J'ai beaucoup aimé l'ambivalence dans le ressenti de Mathilde, où elle ne sait pas vraiment si Artag sourit ou non, si l'Impératrice se moque méchamment d'elle.

Rok est toujours aussi énigmatique et intriguant :).

Je file profiter du second chapitre ! :)
Emmy Plume
Posté le 23/03/2021
Hello Hastur !

Merci pour ce commentaire ! Je suis contente que tu ais apprécié ce chapitre et que retrouvé Mathilde t'ai fait tant plaisir.
Merci pour tout ces compliments sur ma plume, ça me fait vraiment très plaisir ! XD

Je suis contente qu'Artag t'est également plu, Il ouvre un peu la dance en matière de Sylphe, donc c'est assez important pour moi ^^

Quant à Rok... oui, il est vrai, à ce stade il reste un peu un mystère ;)

J'espère que mes personnages te feront toujours autant voyager et apprécier mon histoire ! =^v^=

Emmy
Brétie
Posté le 12/03/2021
Bravo Emmy pour ce chapitre où l'on compatit pour cette pauvre Mathilde. On n'aimerait pas être à sa place, mais les regards bienveillants des souverains est réconfortant.
Quelle puissance ce chambellan! Il nous tarde comme Mathilde de découvrir comment s'opère cette alliance.
Quant à Rok, silencieux et serviable, mais bien énigmatique...
Quel plaisir de te lire chaque semaine, chère Emmy!
Et aussi je viens de découvrir le visage de Mathilde sur ton instagram emmy_plume. Elle est vraiment très jolie et j'ai hâte de découvrir les visages des autres personnages.
Tu mêles écriture et dessin, et cela colle avec ta photo de profil.
Bravo en tous les cas et à la semaine prochaine.
Brétie
Emmy Plume
Posté le 12/03/2021
Hello Brétie !

Merci pour ce commentaire, je suis contente qu'il t'ai plu ^^
Tu sembles apprécier les personnages et l'intrigue, ce qui me réjouis beaucoup ^^

Le Chambellan et Rok sont des personnages qui ont encore beaucoup de surprises en réserve que j'ai hâte de vous partager.

Merci aussi à propos de mon Instagram, j'y poste en effet les dessins que je réalise en parallèle de l'écriture. C'est un procédé qui m'aide bien à réfléchir (et j'aime beaucoup dessiner de manière générale.)

A plus tard et merci encore pour ce retour ! =^v^=

Emmy
Blanche Koltien
Posté le 12/03/2021
Coucou!!

Décidément, de mieux en mieux!!
J'ai beaucoup aimé la douceur et la bienveillance de l'empereur et de l'impératrice! La cruauté de la cour était déjà suffisante! Et du coup ça ne paraît pas si terrible tout d'un coup, toute cette aventure!

Même si la pauvre Mathilde en voit des belles! En tout cas, son mentor promet d'être intéressant, et quelque chose me dit qu'elle l'appréciera par la suite!
Petra est aussi un personnage intéressant, pas tout à fait comme les autres Mauves, à suivre!

En tout cas c'est toujours un plaisir de te lire, vivement la suite!
(Je me répète beaucoup d'un commentaire à l'autre quand même ^^)
Emmy Plume
Posté le 12/03/2021
Hello Blanche !!

Merci pour ce commentaire ^^
Je suis heureuse d'apprendre que le couple impérial te plait. Finalement, c'est leur avis qui compte le plus, et ils ont plus de recul sur la situation que la foule, qui reste ancrée dans les apparences. Se tromper de vêtements n'a en soit rien de grave, même si tout le monde semble se monter la tête avec. ;)

Quant à Artag, j'ai hâte de vous en montrer plus sur lui, mais bon, il faut bien suivre le rythme du récit ^^ J'espère que tu continueras à trouver du plaisir à lire mes chapitres (et tu sais, moi aussi je me répète, ça n'en fait pas moins du bien au moral ;).

Au plaisir de te retrouver vendredi prochain ! A bientôt =^v^=

Emmy
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