Chapitre 18 - L'heure du choix

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Premier chapitre de la partie 2, nouveau départ, nouvelle équipe ... j'ai hâte de savoir ce que vous en pensez ! J'espère juste que le chapitre n'est pas trop long... bonne lecture !

 

Le soleil de l’après-midi peinait à atteindre les profondeurs du sous-bois, n’y abandonnant que des traînées d’une lumière jaune pâle, dépossédée de toute chaleur. Sur le sol, l’ombre des feuilles paraissait danser au gré du vent frais qui vivifiait l’atmosphère. Les muscles endoloris, la sueur au front, les hommes qui circulaient dans la forêt depuis plusieurs heures savouraient le réconfort procuré par la brise. La corvée leur avait donné chaud. Mais c’était le dernier des corps. Ils allaient pouvoir rentrer chez eux et savourer le calme retrouvé de leur village. Demain, ce serait l’heure des questions, des décisions. Demain, il faudrait agir, se lancer sur la route de l’inconnu, le danger les guettant au bord du chemin. Las ! Ils étaient faits pour cela. Mais ce soir, c’était le temps de l’insouciance, de la paix des esprits et du repos des corps. Après tout, leurs ennemis n’étaient plus.

Une fois la dernière victime de la Mère posée sur le sol de sa dernière demeure, les gardes s’en allèrent. Nombre d’entre eux pensèrent que c’était une tristesse que de mourir si jeune. D’autres ne pensaient qu’à la récompense qui les attendait chez eux. Mais tous s’empressèrent de s’éloigner de ce temple de la mort.

Dans la clairière, la Mère seule veillerait les corps de ceux qu’elle avait rappelés à elle.

*

Quelques heures plus tard, alors que la nuit s’emparait de la forêt, deux silhouettes habillées de silence émergèrent de l’ombre et se dirigèrent vers la clairière. Rien n’avait bougé. Un silence presque surnaturel y régnait, comme si la faune évitait sciemment l’endroit. L’atmosphère était figée. Nul être vivant ne devait profaner le repos des sacrifiés.

L’une des deux silhouettes s’approcha des corps et se pencha sur chacun d’eux.

- Ils sont vivants. Tous. Leurs cœurs sont comme en hibernation. Mais ils reviendront bientôt à eux, déclara Lorel à mi-voix. Tu es prêt ?

- Tu sais bien que oui, lui répondit Largo. Comme toujours. Pour tout te dire, je suis même impatient.

- Tu te souviens des instructions de notre mère ?

- Evidemment.

Le jeune homme tourna la tête et chercha Kiaraan des yeux.

- Je suis sûr qu’elle viendra, reprit-il avec un sourire.

- Parfait. Va donc surveiller leur réveil pendant que je leur prépare quelque chose dont ils me diront des nouvelles.

Largo s’éloigna et se mit à marcher de long en large, devant la rangée de corps. Tout en surveillant d’un œil vigilant le groupe inconscient, ses yeux revenaient régulièrement vers Kiaraan. Elle paraissait presque fragile, vulnérable, en total contraste avec la force et la rapidité qu’elle avait montrées pendant le Conseil. Elle l’avait vaincu. Et cinq ou six gardes réunis avaient à peine pu la retenir quand elle avait voulu attaquer Lorel. D’où lui était venue cette puissance ? Ce n’était pas normal. Un instant, elle avait été en transe, frémissante, comme lors d’une Mue. Il avait vu en elle l’animal prêt à se battre, à tuer. Et puis, quelques minutes après, plus rien. Elle s’était laissé faire quand Lorel s’était approchée. Comme si, en se voyant la dernière survivante, elle avait laissé tomber. Comme si le phénomène qui l’avait rendue si puissante avait reflué. Mais comment ? Comment un tel contrôle, et si jeune, si peu expérimentée, était possible ? Seuls les plus talentueux des Chasseurs ou des soldats pouvaient espérer parvenir à une telle maîtrise du processus. Et encore, pas sans l’aide des Gouttes d’Ambrâme. Il fallait qu’il en sache plus. Qu’il découvre ce qui s’était réellement passé lors du Conseil. Peut-être qu’il faisait fausse route. Mais il en doutait.

*

Kiaraan reprit conscience avec un haut-le-cœur. Une migraine épouvantable vrillait l’intérieur de son crâne. Le sang battait à ses tempes comme des coups sur une porte. Elle se redressa, le cœur au bord des lèvres. Elle était assise sur un sol meuble, froid, recouvert d’une matière douce et souple. Des fougères. Ses mains en reconnaissaient fébrilement les contours. Puis un parfum lourd, relevé d’une fragrance plus douce, lui assaillit les narines. La terre humide et les épines de pin. La forêt ? Il faisait trop noir pour distinguer l’environnement. Comment s’était-elle retrouvée là ? Elle inspira profondément l’air saturé de parfums. Elle était vivante ! Elle agrippa la terre fraîche et en prit des poignées entre ses mains. La sensation sur ses paumes, entre ses doigts, était bien réelle. Instinctivement, elle porta ses mains pleines de terre à son nez.  La terre. L’odeur, le goût, ses souvenirs le lui confirmaient. Elle était vraiment en vie. Un sourire fleurit sur ses lèvres, mais il s’échappa aussitôt. Et ses compagnons ? Etaient-ils en vie eux aussi ? Elle tourna la tête de tous les côtés, en vain. Le cœur battant à tout rompre, elle tâtonna sur les côtés et trouva un corps, tout proche, secoué par un souffle paniqué. Elle n’était pas seule. D’autres étaient en vie. Elle poussa un long soupir soulagé.

Avec effort, le corps ankylosé, elle se mit debout. Chacun de ses muscles lui semblait lourd, inutile. Elle fit quelques pas et eut l’impression de se déplacer comme une vieillarde. Que lui avait-on donné ? Et par la Mère, comment n’était-elle pas morte ?

Une lueur ténue, verdâtre, apparut sur sa gauche. Puis une autre, à droite. Kiaraan se pétrifia. Que leur réservait-on encore ? Elle en avait assez.

- Qui est là ?, dit-elle d’une voix forte. Montrez-vous !

Immédiatement, des voix derrière elle lui répondirent, revêtues de diverses nuances de stupéfaction. Elle reconnut avec un incommensurable soulagement la voix d’Oksa.

Les deux lumières avançaient vers eux. Quand elles furent réunies, Kiaraan put enfin distinguer ceux qui se tenaient devant eux.

- Bienvenue à nouveau dans le monde des vivants ! fit Lorel. Avant que vous ne vous posiez la question, tout votre groupe est là, vous avez tous survécu au Jugement. Félicitations !

- Assez de ces moqueries ! Que nous avez-vous fait ? s’insurgea Kiaraan.

- Sur ordre de Lyria, j’ai remplacé le poison du Jugement par un élixir de ma fabrication. Il fallait que vous passiez pour morts.

- Mais pourquoi, par la Mère ? Pourquoi Lyria nous avoir fait subir cette barbarie ? intervint la voix grave, encore pâteuse, de Rodrik.

- Parce que c’était la seule manière de vous sauver la vie, répondit Largo avant sa sœur. Notre mère voulait vous accorder la grâce, pour conclure une alliance entre vous et nous dans le but d’enquêter sur les disparitions. Mais elle savait aussi que Rileq, comme beaucoup au sein du clan, exigerait un châtiment. Le Jugement était le seul moyen pour vous de ne pas mourir, et pour ma mère de ne pas s’aliéner une partie du clan en vous sauvant la vie.

- Mais c’est indigne ! s’emporta Kiaraan. C’est votre chef, c’est elle qui décide, et ses décisions ont force de loi ! Qu’allons-nous faire, maintenant, si on nous croit tous morts ? Et nos familles ?

- Le but était que Rileq le croie, lui. Quant à vos familles …  

- Vous n’avez pas le droit ! cria quelqu’un derrière Kiaraan.

- C’est un piège ! Tout ça, c’était juste pour pouvoir nous exécuter loin des regards !

Kiaraan sentit l’atmosphère se tendre. Elle-même n’était pas loin de partager leur avis, mais il devait y avoir autre chose. Lyria n’avait certainement pas fait tout cela pour rien.

- Attendez ! dit-elle en élevant la voix. Je ne comprends pas. Pourquoi fallait-il que Rileq nous croie morts ? Lyria aurait pu tout simplement nous aider à nous échapper !

- Mais si vous vous étiez échappés, on vous aurait poursuivis, répondit tranquillement Lorel. Et il est difficile de mener une enquête tout en étant soi-même recherché.

Kiaraan ouvrit la bouche pour répondre mais la referma aussitôt. Une hypothèse audacieuse et tordue venait de jaillir dans son esprit.

- Lyria veut que nous enquêtions ensemble sur les disparitions, c’est ça ? Mais pourquoi ne pas avoir rendu ce verdict au Conseil ?

- Comme tu l’as vu toi-même le premier soir, notre Clan a décidé que vous deviez  payer le prix de vos fautes. Ce verdict-là est celui qui fait loi chez nous, car nous considérons que c’est la Mère qui s’exprime à travers nos voix. Lyria ne pouvait pas transgresser cela. Elle est peut-être celle qui nous dirige, mais elle ne peut rien faire toute seule. Sa force, c’est le Clan, et sans lui, elle n’est rien.

- De plus, il fallait prendre Rileq à son propre jeu, ajouta Largo. En faisant mine d’accepter le Jugement, elle a pu organiser votre survie et nous envoyer, ma sœur et moi, auprès de vous. Car comme tu l’as deviné, Lyria vous a laissé la vie afin que vous vous joigniez à nous.

- Et que proposez-vous ? demanda Rodrik.

- Nous vous rendons vos vies et votre liberté, à la condition que deux d’entre vous nous accompagnent à Dézdirim, Lorel et moi.

- Pourquoi Dézdirim ? intervint Kiaraan d’une voix fébrile.

- Parce que la situation est grave et que nous devons en référer à notre Alpha. Et vous au vôtre. Et parce qu’il sera plus facile de mener une enquête dans une ville où tous les clans, prédateurs comme mineurs, sont représentés.

- Et les autres ?

- Ils sont libres de rentrer chez eux, accompagnés d’un émissaire de notre Clan.

- C’est tout ?

- Non, répondit Largo d’une voix basse et froide. Ne remettez jamais les pieds ici. Un intérêt supérieur vous a permis de vous en sortir, mais nous n’oublierons pas.

- Nous devons en discuter entre nous, avant de vous donner une réponse.

- À votre guise. Mais nous devons partir au lever du soleil, dès que l’émissaire de Lyria nous aura rejoints.

Largo et Lorel s’éloignèrent. Kiaraan resta immobile tandis que les autres se regroupaient un peu plus loin. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Dézdirim ! Son cœur battait à tout rompre, son corps frémissait d’excitation. C’était un signe du destin. Une opportunité qu’elle ne devait pas laisser passer.  Avec un temps de retard, elle rejoignit ses compagnons. Un sourire fleurit sur ses lèvres, qu’elle ne pensa même pas à réprimer.

- J’irai, déclara-t-elle sans hésiter, si vivement que Rodrik s’interrompit.

Un grand silence suivit ses paroles. Elle s’en moquait. Elle n’attendit même pas la réponse de Rodrik et poursuivit d’une voix qui s’amplifia peu à peu :

- Ce n’est pas une expédition militaire, c’est une ambassade, tu ne peux donc pas me dire que je ne suis pas Chasseuse. En plus, je connais l’Alpha. Bastian est souvent venu chez mon oncle. Et je sais me défendre. Je me suis entraînée toute seule, pendant des années, pour protéger ma famille. Pier n’a jamais voulu que je sois Chasseuse, mais toi, Rodrik, tu vas me laisser partir avec les Lupus, que tu le veuilles ou non. Comme la Chasseuse que je devrais être. Car c’est tout le village qui est impliqué, maintenant, chacun des nôtres peut être une cible. Si je peux faire quelque chose pour les protéger, personne ne m’en empêchera.

- Kiaraan … soupira Rodrik. À part Oksa, tous ici sont plus qualifiés que toi pour partir à Dézdirim. De plus, je ne suis pas persuadé que nous devons accepter l’offre des Lupus.

- Et que crois-tu qu’ils feront si nous refusons ? Tu t’imagines qu’ils nous ont libérés uniquement par altruisme ? Qu’ils nous laisseront disparaître sans rien dire ? Ils sont loin d’être aussi stupides,  tu ferais bien de ne pas les sous-estimer. De plus, dois-je te rappeler qu’ils nous ont sauvé la vie ? Nous avons une dette envers eux, tu ne crois pas ?

Rodrik resta silencieux un long moment. Les lèvres pincées, il se massait les tempes d’un air contrarié. Tous les autres Ursi gardaient le silence, en jetant des regards en coin à Kiaraan. La jeune fille crut y déceler une approbation silencieuse qui la toucha et l’étonna. Aurait-elle enfin gagné leur respect, et sa place de Chasseuse ? Elle l’espérait, car tout ce qu’elle avait dit à Rodrik, sans même avoir eu conscience qu’elle le pensait, était vrai.

- Certes, ils ne nous ont pas tués, mais nous n’avons aucune dette envers eux. Nous sommes libres, dès maintenant, quoi qu’ils en disent. Et tu sais pourquoi ? Parce que nous sommes plus nombreux qu’eux. Ils ne pourront rien faire si nous décidons de ne pas accepter leur offre. Ils ne sont que deux et la fille n’est pas une guerrière. Qu’est-ce qui nous empêche de partir, de rentrer chez nous ?

- Lyria est assez intelligente pour avoir prévu cette éventualité.

- Assez avec Lyria, Kiaraan ! Elle n’est pas là, et nous n’avons pas à lui obéir. Pas après ce qu’elle nous a fait.

- Et l’enquête, alors ? Tu ne veux pas savoir ce qui est arrivé à Lohim ? Aux disparus ?

- Bien sûr que si. Mais je ne leur fais pas confiance. Nous n’avons pas besoin d’eux.

- C’est là où tu te trompes, Rodrik. Nous avons besoin d’eux comme ils ont besoin de nous, pour tirer cette histoire au clair.

- Mais enfin, Kiaraan, ce sont nos ennemis ! Ils nous ont retenus prisonniers, nous avons tous failli mourir entre leurs mains ! Pourquoi tu les défends ?

Rodrik fusillait Kiaraan du regard. Le reste de ses compagnons la contemplait avec des regards perplexes, voire méfiants pour certains.

- Je ne les défends pas, et ce ne sont pas nos ennemis, répondit-elle d’un ton cinglant. C’est nous qui les avons provoqués, au cas où tu l’aurais oublié ! Ne sois donc pas aussi obtus, on dirait Pier !

Kiaraan s’interrompit brusquement. S’emporter ne servirait à rien. Et il ne fallait pas qu’elle bascule à nouveau dans la provocation. Cela ne servirait pas ses objectifs. Elle devait convaincre Rodrik, et non le braquer. Elle prit une profonde inspiration, espérant calmer son sang qui s’échauffait. Elle détendit ses poings crispés et ferma les yeux quelques secondes. Quand elle se sentit plus calme, elle reprit :

- Rodrik, écoute. Tu demandais tout à l’heure ce qui nous empêcherait de partir sur-le-champ. Eh bien, c’est l’honneur. Je sais que tu es quelqu’un de droit et de loyal. Je sais aussi que tu penses que c’est dans l’intérêt du groupe, mais aujourd’hui, je crois que nous en avons tous assez de fuir, de nous cacher, d’être sans cesse menacés. Si nous partons, nous serons encore en danger. Il y aura un risque de représailles de la part des Lupus, si nous les trahissons alors qu’ils nous proposent un marché honnête. Si nous acceptons, deux d’entre nous ne pourront certes pas rentrer chez eux, mais les autres seront en sécurité. Notre Clan ne courra plus aucun risque, et les Lupus deviendront probablement nos alliés. Tu ne crois pas que ça en vaut la peine ?

- La gamine a raison, Rodrik, intervint un autre Chasseur. C’est un marché honnête. Je pense que nous devrions accepter. Les hommes sont fatigués, nous avons tous envie de retrouver nos familles. Notre boulot à nous, c’est de protéger le village, alors il vaut mieux que nous y retournions. Nous avons toute confiance en Kiaraan, elle a fait ses preuves. Vous formerez une bonne équipe.

- Très bien, capitula Rodrik après quelques secondes de réflexion, pendant lesquelles il fixa Kiaraan d’un œil peu amène. J’espère que je n’aurai pas à m’en repentir… Chasseuse.

Le visage de Rodrik se détendit devant la joie qui irradiait de Kiaraan.

- Merci, souffla-t-elle, exaltée. Je ne te décevrai pas.

- Si déjà tu arrives à m’obéir, je serai comblé, répliqua-t-il d’un ton bourru.

Rodrik tapota l’épaule de Kiaraan et se dirigea vers les Lupus. Un grand sourire accroché aux lèvres, Kiaraan se détourna et avisa Oksa qui s’approchait d’elle. Son sourire glissa de ses lèvres aussi rapidement qu’il y était apparu. Comment n’avait-elle pas réalisé ! Toute à sa joie, elle n’avait pas pensé une seule seconde à son amie qu’elle laissait derrière elle. Elle se sentit rougir. Le regard que son amie posait sur elle, mélancolique, mais dénué de toute colère, la rassura et lui serra le cœur à la fois.

- Oksa, je…

- Ne dis rien. Je comprends. Tu n’as pas vraiment le choix, hein ? Ton voyage à toi n’est pas terminé. Moi j’ai retrouvé ma sœur, et toi tu n’as trouvé que des mystères.

Sans rien ajouter, Kiaraan attira Oksa dans ses bras et la serra de toutes ses forces contre son cœur. Tout son être se révoltait contre la séparation à venir. Kiaraan vacilla un instant devant la valeur du prix à payer. Elle avait gagné ce droit, le chemin à suivre lui apparaissait clairement, mais par la Mère ! la contrepartie lui déchirait le cœur. Les larmes lui vinrent, qu’elle tenta bravement de retenir. La voix enfouie dans les cheveux de son amie, Oksa demanda :

- Que dois-je dire à Diorann ?

Kiaraan s’écarta brutalement et porta ses mains à sa bouche, les yeux noyés. Quelle sœur indigne elle faisait ! Elle avait pris sa décision sans même réfléchir à la peine qu’elle causerait à Diorann. Alors qu’elle l’avait déjà abandonnée pour suivre ses propres objectifs. La honte la fouetta. Mais cette honte, si intense qu’elle soit, lui prouvait que sa décision était prise, et que rien ne la ferait changer d’avis. Elle ne pouvait pas revenir en arrière. Elle avait honte de son choix, et cela lui brisait le cœur, car la honte ne suffisait pas à la faire renoncer. Rentrer maintenant, alors que tant de choses restaient à éclaircir, lui paraissait bien plus insupportable.

Les joues brûlantes, Kiaraan essuya les larmes qui coulaient sur ses joues et releva la tête. Incapable de croiser le regard d’Oksa, elle lui répondit d’une voix basse et rauque :

- Tout. Tu lui diras tout ce qui s’est passé chez les Lupus. Et surtout, tout ce qui concerne notre père. Tu lui remettras sa lettre.

La jeune fille fouilla un instant dans ses poches et en sortit la lettre de son père. Elle la tendit à Oksa.

- Tu lui diras aussi que je suis désolée. Que je ne l’abandonnerais pas ainsi sans une bonne, une impérieuse raison de partir encore plus loin d’elle. Et que je lui promets de revenir pour pouvoir lui demander pardon moi-même.

- Je le ferai. Je lui expliquerai et je prendrai soin d’elle, ne t’en fais pas.

- Merci. Du fond du cœur. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.

- Moi non plus, je ne sais pas ce que tu ferais sans moi, répliqua Oksa d’une voix sarcastique.

Les deux amies échangèrent un sourire complice. Kiaraan tourna son regard vers Rodrik et les Lupus, et sursauta. Lexa avait rejoint le petit groupe, équipée pour un long voyage. Elle avait coupé très court ses cheveux châtains, qui paraissaient plus foncés, et ressemblait de moins en moins à une Ursi.

- Je crois que vous connaissez tous notre émissaire, fit Largo en désignant Lexa d’un geste. Il ne dépend que de vous qu’elle parte seule, ou accompagnée… que décidez-vous ?

Pétrifié, les yeux fixés sur Lexa, Rodrik ne répondit pas.

- Rodrik et moi partons avec vous, déclara alors Kiaraan d’une voix claire, qui résonna dans le silence de la clairière.

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Aliceetlescrayons
Posté le 15/05/2020
Coucou,
J’aime beaucoup l’introduction du chapitre. Outre le fait que la description est particulièrement expressive, je trouve très bien mené le ressenti de ces hommes qui accomplissent une tâche ingrate mais nécessaire.
Juste un détail « technique » par rapport à l’abandon des corps en pleine forêt. Les cadavres sont censés devenir quoi en temps normal? (parce que là, la question ne se pose pas puisqu’ils ne sont pas morts) Ils sont offerts aux charognards? Il y a un système qui empêche les animaux de venir les dévorer pour qu’ils se décomposent en paix…? Mes questions paraissent pas très ragoûtantes mais, dans un environnement « sauvage » comme celui dans lequel vivent les Humans, je me dis que ces questions peuvent avoir de l’importance? Il ne faut pas que le charnier soit trop proche du village, voire franchement loin pour éviter que les miasmes et les animaux ne perturbent les vivants… Je sais pas, j’aurais peut-être vu un genre de structure en bois pour mettre les corps hors de portée…? Ou une barrière autour de la clairière pour délimiter le lieu « tabou »?
Bon, enfin, ceci dit, ça n’a pas une importance capitale dans le déroulé de ton histoire. Je m’emporte un peu :D
Il me semble que c’est la première fois que je vois la notion d’Alpha. Chaque clan a un « chef » dans la grande ville, si je comprend bien?
Concernant le plan de Lyria, je lui trouve une petite faille qui m’embête un peu. Le fait qu’elle fasse croire à la mort des guerriers est cohérent pour organiser l’enquête ultérieure. Par contre, il pose un gros problème en cas d’alliance entre les deux clans. Les Lupus vont bien finir par comprendre la supercherie si les contacts entre les deux factions se multiplient…?
Par ailleurs, à mon sens, le fait que Kiaraan soit écarté des chasseurs perd de son importance à ce moment là. Je n’aurais pas insisté là-dessus dans la mesure où l’affaire où ils sont impliqués dépasse complètement ces considérations. On s’en fiche que Rodrik soit d’accord pour qu’elle soit chasseuse, d’autant plus qu’elle insiste bien sur le fait qu’il s’agit d’une ambassade.
Pour terminer, je crois que j’aurais laissé la décision finale à Rodrik (la phrase « on part avec vous ») Ok, il est perturbé par la présence de Lexa mais il reste le chef de l’équipe (par intérim :D) et ce serait, je pense, diplomatique de la part de Kiarann de lui laisser la parole sur ce point, vu tout ce qu’elle a obtenu de lui.

A très vite!
Gabhany
Posté le 28/05/2020
Coucou Alice ! Désolée pour le délai de ma réponse ! Merci de ton passage. Je note pour le détail technique, en effet ça pourra être peaufiné ! Alors pour les Alphas je n'ai fait que le mentionner, c'est un concept qu'on découvrira par la suite, mais tu as bien compris en effet ;)
Concernant le plan de Lyria, elle a voulu parer au plus pressé, càd l'enquête sur les disparitions, mais en effet elle risque gros lorsque son clan découvrira ce qu'elle a fait. En revanche elle compte sur le fait qu'elle a épargné la vie des Ursi pour négocier l'alliance avec les Ursi.
C'est vrai qu'à ce stade de l'histoire ce n'est pas le plus important, cette histoire de Chasseuse, mais je voulais montrer l'évolution de K. après je peux transformer ça en réflexions personnelles plutôt qu'en une "reconnaissance" de la part de Rodrik. Et tu as totalement raison par rapport au mot de la fin !
Merci de tes remarques et à bientot
Tac
Posté le 14/04/2020
Salut Gabhany !
Le chapitre fonctionne bien, mais je n’ai pas ll’énergie de dire ce qui va, aujourd’hui. Je me suis contentée de ce qui m’a perturbée, j’espère que tu me pardonneras d’avoir fait la moitié du travail et de faire confiance aux autres lecteurices pour relever les trucs qui fonctionnent.
Attention aux répétitions (savourer dans le premier paragraphe, par exemple)
« Vous n’avez pas le droit ! cria quelqu’un derrière Kiaraan. »  je ne comprends pas cet argument. Les mecs sont quand même venus attaquer les Lupus et ils se plaignent parce que Lyra a manigancé pour qu’ils puissent rester en vie sans être pourchassés ou déclencher une guerre entre leurs deux clans ? Je veux bien croire qu’ils soient mal réveillés et qu’ils trouvent que cette affaire est louche, mais je trouve que les Ursis ont vraiment l’air de cons à cet endroit. Impression qui se renforce ensuite avec : « - C’est un piège ! Tout ça, c’était juste pour pouvoir nous exécuter loin des regards ! » : quel serait l’intérêt de les tuer loin de tous alors qu’ils pouvaient les tuer devant tout le monde, sachant que le monde en question voulait les voir morts ? je trouve, encore une fois, que ça n’a aucun sens. Quant à l’argument « et nos familles ? » à ce que je sache ils ont été jugés par les Lupus, donc les Ursis ne le savent pas (encore) : ils n’ont qu’à rentrer chez eux, en fait. Bref, j’ai vraiment trouvé que les Ursis râlaient pour râler, genre « oh mais vous nous avez sauvé la vie ! bande de méchants ! » et je trouve que c’est ridicule. Ça les fait vraiment apparaître bêtes. Je ne sais pas si tu manquais toi-même d’idées pour les faire protester, mais tel quel je n’adhère pas du tout.
Bêtement je me disais qu’Oksa allait venir avec Kiaraan, et pas Rodrik (je l’aime paaaaaas :’( ). Ce d’autant plus que Lexa va à Dézdirim alors Oksa pourrait vouloir y aller aussi pour passer du temps avec sa sister. (c’est pas trop tard pour changer j’espère ? 0:-) )
Je ne comprends pas pourquoi Rodrick appelle Kiaraan « Chasseuse ». Ce n’est pas parc qu’il lui cède sur son intégration à l’expédition qu’il lui cède sur le statut de Chasseuse. Ce sont deux faits distincts, et vu le personnage (malgré les circonstances) je suis franchement étonnée qu’il cède sur tout.
J’ai sinon passé un très bon moment !
Plein de bisous !
Gabhany
Posté le 14/04/2020
Coucou Tac !
Je note tes remarques par rapport au côté plaintif-relou des URsi dans ce chapitre. Après, si je me place de leur côté, si je me réveillais dans une forêt inconnue en pleine nuit, à la merci de mes ennemis qui m'ont déjà emprisonnée, soumise à des jugements, des conseils, des épreuves, je croirai aussi à un piège ou à une autre épreuve. D'où leurs protestations. Ils ne comprennent pas pourquoi on leur fait encore subir ça. Mais je verrai à nuancer un peu tout ça ;)
Alors Lexa ne part pas avec Rodrik et Kiaraan. Elle rentre à long'ombre (le village des ursi) avec Oksa justement.
Et pour Rodrik, c'est en quelque sorte un clin d'œil aux reproches qui lui a faits Pier au chapitre 8, mais tu as raison, ce serait peut-être mieux d'attendre un peu.
Merci pour ton commentaire !
Bisous !
Gabhany
Posté le 14/04/2020
Ah oui et pourquoi tu n'aimes pas Rodrik ?
Tac
Posté le 16/04/2020
Salut Gabhany !
Alors je suis d’accord avec le fait que les ursis râlent, c’est cohérent. Mais ce sont leurs arguments qui ne me vont pas, qui les font vraiment paraître comme des enfants boudeurs de mauvaise foi. Ce que je pense qu’il faudrait, serait changer leurs arguments, en fait. Ils pourraient râler sur l’inutile complexité de la ruse de Lyria, ou du fait qu’on ne les ait pas prévenus que c’était pour du faux, ou du fait que les lupus leur imposent leurs façons de faire et leurs dictent leurs conditions et qu’ils ne peuvent que subir… ça me paraîtrait plus cohérent, plutôt que « comment osz vous nous emmener à l’écart pour nous tuer alors que vous auriez pu le faire devant tous vos compatriotes lupus ? »
Je ne me souviens pas des reproches de Pier au chapitre 8, j’avoue. Mais ce qui me perturbe c’est que je n’ai pas non plus l’impression que ROdrik et Kiaraan soient proches, donc je ne comprends pas pourquoi il serait sympa avec elle (et l’appeler chasseuse c’est claierment un geste de ce type à son égard).
Pardon je n'avais vvraiment pas compris que Lexa allait avec les ursis pour les raccompagner chez eux ! je croyais qu'elle voulait rester plus avec les lupus et s'y creuser sa place..
pourquoi je n’aime pas Rodrik ? je ne saurais pas te répondre précisément au vu de mes souvenirs peu précis des événements de ton histoire, je ne crois pas qu’il y ait eu un moment où je me sois dit « ok c’est mort je l’aime pas », mais c’est plutôt une sensation générale : je n’aime pas comment il se comporte, comme un petit chef, susceptible, et sans raison car tout le monde (Pier, Kiaraan, Lexa…) passe son temps à lui démontrer qu’il a tort et qu’il est borné. Je forcis un peu le trait, mais je crois que c’est ça que je n’apprécie pas, c’est sa fermeture d’esprit et la sensation que j’ai qu’il se gonfle toujours d’importance. PAR CONTRE je tiens à souligner que c’est mon impression perso, que des fois j’interprète des perosnnages totalement de travers, donc je suis archi maxi désolée si ce n’est pas l’image que tu voulais donner de Rodrick, ne me prend PAS comme référence pour cela. En fait que tu me poses la question ça me donne assez envie de te relire juste pour voir si ça confirme mon impression ou non et pouvoir te donner de meilleurs arguments que « beuh il me saoûle ».
Plein de bisous !
Renarde
Posté le 14/04/2020
Coucou Gabhany,

Oh, j'ai hâte d'être à Dézdirim ! Et les interactions entre nos quatre protagonistes risquent d'être intéressantes ^_^

Pour rejoindre d'autres commentaires, ce chapitre pour moi fait plus office de clôture de la première partie que le précédent. Là, on va partir sur une nouvelle aventure (nouveau lieu, nouveau groupe), mais seulement au chapitre suivant. Enfin, ce n'est pas très important, mais au cas où tu t'interroges sur ton découpage, je suis dans la team chapitre 18 en clôture de la première partie ;-)

Sinon, c'est un très chouette chapitre, où on mesure bien l'évolution de Kiaraan. Elle a pris de l'assurance cette petite ! Et je trouve bien que Rodrik la reconnaisse à part entière en tant que chasseuse.

Bref, hâte de voir ce que tu nous réserves pour la seconde partie !
Gabhany
Posté le 14/04/2020
Coucou Renarde !
Oui, moi aussi =D le voyage et les interactions seront sûrement intéressantes ^^en fin j'espère =D
Merci de ton avis qui confirme ce que je pensais par rapport au découpage. Et je suis ravie, vraiment, que l'évolution de K te paraisse cohérente. Oui, elle a pris du galon et je suis super fière d'elle <3
Merci pour ton commentaire !
Arabella
Posté le 13/04/2020
Coucou Gabhany ! Je trouve ça très intéressant la réflexion de Largo sur Kiaraan. On en apprend plus sur Largo, ses sentiments, sa façon de voir les choses et en même temps on comprend que Kiaraan est une jeune femme vraiment extraordinaire.

Non, répondit Largo d’une voix basse et froide. Ne remettez jamais les pieds ici. Un intérêt supérieur vous a permis de vous en sortir, mais nous n’oublierons pas. => Grrr, Largo est classe héhéhé. (pardon)
Une opportunité qu’elle ne devait pas laisser passer. ==> Je dirais plutôt "une opportunité qu’elle devait saisir".

Je trouve l’explication entre les deux groupes très claires, j’ai beaucoup aimé la prise d’assurance de Kiaraan , elle vient au bon moment, elle est justifiée et sonne juste !
Le ton général du chapitre est très juste et le dosage est très bon entre la prise de décision et les adieux.

Personnellement, jusque-là je penchais plus pour finir la partie 1 avec le chap 17 et commencer la partie 2 avec le chapitre 18. A présent, cela me semble plus cohérent de finir avec ce chapitre la 1ère partie. et en plus on perçoit vraiment la fin d’un cycle et le début d’un autre.

Bravo pour cette première chapitre belle et haletante ! on veut la suite ! :)
Arabella
Posté le 13/04/2020
cette première partie, pardon.
Gabhany
Posté le 14/04/2020
Coucou Arabella ! Ah merci, je suis contente que ce passage atteigne son but ! Et merci aussi pour tes remarques à propos de K, ça me fait chaud au coeur car j'ai moi aussi vraiment vu à quel point elle avait évolué.
Je note pour ton avis sur le découpage, tout le monde est du même avis j'ai l'impression.
Merci pour ton passage <3
Makara
Posté le 12/04/2020
Coucou gabhany ! Un super chapitre ! C'est vrai qu'il pourrait aussi tout à fait clore la partie 1 vu qu'ensuite on part sur une nouvelle aventure.
Je suis trop excitée que Kiariann parte avec Largo pour la capitale ! j'ai hâte de lire ça :)
L'explication quant au fait qu'ils ne soient pas mort se tient. Après, je dois t'avouer que je n'ai pas cru une seule seconde à la possibilité que le groupe meurt. Cela vient de Lyria et des discussions qu'on eu ensemble Kiarann et elle. Alors si cela ne te gêne pas que le lecteur n'ait pas peur pour les persos, ne change rien. Si tu veux par contre augmenter la tension dan sles chapitres précédents, il faudrait que Kiarann apprenne tous les éléments sur son père après ce chapitre; En fait, qu'elle ait une discussion avec Lyria seulement au chapitre suivant. Pour moi cela me semblerait logique et cela "n'affaiblirait" pas l'autorité de Lyria dans son clan", et tu jouerais bien plus avec les nerfs du lecteur. on serait en mode "Lyria est pas sympa, c'est une dictatrice qui ne veut rien entendre et paf elle les sauve du jugement de la mère et on revise notre jugement ;)". Bref, voilà c'est une idée comme ça, pour la réécriture surtout.
Là il vaut mieux que tu continues d'avancer car j'ai trop envie de savoir la suite !!!!!
Allez pleins de bisous volants <3
Gabhany
Posté le 14/04/2020
Coucou Makara ! Ah merci de ton avis, je pense vraiment que c'est celui-ci qui clôturera la partie 1.
Je note tes idées par rapport au suspense, c'est intéressant, je vais voir comment les mettre en place ;) je pourrais déjà supprimer comme tu me l'as suggéré la dernière phrase du chapitre précédent à propos de Lorel.
Des bisous et merci pour ton commentaire !
Isapass
Posté le 12/04/2020
C'est un très beau chapitre de transition ! L'introduction du point de vue de Largo est très jolie, très poétique.
Ensuite, le réveil de Kiaraan est émouvant sans en faire des tonnes (c'est pour ça qu'il est émouvant, d'ailleurs ;) ). J'aime bien qu'elle panique un peu parce qu'elle ne voit rien et qu'elle pense tout de suite à ses compagnons. Par contre, c'est un peu surprenant que Largo ne la voit pas plus vite se réveiller puisqu'il était juste à côté. Mais bon, on peut imaginer qu'entre temps, il a rejoint Lorel parce qu'il avait besoin d'elle.
Et l'équipe qu'on voit se former est très prometteuse. Enfin, si j'ai bien compris : Rodrick et Kiaraan vont partir avec Lorel et Largo, tandis que Lexa va repartir chez les Ursi en tant qu'émissaire de Lyria, c'est bien ça ? Ou Lexa va partir avec eux ?
Je n'ai qu'une remarque qui porte sur les arguments en faveur de l'approbation du plan : Kiaraan dit que les lupus seront les alliés des Ursi, et les autres chasseurs sont d'accord avec elle. Mais a priori, ce n'est pas si simples : les lupus les croient morts, non ? Pour que l'alliance soit scellée, il va falloir que Lyria avoue qu'elle a trafiqué le Jugement de la Mère. Est-ce que ça ne risque pas de lui faire perdre toute légitimité auprès de son clan ? Ou alors elle va présenter les choses comme si le jugement avait basculé en faveur des ursi et que la Mère avait choisi de ne pas les tuer ? Je ne vois pas comment elle peut s'en sortir si elle ne choisit pas cette voie-là. (ou alors il y a quelque chose que je n'ai pas compris, ce qui est possible XD).
J'ai trouvé les interactions entre Kiaraan et Oksa très convaincantes, ainsi que ce qui concerne Diorann. Juste, je ne me souvenais pas que Kiaraan avait parlé (montré ?) de la lettre à son amie.
En tout cas, vivement la suite : Kiaraan en voyage avec le beau Largo et une enquête, de nouveaux décors... ça promet !
Détails :
"Pourquoi Lyria nous avoir fait subir cette barbarie ?" : "Pourquoi nous avoir fait subir cette barbarie" ou "Pourquoi Lyria nous a fait subir cette barbarie ?"
"La honte la fouetta. Mais cette honte, si intense qu’elle soit, lui prouvait que sa décision était prise, et que rien ne la ferait changer d’avis. Elle ne pouvait pas revenir en arrière. Elle avait honte de son choix, et cela lui brisait le cœur, car la honte ne suffisait pas à la faire renoncer. " : quatre fois le mot "honte" dans ce passage ; ) La dernière phrase est redondante, même si je comprends que tu veuilles insister sur cette idée. Peut-être que tu peux la garder pour en repasser une couche plus tard, une fois ou Kiaraan pensera à sa sœur ?
A bientôt !
Isapass
Posté le 12/04/2020
Ah oui, j'ai oublié de répondre à ta question : je n'ai pas du tout trouvé le chapitre trop long, mais ce n'est jamais gênant pour moi du moment que je ne m'ennuie pas (d'ailleurs mes chapitres font rarement moins de 3000 mots et souvent plus de 4000)
Gabhany
Posté le 12/04/2020
Hello Isa ! Merci, je suis contente que le chapitre passe bien, vu comme j'ai galéré à l'écrire ^^ Oui tu as bien compris, Kiaraan et Rodrik partent avec Largo et Lorel tandis que Lexa retourne à Long'Ombre en tant qu'émissaire, avec le reste des Ursi.
Je note ta remarque par rapport à Lyria, je n'y avais pas réfléchi en détail mais du coup je pense que je vais adopter la solution que tu suggères ^^
Oups pour les répétitions de "honte" en effet c'est un peu trop, je vais corriger ça.
Tant mieux si tu ne le trouves pas trop long, en fait mes chapitres sont plus courts en général, c'est pour ça que je demandais. Cela dit je pense que les prochains seront plus longs XD Merci pour ton commentaire !
Joke
Posté le 10/04/2020
Beau chapitre, Gab!
Les sensations de Kia à son réveil sont très bien exprimées, sa séparation avec son amie est émouvante, et on est contents de voir que Rodrik et elle commencent à nouer une complicité et une confiance.
On ressent bien aussi le conflit de loyauté qui anime Kia.
De plus, tu jongles aisément entre les pensées des personnages, le moment où Largo s'interroge sur la force et la maîtrise de Kia par exemple; ça passe très bien; c'est fluide, et ce n'est pourtant pas facile à réaliser.
tout ça donne envie de savoir la suite!
Gabhany
Posté le 12/04/2020
Merci Joke ! Je suis contente que ça fonctionne, car il y avait beaucoup de choses à mettre en place dans ce chapitre, et il m'a donné du fil à retordre ! Merci pour ton passage et ton commentaire !
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