Chapitre 18

Notes de l’auteur : Coucou ! Pour ce chapitre, on change de point de vue ^^ Bonne lecture !

Adhara et Natt étaient déjà présents dans la salle du trône lorsqu’Aliss y fit son entrée. Elle était vêtue d’une robe faite de plusieurs voiles bleutés qui mettait en valeur ses yeux outremer. Un fin diadème enserrait son front et retenait ses longs cheveux d’un beau blond vénitien. Droite, elle s’approcha du trône et adressa un signe de tête respectueux à son frère.

— Tu es en retard, lui reprocha ce dernier.

— J’avais à faire, répondit la jeune femme.

Le roi plissa le nez, agacé.

— Quand je te convoque, cela doit être ta priorité, la tança-t-il.

— Oui, Adhara, soupira Aliss, se retenant de lui dire ce qu’elle pensait réellement.

Natt esquissa un imperceptible demi-sourire. Il savait très bien ce qui avait occupé sa cousine. Mais si Adhara préférait ne rien savoir, ce n’était certainement pas à lui de lui apprendre.

— Que voulais-tu ? demanda-t-elle.

Le roi lui tendit une missive légèrement froissée.

— Elle a été envoyée par le Grand Temple d’Arenell, informa-t-il.

Aliss la parcourut du regard et son visage se ferma au fil de sa lecture.

— Elaran a essayé d’attaquer Altaïs alors qu’ils se trouvaient dans un Grand Temple…

— C’est ce que le Haut Prêtre rapporte, confirma Adhara. Mais nous ne savons pas ce qu’il s’est réellement passé, Elaran avait probablement une très bonne raison d’agir ainsi.

— Ou il a perdu le contrôle, contra Natt d’un ton froid.

Adhara le foudroya du regard.

— Je lui ai donné les pleins pouvoirs en ce qui concerne la traque d’Altaïs.

Il cracha le nom avec dégoût.

— Peu importe, les interrompit Aliss. Le problème est que nous n’avons vraiment pas besoin de ça en ce moment. Si la population apprend que le Grand Conseiller s’est permis d’attaquer quelqu’un dans un temple, nous nous retrouverons dans une position encore plus fragile !

— Il n’y a pas de raison qu’elle l’apprenne.

Aliss jeta un regard dur à son frère.

— Adhara, nous n’avons pas le droit à l’erreur. Tu n’as pas le droit à l’erreur. Entre la révolte qui gronde dans le Nord et celle qui agite désormais les bas-fonds depuis quelques jours, nous tenons en équilibre sur un fil.

Le roi balaya les propos d’un geste de la main.

— Une fois Altaïs revenu ici et exécuté, les choses s’apaiseront.

Aliss secoua la tête.

— Les révoltes existaient bien avant Altaïs, elles continueront bien après lui. Tu dois changer les choses si tu ne veux pas que le royaume meure.

— Il suffit ! Mêle-toi de ce qui te regarde Aliss ! Trouve un mari par exemple, si tu ne veux pas que je m’en charge pour toi.

— Je n’envisage pas de me marier maintenant, il y a des choses bien plus importantes qui nous attendent ! répliqua la jeune femme en serrant les poings.

— Qui ne te concernent pas, petite sœur. Je me chargerai donc de te trouver un époux.

Aliss le toisa.

— Porter cette couronne ne te réussit pas, laissa-t-elle finalement tomber.

Et sans attendre de réponse, elle tourna les talons alors que son frère rougissait de rage. Natt soupira et lui emboita le pas.

— Elle n’a pas tort, lança-t-il néanmoins avant de sortir. Ce n’est pas la mort d’Altaïs qui apaisera le peuple.

Et il sortit, estimant que sa présence n’était plus nécessaire maintenant qu’Adhara les avait averti de la situation.

Resté seul, Adhara se pinça l’arête du nez entre le pouce et l’index, l’air las. Il entendait ce que disaient sa sœur et son cousin. Mais il ne supportait pas les reproches sous-entendus. Il menait la politique qu’il devait mener. Le peuple devait s’y plier. Le roi veillait sur lui après tout.

Il savait que le couvre-feu qu’il avait instauré depuis deux ans avait impacté l’économie, mais, dans un même temps, la criminalité avait diminué. Il avait continué d’isoler les bas-fonds, mais en contrepartie n’y envoyait que rarement l’armée. Le reste de la ville avait ainsi pu se sentir plus en sécurité. En ce qui concernait le Nord, la population s’était toujours tenue un peu à l’écart, et il ne pouvait se permettre d’entacher encore davantage l’économie pour de simples conditions de vie difficiles.

Sa hargne contre Altaïs n’avait rien d’une vendetta personnelle. Presque pas. Il mettait simplement le royaume en danger. En outre, face à ses voisins, Aeldor commençait à perdre en crédibilité. Arrêter le régicide permettrait à Adhara de réaffirmer sa puissance.

Au-delà, un problème tout aussi important se posait. Depuis des années, il se heurtait à cette question, cherchant à la résoudre sans jamais véritablement s’y confronter. Aucun membre de la famille royale n’était marié, ce qui posait la question d’une descendance, pour le moment aussi absente que désirée. Adhara était persuadé que l’arrivée d’un enfant dans leur famille ne pourrait que renforcer leur influence auprès du peuple. Mais Natt, qui avait pourtant trente-six ans, ne semblait absolument pas se préoccuper de ce problème. Aliss, qui de l’avis de son frère aurait dû être mariée depuis plusieurs années, repoussait tous les prétendants qui se présentaient à elle. Adhara envisageait donc de lui imposer un mariage politique avec le duc d’Alvsborg, pour resserrer leurs liens avec le Nord. Après tout, elle avait déjà vingt-quatre ans. Il était plus que temps qu’elle trouve un époux. Quant à Mathéis, il était trop timide pour songer à courtiser, ou alors son aîné n’était pas dans la confidence.

Lui-même n’avait pas encore trouvé celle qui partagerait sa vie. Aucune femme n’avait trouvé grâce à ses yeux. Aucune n’avait la trempe d’une reine. Il souhaitait une femme aussi noble que l’avait été sa mère, et non une simple roturière comme la mère de Natt et Altaïs, mais il commençait à désespérer.

Peut-être leur père avait-il été trop laxiste avec ses enfants.

Un instant, le roi regretta l’absence d’Elaran, son Grand Conseiller. Lui comprenait et approuvait ses décisions. Mais aussitôt, il secoua la tête pour remettre ses idées en place. Il n’avait besoin de personne. Il était le roi.

 

***

 

Aliss était furieuse. Son imbécile de frère fermait les yeux sur la situation catastrophique dans laquelle se trouvait Aeldor et menaçait en prime de lui imposer un époux. Il gardait peut-être la noblesse dans sa poche pour le moment, mais un jour viendrait où celle-ci ne le soutiendrait plus, car elle trouverait un intérêt ailleurs. Et ce jour-là, tout roi qu’il soit, Adhara perdrait. Elle espérait sincèrement qu’il retrouve la raison avant, et qu’il trouve un moyen de mettre fin à la guerre civile qui se profilait.

D’ici là, elle avait bien autre chose à faire que de se marier.

— Tu devrais être plus prudente, ou Adhara finira par avoir vent de ton secret, l’interrompit la voix de Natt dans son dos.

Elle fit volte-face, les mains sur les hanches.

— Je ne vois pas de quoi tu parles, répliqua-t-elle avec un aplomb impressionnant.

Le sourcil droit de Natt s’arqua avec élégance.

— Ton soldat ?

— Pas ici, siffla-t-elle.

Natt ouvrit la première porte qui s’offrait à eux, vérifia que la pièce était vide et s’y engouffra en faisant signe à sa cousine de le suivre. L’endroit était petit, c’était un simple salon qui servait pour les collations. Natt s’assit élégamment dans l’un des petits fauteuils richement ouvragés tandis qu’Aliss resta debout, les bras croisés sur la poitrine. Elle le fixa avec un air de défi.

— Range tes griffes, dit-il. Je ne vais pas te dénoncer.

— Alors que veux-tu ?

— Te mettre en garde. Cela ne plaira pas à Adhara quand il l’apprendra. Ni à la noblesse.

— Adhara n’est pas mon père, et la noblesse n’a pas son mot à dire. C’est ma vie, rétorqua-t-elle.

— La dernière fois, cela s’est mal fini, l’avertit Natt.

— La situation était différente, protesta-t-elle.

— Parce qu’il fréquentait un autre homme ? Tu es une princesse de sang royal, aux yeux de la cour, tu dois être irréprochable. Peu importe le sexe de la personne que tu désires. 

— Tu ne peux pas nier que cela a joué. Si la noblesse avait été plus ouverte d’esprit, cela aurait probablement pris moins d’ampleur. C’était une raison supplémentaire de s’acharner sur lui.

Natt soupira.

— Certes, mais si on te surprend à batifoler avec le premier venu, tu ne seras pas dans une meilleure position.

— Je ne batifole pas avec le premier venu, s’agaça Aliss. Je n’ai connu personne d’autre, cela fait quatre ans que ça dure.

— Cela ne changera rien aux yeux de la cour. Tu as repoussé trop de prétendants, elle n’aura aucune compassion. Et que feras-tu lorsqu’Adhara perdra patience et t’imposera un mariage ?

— Je me marierai avec celui que j’aime.

Natt secoua la tête.

— Adhara est roi que tu le veuilles ou non.

— Alors je fuguerai aussi !

Elle s’approcha de la fenêtre, le regard assombri.

— Je me suis investie corps et âme dans ce royaume. Père me faisait confiance, mais depuis sa mort Adhara m’écarte et veut me dicter ma vie. Nous sommes peut-être la famille royale, mais nous sommes humains avant tout. Ton père l’avait compris.

— Certes, il a fait ses propres choix. Il a choisi d’épouser ma mère alors qu’elle était de basse naissance. Mais cela a surtout joué contre elle, et par extension contre Altaïs et moi. Elle a toujours été tenue à l’écart par la noblesse, et elle comme moi avons toujours été jugés plus durement en conséquence. Et je ne te parle même pas d’Altaïs, qui a dû se mettre toute la cour à dos.

Il fit une courte pause, comme pour mieux organiser sa pensée.

— La noblesse aeldorienne est très fière de ses origines et accepte mal ce qui rompt avec ce qu’elle connaît.

Natt se releva et lissa des plis imaginaires sur sa tenue impeccable.

— Je ne te juge pas, Aliss. Je t’avertis seulement des risques que tu cours.

Il se dirigeait vers la porte lorsque sa cousine l’interpella :

— As-tu réfléchi à notre dernière discussion ?

Natt se retourna vers elle, les sourcils légèrement froncés.

— Je croyais avoir été clair à ce sujet.

Mais Aliss soutint son regard de glace sans broncher.

— Je ne sais pas ce qu’il s’est passé cette nuit-là, dit-elle lentement. Mais je pense que beaucoup de choses nous échappent. Et je me méfie de plus en plus d’Elaran, ajouta-t-elle d’une voix tranchante.

— Elaran a toute la noblesse à ses pieds et la confiance de ton frère, je te déconseille de devenir son ennemie. Et nous ne pouvons pas nous permettre de nous déchirer maintenant. Nous tomberions.

— Et quel sera le prix à payer si nous ne faisons rien ?

— Il faut parfois faire des sacrifices pour maintenir l’équilibre.

— Ton frère sera l’un d’eux alors, répliqua durement Aliss.

Une ombre passa dans le regard clair de Natt.

— Il n’est pas encore mort.

— Elaran est à ses trousses et il ne lâchera rien. Altaïs ne pourra pas fuir éternellement. Et ne compte pas sur mon frère pour faire preuve de clémence. Le jugement qui se prépare ne sera qu’un simulacre.

— Nous verrons, répondit Natt. Maintenant, si tu m’excuses, je dois me rendre auprès de mes espions. La situation dans les bas-fonds est plus que préoccupante.

Et il se détourna en direction de la porte qu’il ouvrit d’un geste décidé. Aliss le regarda s’en aller ainsi, avec la désagréable tentation de s’insinuer dans l’esprit de son cousin, car celui-ci cachait un peu trop bien ses secrets à son goût.

 

***

 

Elaran et Mathéis avaient rejoint le village le plus proche. Situé en dehors de la Forêt de Givre, ses habitants avaient voulu se porter au secours des prêtres du petit sanctuaire, mais n’avaient trouvé que des ruines et des cadavres à leur arrivée. Et le Grand Conseiller d’Aeldor, qui leur avait expliqué être malheureusement arrivé trop tard. Les villageois les avaient alors invités dans leur petite auberge pour qu’ils puissent se reposer, et Mathéis avait accepté d’une voix ferme pour éviter que quiconque ne le contredise.

Les éclats de voix résonnaient désormais dans toute la chambre où s’était installé Elaran.

— Tu n’avais pas le droit de faire ce que tu as fait ! s’écria Mathéis.

Son oncle l’observa avec condescendance.

— Je ne te demande pas ton avis. J’ai fait ce qui devait être fait.

— Non, tu ne devais pas tuer ces prêtres !

— Oh, Mathéis ! Grandis ! Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir des témoins. Et rien ne te dit que ces villageois que tu défends avec acharnement ne t’auraient pas trahi.

— Ils étaient innocents !

— Ils ont accueilli un régicide. Ils n’étaient pas innocents.

— Si le peuple apprend ce que tu as fait, tu peux être sûr que la guerre éclatera au sein de ce royaume. Et nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir les Grands Temples pour ennemis.

— Tu ne connais rien à la politique, Mathéis. Il n’y a aucune raison que le peuple apprenne ce qu’il s’est passé si tu tiens ta langue. Regarde, ceux qui sont venus après avoir été attirés par les fumées ont-ils douté un seul instant de nous ?

La menace sous-jacente fit frémir le jeune homme, mais il ne se démonta pas pour autant.

— Tu étais prêt à tuer Altaïs et son compagnon, dit-il, les dents serrées.

— Non, seulement son compagnon. Un Protecteur peut être dangereux. Il nous aurait mis des bâtons dans les roues. Une fois celui-ci écarté, nous n’aurions pas eu de difficultés à ramener Altaïs au palais.

En réalité, Elaran ne craignait pas le Protecteur, mais celui-ci paraissait représenter un excellent moyen de pression sur Altaïs. Mathéis n’était simplement pas obligé de connaître sa réelle motivation. Il lui posait déjà suffisamment problème.

— Comme le prouve ton bras ?

La mâchoire d’Elaran se crispa. Les flammes d’Altaïs lui avaient laissé une longue brûlure sur tout le bras, et celle-ci tardait à cicatriser.

— Si tu ne t’étais pas mis en travers de ma route, les choses se seraient passées bien différemment.

— Très certainement, répondit Mathéis, dont les yeux se plissèrent légèrement. De toute manière, nous ne repartirons pas avant demain. La plupart des soldats ont été blessés et ont besoin de repos.

Et sans attendre la réponse de son oncle, il quitta la pièce, refermant volontairement la porte de manière brusque.

 

***

 

Après deux jours de chevauchée effrénée, Alexander et Altaïs avaient enfin atteint les grandes terres du Nord. Sous leurs yeux, les paysages glacés s’étendaient à perte de vue, bien plus impitoyables que ceux qu’ils avaient vus jusqu’à maintenant.

Ils échangèrent un regard.

Ils étaient prêts.

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Gabhany
Posté le 09/04/2021
Un chapitre intéressant ! Brrr que je n'aimerais pas avoir Adhara pour roi ^^ Il est dans la droite ligne d'Elaran, despote et cruel... je suis de plus en plus intriguée par Aliss, j'ai aimé découvrir sa liaison avec un soldat et son indépendance affirmée. Et Natt l'insaisissable ... qu'est-ce qu'il mijote ? Je trouve qu'il est un peu trop facilement prêt à laisser Altaïs se faire capturer ...
Par rapport aux trois dernières phrases, je pense qu'elles n'ont pas vraiment d'intérêt. On n'oublie pas l'arc d'A&A, et là on les retrouve juste en quelques mots, ce n'est pas forcément utile à mon sens.
A bientôt !
Mathilde Blue
Posté le 11/04/2021
Coucou !

Oui effectivement, Adhara n'a pas appris de la bonne personne... Hehe, j'aime beaucoup Aliss ^^ Quant à Natt... C'est Natt quoi, il paraît toujours avoir une longueur d'avance...
C'est noté pour les dernières phrases, je vais peut-être les enlever dans ce cas !

À bientôt :)
Hastur
Posté le 05/04/2021
Vraiment un très grand roi dans la droite lignée des très grands rois qui risquent de perdre leur tête ! Mais comme elle semble vide de tout sens politique, le peuple et la noblesse ne devraient pas y perdre grand chose ! :D

C'était bien sympathique de retrouver les personnages de la famille de ce côté ci du royaume :), avec ces thématiques autour de la liberté de se marier ou non, avec qui l'on souhaite ou non.

Je te mets mes petites notes de lecture:
"lorsqu’Aliss y fait son entrée."
fit ?

"— Porter cette couronne ne te réussit pas, laissa-t-elle finalement tomber."
14 - 0, pour Aliss ! Elle gagne par KO :D

"couvre-feu qu’il avait instauré depuis deux ans"
Il commence aussi à 19h ? Oups pardon... Je n'ai pu résister hi hi ^^'

"Un instant, le roi regretta l’absence d’Elaran, son Grand Conseiller. Lui comprenait et approuvait ses décisions."
Un Conseiller de qualité tout grillé ? :D

"Elle espérait sincèrement qu’il retrouve la raison avant, et qu’il trouve un moyen de mettre fin à la guerre civile qui se profilait."
trouve/retrouve fait effet de répétition
Peut-on mettre fin à quelque chose se profile seulement ? Tuer dans l'oeuf ?

"Et le Grand Conseiller d’Aeldor, qui leur avait expliqué être malheureusement arrivé trop tard. "
Puisse-t-il rotir en enfer vraiment !

Je file à la suite :D
Mathilde Blue
Posté le 05/04/2021
Ta remarque sur les très grands rois m'a fait beaucoup rire XD Il y a un peu de ça oui ^^

En effet, Aliss refuse de laisser son frère lui marcher dessus, ça promet des étincelles ^^

Pour le couvre-feu, c'était facile là :p Mais officiellement le couvre-feu commence dès qu'il fait nuit sinon ^^

Je te trouve un peu dur avec ce pauvre Elaran qui ne demande qu'à servir son royaume correctement... ^^

Merci pour tes notes !
AnatoleJ
Posté le 30/03/2021
Hello :D

Adhara s’améliore décidément pas ! Entre le sexisme et le mépris général pour sa famille, il mérite un coup de seau d’eau (seau compris) sur la tête pour se rafraichir les idées... Je pense qu’Aliss sera tout à fait qualifiée pour administrer le dit coup :D (Elle je l’aime de plus en plus, je sens qu’elle est à deux doigts de lancer la révolte haha)
Je crois que le détail qui me tue le plus, c’est qu’il refuse de se marier avec la première venue, mais imposer ça à sa famille, là par contre zéro problème... Faut vraiment qu’il change de job celui-là x)

Rage contre Adhara à part, encore une fois j’ai trouvé ça intéressant que tu nous donnes tout ces éléments politiques à un moment où on est déjà bien investi dans les personnages, parce que mine de rien on commence à en savoir pas mal sur le reste de la famille royale, à force ! (je crois que je pourrais faire l’arbre généalogique tout seul sans m’embrouiller, maintenant, haha). Je me suis fait la réflexion en constatant qu’il y avait presque pas d’action (à part des portes qui claquent et des claques qui se perdent) mais qu’il se passe quand même plein de chose et c’est loin d’être mou ^^

Et on dirait que c’est enfin le moment de faire des batailles de boule de neige et des concours du plus beau bonhomme pour Alex et Altaïs !
(Micro-détail pour le futur : dans le cadre d’une publi hebdomadaire, c'était très cool d'avoir ces quelques lignes sur eux deux à la fin pour teaser, mais je ne sais pas si ça ne casserait pas le rythme dans un livre papier/lecture en continu ? Je me dis que ce serais plutôt les premières lignes du chapitre qui suit, celles qui font « accidentellement » lire un chapitre de plus... En vrai je ne sais pas, ce sera à confirmer sur la structure globale ^^)

Je n’ai relevé aucune corrections à apporter (à part une typo déjà relevée par cherry, donc pas besoin de répéter), j’ai beaucoup aimé le rythme et la fluidité de ce chapitre ! J’ai remarqué que les passages que tu écris de point de vue autres que les deux fugitifs sont souvent plus fluides, et je me demande si tu n’as pas comme moi le syndrome du « yolo sur les autres persos » qui aide à ne pas sur-réfléchir à l’écriture xD

Du coup toutes les notes que j’ai prises sont 100% non pertinentes :

« et il ne pouvait se permettre d’entacher encore davantage l’économie pour de simples conditions de vie difficiles. »
Le véritable méchant de l’histoire depuis le début, le capitalisme

« Mais Natt, qui avait pourtant trente-six ans, ne semblait absolument pas se préoccuper de ce problème. »
Va savoir pourquoi, je l’imaginais plus vieux que ça, genre plus proche de la cinquantaine ? (le pire c’est que je suis quasiment sûr que tu as déjà mentionné son âge, mais l’information a été totalement modifiée dans mon cerveau ? Un mystère x) )

« — Range tes griffes, dit-il. Je ne vais pas te dénoncer. »
Officiellement tous des chatons dans cette famille

« — Alors je fuguerai aussi ! »
Yes ils pourront faire un road trip entre cousins vagabonds, ce sera fun

« Et le Grand Conseiller d’Aeldor, qui leur avait expliqué être malheureusement arrivé trop tard. »
J’ai dit quelques gros mots en lisant cette phrase, Elaran mérite plus que des coups de seaux sur la tête D:

Voilà pour ce chapitre et ce commentaire beaucoup trop long, à bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 31/03/2021
Coucou :D

Non, en effet x) Si tu savais ce qu’il nous réserve encore… Je suis d’accord pour le coup de sceau ! Je suis même ouverte à d’autres propositions, et je pense qu’Aliss approuve tout autant et qu’elle lutte ferme contre la tentation (j’adore Aliss haha). Mais oui, Adhara a un sens des priorités particulier…

L’arbre généalogique seulement avec les personnages en vie, ou en comptant les morts aussi ? ^^ Mais je suis contente si tu trouves les éléments politiques bien amenés (c’est pas vraiment la partie sur laquelle je suis le plus à l’aise en général).

Ouiiiiii, plein de neige partout !! Par rapport aux quelques lignes de la fin, j’avais hésité, mais le fait est le chapitre suivant commence après une légère ellipse, donc à moins de carrément faire sauter la scène à la fin de ce chapitre, je ne trouvais pas ça très pertinent de l’intégrer au début du chapitre suivant…

Ah, le « yolo sur les autres persos », ça me définit si bien xD Ce chapitre n’était pas du tout prévu à la base, mais finalement Aliss avait beaucoup de choses à dire ^^

Pour tes notes (qui sont très drôles) :

« Le véritable méchant de l’histoire depuis le début, le capitalisme »
J’aurais pas dit mieux

« Va savoir pourquoi, je l’imaginais plus vieux que ça, genre plus proche de la cinquantaine ? »
Alors je crois que je dis à un moment qu’il a quatorze ans d’écart avec Altaïs (qui en a 22), mais je ne sais pas si j’avais précisé son âge tel quel, et comme il se comporte un peu comme un vieux des fois… xD

« Officiellement tous des chatons dans cette famille »
C’est si mignon les chatons en même temps ^^

« Yes ils pourront faire un road trip entre cousins vagabonds, ce sera fun »
Ils feraient un petit groupe qui déchire franchement

« J’ai dit quelques gros mots en lisant cette phrase, Elaran mérite plus que des coups de seaux sur la tête D: »
Oui clairement, il mérite d’être enfermé dans le sceau et jeté à la mer.

Haha, j’adore tes commentaires beaucoup trop longs, ne change rien ^^ À bientôt !
Blanche Koltien
Posté le 30/03/2021
Coucou!!

Me revoilà, bien en retard ^^ (les révisions de partiels ça prend du temps^^)
Je fais un commentaire pour les deux chapitres précédents du coup:

Franchement, je suis toujours aussi fan!! La scène de l'incendie est géniale!! Le mystère n'est toujours pas résolu, on sent qu'il y a des choses qu'on ignore!! Et c'est super chouette d'avoir eu un chapitre d'un point de vue d'un autre personnage, ça élargi les horizons!

Les rébellions commencent à fleurir face à Eléaran, et ce n'est pas plus mal!
Quand aux sentiments d'Aliss, j'espère que ça ne va pas mal se terminer!

Bref, c'est toujours un plaisir de te lire!

A bientôt!

Blanche
Mathilde Blue
Posté le 31/03/2021
Coucou :D

Haha je comprends, je partage ce problème x) Bon courage en tout cas !

Je suis contente que cette suite te plaise en tout cas :D La scène de l'incendie n'a pas été facile à écrire donc ça me fait plaisir que tu la trouves géniale !
Eh oui, malheureusement ce ne sont pas forcément les mieux placés pour faire changer les choses :x

À bientôt !
dodoreve
Posté le 24/03/2021
"Sa hargne contre Altaïs n’avait rien d’une vendetta personnelle. Presque pas. Il mettait simplement le royaume en danger." Perso j'attends des arguments plus construits pour en vouloir à Altaïs >:(
C'est effectivement intéressant de changer de point de vue, ça nous rappelle les enjeux "politiques" qui sont quand même à la base de l'intrigue. Comme Cherry, j'ai hâte de retrouver le duo, mais j'ai trouvé ça hyper cool les quelques lignes que tu as ajoutées sur eux à la fin ! Elles nous permettent de nous raccrocher au récit principal, et non seulement c'est chouette émotionnellement, parce qu'on s'y attache à ce duo, mais en plus c'est bien d'un point de vue "narratif" sans doute : on sait où on en est, et on peut se projeter sur la suite. Trop hâte (pour changer ? ahah) !
Mathilde Blue
Posté le 25/03/2021
Coucou !

Au risque de te décevoir, Adhara n’a pas vraiment plus d’arguments x) Il se contente de reporter toute sa haine sur Altaïs :(

Je suis contente que ce chapitre soit intéressant ! À la base, il n’était pas vraiment prévu mais c’était important de montrer ce qu’il se passait ailleurs aussi ^^ Mais bon, moi aussi j’ai hâte de retrouver Alexander et Altaïs !

À bientôt :D
dodoreve
Posté le 25/03/2021
C'est bien ce qui me semblait pour Adhara ! Et ça ne me déçoit pas, ça confirme mes doutes et le peu d'empathie que j'aurai pour lui ^^
Ils sont marrants ces chapitres qui s'imposent à l'écriture. Mais c'est bien de les laisser faire !
À bientôt :)
Mathilde Blue
Posté le 25/03/2021
En vrai, je ne déteste pas fondamentalement Adhara, au fond il me fait de la peine x) Il avait déjà du mal avec le caractère d’Altaïs avant le régicide, mais maintenant il est persuadé qu’il a tué son père et qu’il est responsable de tous ses problèmes. Sachant qu’Adhara est trèèèèèès borné.
À bientôt !
Cherry
Posté le 24/03/2021
Je trouve ça agréablement bien de changer de point de vue :) et cette fin qui nous laisse encore plus envie de lire la suite ^^

"Adhara et Natt étaient déjà présents dans la salle du trône lorsqu’Aliss y fait son entrée. " : Aliss y fit son entrée

"Trouve un mari par exemple, si tu ne veux pas que je m’en charge pour toi." : une des phrases les plus sexistes que j'aie pu lire dans cette histoire, je ne m'y attendais pas de la part d'Adhara mais ça ne me surprend pas... j'imagine que la société aeldorienne est sexiste ?

Hahahaha eux aussi vivent un couvre-feu, je l'avais complètement oublié. Eh bah écoute on est tous dans la même galère, je comprends l'agacement du peuple x) eh oui ça ralentit l'économie. Tu t'es inspirée de notre situation actuelle ? XD

"L’endroit était petit, c’était un simple salon qui servait pour les collations. Natt s’assit élégamment dans l’un des petits fauteuils richement ouvragés" : répétitions de l'adjectif "petit"

Par contre, Mathéis et Elaran sont dans une petite pièce et ils sont censés être discrets mais ils haussent la voix... c'est un peu contradictoire parce que je les voyais plutôt parler à voix basse. Y'a littéralement Mathéis qui accuse son oncle d'avoir tué des prêtres... ils devraient un peu se méfier ;-)

"Elaran et Mathéis AVAIENT rejoint le village le plus proche. Situé en dehors de la Forêt de Givre, ses habitants AVAINT voulu se porter au secours des prêtres du petit sanctuaire, mais n’AVAIENT trouvé que des ruines et des cadavres à leur arrivée. Et le Grand Conseiller d’Aeldor, qui leur AVAIT expliqué être malheureusement arrivé trop tard. Les villageois les AVAIENT alors invités dans leur petite auberge pour qu’ils puissent se reposer, et Mathéis AVAIT accepté d’une voix ferme pour éviter que quiconque ne le contredise." : bon j'ai pris tout le paragraphe pour faire facile mais il y a répétition du verbe avoir "

Notre duo commence à me manquer en plus >.< j'ai tellement envie de les revoir la semaine pro !
Mathilde Blue
Posté le 24/03/2021
Coucou ^^

Contente que le changement de point de vue soit agréable à lire !

En ce qui concerne Adhara, effectivement il est sexiste, ce qui est assez courant à Aeldor, mais ce n’est pas non plus omniprésent. Par exemple, le roi défunt était plus ouvert et laissait Aliss avoir un rôle politique important. Et de manière générale, il n’y a pas de lois empêchant les femmes d’avoir le pouvoir (que ce soit pour être reine, duchesse, etc). Mais là disons qu’avec Adhara et Elaran la royauté est très très conservatrice ^^

Ouiiiiiiii, j’avoue que pour le couvre-feu je me suis carrément inspirée de la situation actuelle x)

Ah oui c’est pas faux pour la discussion entre Mathéis et Elaran, je n’avais pas fait attention à ce détail !

Par contre, pour la répétition de verbe avoir dans le paragraphe que tu cites, c’est normal puisque j’utilise le plus-que-parfait !

Mais t’inquiète, Altaïs et Alexander reviennent dans le prochain chapitre ;)

À bientôt !
Cherry
Posté le 24/03/2021
haha j'espère qu'il n'y aura pas d'épidémie de peste dans la suite, déjà qu'il y a un couvre feu x)
Mathilde Blue
Posté le 24/03/2021
Haha non, quand même pas x)
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