Chapitre 17 - Mise à l'épreuve

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Ce chapitre clôt la première partie du roman. Je pense le fusionner avec le précédent, qu'en pensez-vous ? Bonne lecture :) PS une petite référence se cache dans le chapitre, saurez-vous la retrouver ? =)

Quand les filles arrivèrent dans la salle de l’arbre-Cœur, les circonstances, observa Kiaraan, étaient quasiment les mêmes que la première fois. Une mer de visages hostiles tournés vers elles, des faisceaux de regards froids et furieux. La tension dans la salle se mêlait à une certaine curiosité, cependant. Les révélations de la veille avaient apparemment bousculé les certitudes et les envies de vengeance du Clan. La foule s’était massée des deux côtés de la salle, laissant un vaste espace libre devant les fauteuils du Conseil. Leurs compagnons s’y tenaient déjà, serrés en un petit groupe compact. L’air, sur le passage des deux filles, vibrait de murmures impatients. Kiaraan se sentit gagnée par la fébrilité ambiante. Il lui tardait de pouvoir partir sur les traces de son père.

Kiaraan et Oksa rejoignirent leurs camarades. Quand le groupe se referma sur elles, Kiaraan remarqua le soupir soulagé que Rodrik laissa échapper.  Elle nota aussi, au passage, ses traits tirés, tendus. Pâle, les sourcils froncés, il semblait fournir un gros effort pour garder la maîtrise de lui-même. Elle l’interrogea du regard, mais il secoua la tête, manifestement peu disposé à se livrer.

Peu à peu, un silence noya la salle, à mesure que les membres du Conseil apparaissaient. Lyria entra la dernière, et immédiatement, tous les Lupus se raidirent, les yeux fixés sur leur cheffe. Le Conseil s’installa au milieu d’un silence de plomb. Tous, Lupus comme Ursi, retenaient leurs souffles.

- Loups !, lança Lyria, sa voix puissante déchirant le silence, hier, vous avez décidé que ces Ursi, nos assaillants, devaient payer pour leurs crimes envers notre Clan. Hier, également, ils ont apporté des éclaircissements, bien malgré eux, sur un mystère qui nous occupe depuis quelques temps déjà. Eux aussi connaissent des disparitions, et le devoir m’imposait d’entendre ce qu’ils avaient à dire. La trêve accordée a permis une discussion qui, si elle a apporté un début de réponse, a aussi occasionné de nouvelles questions. Leur aide pourrait nous être utile pour les résoudre.

Lyria prit quelques instants pour inspirer profondément. Son regard étincela et Kiaraan, malgré ses paroles rassurantes, eut la désagréable impression qu’elle se préparait à les précipiter au cœur d’une tempête.

- Mais le Conseil en est venu à la conclusion que leurs fautes ne doivent pas être oubliées pour autant. Ils ne sont pas des nôtres, nous ne pouvons pas leur faire confiance. C’est pour cela que nous avons décidé qu’ils devaient être mis à l’épreuve. Ils …

- Mis à l’épreuve ? Qu’est-ce que cela signifie ?, s’emporta Rodrik.

- Interrompez-moi encore une fois et vous le payerez. Je ne permets à personne, en général, de parler en même temps que moi, répliqua Lyria d’une voix glaciale, un regard impérieux braqué sur Rodrik.

Celui-ci voulut répondre, mais il se ravisa en voyant les gardes s’avancer sur un signe de la cheffe. Il garda cependant ses yeux fulminants fixés sur Lyria, ses poings serrés tremblants de colère.

- Je disais donc que vous alliez être mis à l’épreuve. Parce que nous avons besoin de savoir si votre cause est juste, si vos intentions rejoignent les nôtres, et si nous pouvons vous faire confiance. Vous allez être soumis au Jugement de la Mère. Qu’on apporte le calice !

Effarée, Kiaraan fixa Lyria. Elle ne pouvait pas y croire. Après toutes les révélations de la veille, après lui avoir appris qu’elle était à moitié Lupus, elle était prête à les sacrifier ? Toutes les histoires de jugements rituels se finissaient mal, elle le savait ! Celui qui restait en vie après avoir ingéré la boisson rituelle du Jugement était déclaré innocent et libre. Mais plus nombreux étaient ceux qui succombaient à ce qui n’était en fait qu’un poison !  Et c’était à ça que Lyria les exposait, après tout ce qui s’était passé ! L’intensité de son sentiment de trahison laissa Kiaraan pantoise. Elle n’avait pas conscience d’avoir autant compté sur la cheffe des Lupus.

Autour d’elle, ses compagnons s’étaient rebellés. Tous étaient aux prises avec des soldats Lupus qui tentaient de les maîtriser. Il en arrivait d’autres de tous les côtés. L’un eux apparut à côté d’elle et empoigna son bras sans qu’elle puisse réagir.

En arrière-plan, Kiaraan distingua Lorel qui se dirigeait vers eux d’une démarche étonnamment rapide et sûre. Elle portait dans ses mains une large coupe en bois sombre. Le cœur de Kiaraan se serra à cette vue. Prendre une gorgée de cette mixture, ainsi que le commandait le Jugement, équivalait généralement à un arrêt de mort. Plus nombreux, plus forts, les gardes étaient parvenus à maîtriser Rodrik et les autres. Le reste du clan des Lupus les entourait tel un essaim. Kiaraan risqua un regard du côté de Lyria. Impassible, la cheffe observait le groupe des Ursi d’un regard détaché. Une colère noire flamba tout à coup dans le cœur de Kiaraan. Elle ne pouvait pas leur faire ça ! Elle ne pouvait pas y croire !

Kiaraan n’avait rien vu venir. Elle était loin de s’attendre à un tel revirement. Ils étaient censés s’allier pour enquêter, bon sang ! Pas se battre encore une fois les uns contre les autres ! Car c’était ce qui allait arriver. Personne parmi eux ne se laisserait faire. Eh bien, elle mourrait en défendant sa vie et celle des siens. Personne, cette fois, ne serait là pour les sauver. Lexa n’était pas là. Où était-elle, d’ailleurs ? Pauvre Oksa ! Elle allait perdre sa sœur alors qu’elle l’avait à peine retrouvée. Et cette fois, ce serait définitif.

Lorel était arrivée à hauteur du groupe. Sur un signe de Lyria, elle s’avança vers le prisonnier le plus proche d’elle. Celui-ci se débattit, mais deux gardes le maintinrent solidement pendant que Lorel le forçait à prendre une gorgée du breuvage contenu dans la coupe. Immédiatement après, les gardes le lâchèrent. L’homme s’effondra brutalement sur le sol. Les yeux grands ouverts, une grimace de douleur imprimée sur le visage, il restait affreusement immobile.

Les yeux écarquillés, un cri d’horreur aux lèvres, Kiaraan regarda Lorel s’approcher du prisonnier suivant. Il fallait faire quelque chose ! Ils ne pouvaient pas rester là à regarder mourir les leurs ! Quand le deuxième de ses camarades s’effondra, Kiaraan sentit ses lèvres se retrousser instinctivement. Une profonde envie de vengeance, de violence lui monta à la bouche. Une envie de sang. Elle appela de toutes ses forces la bête qui sommeillait en elle. La sauvagerie qui prenait possession d’elle, la sienne, invoquait celle de l’ourse. La rage, la cruauté, l’instinct de défense enflammèrent son corps d’un seul coup. D’une secousse, elle se dégagea de la poigne qui emprisonnait son coude. Devant elle, Lorel était sur le point de tuer un autre Ursi. Sans attendre la fin de la transformation, elle se rua sur elle avec une joie féroce.

Mais brusquement, Largo s’interposa, en position de défense, un gourdin dans une main. Sans ralentir, Kiaraan se jeta sur le côté pour l’esquiver. Rapide comme l’éclair, Largo agrippa son bras gauche au passage. Il essaya de la retenir mais il n’était plus de taille. Kiaraan se retourna et lui asséna un coup de poing qu’il évita de justesse. Il lui envoya le gourdin dans la figure, mais elle l’arrêta d’une main. Lâchant son arme, il se jeta sur elle et tenta de la ceinturer. De toutes ses forces, elle essaya de le repousser. Elle devait se libérer, et vite. Il était trop près d’elle. Si elle muait maintenant, il serait forcément blessé. Une part d’elle-même n’attendait que cela, mais une autre s’y refusait.

- Lâche-moi !, lui cria-t-elle en luttant pour garder la maîtrise d’elle-même.-

- Pas question !

Kiaraan réussit à dégager un bras de l’étreinte de Largo. Si près d’elle, il ne pourrait pas l’esquiver. Elle heurta son épaule, et sentit quelque chose craquer. Surpris, Largo la lâcha enfin et elle s’éloigna de lui d’un bond. La Mue arrivait. Ce n’était qu’une question de secondes. L’adrénaline, la colère, la volonté de protéger les siens l’aidaient à garder sa conscience éveillée. Son esprit vibrait d’une clarté inégalée, elle sentait la puissance de l’ourse déferler dans ses veines, mais elle la contrôlait. C’était incroyable, enivrant.

Un cri à sa droite lui fit tourner la tête. Oksa se débattait entre les mains de deux gardes, tandis que Lorel penchait la coupe diabolique sur ses lèvres. Non !

Kiaraan se jeta en avant. D’autres soldats se ruèrent sur elle et l’empêchèrent d’avancer. Elle se débattit en vain. La terreur de voir son amie mourir lui ôtait sa combativité. Le temps s’arrêta, la fatalité la paralysa. Ses yeux ne quittaient pas Oksa. Elle ne pouvait que secouer la tête et hurler. Malgré toutes ses capacités, elle était arrivée trop tard. Comme au ralenti, elle regarda le corps d’Oksa s’effondrer comme tous les autres.

Kiaraan cessa de se débattre. Effondrée, elle laissa errer son regard sur les corps inanimés de ses compagnons. Elle était la dernière.

Lorel s’approcha d’elle. Avec une douceur étrange, bienveillante, elle lui tendit la coupe. Kiaraan la prit entre ses mains tremblantes. Elle ne voulait pas mourir. Mais à quoi servait-il qu’elle reste là, quand tous ceux qu’elle connaissait ou presque, tous ses compagnons d’armes gisaient à ses pieds ? À quoi servait-il de résister encore, en sachant qu’elle devrait vivre avec la culpabilité de n’avoir pas su les sauver ? Et pire encore, d’être la cause de leur mort ?

D’un geste un peu plus ferme, Kiaraan porta la coupe à ses lèvres. Elle resterait digne jusqu’au bout. La boisson avait un goût infâme. Alors qu’un froid intense, suffocant, se répandait dans son corps, elle entendit la voix de Largo murmurer à son oreille :

- Aie confiance…

Avant qu’elle ne perde tout à fait conscience, il lui sembla apercevoir Lorel, en face d’elle, lui adresser un clin d’œil.

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Makara
Posté le 06/04/2020
Coucou gabhany me revoilà !
Bon je n'ai pas grand chose à dire sur ce chapitre ! Il était vraiment super, très bien mené et bien écrit. Je pense par contre que Largo pourrait lui dire la phrase "Aie confiance" avant qu'elle ne boivele liquide plutôt qu'après, cela aurait plus d'impact.
A mon avis, tu pourrais aussi enlever la dernière phrase sur Lorel car cela fait chuter la tension car on comprend qu'elle ne risque rien...
Finalement, après relecture, je trouve que tu peux laisser ces deux chapitres séparés.
Ensemble, il serait trop long.
En tout cas, c'est une chouette fin de partie ! On a envie de lire la suite !
ELLE ARRIVE QUAND ??? :P
Bisous volants <3
Gabhany
Posté le 06/04/2020
Re ! Je note pour ton idée par rapport à la dernière phrase de Largo, en effet c'est une bonne idée ! Ok je note pour laisser les deux chapitres séparés, c'est ce que je pensais, mais il y aura quand même des petites retouches à faire.
La suite bientôt ! Le chapitre suivant est presque prêt mais il me donne du fil à retordre ^^
Bisouuuus
Joke
Posté le 04/04/2020
Coucou Gab!
Oh la la ces deux chapitres sont intenses, on se sent aussi désemparés que Kia dans cet univers où l'on ne distingue plus à qui on peut faire confiance!
La pauvre!
Petit détail: le mot "pantoise" m'a un peu dérangée, il sonne faux au milieu du reste, mais c'est un détail.
Je pense que tu peux laisser ces deux chapitres séparés, pas besoin de les fusionner, ils fonctionnent bien comme ça, et le suspense est à son comble, parfait pour une fin de première partie! :)
Gabhany
Posté le 06/04/2020
Coucou Joke ! Merci de ton passage et de ton commentaire ! Je note pour le mot "pantoise", merci encore ;)
Renarde
Posté le 30/03/2020
Coucou Gabhany,

Il y a juste deux petites phrases qui m'ont dérangée :
"Interrompez-moi encore une fois et vous le payerez. Je ne permets à personne, en général, de parler en même temps que moi" et le "Je disais donc que vous alliez être mis à l’épreuve."

Cela ne fait pas assez "cheffe" je trouve. Pour la première phrase, un "Personne ne m’interrompt" + le regard aurait suffit, pour bien marquer son autorité, et tu pourrais supprimer le "Je disais donc" je pense. Commencer directement par "Vous allez être mis à l'épreuve" aurait plus de force je trouve.

Sinon je ne m'attendais pas du tout à ce genre d'épreuve ! Je pensais à quelque chose de plus actif que ce rituel, même si je sens que l'explication sera tout à fait logique. J'imagine qu'ils cherchent à provoquer Kiaraan pour forcer sa mue, et que le but n'est pas de tuer réellement ses amis. Mais du coup, je me demande si c'est plus de l'ours ou du loup qu'elle prend...

En tout cas, j'ai adoré la description de cette mue qui commence, et la manière dont elle parvient à gérer le tout ! On sent qu'elle est badasse cette petite !

Hâte de savoir la suite !
Gabhany
Posté le 06/04/2020
Coucou renarde ! Oui ces deux phrases m'ont déjà été rapportées, je verrai comment corriger ça, il est vrai que ça ne fait pas très assuré. C'était ça la référence, la phrase "je ne permets à personne…" est une réplique de McGonagall dans le T5 de HP pendant un dialogue avec Ombrage ^^
Alors par rapport à la Mue de K, les Lupus ne sont pas du tout au courant (pour le moment XD) de ses capacités et n'imaginent pas pouvoir provoquer quoi que ce soit. J'espère que l'explication de l'épreuve te paraîtra cohérente !
Merci pour ton commentaire <3
Tac
Posté le 28/03/2020
Hallo Gabhany !
J'ai bien aimé le chapitre ! En soit, rationnellement, il ne se passe pas grand-chose, mais à la lecture, dans le tumulte des émotions de Kiaraan que tu retransmets très bien (j'ai été tellement accrochée quand elle commence à se débattre, et puis l'envie de Muer...), que j'ai vraiment vécu un moment très fort.
Je trouve que Lyria, dans sa façon de parler, ne paraît pas très assurée. Elle a des tournures très orales qui font peu "je suis très sûre de moi et je suis la cheffe, tais-toi misérable ursi" : "Je ne permets à personne, en général, de parler en même temps que moi" : si elle a besoin de le préciser, c'est que ce n'est pas vraiment le cas. Si elle en impose tant que ça, un seul regard suffirait à faire taire Rodrick; De plus, l'ajout du "en général" ajoute encore plus à la faire paraître peu assurée et habituée à imposer ses choix, je trouve. Une autre tournure qui m'a faite tiquer est le "Je disais donc" qui fait peu autorité, au contraire ça donne l'impression qu'elle doit réfléchir à ce qu'elle doit dire, alors que ce sont des paroles qui m'ont semblées rituelles et importante, ces petits bouts de trivialité m'ont vraiment sortie de l'histoire, pour moi ils ne collent pas à ma vision du personnage.
Et je suis d'accord avec Isa dont je vois le haut du commentaire : je pensais que le Jugement serait un truc un peu plus physique ! Du coup je suis un peu déçue, je m'attendais à de l'épique et finalement c'est juste du glouglou, mais j'imagine que c'est plus simple pour tes plans à toi ;) (((et ma déception a été un peu effacée par la fin du chap que j'ai vraiment appréciée, quoique je m'attendais vraiemnt à ce que K Mue))))
Plein de bisous !
Gabhany
Posté le 06/04/2020
Hey Tac ! Ouf tu as bien aimé le chapitre =D C'est un peu comme pour Isa, dès que je vois que tu as commenté, je me demande ce que tu vas relever ^^ à chaque fois tu mets le doigt précisément là où ça ne va pas ;) Je note pour les formules de Lyria qui ne font pas très "chef autoritaire", je corrigerai ça. Pour le Jugement ça sera expliqué dans le prochain chapitre, mais il n'est pas exclu que je transforme ça en qqch d'un peu plus ardu à la réécriture. Là, en effet, selon mes plans je ne pouvais pas faire plus long ^^
Plein de bisous et merci pour ton commentaire <3
Isapass
Posté le 28/03/2020
Ah oui, je ne pensais pas que le Jugement de la Mère se faisait comme ça, moi je pensais à une sorte d'Ordalie avec des épreuves physiques ou d'habileté.
Du coup, il y a eu un moment où j'ai vraiment douté de Lyria ! Mais quand les Ursi s'écroulent tous les uns après les autres, je me suis dit qu'ils devaient y avoir un truc. D'ailleurs, dès le premier homme qui boit, je m'en suis doutée parce que tu ne dis pas qu'il est mort, mais inerte. En général, c'est révélateur :)
Je pense qu'il faudrait légèrement modifier la description de la "transformation" de Kiaraan, pour bien qu'on sache si elle mue vraiment ou pas. J'ai l'intuition que c'est important et il faudrait que ce soit très clair (voir plus bas).
Quant à ta question, en termes de longueur, les deux chapitres pourraient être réunis, mais ils ont bien un sujet différent chacun. Du coup, les deux choix se justifient (oui, je sais je ne t'aide pas beaucoup XD)
Détails :
"L’intensité de son sentiment de trahison laissa Kiaraan pantoise." : vu les circonstances, je trouve que "pantoise" est un peu faible. Sidérée ? Tremblante ?
"L’un eux apparut à côté d’elle et empoigna son bras sans qu’elle puisse réagir." : L'un d'eux
"Elle ne pouvait pas leur faire ça ! Elle ne pouvait pas y croire !" : pas terrible ces deux phrases qui commencent par "Elle", surtout que ça ne fait pas référence au même sujet.
"Sans attendre la fin de la transformation, elle se rua sur elle avec une joie féroce." : cette phrase laisse entendre que la transformation a déjà commencé (puisque tu parles de "la fin de la transformation"). Or, si je comprends bien ce qui se passe après, elle a encore une forme humaine, même si sa sauvagerie et ses facultés physiques sont plus proches de celle de l'ourse ? Je pense que ces passages devraient vraiment être très clairs (il y en a un autre avant, quand elle se transforme sans perdre sa forme humaine avec Oksa dans la forêt), surtout si c'est important pour la suite. Il faudrait que le lecteur sache vraiment si elle se transforme ou pas (physiquement je veux dire, parce que mentalement, on sent bien que oui)
A+
Gabhany
Posté le 28/03/2020
J'ai hésité à le formuler comme ça, ce moment où le premier Ursi s'effondre, je devrais peut-être maintenir un peu de suspense… après tout, les autres Ursi, eux, le croient mort =D Je note de clarifier le moment de la transformation, car en effet, c'est important pour la suite. Et aussi pour ton précieux avis sur fusionner ou pas les deux chapitres =D PAr rapport à la transformation, oui elle a gardé sa forme humaine, mais le processus de la Mue a quand même commencé, ce qui lui donne cette force. Je verrai pour clarifier tout ça.
Merci pour ton passage !
Arabella
Posté le 28/03/2020
Ahhhh super super super chapitre ! J'ai adoré ! La fin est géniale, l'idée de la Mue est super et l'écriture est super.
Vraiment top. Peut etre que, en effet, je le joindrais à l'autre. je pense que tu peux réduire certaines passages introspectifs (les lecteurs comprennent vraiment bien en quelques phrases explicatives au début du précédent chapitre et quelques rappels dans le reste des deux chapitres) et tu te concentres sur la réunion en douce, la relation Largo/Kiaraan et cette fin géniale. Bref, c'est mon avis, hein. Mais je trouverai ça super. Du coup, on veut savoir ce que le "poison" va produire en elle et les effets.
PS: tu n'as pas tué Oksa, n'est ce pas? <3 des bisous que si tu ne la tues pas. :)
Gabhany
Posté le 28/03/2020
Hiiiii merci Arabella ! Je note ton avis par rapport au fait de fusionner les deux chapitres, de toute façon il y a un souci de rythme dans les deux précédents que je dois revoir.
Par rapport à Oksa … tu verras bien =D
Aliceetlescrayons
Posté le 27/03/2020
Un chapitre très fort en intensité mais qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses…
La référence, ce serait pas Kaa le serpent dans le Livre de la Jungle (« Aie confiance »)? Si c’est le cas, ce n’est pas de très bon augure :D
Plus sérieusement, par rapport à la Mue avortée de Kiaraan, j’aurais tendance à croire que la peur pour son amie aurait dû accroitre la perte de contrôle et la transformation. C’est presque déconcertant que cela s’interrompe. De plus, j’étais presque convaincue que c’était exactement ce que Lyria voulait provoquer. Pour prouver quelque chose à son peuple…?
Là, je ne comprend pas trop où elle veut en venir. Enfin, si, je me doute bien qu’elle ne leur a pas donné un « vrai » poison et que ça confirmera leur innocence. Mais je trouve très hasardeux de sa part de tenter le jugement de la Mère sur des personnes dont les transformations peuvent ravager toute la salle…
En tout cas, c’est une fin de première partie qui demande d’enchainer en vitesse sur la suite ^^
Gabhany
Posté le 28/03/2020
Coucou Alice ! Hihi non ce n'est pas ça la référence, je ne l'ai même pas fait exprès =D
Alors Lyria n'est pas au courant des capacités de K, elle n'était donc pas consciente de ce que cela pourrait engendrer. Je note ce que tu dis par rapport à la Mue avortée, c'est vrai que ça pourrait être plus logique que la peur accélère la transformation, mais cette peur pour son amie, c'est aussi la partie humaine de sa conscience qui reprend le dessus sur l'animal, il faudrait que je rajoute cette notion.
Merci pour ton commentaire !
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