Chapitre 17 : la Cérémonie d’Accueil

Notes de l’auteur : Bonne lecture ! ^^

Alors que les Filleuls s’émerveillaient encore de la splendeur du palais impérial, les calèches s’étaient rapprochées de là où se tiendrait la Cérémonie d’Accueil, au centre de la place pavée. Si la foule avait paru petite vue de loin, Mathilde constata qu’il n’en était rien. Une allée tapissée de rouge fendait une assemblée confortablement installée sur des chaises, engoncée dans des costumes trois-pièces et de larges robes à fanfreluches. C’était une mer de chapeaux haut-de-forme et à plumes, frissonnante de murmure. La Cour Impériale, bien sûre. Tous les Nobles de l’Archipel s’écharpaient pour y obtenir une place. Les Mauves en composaient une bonne moitié, on les reconnaissait à leurs voilettes que certains arboraient, autant les femmes que les hommes, mais l’autre moitié de la foule provenait des sept îles périphériques.

Le regard de Mathilde remonta l’allée jusqu’à l’estrade, où deux trônes dominaient l’assistance. Un couple y était assis, tout deux très dignes dans leurs vêtements d’apparat, éblouissants de dorures. Ils avaient le front ceint d’une couronne pour l’homme et d’une tiare pour la femme. L’empereur et l’impératrice. Mathilde en eut le souffle coupé. Qu’ils étaient beaux ! Leurs visages rayonnaient, éclairés d’un sourire plein de bonté. Mathilde avait vu des tableaux et même des photographies du couple impérial, mais ils étaient beaucoup plus impressionnants en vrai.

Les voitures s’arrêtèrent et Mathilde frissonna. Déjà ? Elle baissa les yeux sur sa tenue inappropriée, un pli cynique à la bouche. Il n’y avait pas à dire, lorsqu’on prenait le groupe de Filleuls, elle détonnait. Elle se rassura en notant que ses vêtements ressemblaient un peu à l’uniforme masculin. Avec un peu de chance, si elle cachait ses cheveux dans son col, elle pourrait passer pour l’un d’eux, se fondre dans la masse. C’était sans doute une idée stupide, mais elle n’avait pas mieux.

Tandis qu’elle se hâtait de fourrer sa tresse dans sa veste, les Mauves quittèrent les premiers la voiture, puis le géant. Mathilde se levait à son tour, quand ce dernier fit un geste qui la prit de court. Il se retourna et lui tendit sa main pour l’aider à descendre.

Mathilde recula violemment. Elle ne voyait plus la foule, ou la main. Elle ne voyait que son visage, qu’elle apercevait pour la première fois. Et quelle vision ! Tout le côté gauche de sa face était affreusement labouré d’une cicatrice large comme trois doigts qui partait de la base de son cuir chevelu. Elle traversait ainsi son front, englobait le sourcil et l’œil, puis ravageait la joue par le milieu pour aller se perdre dans son col. L’œil pointait sur elle un regard aveugle au milieu d’une cornée teintée de sang. Sa cicatrice se marbrait de rose et de rouge, et contrastait ainsi avec le hâle de sa peau intacte. Mathilde hoqueta, les yeux écarquillés. Impossible d’ignorer une telle balafre ! De sa vie elle n’avait jamais rien vu de pareil !

Un raclement de gorge la ramena à la réalité. Le géant attendait toujours, main tendue. Elle lut dans son œil valide que son dégoût instinctif ne lui avait pas échappé. Pourtant, il ne fit aucune remarque, gardant son sérieux, et ne laissa filtrer aucune émotion sur son visage. La poitrine de Mathilde se serra. L’avait-elle blessé ? Impossible de savoir avec ce visage fermé. Encore secouée, Mathilde attrapa sa main, acceptant confusément son soutien pour descendre du marchepied. Ses doigts se perdirent dans cette paume immense. Sa petite taille conjuguée à la stature de géant du Katchynien la faisait passer pour une enfant à côté de lui. Elle lui arrivait à peine au-dessus du coude. Mathilde ne s’était pas sentie aussi minuscule depuis ses dix ans.

Dès qu’elle fut descendue, le géant balafré la lâcha pour rattraper à grands pas les Mauves qui s’éloignaient sur le tapis. Il n’eut besoin que de quelques enjambées. Mathilde dut presque courir pour obtenir le même résultat. Les Filleuls remontèrent la foule jusqu’à l’estrade. Là, des chaises vides les attendaient. Avec un soulagement sans nom, elle vit Galis prendre place à sa droite, tandis qu’à sa gauche s’était déjà assis le Katchynien. La présence de l’Ilarnais réussirait peut-être à détendre l’atmosphère qu’elle avait bêtement tendue.

Lorsqu’ils furent tous installés, un homme guindé dans un uniforme noir et bleu monta sur l’estrade et s’inclina profondément devant le couple impérial. Le silence s’affaissa sur la foule, la Cérémonie commençait enfin. L’Empereur et l’Impératrice posèrent chacun leur sceptre sur une de ses épaules et prononcèrent une bénédiction solennelle. Ensuite, l’individu se retourna et se plaça face à l’assemblée, là où un pupitre paré des armoiries impériales l’attendait.

Mathilde le scruta avec perplexité. Elle avait toujours cru que la Cour Impériale était le lieu de l’opulence, mais cet homme était plus squelettique encore que Lady Tymphos. Son uniforme ajusté donnait à ses membres des airs de baguettes de tambour. Son visage creusé et taillé à la serpe tenait plus du crâne que de la figure humaine. Sa peau d’une pâleur cadavérique et ses longs cheveux plus blancs que blonds, qu’il avait noués en catogan, le désignaient comme Ilarnais. Sa face allongée cachait dans de profondes orbites violacées des yeux tout à fait étranges, étincelants d’un orange surnaturel. Non, c’était du rose. Du vert ? Lorsqu’ils changèrent encore du bleu au noir, Mathilde cilla, mal à l’aise. Était-ce le soleil qui lui jouait des tours ? Galis lui donna un petit coup de coude et lui glissa tout bas.

— Regarde, voilà notre futur responsable.

Mathilde sursauta. Elle ne s’était pas rendu compte à quel point sa concentration l’avait coupée du monde.

— Tu veux dire… c’est le Chambellan ? Notre Tuteur ?

Il hocha la tête, faisant danser sa frange.

— Il est étrange, n’est-ce pas ? Ces yeux donnent des frissons.

— Alors ils changent bien de couleurs ?

— Tout le temps. C’est assez distrayant. Il m’a dit que c’était à cause de son Sylphe.

Le cœur de Mathilde fit un bon dans sa poitrine. Elle n’avait pas rêvé ! Elle aurait voulu assaillir Galis de questions, mais il n’en savait probablement pas beaucoup plus, et le Chambellan avait commencé à parler.

— Bienvenu à la Cérémonie d’Accueil des nouveaux Filleuls au sein de la Cité Impériale.

Sa voix ressemblait au raclement d’une pierre sur du métal. Mathilde cessa presque aussitôt d’écouter, se désintéressant des formalités. Plus exactement, elle fut distraite par des commentaires dans son dos.

— Ce vieux grincheux d’Artag me donne envie de vomir. L’Empereur a vraiment choisi le pire Filleul comme homme de confiance. Cet escogriffe n’a rien d’un courtisan.

C’était la voix de Fineas, le Mauve à la mine de renard. Son compagnon, qui avait davantage la stature d’un prince, avec son visage d’ange, ne tarda pas à lui répondre.

— Il n’a pas la moindre distinction.

Fineas pouffa sous sa voilette.

— Tu sais que ce squelette n’était même pas de sang Noble ? Il paraît que c’est un vulgaire roturier extrait de la toundra Ilarnaise. Un vrai barbare.

Tycho hocha la tête avec un air entendu.

— Ça lui va bien. Il a tout d’un bloc de glace et rien d’un Chambellan. Une piètre image pour représenter la grandeur de l’Empire…

L’accent distingué des Mauves contrastait avec leur ton moqueur, rendant presque mélodieux leurs propos acides. Mathilde soupira. Ici comme sur Nimar, il y avait toujours des Nobles pour chuchoter des commentaires blessants. À les en croire, le Chambellan possédait de toute évidence deux choses qui le désigneraient en toute circonstance la cible de la Cour : la confiance de l’Empereur et une place lui octroyant pouvoir et influence. Son physique et ses manières abruptes n’arrangeaient rien. Il n’avait pas l’air de se soucier des murmures qui s’élevaient de la foule, cela dit.

Un tressaillement à sa gauche attira de nouveau l’attention de Mathilde vers le géant. Très droit, les poings serrés, Rok fixait le Chambellan sans le voir. De ce côté-ci, Mathilde ne pouvait apercevoir sa cicatrice, et elle découvrit un visage que le choc lui avait préalablement caché. Une tignasse brune coupée court, une mâchoire anguleuse, puissante, un teint hâlé par les travaux en extérieur, un œil charbonneux plus vif qu’un torrent de montagne. Une veine palpitait sur sa tempe, et ses sourcils épais projetaient une ombre agacée sur ses yeux. Et plus Fineas crachait son venin sur Artag Novinkov, plus cette ombre grandissait. Le Katchynien semblait prêt à bondir sur le Mauve, tendu comme un arc. Si son visage restait de marbre, plus figé qu’une statue, il y avait un éclat enflammé dans son œil, tel celui d’une bête sauvage.

Mathilde paniqua. Les persiflages des Mauves, malgré leur nature offensante, n’étaient que badinages de Cour, une pratique presque de rigueur parmi la noblesse. Rok Mordsson, d’après son nom, était Roturier, et de ce fait il ne devait pas avoir l’habitude de ses médisances. Pire, il devait se sentir insulté. Mathilde imagina un instant ce qui adviendrait si le géant s’attaquait à Fineas. Avec sa force que promettait sa carrure intimidante, il pourrait probablement le tuer d’un coup de poing, ou au moins l’assommer pour de bon. Elle avait entendu peu de choses à propos des Katchyniens, sinon que leur île était un territoire si hostile que la vie y était très rude. On racontait des histoires d’ours géants abattus à main nue, des troncs énormes transportés sur l’épaule, des combats claniques incessants… Si la moitié de ce qui se disait sur Katchyn était vrai, Rok n’aurait aucune raison de retenir ses coups. Il n’avait certainement aucune connaissance des usages Nobles.

Pendant un instant terrible, Mathilde le crut sur le point de se déchaîner. Il allait le faire, il allait enfoncer son poing dans la figure de ce blanc-bec, l’envoyer valser au milieu de la foule, probablement disperser ses dents par la même occasion. Il fallait l’en empêcher. Mathilde leva la main, qu’elle se voyait poser sur son bras pour le distraire. Tout pour éviter un accident. Elle ne savait pas vraiment quoi lui dire après ça. Étant donné comment elle avait réagi face à sa cicatrice, il n’était sûrement pas bien disposé à son égard. Tout de même, c’était mieux qu’un Mauve dans le coma et se faire un ennemi de la Cour la plus influente de l’Archipel.

Mais avant qu’elle puisse poser ses doigts sur sa manche, le visage du Katchynien changea d’expression. Ses traits se détendirent, adoptant une mine légèrement hautaine dans l’arc de son sourcil. Il ouvrit les paumes, comme pour laisser s’échapper la tension. Sans son intervention, il avait réussi à retrouver un semblant de calme, et Mathilde ne put s’empêcher d’être impressionnée. Si au lieu de critiquer les Roturiers, Fineas avait craché sur les musiciens, Mathilde n’était pas sûre d’être capable du même sang-froid.

Là-haut derrière son pupitre, le Chambellan avait fini son discours. Il sortit une liste dont il appela le premier nom de sa voix crissante.

— Galis Zha’Kandov, Filleul d’Ilarna.

Celui-ci se leva de son siège en répondant haut et clair.

— Serviteur de l’Empire.

Il monta sur l’estrade par un escalier sur le côté, s’inclina profondément devant le couple Impérial, un genou à terre, puis fit face à Artag Novinkov. Le Chambellan, qui le dominait de tout son corps osseux, prenait les traits d’un lointain parent à côté du garçon, dont il partageait le teint hivernal et la chevelure glacée. Le front cérémonieux, Artag sortit un pendentif d’un coffret posé sur le pupitre.

— L’Empire te parraine et t’accueille en son sein. Jures-tu de le servir en toute circonstance et jusqu’à la fin de tes jours ?

— Je le jure.

Il enfila alors le bijou autour du cou de Galis avec une formule officielle.

— Reçois ce médaillon, gage de ta promesse et de ton appartenance à l’Empire.

La tête inclinée, le regard de Galis était masqué par sa frange, ne laissant voir de son visage que son sourire en coin qui persistait sur ses lèvres malgré les convenances. Le pressentiment de Mathilde se confirmait. Ce garçon se fichait complètement des normes. C’était à peine s’il prenait cette cérémonie au sérieux. Était-ce par simple désinvolture, ou par mépris de l’étiquette ? Mathilde songea à ce qu’il lui avait appris des coutumes Ilarnaises. Si les familles étaient aussi nombreuses, il était possible que la Cour ait plus l’air d’être une grande cousinade qu’un rassemblement de riches notables comme c’était le cas sur Nimar et Impera. Dans ce cas, il se pouvait qu’il n’ait jamais pris la peine de considérer l’étiquette avec sérieux.

Après que Galis eut regagné sa place, Artag appela le suivant.

— Hans Ambarsan, Filleul de Tarmax.

Le rouquin dégingandé se leva et reproduisit les gestes de Galis avec une certaine gaucherie. Ses yeux émeraude s’agitaient, avec l’expression vulnérable d’une biche aux abois. Il était aussi mal à l’aise que son prédécesseur avait eu l’air décontracté. Artag, flegmatique, fit mine de ne pas s’en apercevoir. Fineas n’eut pas le même tact.

— Et un Roturier de plus ! Qu’est-ce que je donnerais pour le voir trébucher ?

Il déclencha l’hilarité de son voisin — qui eut toutes les peines du monde à le cacher — et la colère de Mathilde. Ce genre de parole condescendante la dégoûtait. Avoir un titre ne lui garantissait aucun droit d’insulter gratuitement ceux qui n’en possédaient pas.

— Luisa da Fontana, Filleule de Sandae, continua Artag.

— Servante de l’Empire.

La très belle Sandéene s’avança jusqu’à l’estrade d’un pas si léger qu’elle paraissait flotter. Des doux yeux chocolat, un sourire éclatant, une peau couleur pain d’épice, elle irradiait comme si elle avait ramené avec elle toute la chaleur paradisiaque de son île. Des chuchotements parcoururent la foule, cette fois mue par une admiration surprise. Une grand-mère engorgée dans de multiples colliers de perles tenta même d’applaudir, la larme à l’œil, lorsque Luisa ploya parfaitement le genou pour recevoir son médaillon. Mathilde enfonça ses mains dans les poches de sa veste. Cette fille lui rappelait sa sœur, toute de grâce et de beauté. Sa seule présence suffisait à gagner les cœurs. Du Jadice tout craché. Mathilde grimaça un sourire sarcastique. En voilà une qui n’aurait aucun mal à se fondre dans la Cour des Mauves.

Le suivant fut Kaleb Ab’Hamur. Avec son nez aquilin et ses iris d’un vert saisissant à moitié dissimulés derrière ses épaisses boucles noires, il dégageait un sentiment de noblesse aride. Ses manières étaient pleines de raideur, entachées de fierté. Dilkar était l’une des îles les plus en difficultés financièrement, et l’une des plus peuplées. Son désert avait la réputation d’assécher les cœurs de ses habitants.

Puis Artag appela la fille aux yeux en amande. Sa voix rocailleuse écorcha son prénom Yolmarin, qui semblait assez laborieux à prononcer avec son accent. Mais Lalëy Thuc ne parut pas s’en offenser. Bien que ni son nom ni ses manières n’indiquassent la noblesse de son sang, elle arborait un naturel désarmant. Elle avait ramené ses longs cheveux noirs en un chignon typique de son île, assorti d’une broche en jade. Son visage légèrement poudré et ses lèvres teintées de rouge en leur centre étaient également fidèles à ses traditions. Mathilde la considéra avec respect. Elle portait l’uniforme, mais elle avait trouvé le moyen de se l’approprier, de rester elle-même. C’était témoignage à ses yeux d’une grande force de caractère, et de beaucoup de courage. S’il y eut des moqueries dans l’assistance, elles furent clairsemées et vite étouffées. Son assurance impressionnait.

Mathilde sursauta lorsque le nom de son île retentit. Déjà, Artag appelait Glen sur l’estrade. Il jubilait tellement qu’il frôlait l’arrogance, mais on n’osait pas trop élever la voix, dans le doute que sa fierté ait une véritable raison d’être. Nimar n’était pas la plus opulente des îles de l’Archipel pour rien, et ce garçon prétentieux pouvait très bien être le fils d’un Noble important. Ariette reçut un accueil plus mitigé. Derrière Mathilde, Fineas se remit à cancaner. Mathilde serra les dents. Elle n’allait pas le laisser critiquer sa seule amie ! Elle s’apprêtait à céder et se retourner lorsqu’un claquement de langue agacé arrêta net le Mauve. Petra le fusillait du regard.

— Pas touche ! siffla-t-elle. Celle-là, tu ne l’approches pas !

Fineas grogna sous sa voilette, mais obéit malgré tout, au grand soulagement de Mathilde. Cette Petra devait vraiment apprécier Ariette. Si elle défendait ainsi la Roturière, elle réussirait peut-être à couper à Fineas l’envie de la critiquer.

C’est alors que le géant lui donner un coup de coude dans l’épaule. Mathilde sursauta, et le dévisagea sans comprendre. Il braquait ses yeux en face de lui, comme s’il pensait être passé inaperçu. Comme elle continuait à le fixer, il baissa légèrement la tête vers elle et lui rendit son regard, insistant. Il y eut un flottement, puis il lui indiqua l’estrade d’un rapide mouvement de menton. Ariette était de retour à sa place. Le Chambellan la scrutait de ses yeux perçants, tapotant impatiemment ses doigts squelettiques contre le pupitre. La panique s’empara de Mathilde, qui se leva précipitamment. Ses mots jaillirent si vite de sa bouche qu’elle sembla s’étouffer.

— Se… servante de l’Empire.

Évidemment, elle devait trouver le moyen de se ridiculiser. Alors pourquoi pas devant la Cour entière, la plus importante de tout l’Archipel ?

 

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Pétrichor
Posté le 03/04/2021
Décidément... Mathilde ne s'arrête plus.

Je suis tellement gênée, elle enchaîne bourde sur bourde et rien ne semble pouvoir la stopper.
En fait on voit bien qu'elle un peu perdue au milieu de tout ça, elle arrive quand même à se perdre dans ses pensées jusqu'à oublier ce qui l'entoure.

J'ai repéré une petite coquille :
"Le géant lui donner un coup de coude" -> lui donna

J'aime beaucoup l'idée que tu as eu sur les yeux qui changent de couleur en permanence... C'est vachement bien !
Artag m'intrigue beaucoup... Quel est le pouvoir de son Sylphe ? Parce que en fait même si en connaît un peu plus sur les Sylphes, on ne sait encore concrètement rien d'eux.

Par contre, je commence vraiment à haïr les nobles, tels que tu les décris. J'étais comme le Katchynien, j'avais envie de les frapper à chaque fois qu'ils l'ouvraient :D
En parlant du géant, bravo pour la description de la cicatrice ! Elle est très belle, on se l'imagine parfaitement et on comprend le mouvement de dégoût de Mathilde.
Bravo aussi pour toutes les descriptions de personnages que tu as faites ! Je trouve que c'est toujours délicat de décrir quelqu'un dans un récit, pour que ça paraisse naturel, sans que le lecteur ait l'impression qu'on lui présente une liste de course...
Hé ben franchement je trouve que tu t'en es assez bien tiré ! Donc bravo.

J'émettrais quand même une petite remarque (toute petite, ne t'inquiètes pas). Ne quitte pas des yeux l'équilibre de ton récit entre description et narration. Fais gaffe de ne pas noyer le fil de ton histoire dans la description, et résister à l'envie de tout montrer et tout expliquer. On peut avoir du mal après a rester "proche" du récit, à la première personne, parce qu'on a l'impression que ça manque d'action.

Enfin c'est tout, une remarque que je me suis fait pendant la lecture de ce chapitre, mais qui reste assez générale.

Encore bravo pour ce chapitre, que j'ai vraiment apprécié lire ! Et désolé pour la longueur des mes commentaires ;)


Pétrichor
Emmy Plume
Posté le 22/04/2021
Coucou ^^

Ce commentaire m'est allé droit au cœur !

Sincèrement, les remarques que tu me fais sont non seulement constructives (merci pour le petit rappel, c'est toujours utile de garder les yeux sur son but ;), mais également hyper motivantes.


Pour moi, ce passage descriptifs des personnages était assez délicat (tu t'en doute bien) et je voulais à tout prix éviter le côté "liste de course". Donc j'était super contente en te lisant d'apprendre que j'avais réussi ! XD

Donc encore merci pour me partager tes retours avec tant de détails, ça m'aide et me motive beaucoup ! =^v^=

Emmy
Blanche Koltien
Posté le 06/03/2021
Wouah trop fou!! Que de surprises!

Déjà la description de la cicatrice m'a donné des frissons! Quand à l'appel, la description plus précise des Filleuls, c'est vraiment génial!

Comme d'habitude, trop hâte de lire la suite, tout est parfait!
Emmy Plume
Posté le 09/03/2021
Coucou Blanche ^^

Merci beaucoup, je suis contente que ce chapitre t'est plu !
C'était un plaisir de te lire et de savoir ce que tu en penses.

Encore merci pour ces compliments et à bientôt pour la suite =^v^=

Emmy
Hastur
Posté le 05/03/2021
Ah ah ! Nous sommes vendredi cette fois-ci ! Et je suis en meilleure forme que la semaine dernière !

Arf quel chapitre tu nous as offert là !

La description de la cicatrice est géniale. J'ai rarement lu quelqu'un qui s'attardait aussi longtemps sur ce genre de stigmate. Ta description est très organique. Elle convoque très bien notre imaginaire pour nous faire une idée de cette balafre, qui nous rappelle que les cicatrices cachent un lourd et souvent pénible fardeau.

L'entrée en scène d'Artag fait extrêmement plaisir, le teasing est enfin terminé, enfin du moins en partie. On dirait que ce n'est pas recommandé par le médecin d'avoir un Sylphe ! On n'a plus que la peau sur les os ensuite ! Il est extrêmement intriguant, et je fais un fixette complète sur lui !

De manière générale, même si on a affaire à un chapitre très description et d'observation, ta plume est suffisamment riche et diverse dans le vocabulaire et les tournures pour nous faire voyager sans soucis. Je pense notamment à l'énumération des Filleuls qui pourraient faire un effet "catalogue", mais qui ne le fait pas, du moins j'ai trouvé, parce que tu t'attardes sur différents détails dans le ressenti de Mathilde. Je trouve que cela fonctionne très bien !

Enfin bon ! Tout ça pour dire ! Qu'encore une fois, ma lecture du vendredi m'a conquis ! :).

On se retrouve la semaine prochaine ! J'espère que Mathilde va pouvoir échanger quelques mots avec son tuteur ! :D
Emmy Plume
Posté le 09/03/2021
Helloooooo ^^

Merci pour ce superbe commentaire !! Ça fait super plaisir d'avoir à chaque fois ton retour sur mon chapitre au rendez-vous > v <

J'ai en effet pris le temps de décrire la cicatrice de Rok, car le regard de Mathilde s'arrête dessus et c'est la première fois qu'elle voit la marque d'une blessure aussi forte. J'espérai ne pas en faire trop, et je crois être rassurée ^^

Eh oui, j'ai enfin dévoilé le Tuteur manquant, Artag Novinkov et Chambellan. Ça faisait longtemps que j'avait envie de vous le révéler, il fallait que je retienne ma langue. XD Je suis contente qu'il te plaise, car il n'est pas près de s'éclipser comme personnage ;)

Ouf !! tu me rassures. Je craignais beaucoup que ce passage fasse cet effet "catalogue" dont tu parles, aussi j'ai consacré pas mal d'effort à le combattre. C'est une victoire que tu m'annonce ! XD

Merci encore pour ces retours et encouragements, je te retrouve vendredi prochain pour un nouveau chapitre et la suite de la Cérémonie =^v^=

Emmy
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