Chapitre 17. Et Grégor n'a jamais aimé les anguilles

Par dcelian
Notes de l’auteur : 23h30 tout pile, on peut dire que c'est une affaire rondement menée !
Ce chapitre est un peu spécial puisqu'il adopte un point de vue assez unique, mais j'ai trouvé ça intéressant de se mettre dans la peau de ce personnage que vous ne connaissez encore que trop peu à mon goût.
(Je profite de cette note pour vous avertir que je prends une petite semaine de vacances loin de l'écriture, histoire de me ressourcer, donc je ne publierai pas de chapitre lundi prochain, désolé !)
Désolé pour ce post tardif, et bonne nuit/lecture à vous :D

La nuit a été mauvaise.
La journée sera sûrement mauvaise aussi.
La semaine a été mauvaise, alors ça ne risque pas de changer maintenant.

La lumière du petit jour, déjà teintée de gris par le manteau de nuages qui habillent le ciel, éclaire mollement la chambre à coucher où gît son grand corps. Oh, c'est trois fois rien, cette pièce. Il l'a aménagée à la va-vite quand petit Soa est arrivé ici, et il ne l'a jamais quittée depuis.

C'était son dépôt, avant ça. Il y entassait toutes les vieilles choses, les vieux meubles, les vieux souvenirs, tout ça. Il n'avait pas eu le cœur à tout jeter, alors il n'a simplement rien jeté du tout, il a accumulé comme il sait si bien le faire. Et puis, il n'est qu'un vieux débris de plus, pour un peu, il se fondrait presque dans le décor.
Il a juste ajouté un lit miteux dans un coin, et il s'est fait une petite place au milieu du passé.
C'est tout une partie de sa mémoire qui vit ici. Et lui, il est là, dans cet infime espace, entouré de ce bric-à-brac dont il ne sait pas quoi faire.

Il regarde autour de lui avec une certaine tendresse, pourtant. L'endroit n'est ni grand ni accueillant, mais c'est sa petite bulle à lui, c'est son refuge des mauvais jours.
Ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas eu, de mauvais jour. Il n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort, ni à se morfondre trop longtemps. Grégor est un homme d'action, un homme qui bouge et qui résout ses problèmes quand il en a.
Enfin...
C'est comme ça qu'il fait d'habitude, en tout cas. Mais cette fois, la situation est un peu différente, elle lui échappe, elle glisse entre ses gros doigts patauds, il n'est pas sûr de la comprendre tout à fait.

Soa est parti.
Il est parti comme ça, sans un mot, que dalle.
Oh, il a laissé ce morceau de papier, d'accord, mais c'est tout, pas plus. Comme si, après tout, il avait rien à ajouter, ce sale mioche. Ça le met en rogne, un peu, Grégor, parce qu'il a tout fait pour le rendre heureux, quand même.
Bien sûr, c'était pas parfait. Il en est très conscient. Il sait qu'il a merdé, parfois. Il sait qu'il aurait pu mieux faire, il sait que gérer l'éducation d'un bambin depuis ce tout jeune âge n'était pas une tâche pour lui. D'ailleurs, il ne voulait pas de gosse, et malgré tout l'amour qu'il porte à Soa, il n'est jamais revenu sur cette décision.
Mais tout de même, il a donné tout ce qu'il pouvait donner, et il est fier du grand mioche qu'est devenu son petit bonhomme. Alors pourquoi partir comme ça ? Pourquoi partir comme si rien n'avait compté, comme si ça n'avait pas d'importance ?

Grégor aime jouer les durs, il ne veut pas paraître sentimental, surtout pas devant Soa, mais il ne peut pas s'empêcher de se faire du souci pour lui. Et puis, le gamin est très attentif. Il a sûrement remarqué tout le poids de la responsabilité qui pèse sur son vieux père adoptif, qui l'assomme un peu, parfois. Alors il sait.
Et il est parti quand même.
Pourtant, Grégor ne lui en veut pas, il n'y arriverait pas même s'il le voulait. Et il est presque sûr qu'il ne le veut même pas. Enfin, bref. Il n'est pas fâché contre le morveux. Déjà parce que ça ne servirait à rien, il n'est même pas là, maintenant, tout de suite, pour constater sa colère. Et puis, Grégor s'en est rendu compte plusieurs fois auparavant, déjà, mais il n'a jamais vraiment été fâché contre le morveux. Pas contre le sien. C'est toujours contre lui-même que c'est dirigé.
Peut-être que c'est ça, être parent pour de vrai ?
Ce mioche n'est pas le sien, mais finalement, ça ne fait pas grande différence. C'est tout comme. Alors, quand il part comme ça, avec un simple mot rédigé de sa petite écriture, sa petite écriture qui dit juste, "je reviens vite" et c'est tout, ça le fait un peu se remettre en question, forcément. Il se demande quelle case il n'a pas cochée pour avoir droit à ça. Il ne sait pas.

Habituellement, ça l'aurait tiré du lit sans réfléchir. Il se serait levé d'un grand coup sec, comme ça, et il aurait commencé sa journée sur les chapeaux de roue, il se serait affairé, il aurait meublé son temps de mille petites tâches qui l'auraient fait penser à autre chose, et puis, finalement, quand il n'aurait plus rien eu à faire du tout, il se serait lancé à la recherche du bambin, parce que c'en aurait été trop, qu'il aurait traversé le Comté s'il l'avait fallu.
Mais cette fois, c'est différent.

Ce matin, alors qu'il s'est précisément réveillé à la même heure que tous les autres matins, il n'a pas la force. Il n'a pas le courage nécessaire. Ce matin, alors que rien ne semble différent, il se dit que, peut-être, il ne va pas ouvrir la taverne aujourd'hui. Que, peut-être, s'il prenait un peu de repos, ça pourrait lui être bénéfique.
Ce matin, alors que le petit jour morne et gris se lève tranquillement sur les sept coups de l'église, Grégor se sent las, il se sent las de tout. C'est comme s'il prenait soudain conscience que le marmot n'était plus tout à fait marmot. Il a tout de même bien grandi. Déjà vingt-et-un ans. Mais c'est qu'il est si frêle, il faut dire ! Il est tellement menu, le moindre coup de vent pourrait l'emporter au loin !
Pourtant, ce matin, alors que Grégor se sent si las, ce n'est pas le vent qui a emporté Soa au loin. Et ça fait presque une semaine qu'il est parti sans donner de signe de vie.
Alors, forcément, Grégor s'inquiète ! Qu'est-ce qu'il pourrait faire d'autre ? Rien. Il ne peut strictement rien faire. Il est impuissant, et son impuissance le démoralise, elle le plombe totalement. Lui qui est pourtant si souriant, lui qui sait si bien voir la lumière, même quand ça paraît impossible, il se morfond lamentablement.

C'est ça, il est lamentable.
A ce constat, il se redresse dans son lit. Lentement, il se lève, il rassemble des affaires, il se dirige vers le lavabo. Lentement, il se passe un coup d'eau sur le corps, sur le visage, se rase. Ça réchauffe un peu son âme, cette action, mais ça ne lui fait pas autant de bien qu'il l'aurait cru. Finalement, il referme le robinet et, toujours aussi lentement, il se sèche, il s'habille, il se prépare.
Mais il n'ouvre pas.
Sur la porte de la taverne, l'écriteau indique toujours "FERMÉ" dans de grosses lettres maladroites. Grégor le regarde un long moment, cet écriteau, il le dévisage en silence.
Il n'a jamais fermé en dehors des jours habituels depuis quinze ans.

Quinze ans.

Grégor oublie beaucoup de choses, c'est l'âge qui veut ça, sans doute. Pourtant, ça, il ne l'a pas oublié. Il s'en souvient comme si c'était la veille.
Ils étaient là, dans la rue qui passe devant la taverne. Ils étaient peut-être quatre, ou cinq, enfin, quelque chose comme ça, c'est pas important. Ils tenaient ce petit bonhomme tout fin, tout blond et tout muet par la main. Enfin... Ils le traînaient derrière eux, parce que lui n'avançait pas.
Grégor ne l'avait vu qu'une fois auparavant, entre deux sauts dans la maison d'Eloïse et de Marc. C'était leur morveux, là, devant lui, dans les mains d'inconnus de sa ville. Oh, ils ne lui voulaient probablement aucun mal, mais à en juger par leurs mines atterrées, quelque chose s'était produit. Quelque chose de pas réjouissant.
Il jeta aussitôt un rapide regard vers le Nord, au Nord toute, vers le petit coin de paradis où s'étaient reclus ses amis chers, non loin de Pryven. De la fumée s'élevait haut dans le ciel, elle dansait en rejoignant les nuages.
Grégor comprit immédiatement.

Aussitôt, il se tourna vers le petit bonhomme, inexpressif, comme vide de l'intérieur, entraîné par ces gens qui ne savaient de toute évidence pas quoi en faire. Il les héla, depuis le pas de sa taverne encore fermée. Dans un même mouvement, tous les regards se posèrent sur lui. Tous, sauf celui du petit bonhomme, qui restait fixement absorbé par le vide.
Sur le coup, il se souvient avoir été pris de panique, c'était comme si, soudain, il n'était plus si certain de ce qu'il allait faire. Ou plutôt, comme s'il réalisait tout ce que ça impliquait, comme s'il réalisait que ce n'était peut-être pas une idée si brillante, après tout. Et puis, les visages de Marc et Eloïse lui sont revenus, comme un éclair, rapide mais violent, rapide mais persuasif, et il sut qu'il prenait la bonne décision.
Il s'éclaircit la voix et, plein d'une conviction nouvelle, leur lança :

"J'connais le marmot, confiez-le-moi donc !"

Ce jour-là, il voyait Soa pour la deuxième fois, et il le rencontrait pour la première. Ce jour-là, il décida qu'il marquerait un tournant décisif dans sa vie. Alors, ce jour-là, il s'était dit qu'il n'ouvrirait pas, malgré le monde qui commençait à s'accumuler devant la porte, il s'était dit qu'il conserverait cette bulle de calme feint, au moins pour le petit marmot, pour le petit Soa qui venait d'entrer dans sa vie.
C'était ce jour-là, la dernière fois qu'il a fermé la taverne sans prévenir.
Malgré tout ce que ça remue en lui, c'est un souvenir heureux, c'est un souvenir qui l'émeut un peu.

Mais Soa est parti.
Pire, encore : Grégor n'a aucune foutue idée d'où il est allé. S'il savait, il se serait lancé à sa poursuite, bien sûr, mais là, c'est différent. Il ne sait rien.
Enfin...
Il ne sait pas rien.
Il se doute de certaines choses, quand même, on n'élève pas un morveux pendant quinze années sans apprendre à le connaître, si discret soit-il. Il ne sait pas où il est parti, mais il croit savoir pourquoi. Simplement, il refuse de l'admettre, parce que ça remet un peu en cause sa position, non ?
Si Soa est parti pour en apprendre plus sur lui, pour en apprendre plus sur ses parents et sur le monde, sur qui il est vraiment, alors c'est que Grégor ne lui a pas suffi, pas vrai ?

Il s'est assis sur un tabouret en bois derrière le comptoir, il regarde la salle vide d'un air qui l'est tout autant. C'est une ambiance étrange, cette taverne silencieuse, cet endroit de tous les croisements sans personne, sauf lui, rien que lui, au milieu de ces chaises nues et de ce calme étonnamment lourd à porter, au milieu de ce drôle de calme qui paraît bien mystérieux.
La pièce est bâtie en arc de cercle, avec le comptoir au centre. Elle a été soigneusement décorée par ses soins, et quelques ajouts ont été faits par Soa, avec le temps. Il y a quelques plantes, sur le rebord des fenêtres, des tableaux et des couleurs chaudes. Il est très fier du résultat, cet endroit est à la fois chaleureux et spacieux, on s'y sent bien, et c'est ça qu'il voulait, Grégor, un endroit où on se sente bien, tout simplement.
A droite du comptoir, il y a deux portes assez discrètes. La première donne accès à sa toute petite chambre, dans laquelle il a tant bien que mal aménagé une salle de bain. La seconde, c'est la remise poussiéreuse. Et puis, à gauche, il y a l'escalier qui mène à son ancien grenier. Il n'habitait pas ici, avant, mais il y dormait parfois. Il avait installé ce vieux matelas sale à même le sol, et quand il avait passé une trop grosse journée, il pionçait là, c'était pas bien confortable mais c'était tout ce qu'il lui fallait. Il sourit alors que de vieux souvenirs refont surface.
Maintenant, le grenier, c'est la chambre du mioche. C'est depuis qu'il l'a pris sous son aile qu'il s'est installé à plein temps ici. Il a pu partir de la piaule miteuse qu'il louait et, avec les économies que ça a permis, il a réaménagé la taverne.
Son sourire se teinte de nostalgie mais il reste un instant encore.

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AnatoleJ
Posté le 02/10/2021
Coucou :D

Mes notes sont plus courtes que d’habitude parce que le chapitre est un MOOD entier
J’avais commencé à annoter quelques phrases (comme tu le constateras dans mes petites notes) mais après je me suis laissé happer par le flot de douleurs et d’incertitudes de ce pauvre Gregor, qui a l’air terriblement affecté par le départ de son petit bonhomme :( Sa façon de penser à lui est très touchante, on sent qu’il l’aime vraiment fort malgré sa maladresse à l’exprimer, et c’était très doux de découvrir un peu tous ces détails de leurs passée commun dans cet espace qui est finalement presque une extension de Grégor tellement il y a l’air incrusté
Et ce team up de fin, c’est une sacrée équipe de choc ! Reste plus qu'à voir ce qu'ils vont nous concocter pour sauver notre petite blondinet

Pour le mystère du toc-toc, mes options au début c’était soit Cléa, soit une petite souris parfaitement innocente, et puis finalement le corbeau fait un beau mélange des deux, c’est une petite bêbête innocente envoyée par Cléa, nailed it

Quelqu’un d’autre mentionnait en commentaire « l’époque » dans laquelle on se trouve, et c’est vrai que je me suis aussi fais la réflexion mais plutôt quand Gregor prend du papier et une mine de crayon de bois, en fait moi je plaçais ça dans genre la campagne du XIX voire XX, si on compare à notre monde ? Puis finalement c’est de la fantasy, c’est l’époque des gobelins surtout x)

Sur ce, mes petites notes :
« La semaine a été mauvaise, alors ça ne risque pas de changer maintenant. »
Damn ça commence dans la joie et la bonne humeur

« Il l'a aménagée à la va-vite quand petit Soa est arrivé ici, et il ne l'a jamais quittée depuis. »
Pardon mais c’est Gregor ce dépressif ? ? ? Soa revient tout de suite, p'tit garnement

« Et puis, il n'est qu'un vieux débris de plus, pour un peu, il se fondrait presque dans le décor. »
Je devrais pas rire, mais c’est presque drôle, quel drama king

« Comme si, après tout, il avait rien à ajouter, ce sale mioche. »
Gregor si tu savais T_T

« La rue qui supporte quelques passants à peine, quelques passants au regard fixe, presque vide lui aussi, planté devant eux, »
J’ai un peu buggé sur le « presque vide lui aussi », j’ai d’abord pensé qu’il s’agissait de la rue ou d’un passant, mais si j’ai bien compris on parle de Grégor ?

« Il voit ses lourds cernes, il voit ses cheveux roux ternir »
*lourdes

« "Grimard vieille église Soa demain" »
Aaah donc il semblerait que j’avais raison, c’est bien lui qui manquait à l’appel ! !

« Ils n'ont pas beaucoup parlé, ils sont simplement restés un moment côte à côte, à boire dans le silence, dans le silence qui en dit long. »
Ils me font rire ces deux vieux bonhommes, trop mim’s comme amitié

« Elle semble murmurer quelque chose, alors qu'elle danse étrangement dans sa direction. »
Je suis tenté de penser que c’est Gaëlle qui lui dit « par ici » ? Ou alors c’est juste Maude qui est en joie ? (même après lecture de la suite je n’ai aucune idée de ce qu’il s’est passé haha)

« L'une d'elles est une très vieille femme »
Non mais même si Grégor la trouve ancienne xD

Voilà pour ce chapitre, à toute de suite :D
dcelian
Posté le 03/10/2021
Coucou ! Toujours aussi content de te revoir par ici :)
Comme tu dis, ce chapitre est un mood à part entière, et c'est tant mieux si tu l'as vécu comme ça parce que c'est carrément l'idée que je m'en faisais !
Qualifier Grégor de "drama king" était aussi imprévisible que génial, alors bravo pour ça hahaha
Effectivement, il a ce côté très sensible et émotif. J'y tenais, à vrai dire, parce qu'il peut assez facilement tomber dans les écueils des personnages un peu bourrus et bruts. Je voulais ce joli contraste du grand balourd aux sentiments exacerbés, alors oui, drama king c'est précisément ce qu'il est, et même : il en est fier, le bougre !
"Pardon mais c’est Gregor ce dépressif ?" Grégor vit des moments difficiles, faupa lui en vouloir ;-;
Et puis il s'est ressaisi quand même !!
C'est drôle parce qu'à plusieurs moments tu soulèves des éléments de "confusion" où t'étais pas sûr d'avoir compris une scène ou de qui/quoi il est question, et pour autant je pense que je vais toucher à rien si ça t'embête pas. J'ai tendance à être 'trop' descriptif par instants, du coup j'aime bien qu'il y ait aussi des instants un peu plus flottants où on ne sait pas vraiment ce qui se passe au juste, tant que ce sont des scènes plutôt secondaires !
(pour les cernes, j'ai dû vérifier parce que tu m'as mis le doute mais c'est bien un nom masculin. français quand tu nous tiens...)
En tout cas, comme d'habitude : merci infiniment pour ton passage et tes commentaires adorables, ça me fait toujours aussi plaisir ! A très vite :)
dodoreve
Posté le 15/04/2021
Yesyesyes enfin, ce fameux chapitre écrit du point du vue du Grégor qui nous avait tant plu !
"petit Soa" C'est adorable qu'il pense à lui comme ça
"et il s'est fait une petite place au milieu du passé." <3 J'aime bien sa manière de se situer, elle est pleine de mélancolie et en même temps de simplicité
"D'ailleurs, il ne voulait pas de gosse, et malgré tout l'amour qu'il porte à Soa, il n'est jamais revenu sur cette décision." ça me gênait d'écrire "simplicité" plus tôt pour parler de lui, et en voici une autre preuve : c'est un personnage qui manque pas de profondeur (et d'amour, si, on a vu)
"Mais tout de même, il a donné tout ce qu'il pouvait donner, et il est fier du grand mioche qu'est devenu son petit bonhomme." (je disais : on a vu, on sait bien)
"Peut-être que c'est ça, être parent pour de vrai ?" Franchement je trouve assez fou tout ce que tu décris, là, parce que j'ai l'impression que tu cibles exactement ce que ça doit être :v (les parents nous diront peut-être)
Je trouve ça bien que tu rappelles que Soa n'est parti que depuis une semaine, parce que j'avoue que je ne me projetais plus vraiment dans la chronologie de l'histoire ! (Je pense pas que ce soit confus à l'écriture hein, c'est juste que je n'en ai pas toujours conscience je crois.)
Tu vas dire que j'exagère, mais à quel genre d'époque tu situes ton histoire ? La mention de la DOUCHE (oui voilà j'exagère) me surprend un peu parce que c'est quand même assez récent dans notre monde et que j'ai l'impression que ça me projette "plus tard" que le temps dans lequel je me situais. (Je te rassure, c'est pas comme si c'était aussi choquant que si Greg avait averti ses clients qu'il s'absentait sur Twitter.) Bref, comme a priori c'est pas notre monde, tu t'en fiches peut-être, mais je te fais part de cette impression au cas où elle pourrait te servir !
"Si Soa est parti pour en apprendre plus sur lui, pour en apprendre plus sur ses parents et sur le monde, sur qui il est vraiment, alors c'est que Grégor ne lui a pas suffi, pas vrai ?" Pauvre Grégor, je compatis tellement, surtout qu'on sait que Soa pense à lui et à ce genre de choses en plus
On sent vraiment bien la lassitude et la petite déprime de Grégor, c'est "chouette" !
"petit poing pointu" ahah c'est bien trouvé, p-p-p ça nous fait entendre le toc toc toc et on imagine vraiment le son clair et sec que ça produit
Le retour des corbeaux ! Okok, les choses commencent vraiment à se relier entre elles, je me demande où on va partir
"Grimard vieille église Soa demain" C'est donc là qu'on va partir, wouw, les petits frissons du "mais qu'est-ce qui est en train de se passer" !
"Il partira bientôt." J'avoue que cette phrase me surprend un peu, parce que j'associe "bientôt" à un peu plus tard que le lendemain, plus précis et immédiat
J'ai eu si peur que ce soit finalement un piège, à son arrivée à l'église ! Mais ok, tout va à peu près bien (pour le moment en tout cas), Gaëlle et Grégor sont réunis avec Maude, et je me demande ce que ça va donner. Tu nous laisses sur notre faim, évidemment, nos esgourdes elles sont bien ouvertes, mais on va devoir attendre. Et encore une fois, je trouve que tu gères vraiment bien les différents points de vue et le rythme qu'ils instaurent entre eux : là on parle beaucoup de Soa mais nous non plus on ne sait pas trop où il en est en ce moment, et faire une pause sans revenir à un autre flash back mais à un autre personnage qu'on connaît un peu, qui nous permet de clarifier un peu ce qu'on connaît, et qui avance malgré tout, c'est bien pensé. Maintenant je suis en train de me dire que nos esgourdes elles pourraient s'être ouvertes pour rien, et que tu pourrais tout aussi bien nous ramener à Soa dans le prochain chapitre... je verrai :D Bonnes vacances d'écriture du coup <3
dcelian
Posté le 16/04/2021
"Yesyesyes enfin, ce fameux chapitre écrit du point du vue du Grégor qui nous avait tant plu !" Voui ! J'espère que le personnage correspond un peu aux attentes (c'est vrai qu'il avait été bien reçu par vos adorables commentaires) !
""petit Soa" C'est adorable qu'il pense à lui comme ça" mais oui, Grégor me donne vraiment la vibe du "gros nounours" tout plein d'amour, et je le voyais pas parler de Soa comme d'un adulte, d'autant plus que ça permet d'accentuer le contraste entre son petit bébé Soa et lui qui se fait vieux :c
"c'est un personnage qui manque pas de profondeur (et d'amour, si, on a vu)" exactement, comme je te disais : un nounours, une boule d'amour, c'est tout Grégor ça !
"Franchement je trouve assez fou tout ce que tu décris, là, parce que j'ai l'impression que tu cibles exactement ce que ça doit être :v (les parents nous diront peut-être)" awww merci ! On en a déjà parlé, mais la parenté c'est vraiment un truc qui me touche au plus haut point, surtout dans ses formes un peu atypiques comme j'essaie de l'illustrer ici avec Grégor et Soa. Trop content si j'arrive à toucher juste, merci ;)
"Je trouve ça bien que tu rappelles que Soa n'est parti que depuis une semaine, parce que j'avoue que je ne me projetais plus vraiment dans la chronologie de l'histoire ! (Je pense pas que ce soit confus à l'écriture hein, c'est juste que je n'en ai pas toujours conscience je crois.)" Je comprends TRES bien ce problème, et j'essaie de faire tout mon possible pour le limiter, mais c'est vrai qu'avec les alternations fréquentes de points de vue et les petites ellipses, c'est pas évident du tout. Je pense aussi que le fait de ne lire qu'un chapitre par semaine joue beaucoup sur ta difficulté à te repérer, puisque forcément, si on lit tout d'une traite, ça paraît plus linéaire et cohérent (j'imagine) (j'espère, surtout hahah)
"Tu vas dire que j'exagère, mais à quel genre d'époque tu situes ton histoire ? La mention de la DOUCHE (oui voilà j'exagère) me surprend un peu parce que c'est quand même assez récent dans notre monde et que j'ai l'impression que ça me projette "plus tard" que le temps dans lequel je me situais. (Je te rassure, c'est pas comme si c'était aussi choquant que si Greg avait averti ses clients qu'il s'absentait sur Twitter.) Bref, comme a priori c'est pas notre monde, tu t'en fiches peut-être, mais je te fais part de cette impression au cas où elle pourrait te servir !" Alors je t'avoue qu'en lisant ce passage de ton commentaire j'avais un grand sourire parce que je SAIS parfaitement que c'est improbable étant donnée l'époque à laquelle tout a l'air de se passer pour le moment. Y a pas de "mais", juste voilà, je le sais x) Et pourtant je sais pas pourquoi mais ça m'est venu tout naturellement, cette histoire de douche, et en même temps je me dis aussi que ça se passe dans un monde qui n'est pas le nôtre, et pour lequel ça pourrait ne pas paraître si improbable que ça, finalement. Je sais pas trop quoi en penser, pour le moment je laisse mais peut-être que je l'enlèverai par la suite, aucune idée !! Merci pour ta remarque en tout cas x)
""Si Soa est parti pour en apprendre plus sur lui, pour en apprendre plus sur ses parents et sur le monde, sur qui il est vraiment, alors c'est que Grégor ne lui a pas suffi, pas vrai ?" Pauvre Grégor, je compatis tellement, surtout qu'on sait que Soa pense à lui et à ce genre de choses en plus
On sent vraiment bien la lassitude et la petite déprime de Grégor, c'est "chouette" !" Roh merci <3
J'ai vraiment tout donné pour qu'on se rende compte de l'état tristoune dans lequel est Grégor, donc c'est génial si ça fonctionne comme ça !!
Et oui, c'est vrai qu'il fait bien de la peine :c Espérons que ça s'arrange par la suite !
""petit poing pointu" ahah c'est bien trouvé, p-p-p ça nous fait entendre le toc toc toc et on imagine vraiment le son clair et sec que ça produit" hahah j'adore les petites allitérations comme ça, un vrai kiff à écrire ! Tant mieux si c'est sympa à lire aussi :)
""Il partira bientôt." J'avoue que cette phrase me surprend un peu, parce que j'associe "bientôt" à un peu plus tard que le lendemain, plus précis et immédiat" Ah ouais ? Marrant, pour moi bientôt c'est plutôt proche, justement, je l'associe à 1h ou 2 pas plus. J'ai cette scène des enfants assis depuis trop longtemps à l'arrière de la voiture et du dialogue mythique qui s'ensuit, à base de :
"- C'est quand qu'on arriveuuuuh ?
- Bientôt !"
...ou quelque chose comme ça x)
"J'ai eu si peur que ce soit finalement un piège, à son arrivée à l'église !" hahah, il faut bien que je vous fasse un peu marcher de temps en temps ;)
Merci pour la fin, c'est trop cool ce que tu me dis ! L'une de mes plus grosses peur avec cette histoire, c'était vraiment qu'on finisse par se mélanger les pinceaux entre les différents points de vue et que ça manque de structure ou de cohérence, donc : <3 infini sur ton commentaire, c'est génial de savoir que c'est pas le cas. Une fois de plus, j'aimerais vraiment pouvoir vous partager la carte de mon univers, elle a beau être hideuse, elle permettrait de se faire une idée beaucoup plus nette de la situation...enfin bon, tant pis, c'est comme ça !!!
"Maintenant je suis en train de me dire que nos esgourdes elles pourraient s'être ouvertes pour rien, et que tu pourrais tout aussi bien nous ramener à Soa dans le prochain chapitre... je verrai :D" hehe quel mystère, n'est-ce pas ?
Navré pour l'attente, mais franchement ça m'a fait beaucoup de bien, et j'ai pondu de nouvelles idées qui me plaisent tout particulièrement concernant la suite :)
"Bonnes vacances d'écriture du coup <3" merki <3
J'irai sûrement lire ton nouveau chapitre dans le weekend, donc je te dis à vite :D
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