Chapitre 17

Enola et le jeune garçon, Thomas, se dirigeaient vers le premier étage quand la jeune fille aperçut le vieillard en haut des marches. Elle le reconnut immédiatement : c’était l’homme qui l’avait frappée chez son oncle. Il leur sourit, et, quand les deux adolescents l'eurent rejoint, il leur dit d’une voix suave, avec un grand rictus, tout en regardant les deux jeunes enfants : « Bienvenue à l’Instituet, jeunes gens. J’espère que l’endroit vous plaît. ».

Il sourit, puis, se tournant lentement vers Thomas, demanda d’une voix flegmatique, presque… sympathique : « Tes parents se portent-ils bien ? »

Enola ouvrit des yeux ronds. Elle n’écouta pas la réponse du jeune lycéen, trop sidérée. Cet homme connaissait Thomas, ou du moins ses parents, et, pourtant, non seulement le jeune garçon avait voulu l’accompagner ici, mais, en plus, il faisait comme si de rien n’était avec l’homme, et s’était bien gardé de dire qu’il le connaissait à Enola. Pourquoi, dans ce cas, Thomas avait-il décidé de l’accompagner ici ?

Mais quand elle entendit la fin de la réponse de Thomas, après que ses oreilles aient arrêté de siffler, elle fut encore plus sidérée, et manqua de s’évanouir : « …Oui, merci. Au revoir, grand-père, c’est vraiment gentil ! »

C’était donc… son grand-père ? Comment était-ce possible qu’il ne lui ait jamais rien dit ? Pourquoi ? Pourquoi ?…

Les deux adolescents prirent congés de l’homme, qui disparut par les escaliers, et Enola se mit à courir en direction d’une porte au fond du couloir du premier étage. Elle passa devant la porte C, où elle était censée aller, mais elle continua son chemin, et bifurqua, bientôt suivie par Thomas, dans un autre couloir, de l’autre côté.

Enola arriva au fond du couloir, devant un grande porte.

PERSONNEL UNIQUEMENT

Elle ouvrit la porte, laissa le jeune garçon entrer à sa suite, puis referma vivement la porte derrière lui, de peur que quelqu’un n’arrive, et ne les voie.

Enfin, elle se retourna.

Peut-être allait-elle enfin savoir où était son frère ?

Soudain, un rire cassé éclata devant elle.

Et le même vieillard apparut devant les deux enfants, un grand rictus sur les lèvres, avant de dire à la jeune fille : « Tu veux revoir ton frère ? Tu vas le revoir. Et tu vas même pouvoir lui tenir compagnie ! »

Puis il se tourna vers la personne qui semblait être son petit-fils par les liens du sang.

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