Chapitre 17

Notes de l’auteur : Coucou ! Le moins que je puisse dire c'est que ce chapitre avait été très intense à écrire ^^ Bonn lecture !

Alexander remonta les escaliers à toute vitesse, récupéra leurs affaires et enfila sa cape vert pin. Altaïs fit de même et ils redescendirent tout aussi rapidement. Mais avant qu’ils n’aient le temps d’atteindre le milieu de la pièce, une explosion souffla les vitres alors qu’une des maisons prenait feu sous leurs yeux. Ils se protégèrent tant bien que mal des éclats de verre qui volèrent tandis que la bourrasque soulevait leurs capes.

- Quelle ordure ! gronda Altaïs.

Les maisons s’enflammaient les unes après les autres, victimes d’explosions successives, et leurs habitants avec, si ceux-ci n’étaient pas sortis avant.

- Non ! s’écria Alexander.

Il s’élança en avant, prêt à porter secours, mais Altaïs le retint brutalement par le bras. Les yeux malachites se tournèrent vers leurs homologues plus pâles, plus résignés.

- Tu ne peux pas y aller, murmura le prince. Nous ne pourrons rien faire, ils sont trop nombreux.

- Non ! On peut les aider !

La prise se raffermit sur son bras et Alexander vit dans le regard d’Altaïs que cela lui coûtait.

- On ne peut pas les laisser, ils nous ont accueillis, balbutia le Protecteur.

Soudain, le regard d’Altaïs se porta au-dessus de l’épaule d’Alexander et les flammes s’y reflétèrent un instant.

- Attention !

Altaïs poussa brusquement Alexander sur le côté alors que la maison où ils se trouvaient volait en morceaux. Une poutre tomba du plafond et s’écrasa entre eux. Ils se retrouvèrent alors séparés par un mur de flammes.

- Altaïs !

Alexander fut obligé de reculer pour éviter les pierres qui se désagrégeaient au-dessus de lui.

- Altaïs ! répéta-t-il alors que la panique l’envahissait.

- Alexander ! lui parvint une voix étouffée. Je suis coincé !

- Essaie de voir si tu peux sortir par le fond, je te retrouve derrière !

Il recula encore de quelques pas, alors que la chaleur s’intensifiait. Puis, à contre-cœur, il s’apprêta à tourner les talons dans l’espoir de contourner la maison… Mais une lame se glissa sur sa gorge avant qu’il ne puisse faire un mouvement supplémentaire.

Il se figea.

- Ne bouge pas, souffla une voix au creux de son oreille.

Cette voix… Alexander ne l’avait entendue qu’une fois, mais il la reconnut immédiatement.

Il retint son souffle alors qu’il tentait vainement de faire appel à sa magie, mais son corps affaibli par le poison lui imposait ses limites. Il sentit son cœur rater un battement et il comprit enfin le sentiment d’impuissance qu’Altaïs devait ressentir, privé de cette part de lui-même. Une main passa sous sa cape et ôta habilement l’épée attachée à sa hanche.

- Maintenant, suis-moi.

La lame s’appuya plus fortement sur sa gorge pour l’obliger à reculer. Alexander jeta un regard désespéré à la maison où Altaïs était retenu prisonnier.

- Tu devrais plutôt t’inquiéter pour toi, ricana l’homme.

Il l’entraina au centre du village, près de l’autel. De là où ils étaient, Alexander pouvait apercevoir les corps des habitants joncher le sol.

- Pourquoi ? demanda-t-il d’une voix tremblante.

- Il est toujours fâcheux de garder des témoins, répondit l’homme sans que la moindre émotion ne vienne le troubler.

- Comme lorsque vous avez tué le roi ? répliqua effrontément Alexander.

Elaran eut un rire froid.

- C’est Altaïs qui t’a raconté ça ?

Ce n’était pas tout à fait exact. Le prince ne lui avait jamais dit de vive voix, mais ses sous-entendus avaient amené le Protecteur à cette conclusion.

- Tu ne devrais pas écouter tout ce qu’il dit. Tu ne le connais pas aussi bien que tu sembles le croire.

- Je lui fais confiance, riposta sèchement Alexander.

- C’est une erreur. Il t’emportera dans sa tombe. Tu ne seras pas le premier.

Le Protecteur voulut répondre, mais la lame qui se resserra brusquement sur sa gorge l’en empêcha. Un filet de sang roula le long de son cou.

 

***

 

Quand la poutre de bois s’était effondrée, Altaïs s’était retrouvé coincé entre les flammes et le mur. Incapable de rejoindre Alexander, il s’était alors détourné vers le fond de la maison, espérant y trouver une issue. Mais, à mi-chemin, il s’était retrouvé pris d’une quinte de toux alors que les fumées toxiques s’infiltraient dans ses poumons.

La chaleur le brûlait.

Alors qu’il n’était plus qu’à quelques pas du mur du fond, la maison céda et s’effondra. Quelque chose heurta violemment son bras et une plainte de douleur franchit la barrière de ses lèvres. Il eut néanmoins le réflexe de se plaquer contre l’escalier, ce qui lui sauva probablement la vie.

La grande ouverture qui était apparue dans le mur suite à l’effondrement de la maison lui permit de s’engouffrer dehors. Il aspira avidement une grande bouffée d’air frais. Mais son soulagement s’arrêta net quand il ne vit pas Alexander. Un mauvais pressentiment l’envahit et il se hâta de faire le tour de la maison.

Tout était en feu. Il ne voyait rien, n’entendait que des cris. Comment si peu de soldats avaient-ils pu créer un tel carnage ?

Il se faufila entre les flammes et les cendres soulevées par le vent, mais, alors qu’il se rapprochait du centre du village, il tressaillit violemment. Sa tête s’emplit soudain d’une douleur si terrible qu’il s’effondra à genoux, les mains plaquées sur ses tempes.

Il ne put rien faire contre la violente intrusion dans son esprit. Il sentit qu’on fouillait chaque recoin, qu’on déchirait les voiles protecteurs qui se mettaient en travers du chemin.

« Sors de te cachette, Altaïs », susurra une voix dans sa tête. « Il serait dommage que tu ne puisses pas assister à l’exécution de ton petit Protecteur. »

La présence se retira aussi rapidement qu’elle était venue, laissant le prince essoufflé et crispé de douleur.

- Non, murmura-t-il.

Il se releva, mais trop vite et un voile noir recouvrit un instant sa vue. Il fit plusieurs pas vers l’avant et le rideau de flammes s’écarta soudain. Ce qu’il vit alors le transperça aussi sûrement qu’une flèche.

Elaran tenait fermement Alexander contre lui, une lame sur la gorge pour l’empêcher de bouger. Le regard clair croisa celui du Protecteur et Altaïs comprit que celui-ci n’avait aucun moyen de s’en sortir.

- Laisse-le partir, dit Altaïs, dont le calme apparent ne ressemblait en rien au tourbillon qui s’agitait en lui.

Elaran haussa un sourcil. Ni lui, ni Alexander n’avaient raté les légers tremblements du prince.

- Pourquoi ferais-je une telle chose ? En t’aidant, il est devenu un traitre à la Couronne. Il mérite la mort.

- Si tu le laisses partir, je me rends. Je ne résisterai pas, je ne me rebellerai pas. Je te laisserai m’emmener jusqu’au palais sans me débattre. Je… Je te laisserai me tuer quand le jugement sera rendu.

Altaïs s’était résigné. Lui qui avait toujours refusé de s’incliner, il venait de trouver l’unique raison de le faire.

- Non, protesta faiblement Alexander en se débattant.

Mais quand il voulut attraper le regard du prince, celui-ci se déroba, fuyant.

- Intéressant, murmura Elaran. Ta proposition est très tentante, mais tu n’as pas compris que quoi que tu fasses maintenant, les dés sont déjà jetés, reprit-il, plus fort.

Et Altaïs vit avec terreur la lame prête à s’enfoncer mortellement dans la peau du Protecteur.

- Alex !

Mais celle-ci n’alla pas plus loin et fut projetée à terre avec fracas.

Trop surpris, Elaran ne put retenir Alexander qui s’esquiva souplement et se mit hors de portée de l’homme. Tous les regards se tournèrent alors vers celui à l’origine de cette attaque.

La fureur brillant inhabituellement dans ses yeux bleus, Mathéis tenait une longue dague dans sa main. Celle qui lui avait permis d’écarter l’arme de son oncle.

- Tu dépasses tes prérogatives, siffla-t-il. Tu n’as pas le droit de les tuer !

- Écarte-toi, Mathéis !

Celui-ci s’apprêtait à répondre, lorsque l’une des maisons les plus proches de l’endroit où ils se trouvaient s’effondra. Les flammes se déversèrent autour d’eux en même temps qu’un nuage de fumée et de poussière, les obligeant à s’écarter.

Altaïs se porta aussitôt aux côtés d’Alexander.

- Ne bouge pas, dit-il.

Et profitant d’une brève ouverture, le prince s’élança dans les flammes, sans la moindre hésitation.

- Altaïs ! Non !

Alexander voulut le suivre mais il ne put pas, repoussé par les braises ardentes.

 

***

 

Altaïs ne voyait pas, les flammes et la fumée l’en empêchaient. Mais il savait. Elaran était là, quelque part. Il ferma les yeux. Il avait repoussé la peur.

La chaleur qui naquit dans sa poitrine n’avait rien de comparable avec le brasier qui l’entourait. Elle l’envahit lentement et il s’y abandonna totalement, incandescent.

 

***

 

Alexander frémit. Bien qu’elle fut affaiblie, il sentit sa magie s’agiter en lui, semblable à un tourbillon qu’il ne comprit pas. Jusqu’au moment où les flammes changèrent. Jusqu’au moment où elles cessèrent d’être agressives pour devenir bienveillantes. Jusqu’au moment où une douce chaleur se répandit en lui.

Les flammes se déployèrent, semblables à de grandes ailes.

Et Alexander vit Altaïs. Ses cheveux de jais flottèrent doucement autour de son visage lorsque sa magie éclata autour de lui. Lentement, ses yeux aussi clairs que l’aube s’ouvrirent et le feu s’y refléta, comme une promesse de mort.

Les flammes étaient devenues les siennes, et le couronnaient.

Il leva la main. Elles s’élevèrent et balayèrent les soldats, qui s’étaient tenus à distance. Elles entourèrent Elaran, le défiant, se vengeant avec violence. Elles le précipitèrent contre l’autel, où il ne se releva pas.

Enfin, elles finirent par s’abaisser.

Altaïs croisa le regard de Mathéis, qui avait été épargné par la fureur du feu. Celui-ci posa une main sur son cœur, et inclina légèrement la tête. Il les laissait partir.

Alexander fut le premier à reprendre ses esprits et se précipita vers le prince, légèrement sous le choc. Leur fuite n’était pas finie, mais ils avaient peut-être une chance de s’en sortir.

 

***

 

L’aube se levait à peine, mais les fumées qui serpentaient entre les arbres l’assombrissaient. Après des heures de course effrénée, leurs chevaux, qu’ils avaient heureusement pu récupérer indemnes à l’orée du village, avaient ralenti le pas et se contentaient désormais d’un trot léger.

Alexander observait Altaïs, qui était quelques mètres devant lui. Il n’avait pas décroché un seul  mot depuis leur départ du village, mais le Protecteur pouvait sentir son trouble et n’avait pas manqué de voir les larmes qui remplissaient ses yeux alors qu’il se tournait une dernière fois vers les maisons qui finissaient de se consumer. Lui-même avait la gorge nouée.

Soudain, il vit Altaïs basculer de son cheval et s’effondrer dans l’herbe froide.

- Altaïs !

Il se laissa immédiatement glisser au sol. Le prince était pâle et sa respiration sifflante. Son visage était couvert de traces noirâtres, derniers vestiges des flammes qui les avaient entourés, et une petite entaille barrait sa joue, probablement laissée par un éclat de verre. Alexander l’aida à se redresser en passant un bras sous ses épaules, et Altaïs rouvrit difficilement ses yeux clairs, qui se plantèrent dans le regard émeraude et inquiet.

- Désolé, murmura-t-il. Je crois que mon corps a un peu de mal à suivre.

Alexander grimaça légèrement. L’utilisation intensive de la magie pouvait conduire à ce résultat, lorsque le corps ne parvenait pas à tenir face à une telle dépense d’énergie. En utilisant la sienne de façon aussi intense et aussi brutale, après deux ans d’absence et un épuisement marqué, Altaïs avait repoussé ses limites bien au-delà de ce qu’il aurait dû dans son état. Le contrecoup était violent.

- Tu maîtrises la magie élémentaire, constata Alexander.

Altaïs hocha la tête et le Protecteur le regarda avec douceur. Son compagnon de route ne cessait de le surprendre. La magie élémentaire avait quasiment disparu à Aeldor. Trop dure à contrôler - une maitrise parfaite des quatre éléments était extrêmement rare -, avec souvent trop peu de résultats.

Alexander se remémora les mots de Natt. « Il a un véritable don avec la magie. » Alexander comprenait mieux. Bien sûr, il savait depuis un certain temps que la magie d’Altaïs était puissante, mais il se rendait compte seulement maintenant à quel point cela était vrai.

- Est-ce que tu ressens encore ta magie maintenant ? hésita Alexander.

- Faiblement.

Altaïs ferma les yeux un bref instant.

- Il faut qu’on reparte, dit-il.

- Tu…

Le regard pâle l’interrompit et Alexander renonça à protester. Le prince avait raison. Ils devaient s’éloigner encore davantage. Il se releva et aida Altaïs à faire de même. Mais quand ce dernier se hissa sur sa selle, avec une difficulté bien éloignée de son agilité habituelle, Alexander grimpa derrière lui.

- Qu’est-ce que tu fais ? demanda Altaïs.

Le Protecteur sourit.

- Je préfère éviter que tu tombes.

Altaïs s’autorisa un petit rire et se laissa aller en arrière, contre le torse d’Alexander qui avait pris les rênes avec autorité.

- Ta posture s’est améliorée, dit-il, amusé.

Et leurs montures s’élancèrent à nouveau vers le Nord dont ils se rapprochaient peu à peu.

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Hastur
Posté le 05/04/2021
Ah ! Il s'en passe des choses ici !
De retournement en retournement :).

J'ai beaucoup aimé la façon dont tu as décrit tout le passage où l'Altaïs utilise sa magie. Il y a quelque chose de très simple dans tes descriptions, qui va droit au but, qui fonctionne très bien ! Ca s'accorde bien je trouve avec une magie élémentaire qui pourrait presque faire double sens, sans que ça soit péjoratif ;).

Je poursuis de suite ma lecture :).
Mathilde Blue
Posté le 05/04/2021
Coucou !

Je suis contente que le passage où Altaïs utilise sa magie te plaise, il n'a pas été évident à écrire et je suis repassée un certain nombre de fois dessus avant d'être un tant soit peu satisfaite ^^ Haha, je n'avais pas vu les choses sous cet angle, mais effectivement, pourquoi pas x)

À tout de suite !
AnatoleJ
Posté le 21/03/2021
Hello :D

Je comprends pourquoi c’était intense à écrire, ça se ressent bien à la lecture ! La petite retombée en douceur de la fin était bienvenue, c’était pas gentil de nous faire stresser comme ça D: (même si bon, j’aime bien stresser hein, je râle par principe) J’ai adoré le passage dans les flammes, il était si joli ! Et en prime ça promet plein de choses intéressantes pour le futur de la magie d’Altaïs héhé

Mes petites notes comme d’habitude :
« Ils se retrouvèrent alors séparés par un mur de flammes. »
J’ai remarqué que tu utilisais beaucoup l’expression « il se retrouva/ils se retrouvèrent » dans ce chapitre, qui met un peu de distance par rapport à l’action en nous plaçant devant le fait accompli, et pas directement le nez dans le danger. Par exemple ici « Un mur des flammes les sépara. » serait plus direct, si c’est ce que tu veux faire ^^

« - Alexander ! lui parvint une voix étouffée. Je suis coincé !
- Essaie de voir si tu peux sortir par le fond, je te retrouve derrière ! »
Ici j’ai d’abord cru qu’Altaïs était « coincé » dans le sens « écrasé au sol par un truc qui lui était tombé dessus » (du coup bon coup de stress !), et j’ai finalement été un peu perplexe qu’Alexander ne panique pas aussi xD Je ne sais pas si c’est moi qui stresse de trop, ou s’il manque peut-être quelque chose pour nous faire comprendre comme Alexander qu’Altaïs n’est pas en danger immédiat ? (parce qu’après coup, je me suis demandé si c’était pas grâce à leur connexion étrange qu’il « savait »)

« Mais une lame se glissa sur sa gorge avant qu’il ne puisse faire un mouvement supplémentaire. »
C’est une sale habitude ça, Alex, il faut arrêter de se prendre tous les couteaux qui trainent, c’est pas bon pour la peau !

« C’est une erreur. Il t’emportera dans sa tombe. »
Si tout va bien c’est le programme monsieur, mais genre quand ils seront très très vieux et entourés de chats si c’est pas trop demander

« Le Protecteur voulut répondre, mais la lame qui se resserra brusquement sur sa gorge l’en empêcha. Un filet de sang roula le long de son cou. »
Mais nooooon D:

« Quand la poutre de bois s’était effondrée, Altaïs s’était retrouvé coincé entre les flammes et le mur. [...] il s’était retrouvé pris d’une quinte de toux alors que les fumées toxiques s’infiltraient dans ses poumons. »
Sur ce passage, je ne suis pas sûr que le retour en arrière soit nécessaire : on sait déjà ce qu’il se passe dans les deux premières phrases, et l’utilisation du plus-que-parfait ralentit l’action. Je pense que tu pourrais soit tout simplement le changer en passé simple si tu veux garder le contexte des premières phrases, ou tu pourrais tout à fait plonger direct dans la quinte de toux (ça te permet de garder la tension apportée par la dernière phrase du point de vue d’Alex, en sautant d’une douleur à une autre)(ce qui est un peu sadique mais on est là pour ça aussi chut)

« et une plainte de douleur franchit la barrière de ses lèvres. »
Un petit peu long

« La grande ouverture qui était apparue dans le mur suite à l’effondrement de la maison lui permit de s’engouffrer dehors. »
Un petit peu long aussi

« Sors de te cachette, Altaïs »
ta

« Altaïs s’était résigné. Lui qui avait toujours refusé de s’incliner, il venait de trouver l’unique raison de le faire. »
Non chaton ça marche pas de négocier avec des terrorristes, arrête tes bêtises D:

« Altaïs ne voyait pas, les flammes et la fumée l’en empêchaient. [...] Elle l’envahit lentement et il s’y abandonna totalement, incandescent. »
Tout ce passage est vraiment magnifique !

« Les flammes étaient devenues les siennes, et le couronnaient. »
Je crois que c’est ma phrase préférée, elle est très jolie (et l’image qu’elle évoque encore plus !)

Voilà pour ce chapitre qui m’a beaucoup plu, à bientôt sur le prochain :D
Mathilde Blue
Posté le 22/03/2021
Coucou :D

Tant que ça se finit bien, c’est l’essentiel ^^ Même si j’avoue que je me suis fait peur moi-même dans ce chapitre x) Je suis contente que le passage dans les flammes te plaise, j’ai dû le réécrire au moins trois fois, mais Altaïs est trop badass hehe.

Pour tes notes :

« Ici j’ai d’abord cru qu’Altaïs était « coincé » dans le sens « écrasé au sol par un truc qui lui était tombé dessus » (du coup bon coup de stress !), et j’ai finalement été un peu perplexe qu’Alexander ne panique pas aussi xD »
Ah x) Alors non, il était coincé entre les flammes et le mur, donc loin de la porte, Alexander ne panique pas parce qu’il peut apercevoir sa silhouette à travers les flammes… Mais du coup je vais essayer de rajouter une phrase là-dessus !

« C’est une sale habitude ça, Alex, il faut arrêter de se prendre tous les couteaux qui trainent, c’est pas bon pour la peau ! »
C’est vrai que ça commence à devenir une mauvaise habitude x)

« Si tout va bien c’est le programme monsieur, mais genre quand ils seront très très vieux et entourés de chats si c’est pas trop demander »
Je suis morte, c’est tellement ça XD

« Non chaton ça marche pas de négocier avec des terrorristes, arrête tes bêtises D: »
Très mauvaise idée en effet, Altaïs a été un peu naïf de penser qu’Elaran allait négocier avec lui ^^’

« Je crois que c’est ma phrase préférée, elle est très jolie (et l’image qu’elle évoque encore plus !) »
Ma seule déception c’est de ne pas avoir réussi à caser le mot « phénix » dans ce passage, parce que c’était exactement l’image que j’avais en tête ^^

À bientôt :D
dodoreve
Posté le 18/03/2021
Coucou ! Merci pour ce chapitre, effectivement assez intense. J'ai eu peur qu'Alexander et Altaïs soient séparés pendant très longtemps, alors je dois dire que c'est assez soulageant de les savoir bien ensemble à la fin du chapitre (avec ce petit miroir "Je préfère éviter que tu tombes." héhé).
Je dois avouer que comme Gabhany, j'ai trouvé que l'intervention de Mathéis n'était pas très très claire ! Mais je doute pas un instant de tes capacités à préciser son action dans le texte (si tu souhaites le faire évidemment).
Et en ce qui concerne la maîtrise de la magie élémentaire : encore un truc que j'aime bien, toujours dans l'idée que tu ne négliges pas du tout l'existence du merveilleux dans ton histoire. Tu lui donnes une "science" et différentes manières d'être qui continuent de me plaire énormément, en plus du reste.
Merci pour ce chapitre et à bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 19/03/2021
Coucou !

Ouiiiiiiii, pour l'instant ils restent ensemble ! ^^ (J'étais soulagée aussi haha). Pour Mathéis, je vais essayer de retravailler tout ça à la réécriture :)
Je suis contente que tu apprécies toujours la manière dont est utilisée la magie :D

Merci pour ton commentaire et à bientôt ;)
dodoreve
Posté le 19/03/2021
Tu me brises le cœur avec ton "pour l'instant", mais je suis esclave de la lecture de ton histoire de toute façon, donc je note, et j'attends la suite. :')
Mathilde Blue
Posté le 19/03/2021
Ça peut être un "pour l'instant" qui va durer ^^
Gabhany
Posté le 18/03/2021
Hello Mathilde !
Un chapitre extra ! Intense, en effet ! J'ai vraiment cru que la dernière heure d'Alexander avait sonné ^^d'ailleurs j'ai trouvé l'intervention de Mathéis un peu confuse, je pense que ça vaudrait le coup d'expliquer comment il se débarrasse de l'épée d'Elaran, car je ne vois pas comment il pourrait l'écarter alors qu'Elaran la tient contre la gorge d'Alex. Mais à part ça j'ai adoré qu'enfin, Altaïs réussisse à utiliser sa magie ! C'est donc pour ça qu'Elaran lui a dit qu'elle était impure, parce qu'il maîtrise le feu ? Bouh, j'espère qu'il mourra trèèèèèès lentement XD
A bientôt !
Mathilde Blue
Posté le 18/03/2021
Coucou !

Oups, je vois ce que tu veux dire pour l’intervention de Mathéis. J’aurais dû prendre le temps de l’expliquer mais il a pu réagir ainsi grâce à sa magie qui lui permet d’accroître ses capacités comme sa vitesse. Donc il agit si rapidement qu’Elaran ne le voit pas venir.
Ouiiiiiii Altaïs réussit enfin à utiliser sa magie ! Mais en revanche ce n’est pas parce qu’il manipule les éléments qu’Elaran lui dit qu’elle est impure ^^

À bientôt !
Cherry
Posté le 17/03/2021
coucou

j'adore cette fin et j'espère sincèrement que nos deux tourtereaux resteront encore longtemps longtemps longtemps ainsi ^^
j'aime bien cette désescalade de la tension. En un chapitre, tu parviens à nous faire ressentir tellement d'émotions :)

-Durant tout le chapitre, le mot « maison » apparaît beaucoup trop.
-D’après Elaran, il reste encore beaucoup de choses à apprendre sur Altaïs à ce que je vois… Quelles révélations nous attendent encore ? T.T
-« Quand la poutre de bois s’ETAIT effondrée, Altaïs s’ETAIT retrouvé coincé entre les flammes et le mur. Incapable de rejoindre Alexander, il s’ETAIT alors détourné vers le fond de la maison, espérant y trouver une issue. Mais, à mi-chemin, il s’ETAIT retrouvé pris » : attention aux répétitions
- « ce qui lui sauva probablement la vie » : « probablement » c’est assez vague sachant que se plaquer contre l’escalier lui a vraiment sauvé la vie du coup ça atténue
-« il est devenu un traitre » : traître
-« Je… Je te laisserai me tuer quand le jugement sera rendu. » : autre impression subjective mais ici altaïs se propose de mourir pour sauver Alexander, alors s’il hésite ça atténue la portée de son geste. Il devrait le déclarer avec plus de résignation et de conviction pour que ce soit poignant
-«Alexander voulut le suivre mais il ne put pas » : mais il ne le put
-« Il les laissait partir. » : ce passage où Mathéis reconnaît la force de son cousin est super ! mais c’est déjà explicite alors je trouve qu’il n’est pas nécessaire de rajouter cette petite phrase
-« et inclina légèrement la tête (…) le prince, légèrement sous le choc. » : attention aux répétitions d’adverbes
-« mais il se rendait compte seulement maintenant à quel point cela était vrai. - Est-ce que tu ressens encore ta magie maintenant ? » : répétition de « maintenant »
Mathilde Blue
Posté le 18/03/2021
Coucou !

Je suis contente que la fin te plaise ;) Moi aussi j’espère que ça va durer longtemps comme ça ^^

Ou alors peut-être qu’Elaran ment ? Qui sait ^^

Oups, il y a beaucoup de répétitions haha, je suis repassée plusieurs fois sur ce chapitre donc ça a dû finir par s’empiler x)
Pour rebondir sur ta remarque sur la proposition qu’Altaïs fait à Elaran pour sauver Alex en fait ce n’est pas de l’hésitation, c’est seulement sa voix qui tremble à cause de la peur (vu qu’il est totalement terrifié par la situation).

À bientôt :D
Cherry
Posté le 18/03/2021
Elaran ment ? Hahahah ça m'étonne pas mais avec toi on ne sait jamais :D

Je comprends la peur d'Altaïs car à sa place j'aurais bégayé x)
Mathilde Blue
Posté le 18/03/2021
Je sais pas, tu verras ^^

Moi aussi x)
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