Chapitre 16 : Sous emprise

Par Isapass
Notes de l’auteur : Une fois n'est pas coutume, un tout petit chapitre !

Chapitre 16 : Sous emprise

 

Albérac

 

Les rayons du soleil passaient la barrière des falaises lorsque l’un des éclaireurs émergea du défilé, courut jusqu’au foyer où une partie de la population de Teleria était rassemblée et s’arrêta devant le chef, essoufflé.

— Ils ont bien fouillé le village, mais ils sont repartis. Ils ne reviendront sûrement pas avant plusieurs heures, ou même plusieurs jours.

Des soupirs de soulagement accueillirent la nouvelle autour du feu. Des tours de garde furent organisés pour surveiller les environs de l’accès au cirque. Une atmosphère bien plus tendue qu’à l’arrivée des voyageurs se dégageait de l’assemblée, à présent que le danger se concrétisait. Albérac savait que les Teleriens n’étaient pas des guerriers. Ceux d’en face non plus, d’ailleurs, mais ça ne promettait pas moins de morts. Les deux peuples mettraient simplement plus de temps à s’anéantir mutuellement. Quel gâchis…

Malgré l’urgence de la situation, malgré sa colère, l’aventurier savait qu’il n’était pas aussi concentré que ce qu’il aurait dû. Une part de lui, celle qui administrait ses sens, était encore sous l’emprise des caresses de Liaran. Après dix années à réprimer ses pulsions, à oublier son corps, il avait surestimé le contrôle qu’il avait sur lui-même. Pourtant, dès qu’il avait posé les yeux sur son ancien amant, un tourbillon d’émotions, de souvenirs et d’envies avait allumé en lui une éruption de lave brûlante. Ça n’avait rien à voir avec les deux ou trois rencontres qui avaient mis son abstinence à rude épreuve depuis qu’il était revenu en Cazalyne. Là-bas, il n’avait dû lutter que contre une attirance physique qu’il avait vaincue sans trop de mal. Les quelques instants de frisson — si frisson il y avait — ne valaient pas le risque. De plus, sa vie à Arc-Ansange lui apportait assez de sérénité pour qu’il apprenne à se passer de relations charnelles. Il s’était passionné pour les plantes et surtout pour l’éducation de ses jeunes élèves si prometteurs. C’était plus difficile à Terce, mais il avait su rester raisonnable. Avec Liaran cependant, il avait jadis partagé des sentiments aussi intenses que leurs étreintes. Cette fois, le désir l’avait terrassé. Ce matin, il était tel qu’il aurait pu faire l’amour avec lui au beau milieu de l’attaque du village sans se préoccuper du danger ou des morts.

Cette idée l’effraya assez pour qu’il se force à revenir au présent. Il s’aperçut que Venzald, à côté de lui, le dévisageait avec perplexité.

— Eh bien ? demanda le prince.

— Euh… pardon, je n’ai pas saisi votre question, dit-il en rougissant.

Le garçon esquissa un sourire qu’il réprima aussitôt. Se doutait-il de quelque chose ? Ce serait désastreux ! Non, ses pensées n’étaient pas inscrites sur sa figure, tout de même. Il avait bon espoir que la différence de langage empêche ses compagnons de comprendre la vérité : même si les Teleriens racontaient son histoire, ils n’en saisiraient pas un mot. Quant à Liaran, il avait accepté — de mauvais gré — de rester discret. Ce n’était pourtant pas le moment de se laisser aller.

— Je vous demandais si vous aviez une idée pour nous sortir de ce mauvais pas, répéta le prince, son sérieux retrouvé. Nous devons rejoindre les espérites, et ça me paraît impossible tant qu’il y aura cette guerre entre eux et les Teleriens.

— Est-ce que tu ne pourrais pas t’adresser à ceux d’en face, petit ? intervint Pique-Cerle. Tu vois, dans leur tête, comme tu sais faire, puisque ce sont des devineurs ?

— Non, c’est impossible. Je ne peux communiquer qu’avec une personne à la fois, et je dois me trouver à quelques pas d’elle.

Le pêcheur tordit la bouche en une moue dubitative.

— Ça, c’est ce que font les devineurs normaux… Toi, tu es capable de plus que ça.

Venzald jeta un regard à la fois attendri et navré à son grand-père qui ne vit rien, puis se tourna de nouveau vers Albérac.

— Comment croyez-vous que les Teleriens réagiraient si je leur révélais que je suis un espérite ?

— Honnêtement, je n’en sais rien, dit le précepteur après réflexion. Ils m’ont très bien accueilli, je pense donc qu’ils pourraient vous laisser le bénéfice du doute si je me porte garant de vous. Cependant, je n’en jurerai pas. Vu la situation, il est possible qu’ils crient à la traîtrise. Qu’avez-vous en tête ?

— Leur raconter ce qui se passe en Cazalyne, pour qu’ils comprennent à quoi mène le rejet. Et leur prouver qu’il n’y a rien à craindre des devineurs. Les convaincre, enfin, de retrouver l’entente et la paix avec leurs voisins. Avec votre aide, bien sûr.

Albérac hocha la tête. Cela pouvait marcher, à condition que le garçon choisisse bien ses mots, et lui la manière de les traduire.

— Vous êtes prêt ? interrogea-t-il.

Quand Venzald approuva, ils se levèrent tous les deux et l’aventurier demanda l’attention générale.

— Là d’où nous venons, commença le prince quand les visages curieux se tournèrent vers lui, les espérites sont haïs, mis à l’écart et même persécutés depuis des siècles. Ils sont obligés de vivre cachés, effrayés par leurs propres pouvoirs au point de les renier et de les perdre, quelquefois.

Étonné par la voix de Venzald, d’abord vacillante mais qui gagna petit à petit en assurance et en force, Albérac traduisit mot pour mot.

— Depuis quelques lunes, une organisation appelée l’Ordre du Haut-Savoir s’est emparée du pouvoir. Non contents d’encourager la haine envers les espérites, ces hommes les pourchassent, les torturent, les exécutent et exposent leurs dépouilles en public.

L’assemblée des Teleriens frissonna d’un murmure écœuré.

— Comme ils s’en prenaient à ceux que tout le monde détestait, ils n’ont pas rencontré beaucoup d’opposition et ont pu s’emparer du pouvoir. Mais aujourd’hui, ils s’attaquent aussi aux femmes, aux paysans, aux enfants, à tous ceux qui sortent de la norme. Les prisons sont pleines, les gens sont affamés, il y a des exécutions tous les jours. Voilà à quoi mènent la violence et le rejet !

Tous les regards étaient fixés sur Venzald, les visages affichaient peu à peu la honte. Dans le petit cirque qui résonnait encore des échos de leurs deux voix, plus personne ne parlait.

— Mon père haïssait les espérites. Il les aurait tués un par un s’il avait pu. Ce qu’il ne savait pas, c’est que, moi, son fils, j’en suis un.

Des exclamations de surprise suivirent la traduction. Albérac avait compris où le prince voulait en venir.

— Ni mon père ni ma mère ne possédaient de pouvoirs, reprit Venzald sans laisser le temps aux Teleriens de lui reprocher sa présence parmi eux. Pourtant, j’en ai. Je suis la preuve qu’un espérite peut naître dans n’importe quelle famille. Que ferez-vous si l’un de vos enfants sait lire dans les pensées ? Vous le chasserez du village ? Je veux croire que mon père aurait révisé son opinion.

De loin en loin, des gens serraient leurs petits contre eux, réfléchissant au dilemme qui leur était soumis.

— Est-ce que c’est vrai, Elouic, interpella une voix, ton ami est un espérite ?

Albérac traduisit pour le prince. Celui-ci inspira, fixant un point sur la paroi rocheuse. Au bout d’un instant, ses yeux s’éclaircirent au point que l’iris se confondait avec le blanc. À nouveau, des cris de stupeur montèrent de l’assistance.

C’est gagné, pensa-t-il en écoutant les discussions autour de lui. Il les a convaincus.

Son regard croisa celui de Liaran qui lui souriait. Encore une fois, il sentit sa peau fourmiller et une onde de chaleur dans son bas-ventre. Pour ne pas se laisser distraire, il se tourna vers Venzald dont les prunelles reprenaient leur bleu sombre habituel.

— Qu’est-ce que vous nous conseillez, alors ? interrogea le chef.

À peine avait-il posé sa question qu’une flèche se planta à un pouce de ses pieds. L’aventurier leva la tête ; tout autour d’eux, au sommet des murs de roche qui entouraient le cirque, les espérites les surplombaient, armés d’arcs et de pierres.

 

***

 

Venzald

 

La panique éclata, se propageant du centre du cirque vers les parois rocheuses comme l’onde d’un caillou jeté dans une mare. Pourtant, le prince ne la ressentit pas. Très lointaine, la voix de son instinct lui enjoignait de protéger sa tête des projectiles, de courir vers la plus proche des grottes, de s’assurer que ses compagnons se mettaient à l’abri, mais il n’écoutait pas. Ses yeux voyaient les mouvements frénétiques de la foule, ses oreilles percevaient les hurlements ; cela ne le concernait pas, car il n’était pas vraiment là. Son corps se trouvait bien au milieu du tumulte, mais son esprit était resté sous l’eau glacée du nord de la mer de Tornaille. Pour montrer que ses yeux changeaient de couleur, il avait provoqué la première vision à laquelle il avait pensé, sans même se demander si elle était réalisable. L’instant d’après, il sentait la caresse des courants sous-marins sur sa peau lisse tandis qu’il filait sous les vagues. Il entendait mille sons liquides, il humait une multitude d’odeurs étranges, de sensations nouvelles. Une delphe. Autour de lui, d’autres créatures noires et blanches propulsaient leurs corps fuselés dans l’océan. Leurs nageoires en voiles se laissaient traverser par les rayons solaires qui s’enfonçaient dans l’eau verte. À l’unisson, elles viraient à droite ou à gauche, piquaient vers le fond ou crevaient la surface en bonds sublimes de grâce et de puissance. Quelle paix, quel calme... Aucune peur, aucun enjeu, juste le plaisir pur de ce ballet parfait et infini.

Quand la main d’Albérac sur son bras l’avait rappelé à la réalité, il avait interrompu la vision avec regret. Cependant, la coupure n’avait pas été nette. Une partie de son esprit n’avait pas voulu revenir. Comme derrière une vitre très épaisse, des ordres brefs claquaient, les bravades des espérites galvanisés par la vengeance tombaient des rochers sur les Teleriens apeurés. Jamais confrontés à pareille situation, ceux-ci couraient en tous sens, vers le refuge des cavernes, à la recherche de leurs enfants ou afin d’éviter les cailloux et les flèches. Une poignée d’hommes s’engouffrèrent dans le défilé, mais personne ne les suivit de peur d’être accueilli à la sortie par d’autres assaillants. Une femme hurla quand une pierre lui heurta le crâne en y laissant une écorchure. Plusieurs cris de douleurs, encore du sang ; mais peu de projectiles atteignaient leur but. Les espérites non plus n’étaient pas des guerriers, ils visaient mal. En quelques instants, ceux qui avaient à peu près gardé leur sang-froid guidèrent les autres vers le couvert des cavernes tandis que quelques attaquants descendaient la paroi le long d’une voie périlleuse, mais praticable.

Venzald était seul, à présent, planté près du foyer central, immobile. Peu à peu, les tirs s’ajustaient, les flèches se rapprochaient de lui. Pourtant il n’éprouvait toujours aucune peur. Son cœur battait à un rythme si bas qu’il pouvait compter jusqu’à dix entre chaque pulsation. Le sang parcourait ses artères en un courant puissant. Au milieu des cris qui le hélaient, il reconnut une voix aiguë hurlant son nom. Alix, là-bas, sous le surplomb. Le prince força sur ses yeux pour s’accrocher à son image comme à une corde. Lentement, il s’extirpa des profondeurs marines en se guidant sur les appels impérieux et sur les cheveux flamboyants, mais la surface semblait encore lointaine. À sa droite, les espérites avaient parcouru les deux tiers de la hauteur. Ils prendraient bientôt pied sur le sol du cirque. Il se hissa plus vite, serra plus fort sur la longe imaginaire les mains de son esprit pour revenir à la réalité.

Appelle-moi, Alix, continue.

Déjà, sa vue devenait plus nette. Sa jeune compagne se débattait entre les bras de Pique-Cerle qui l’empêchait de se mettre à découvert. Ensgarde trépignait. Albérac dansait d’un pied sur l’autre, cherchant un passage au milieu des jets de pierres et des traits. Derrière eux, les Teleriens l’encourageaient de grands gestes fébriles.

J’y suis presque.

La surface miroitait, là, juste au-dessus de lui. Son corps frémissait pour se remettre en marche. Le premier espérite sauta de la paroi. Au moment où le second l’imitait, Alix échappa à l’étreinte du pêcheur et se précipita vers lui. L’un des hommes fonça vers Venzald, l’autre vers la jeune fille. Ils étaient armés de couteau, Alix allait se faire tuer. L’urgence aiguillonna le prince vers son but.

Ça y est !

Sa poitrine se gonfla d’une grande goulée d’air ; il reprenait possession de son corps. Toute sa peau frissonna, il attendit la main froide de la peur qui allait s’abattre dans son ventre… En vain. À sa place, le calme, et la certitude de ce qu’il devait accomplir. Il ferma les yeux pour ressentir la force qui l’emplissait. L’image de Themerid s’imposa dans son esprit. Sa propre voix résonna dans sa tête comme celle de son père répercutée par la falaise du Mont-de-Cordelle, quand il s’adressait à son peuple depuis l’esplanade des Cimiantes.

— Halte ! Posez vos armes ! Cessez toute violence ! Je sens que vous ne voulez pas vraiment de ces morts qui ne vous ressemblent pas, mais vous pouvez les éviter !

Avant d’ouvrir les paupières, il savait déjà que les deux assaillants les plus proches s’étaient arrêtés. Saisis d’effroi, ils s’étaient figés en pleine course et le dévisageaient avec crainte. En haut, un premier homme jeta son arc dans le vide en affichant la même stupeur. Les autres l’imitèrent tandis que les Teleriens regardaient autour d’eux sans comprendre.

Lorsque tous les espérites furent désarmés, celui qui se trouvait le plus près de lui franchit les quelques pas qui les séparaient.

 Qui es-tu ? demanda-t-il avec déférence dans son esprit.

Venzald n’eut pas le temps de répondre, car Alix, qui l’avait également rejoint, abattit la main sur sa joue de toute la force de son jeune bras.

 

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Luna
Posté le 30/01/2021
Un chapitre court mais qui se dévore tout entier comme du chocolat :D

J'ai passé un excellent moment, comme d'habitude. J'ai particulièrement aimé le début où l'on suit les pensées d'Albérac après les révélations du chapitre précédent. Elles font de lui un personnage très humain et très attachant. L'arrivée des espérites permet en outre à Venzald de monter d'un niveau en ce qui concerne ses pouvoirs. C'est très convaincant puisque ce cap est passé sans qu'il en ait vraiment le choix en fait, comme si son corps (son esprit peut-être plutôt ha ha) se défendait. Il repousse ses limites pour faire face au danger.

J'ai été un peu moins convaincue par contre par la facilité avec laquelle il est parvenu à calmer les Teleriens par un simple discours. Pour ce qui est des espérites, je trouve cela crédible qu'ils lâchent leurs armes sous le coup de la surprise, mais pour les Teleriens, je ne sais pas, c'est peut-être un chouïa trop rapide. D'un autre côté, je n'ai pas encore vu ce qui se passait par la suite. Peut-être les Teleriens n'ont-ils pas eu vraiment le temps de réagir dans ce chapitre et que l'on verra leur vraie réaction après. Bref, je laisse cette question en suspens pour le moment ;)

Juste un petit chipotage. Quand Venzald est encore "coincé" dans son esprit, je n'ai pas réussi à comprendre ce que faisait Albérac ni où il était. Il se tient près de lui et essaye d'abord de l'entraîner en arrière : "Quand la main d’Albérac sur son bras l’avait rappelé à la réalité..." Après il se retrouve seul "Venzald était seul, à présent, planté près du foyer central, immobile." Et enfin "Albérac dansait d’un pied sur l’autre, cherchant un passage au milieu des jets de pierres et des traits." Mais du coup, il essaye de retourner auprès de Venzald ? Il l'a laissé tombé ? Le connaissant, cela m'étonne de lui. Bon là je suis la lectrice un peu pénible car je sais que c'est un micro-détail de rien du tout xD

Allez zou, moi j'enchaîne :D
Isapass
Posté le 01/02/2021
En relisant, je suis complètement d'accord avec toi pour les Télériens ! Il va falloir que je modifie ça : soit en faisant en sorte qu'ils ne soient pas complètement convaincus (vu que les espérites attaquent juste après, ça ne serait pas très grave), soit en rajoutant un ingrédient, ce qui aurait en plus l'avantage de préparer un autre truc pour la suite (que je ne peux pas t'expliquer pour l'instant évidemment, ;) ). Mais en tout cas, c'est vrai que ça paraît un peu trop facile.
Pour ce qui est des mouvement d'Albérac, en fait, quand tout le monde court se réfugier dans les cavernes, Albérac y va en pensant que Venzald le suit. Il ne réalise que trop tard que le prince est resté planté au milieu. En tout cas, c'était clair dans ma tête mais c'est vrai que ça ne l'est pas tellement à la lecture ! XD Merci pour ta remarque donc, je modifierai !
Notsil
Posté le 27/06/2020
Court mais rythmé !
J'aime la tentative de résolution pacifique du conflit, Venzald qui prend confiance en sa force, Albéric qui pense passer inaperçu alors que non....

Et Alix qui vient potentiellement tout gâcher ^^

Ça y est Venzald contrôle un peu mieux son pouvoir, et ça fait plaisir de le voir monter en puissance progressivement !

"ces hommes les pourchassent, les tortures, les exécutent et exposent leurs dépouilles en public."
-> torturent pour la continuité ? ^^
Isapass
Posté le 29/06/2020
Oui, dans cette seconde partie, Venzald développe ses compétences, c'était un des enjeux.
Alix ne gâche rien, tu l'as vu, c'est juste qu'elle a eu très peur et qu'elle a une légère tendance à être expéditive dans ses méthode :)
Oulala, la coquille immonde "tortures" XD
Jowie
Posté le 26/04/2020
Eh bien, il claquait, ce chapitre ! C'est vrai qu'il était plus court, mais ça n'a pas affecté le rythme du texte, que j'ai d'ailleurs trouvé dynamique ;)
J'étais contente d'en apprendre plus sur la relation d'Albérac et de Liaran (est-ce qu'on continuera à le voir?). C'est drôle de voir Elric penser de cette façon-là, lui qui est toujours concentré sur les plantes et l'éducation des plus jeunes :D

Aïe! Venzald était si près de convaincre les Teleriens et là, bam! L'attaque frappe et son esprit se retrouve dans un lac (tu veux nous faire paniquer, c'est ça ? Eh bien, ça a marché !) La tension monte avec les combats; surtout quand quelqu'un menace le corps de Venzald, qui essaie désespérement de rejoindre Alix. Et là, satisfaction pour le lecteur, Venzald ébahit les espérites en communiquant avec eux. C'était une très belle manière de finir ce chapitre, avec la révélation que oui, Venzald peut communiquer avec plusieurs personnes à la fois. Cet arrêt des violences donne espoir quant à une possible réconciliation entre les deux peuples.
Peut-être les Teleriens et les espérites s'uniront-ils à Venzald pour un jour combattre le Haut-Savoir ? Je ne sais pas, mais j'ai l'impression que ces alliances potentielles pourront servir plus tard !

Euh, pourquoi est-ce que Venzald se fait gifler par Alix ? Elle essayait de le réveiller ?

Remarques:

les pourchassent, les tortures, → torturent
Isapass
Posté le 26/04/2020
Oui, Albérac paraît relativement "asexué" ou plutôt "asexuel" depuis qu'on le connait dans le tome 1. Surtout par rapport à Abzal, par exemple. Et c'est pour ça que j'ai eu envie de développer un peu ce qui se passait dans sa tête, de montrer que son côté "je ne me préoccupe que des plantes et de l'éducation de mes élèves", était l'aboutissement de tout un travail sur lui-même. Je vais y revenir dans un prochain chapitre, mais il faut se souvenir que ça craint vraiment, d'être gay dans ce monde-là. Mais à Teleria, ça ne gêne personne. Ce qui explique pourquoi il est resté plusieurs années.
En effet, cet épisode a surtout pour but de montrer une nouvelle étape dans le développement des pouvoirs de Venzald.
Pour les alliances avec les Teleriens et les espérites, c'est une bonne question, mais ils sont quand même très loin de Cazalyne, tous ces gens !
Alix gifle Venzald parce qu'il lui a fait peur. Je me note de rajouter une réplique pour que ce soit plus clair.
Bouuuh, la vilaine coquille, sur "torturent" !
Cocochoup
Posté le 23/04/2020
Oh ce chapitre était court.... Très court... Trop court ?
L'action s'enchaîne et ça va vite. Je crois que j'aurai aimé un peu plus de longueur et de description. Être un peu plus immergé dans le combat
En tout cas le passage où Themerid prend parole est top ( que se soit le moment où il parle aux teleriens ou aux esperites)
Mais je crois que j'aime trop l'histoire pour être satisfaite d'un chapitre aussi court !
Isapass
Posté le 23/04/2020
Rhooo, qu'est-ce que ça fait plaisir à lire ! ♥
Ceci dit, je ne suis pas complètement satisfaite des deux derniers chapitres, mais je pense que Tac a mis le doigt sur quelque chose dans ses comm... Et je note aussi ta remarque sur les combats, mais finalement, il n'y en a pas vraiment, de combats.
Bon, je note tout ça. Comme d'hab, je verrai ça en correction. Pour l'instant, j'avance !
Merci pour ta lecture et ton retour encourageant !
Tac
Posté le 23/04/2020
Reyo !
J’ai vraiment du mal avec les Teleriens… Ils étaient déjà pas fiers de ce qu’ils faisaient mais s’entêtaient et quand un jeune inconnu, bien qu’accompagné de leur cher Elouic, ils se laissent faire comme des agneaux ! S’ils ne voulaient pas s’excuser auparavant et s’ils sont convaincus que les espérites sont dangereux, même s’ils ne veulent pas les tuer (l’un n’impliquant pas l’autre, ils peuvent simplement ne plus vouloir commercer avec eux), ils pourraient être vexés par le discours de Tehemerid et avec un peu de mauvaise foi rembarrer le prince… Je trouve que c’est trop facile.
Après je comprends que tu aies peur de la taille de ton tome, mais puisque ces deux chapitres sont un peu censés être un paroxysme, et je trouve que cette péripétie manque d’envergure et qu’elle manque à son rôle de paroxysme. J’ai un peu envie de dire « tout ça pour ça ? », je me dis que si c’est n’est pas pour y aller franchement, pour ne pas aller jusqu’au bout de l’idée, peut-être autant se passer de cet événement-là ?
Cependant, plein de choses fonctionnent dans le chapitre : le discours de Themerid est cool, le petit effet de themerid qui est resté coincé et sauve in extremis Alix qui le gifle en retour : j’ai trouvé ça dynamique et chouette, même si je n’ai pas trop compris pourquoi personne n’a choppé Themerid pour le mettre en sûreté (même en le traînant par le poignet). Je veux bien croire que c’est la panique mais sur tous les persos présents dans la scène, sachant que y a quand même quatre persos qui sont à fond sur la protection de themerid, j’ai du mal à y croire. (au moins une tentative : quelqu’un le tire par le poignet et finit par le lâcher)
Enfin, la taille du chapitre ne m’a pas dérangée ! peut-être parce que j’ai fait le com du précédent juste avant, alors ça m’a mise aussitôt dans l’ambiance, mais quand même, je pense que ça passe.
Plein de bisous !
Isapass
Posté le 23/04/2020
Ah non mais dans ma tête, c'était pas spécialement un paroxysme. C'est plutôt un obstacle supplémentaire qui permet à Venzald de passer une nouvelle étape dans la maîtrise de son pouvoir.
Bon enfin je vois ce que tu veux dire : en fait j'y vais tellement à fond dans le glauque d'habitude que là c'est trop soft... ok, je le note.
Ceci dit, c'était pas du tout la taille du tome qui m'inquiétait. Comme écrit dans ma réponse précédente, je ne veux pas spécialement les faire débouler dans une guerre abominable, ni qu'ils passent trois plombes à résoudre tout ça. Mais c'est vrai qu'il faut que l'obstacle ait l'air de tenir la route, quand même.
Contente de voir que quelques trucs sont pas trop mal quand même. Notamment la petite transe de Venzald (oui parce que c'est Venzald, qu'on suit, là, même si tu as écrit Themerid partout dans ton comm XD) : j'étais pas du tout sûr que ça valait quelque chose. J'avais peur que ce soit tarte. Mais apparemment, c'est plutôt la guéguerre entre les villages qui est tarte.
Personne ne traîne Venzald parce qu'en fait, tout ça se passe super vite. D'ailleurs Albérac va y aller, mais Alix lui grille la priorité. Bon, ok, ça marche pas...
On va dire que ça ira mieux au prochain chapitre... XD
Merci pour ta lecture plus vite que l'éclair et tes comm : tu as raison, faut me rentrer dedans quand c'est pas bien !
Plein de bisous !
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