Chapitre 16 - Réflexions

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Où Kiaraan et les autres connaissent un moment de calme avant la tempête ... Bonne lecture !

La stupéfaction, l’étonnement se pressaient à la lisière de l’esprit de Kiaraan comme autant de questions sans réponses. Un chagrin intense, étouffant, l’atteignait avec dix ans de retard, et le choc n’en était que plus important. Elle savait que la lettre de son père lui donnait un début d’explication à tout ce qui s’était passé récemment, de la disparition de sa mère à ses propres capacités. Mais les mots de Iarn soulevaient aussi une multitude d’autres questions, à tel point qu’elle en avait le vertige. Elle qui n’avait jamais eu peur de se lancer, aujourd’hui elle avait l’impression de devoir sauter dans l’inconnu du haut d’une falaise escarpée. Comment savoir ce qu’elle trouverait en bas ? Elle ne parvenait pas à allouer dans son esprit de la place à toutes ses interrogations. Elle n’était pas sûre d’avoir le courage et la force d’en affronter les réponses.

Le choc la rendait amorphe, apathique, et elle n’eut même pas le réflexe de réagir quand Largo entra dans la pièce et vint s’agenouiller devant elle. Brusquement, une pensée déconcertante lui vint, la première qui soit cohérente depuis la lecture de la lettre. Elle était à moitié Lupus. Une partie d’elle-même, de ses gênes, de sa mémoire corporelle était reliée à cet endroit, à ce clan. Les fondements même de sa personne n’étaient pas ceux qu’elle avait toujours connus.

- Tu le savais, n’est-ce-pas ?, souffla Kiaraan d’une voix désincarnée. C’est pour ça que tu m’as dit que j’avais des prédispositions.

- Oui. Ma mère m’a informé de ton identité après le Conseil. C’est à ce moment-là qu’elle a reconnu le nom de ta mère.

Sonnée, Kiaraan ne put que hocher la tête. Tout ce qu’elle avait toujours su d’elle-même était faux, ou tout du moins incomplet. Pouvait-elle encore dire qu’elle était une Ursi ? Le simple fait d’avoir du sang de Lupus ne suffisait certainement pas à faire d’elle un membre de ce clan. Son appartenance aux Ursi était le premier repère avec lequel elle s’était construite. Si cette certitude vacillait, qui était-elle ? Que lui restait-il ? Le clan était le premier et le dernier bastion de chaque human.

  • Viens, lui dit Largo avec douceur, après un long moment de silence, je vais te ramener à la cabane.

Sans répondre, la jeune fille accepta la main qu’il lui tendait et il l’aida à se remettre debout. La voyant vaciller, il la maintint par le bras. Levant la tête, Kiaraan rencontra son regard attentif. Les larmes lui montèrent aux yeux, et elle détourna rapidement le visage, tout en souhaitant absurdement qu’il la prenne dans ses bras. Comme s’il avait compris son besoin de réconfort, il garda sa main dans la sienne tandis qu’ils sortaient de la demeure de Lyria, puis tout le long de la marche silencieuse jusqu’au pied de son arbre. La peau de Kiaraan ressentait la chaleur de cette main, mais elle ne parvenait pas jusqu’à son esprit. Elle se sentait détachée, anesthésiée. Elle laissa Largo la harnacher sans réagir, puis elle se sentit soulevée tandis que le jeune homme, craignant visiblement de la voir tomber, la suivait en grimpant. Les gardes qui l’avaient hissée l’aidèrent à atteindre le seuil de la cabane. Avant d’entrer, Kiaraan attendit que Largo arrive à sa hauteur. Elle arrima son regard au sien et chuchota un « merci » à son adresse. Le jeune homme inclina la tête, fit un geste à ses hommes qui s’éclipsèrent et d’un bond, grimpa sur le toit de la cabane.

Kiaraan se retourna et pénétra le plus discrètement possible à l’intérieur. La nuit était déjà bien avancée et Oksa devait dormir depuis longtemps. Ce qui la soulageait et la décevait en même temps. Parler de la lettre de son père la rendrait irrémédiablement réelle, et son contenu avec elle. Il lui fallait du repos.

- Kiaraan ? Tu vas bien ?, chuchota Oksa tandis que la jeune fille se couchait.

- Tu ne dors pas ?

- Je t’attendais. Je voulais être sûre que tu reviendrais. Ca va ?

- Pas vraiment.

- Tu veux en parler ?

- Demain. Et avec Lexa, ça s’est bien passé ?

- Demain. Bonne nuit, mon amie.

- Bonne nuit.

Kiaraan se tourna vers le mur et s’endormit instantanément.

*

Au même moment, dans la hutte de Lyria.

À peine Largo était-il parti avec Kiaraan que Rileq et Joren, les membres du Conseil, se présentèrent chez Lyria. Celle-ci, en les voyant approcher, retint un soupir et les suivit à l’intérieur. Il n’était pas courant que les réunions du Conseil se fassent dans la demeure d’un de ses membres, mais Lyria leur avait demandé de la rejoindre, arguant du besoin de discrétion de leurs débats. Elle était sûre que partout dans le village, le vent transportait des nuées de questions d’une cabane à une autre. D’un geste vif, elle indiqua à ses acolytes de s’asseoir en face d’elle, gardant pour elle le fauteuil droit, au dossier haut, qu’elle affectionnait. Elle prit une grande inspiration et se concentra. Elle allait devoir jouer finement.

- Rileq, Joren, commença Lyria, la coutume veut que je vous laisse parler d’abord, car tel est le privilège de la Forte, de trancher après que chacun ait donné son avis. Cependant, ce soir, je parlerai la première. Ces Ursi, malgré leurs révélations troublantes, sont des intrus. Ils ne sont pas des nôtres. Je dois admettre avoir été … surprise par la révélation qu’eux aussi connaissaient des disparitions, mais la question de leur intrusion sur notre territoire reste suspendue entre eux et notre compréhension. Faut-il oublier l’outrage devant l’ampleur que prend l’affaire ? Je ne pense pas. Mais j’estime que nous devons prendre en compte ces nouvelles données avant de prendre une décision. Et nous adapter à la situation, sans perdre de vue nos principes, comme nous l’avons toujours fait.

- Alors selon toi, s’exclama Rileq, nous ne devons pas les punir ? Ils ont pénétré avec des armes sur notre territoire, se sont battus avec nos hommes, tout ça alors que nous ne sommes pas impliqués dans l’agression de leur ami ? Enfin, Lyria, reprends-toi, et pense à ce qu’aurait dit ton défunt mari ! On ne peut pas laisser passer ça !

- Assez ! Il n’est nul besoin d’invoquer le nom de Cyrus, il est mort depuis trop longtemps pour pouvoir te répondre. Et depuis son trépas, c’est moi, et moi seule, qui dirige ce Clan. C’est grâce à moi si ce village est toujours debout, alors ne t’avise plus de brandir ainsi son nom devant moi comme une menace, sauf si tu veux vraiment m’offenser.

Rileq soutint un moment le regard foudroyant de Lyria, puis détourna les yeux en grommelant de vagues dénégations.

- Bien, reprit Lyria d’une voix froide, parfaitement maîtrisée. Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas les punir. Simplement que nous devons réfléchir attentivement à la façon dont nous allons les traiter.

- Que veux-tu dire ?, intervint Joren, le plus jeune d’entre eux.

- Qu’il faut aussi penser à ce qui se passera si nous les exécutons. Leur Clan voudra les venger, et je n’ai aucune envie de rentrer dans une guerre ouverte avec les Ursi, alors que nous avons d’autres questions à régler.

- Tu serais prête à demander de l’aide aux Ursi ? demanda Rileq d’une voix dédaigneuse.

- À leur demander, non. À l’exiger, en échange de la vie de leurs camarades, en revanche …[WU2] 

- Oui !, s’enthousiasma Joren. De plus, une fois qu’ils seront au courant des disparitions, ils ne pourront pas faire autrement que de nous aider.

- Ce que tu peux être naïf, mon pauvre ami, persifla Rileq. Tu crois vraiment qu’alors que nous détenons captifs plusieurs des leurs, ils seront disposés à nous aider ? Et puis de toute façon, pourquoi aurions-nous besoin de leur aide ? Si c’est vraiment de disparitions dont il est question, occupons-nous d’abord des nôtres. Après tout, comme tu l’as si bien dit, ma chère Lyria, ils ne sont pas de notre Clan …

- Et toi, tu es vraiment obtus, si tu persistes à croire que cette histoire ne touche que nous !, s’enflamma Joren. Tu ne vois donc pas que beaucoup des clans-prédateurs de notre région sont concernés ? Quand cesseras-tu de ne penser qu’à toi ?

- Silence !, les interrompit Lyria alors que Rileq allait répliquer vertement.

Les deux hommes se turent immédiatement, sans cesser d’échanger des regards fulminants.

- Vous avez tous les deux raison, en quelque sorte. Les Ursi ne seront certainement pas disposés à nous aider, c’est pour cela que garder les prisonniers en vie ferait pencher la balance en notre faveur. Car oui, cette affaire n’est plus de notre seul ressort. Et pour le bien du Clan, je pense qu’il faut qu’il y ait une décision commune à tous les clans concernés. Or, pour cela, nous avons besoin des Ursi. Je propose donc de garder les prisonniers en vie, mais au secret, étroitement surveillés, le temps d’envoyer un messager à leur chef, en leur proposant d’échanger la vie de leurs camarades contre leur participation à l’enquête. Je préciserai aussi que les prisonniers, si nous les libérons, ne devront plus jamais pénétrer chez nous, sous peine de mort. Qu’en pensez-vous ?

Lyria tourna un regard inquisiteur vers ses comparses. Joren répondit le premier, d’une voix admirative

- Je ne peux qu’être d’accord avec un tel raisonnement.

- Moi je ne le suis pas, et je souhaite que les prisonniers soient soumis au Jugement de la Mère, déclara Rileq avec un détachement triomphant.

 - Quoi ? Mais, Rileq, on ne soumet plus personne à une pratique aussi barbare, de nos jours !

-Puisque nous ne sommes pas d’accord, c’est à la Mère de décider de leur sort. Je demande le Jugement suprême !

Lyria et Joren le fixèrent un long moment. Joren montrait un visage catastrophé. Le visage de Lyria s’était fait le miroir de celui de Rileq : une expression détachée, mais légèrement triomphante, ornait ses traits.

- Qu’il en soit ainsi.

                                                                                                            *

Ce fut le souffle impérieux du vent, accompagné de la lueur pâle des premiers rayons du soleil, qui réveilla Kiaraan. Pendant quelques instants, elle flotta dans la douce quiétude de son esprit encore embrumé. Où était-elle ? Cette luminosité n’était pas celle de sa chambre, à Long’Ombre. Puis les souvenirs de la veille lui revinrent avec la force d’une gifle, et elle se recroquevilla instinctivement. Le Conseil. Lexa. Son père. Sa lettre. La lettre ! La jeune fille ouvrit les yeux et porta immédiatement sa main à la poche de son pantalon défraîchi. Elle sentit sous ses doigts la douceur du cuir. Elle était toujours là. Elle jeta un coup d’œil à Oksa. Celle-ci dormait encore. Kiaraan sortit la lettre de sa poche et la déplia. Elle avait beau savoir ce qu’elle contenait, elle ne fut pas moins frappée par les mots de son père, par les courbes élégantes de son écriture. Par l’intensité des souvenirs qui remontaient dans son esprit, et qu’elle croyait perdus.

Elle chassa d’une main furtive une larme sur sa joue. Il fallait qu’elle se concentre sur le sens de la lettre. Son père parlait d’une surveillance, il pensait que des personnes lui en voulaient. Mais pourquoi ? Ses souvenirs de petite fille, empreints d’un respect et d’une adoration sans bornes, montraient un père aimant et espiègle. Un père savant, aussi, très apprécié au village pour son expérience de GuériSage et cherchant sans cesse à augmenter son savoir. Etait-ce pour cela qu’on le surveillait ? Cela paraissait absurde. Pourquoi aurait-on épié le GuériSage inconnu d’un obscur village des montagnes Ocres ? Il devait y avoir autre chose. Quelque chose d’une importance telle qu’il avait été forcé de partir, de quitter sa famille pour les protéger et découvrir ce qui les menaçait. Malgré tout le temps écoulé, elle savait que son père ne les aurait pas laissées sans une raison impérieuse et grave. Mais laquelle ?

Kiaraan relut la lettre avec une attention redoublée. Iarn parlait du « pouvoir de résistance ». Qu’est-ce que cela pouvait être ? Il parlait de contrôle de soi, de discipline, mais qui concernait quoi ? Il lui semblait que la réponse était là, sous ses yeux, mais elle n’arrivait pas à la voir.

Oksa commençait à remuer. Kiaraan rangea vivement la lettre dans sa poche, un peu frustrée. La lettre de son père n’avait fait que créer de nouvelles questions. Et si elle ne parvenait pas à y trouver des réponses, il faudrait qu’elle aille les chercher là où elles se trouvaient. À Dézdirim, la capitale.

Tandis qu’Oksa se réveillait, Kiaraan sentit monter en elle une détermination farouche, mêlée à un espoir éperdu. Elle allait partir sur les traces de son père et de sa mère. Mais avant, se dit-elle en souriant à son amie, elles devaient d’abord sortir de cette journée en vie.

Cette pensée ne la quitta pas alors qu’elles mangeaient ce qui restait de la nourriture apportée par Lorel. Oksa lui jetait de fréquents regards inquisiteurs. Kiaraan savait qu’elle était prête à écouter, mais qu’elle ne voulait pas la presser ni la mettre mal à l’aise. Elle lui raconta tout, même le secret de l’ascendance de son père. L’heure n’était plus aux cachotteries. Et elle avait besoin d’en parler à quelqu’un. Pour rendre les choses réelles et pour ne plus être seule avec ce poids. Diorann n’était pas là, et Kiaraan ne pouvait se confier qu’à Oksa. Elle lui fit promettre de ne répéter à personne cette information. Revenue de sa surprise, les lèvres débordantes de questions, Oksa promit.

Cependant. Largo et les gardes débarquèrent sans crier gare, comme à leur habitude, pour leur annoncer qu’elles étaient attendues à l’arbre-Cœur. Le Conseil avait pris sa décision.

 

 

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Makara
Posté le 06/04/2020
Coucou Gabhany !

J'ai relu ce chapitre que je n'avais pas pris le temps de commenter ! Je l'ai vraiment adoré, il était très fluide et bien écrit.
Je te laisse en dessous quelques remarques qui me sont venues à l'esprit lors de ma deuxième lecture.

elle détourna rapidement le visage, tout en souhaitant absurdement qu’il la prenne dans ses bras => C'est pas absurde Kiarann ne t'inquiète pas:p

J'aime bien Largo, je sens qu'il est sympa ce garçon :D

Le premier dialogue Kiarann/Oksa manque un peu de verbes de dialogues. On ne ressent pas assez l'état d'esprit de Kiarann.

Elle était sûre que partout dans le village, le vent transportait des nuées de questions d’une cabane à une autre => J'aime beaucoup cette phrase <3
J'aime aussi le dialogue de Lyria avec Rileq. Il est mené d'une main de maîtresse :p

Les Ursi ne seront certainement pas disposés à nous aider (enclins plutôt que disposé, non?)

Toute la dernière partie est très bien menée, je ressens bien plus d'empathie avec Kiarann qu'au début et tout ce mystère autour de son père est captivant !
Je file commenter la suite !
Bisous ma belle <3
Gabhany
Posté le 06/04/2020
Coucou Makara <3 Je suis contente que le chapitre t'ait plu :)
elle détourna rapidement le visage, tout en souhaitant absurdement qu’il la prenne dans ses bras => C'est pas absurde Kiarann ne t'inquiète pas:p =>> XD
Merci pour tes remarques ma belle ! Bisous
Arabella
Posté le 28/03/2020
Un chapitre de transition comme tu dis, mais essentiel ! Il est très intéressant, riche et on ne s’ennuie pas. Il nous permet de basculer, on sent qu’on passe dans une seconde/troisième partie de ton roman.

« …L’étonnement se pressaient à la lisière de l’esprit » …J’adore, tu t’en doutes. Comme d’habitude, j’adore ta capacité à fondre la forêt dans l’histoire, dans les personnages.

1er paragraphe : peut-être le réduire et être plus « droit au but », je crois que tu répètes plusieurs fois le mot « question », des « questions sans réponses », « multitude d’autres questions », « interrogation ». Je pense que tu peux réduire tout cela pour donner un côté plus efficace à l’écriture. En plus par la suite, tu expliques très bien ses doutes, ses craintes, son chamboulement : « Une partie d’elle-même, de ses gênes, de sa mémoire corporelle était reliée à cet endroit, à ce clan. Les fondements même de sa personne n’étaient pas ceux qu’elle avait toujours connus ».

J’aime beaucoup la relation qui se créée tout doucement en Largo et Kiaraan ! Elle est simple. Et j’aime beaucoup aussi le fait qu’ils ne se détestent pas de suite comme on le voit souvent dans les romans. Je trouve cette façon de procéder plus naturelle, plus vraie.

Comme pour le 1er paragraphe l’échange entre les filles ne me semble pas très utile (lorsqu’elles se demandent si ça va).

Elle était sûre que partout dans le village, le vent transportait des nuées de questions d’une cabane à une autre.

-« Assez ! Il n’est nul besoin d’invoquer le nom de Cyrus, il est mort depuis trop longtemps pour pouvoir te répondre. »  ahahah ça c’est dit ! BAM ! J’ai adoré !

Cette histoire de jugement suprême m’inquiète un peu ! J’ai hâte de voir comment ils font se sortir de ça !

Détails :
-Il y a un point à la place du tiret (moi aussi, je lutte face à ces fichus points !)
-a plusieurs reprises tu as mis un ! et ensuite une virgule. Je crois que ce n’est pas nécessaire. Ex : Silence ! les interrompit Lyria

Voilà ! :)
Gabhany
Posté le 28/03/2020
Coucou Arabella ! Tant mieux si le chapitre t'a plu ! Je note tes remarques sur le premier paragraphe. J'ai toujours tendance à me laisser emporter dans les moments d'introspection ^^
Tant mieux si tu trouves la relation K/L ! ça me rassure ! Je me suis bien pris la tête sur comment la construire, et là maintenant je me dis que je vais les laisser faire :)
Merci pour ton passage :)
Isapass
Posté le 21/03/2020
Très bon chapitre : la réaction de Kiaraan est bien rendue et je trouve ça bien de l'avoir scindée au début et à la fin du chapitre. Comme ça on a sa réaction à chaud (plus sur l'émotion) et sa réaction avec un peu de recul, qui débouche sur des décisions prometteuses.
J'ai aussi beaucoup aimé la discussion entre les trois membres du conseils. Les dialogues donnent une idée assez claire de la personnalité des deux hommes (Rileq très tranché et Joren plus modéré et plus "calqué" sur Lyria), mais Lyria reste assez mystérieuse. Sa réaction à la perspective du jugement est étonnante : soit elle n'est pas aussi sympa qu'on aurait pu le croire, soit elle est sûre que le jugement sera en faveur des Ursi. Reste à savoir pourquoi... peut-être que ce sera une épreuve qui avantage les Lupus et elle sait que Kiaraan pourra la réussir ? (Ce que Rileq ignore ?) En plus, si elle accepte le jugement et que les Ursi réussissent à passer l'épreuve, ça rabattrait le caquet de Rileq qui semble remettre régulièrement en cause son jugement (bien joué, la référence à son mari mort : ça fait parfaitement le job de montrer qu'il estime encore qu'elle est moins légitime que ne l'était son mari).
Bref, tout ça est très bien mené, et donne très envie de découvrir la suite : d'abord le jugement de la Mère, et ensuite une expédition vers Desdirim !
A+
Gabhany
Posté le 28/03/2020
Hello Isa ! Ah je suis heureuse que ce chapitre t'ait plu.
Alors pour la discussion entre les membres du Conseil, j'espère avoir correctement dosé la réaction de Lyria… tout sera expliqué dans le prochain chapitre, mais j'ai peur de l'avoir montrée sous un jour un peu trop mystérieux justement. Je pense que je reverrai ça quand j'aurai publié le prochain chap.
Tant mieux si ça a fait le job ^^ Merci pour ton passage et ton commentaire !
Tac
Posté le 20/03/2020
Yo Gab !
Hé ben, que j'ai du mal à la cerner cette Lyria ! Pourquoi être aussi triomphante d'envoyer Kiaraan à une possible mort (je présume que c'est l'un des risques de cette histoire de Jugement) alors qu'elle est la fille de son frère de coeur ? C'est bien de ne pas mélanger snetimeents privés et travail, mais bon quand même ! (Attention à ne pas tomber dans le cliché de la femme forte, cheffe, sans émotions, d'ailleurs. Pour le moment je trouve que tu n'y es pas mais c'est un cliché qui m'horripile, à croire qu'une femme forte ne peut avoir d'émotions. Enfin, si c'est ton objectif, je respecte, mais bon, vive la représentation nuancée des femmes !)
J'avoue que la relation Kiaraan-Largo m'agace, mais c'est tout personnel.
je me demande si la dernière partie est très nécessaire. L'objectif est-il simplement de mettre un coup de pression en disant que les deux sont convoquées ? Je trouve qu'on la déjà avec la fin de la partie 2. Pour les émotions de Kiaraan je pense que tu pourrais les caser à un autre moment, mais que tu n'as pas besoin de les détailler autant. En fait cette dernière partie m'a parue un peu molle du genou, pas très pertinente, elle ne m'a rien appris de plus, voire elle fait redescendre la tension créée dans la partie 2.. (par partie 2 j'entends le pdv dans la maison de Lyria par par partie 3 le retour au pdv de Kiaraan le matin)
Sinon j'aime toujours autant et j'ai hâte de lire la suite ! \o/
plein de bisous !
Gabhany
Posté le 21/03/2020
Hey Tac ! Alors le but de Lyria est que se tienne le Jugement, c'est tout, c'est en cela qu'elle triomphe … Je ferai attention de ne pas tomber dans ce cliché c'est vrai, ce n'est pas du tout mon but et Lyria n'est pas exempte de sentiments. J'espère que ses raisons et ses motivations qui seront expliquées très vite t'en convaincront ;)
Ah ? Pourquoi leur relation t'agace ?
En fait par rapport au découpage de ce chapitre, j'ai beaucoup hésité car il était normalement plus long, et intégrait la scène du Jugement, mais je trouvais que ça faisait trop dense, justement. Et je n'ai pas trouvé de meilleur endroit pour le couper que là. Mais je suis consciente que ça casse un peu le rythme et la tension. Je verrai selon les retours sur le prochain chapitre comment je pourrai modifier ça.
Merci de ton passage et à très bientôt pour la suite XD
Bisous !
Renarde
Posté le 19/03/2020
Coucou Gabhany,

Je me demande vraiment à quoi joue Lyria... Et j'ai à la fois hâte et peur de découvrir ce fameux Jugement de la Mère.

Le conflit ne entre les clans ne vas pas se régler si facilement. L'animosité générale n'est déjà pas facile à gérer, mais en plus, il semble qu'il y a des forces qui se déploient dans l'ombre.

J'espère que cette fameuse épreuve convaincra tant les Ursi que les Lupus que le véritable problème est ailleurs et qu'ils commenceront à coopérer pour en savoir plus !
Gabhany
Posté le 21/03/2020
Coucou Renarde ! Lyria joue à un jeu dangereux, j'espère que ses raisons et ses motivations vous paraîtront cohérentes ! Tu as raison le conflit entre les deux clans n'est pas en passe de se régler, et il y a d'autres dangers qui les guettent … ^^ Merci pour ta lecture et ton commentaire !
Aliceetlescrayons
Posté le 19/03/2020
C’est mignon ce rapprochement entre Largo et Kiaraan <3 On voit qu’il n’est pas seulement un guerrier mais qu’il est sensible à sa détresse ^^
Concernant la scène entre Lyria et les membres du Conseil, j’ai noté un léger flou au niveau du dialogue, juste à la fin (je ne savais plus trop qui parlait). Du cup, si j’ai bien compris, Lyria les a manipulés pour que le Jugement de la Mère soit appliqué? oO
En tout cas, si je repense aux débuts de ton histoire, je ne peux que te féliciter. Le récit a pris une ampleur humaine et politique impressionnante. Plus on avance, plus cette société prend vie ^^
Gabhany
Posté le 21/03/2020
Hihi contente que ça te plaise ^^ Lyria les a manipulés, en effet, mais ses motivations seront expliquées dans les deux prochains chapitres :) Je note pour le flou dans le dialogue, merci.
Et merci BEAUCOUP pour ton compliment, ça me fait très plaisir :)
Eulalie
Posté le 17/03/2020
Je sais que j'ai oublié de commenter certain de tes derniers chapitres mais là je ne peux pas attendre.
Qu'est-ce que c'est que ça le jugement de la Mère ?! Pourquoi Lyria semble en être aussi satisfaite que Rileq alors qu'ils étaient en désaccord juste avant ? Est-ce que les relations entre clan vont enfin s'apaiser après ça ?
Je m'imagine une scène épique où Kiaraan mue volontairement pour protéger les siens. Peut-être rejointe par Lexa qui dévoilera son côté loup... Rodrick peut-il être prudent ? Est-ce qu'on va enfin savoir où est Pier ?

J'aime beaucoup le tournant que prend ton histoire. Il y a de la profondeur dans cette société de métamorphes (une capitale même !) et aussi beaucoup de secrets tapis comme des prédateurs dans les fourrés de cette nature un peu hostile. Je suis vraiment intriguée par le personnage de Lyria et j'entrevois la possibilité d'une grande amitié entre Largo et Kiaraan.
J'ai envie de lire la suite !

Coquillettes :
Je pense qu'il ne faut pas de point après "Cependant" dans le dernier paragraphe.
Et je crois que tu écris Arbre-Coeur avec deux majuscules non ?
Gabhany
Posté le 18/03/2020
Coucou Eulalie ! Pour le Jugement, tu en sauras plus dans le prochain chapitre qui est presque prêt, et pour Lyria, il y a une vraie explication à son attitude, c'est promis :) J'adore voir toutes les questions que tu te poses, ça veut dire que j'ai atteint mon objectif ^^ promis les réponses viendront !
Merci de ton passage et de ton commentaire <3
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