Chapitre 16. (partie 2)

Par dcelian

Tout à coup, alors qu'une brise froide effleure la peau de la jeune femme, elle se rappelle de toutes les sensations qu'elle avait oubliées là-dedans. C'est comme si la vie du dehors avait été mise entre parenthèses, comme si elle revenait à elle après un rêve bien étrange.
Elle saute aussitôt de la calèche pour se réceptionner sur la terme ferme, sur le sol meuble de la forêt tapissé de feuilles mortes qui craquent sous ses pas. Comme elle lui a manqué, la forêt ! Tout autour d'elle règne le calme d'une nuit d'automne. Il fait froid, mais ça ne la dérange pas.
Elle est entourée d'arbres, et elle n'a aucune idée d'où elle se trouve.
Tout ce qu'elle sait, c'est qu'à l'instant où elle est sortie de la calèche, tous ses besoins primaires ont refait surface. Elle réalise qu'elle n'a pas mangé depuis qu'elle est partie, ni même bu ou été se vider. Elle n'en ressentait pas du tout la nécessité, dans l'habitacle. Maintenant qu'elle a brisé l'étrange charme qui régnait dans l'engin, c'est comme si elle retrouvait la vie après une pause d'un instant, et elle meurt de faim, de soif et, accessoirement, d'envie d'uriner.

Elle ferme les yeux un instant. Elle écoute la musique naturelle qui l'entoure, et c'est comme si elle la découvrait pour la première fois. Elle écoute les hiboux qui chantent, dissimulés dans la forêt, elle écoute les arbres qui frémissent sous le remous du vent et le calme qui enveloppe tout, ce calme si doux qui l'emplit de sérénité.
Alors, elle rouvre les yeux, et son sourire s'étend un peu plus encore.
Parce qu'elle pourrait être n'importe où, elle pourrait être dans n'importe quelle forêt.
Pourtant, elle le sait, ça vient de la frapper comme une brutale conviction.
Elle est arrivée à destination.
Elle est à Grimard.

***

...

***

Elle marche tout droit depuis quelques minutes, pas certaine de sa direction, simplement déterminée à ne pas rester statique, à ne pas subir les prochains événements comme elle a subi les précédents.
Elle a laissé la calèche derrière elle, seule au milieu des bois. Le cheval avait été détaché, et elle n'en a trouvé aucune trace. Il ne restait plus que le vieux véhicule, qui finira sûrement sa longue existence ici, avec tous ces arbres qui lui sont semblables, avec tous ces vieux arbres et leurs vieilles sonorités éternelles. Le bois retourne au bois.

Elle avance, déterminée, à la recherche de l'église qui ne doit pas être bien loin. Elle ne peut pas être bien loin. C'est impossible.
Elle a trouvé un petit chemin, caché sous les feuilles, sous les herbes, caché sous la forêt elle-même, elle a trouvé ce petit chemin qui parcourt les bois, qui avance tout droit, un peu comme elle, seul dans la nuit. Alors elle le suit. Elle ne sait pas bien où ça la mène, mais elle a l'étrange conviction que c'est par là, tout simplement.

Après un silence rythmé par ses seuls pas, elle sort finalement de la forêt et retrouve une vision qu'elle connaît bien. L'autre fois, elle était arrivée du côté opposé, c'est pour ça qu'elle n'a pas réussi à se repérer plus tôt. Et puis, l'autre fois, il faisait jour, aussi.
Mais ce chemin... Oui, c'est certain.
C'est celui qui mène à la vieille église, celui qui l'a menée au gobelin la fois précédente, celui qui l'a presque conduite à sa mort.
Et cette fois ? Vers quelle destination l'emmènera-t-il ?

Au loin, au sommet de la petite colline qu'elle entreprend d'escalader, elle aperçoit le clocher abîmé, à moitié tordu, menaçant de s'effondrer. Gaëlle est étonnée de le voir là, encore intact. C'est étrange, comme ce sont les vieilles choses qui résistent le plus au temps. Un peu plus à l'Est, la ville de Grimard a été ravagée par une terrible inondation, mais la vieille église est toujours là, stoïque, fermement ancrée.
Peut-être faut-il y voir un signe, finalement ? Même quand les éléments se déchaînent, les dieux ne s'effondrent pas comme le peuvent les villes ? Gaëlle a une moue peu convaincue. Elle y voit un autre signe, elle, un signe qui colle plus à ses convictions personnelles. Même quand les éléments se déchaînent, les dieux restent à l'écart, tout seuls sur leur colline, à contempler le carnage depuis les hauteurs.
Cette fois, elle sourit. Oui, c'est plutôt ça, effectivement.

Elle approche du bâtiment d'un pas déterminé. Quoi qu'elle trouve, là-bas, il y a de fortes chances que ce ne soit pas accueillant, autant s'y préparer tout de suite.
Elle rassemble ses pensées, elle tâche de ne pas s'éparpiller maintenant. Ça pourrait lui être fatal. Elle suit simplement ce sentier jusqu'au sinistre cimetière qui entoure l'église. Elle ne le voit pas encore, mais elle s'en souvient nettement. Elle se souvient de son silence, de son silence lourd et macabre, angoissant. Elle n'a pas particulièrement hâte d'y retourner...

Soudain, un bruit résonne dans le lointain. Ça semble provenir de l'autre bout du chemin, là-bas, du côté de l'église. Ça semble provenir de l'église et se diriger droit vers elle. C'est une mélodie rythmée, ça meuble le silence de la nuit froide, ça fait tap... tap... tap..., ça résonne en écho un moment avant de s'éteindre tout à fait, puis de recommencer à nouveau. Ça sonne comme un bout de bois qui frapperait la pierre du chemin, comme un bâton de marche, peut-être ?
Et puis voilà que se dessine une drôle de silhouette, un peu cabossée, tout au bout du chemin. Elle avance d'une drôle de démarche. Et elle n'a pas de bâton. Gaëlle ne comprend pas. Le tap... tap... tap... se poursuit pourtant, ininterrompu, toujours aussi régulier. Il résonne exactement en même temps que la jambe droite de l'étrange inconnu frappe le sol. Une jambe de bois ? Ça ne peut être que ça.
La silhouette boitillante se rapproche toujours plus, et l'instinct de Traqueuse de la jeune femme lui fait placer sa main sur le manche de sa faux. Histoire de se rassurer un peu, de ne pas être prise par surprise. Au cas où, sait-on jamais.

L'inconnu avance toujours, se rapproche toujours, et Gaëlle croit distinguer une nouvelle sonorité. C'est plus discret, plus léger, c'est presque entièrement recouvert par le reste, ça sonne comme un murmure dans le vent frais. C'est une mélodie toute douce, comme le chant de la forêt.
hmm, hmm, hmm, trois notes différentes, très graves, répétées en boucle. Elles viennent de la silhouette qui s'approche, aucun doute n'est permis. Gaëlle ferme les yeux un instant. Elle arrête d'avancer, elle se plante là et elle écoute. hmm, hmm, hmm, comme une promesse de paix et de douceur.
Ce qu'elle prenait pour la voix d'un homme est en fait celle d'une très vieille femme. Elle est abîmée par le temps, comme si elle était perpétuellement enrouée, elle résonne dans son corps et partout autour.

Ce n'est pas une très belle voix, mais c'est une voix sincère, honnête, un peu bourrue mais pleine de bonnes intentions, vivante, plus vivante que tout. Ce n'est pas une très belle voix, mais c'est une voix qui la touche et qui l'émeut profondément. C'est une voix comme on n'en rencontre plus maintenant.
C'est une voix qu'elle aurait aimé connaître avant.
Et ça s'approche toujours plus, mais Gaëlle lâche la faux dans son dos. Elle est totalement détendue, relaxée, elle se sent bien sans vraiment savoir pourquoi. Elle se laisse bercer par la mélodie, répétitive, simplissime mais si calme, si pure.
hmm, hmm, hmm
L'inconnue n'est plus qu'à quelques pas d'elle maintenant, peut-être cinq, ou même un peu moins. Gaëlle a toujours les yeux fermés, elle ne veut pas les rouvrir tout de suite, pas déjà.

Tout à coup, les pas s'arrêtent et la mélodie s'éteint doucement.
La silhouette mystérieuse est devant elle, mais Gaëlle ne veut pas voir. Elle veut entendre.
Alors elle n'est pas déçue. Parce qu'une voix s'élève dans le silence du petit jour naissant.
C'est toujours cette voix, incroyablement rugueuse et brute, charnelle, et pourtant si chaude, cette voix un peu comme le soleil qui se lève.

"Juste à temps ! Je t'attendais."

Aussitôt, Gaëlle sait. Elle sait que c'est elle qui lui a envoyé le message, c'est elle qui est derrière tout ça, derrière tous ces étranges événements depuis le début. C'est elle qui l'a appelée, elle qui a besoin de son aide pour secourir Soa.
La question du piège s'efface aussitôt de son esprit. Parce qu'elle sait que cette femme, qui qu'elle soit, ne mentira pas. Jamais. C'est impossible.
Alors elle ouvre les yeux.
Devant elle se tient cette dame qu'elle n'imaginait pas autrement. Elle lui sourit mystérieusement.

­"Suis-moi."

Sans l'attendre, elle pivote et se remet à claudiquer vers l'église en ruines, tap... tap... tap..., le claquement régulier de la jambe de bois résonne à nouveau sur le long chemin, et elle se remet à fredonner sa mélodie qui emplit peu à peu l'air tout autour.
Gaëlle songe que, décidément, ces derniers jours, chacune de ses rencontres aura été particulièrement atypique. Elle songe aussi que chacune de ses rencontres était liée aux autres. Une fois de plus, elle est parcourue par un étrange frisson, cet étrange frisson qui lui fait se dire que quelque chose de plus grand se joue, quelque chose qui la dépasse peut-être complètement, et dont elle n'a encore pas la moindre idée.
Elle se met finalement en marche et se lance à la suite de la très vieille femme qui s'éloigne sur le long chemin.

Elle ne sait rien pour l'instant, mais elle veut en apprendre plus. Ce n'est pas uniquement son instinct de Traqueuse qui parle, ici, c'est aussi elle, simplement elle, juste elle, Gaëlle. C'est cette jeune femme qui ignore tout de ses origines et de sa propre histoire, qui ne connaît personne pouvant répondre à ses innombrables interrogations. C'est cette jeune femme seule qui arpente les routes du Comté en proposant de l'aide à d'étranges étrangers sans qu'on ne lui en apporte jamais en retour. C'est cette Gaëlle-là qui se pose ces questions.
Elle ne sait rien pour l'instant, ou du moins pas grand-chose. Mais elle sait qu'en suivant la très vieille femme qui la guide jusqu'à la très vieille église, elle en apprendra plus. Parce que les très vieilles femmes ont toujours des réponses aux très nombreuses questions.
Elle ne sait rien pour l'instant, ou du moins pas grand-chose. Mais elle sait tout de même cela.

Elles progressent sous le regard des étoiles qui disparaissent peu à peu, et Gaëlle tente de faire le vide en se concentrant sur ce qui l'entoure, sur toutes ces sonorités qui lui semblent désormais presque familières.
tap... tap... tap...
Ses pas se calent sur ce rythme régulier.
L'inconnue est loin devant, mais elle perçoit aussi son fredonnement, toujours le même, toujours inchangé. Elle ne sait pas encore où la mènera l'idée folle de traquer le mystère, mais elle espère que cette douce mélodie la suivra là-bas.

Après plusieurs minutes de marche, enveloppées dans les derniers restes d'obscurité, enveloppées dans ce calme ambiant, dans cette énergie mystique, elles atteignent enfin le cimetière, autour de la très vieille église.
L'inconnue se tient devant l'entrée, elle l'attend patiemment, adossée à l'un des battants de la porte de bois. Elle s'est tue.
Gaëlle inspire un grand coup et franchit à grandes enjambées les quelques mètres qui la séparent du titanesque bâtiment.

Une fois de plus, elle y retrouve ce silence étrange, presque forcé, ce silence religieux, ce saint silence qui leur pèse un peu dessus de toute sa rigueur, de toute sa morale. Même l'inconnue se tait dans ce que Gaëlle suppose être un fervent respect. Est-elle croyante ? Gaëlle n'imaginait pas qu'une si vieille femme puisse encore croire. Elle pensait que la foi se perdait avec l'âge, qu'on finissait par se rendre compte que, si ça existait réellement, on l'aurait bien constaté au moins une fois dans sa longue vie.
Devant elle, l'inconnue éclate d'un rire tout à son image : joyeux et tonitruant, un vieux rire de vieille personne qui se plaît encore à vivre pour quelques instants.

"Tu sais, ma grande, 'y a autant de façons de croire que de gens en ce bas monde !"
Gaëlle écarquille les yeux. Elle... elle l'a entendue ? Elle l'a entendue réfléchir !?

"Au fait, appelle-moi Maude. Je n'ai plus rien d'une inconnue, à présent."
Elle ponctue sa phrase d'un léger clin d'œil complice, comme si elles étaient devenues les meilleures amies du monde sous le regard du soleil qui émerge à l'horizon.
Une fois de plus, le sourire de l'inco... de Maude se fait plus large encore, et elle rit à nouveau.

"Je sens qu'on va s'entendre, toutes les deux."
Gaëlle est complètement perplexe. Elle est là, plantée dans cette église envahie par la nature, dans cette église en ruines, et elle ne comprend rien à la situation. "Encore une fois", ne peut-elle s'empêcher de songer, presque sarcastique.

"T'en fais pas, ma grande. Ça va finir par s'éclaircir. J'attends juste qu'on soit au complet pour commencer mes explications. Il ne devrait plus tarder."

Il ?

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Louison-
Posté le 15/05/2022
Henloooo ! Pendant que tu t’éclates au Canada, moi je viens m’éclater ici :DDD

C’est très cool ce début introspectif chez Soa, et le récap de ses souvenirs ! En fait c’est chouette parce que ça nous permet de repasser un peu en revue ce qu’on sait/ce qui s’est passé, c’est comme des petits morceaux de puzzle qui se mettent doucement en place ^^
Et puis mine de rien, découvrir + sur l’enfance de Soa nous permet aussi de mieux comprendre le Soa adulte et par quoi ses actions sont motivées, donc bon point !

J’ai bien aimé notamment découvrir Grégor un peu maladroit avec le petit Soa qui pleure, ou le fait que Soa était le seul à voir Cléa et qu’ils ont grandi ensemble. Ca fortifie leur relation je trouve !

« Ce sont des souvenirs teintés d'un bonheur simple et lumineux. » >> <3

« Il y a comme des flashs, des scènes précises, marquantes. Soa revoit la chasse à la sorcière qui avait suivi le grand incendie et la mort de ses parents, il revoit les innombrables innocentes qui ont été tuées en public, il revoit madame Bringau... » >> ça notamment c’est chouette parce que ça nous rappelle ton tout tout premier chapitre (ou prologue je sais plus ?) où on avait petit Soa qui assiste à l’exécution d’une sorcière, cette scène m’était un peu sortie de la tête mais c’est bien de rappeler qu’elle a son importance !

Sinon on revient aussi à Yana la sanglante, et là de nouveau, bien qu’on découvre plus sur la quête de Soa et pourquoi il en avait après elle + précisément. Bien sûr dès le début tu dis que c’est pour venger le meurtre de ses parents, mais là c’est + contextualisé et c’est chouette je trouve ^^

« Pourtant, en prenant la vie de Yana, Soa a été frappé par de violentes sensations, des sensations étranges, qui font naître le doute. Alors il avait rangé ces émotions dans un recoin sombre, il les avait enterrées pour un temps.
Mais les émotions ne meurent jamais que temporairement. Elles renaissent inexorablement. » >> En plus que ce passage est super beau et percutant, j’aime bien qu’on traite ici de la culpabilité. Tu montres que se venger n’apporte pas forcément la paix, Soa en a déjà l’intuition mais il refuse de faire complétement face à cette « vérité » et je me réjouis de voir comment il va dealer avec ça dans la suite ! S’il va aller jusqu’au bout de sa quête et si elle va changer d’orientation petit à petit ^^

« Il pensait qu'apporter la mort le sauverait un peu, le tirerait hors des ténèbres et de leur confusion permanente, il pensait que les réponses se tenaient là, à portée de sa main déjà tendue. » >> on sent bien son dégoût et c’est très cohérent avec le perso de Soa !

Sinon on retrouve Gaëeeeelle ! J’aime bien que tu reprennes l’onomatopée ka-clong on se resitue tout de suite !

« Elle n'est définitivement pas une sentimentale, pourtant, elle se perd un peu sur la route des souvenirs, elle s'engage sur ce long chemin qu'elle connaît bien, qui l'apaise immédiatement. A moins que ce ne soit la calèche ? » >> j’aime bien la métaphore de la « route des souvenirs » lié au fait que, littéralement, Gaëlle est sur un chemin en train de voyager !

« Parce que c'est décidé, elle va sortir de là pour se débrouiller seule, elle affrontera les Ombres sans aide s'il le faut. » >> CA C’EST MA GAELLE, yay ! Là aussi toute la partie introspective de Gaëlle est chouette à suivre, elle se pose tjrs des questions mais elle semble déjà plus déterminée qu’auparavant ! Par contre Cléa qui a disparu : meeeeh, pourquooooi ?? Revieeeeeens !

« Elle écoute les hiboux qui chantent, dissimulés dans la forêt, elle écoute les arbres qui frémissent sous le remous du vent et le calme qui enveloppe tout, ce calme si doux qui l'emplit de sérénité. » >> Juste trop beau quoi. J’aime j’aime.

Quand Gaëlle arrive à Grimard et qu’elle découvre la vieille église encore là alors qu’une inondation est passée par là, ça intriiiiigue ! Pourquoi l’église a été épargnée et pas un autre bâtiment ? Cette hypothèse sur les Dieux que Gaëlle introduit en tout cas mène à des réflexions intéressantes ;-)

Puis… MAUDE BON SANG.
Yay !
« C'est plus discret, plus léger, c'est presque entièrement recouvert par le reste, ça sonne comme un murmure dans le vent frais. C'est une mélodie toute douce, comme le chant de la forêt. » Là aussi, très beau. Mais vraiment toute la description que tu fais de Maude, que ce soit du pdv de Soa, ou celui de Gaëlle, qui est + auditif, je trouve incroyable. Je m’imagine supra bien le personnage, et surtout je l’ENTENDS, avec sa voix rugueuse et brute-là, incroyable.

« La silhouette mystérieuse est devant elle, mais Gaëlle ne veut pas voir. Elle veut entendre. » >> J’aime ton « elle veut entendre », super caractéristique de Gaëlle !

Et ducou, on découvre que c’est Maude qui a envoyé le message ! Rohalala, décidément, elle s’est pris d’affection pour Soa la vieille <3 Beaucoup trop chouettos, hâte de voir pourquoi Maude a voulu ramener Gaelle à Grimard ^.^

« Gaëlle songe que, décidément, ces derniers jours, chacune de ses rencontres aura été particulièrement atypique. Elle songe aussi que chacune de ses rencontres était liée aux autres. » >> Cette dernière phrase, mais… O U I. Sûrement celle qui m’a le plus émue de tout le chapitre <3

Et voilooooou, je suis arrivée au booooout. Un trop trop trop chouettos chapitre des plus chouettos, bien sur l’introspection comme je les aime <3 C’est drôle j’ai l’impression que t’as un traitement de perso un peu similaire à celui de Dodo, assez axé justement sur les ressentis des persos et leur introspection, j’adore <3

Bisou, et BONNES VACANCES BONDIOU. (réponds à ton retour je sais bien que t’es occupeeeeeyyyyyy !)
dcelian
Posté le 30/05/2022
COUCOUUUUU
ET AOJNIOBEGHFZIUBCUJK WOW merci ouèche il est mais adorable ton commentaire. Ces chapitres-là (de 13 à 16 approx') sont ceux que j'ai tendance à oublier le plus, parce qu'un peu situés entre deux eaux. Du coup ça fait vachement du bien de les revivre à travers tes yeux et tes mots à toi, vraiment : merci tout plein. D'autant que ça fait pas de mal de relire les moments d'introspection de mes petits amis, vu que je vais recommencer à écrire ça m'aide à me resituer !!

C'est rigolo ce parallèle que tu fais avec dodo, je vois très bien ce que tu veux dire oui ! C'est d'ailleurs sûrement ce qui m'avait plu (entre mille autres trucs, hein, qu'on s'entende) dans son histoire c:

Rohlala merci pour tous tes compliments aussi, t'abuses à chaque fois c'est zinzin ;-;
C'est fou quand tu dis qu'une phrase ou un passage te touche particulièrement ou est percutant, c'est vraiment des sensations fortes et je trouve ça génial que mes mots aient pu te les procurer <3

Ouiii l'histoire de Soa qui se creuse ! Je me souvins m'être longtemps demandé quoi faire de Soa pendant ce sommeil, et puis finalement c'est apparu comme une évidence. Trop chouette que tout ça t'ait plu et paru encore une fois pertinent par rapport à son évolution ! Et oui comme tu dis aussi la culpabilité et ses idéaux de vengeance : hâte de voir comment tout ça se déclinera par la suite ! C'est des sentiments très intéressants à écrire et à imaginer dans le temps en tout cas c:

Yayyy Gaëlle et MAUUUUDE !!! Hahaha
Vive Maude. Sérieusement, vive cette grand-mère. Je suis trop touché que tu l'aimes autant et que tu trouves ses descriptions si jolies, j'avais vraiment pour souci d'en faire ce "beau" personnage, ou en tout cas ce personnage très palpable, donc tous tes petits mots sur le fait que tu l'entends et la perçois vachement bien : génial.
+ OUI Gaëlle et ses oreilles mhaaa j'aime trop. J'aime trop le fait de devoir peindre les chapitres différemment selon que j'utilise le point de vue de Soa ou le sien, c'est un exercice super chouette et qui permet vraiment d'apprécier les choses autrement ! Trop top que ça te parle :)

"« Gaëlle songe que, décidément, ces derniers jours, chacune de ses rencontres aura été particulièrement atypique. Elle songe aussi que chacune de ses rencontres était liée aux autres. » >> Cette dernière phrase, mais… O U I. Sûrement celle qui m’a le plus émue de tout le chapitre <3"
<3<3<3
C'est tellement important pour moi cette phrase et ce qu'elle dit, trop trop magique que tu l'aies mentionnée comme ça. Parce que bon, oui ce projet d'histoire c'est tout plein de choses, un univers, un scénario, des mots, des personnages, mais surtout c'est des RENCONTRES rohlala. Et tout l'impact qu'elles ont sur chacun, entre elles, sur les autres, les déclinaisons infinies de sentiments, ressentis, émotions qui en découlent, enfin bref. Des rencontres, quoi. Donc : je suis trop heureux que cette phrase t'aies ému, c'est carrément incr' <3

BISOUS MERCI MERCI MERCI JE VAIS MANGER ET PUIS J'ATTAQUE TON DERNIER COM' SUR LE CHAPITRE SUIVANT TROP HÂTE HIHI
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