Chapitre 16

Notes de l’auteur : Bonjour ! Je passe un peu en coup de vent, entre deux rendus de mi-semestre ^^ Bonne lecture !

Altaïs gardait un œil attentif sur Alexander qui chevauchait à ses côtés. Celui-ci était encore pâle, et le prince savait qu’il faudrait bien plus de quelques heures à son corps pour se remettre entièrement du poison qui avait bien failli l’achever.

- Le village ne devrait plus être très loin, dit-il. Ça va aller ?

Alexander ne répondit pas, mais acquiesça brièvement. Il semblait épuisé.

Autour d’eux, les arbres défilaient à toute allure. Plus ils progressaient vers le Nord et plus les troncs étaient nombreux à être encore recouverts d’une fine couche de givre. Après ce qui devait être une heure de chevauchée, les arbres s’écartèrent enfin pour révéler un petit village enveloppé par la nuit.

En réalité, songea Altaïs, on ne pouvait même pas vraiment parler de village. Seules quelques petites maisons en bois entouraient un grand autel. Il reconnut le visage de la statue, si similaire à celui qu’il avait vu dans le Grand Temple d’Arenell. Ils avaient bel et bien atteint un sanctuaire.

Une vague de soulagement éclaira le visage d’Alexander tandis que leurs chevaux ralentissaient. Le bruit des sabots sur le sol résonna longuement autour d’eux et des habitants sortirent de leur demeure, intrigués. Les robes blanches et les tresses sautèrent aux yeux d’Altaïs. Étaient-ce des prêtres qui s’étaient retirés de la vie des temples ? L’un d’entre eux s’approcha.

- Soyez les bienvenus, voyageurs. Pouvons-nous vous aider ?

- Nous souhaiterions simplement pouvoir nous reposer quelques heures, pria Alexander.

L’homme les dévisagea. Il s’arrêta sur le teint pâle du Protecteur et les cernes qui s’étendaient sous ses yeux, puis son regard dériva sur le visage non moins fatigué d’Altaïs, mais ne sembla pas le reconnaître.

- Nous pouvons vous prêter une chambre pour la nuit, et vous faire don d’un repas chaud.

Alexander s’illumina.

- Ce sera parfait, merci !

La chaleur qui se dégagea de ses propos fit sourire l’homme qui les invita à les suivre. Ils descendirent tous deux de leur monture et lui emboitèrent le pas.

- Vous pouvez attacher vos chevaux ici, quelqu’un s’occupera d’eux.

Ils obéirent et récupérèrent deux des quatre sacoches avant de rejoindre l’homme qui se dirigeait vers une maison un peu retrait. Ils croisèrent plusieurs autres personnes qui les saluèrent avec amabilité.

- Personne ne semble surpris par notre présence, observa Alexander.

En effet, chacun retournait déjà vaquer à leurs occupations - probablement s’enfouir dans un lit sous des couvertures bien chaudes au vu de l’heure avancée de la nuit.

- Cet endroit sert à accueillir les voyageurs comme vous qui cherchent un endroit pour la nuit, mais cela fait quelque temps que nous n’avons vu personne. Votre présence est un plaisir.

Ils arrivèrent devant la petite maison, et Alexander remercia chaleureusement l’homme lorsqu’il leur ouvrit la porte.

- Je m’appelle Naos, n’hésitez pas à venir me trouver si vous avez besoin de quelque chose.

Lorsque la porte se referma derrière lui, Alexander et Altaïs échangèrent un regard.

- Nous ne pourrons pas rester jusqu’à l’aube, avertit ce dernier d’une voix lasse.

- Autant en profiter dans ce cas.

La maison était de petite taille et entièrement construite dans un bois clair et robuste. C’était étonnant d’ailleurs, Alexander se serait plutôt attendu à voir de la pierre, pour mieux échapper au froid de l’hiver et à l’humidité de la forêt. Mais cela devait faire partie du charme rustique de l’endroit. L’unique pièce du rez-de-chaussée comprenait seulement une large table en bois et des chaises, ainsi qu’un buffet poussé contre le mur. Quelques enjambées suffisaient pour atteindre le mur opposé à la porte d’entrée. Aucune décoration ne complétait le tableau, mais ils se sentirent tout de même étrangement à l’abri. L’ambiance n’était pas particulièrement chaleureuse, mais un doux sentiment de sécurité flottait dans l’air. Alexander traversa la pièce en quelques pas, en direction de l’escalier étroit qui menait à l’étage. Altaïs le suivit.

L’étage comprenait deux chambres dans lesquelles un grand lit aux draps blancs envahissait quasiment tout l’espace. Une bassine de cuivre accompagnée d’un grand broc d’eau et de savon complétaient le mobilier.

Alexander entra dans l’une des deux chambres au hasard et se laissa tomber sur le lit.

- Je vais commencer par dormir un peu, informa-t-il.

Altaïs hocha la tête et se dirigea vers l’autre chambre. Il comptait d’abord se laver. Leur affrontement avec les bandits et son passage à Arenell l’avaient laissé sale. Couvert de transpiration et de terre, l’épaule ensanglantée, il devait faire peine à voir.

Il se déshabilla lentement. Sa mâchoire se crispa légèrement lorsqu’il enleva sa tunique que le sang séché avait collé à sa peau. Heureusement, la blessure était superficielle. Sa chute au moment où l’arme l’avait touché avait permis que celle-ci ne fasse que l’effleurer. C’était un peu douloureux, mais il avait connu pire. Bien pire.

L’eau qu’il fit couler sur son corps nu fut un véritable soulagement et il frotta peut-être un peu trop fort sa peau avec le savon, désireux de se débarrasser de cette intense sensation de dégoût qui l’avait envahi.

Quand enfin il posa un pied hors de la bassine de cuivre, il se sentait mieux. Il récupéra une tunique et un sous-vêtement propres dans la sacoche restée à l’entrée de la chambre, mais dut se résoudre à remettre le pantalon sombre et moulant qui avait été sali par la terre.

Puis, il s’assit au bord du lit. Son visage se posa dans le creux de ses mains. L’adrénaline qui l’avait fait tenir à Arenell s’était dissipée maintenant qu’Alexander était sauf et il se sentait épuisé. Cette fuite, cette peur constante de se faire attraper et de perdre le Protecteur le minait.

Il soupira. Alexander avait raison. Il n’avait pas beaucoup de temps, il devait en profiter pour se reposer. S’il en avait eu le courage, il aurait probablement rejoint son compagnon de voyage dans sa chambre. Mais il ne l’eut pas, trop épuisé pour se relever. Peut-être aussi trop effrayé pour infliger ses peurs à Alexander. Il se contenta donc de s’allonger sur son lit et de fermer les yeux.

 

L’enfant tremble. Le froid du Nord, où il se trouve depuis plusieurs semaines, lui mord la peau, et ce n’est pas sa tunique fine qui le protègera. La neige tombe en épais flocons tranchants et le glace jusqu’au plus profond de ses os. Il ne comprend pas. Encore récemment, son monde était un cocon de douceur et d’amour. Puis son père était parti.

Il ne reviendra pas, lui avait-on dit. Naïvement, il n’avait pas compris pourquoi. Puis la cruelle vérité était sortie de la bouche de cet homme. « Il t’a abandonné. Oublie-le. » Mais l’enfant avait eu beau retourner la question dans tous les sens, il ne comprenait toujours pas. S’était-il mal comporté ?

Puis, il avait compris. L’homme s’en était assuré. « Ta magie est répugnante. », avait-il ajouté avec mépris. Un nouveau frisson agite l’enfant, mais de peur cette fois-ci. En quelques semaines, il avait appris à craindre cet homme. Il avait appris à redouter les coups, les humiliations, et les paroles plus dangereuses que du poison.

Et surtout, il avait appris qu’il ne pouvait compter sur personne. Ni sur sa famille qui l’avait abandonné ni sur les domestiques qui voyaient, mais ne l’aidaient pas. Les entailles qui barrent son dos sont encore brûlantes, traces des violents coups de ceinture qui lui ont été infligés après avoir supplié un serviteur de lui venir en aide. Celui-ci l’avait ignoré. Puis, l’homme lui avait fait comprendre qu’il n’avait pas intérêt à recommencer. Alors l’enfant s’était tu. Si parler revenait à souffrir, il préférait ne plus parler du tout.

Et le voilà, debout dans le froid, alors que la nuit est tombée depuis longtemps. Comme tous les soirs qui ont précédé. Les murs qui entourent la cour ne le protègent pas, les pierres laissent passer tous les courants d’air glacés. La demeure ressemble à l’un de ces vieux châteaux fortifiés. Une résidence secondaire avait entendu l’enfant.

Soudain, alors qu’il a perdu la notion du temps, la porte qui donne sur la cour s’ouvre et un rai de lumière illumine la neige. Instinctivement, il recule quand l’homme le rejoint, vêtu d’une épaisse cape de fourrure.

- J’espère que tu as compris, dit-il d’une voix sèche.

Comme tous les jours, comme tous les soirs. Mais l’enfant acquiesce vivement. L’homme l’invite à rentrer, mais quand l’enfant esquisse un pas, ses jambes se dérobent et il s’effondre dans la neige. Terrifié, il n’ose pas relever son regard pâle vers l’homme, mais celui-ci s’approche.

- Lève-toi, ordonne-t-il.

L’enfant essaie, difficilement. Il vacille. Cruellement, l’homme le repousse de sa botte et il s’effondre à nouveau, épuisé et transi.

- Lève-toi, répète-t-il.

Mais cette fois l’enfant n’en a plus la force. Il lutte déjà pour garder les yeux ouverts.

- Si tu ne te lèves pas, je vais devoir sévir. Tu ne peux pas te montrer aussi faible.

L’enfant aux lèvres bleuies par le froid, agenouillé dans la neige, ne peut que fixer l’étendue blanche qui se déroule sous ses yeux. Un premier coup l’envoie rouler à quelques mètres. Il tousse, avec l’impression tenace que ses côtes sont en mille morceaux.

Il entend le bruit d’une ceinture dont la boucle s’ouvre et tressaille. Pas à nouveau… Il lève ses yeux clairs vers l’homme qui lui fait face, mais son murmure meurt sur ses lèvres.

- Je ne peux pas rester sans rien faire face à quelqu’un comme toi, dit l’homme avec mépris. Toi et ta magie souillée.

L’enfant ne comprend pas, mais les battements de son coeur s’emballent. Le premier coup trace une nouvelle entaille écarlate sur son bras. Un cri reste coincé au fond de sa gorge alors que des perles de cristal roulent sur son visage. Un nouveau coup cisaille sa joue. Le sel de ses larmes le brûle. Il ferme les yeux, se recroqueville. Ne pas y penser. Ne pas y penser. Son esprit devient un simple spectateur de la scène.

Il ne comprend pas.

Il ne comprendra jamais.

Les coups s’arrêtent. La neige est maintenant teintée de rouge. L’homme le relève de force et l’entraîne derrière lui. L’enfant ne réagit pas, se laisse faire telle une poupée de chiffon. Il n’est plus vraiment là.

L’homme le conduit jusqu’à une annexe, qui a jadis dû servir de grange. Des chiens de chasse y sont enfermés et hurlent à la mort. L’enfant semble soudain se réveiller, car ses tremblements s’accentuent. Il voudrait protester, mais pas un son ne passe la barrière de ses lèvres.

L’homme s’approche d’une trappe et l’ouvre.

- Tu passeras la nuit ici. Entre.

L’enfant ne bouge pas, et le regarde avec ses grands yeux implorants. L’homme perd patience, lui attrape le bras, lui arrachant une plainte étouffée, et le pousse dans l’ouverture. Il tombe et ses mains heurtent durement le sol. La trappe se referme sur lui, et l’enferme dans les ténèbres les plus absolues.

Il entend les chiens qui hurlent, et les bruits de pas qui s’éloignent. Soudain, ses cordes vocales se délient.

- S’il te plaît ! supplie-t-il. Ne me laisse pas ici !

Mais sa voix n’est rien de plus qu’un murmure et il se retrouve seul, dans le noir, avec à peine assez d’espace pour bouger, avec les bruits des chiens pour seule compagnie. Il est terrifié.

 

Lorsqu’Altaïs ouvrit les yeux, il avait le souffle court et son cœur battait de manière totalement désordonnée. Il porta une main à sa joue et constata que celle-ci était baignée de larmes.

- Tu aurais dû me rejoindre, lui reprocha une voix grave.

Il releva les yeux vers Alexander. Celui-ci appuya son épaule contre l’encadrement de la porte.

- Combien de temps ai-je dormi ? demanda le prince, la gorge sèche.

- Suffisamment pour que je me sente reposé et que je puisse me laver pendant ce temps, répondit calmement le soldat.

Plusieurs heures donc. Alexander s’approcha et s’assit sur le bord du lit. Il était encore pâle, sans doute son corps n’avait pas encore parfaitement récupéré, mais ses cernes s’étaient en partie estompés. Altaïs se redressa et un rayon lunaire éclaira son visage à travers la fenêtre qui siégeait face au lit.

- Tu avais besoin de repos, souffla-t-il.

- Toi aussi.

- Je n’ai pas failli mourir empoisonné, répliqua-t-il.

Son rire sonna désespérément faux. Alexander le regarda avec une douceur teintée de tristesse.

- Il y a bien des manières de mourir.

Altaïs sembla hésiter, puis posa doucement son front sur l’épaule rassurante qui s’offrait à lui.

- J’ai eu tellement peur de te perdre, avoua-t-il.

Alexander ne répondit pas immédiatement, mais son bras se referma sur le dos du prince avec douceur.

- Je ne te laisserai pas, dit-il finalement. Jamais.

Altaïs releva la tête vers lui. Son regard d’une pâleur à couper le souffle se mêla aux iris malachites d’Alexander. Ce dernier esquissa un imperceptible mouvement de tête, mais n’osa pas bouger davantage. Ils restèrent ainsi un long moment, jusqu’à ce que des bruits violents viennent briser l’instant. Ils sursautèrent. Alexander se précipita vers l’escalier et Altaïs le suivit rapidement, après avoir enfilé ses bottes à la va-vite.

Arrivé en bas, le Protecteur jeta un coup d’œil à travers la fenêtre qui donnait sur le village.

- Merde, jura-t-il.

Altaïs se figea dans les escaliers, une terreur incontrôlable envahissant soudainement son regard.

 

***

 

Elaran chevauchait à toute allure, Mathéis et le reste des soldats dans son sillage. Il devait absolument rattraper le retard qu’ils avaient pris à cause des deux imbéciles qui étaient entrés dans le temple, désobéissant ainsi à ses ordres.

Ils avaient perdu plusieurs heures et Elaran ne digérait pas le sermon du prêtre qui les avait libérés des flammes dorées, au bout d’un long moment. Il lui avait bien fallu encore deux heures supplémentaires pour regagner la demeure du duc d’Arenell, expliquer la situation à Mathéis - qui, à son plus grand agacement, l’avait regardé avec sévérité -, rassembler les soldats et prendre congé.

Autant de temps qui avait servi à Altaïs pour prendre de l’avance. Heureusement pour eux, sa magie laissait encore des effluves dans l’air, quoique plus diffus qu’en ville. Celles-ci les menaient depuis plusieurs heures vers le nord de la Forêt de Givre.

Mathéis, qui commençait à avoir du mal à tenir le rythme imposé par son oncle, serra les dents. Il avait un très mauvais pressentiment. Elaran semblait fou de colère et il lui avait fallu user de toute sa diplomatie pour l’empêcher de s’en prendre aux deux soldats qui avaient désobéi.

Mais son oncle ne lui laissait pas vraiment la possibilité d’émettre son opinion. Alors il continuait à le suivre, à cette insoutenable cadence.

Jusqu’au moment où ils avaient fini par atteindre un village, au centre duquel se dressait un grand autel.

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Louison-
Posté le 10/08/2021
Coucou Thildouuuuuu !

Comme d'habitude, un beau chapitre :) Alexaïs sont vraiment touchants à s'inquiéter constamment l'un pour l'autre, ça montre bien qu'ils sont attachés l'un à l'autre. La partie où ils se rapprochent les deux était très parlante, remplie de tendresse. J'aime beaucoup <3

Pour les souvenirs d'Altaïs : c'est affreux, plus on avance dans le récit, plus on découvre un passé tourmenté :( Là ça ne concerne plus seulement ce qu'Altaïs a vécu dans les bas-fonds, mais durant l'enfance ! Il a toute notre sympathie pour le coup, parce que malgré tout ce qu'il a vécu, Altaïs reste un homme au bon fond, alors qu'il aurait pu clairement tourner du mauvais côté, à force de voir que du mal partout...

Et puis la fin : aaaaargh, tu pouvais pas laisser A et A en paix toi, non?? Haha, pour de vrai c'est le genre de cliffhanger qui nous fait bien kiffer la lecture, elle est jamais vraiment reposante x) C'est cool la façon dont tu gères la dynamique de ton récit !

Bisouille !
Mathilde Blue
Posté le 11/08/2021
Coucouuuuuuu Loulouuuuuuu !

Trop contente que leur relation te plaise <3 J'aime tellement écrire les scènes entre eux, c'est toujours tout doux !

Oui, Altaïs souffre depuis qu'il est enfant :/ Et tu as raison, malgré toute la colère et la douleur qu'il a accumulées, il garde un bon fond parce qu'il sait qui est responsable de ces maux, et qu'il ne veut pas devenir comme ça !

Non, désolée xD Ils ne seront jamais tranquilles, sinon ce ne serait pas drôle ^^

Bisouille :*
ModesteContesse
Posté le 04/07/2021
Coucou Thildou !

Comme d'hab, on finit sur une chute inquiétante xD Oh tiens ! A et A vont encore se faire attaquer, comme c'est étonnant !? x)

J'aime beaucoup la tendresse et l'attention dont ils font preuve l'un envers l'autre : Altais qui s'inquiète de la santé d'Alex, qui a peur de le perdre... Et de l'autre côté, Alex qui s'inquiète pour ses terreurs nocturnes, et affirme qu'il ne le laissera pas tomber !
Evidemment, on a tous cru qu'ils allaient s'embrasser... Mais non ! Je le savais d't'façon :P Tu ne peux PAS me piéger mouahahah :j

Le passage du rêve/souvenir est bien mené : ça ressemble beaucoup à un conte, et j'ai l'impression que tu as "simplifié"/modifié ton écriture pour que ça sonne comme des mots d'enfant ! L'effet fonctionne plutôt bien sur le lecteur je trouve :) Ça m'a un peu rappelé la petite fille aux allumettes, je ne sais pas si tu connais ? xD Bref, l'ambiance de neige, de froid, de souffrance... Le parallèle est vraiment sympa :)

P'tite remarque :
"Autour d’eux, les arbres défilaient à toute allure." --> je chipote, mais je ne pense pas que le paysage défile vraiment à toute allure quand t'es à cheval, surtout qu'ils ne semblent pas aller au grand galop non plus x)

Un truc qui m'énerve trop (bon c'est pas leur faute à A et A, hein, ils sont pas trop en état de réfléchir) : ils pourraient s'éloigner au max de la route et de l'endroit "attendu" par Elaran ! S'éloigner suffisamment pour que les effluves de magie ne puissent pas être senties ! Exemple : passer par l'Est, avant de remonter sur le Nord, enfin prendre une route pas directe quoi xD Parce que là, ils suivent à peu près le trajet normal, même s'ils s'écartent un peu... pas assez :((((( Ah, ça m'énerve xD Bon, ceci dit, ils sont peut-être pas au courant qu'Altais laisse une trace ?

A bientôt pour la suite ;)
Mathilde Blue
Posté le 05/07/2021
Coucou Momo !

Non mais attends, t’es un peu médisante, ils ne se font pas tout le temps attaquer d’abord ! Mais c’est vrai qu’ils sont si mignons ensemble <3 Mais c’est pas passé loin ce baiser quand même :p

En ce qui concerne le passage du rêve, je n’ai pas réellement simplifié mon écriture (j’ai juste fait attention à deux trois termes), en revanche j’ai utilisé le présent au lieu du passé, qui change totalement la lecture pour le coup ! Je te raconte pas la galère d’ailleurs d’écrire un passage au présent alors que tout le reste est au passé, je recommande pas (non en vrai c’était cool, j’étais super contente de ce passage, mais j’ai dû repasser dessus un nombre incalculable de fois pour gommer toutes les erreurs de concordance de temps xD). Et oui je connais la petite fille aux allumettes, même si je n’aurais jamais pensé à faire la comparaison toute seule x)

Alors par rapport à ce qui t’énerve, il y a plusieurs problèmes. Déjà vu l’allure maintenue par Elaran ils ne peuvent pas s’éloigner à ce point (il faudrait vraiment qu’ils mettent beaucoup de distance) donc le problème des effluves de magie persistera (Altaïs le sait d’ailleurs qu’il laisse une trace). Donc si ils essayaient de changer de chemin et de faire un détour, ils risquent surtout de se faire couper la route. C’est surtout une course de vitesse en fait.

À tout de suite :p
petite_louve
Posté le 01/06/2021
Coucou!

Un super chapitre que j’ai trouvé très fluide ! Avoir écrit le rêve au présent le rend extrêmement vivant, on est a fond dedans ! Vraiment top ! C’est un très bon choix.

Un début plus calme avant le rêve, et un réveil en bonne compagnie pour Altaïs ! Quant à la fin, tu as un don pour nous donner envie de continuer notre lecture ;) Matheis va-t-il se rendre compte de qui est vraiment Elaran ? :O la suite dans les chapitres suivants !
Mathilde Blue
Posté le 02/06/2021
Coucou !

Je suis contente que tu aimes le passage au présent (c'était très perturbant le passage du passé au présent, je n'arrêtais pas de faire des fautes de concordance des temps haha) !

À tout de suite !
Hastur
Posté le 24/03/2021
Ah ah ! Les fameuses fins de chapitre dont tu as le secret !

Chapitre fort intéressant. J'ai trouvé toute la scène du rêve très viscéral. Elle fonctionne vraiment très bien de bout en bout.

Mathéis va peut-être enfin ouvrir véritablement les yeux sur Elaran dans les prochains chapitres et mourir avant de prévenir le reste de famille royale ? :D Ca serait triste pour nos héros, mais plein de rebondissements pour nous à la lecture ! :D

Je poursuis sous peu, sans doute demain :).

A bientôt :) .
Mathilde Blue
Posté le 25/03/2021
Ça faisait longtemps je trouve XD

Je suis contente que la scène du rêve fonctionne, changer de temps au milieu du chapitre comme ça était un peu difficile donc je suis ravie que ce soit bien comme ça !

Haha, c’est légèrement sadique sur les bords cette théorie ^^

À bientôt !
AnatoleJ
Posté le 12/03/2021
Hello :D

Non mais ho là c’est pas gentil de nous laisser là-dessus ! ! !

Dans un monde parfait, après l’horrible scène du souvenir, petit Altaïs découvre que les chiens sont en fait très gentils, et ils mènent tous ensembles une révolution avant d’aller jouer dans la neige, puis s’installent dans le château pour une grosse sieste sous un plaid avec un chocolat chaud. On va faire semblant que c’est ce qui se passe pour la santé de mon pauvre petit coeur (et vu que j’identifie Alexander à un labrador, c’est pas si loin de la vérité xD).
Plus sérieusement je comprends mieux pourquoi il a du mal à croire que sa magie soit jolie, si on lui a fait rentrer à coup de ceinture l’idée qu’elle était souillée... Pauvre petit bout :(

Et heureusement qu’il a eu droit à en peu de douceur au réveil, ce posé de front sur l’épaule tout en délicatesse c’était magique D :

Mes notes seront très courtes parce que ce chapitre était très fluide (c’est plutôt bon signe!), je te laisse donc ces deux remarques plus ou moins (surtout moins) pertinentes :
« Si parler revenait à souffrir, il préférait ne plus parler du tout. »
« Mais son oncle ne lui laissait pas vraiment la possibilité d’émettre son opinion. »
J’aime bien (enfin « aimer », je souffre mais on se comprend) ce parallèle entre le rêve du petit Altaïs et la position actuelle de Mathéis, j’espère que la conclusion serait moins douloureuse pour ce dernier qu’elle ne l’a été pour Altaïs :(

« - Il y a bien des manières de mourir. »
C’est une jolie phrase, et je n’arrive pas exactement à mettre une émotion dessus, d’ailleurs mes notes initiales indiquaient seulement : AAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! ! ! ce qui résume assez bien mon impression, finalement x)

Voilà pour ce chapitre, à bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 13/03/2021
Re-coucou !

Je croyais que ça t’avait manqué pourtant mes cliffhangers ? :p

Sans vouloir te décevoir, j’ai une légère version pour les chiens depuis que je suis petite, et il se pourrait bien qu’Altaïs en ait hérité ^^ Cela dit on peut essayer avec des chats ?
Mais oui, il n’a jamais eu l’occasion de penser que sa magie puisse être belle :’(

J’ai presque eu des remords lorsque j’ai interrompu ce moment :’(

Pour tes notes :

J’avoue que je n’avais pas exactement pensé à ce parallèle lorsque je l’ai écrit, mais maintenant que tu me le fais remarquer, on peut en déduire que la personnalité d’Elaran s’est vraiment manifestée de manière cohérente, c’est positif ^^

« C’est une jolie phrase »
Ça me fait plaisir, parce que j’avoue que j’avais hésité à l’enlever, mais donc je vais la garder ^^

À bientôt :D
Gabhany
Posté le 12/03/2021
Euh la suite svp ! ^^ ça ne sent pas très bon tout ça, alors que nos deux zigotos commencent à se rapprocher en plus ! Et ce flash-back :-O que c'était dur à lire ! ça prenait aux tripes. J'espère que tu réserves un sort HORRIBLE à Elaran, vraiment ^^ Sinno niveau rythme rien à dire, on se doute que les soldats vont les poursuivre donc la tension est là, le flash-back tout de suite suivi du baiser manqué = montagnes russes émotionnelles, bien joué !
Mathilde Blue
Posté le 13/03/2021
Coucou !

Désolée, ça arrive bientôt ^^ Hehe, là j'avoue qu'il y avait un petit plaisir sadique à interrompre cette scène aussi brutalement ^^ Pour Elaran je ne peux rien dire :x Mais je suis contente si tu trouves que le rythme est bon !

À bientôt ;)
Cherry
Posté le 10/03/2021
C'est LE rendez-vous du mercredi :

- être encore recouverts d’une fiche couche de givre = tu voulais dire "une fine couche de givre"

- chacun retournait déjà vaquait à leurs occupations = vaquer à leurs occupations

"Altaïs sembla hésiter, puis posa doucement son front sur l’épaule rassurante qui s’offrait à lui.
- J’ai eu tellement peur de te perdre, avoua-t-il.
Alexander ne répondit pas immédiatement, mais son bras se referma sur le dos du prince avec douceur.
- Je ne te laisserai pas, dit-il finalement. Jamais." = j'ai naïvement cru qu'ils allaient s'embrasser T.T mais je croise les doigts pour la suite... Tu nous a vendu du rêve ! Je me sens arnaquée x)

Et ce flash-back ! Mais pourquoi ?! Je suis tellement abasourdie et au bout de ma vie. Lire ce passage c'était un calvaire !
Mathilde Blue
Posté le 10/03/2021
Ouiiiiiiiiii !

Bien vu pour les fautes, c'est corrigé !

"j'ai naïvement cru qu'ils allaient s'embrasser T.T mais je croise les doigts pour la suite... Tu nous a vendu du rêve ! Je me sens arnaquée x)"
Je sais :p C'est méchant (c'était fait pour) ^^

Pourquoi... Bonne question, j'étais aussi au bout de ma vie quand je l'ai écrit x) Mais il y a un début d'explication dedans donc c'était important !

À bientôt :D
Blanche Koltien
Posté le 10/03/2021
Oula, ça devient vraiment plus sombre là!! Le coeur du chapitre est sans aucun doute le souvenir d'Altaïs qu'on ne comprend pas très bien encore! (J'imagine que c'est normal ^^)
En tout cas, je vais aussi me répéter, mais vraiment trop hâte d'avoir la suite!! Parce que c'est vrai que là on a le sentiment d'être pris dans un jeu du chat et de la souris, et qu'on sent qu'à un moment où un autre ça va se dénouer!

Vraiment bravo, c'est toooop!!
Mathilde Blue
Posté le 10/03/2021
Coucou !

Non effectivement c'est un peu flou, mais ça introduit des détails importants ^^
Je suis contente que ça te plaise et que tu te sentes pris dans la tension !!

À bientôt :D
dodoreve
Posté le 10/03/2021
Comment ça, je n'ai pas pu patienter une seule seconde quand j'ai vu que tu avais publié ton chapitre ? Non, pas du tout 0:)

Ce ne sera pas un commentaire très constructif, pardon (ce n'est pas la première fois en plus, je crois). Mais je ne résiste pas à l'envie de te dire que c'est un plaisir de les retrouver (et que je voudrais la suite maintenantmaintenantmaintenant parce que je n'ai aucune patience et que – quoi, moi, groupie ? non non).

Le cauchemar d'Altaïs m'a fait tellement mal au cœur, déjà que je lui refuse toute souffrance là, mais alors ces souvenirs de souffrance ENFANT m'achèvent complètement. Le pauvre. Quand est-ce qu'il va se rendre compte que faire dodo avec Alexander c'est la seule solution x) ?

"Altaïs sembla hésiter, puis posa doucement son front sur l’épaule rassurante qui s’offrait à lui.
- J’ai eu tellement peur de te perdre, avoua-t-il.
Alexander ne répondit pas immédiatement, mais son bras se referma sur le dos du prince avec douceur.
- Je ne te laisserai pas, dit-il finalement. Jamais."
Tellement de douceur et d'amour han ( ಥـْـِـِـِـْಥ)

Trop hâte de lire la suite ! (Je sais, je me répète.)
Mathilde Blue
Posté le 10/03/2021
Coucou :D

C'est pas grave si c'est pas très constructif, tes commentaires sont super motivants et c'est toujours un plaisir de les lire (surtout aussi vite :o) ^^ Désolée de devoir te faire attendre à chaque fois (mais ça fait durer le plaisir hehe) !

Je te rassure, quand je l'ai écrit j'étais totalement en pls (en plus j'ai dû repasser dessus plusieurs fois parce quel était dur à écrire, quelle idée de passer au présent aussi)... Mais oui clairement, il aurait mieux fait de rejoindre Alex ^^

Je les aime trop, mes amours T_T

À bientôt :D
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