Chapitre 15 : Seuls ceux qui s'adaptent survivent

Le lendemain, Heather avait décidé de s'opposer à son père. Elle voulait prouver que notre relation était légitime. Elle ne l'était pas, mais peu importe.

Elle l'attendait chez elle tandis que j'étais dans une pièce juxtaposée suffisamment proche pour que je puisse les entendre. Elle avait prétendu vouloir s'en charger et que je n'interviendrais que si ça dérapait. Après tout, il s'agissait de son père et elle refusait de se cacher derrière moi. Elle voulait juste s'affirmer, éviter que je prenne le total contrôle d'elle.

Un claquement de porte soudain me tira de mes pensées. Nash venait de rentrer.

— Tu n'es qu'un enfoiré !

Je ne pus m'empêcher de sourire. Elle était directe, franche, et s'opposait sans le moindre détour face à son père. J'aimais sa façon de réagir.

— Je fais ça pour ton bien.

Encore le même refrain. Il voulait la protéger. C'était compréhensible, mais il le faisait d'une manière si maladive que ça n'avait plus rien d'une protection. Je ne comptais plus le nombre de fois où on m'avait prétendu que c'était pour mon bien à tort.

— Tu ne fais ça que parce que tu prétends le connaître ! Mais c'est faux ! riposta-t-elle d'un ton ferme.

J'aimais l'entendre s'opposer à son père. C'était tellement touchant. C'était vraiment la seule femme qui me défendait sans même me connaître. Mis à part mes avocats, mais ils ne comptaient pas dans la mesure où c'était purement professionnel.

— C'est toi qui ne le connais pas. Je dois supporter cet enculé au travail et c'est un monstre.

Un monstre... Mes poings se serrèrent brusquement, mais je tentais de retrouver mon calme. Évidemment, cet abruti de Nash ne me jugeait que par les apparences, soit mon travail. Mais celui-ci ne définissait en rien ma personnalité. Au contraire.

— Je m'en fiche, rétorqua-t-elle, indifférente aux propos de son père.

Heather était vraiment rapide et directe dans chacune de ses réponses et j'aimais de plus en plus sa répartie. Je n'avais pas la moindre honte de diviser un père et sa fille. La honte ne devait pas faire partie du panel de mes émotions.

— Tu te rendras bien vite compte à quel point c'est un enculé !

Oui, certainement. Je ne suis pas quelqu'un de bien, et alors ? Il se prenait pour un saint celui-là ou quoi ? J'avais des tas d'anecdotes prouvant le contraire.

— Je sais qui il est et je l'aime, affirma-t-elle.

Non, elle ne savait pas qui j'étais. Je ne pouvais même pas lui dire. Déjà qu'elle était choquée par le peu qu'elle savait.

— Ne dis pas ce genre de choses, il est capable de te manipuler.

C'était bien vrai. J'étais capable de manipuler quiconque. C'était dans ma nature et j'en avais besoin pour la vie que je menais.

— Je m'en fiche de ce que tu penses. Je peux même l'épouser !

Exactement le genre de choses que j'aimais entendre. Il n'y avait rien qui me satisferait plus que de la voir devenir ma femme.

— Tu n'oserais pas ! Je ne t'ai pas élevée comme ça !

Aucun parent n'élevait son enfant comme ils le voulaient. On était tous des sales gosses en puissance.

— Je sais très bien comment tu m'as élevée, je devais être la fille parfaite, celle qui reprendrait ton entreprise ou travaillerait à tes côtés... Mais je n'en veux pas. Garde ton entreprise ! Donne-la à qui tu veux, mais pas à moi.

Pendant un instant j'imaginais Heather reprendre l'entreprise de son père. C'était une étrange vision, mais plutôt intéressante. Elle aurait pu faire partie de mes concurrents et nos chemins auraient fini par se croiser quoi qu'il arrive, mais les circonstances n'auraient jamais été les mêmes. Le destin...

— Tu oses t'interposer face à moi pour ce connard ?

N'était-ce pas ce qu'elle était en train de faire depuis le début ? Cependant, elle ne lui répondit pas. Était-elle à court d'arguments ? Non, certainement pas. Elle ne serait jamais faible, encore moins devant son père. Je l'avais bien compris à travers cette discussion. En réalité, elle espérait juste que je fasse mon entrée. Avec plaisir ma chère.

J'entrai dans la pièce. Immédiatement, Nash me dévisagea, l'air satisfait. J'avais une belle marque violâtre toujours aussi douloureuse sur le visage, mais cela ne voulait absolument rien dire. Vu le nombre de cicatrices que j'avais, ce n'était pas ça qui allait changer quoi que ce soit.

— Je devrais augmenter Lowell, il a bien fait de te casser la gueule, lança-t-il avec mépris.

— Tu devrais parce qu'il va bientôt se retrouver au chômage, ça lui sera utile.

— Il y avait une sécurité !

Comment pouvait-il croire que c'était suffisant ? que ceci me repousserait de voir sa fille ? Qu'est-ce qu'il pouvait être naïf des fois. Ça ne changeait pas de d'habitude.

— Tu crois qu'une sécurité va m'empêcher de la voir ? Tu ne cesses de me sous-estimer encore une fois.

— Fous-lui la paix et retourne voir tes putes.

C'était un argument facile et tellement lamentable. Évidemment, il n'avait eu qu'une femme et l'avait aussitôt épousée. Pour lui, on ne sortait qu'avec une personne, et c'était tout. Quel vieux jeu !

— Non ! s'écria Heather en prenant les devants à ma plus grande surprise. Toi ! Fous-lui la paix !

— Heather ! Tu ne le connais pas ! s'exclama-t-il à son tour, toujours aussi à court d'arguments.

— Peut-être que je ne connais pas toute sa vie, mais je m'en fiche. Je veux être avec lui, faire ma vie avec lui et ça, tu ne pourras rien faire contre, jamais.

Je me tournai avec Heather. C'était... touchant. Je voyais dans son regard qu'il y avait bien plus entre nous deux que je le croyais. Elle ne mentait pas lorsqu'elle avait dit qu'elle m'aimait.

— Je ne me gênerai pas pour vous séparer.

J'avais cru le remarquer, mais il ignorait totalement qui j'étais, même s'il prétendait le contraire. Personne ne me connaissait.

— N'espère pas pouvoir m'empêcher de faire ce que je veux, personne n'y est jamais parvenu, le menaçai-je.

Il me dévisagea. Il bouillait de rage. J'étais dans la même situation lorsqu'il m'avait empêché de voir Heather. On se détestait davantage lorsqu'il s'agissait d'elle. Chacun voulait l'accaparer pour lui, mais pas de la même manière.

— Tu n'épouseras pas ma fille.

— Ce n'est pas toi qui décides, seulement elle.

— Je ne veux plus que tu voies ma fille !

— Si tu penses pouvoir me barrer le chemin, tu te trompes. Tu n'y arriveras jamais. De toute manière, tu ne pourras plus rien faire quand on sera marié.

— Ça n'arrivera pas.

Il vivait dans un monde d'illusions, j'avais presque envie d'en rire, mais me retins.

— J'attends toujours ma réponse d'ailleurs, dis-je en espérant provoquer Heather.

— C'est non, s'empressa de répondre Nash.

— Pas toi, soupirai-je avec une pointe de dédain.

Je me tournai vers Heather. J'aimerais tellement qu'elle me dise oui à ce moment précis pour faire taire cet abruti.

— Refuse, lui conseilla son père.

— C'est à moi de faire mon propre choix.

— Tu ne te feras que du mal en restant avec cet homme.

Il échangea un dernier regard furieux avec sa fille puis partit, les poings serrés. Il abandonnait bien facilement, rien d'étonnant. De plus, il n'avait pas réussi à la convaincre, pas du tout même, et je m'opposais toujours aussi bien face à lui.

— Putain de merde, lâcha Heather à la limite de craquer.

Elle prit son visage entre ses mains. Je voyais bien qu'elle détestait cette situation. Je m'approchai d'elle pour dégager son regard et caressa délicatement du bout de mes doigts ses joues. Elle se retenait de pleurer, mais je n'avais rien contre le fait de la voir pleurer.

Elle ne voulait se mettre personne à dos, mais elle devait faire un choix. Je le lui rappelai bien rapidement :

— Tu sais ce qu'il te reste à faire, lançai-je avec de nombreux sous-entendus.

— Ce n'est pas comme ça que je t'épouserai, rétorqua-t-elle l'air grave.

— Quand finiras-tu par accepter de m'épouser ? m'enquis-je, impatient.

— Convaincs mon père, m'ordonna-t-elle.

Elle espérait vraiment avoir l'accord de son père, persuadée que je ne pourrais jamais avoir. Elle me sous-estimait autant que lui. C'était un des rares points communs que je leur trouvais.

— Je sais faire l'impossible.

— J'attends de voir.

Son visage s'illumina soudainement par un grand sourire. De nouveau, elle me défiait. Elle aimait faire ça. Elle voulait que je lui montre ce dont j'étais capable de faire pour ses beaux yeux. Je n'étais pas un prince charmant prêt à arrêter le dragon pour elle, mais je pouvais accomplir certaines choses à son égard. Des choses bien plus raisonnables et réalisables.

— J'y arriverai, lui assurai-je. Demain, il viendra te voir en te disant qu'il est d'accord pour que tu m'épouses.

— Demain ? Tu ne serais pas un peu trop sûr de toi ?

— Demain, insistai-je.

Elle leva un sourcil, perplexe. Il fallait vraiment qu'elle cesse de douter de moi. Elle ne savait rien de moi.

 

*

 

Peu importe comment j'allais m'y prendre, mais je savais d'ores et déjà qu'à partir de ce soir, j'aurais l'accord du père de Heather pour l'épouser. Rien que le fait d'y penser me réjouissait.

Il était temps de mettre mon plan à exécution. J'entrai dans le bureau de Nash, sûr de moi. Celui-ci s'énervait déjà en me voyant. C'était compréhensible, je voulais bien plus que de simples petites affaires contrairement à d'habitude. Je voulais sa fille.

— Dégage de mon bureau toi !

Je m'approchai sans me soucier de sa remarque. Je n'allais pas partir aussi rapidement. J'avais toujours ce que je voulais, cette fois-ci n'allait pas échapper à la règle. Je lui montrai un dossier que j'avais dans mes mains.

— Voici mon contrat avec Markowitz. Je suis prêt à abandonner celui-ci pour le rediriger vers toi, annonçai-je poliment, prêt à faire des affaires.

Il fronça les sourcils, à la fois surpris et intrigué, de la même manière que sa fille. Comment ça se faisait que je n'avais pas remarqué cette ressemblance bien plus tôt ?

— Où est le "mais" ? lança-t-il, dubitatif.

Il avait raison de se méfier. Je ne faisais pas ce genre d'offre sans le moindre échange. Je voulais bien évidemment quelque chose en retour.

— Mais à une condition, que tu acceptes que j'épouse ta fille.

— Non, rétorqua-t-il aussitôt.

Je savais qu'il se serait opposé à moi le plus vite possible. Cependant, j'avais plus d'un tour dans mon sac. Si seulement il savait le nombre de coups d'avance que je pouvais avoir...

— Ne refuse pas aussi vite.

— Tu crois que tu peux marchander ma fille ?

— Tu es son père et tu la réduis au rang de marchandise. Comme c'est malheureux... Je ne comprends pas comment elle peut encore tenir à toi.

— Ton offre ne m'intéresse toujours pas, refusa-t-il fermement. Peu importe ce que tu peux me dire.

— C'est pour ça que j'ai emmené le dossier, rétorquai-je aussitôt, ayant déjà prévu son potentiel refus.

Je posai le dossier sur son bureau. Il me regarda un long instant, plissant légèrement les yeux. Je ne bougeai pas d'un millimètre.

Il finit par prendre le dossier et le feuilleta. Immédiatement, il en fut surpris. Je savais d'avance qu'il aurait eu cette réaction.

— Markowitz est prêt à revenir auprès de toi. Je l'ai déjà appelé à ce sujet et il ne te reste plus qu'à signer. Bien évidemment, je ne lui transmettrai ce dossier qu'une fois que j'aurais l'accord pour épouser ta fille.

— Espèce d'enculé, dit-il sans lever les yeux du dossier.

— Je sais, je sais. Je veux aussi que tu ailles la voir en lui disant que tu es d'accord pour que je l'épouse. Ça serait bien. Sinon, je ne vais pas non plus te transmettre ce que mon équipe a déjà fait, ce qui serait vraiment regrettable et te ferait perdre beaucoup de temps. Au lieu de ça, tu peux gagner du temps et de l'argent. N'est-ce pas merveilleux ?

Il était malheureusement obligé d'accepter et ça me convenait à la perfection.

— Je te déteste, me lança-t-il en me regardant dans les yeux.

— Tant mieux, je ne comptais pas apprécier ma belle-famille, ironisai-je.

Je savais qu'il détestait l'idée de me céder sa fille, mais j'avais toutes les cartes en main. Il n'en avait aucune. Il n'en avait jamais eu la moindre. En particulier parce que je savais à quel point son entreprise n'était que très peu florissante ces derniers temps et que c'était le seul moyen pour lui de résister encore quelques années sur le marché.

Il me lança un regard assassin tandis que je lui rendis mon meilleur sourire diabolique puis partis.

J'avais toujours ce que je voulais.

 

*

 

De retour chez moi, je vis Heather, les sourcils froncés tout comme son père. Ce dernier avait dû venir la voir, elle semblait très suspicieuse.

— Comment as-tu fait ?

— Je vois que ton père est venu te voir, constatai-je, comme si de rien n'était.

— Comment tu as pu lui faire changer d'avis du jour au lendemain ?

— Tout est question de business.

Elle soupira et leva les yeux au ciel. À quoi s'attendait-elle ? Que son père serait entièrement d'accord sans que je doive le manipuler ? Tellement innocente.

— Donc tu ne l'as pas vraiment convaincu, soupira-t-elle, assez agacée.

— Tous les moyens sont bons pour convaincre, me défendis-je sournoisement.

— Tu ne voulais pas utiliser une méthode bien plus légitime ? me demanda-t-elle en haussant le ton.

— Ne dis pas n'importe quoi. Désormais, tu m'épouseras, c'est ce que tu m'avais promis, dis-je en lui adressant un fier sourire.

Elle fit la moue et croisa les bras. Ça ne semblait pas lui plaire. Pourquoi s'offusquait-elle ? C'était elle qui avait voulu jouer à ce jeu, elle aurait dû pertinemment savoir ce qui allait se produire.

— Wha ! Alors ça, c'est vraiment ce que je voulais ! s'exclama-t-elle sarcastiquement.

Ma manière d'agir ne semblait pas lui plaire. Peu importe. Je m'en fichais totalement.

— Le deal était simple, c'est toi qui me l'as proposé, lui rappelai-je d'un air grave. Je convaincs ton père, tu m'épouses. Fin de l'histoire.

— Pourquoi tu ne peux pas t'empêcher de te comporter comme un trou du cul ? Agir normalement tu ne connais pas ça ou quoi ? s'enquit-elle, dépitée.

— Tu ne disais pas "me connaître" il y a peu de temps ? lui demandai-je, amusé.

Elle décroisa ses bras puis reprit son souffle. Elle était perdue et tentait de retrouver ses esprits.

— En effet... Mais je ne comprends pas... Peut-être que cette relation est vraiment vouée à l'échec...

— Tu veux me quitter ? l'interrogeai-je, presque inquiet.

— Peut-être... J'en sais rien...

— D'accord...

Je disais ça avec tellement de simplicité, mais je refusais qu'elle me quitte. J'avais pris tellement de risques pour en arriver jusqu'à là, je ne voulais pas tout perdre aussi rapidement. Et probablement que je n'aurais pas la moindre envie de recommencer avec quelqu'un d'autre...

J'aurais pu lui dire que je n'étais pas près de la voir partir, de m'abandonner, et que je refusais déjà de la voir dans les bras d'un autre. Mais je ne pouvais pas l'en empêcher, je ne me sentais pas capable non plus de lui faire autant de mal.

Elle se tut. Elle évita brièvement mon regard. Elle tentait de se retrouver dans ses pensées, mais en vain. J'avais alors l'impression d'être bien trop faible sous ses yeux et il fallait vraiment que j'inverse la tendance.

— C'est toi qui as voulu jouer à ce jeu. Tu m'as proposé un marché, j'ai réussi.

— Qu'est-ce que tu peux être un enfoiré ! s'exclama-t-elle en me regardant dans les yeux.

— Peu importe...

Je posai mes mains sur ses bras. Comme d'habitude, elle n'était pas habituée au contact de ma peau, même si la sienne était recouverte de tissu.

— Tu crois vraiment que c'est aussi simple ? Épouse-moi comme il le faut !

— Je ne me mettrai pas à genoux pour toi, m'opposai-je d'un rire nerveux.

— Tu veux une femme oui ou non ? me défia-t-elle de plus belle.

Parfois, son caractère ressortait, en particulier quand elle voulait s'opposer à moi, et j'aimais vraiment ce petit jeu entre nous. En fait, j'aimais vraiment chacune de ses facettes.

— Tu peux vraiment être capricieuse quand tu veux.

Elle eut un rapide sourire. Elle était fière. Puis le sérieux reprit le dessus d'elle. Elle voulait absolument me faire comprendre quelque chose.

— En plus, on ne se connaît que depuis un mois. Je n'ai pas envie de me marier avec un homme que je connais à peine.

— Ok. Je m'appelle Cole Triaghan, j'ai 29 ans, je suis né le 15 janvier 1986 en Californie. J'ai une entreprise, de l'argent. Il n'y a rien d'autre à savoir.

— Ce n'est rien du tout ça, objecta-t-elle, assez blasée. Je peux savoir tout ça en regardant ta carte d'identité.

— Peu importe...

Elle devait sûrement vouloir connaître mes habitudes, celles qu'elle finirait par détester. Elle était ce genre de femme à vouloir connaître ma couleur préférée, ce que je prenais comme mon petit-déjeuner... et pourquoi pas connaître la taille exacte de ma bite pendant qu'on y était ? Les détails étaient futiles.

Elle soupira un bref instant tout en détournant son regard. Elle secoua légèrement la tête. Mes réactions la désespéraient, je le voyais bien. Elle avait raison. Cette relation, si l'on pouvait appeler ça une relation, était vouée à l'échec. Pourtant, j'avais envie de m'y accrocher pour une raison que j'ignore.

Elle finit par replonger son regard dans le mien, plus sérieuse que jamais.

— Je ne veux pas t'épouser tout de suite, lança-t-elle, déterminée.

— Alors quand ? lui demandai-je en espérant avoir une date, même si j'étais persuadé qu'elle ne m'en donnerait aucune.

— Est-ce que tu pourrais attendre un peu ?

— Non, lâchai-je d'un ton sec.

De nouveau, elle laissa échapper un soupir. Malheureusement, elle allait devoir apprendre à s'y faire.

— Laisse-moi un peu de temps, me supplia-t-elle d'une tendre voix. Je pensais que tu prendrais plus de temps pour convaincre mon père.

— Tu ne me connais vraiment pas.

— Bien sûr que je ne te connais pas, insista-t-elle en détachant chacun de ses mots.

— Peu importe...

Elle leva les yeux au ciel sans même chercher à masquer cette réaction. Elle voulait que je le remarque, c'était évident.

— Je vais rentrer chez moi, annonça-t-elle, dépitée.

Je hochai la tête, muet, tandis qu'elle évitait mon regard. Puis après avoir pris son sac avec elle, elle partit...

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ManonSeguin
Posté le 13/02/2021
C'est vraiment un couple atypique... Je les trouve très bizarre et Heather...bon elle a gagné pendant un temps mon admiration en tenant tête mais là... J'ai envie de la baffer :') Après Cole en parfait connard arrogant comme toujours <3 Puis le père d'Heather...Seigneur, on lui proposerait n'importe quoi qu'il vendrait sa fille car au final, le retour d'un client c'est tout ce qu'il lui a fallut pour plier...pas très très difficile à convaincre tout ça.

Mais bon, je te connais, donc j'attends le moment où tout va péter :)
MissRedInHell
Posté le 30/03/2021
Hey <3

J'ai un problème avec les couples atypiques (un gros problème même huhu) x')

En même temps, Heather peut parfois se comporter comme une gamine, c'est facilement agaçant :')
Et puis son père, une catastrophe en effet xD

Surtout que ça va faire que péter dans cette histoire :')
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