Chapitre 15. (partie 2)

Par dcelian

Que fait-elle ici ? Qui est-elle vraiment ? Pourquoi semble-t-elle tant encline à lui apporter son aide, alors que Gaëlle chasse ses semblables ? Est-ce elle qui a rédigé l'étrange message qui lui est parvenu ? Pourquoi prendre la peine de l'emmener à l'église de Grimard, dans ce cas ?
Elle ne sait pas. Elle ne comprend pas. Elle ne comprend plus rien.
Une fois encore, elle est marquée par sa présence étonnamment rassurante, sa présence délicate mais solide, presque envoûtante, qui incite à la confiance, qui incite au lâcher prise.
Pourtant, Gaëlle ne lâche pas prise. Pas encore. Pas déjà. Elle ne sait pas si elle peut réellement se fier à cette femme mystérieuse.

Elle se remémore les événements à Grimard, se remémore la première fois qu'elle lui est apparue. C'était pour aider Soa, pour le sortir des profondeurs. Aujourd'hui encore, cette mystérieuse jeune femme lui prête son concours dans l'intérêt de Soa.
Dans l'intérêt des lueurs, ne peut-elle s'empêcher d'ajouter.
Gaëlle ferme les yeux, inspire un coup et serre les poings.
Toutes ces remises en question ne sont rien d'autre qu'une perte de temps. Or s'il y a bien une chose qu'elle ne peut plus se permettre de perdre, c'est son temps. Alors, poussée par cet ultimatum, poussée par ce mot dont elle ne sait toujours rien, la Traqueuse tend une main qu'elle veut déterminée et saisit avec force celle qu'on lui offre.
Quitte à affronter son destin, autant le faire avec conviction, non ?

La main suspendue au milieu du noir la tire à l'intérieur. A l'intérieur où tout est sombre, où on ne distingue que vaguement des formes et des contours. A l'intérieur où les rayons du soleil n'osent rester, de peur de déranger les Ombres.
Gaëlle n'y voit strictement rien, malgré ses yeux plissés et tous ses efforts. Alors elle tend l'oreille. Enveloppée dans le noir, son audition paraît décuplée.
Tout autour d'elle, la vieille calèche grince et gémit, elle se plaint du nouveau poids à bord. Gaëlle se laisse porter par ces doux accords, ces craquements d'un autre temps. Ils lui évoquent une maison ancienne, avec un parquet usé au sol et un papier peint décoloré aux murs. Quelque chose d'avant qui aurait traversé les âges en se figeant peu à peu, en essayant de rester intact mais en ne réussissant pas tout à fait.

"Bienvenue à bord, Gaëlle !"
C'est une jolie voix qui résonne dans l'habitacle, boute en train, énergique. Elle laisse l'écho d'une joyeuse mélodie.

"Vous... vous connaissez mon nom ?"
Etrangement, c'est peut-être ce qui surprend le plus la Traqueuse. Pourtant, avec tout ce qui s'est passé récemment, ça pourrait paraître insignifiant. Mais rien n'est jamais vraiment insignifiant à qui sait prêter l'oreille aux détails.

"J'aurai même la prétention de dire qu'il y a peu de choses que j'ignore."
Elle a toujours ce ton léger, presque enfantin, comme si sa voix souriait. Pourtant elle intrigue Gaëlle au plus haut point. Qui est cette femme ? Est-elle vraiment ici pour lui apporter son aide ? Elle n'arrive pas à comprendre ce que signifient les intonations qu'elle emploie, c'est comme si la personne qui prononçait les phrases n'était pas la même que celle qui formulait.

Toujours la main dans la sienne qui est si petite, qui semble étonnamment fragile, Gaëlle sent une légère pression au niveau de son épaule.

"Tu peux t'asseoir, si tu veux. La route risque d'être un peu longue. Deux jours, c'est bien ça ?"
Mais Gaëlle ne s'assoit pas. Elle reste bien ancrée sur ses deux jambes.
"Comment savez-vous toutes ces choses ?"
Dans le noir, elle croit l'entendre sourire.
"Tu peux me tutoyer, tu sais ! On n'est pas si différentes l'une de l'autre."

Pas si différentes ? Plutôt, si. Gaëlle aime autant ne pas être comparée aux Ombres, dans la mesure du possible. Elle ne fait pas de commentaire, pourtant, elle se force à garder ses réflexions pour elle, parce que cette étrange apparition, quelles que soient ces intentions, a l'air disposée à lui apporter son aide. Mieux vaut ne pas la contrarier. D'autant que Gaëlle ignore totalement de quoi elle est capable.
Alors elle reprend, d'un ton qu'elle veut plus neutre :
"Est-ce que c'est toi qui as envoyé le message ?
— Non, je n'ai pas ce pouvoir. Disons que je suis simplement une sorte d'intermédiaire."

Sa voix sonne toujours aussi joviale, elle illumine un peu les ténèbres de la calèche. Une nouvelle fois, Gaëlle se prend à penser qu'elle a instinctivement envie de lui faire confiance, de s'abandonner.
Et si c'était l'effet d'un quelconque sortilège ? C'est un peu tard pour y réfléchir, maintenant.
Sous elle, la Traqueuse ressent comme une vibration, suivie d'un mouvement de tangage qui la fait perdre l'équilibre. Elle se réceptionne sur ce qu'elle suppose être une banquette, au confort tout relatif.

"Ah ?
La voix de l'inconnue brise le silence accidenté.
"Nous sommes sur le départ !"

***

Il n'a aucune idée du temps qui est passé alors qu'il était dans la forêt. Il s'est bien amusé. Il a eu un peu peur, aussi. Pas de croiser le grand méchant loup et toute sa clique, non, ça, ça lui fait pas peur. Et puis, les loups, c'est gentil, non ? Un "méchant loup", ça sert à quoi ?
Lui, ce qui lui a fait peur, c'est toute cette drôle d'ambiance. Il faisait un peu plus froid qu'ailleurs, dans la forêt, peut-être parce que le soleil ne voulait pas y entrer ? Parfois, Soa levait les yeux au ciel, juste pour s'assurer qu'il était encore là. Mais il ne bougeait pas, il était juste caché derrière les branches et leurs belles feuilles vertes.
Peut-être que le soleil a peur de réveiller les arbres ?

Il a vu des tas d'insectes, des tas de plantes et des tas d'animaux qu'il ne connaissait pas. Il s'est un petit peu perdu dans sa contemplation. Il ne sait pas exactement combien de temps s'est écoulé, mais il sait qu'il est parti trop longtemps. Là-haut, le soleil fait moins de lumière, comme s'il était fatigué d'avoir éclairé cette immense forêt toute la journée.
Si le soleil est fatigué, c'est qu'il est parti trop longtemps. Alors il se dépêche un peu, il marche rapidement parce que papa doit beaucoup s'inquiéter. Papa s'inquiète souvent. Il ne voulait même pas le laisser jouer dehors, avant. C'est maman qui avait insisté. Elle avait dit : "Allez, Marc, sois raisonnable. Le petit n'aura pas la vie facile... laisse-lui au moins ça." Papa n'avait pas l'air très content, mais il avait acquiescé.

Alors qu'il est en train de rentrer, Soa pense à maman, justement. Il faudra qu'il aille la voir, en rentrant. Elle comprendra, elle dira à papa que c'est pas si grave, qu'il se fait trop de souci.
Pourtant, plus il approche de la maison et plus une drôle de sensation le chiffonne. Comme si ça n'allait pas être si simple. Comme si ce n'était pas qu'une petite bêtise, comme si c'était un peu plus pire que ça.

Au loin, entre les arbres, il voit une fumée grise qui monte dans le ciel jusqu'à s'ajouter aux nuages. Il aimerait bien voler comme elle. Mais il ne sait pas comment faire, alors il se contente d'accélérer avec ses petites jambes, il accélère et il distingue enfin la clôture, là-bas, entre les gros troncs des gros arbres.
Il arrive.
Mais quelque chose ne va pas.
Il y a bien la clôture. Il y a le jardin...
Mais il y a toutes ces flammes, aussi. Elles montent haut dans le ciel, avec cette grosse fumée qui s'en échappe, qui sent fort, qui pique les yeux et la bouche.
Ça brûle.
La maison brûle.
La maison brûle, et Soa reste là, de l'autre côté de la clôture, là où il n'aurait pas dû aller, incapable du moindre geste. Il regarde les flammes qui dansent et la fumée qui s'élève. Il n'est plus certain d'avoir envie de voler comme elle. Il n'est plus certain de pouvoir, de toute façon. Au fond de lui, quelque chose de très lourd vient de pousser, sûrement qu'il ne pourra plus jamais voler, avec ça.
Il reste là un long moment. Un très long moment. Il reste là sans vraiment être là, dans sa tête, il est plus loin, il est ailleurs. Il aurait aimé rester dans la forêt.

Lorsqu'il revient enfin à lui, l'incendie s'essouffle peu à peu, ne laissant derrière lui que le cadavre de sa maison et des arbres proches. C'est un miracle s'il ne l'a pas atteint, car tout a brûlé, autour de lui.
Tout à coup, Soa plisse les yeux.
Il y a quelque chose. C'est là, au milieu des ruines. Tout est un peu flou, et puis, il y a encore de gros nuages de fumée qui l'empêchent de voir vraiment, mais il en est presque sûr : il y a quelque chose, et ce quelque chose a bougé.

Il reste là, pourtant, il ne fait pas le moindre geste.
Il reste là parce que c'est ni papa ni maman. C'est quelqu'un d'autre.
C'est quelque chose d'autre.
Lentement, les flammes finissent par disparaître et révèlent ce qu'elles dissimulaient : une petite fille aux longs cheveux châtains, le visage dans les mains, en pleurs. Elle flotte au-dessus des décombres. Soa porte une main à sa propre joue. Lui aussi, il pleure. C'est pour ça que tout est un peu flou, alors ?

Pris par un étrange élan, il se met en mouvement et franchit la clôture toute carbonisée. Il se rapproche de la petite fille, mais elle reste derrière les débris, là où Soa ne peut pas l'atteindre. Elle a l'air terrifié.
Soa ne se décourage pas, pourtant. Il s'assoit dans l'herbe, il reste là pendant un long moment, à la regarder pleurer, à pleurer aussi, sans vraiment comprendre pourquoi. Il regarde le soleil qui se couche, loin, très loin derrière les arbres.
Il perd un peu le fil du temps. Il s'endort même à moitié.

Lorsqu'il rouvre les yeux, la petite fille s'est approchée de lui. Elle s'est assise dans l'herbe, elle le regarde avec appréhension. Doucement, pour ne pas l'effrayer, pour ne pas s'effrayer non plus, il murmure :

"Tu t'appelles comment ?"

***

La calèche est partie depuis un moment déjà. Combien de temps ? Elle ne sait pas. Elle serait bien incapable de le dire.
Gaëlle se laisse bercer par le mouvement de balancier, gauche, droite, elle se laisse bercer par le doux raffut de l'engin qui grince.
Ka-clong, Ka-clong.
Elle a l'étrange impression d'être dans un univers différent du sien, comme si sa réalité, ici, n'avait plus de prise. Peut-être est-ce l'obscurité ? Elle s'y est habituée, pourtant. Elle ne voit rien, strictement rien, mais ça ne la dérange pas outre-mesure. Ce qui est plus ennuyeux, c'est qu'elle ne parvient pas à se repérer. Elle n'a pas la moindre idée d'où ils se trouvent.
Dans l'habitacle, tout semble différent, et ce qui la préoccupait ces jours derniers paraît ne plus avoir tant d'importance.

Face à elle, elle devine la présence de la mystérieuse inconnue. Aucune d'elles n'a prononcé un mot depuis le début du voyage.
Pourtant, le silence n'est pas tendu. Pas exactement. C'est peut-être parce que, ici, le silence n'existe pas vraiment. Dehors, il y a le cheval qui les transporte bravement, et ses sabots qui battent la mesure, au sol. Et puis, tout autour d'elles, il y a cette vieille calèche, cette vieille âme en bois boiteuse, cette vieille râleuse qui meuble sans harmonie l'espace sonore disponible.
Elles se font face et elles se taisent.

Pourtant, ce ne sont pas les questions qui manquent à Gaëlle. Mais elle a un peu peur de la froisser. Les Ombres peuvent se révéler très susceptibles, elle en a déjà fait les frais. Et puis, il n'y a pas que ça. Elle ne sait tout simplement pas par où commencer. Malgré tout, il va bien falloir commencer quelque part. Elles ne vont quand même pas passer deux jours murées dans leur silence de façade, si ?
Non.
Bon.
Alors ?

Alors Gaëlle se racle un peu la gorge. Elle se redresse sur son siège. Elle a décidé de commencer par le commencement. Ça sera un bon début. Sa voix s'élève dans tout l'habitacle alors qu'elle demande enfin :

"Comment tu t'appelles ?"

***

La petite fille a un regard surpris, comme si elle ne s'attendait pas à ça, comme si, elle, elle n'aurait pas commencé par là. Petit Soa se demande par où elle aurait commencé, tiens.
Il fixe son regard dans le sien. Ses yeux vairons lui sourient.

"Cléa", elle murmure.

***

 Une fois de plus, Gaëlle croit deviner le bruit de ses lèvres qui s'étirent en un sourire.

"Cléa !" s'exclame-t-elle dans la pénombre.

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Louison-
Posté le 09/05/2022
Coucou Céliciel ! LE RETOUR ME VOILA.

Alors sans grande surprise, j’ai beaucoup aimé ton chapitre <3 Déjà je suis très fan de la calèche, et j’ai beaucoup apprécié la « progression » que tu en fais. On a Gaëlle qui l’entend approcher, qui se pose beaucoup de questions, qui émet toutes sortes d’hypothèses, et nous en tant que lecteurs on a furieusement envie de savoir ce que c’est cette calèche pardi haha. Que tu mettes un gros accent sur son bruit, j’adore. Gaëlle est très auditive alors ça fait 313213x sens.

« L'écho de la calèche résonne dans le creux des collines, ka-clong, ka-clong, il résonne en un lourd grincement continu. » Et puis j’aime le bruit de ta calèche, déjà l’onomatopée trop cool quoi, et puis que tout le long tu la caractérises de grinçante, vieillotte, bancale comme ça, ça ajoute une atmosphère toute particulière à ton chapitre et c’est supra chouette <3

« Elle a une impression de déjà-vu vraiment perturbante, mais pas tout à fait un déjà-vu, en fait, plus un déjà-vu, enfin, un déjà-ressenti. » >> Ton « déjà-ressenti » bon sang comme j’aime ça.

« Aujourd'hui, c'est plus de son âge, ces cochonneries. Y a qu'à voir comme elle craque de partout, comme ses vieux membres de bois sont usés par les voyages, tout ce qu'elle veut, c'est un repos mérité, c'est un sanctuaire où achever sa longue vie d'épopées. » >> Hahahah mais trop drôle Gaëlle, j’aime bien son ton interne de révoltée et de désabusée de la life un peu, super drôle x)

« Elle sait qu'elle peut croire en cette mélodie désordonnée et grincheuse.
Parce que ça sonne comme une note d'espoir dans son long périple. » >> Mais la poésie de ta phraaaaaase.

Sinon trop cool que tu varies l’onomatopées Ka-clong ! Tu ajoutes des majuscules ou tu ajoutes des "… " mais c’est cool, parce que tu montres que c’est toujours cette calèche mais que, au fur et à mesure qu’elle avance, son rythme change ^^

ENSUITE AöLJöLKSAJöLKJDöASLKJöDLKJö CLEAAAAA dans la calèche !!! Alors là je m’y attendais pas hahha, je pensais que ce serait un vilain monstre qui en sortirait mais padutou. Et ça fait ultra plaiz de la revoir, déjà que je l’aime bien ^^ Je pensais que ce serait elle qui avait envoyé le message à Gaëlle du coup, mais elle affirme dans la suite que non, donc je me demande bien qui c'est…

Sinon, je trouve chouette parce que Gaëlle se retrouve confrontée dernièrement à deux « Ombres », déjà Cléa qui est mais juste tellement mimi, enfantine comme ça, puis Soa qui est entouré de lueurs ! Sa rencontre avec Cléa va je pense encore plus la bouleverser, parce que comment voir Cléa vilaine ? Peut-être ses pouvoirs sont sombres mais elle n’est pas dotée de mauvaises intentions, ou si c’est le cas elle le cache que trop bien. M’enfin c’est cool donc que Gaelle se sente bien en sa compagnie, alors qu’elle est une ombre :) De quoi faire changer ses pensées et la faire évoluer !

Ensuite, concernant le pdv de Soa !

« Il sent sa conscience sur replier sur elle-même, il se met dans un coin, ne bouge plus.
Il laisse émerger le rêve.
Il disparaît complètement. » >> Trop joli.

Puis ensuite on découvre donc un souvenir, et déjà quand on l’interdit de dépasser la clôture, disons ça pue. C’est qu’il doit bien y avoir une raison. Et puis le : « Allez, Marc, sois raisonnable. Le petit n'aura pas la vie facile... laisse-lui au moins ça." Papa n'avait pas l'air très content, mais il avait acquiescé. » >> Grrrr, ça présuppose que ses parents en savaient des choses sur sa nature, forcément ça interroge !

Sinon j’aimais bien cette récurrence de phrase : « Il a six ans, c’est un grand garçon. » Typiquement qqch que penserait un enfant, ça le rend supra attachant parce qu’avec notre point de vue à nous, on voit bien qu’à six ans, eh beh, on est pas un grand garçon.

Ensuite, pour l’incendie à la fin ! C’est vraiment tristoune… Surtout qu’on découvre Cléa au milieu qui pleure, on se doute que, peut-être, elle a provoqué l’incendie involontairement, et qu’elle regrette, mais j’aime bien que Soa se dirige vers elle sans se poser de questions. La première chose à laquelle il pense, c’est lui venir en aide, c’est très Soa et ça fait plaisir de voir comment Cléa et Soa se sont rencontrés <3

Et enfin, je voulais saluer ta fin avec le petit passage trop styley de la découverte du prénom de Cléa. Que Gaelle pose la question puis c’est Cléa enfant qui « répond », je trouve ça juste trop méga génial.

Voilooooou, comme toujours plein de mystère et une trop chouette atmosphère, hâte de lire la suite bientôt ^^ Bisoooou, courage pour tes partiels !
dcelian
Posté le 30/05/2022
COUCOU LE RETOUR ME VOILA (hihi)
Rohlala merci pour tes jolis mots, comme d'hab, dire que j'ai laissé ça poireauter aussi longtemps sans y répondre, franchement...
C'est trop chouette si t'as aimé cette vieille calèche aigrie et son humeur très sonore, trop chouette si t'as trouvé que ça faisait sens avec l'univers auditif de Gaëlle, trop chouette que t'aies relevé tous les petits détails, les variations dans le bruit, dans la régularité etc... Bref : trochouet !!

EH OUI CLEA DANS LA CALECHE !
Eh oui effectivement, encore une Ombre à laquelle Gaëlle est un peu contrainte de s'allier, ça commence à faire beaucoup de questionnements...

"« Aujourd'hui, c'est plus de son âge, ces cochonneries. Y a qu'à voir comme elle craque de partout, comme ses vieux membres de bois sont usés par les voyages, tout ce qu'elle veut, c'est un repos mérité, c'est un sanctuaire où achever sa longue vie d'épopées. » >> Hahahah mais trop drôle Gaëlle, j’aime bien son ton interne de révoltée et de désabusée de la life un peu, super drôle x)"
>> Ahaha c'est rigolo que tu dises ça parce que là c'est plutôt la calèche qui parle, en réalité. Marrant que tu aies vu ça comme un monologue interne de Gaëlle plutôt ! Je l'ai peut-être pas amené assez clairement, je verrai ça c:

"« Elle a une impression de déjà-vu vraiment perturbante, mais pas tout à fait un déjà-vu, en fait, plus un déjà-vu, enfin, un déjà-ressenti. » >> Ton « déjà-ressenti » bon sang comme j’aime ça."
>> Haaa t'es adorable, et en même temps tu sais quoi ça m'étonne pas du tout (lol, sans prétention le gars). C'est drôle parce que je connaissais pas encore ton histoire ni ta plume au moment où j'ai écrit ça, mais pourtant j'ai la sensation que c'est carrément un truc que t'aurais pu écrire !! Trop cool que ça te plaise en tout cas c:

Hahaha oui le petit souvenir de Soa dééééésolé ça pose plein de questions et toujours aucune réponse en vue c:
En vérité c'est probablement un truc sur lequel je retravaillerai en réécriture, parce que là je pense que la dose de révélations va être trop concentrée. Tu me diras ce que t'en penses en tout cas !
Tant mieux si ce petit morceau t'a bien plu quoiqu'il en soit <3 J'ai beaucoup aimé écrire petit Soa, c'est toujours cool de savoir que tu le trouves attachant aussi. Et c'est également cool que tu le trouves cohérent par rapport à la suite de son évolution, quand tu dis "c'est très Soa" hahah oui, c'est bien vrai et encore une fois je constate que tu les as tous très bien cernés <3

Wééé cet incendie là roh...quelle histoire :c
Il a pas eu une enfance facile, notre bonhomme. Et la fin !! Trobien que tu l'aies trouvée géniale, didonc, j'ai trop aimé construire ce parallèle et j'étais très content de le conclure comme ça aussi !!!

Enfin bref : merci pour tout, comme d'habitude, et à tout' sur le prochain commentaire c:
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