Chapitre 15 - La fin de tout

Notes de l’auteur : Bonjour ! Une petite note provisoire pour prévenir que je mets beaucoup de temps à répondre aux commentaires (et aux messages en général) ces derniers temps, mais ils sont très appréciés et j'y répondrais dès que ma batterie sociale me le permettra ^^ Bonne lecture !

Lorsque Muse se réveilla, elle eut la très nette et très désagréable certitude d’avoir été déplacée comme une poupée cassée, et posée au sol dans une position inconfortable par un incompétent, qui avait de plus eu l’audace de tenter - sans succès - de la soumettre à un sortilège de contrôle mental. 

Elle aurait aimé pouvoir dire que c’était la première fois qu’une chose pareille lui arrivait - mais non. Et elle savait que le mieux à faire, pour le moment, était probablement de calmement chercher à comprendre ce qu’il s’était passé. Puis, de trouver un moyen de se carapater au plus vite d’ici, loin de la bande d’archéologues qui les avaient kidnappés.

Elle tendit l’oreille, les yeux toujours fermés, et entendit distinctement la voix du faune Imo, pas très loin de là où elle avait été installée :

— Je ne sais pas en quoi le garde est fait, mais je n’ai jamais vu un potentiel pareil … ce n’est pas une créature ordinaire. Et pareil pour la bestiole poilue, ce n’est pas une hybridation de Valiette, c’est totalement autre chose.

— J’étais déjà surprise que ce gnome ait réussi à dompter une amahzyle et invoquer un souvenir avec autant d’aisance, mais maintenant … On a bien fait de le suivre. Tu imagines tout ce qu’on pourrait faire, si on arrivait à tirer de lui comment il a créé ces choses là ? 

Deux secondes … ils parlaient d’elle, là, non ? Même s’ils l’appelaient il, il n’y avait pas d’autre gnome dans les parages … Bah, elle avait l’habitude que les inconnus soient incapables de distinguer ces différentes identités. Surtout quand les inconnus en question étaient visiblement des kidnappeurs avec des rêves de grandeur, et qu’ils la prenaient pour plus qu’elle n’était. 

Oui, ça aussi, c’était arrivé déjà bien trop souvent. 

Et puis « dompter » une amahzyle, sérieusement ? Ils se rendaient compte que Drk était une personne, pas une bête sans conscience, au moins ?

— Avec un pouvoir pareil … on pourrait enfin la stopper, souffla Cadra.

— On sauverait le monde, Imo.

— Plus de fin des temps pour ces jolies plaines, conclut Fin.

Muse eut beaucoup de mal à retenir un grognement exaspéré. Évidemment, il fallait qu’elle tombe sur des allumés qui croyaient à la fin du monde. Pourquoi ces types pouvaient pas se contenter de profiter de la vie tranquille, elle sait pas elle, en faisant de l’archéologie comme ils l’avaient prétendu ? C’était très bien l’archéologie ! Pas aussi bien que la musique certes, mais chacun ses talents.

Le plus inquiétant, cependant, en plus du fait qu’ils étaient des menteurs avec une idéologie douteuse, c’étaient surtout qu’ils étaient des gens compétents : les capturer sans efforts, comme ça … et ce qu’ils avaient fait à cet escargot géant, aussi, c’était pas rien !

Elle entrouvrit doucement les paupières. Ce qu’elle vit confirma ce que la mélodie des essences magiques proches laissait déjà deviner.

Feï, Drk et Gulliver n’étaient pas dans les parages. 

Et toute seule, elle ne pouvait rien faire. 

A ce stade, autant qu’elle arrête de faire semblant de dormir. Elle ouvrit plus franchement les yeux, s’étira, et aussitôt les quatre archéo-menteurs tournèrent leur attention vers elle.

— Muse ! s’exclama Cadra avec une inquiétude exagérée. Tu es réveillée, tu nous as fait peur après cette chute …

Cette chute ? Ils la prenaient vraiment pour une gamine ou quoi ?

— Je me souviens clairement m’être pris un de vos filets à la con sur la gueule avant de me réveiller ici, et je vous ai entendu parler de fin du monde. Alors épargnez moi les faux semblants, les sales gosses.

Ils échangèrent des regards mi-inquiets, mi-embarrassés, et Fin regarda l’hybride Delia avec une moue courroucée.

— T’as quand même pas oublié le sortilège d’oubli ? lui demanda-t-il.

— Non ! protesta Delia. Peut-être que ça marche pas sur les gnomes ?

— Vous êtes désespérants, tous les deux, soupira Cadra. Navrée d’être passé par ces moyens-là, mais nous avons besoin de ton aide.

Et c’était reparti pour un deuxième tour de mensonges. Muse croisa les bras sur sa poitrine - elle nota, un peu tardivement, qu’elle n’avait pas été attachée, au moins, et que son tambour était toujours fixé dans son dos - et décida que pour le moment, elle allait faire semblant de les croire, pour voir jusqu’où ils comptaient aller comme ça.

— Vous auriez pas pu juste demander ? siffla-t-elle.

— La dernière personne qui aurait pu nous aider nous a injustement rejetés, et nous ne pouvons pas prendre ce risque de nouveau, admit Cadra.

— C’est sûr que maintenant, j’ai super envie de dire oui, là, grommela Muse. Ils sont où, les autres ?

— Juste là. 

Cadra pointa derrière elle, où la caverne semblait s’ouvrir soit vers un autre tunnel, soit vers une alcôve. Autrement dit, rien de bien concret qui l’encouragerait à la croire. Sans compter que même dans cette direction, elle n’entendait aucune note de la mélodie de ses trois boulets … qu’est-ce qu’ils avaient pu leur faire ?

—  Mouais. Et vous me voulez quoi, exactement ? C’est quoi ces histoires de fin du monde ?

Les archéo-rapteurs échangèrent des regards déterminés, mais aussi résignés, avec une pointe de peur révèrente digne de n’importe quel fanatique ordinaire. Vraiment, elle était mal tombée.

— Il existe une prophétie, commune aux légendes de tous les peuples, qui indique qu’un enfant d’humain causera la fin de tout. La formulation et les signes avant-coureur divergent, mais les éléments qui eux se retrouvent dans toutes les versions ne laissent aucun doute. 

Elle marqua une pause, et ferma les yeux pour prendre une grande inspiration. Ben voyons. Comme si Muse allait la prendre plus au sérieux si c’était bien raconté. On la faisait pas à une barde !

— Cet enfant est déjà né, quelque part dans le monde … et tous les indices mènent à croire qu’iel exécutera bientôt les termes de la prophétie, conclut Cadra.

— Qui sont ? » grommela Muse avec exaspération. Ils eurent l’affront de la fixer avec surprise, alors elle précisa sa pensée pour éviter que leur cerveau ne fasse une surchauffe. « Les termes de la prophétie, il est censé se passer quoi ? Et comment vous le savez ?

— Et bien … D’abord le réveil des géants, puis la fracture des royaumes, puis l’exode, récita Imo. Dans certaines versions, la fracture arrive avant les géants, mais c’est plus rare.

— Et comme nous te l’avons déjà dit, nous sommes archéologues. Donc, on le sait parce qu’on a étudié les ruines anciennes dans des centaines de lieux différents, et toutes les archives qui nous sont tombées sous la main, compléta Cadra.

Muse serra les dents. Elle connaissait au moins une dizaine de chansons gnomes qui parlaient de sujets similaires … mais de vieilles histoires n’étaient pas nécessairement de vraies prédictions. En réalité, il y avait une raison très simple pour expliquer pourquoi tous les peuples des mondes connus parlaient des mêmes choses : les gnomes étaient anciens, et avaient enracinés leurs chansons dans la culture populaire depuis plus longtemps que les pierres n’étaient capables de prendre des notes. Si les versions avaient des différences, c’était très probablement dû au fait que parfois, un barde changeait quelques détails, par envie ou par oubli, et de transmission en transmission, l’histoire finissait par changer … Pas de quoi sauter à la conclusion qu’une légende était vraie juste parce qu’elle était racontée partout.

Mais elle savait que ça ne servait à rien de dire tout ça à ces petits merdeux. S’ils voulaient voir une prophétie, ils ne verraient rien d’autre qu’une prophétie, quoi qu’elle leur dise.

— Et donc ? Pourquoi vous avez besoin d’un gnome pour ça ?

— Et donc, répéta Cadra, nous cherchons un moyen de nous en défendre, en prenant le contrôle de créatures capables de tenir tête à une menace de cette envergure.

Sauf qu’ils n’avaient aucune idée réelle de l’envergure de la menace en question, ni même si c’était une vraie menace … Causer la fin de tout, ça pouvait tout dire et n’importe quoi. Et aucune légende n’était jamais précise sur ce sujet.

— Les prophéties, c’est métaphorique, hein, offrit-elle avec une moue blasée.

— Pas celle-là, affirma Cadra. C’est pour cela que nous ne pouvons laisser passer aucune chance d’y mettre fin, même si ça implique de … d’obtenir de l’aide de façon peu conventionnelle.

— De kidnapper les premiers paumés qui ont vaguement l’air moins incompétents que la moyenne ? Tu te fourres les sabots dans les oreilles. En prime, je suis juste une barde, je peux même pas t’aider. Si j’étais si utile, je me serais déjà enfuie.

Ils échangèrent des regards perplexe, mais ses arguments imparables ne les avaient visiblement pas convaincus.

— Il reste une dernière créature dans ces montagnes dont nous souhaiterions prendre le contrôle, annonça Imo.

— Le Saraëko, précisa Fin.

Ce qui, en langue faune, tout dialectes confondus, signifiait grossièrement le vomisseur de magma. Muse sentit son estomac se serrer. Elle avait une fâcheuse sensation de déjà-vu. Et elle n’avait aucune envie de reposer ses yeux sur le machin en question.

— Okay, c’est, euh … impressionnant comme plan, mais vous faites fausse route avec moi. Je vais vous servir à rien. J’ai pas dompté l’amahzyle ni créé qui que ce soit, et ma magie c’est juste un truc de barde, pas de sauveuse du monde. Donc laissez-moi et mes potes repartir tranquille, okay ?

Aucun des quatre n’eut l’air ravi de la nouvelle, et encore moins de son refus de coopérer. Ils échangèrent quelques mots à voix basse, trop doucement pour que Muse réussisse à tout entendre, mais elle distingua quand même nettement les mots maegis, piège, et barbecue. Pour le dernier, elle n’était pas totalement sûre, mais elle n’était pas à une absurdité près.

Cadra s’apprêtait à s’adresser de nouveau à la gnome, lorsqu’un hululement de terreur la coupa, bouche entrouverte. Le cri provenait de là où étaient censés se trouver les trois gamins, ce qui voulait dire deux choses : une, l’archéo-fanatique n’avait pas menti, mais deux, la pauvre petite amahzyle avait vraiment peur, donc ils ne les avaient pas installés en sécurité. Quelle bande de sales merdeux.

— Je croyais que tu les avais couvert d’un sortilège de masquage ? reprocha Cadra.

— Oui, et pas un petit ! confirma Delia. Ils peuvent pas l’avoir retiré …

Muse était à peu près certaine que si, ils en étaient parfaitement capable. Surtout Feï. Ce qui était plus surprenant, à vrai dire, c’était que l’Ombre n’ait pas été capable de lever le sortilège avant. Est-ce que ces quatre allumés avaient sérieusement réussi à l’incapaciter à ce point ? Peut-être qu’ils étaient vraiment plus compétents et dangereux qu’ils en avaient l’air … c’était facile d’oublier qu’ils venaient de capturer un monstre géant cracheur d’acide, quand ils débitaient autant de balivernes à la seconde juste devant elle.

— Vous lui avez fait quoi, à cette pauvre petite ? siffla Musa.

— Fin, va jeter un coup d’oeil, ordonna Cadra.

Le faune disparut au tournant, l’air pas particulièrement rassuré, et revint à peine quelques secondes plus tard, le visage livide.

— Ils … euh …

— Fin ? Ils ont quoi ?

D’un geste de la main, il leur fit signe de venir voir d’eux-mêmes, et les trois autres archéo-connards, suivis de près par Muse, obéirent sans protester, sur leurs gardes.

La gnome comprit immédiatement pourquoi Drk était terrifiée : la pauvre amahzyle était acculée au fond de la caverne, bloquée par un nuage noir et dense parcouru d’arcs électriques. A chaque fois qu’un nouvel éclair se formait, le sortilège que Delia avait installé pour les maintenir prisonniers s’affaiblissait davantage.

Quelque chose clochait avec Feï. Muse n’aurait pas su dire pourquoi exactement, mais elle était certaine qu’il ne s’était pas extirpé de son armure de son plein gré. 

Elle ramena son tambour devant elle, la mâchoire serrée et les yeux rivés sur lui. Elle ne savait pas exactement comment elle pouvait les aider, mais -

— Arrête ça, Ombre, ordonna Cadra.

Ils avaient tous les quatre un sortilège offensif à la surface de leur essence, prêts à attaquer Feï si - dès que - la barrière de la prison tombait. 

Feï, bien entendu, ne s’arrêta pas. 

Le nuage grandit encore, dévorant la magie qui entrait à son contact. Drk se recroquevilla encore davantage dans le fond de la caverne, enveloppant Gulliver de sa masse translucide pour le protéger. Muse n’arrivait pas à percevoir si l’amahzyle avait réussi à lancer un sortilège pour se défendre - la gnome n’entendait que la mélodie chaotique de l’Ombre, hors de contrôle et aussi furieuse que terrifiée.

— Arrête ça, maintenant ! répéta l’hybride.

La prison ensorcelée se déchira, et la fumée s’en échappa aussitôt, droit sur eux.

Les sortilèges fusèrent sur Feï, sans faire le moindre dégât apparent, ni traverser non plus la masse nuageuse. Les archéologues poussèrent des cris de guerre - ou de peur - avant de préparer une seconde salve, mais Muse ne les entendait plus.

L’Ombre l’avait atteinte, et elle se sentit basculer dans une vision, comme la première fois que Feï l’avait accidentellement touchée.

Cette fois-ci, cependant, au lieu de faire face à un futur redouté, la scène qui se présenta devant ses yeux ne lui appartenait pas - et elle comprit tout de suite qu’elle avait déjà eu lieu, il y avait plusieurs années de cela.

Dans une cage minuscule, une petite boule d’ombre flottait, avec des yeux électriques et de petites ailes noires. Elle tournait sur elle-même et dépliait les ailes avec une joie évidente - mais lorsqu’un maegis à l’air sinistre entra dans la pièce, la peau couverte de marques de corruption magique, la petite boule fit aussitôt disparaître ses petites ailes.

— Bonne nouvelle, Feï, interpella le maegis avec mépris. J’ai trouvé quoi faire de toi. 

La petite boule se recroquevilla dans sa cage, aussi minuscule que possible, et Muse sut aussitôt que le pauvre gamin aurait aimé pouvoir disparaître. Le maegis à la peau corrompue le terrifiait, et la gnome n’avait aucun mal à comprendre pourquoi.

— Tu seras mon dévoreur de magie, continua-t-il. Je ferais de toi une parfaite machine à détruire …» Le maegis le dévisagea avec un sourire cruel, presque provocateur. « Mais si tu me déçois, tu disparaîtras. Ton existence dépend de ma bonne volonté, tu comprends ça ? » 

La petite boule resta immobile, ce qui ne plut pas au maegis. Il envoya une décharge électrique sur la cage, et des arcs se formèrent entre les barreaux, jusqu’à réussir à déchirer la pauvre Ombre.

— Réponds, imbécile ! ordonna le Maegis.

Lorsque l’électricité s’arrêta de traverser le jeune Feï, des dents d’argent apparurent brièvement, et il répondit d’une voix encore plus douce que celle qu’il avait dans le présent.

— Oui. J-J-je comprends.

— Commençons, alors.

La petite cage s’ouvrit … et la vision s’arrêta.

Le maegis cruel avait disparu, mais, de retour à la réalité, Muse avait encore sous les yeux la silhouette d’un autre magos, bien réel cette fois-ci. Elle le reconnut aussitôt, pour l’avoir vu deux fois dans les souvenirs qu’elle avait ravivé avec son tambour. 

Ysaë Forloran. Maintenant qu’elle pouvait le voir en couleurs, elle constata qu’il portait sur sa peau les mêmes marques de corruption que le connard de la vision, ce qui était définitivement un mauvais signe.

Comment était-il arrivé là ? Et pourquoi ?

Ce n’était pas la seule nouveauté digne d’attention, cependant : Imo le faune n’avait plus l’air très vivant, jeté contre un mur et les membres tordus dans un angle qui n’avait rien de naturel ; Delia l’hybride était blessée, sa main pressée contre une plaie sur sa courte jambe qui pissait le sang ; et, plus préoccupant pour Muse, Feï s’était recroquevillé dans la même forme de boule que celle qu’elle avait vue dans la vision.

La gnome se remit sur ses pieds - quand est-ce qu’elle était tombée ? - et s’approcha de l’Ombre, la démarche encore engourdie.

— Hey gamin, ça va ?

Des petits yeux électriques apparurent timidement dans la boule, et la dévisagèrent quelques secondes. Puis, sans un mot, l’Ombre grandit doucement, et ramena autour d’elle l’armure qui couvrait sa silhouette. Lorsqu’il eut terminé, Feï avait les yeux rivés sur Ysaë, alors que ce dernier observait les archéologues avec assez de mépris pour que la gnome devine qu’il avait déjà croisé leur route.

— Vous, siffla-t-il. Encore.

Cadra ouvrit la bouche, mais le maegis ne lui laissa pas le temps de répliquer. Il les plaqua contre un mur avec un sortilège d’emprisonnement, qui fit s’arquer les marques rouges sur ses bras. Puis il se tourna vers Muse, derrière laquelle s’étaient désormais réfugiés Drk et Gulliver.

— Suivez-moi. S’il-vous-plait. J’ai de quoi vous soigner. Et des réponses.

Malgré l’urgence dans sa voix et de la situation, Muse eut l’étrange impression qu’il aurait accepté avec grâce un refus, si elle l’avait envoyé balader, même avec des insultes. 

Et pour cette raison, elle décida de lui faire confiance, juste pour cette fois, malgré ce qu’ils l’avaient vu faire dans les souvenirs fantomatiques. 

Elle tapota le museau de Drk et l’encolure de Gulliver pour les rassurer, et suivit Ysaë dans un tunnel qui n’était pas là quelques secondes plus tôt, et qui se referma sur eux dès que Feï se fut à son tour glissé derrière eux.

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dcelian
Posté le 13/03/2021
Salut !! Me revoilà :D

WOW
Intense, ce chapitre ! Il se passe décidément plein de trucs. C'est marrant parce que je me suis vraiment trompé sur toute la ligne avec les archéologues. Au début je les croyais méchant et en fait ils les ont aidé, ensuite je les croyais gentils mais ils les ont capturés, et là je me suis dit que ça allait être des gros durs à cuire alors qu'en réalité c'est plutôt des nazes, bref tu nous as bien menés en bateau x)

J'ai beaucoup aimé le petit flashback sur le passé encore très mystérieux de Feï, qui décidément est un personnage très attachant et intrigant à la fois.
Et puis, apparition du premier maegis de l'histoire, et c'est pas celui qu'on aurait voulu, avec ça !
J'espère que ses intentions sont aussi bonnes que Muse le croit, mais rien n'est moins certain... Et puis, Fanom alors ? On semble s'en éloigner au fil du temps... à moins que Ysaë ne leur indique son emplacement ? Et puis, pourquoi il s'est battu avec elle, d'abord ? BREF, c'est très mystérieux, bravo pour ça !

Je te laisse sur mon passage préféré :
"Ils échangèrent quelques mots à voix basse, trop doucement pour que Muse réussisse à tout entendre, mais elle distingua quand même nettement les mots maegis, piège, et barbecue. Pour le dernier, elle n’était pas totalement sûre, mais elle n’était pas à une absurdité près."
AnatoleJ
Posté le 15/03/2021
Bon retour ici :D

Pour les archéologues, c’est loin d’être fini en plus x) Les pauvres, je les fais passer par tous les états (ça m’amuse d’autant plus qu’on ne les voit qu’au travers des yeux de Muse, si ça se trouve ce sont des gens parfaitement censés et respectables, qui sait !)

Je suis content que tu aies repéré le fait que Fanom « s’éloigne », parce que... parce que c’est important pour la suite, mieux vaut que je n’en dise pas plus héhé

(je note que le barbecue a du succès xD)
Mathilde Blue
Posté le 22/02/2021
Coucou !

Désolée, je suis à la bourre x) Il s'en passe des choses dans ce chapitre ! J'avoue que j'ai beaucoup ri durant la conversation entre Muse et les archéologues ^^ Les évènements prennent une nouvelle tournure avec l'arrivée de ce maegis (dont je me méfie très clairement pour l'instant)... Et le souvenir de Feï est déchirant, et le rend d'autant plus attachant T_T (Lui aussi il a besoin de cookies).

Mes notes de lecture :

- « Lorsque Muse se réveilla, elle eut la très nette et très désagréable certitude d’avoir été déplacée comme une poupée cassée, et posée au sol dans une position inconfortable par un incompétent, qui avait de plus eu l’audace de tenter - sans succès - de la soumettre à un sortilège de contrôle mental. »
Je pense que ça vaudrait le coup de couper la phrase en deux ^^

- « Bah, elle avait l’habitude que les inconnus soient incapables de distinguer SES différentes identités »
J’ai corrigé le mot en majuscule.

- « — Les prophéties, c’est métaphorique, hein, offrit-elle avec une moue blasée. »
J’adore XD

- « — De kidnapper les premiers paumés qui ont vaguement l’air moins incompétents que la moyenne ? »
Du coup ça donne vraiment l’impression que ces archéologues sont eux aussi paumés et particulièrement incompétents x)

- « Ils échangèrent des regards perplexeS »

- « les mots maegis, piège, et barbecue. »
Totalement innatendu et absolument parfait XD

- « une, l’archéo-fanatique n’avait pas menti, mais deux, la pauvre petite amahzyle avait vraiment peur, donc ils ne les avaient pas installés en sécurité. Quelle bande de sales merdeux. »
Ouaip, vraiment c’est pas cool… Ils ont bien mérité de se faire envoyer balader contre le mur.

- « Feï, bien entendu, ne s’arrêta pas. »
Evidemment, il suffisait de demander bien sûr x) (Non en vrai p’tit bout de chou T_T)

Voilà voilà ! A bientôt !
AnatoleJ
Posté le 27/02/2021
Coucou :D

Tu ne seras jamais à la bourre avec moi, ma vitesse d’escargot est officiellement supérieure à celle de tous les escargots qui savent lire x)

Feï a besoin de cookies et il ne peut même pas les manger, clairement un défaut de conception impardonnable (laissez donc cet enfant toucher des trucs nan mais ho !)

Merci pour les notes ! ^^
Hastur
Posté le 14/02/2021
R'hello,

La tournure des évènements est de plus en plus intéressante. Nous rencontrons notre premier maegis en chair et en os ! Le souvenir de Feï était très émouvant :). On s'attache d'autant plus à lui désormais.

Petites notes:
"elle eut la très nette et très désagréable certitude"
Je ne répèterais pas le très

"des kidnappeurs avec des rêves de grandeur"
Je ne sais pas trop pourquoi, mais je me demande si le rajout du mot "foireux" comme "des rêves foireux de grandeur" ne serait pas sympa ^^
Petite proposition qui me traverse l'esprit ^^

"qu’ils étaient des gens compétents"
Je supprimerais "des gens" qui allourdit un peu trop.

"Les archéo-rapteurs"
Ah ah ah !

"depuis plus longtemps que les pierres n’étaient capables de prendre des notes."
Très jolie formulation !

"les mots maegis, piège, et barbecue."
Barbecue est tellement parfait x).

Je file au chapitre suivant. Il y a des réponses parait-il ! :D
AnatoleJ
Posté le 24/02/2021
Je suis content que le petit aperçu du passé de Feï fasse son effet ! (le pauvre petit a besoin d’une thérapie)
Merci encore pour les notes ^^
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