Chapitre 15. Comme une note d'espoir dans son long périple

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonsoir ! Désolé pour l'heure tardive, tout ça m'a pris plus de temps à relire que je ne l'avais prévu.
En tout cas, bonne soirée, et bonne lecture :)

Bon. C'est qu'une calèche, c'est pas non plus la peine d'en faire tout un foin, si ? Et puis, elle est encore loin.
Gaëlle se ressaisit un peu. Si elle flanche au moindre obstacle, comme ça, de quoi elle a l'air ? C'est indigne de sa profession, indigne d'elle, indigne tout court, même, alors c'est hors de question.
Dans le pire des scénarios, elle pourra toujours la contourner. Le chemin est certes étroit, mais rien ne l'empêche d'en dévier un peu, le temps de s'écarter de l'engin, le temps de... Non mais de quoi elle parle !? Quel temps ? Le temps, c'est justement ce qui lui fait défaut. Elle ne peut pas se permettre d'en gâcher comme ça. Elle ne s'éloignera pas d'un pouce. Si quelqu'un doit s'écarter sur ce sentier, c'est le cheval et son attirail. Pas elle. Hors de question.
Discrètement, elle place une main sur le manche de sa faux. Ce contact la détend un peu, il éloigne les peurs. Si nécessaire, elle est très bien capable de se défendre par elle-même.

L'écho de la calèche résonne dans le creux des collines, ka-clong, ka-clong, il résonne en un lourd grincement continu. Gaëlle écoute cet étrange boucan et, étonnamment, elle perd peu à peu son inquiétude. Elle a un drôle de pressentiment, comme si elle reconnaissait quelque chose, comme si un élément de ce mystérieux tableau lui était familier.
Ce n'est pas la calèche, ça c'est certain. Un tel vacarme, elle s'en serait souvenu.
Ka-clong, ka-clong.
Non, c'est assez indescriptible, c'est assez difficile à dire, c'est autre chose. C'est une énergie, comme une sensation un peu magique qui se dégage de l'engin. Oui, c'est plutôt ça. Elle a une impression de déjà-vu vraiment perturbante, mais pas tout à fait un déjà-vu, en fait, plus un déjà-vu, enfin, un déjà-ressenti. Voilà, c'est ça. Cette force mystique qui émane de cette simple calèche, elle l'a déjà ressentie ailleurs, déjà ressentie autrement.
L'engin approche toujours plus en se dandinant sur l'étroit chemin.
KA-clong, KA-clong.
Le boucan s'intensifie à chaque seconde qui passe, mais Gaëlle n'a plus aucune envie de contourner l'obstacle. Elle ne saurait dire pourquoi, mais elle ne se sent plus en danger. C'est cette énergie que dégage le grincement, KA-clong, KA-clong, il y a là-dedans un elle-ne-sait-quoi de rassurant, un petit quelque chose qui joue une mélodie réconfortante à ses oreilles. Elle est comme enveloppée par tout ce joyeux fatras, et alors, elle ferme les yeux, guidée par son ouïe, guidée par son instinct, aussi, elle continue d'avancer dans le noir.
Elle entend la calèche encore plus distinctement. Elle entend aussi les pas du cheval qui la guide, clop, clop, plus légers, plus discrets, qui s'abattent bravement sur la pierre du petit chemin.
Maintenant qu'elle y fait attention, elle sent comme une forme de réticence dans la mécanique.
Cette calèche, c'est un trop vieil engin, c'est une trop vieille âme, râleuse, qui se plaint d'être transportée sur les routes du monde contre son gré.
KA-clong, KA-clong.
Elle les connaît par cœur, ces sentiers, elle les parcourait déjà que Gaëlle n'était pas encore née ! Aujourd'hui, c'est plus de son âge, ces cochonneries. Y a qu'à voir comme elle craque de partout, comme ses vieux membres de bois sont usés par les voyages, tout ce qu'elle veut, c'est un repos mérité, c'est un sanctuaire où achever sa longue vie d'épopées.
Mais comme le cheval ne veut rien entendre, il continue de la traîner, il la traîne encore et encore, infatigable. Et elle, cette vieille âme, râleuse mais fière, elle suit la cadence en grinçant à qui voudra bien l'écouter.
KA-clong, KA-clong.
Ça pour un duo atypique... Gaëlle sourit intérieurement.

A bien y réfléchir, c'est peut-être sa chance, cette calèche. Pourvu qu'il n'y ait effectivement personne à bord – ce qui est tout de même très intriguant, mais c'est une autre affaire –, elle pourrait prendre les rênes du canasson. L'engin n'a certes pas l'air bien solide, mais Gaëlle sent qu'elle peut y placer sa confiance.
KA-Clong, KA-Clong.
Pour une raison mystérieuse, elle sait qu'elle peut croire en cette mélodie désordonnée et grincheuse.
Parce que ça sonne comme une note d'espoir dans son long périple.
Alors elle inspire un grand coup, puis elle rouvre les yeux. Les rayons du soleil d'automne qui illuminent les collines l'éblouissent un court instant.

Inarrêtable, la calèche continue son avancée, elle l'entend toujours plus proche, elle l'entend à quelques mètres devant elle. C'est décidé, elle va monter à bord. Parce que c'est forcément un signe, sinon quoi d'autre ? Un vieil engin abîmé par l'âge, seul sur cette longue route difficilement praticable et se dirigeant droit sur elle ? C'est beaucoup de coïncidences.
Mais... et si c'était un piège, justement ?
Alors qu'une pointe de doute fait lentement surface, Gaëlle constate un léger changement dans la mélodie peu harmonieuse de l'engin. KA... Clong, KA...... Clong. Il est à quelques mètres d'elle, maintenant, et il... ralentit ?
La jeune femme peine à comprendre ce qu'elle entend. Pourtant, elle en est certaine, les pas du cheval se font plus espacés, les grincements de la vieille âme se font plus légers. Ils approchent et ils ralentissent. Pour elle ? C'est impossible. Elle n'est attendue par personne, encore moins par une calèche abandonnée.
Et pourtant... quelqu'un l'a bien envoyé, ce message qui la presse de se rendre à Grimard. Et si c'était la même personne qui était derrière ce manège ? Après les corbeaux, cet étrange véhicule ?
Une chose est certaine, tout ce qui se passe depuis quelques jours touche de près ou de loin aux forces occultes, et Gaëlle n'aime pas ça. Elle n'aime pas ça du tout. Plus que tout au monde, elle déteste cette magie qui a pris son maître et... l'image de Soa traverse rapidement son esprit. Ça ne dure qu'un instant infime, c'est presque imperceptible, mais Gaëlle hésite.
Elle est en train de se lancer dans un voyage pour secourir l'une des créatures qu'elle se doit normalement de capturer. "Créatures"... Il sonne bizarre, ce mot. Il semble adapté pour qualifier un gobelin ou n'importe quel autre démon. Pas un être humain. Peu importe les lueurs qui l'entourent, un être humain ne peut pas être rangé dans la même boîte.

KA-CLONG !
Dans un vacarme assourdissant, la calèche termine sa course au niveau de Gaëlle. Elle l'avait presque oubliée. Ils sont là, pourtant. Le cheval et la vieille âme grincheuse se sont arrêtés juste à côté d'elle. Gaëlle ne sait plus très bien quoi faire. Parce qu'elle refuse de pactiser avec le Diable. Et puis, si c'était un piège ? Que ferait-elle, si c'était un piège ?
Alors qu'une violente incertitude l'envahit peu à peu, Gaëlle serre les poings. Elle les serre très fort, elle enfonce ses ongles dans ses paumes jusqu'à ce que la douleur soit plus forte que ses pensées idiotes.
Parce qu'une vie est en jeu. Peu importe que ce soit celle de Soa, peu importent leurs différends passés.
On est venu chercher son aide, quoique d'une façon très atypique, et c'est son devoir d'y répondre en employant tous les moyens qui sont à sa disposition.
Après tout, c'est ce que font les Traqueurs.

***

Autour de Soa, le monde est flou. On dirait qu'il est enveloppé dans un nuage. C'est comme si un étrange voile s'était levé, modifiant toutes les perspectives, faussant un peu la réalité. C'est ça. C'est une fausse réalité. C'est un endroit qui a été vrai mais qui ne l'est plus aujourd'hui. Est-ce que c'est un rêve ? Il ne sait pas. C'est peut-être ça, oui. Il ne se rappelle pas, ne se rappelle plus vraiment.
C'est étrange, cet état de demi-conscience dans lequel il est. Il est presque certain d'être endormi, mais il ne se réveille pas.
Et puis, petit à petit, il sent ses souvenirs s'épaissir. Petit à petit, il est happé par ce monde étrange, happé tout entier, englouti dans la masse informe des images d'avant. Petit à petit, il se sent s'évaporer pour laisser place à un autre lui, un autre lui d'un autre temps.
Après tout, ce n'est pas si désagréable... et s'il se prenait au jeu ?
Il sent sa conscience sur replier sur elle-même, il se met dans un coin, ne bouge plus.
Il laisse émerger le rêve.
Il disparaît complètement.

 

 

Soa regarde ses mains. Il ne saurait dire pourquoi, mais il les trouve minuscules. Un peu potelées, aussi. Comme si, entre temps, il avait eu d'autres mains. Alors que non, ça, c'est ses mains normales, ses mains de d'habitude. Enfin... c'est ce qu'il croit. Mais il en est presque sûr, quand même.
Il est assis dans l'herbe grasse printanière, encore humide de la rosée du matin. Il est tôt, mais le soleil est déjà là. Soa aime cette période de l'année où les jours sont plus longs et lumineux. Il passe des heures entières à jouer dehors, profitant de l'air frais et des drôles d'insectes qui sortent de leur hibernation.
Il cesse un instant d'observer un beau scarabée pour jeter un regard tout autour de lui. C'est bizarre, pendant un moment, il avait presque l'impression d'avoir oublié à quoi ressemble la maison. Pourtant, maman et papa ne l'ont jamais emmené ailleurs qu'ici, comment aurait-il pu ? Décidément, il se passe des choses mystérieuses, aujourd'hui.
Soa sourit. Il aime bien les choses mystérieuses. Ça lui rappelle les histoires que papa lui raconte avant d'aller au lit, avec les Sorcières et les Gobelins.
Alors que les rayons du soleil illuminent peu à peu ce petit coin de paradis, Soa se perd dans sa contemplation. Il regarde la forêt, au-delà de la clôture qui délimite le jardin.
Elle aussi, elle est mystérieuse. Mais elle, papa n'en parle jamais dans ses histoires. Il dit juste : "Soa, mon grand, je sais qu'elle t'intrigue, cette forêt. Je sais que tu voudrais y aller, regarder les nouveaux animaux, observer les arbres, je sais tout ça. Mais il ne faut pas. Il ne faut surtout pas.".
Alors, Soa rétorque : "Pourquoi ?", avec ses petits yeux bleus qui pétillent de malice, tout sourire.

Mais papa ne sourit pas. Quand il parle de la forêt, papa ne sourit jamais. Il dit juste : "C'est comme ça. Je t'expliquerai quand tu seras grand. On a le temps pour ces choses-là."
Après ça, son regard devient encore plus sérieux, et il fixe Soa avec intensité. Et là, il dit : "Soa, tu ne dois pas dépasser la clôture. C'est promis ?". Alors Soa hoche la tête.
"Oui, c'est promis."

***

A pas lents, Gaëlle s'approche de la cabine de bois tractée par le brave cheval, fermée, dont l'intérieur est dissimulé par un rideau opaque. Toute forme d'hésitation l'a quittée, mais elle n'en reste pas moins prudente, elle n'en tend pas moins l'oreille, attentive à tout, attentive à la moindre perturbation.
Rien.
Tout s'est tu.
Le vieux bois de la vieille calèche émet encore quelques craquements de satisfaction, discrets, légers, mais rien d'autre.
Alors Gaëlle se lance. Elle toque trois coups déterminés à la petite porte.
Bam, Bam, Bam !
Ça résonne un petit moment, puis le silence reprend sa place dans les collines, il reprend sa place et enveloppe l'appréhension de la Traqueuse. L'instant est lourd, il y a comme un flottement, et Gaëlle a la désagréable sensation qu'il s'éternise sans que rien ne se produise. Parce que rien ne va se produire. Elle ne sait même pas réellement à quoi elle s'attendait, au fond. Evidemment, que rien ne va se produire. Cette calèche est vide, voilà tout.
A l'avant, le cheval s'est penché pour brouter l'herbe qui borde le chemin. Il a l'air plutôt vieux, lui aussi, maintenant que Gaëlle le voit de plus près. Peut-être qu'il trimballe cet engin depuis un paquet de temps. C'est étrange qu'il soit seul, car la vieille calèche a l'air bien lourde pour ses pauvres sabots abîmés. Il ne se plaint pas, pourtant. Il apprécie l'herbe dans le calme, il se contente de pas grand-chose.

Tout à coup, alors qu'elle ne s'y attendait plus, un long et terrible craquement brise la paix des collines, déchirant le silence. Devant elle, face à son regard un peu ahuri, la porte de la calèche s'ouvre dans un mouvement d'une infinie lenteur, accompagné d'un grincement menaçant.
Gaëlle replace aussitôt sa main droite sur le manche de sa lourde faux et positionne sa jambe gauche légèrement en avant, solide sur ses appuis, l'air de dire, viens, je t'attends, tu me fais pas peur.
L'intérieur est étrangement calme, pourtant. Etrangement sombre, aussi. Gaëlle n'y voit rien, strictement rien, et pas un son n'en émane.
La porte se serait ouverte toute seule ? Non. Impossible. Quelqu'un a forcément actionné la poignée du dedans. Mais qui, alors, puisqu'il n'y a personne ?
Et surtout, pourquoi la jeune femme n'arrive-t-elle pas à se défaire de son étrange impression, cette impression qui lui murmure, mais si, il y a quelque chose ici que tu connais, quelque chose que tu as déjà entendu, souviens-toi.
Mais elle ne voit pas. Elle ne se souvient pas.

Et puis, tout à coup, un léger grondement résonne à l'intérieur du véhicule. C'est comme une petite explosion, une toute petite, ridicule, presque inaudible, mais Gaëlle l'entend, bien sûr. Elle l'entend et elle fronce les sourcils. Parce que c'est vrai. Elle le connaît, ce remous dans l'air, cet étrange sentiment, elle l'a déjà vécu auparavant.
Une main surgit alors des ténèbres de l'habitacle.
A l'intérieur de la calèche, tout est toujours obscur, comme si le soleil s'en refusait l'entrée, comme s'il s'était arrêté à la porte. Et il y a cette main. Elle est suspendue au milieu de l'air, suspendue au milieu de rien, elle est ouverte, paume tournée vers le ciel, comme une invitation silencieuse. Elle dit, viens, c'est sans danger, fais-moi confiance.
Alors Gaëlle se souvient.
Elle se souvient enfin.
Cette main.
C'est celle de la femme flottante qui lui est apparue à Grimard.

***

Il y a deux jours que Soa a six ans. Maintenant, c'est un grand garçon.
Il jette un coup d'œil du côté de la maison, pour s'assurer que tout va bien, que tout est en ordre. Il doit protéger les lieux, et il prend ce rôle très à cœur.
Il n'est pas allé voir maman, aujourd'hui. Il ira plus tard. Elle ne doit pas s'inquiéter, maintenant, c'est un grand garçon. Et puis, maman dort probablement, à cette heure.
Il revoit une scène qui s'est jouée à plusieurs reprises déjà. Il se revoit, assis sur une petite chaise de bois autour de la table, assis en face de son assiette encore pleine, assis sans aucun appétit face à son père qui mange en silence. A l'époque, Soa avait quatre ans. C'était encore un bébé, en somme.
C'est lui qui avait brisé le silence :

— Pourquoi maman elle dort ?
Son père n'avait pas répondu tout de suite. Il lui avait souri avec un peu de tristesse dans les yeux.

— Maman nous protège, bonhomme. Elle a besoin de dormir beaucoup. Pour mieux nous protéger encore.

— Mais de quoi elle nous protège ? Moi je veux qu'elle dorme pas !
Papa avait alors pris un air plus malicieux, et Soa avait vu comme une petite lumière pétillante au fond de ses yeux.

— Elle nous protège du grand méchant loup et de toute sa clique. Ils sont très dangereux, alors maman nous cache. C'est pour ça qu'il ne faut pas dépasser la clôture, tu comprends ? Sinon, le grand méchant loup nous trouverait.
Soa lui avait servi un regard boudeur. Il se doutait déjà que le grand méchant loup et toute sa clique n'étaient pas vraiment vrais, qu'ils servaient surtout à lui faire peur. Mais c'est vrai qu'ils lui faisaient quand même un peu peur. Un tout petit peu, hein, une peur de rien du tout.
Mais quand même.
Aujourd'hui, Soa a six ans, c'est un grand garçon. Il n'a plus vraiment peur. Il regarde simplement la forêt avec une étrange fascination, une curiosité toute aiguisée par son manque de connaissances sur tout.

Derrière lui, la porte de la maison est grande ouverte. La chaleur du printemps recouvre peu à peu le dernier souffle de l'hiver, et papa a décidé de tout ouvrir partout, pour la faire entrer, pour que maman ait de l'air frais juste pour elle.
Il s'occupe bien de maman, papa. Il s'occupe bien de lui, aussi.
Mais là, tout de suite, il fait à manger. Soa le sait parce que ça se sent, il y a une bonne odeur qui vient de la cuisine jusqu'ici. Papa adore cuisiner et, souvent, lorsqu'il commence, il a du mal à s'arrêter. C'est son moment à lui, alors Soa a le droit de sortir un peu, il a le droit de s'aventurer dans le jardin et de découvrir des bestioles, de courir dans l'herbe.
Mais Soa est malin. Il a bien compris que, pendant que papa cuisine, il ne le surveille pas vraiment, simplement d'un œil distrait, d'un petit œil lointain. Il a bien compris que, s'il veut faire un tour dans la forêt, c'est sa chance, c'est maintenant ou jamais.

Il jette à nouveau un regard vers la maison, baignée dans les rayons du soleil, illuminée par le joyeux printemps qui s'amorce tranquillement. Après ça, il jette à nouveau un regard vers la forêt, de l'autre côté de la clôture, dont les énormes arbres filtrent la lumière du jour, la forêt où il fait sombre et qui a l'air si mystérieuse, la forêt qui promet de folles aventures.
Pour finir, il regarde la clôture. Elle est haute, beaucoup trop haute pour qu'il la franchisse. Mais il y a ce trou. Il est caché derrière les plantes, alors papa ne l'a pas remarqué. Pourtant, il est bien là, ce trou, il est juste assez gros pour le laisser passer.
Soa s'en approche à petits pas.
Il s'en approche avec le petit pas d'un petit bonhomme qui va faire une grosse bêtise. Mais Soa n'est plus un petit bonhomme. Il a six ans, maintenant, c'est un grand garçon.
Il jette un dernier coup d'œil vers la maison tout éclairée, derrière.
Il ne va faire qu'un petit tour, après, il reviendra.
C'est promis.

***

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AnatoleJ
Posté le 01/09/2021
Hello :D

Encore un très chouette chapitre ! Je commence direct avec mes petites notes :
« C'est qu'une calèche, c'est pas non plus la peine d'en faire tout un foin, si ? »
Meilleure utilisation de cette expression hahaha

« Si quelqu'un doit s'écarter sur ce sentier, c'est le cheval et son attirail. »
Grossière erreur Gaëlle, le cheval fait au moins 10 fois ton poids déconne pas avec ça

« Mais comme le cheval ne veut rien entendre, il continue de la traîner, il la traîne encore et encore, infatigable. Et elle, cette vieille âme, râleuse mais fière, elle suit la cadence en grinçant à qui voudra bien l'écouter. »
Toute la description de cette mamie calèche = <3

« Soa regarde ses mains. Il ne saurait dire pourquoi, mais il les trouve minuscules. Un peu potelées, aussi. »
Trop mignon ce petit détail x)

« Alors, Soa rétorque : "Pourquoi ?", avec ses petits yeux bleus qui pétillent de malice, tout sourire. »
Bébé Soa a tout mon coeur

« Et là, il dit : "Soa, tu ne dois pas dépasser la clôture. C'est promis ?" »
Vu sa constante vie de crimes je me doute très fortement qu’il a désobéit à son papa le vil mécréant

« Alors Gaëlle se lance. Elle toque trois coups déterminés à la petite porte. »
Je parlais de la vie de crime de Soa mais d’où Gaëlle toque à la porte sans dire bonjour au cheval avant ? ? Y’en a pas un pour rattraper l’autre...

« Il y a deux jours que Soa a six ans. Maintenant, c'est un grand garçon. »
Hahahaha beaucoup trop mim’s ce petit gars

« Elle a besoin de dormir beaucoup. Pour mieux nous protéger encore. »
J’approuve cette méthode extrêmement productive d’utiliser la magie (si c’est bien ce qu’il se passe haha)(ou alors elle fait juste la sieste après un sortilège ?)(dans tous les cas vive la sieste)

« Il a bien compris que, s'il veut faire un tour dans la forêt, c'est sa chance, c'est maintenant ou jamais. »
AH NON PETIT CRIMINEL (je le savais, il a commencé tôt ses bêtises celui-là)

« Il s'en approche avec le petit pas d'un petit bonhomme qui va faire une grosse bêtise. »
Je me répète mais il est extrêmement adorable

Alors je me demande si d’un point de vue de rythme/tension ce ne serait pas plus intéressant de mettre la question de Gaëlle en premier ? Je m’explique : on a l’habitude de voir Cléa avec Soa, c’est donc assez facile de deviner que c’est elle qui est dans les ruines, ce qui fausse un peu le suspense si on a juste. Par contre, on a zéro raison de penser que notre fantôme préféré et la dame dans la mamie calèche sont une seule et même personne, donc là il y aurait plus de tension si on doit attendre la réponse plus longtemps + si la question de Soa arrive après, on peut commencer à faire des suppositions quand même au vu du parallèle (je sais pas si je suis très clair haha)
Après ça fonctionne aussi tel quel, c’est juste un jeu différent sur le suspense ^^

Ce sera tout pour cette fois, à bientôt sur le suivant :D
dcelian
Posté le 04/09/2021
Ahh re-coucou et re-merci pour toutes tes petites citations et tes compliments, c'est adorable <3
Je te sens très en communion avec cette calèche et ce cheval (ce qui n'a évidemment rien d'une coïncidence mais qui me fait beaucoup rire quand même), c'est mignon.
Je suis content que bébé Soa t'ait plu, il est effectivement très choupi, et comme tu l'as si bien dit : c'était déjà un petit criminel. Finalement, il a pas tellement changé. Un garnement !
"Je parlais de la vie de crime de Soa mais d’où Gaëlle toque à la porte sans dire bonjour au cheval avant ? ? Y’en a pas un pour rattraper l’autre..."
Hahaha c'est pas Gulliver qui aurait laissé passer ça hein ? Lui il est trop gentil, c'est sans doute dû au fait qu'il traîne une mamie calèche trop râleuse, alors il est habitué aux gens désagréables. Pauvre bichon :c
Je comprends ce que tu veux dire par rapport aux points de vue quand Cléa donne son nom, c'est drôle parce que j'avais eu précisément la réflexion inverse moi. Je m'étais dit "on garde la surprise pour la fin", mais effectivement le fait que je dévoile juste au-dessus que c'est Cléa gâche peut-être cet effet ? Je vais peut-être changer, je verrai ! Merci pour la suggestion, en tout cas !!
Et encore merci pour ta lecture <3
A bientôt
AnatoleJ
Posté le 06/09/2021
« Je te sens très en communion avec cette calèche et ce cheval »
écoute je suis quelqu’un de très simple, tu mets un poney devant moi et le reste du monde s’efface haha
Sklaërenn
Posté le 01/04/2021
Le passage sur la calèche est vachement bien réussi, on sent toute l'indécision de Gaëlle, le fait qu'elle se décidé, puis pense à se raviser et décide malgré tout d'y aller. Assez flippant mais ça fait son taf ;)

Le passage sur les souvenirs de Soa pique notre curiosité à vif et relance les questions et puis viens la suite... Une suite qui nous donne mal au coeur pour ce Soa si petit et qui relance encore les questions au sujet de Cléa, de son rôle dans tout ça. De son lien avec Soa et Gaëlle. J'ai qu'une hâte : lire la suite !
dcelian
Posté le 01/04/2021
<3
Trop chouette, merci d'être encore et toujours au rendez-vous ! Génial si le passage sur la calèche fait son taf, tu m'en vois ravi !!
C'est vrai que c'est un chapitre mouvementé, et j'espère que la suite sera au niveau ;)
dodoreve
Posté le 31/03/2021
"Bon. C'est qu'une calèche, c'est pas non plus la peine d'en faire tout un foin, si ?" Moi : *serre les fesses aussitôt* Alors comme ça on repart direct sur la calèche, ok, je sais pas pourquoi mais elle me fait vraiment beaucoup trop peur, heureusement que j'ai pas lu ça hier soir avant le dodo.
"Gaëlle se ressaisit un peu. Si elle flanche au moindre obstacle, comme ça, de quoi elle a l'air ? C'est indigne de sa profession, indigne d'elle, indigne tout court, même, alors c'est hors de question." Non mais j'avoue, moi aussi je perds ma dignité après tout. (Merci de me rappeler que j'ai la frousse.)
"Discrètement, elle place une main sur le manche de sa faux." Là j'ai retenu ma respiration parce que je demandais qu'une chose : la bagarre. x)
"ka-clong, ka-clong, il résonne en un lourd grincement continu." J'ai si peur ahahah
Et puis le déjà-vu qui se rajoute là-dessus : la tension monte nom di diou
"tarmac" Je connais pas ce mot, tu lui donnes quel sens ?
"Pour une raison mystérieuse, elle sait qu'elle peut croire en cette mélodie désordonnée et grincheuse." Bah pas moi, j'ai toujours aussi peur
"Parce qu'une vie est en jeu. Peu importe que ce soit celle de Soa, peu importent leurs différends passés." Wow, ça me surprend qu'elle pense à Soa, tout à coup ! Qu'est-ce qui le justifie ? Enfin ça montre peut-être le lien un peu mystérieux qui semble les relier... Très curieux tout ça.
"Autour de Soa, le monde est flou." héhé, après une première partie très auditive, on replonge dans le visuel. Tu conserves bien la cohérence entre les deux points de vue et leurs particularités, c'est bien !
Le "rêve" de Soa est trop trop bien, on ressent bien cette atmosphère hyper vaporeuse qui est aussi celle du souvenir, et c'est tout en mystères, avec ses parents et cette histoire de forêt !
"L'instant est lourd, il y a comme un flottement, et Gaëlle a la désagréable sensation qu'il s'éternise sans que rien ne se produise." D: Tu vas me dire que j'en fais des tonnes mais disons que tu gères bien le suspense, et moi qui n'aime pas l'attente et ce qui fait peur, ça me tue là
"Tout à coup, alors qu'elle ne s'y attendait plus, un long et terrible craquement brise la paix des collines, déchirant le silence. Devant elle, face à son regard un peu ahuri, la porte de la calèche s'ouvre dans un mouvement d'une infinie lenteur, accompagné d'un grincement menaçant." Là c'est le moment où j'ai perdu ma dignité
"Gaëlle replace aussitôt sa main droite sur le manche de sa lourde faux et positionne sa jambe gauche légèrement en avant, solide sur ses appuis, l'air de dire, viens, je t'attends, tu me fais pas peur." Là j'ai quand même hoché la tête avec sérieux en mode "oui je vois très bien"
"Une main surgit alors des ténèbres de l'habitacle." Là j'ai perdu la vie
"Cette main.
C'est celle de la femme flottante qui lui est apparue à Grimard." :o !!!!! >:O !!!!
!!!!!!! OK Ce TWIST WOW Je m'y attendais PAS DU TOUT et c'est vraiment trop cool, toute la montée en tension et la peur que j'ai accumulée lui ont donné tout plein d'énergie plutôt que se transformer en un truc un peu déceptif (ce qui aurait pu être le cas si ça n'avait été rien d'autre que "bah non en fait faut pas s'inquiéter mdr pourquoi vous l'avez cru??"). Trop cool, bravo !
"Il y a deux jours que Soa a six ans. Maintenant, c'est un grand garçon." precious. ptit père.
"La chaleur du printemps recouvre peu à peu le dernier souffle de l'hiver, et papa a décidé de tout ouvrir partout, pour la faire entrer, pour que maman ait de l'air frais juste pour elle." Aw, cette sensation <3
"il a le droit de s'aventurer dans le jardin et de découvrir de bestioles" des* bestioles, non ?
"Il s'en approche avec le petit pas d'un petit bonhomme qui va faire une grosse bêtise. Mais Soa n'est plus un petit bonhomme. Il a six ans, maintenant, c'est un grand garçon." Ptit père nooooon (et en même temps, parce que c'est céder à la curiosité : ouiiiiiiii)
"Gaëlle n'y voit strictement rien, malgré ses yeux plissés et tous ses efforts. Alors elle tend l'oreille. Enveloppée dans le noir, son audition paraît décuplée." Encore une fois j'aime bien le fait qu'on sache que finalement, même plongée dans le noir, Gaëlle est loin d'être aveugle.
"Et puis, les loups, c'est gentil, non ? Un "méchant loup", ça sert à quoi ?" <3
Tout le passage sur l'incendie, wow. Je me doutais bien qu'il se passerait quelque chose de terrible quand il partirait, même si je m'attendais plutôt à ce qu'il ne retrouve jamais la maison, comme si elle avait été protégée par un genre de barrière protectrice. Mais dis donc, c'est violent là, tout qui crame. Et puis passer dans ta description par "le cadavre de sa maison" c'est aussi évoquer les cadavres de ses parents sans avoir la violence de le faire directement, et pourtant c'est pas moins pire parce qu'on se demande ce qu'il en est.
"Lui aussi, il pleure. C'est pour ça que tout est un peu flou, alors ?" han </3
Je trouve ça un peu étonnant que Soa passe pas par un moment très bébé à la "mais où sont ma manman et mon papaaaaa" mais bon, en même temps, c'est Soa malgré tout, et ça me semble pas très incohérent cette sensation hors du temps et tout.
"Comment tu t'appelles ?" Oh yes, ce parallèle ! Je me disais à la fin du passage précédent que tu gérais bien l'alternance entre les deux points de vue et là c'est parfait !
Alors comme ça Cléa est de retour, c'est trop cool et intrigant. On comprend bien que là, ce n'est plus qu'une présence mystérieuse ou hasardeuse aux côtés de Soa, et qu'elle est directement liée à ce qu'il est lui. (Hypothèse : je me suis dit : et si Cléa c'était en quelque sorte la mère de Soa ? voilà je laisse ça là, je m'en servirai pour mes théories plus tard ahahah)
Toujours sur la différence vue/audition, j'aime bien le fait que Soa perçoive le sourire de Cléa par ses yeux ("Ses yeux vairons lui sourient.") tandis que Gaëlle le perçoit par sa bouche (= ce qui parle, et donc produit un son) ("Gaëlle croit deviner le bruit de ses lèvres qui s'étirent en un sourire.") !
C'était un chapitre trop cool en tout cas ! Tu as vraiment bien géré la montée en tension de tout ce qui s'y passe, l'arrivée progressive des révélations (du début des révélations), les points de vue Soa/Gaëlle qui sont évidemment très différents, la part du mystère qui reste... Bref, ça m'arrange bien d'avoir lu ça avec deux jours de retard, parce que ça veut dire qu'il m'en reste moins d'ici le prochain chapitre héhé :D
dcelian
Posté le 31/03/2021
AHHHH non mais c'est trop, il faut arrêter toute cette gentillesse, je suis pas psychologiquement préparé !!
Non mais plus sérieusement, ça me fait TROP plaisir, ce que tu me dis. Je me répète, mais c'est IMPOSSIBLE pour moi de savoir si les alternances de pdv sont cohérentes, de savoir si le rythme est agréable ou non, et même de savoir si le suspense prend ou pas du tout, donc tout ce que tu m'écris là : <3 fois mille, merci infiniment !
Désolé de t'avoir stressé avec cette histoire de calèche, mais ravi que la fin t'ait pas déçu pour autant.
(":o !!!!! >:O !!!!
!!!!!!! OK Ce TWIST WOW Je m'y attendais PAS DU TOUT et c'est vraiment trop cool, toute la montée en tension et la peur que j'ai accumulée lui ont donné tout plein d'énergie plutôt que se transformer en un truc un peu déceptif (ce qui aurait pu être le cas si ça n'avait été rien d'autre que "bah non en fait faut pas s'inquiéter mdr pourquoi vous l'avez cru??"). Trop cool, bravo !" ce passage m'a fait tellement sourire, si tu savais, je suis trop heureux)
Et merci aussi de relever encore et toujours le parallèle Gaëlle = ouïe et Soa = vue, c'est un truc qui me tient vraiment à cœur et je suis content de voir que ça tient toujours la route (j'ai peur d'en faire un peu trop, parfois ^^')
Effectivement, t'as tout à fait raison : on se rend compte ici que Cléa n'est pas qu'un personnage lambda, elle a aussi un passé et un rôle qu'on ne connaît encore que très peu. Elle ne se définit pas du tout qu'à travers Soa, malgré le fait qu'il soit le seul à la voir. Et d'ailleurs, il n'est plus le seul, alors... hehe
""Parce qu'une vie est en jeu. Peu importe que ce soit celle de Soa, peu importent leurs différends passés." Wow, ça me surprend qu'elle pense à Soa, tout à coup ! Qu'est-ce qui le justifie ? Enfin ça montre peut-être le lien un peu mystérieux qui semble les relier... Très curieux tout ça"
Ici, elle pense à Soa à cause du mot qu'elle a reçu des corbeaux ! Je sais pas si c'est très clair, tout ça, mais si elle part à l'aventure là, c'est quand même pour lui sauver les fesses. Ou du moins c'est ce qu'elle croit !
Pour "tarmac", j'ai éclaté de rire tout seul, comme une andouille x)
Alors j'ai toujours employé ce mot comme voulant dire "boucan", mais alors j'ai AUCUNE IDEE de l'explication derrière, parce que je viens de vérifier et ça veut absolument pas dire ça (paraîtrait que c'est l'endroit où les avions décolent. Bon, techniquement, ils font un sacré potin, mais ça valide pas mon expression pour autant x))
Du coup je l'ai remplacé, mais c'est dingue parce que je viens d'apprendre grâce à toi que je ne connaissais pas du tout le vrai sens de ce mot, merci hahaha
Merci aussi pour les petites corrections par-ci par-là, elles sont carrément les bienvenues.
"(Hypothèse : je me suis dit : et si Cléa c'était en quelque sorte la mère de Soa ? voilà je laisse ça là, je m'en servirai pour mes théories plus tard ahahah)"
Ohhhh hoooo, ça lance des suppositions COMME CA, BIM ! Eh ben écoute, je ne dirai rien mais je retiens, et ça me fait grave plaisir que tu spécules comme ça, que ce soit vrai ou non ;)
"Je trouve ça un peu étonnant que Soa passe pas par un moment très bébé à la "mais où sont ma manman et mon papaaaaa""
Ouiii, t'as carrément raison, c'est vrai que j'ai pas trop voulu inclure ça. Je pense qu'à ce moment-là, il est tellement en état de choc qu'il ne réalise pas tout à fait. Tant mieux si tu trouves pas ça incohérent, en tout cas !
"C'était un chapitre trop cool en tout cas ! Tu as vraiment bien géré la montée en tension de tout ce qui s'y passe, l'arrivée progressive des révélations (du début des révélations), les points de vue Soa/Gaëlle qui sont évidemment très différents, la part du mystère qui reste... Bref, ça m'arrange bien d'avoir lu ça avec deux jours de retard, parce que ça veut dire qu'il m'en reste moins d'ici le prochain chapitre héhé :D"
Encore mille fois merci, tu m'aides infiniment et tu me fais encore PLUS plaisir que ça, alors c'est dire !
Désolé de devoir te faire attendre une semaine, à chaque fois... c'est pas l'envie de partager la suite pour voir tes théories et tes retours qui me manque, c'est juste une impossibilité matérielle :j'ai vraiment pas le rythme d'écriture nécessaire pour publier plus vite, malheureusement. J'espère que c'est pas trop galère de suivre malgré ça !
Merci encore (oui, ça fait beaucoup, mais c'est jamais assez. Tiens d'ailleurs, regarde : MERCI), et à demain sur Loup, j'espère !! (faut aussi que je réponde à ton MP, décidément c'est pas ma vitesse légendaire qui me tuera)
dodoreve
Posté le 01/04/2021
"Ici, elle pense à Soa à cause du mot qu'elle a reçu des corbeaux ! Je sais pas si c'est très clair, tout ça, mais si elle part à l'aventure là, c'est quand même pour lui sauver les fesses. Ou du moins c'est ce qu'elle croit !" Ouioui ça je n'avais pas oublié ! Je relis et en fait je m'aperçois qu'il est question de Soa quelques lignes plus tôt, alors que sur le moment ça m'a plutôt semblé être "BOUM SOA" comme si ça avait été absent et que ça resurgissait d'un coup. Bon a priori c'est moi qui ai manqué de concentration donc ne t'inquiète pas et pardon pour cette remarque un peu inutile ;-; Peut-être que c'est lié à la tension qui s'accumule, et que moi à sa place je serais continuellement en train de me dire (au moindre ka-clong sans doute) "bon est-ce qu'on est vraiment en train de faire ça pour cet enfoiré ? oui ? ranlala... vraiment ?" mais c'est de la projection un peu idiote parce que Gaëlle est loin d'être comme ça ahah elle est badass à tous niveaux ! Bref, pardon, c'était pas très utile du coup.
Et mince, je me plains de l'attente mais sache que le seul truc qui me satisferait ce serait que TOUT soit déjà là donc le problème vient pas de toi hein xD Je voulais en rire et ça me semblait être un bon compliment, mais faut pas que tu t'imagines qu'il faut aller plus vite, c'est certainement pas dans ce sens-là qu'il faut le prendre ! En plus en ce moment je galère déjà à trouver du temps pour lire alors j'aurais peut-être du mal à mieux faire ! C'est pas du tout galère de suivre autrement :')
Pis bah merci à toi de nous partager ton histoire aussi hein ! :)
dcelian
Posté le 01/04/2021
""bon est-ce qu'on est vraiment en train de faire ça pour cet enfoiré ? oui ? ranlala... vraiment ?""
Hahahah oui je comprends très bien ce que tu veux dire. C'est vrai que Gaëlle a un courage et une dévotion à sa tâche assez impressionnants *-*
Et merci pour ta compréhension légendaire <3
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