Chapitre 15

Plus près du corps, ton coude ! Ne le laisse pas te contourner !

Les ordres de Jebellan glissèrent sur l’esprit d’Imes sans y laisser de trace. Son cœur battait si fort qu’il ne s’entendait plus penser.

La gueule du charognard béa devant lui. Ses parois luisaient comme un tapis de braises, projetant des ombres déchiquetées sur les rangées concentriques de crocs.

Avec un juron, Jebellan se jeta contre le flanc de la créature. L’élan emporta le charognard sur le côté. Son long corps serpentin se plia comme une branche souple et chercha à happer Jebellan, qui esquiva d’un saut périlleux.

C’est bon, tu es réveillé ? s’agaça-t-il.

Son intervention avait en effet tiré Imes de sa fascination morbide.

Cela faisait plusieurs séances que Jebellan le ramenait à la zone ventrale, à la recherche d’un charognard isolé sur lequel Imes pourrait tester ses compétences. L’idée de combattre un sujet grandeur nature l’avait empli de peur au départ, mais après quelques trajets où ils étaient rentrés bredouilles, la monotonie l’avait emportée. À présent qu’ils en avaient enfin trouvé un, il n’était pas prêt.

À vrai dire, il ne pensait pas que quoi que ce soit aurait pu le préparer à ça.

Le charognard décrivit un long cercle autour d’eux, évaluant ses proies. Sa dizaine de petits yeux rougeoyants était fixée sur eux. Ses plaques de chitine se dressaient et se lissaient le long de ses flancs au rythme de ses ondulations, ouvrant et refermant des fentes à l’éclat rouge vif.

Imes avait observé nombre de charognards au cours de sa vie, mais toujours à travers la projection télépathique d’un chucret. Jamais il n’avait dû affronter le poids de leur regard de prédateur posé sur lui.

Pour un charognard, un chasseur n’était rien d’autre qu’une source de nourriture. On les avait nommés ainsi car ils étaient friands de chair nécrosée d’hôte, mais en réalité ils étaient très opportunistes. Il y avait de la viande dans cette armure, et bien que la proie soit armée, un charognard n’était pas assez intelligent pour y voir une raison de reculer. À la connaissance du peuple de l’hôte, leurs seuls prédateurs dans le grand vide étaient leurs propres congénères. Ils n’étaient pas habitués à reconnaître en d’autres créatures une menace.

Non pas qu’Imes représentât une grande menace pour celui-ci.

D’une poussée de ses propulseurs de cheville, il esquiva le prochain assaut de la créature. À retardement, il chercha la base de la corolle de plaques de chitine qui protégeait le cou. S’il pouvait enfoncer son épée dans la nuque…

Le charognard se contorsionna. Sa queue frappa le bras d’Imes, manquant lui faire lâcher son arme. Il agrippa son coude engourdi.

Ne le laisse pas te contourner ! répéta Jebellan, une pointe d’urgence dans la voix.

Imes pivota d’une torsion du bassin. La créature jaillit vers lui, la gueule grande ouverte. Il n’eut que le temps de lever son bras valide.

Les mâchoires se refermèrent sur le membre. Il réprima un cri de douleur. Pan émit un tremblement inquiet.

Mais aussi vite qu’il avait mordu, le charognard lâcha prise. La chair à l’intérieur de sa gueule noircit à vue d’œil, empoisonnée par le sang d’hôte dont l’armure d’Imes était couverte.

Imes saisit sa chance. Un éclair argenté fendit l’espace. Son épée se logea au fond du gosier. Elle traversa le cerveau avant de buter contre la chitine du crâne.

Aussitôt, l’éclat du charognard s’amenuisa, puis disparut. Son corps se fit flasque. Lorsqu’Imes dégagea sa lame, il dériva mollement. Nul doute que des congénères trouveraient bientôt son cadavre et en feraient un festin.

Jebellan décrivit une courbe pour s’immobiliser à côté d’Imes.

Tu veux vraiment que Cléodine me déteste, pesta-t-il en s’emparant de son bras blessé.

Des gouttes de sang s’échappaient de ses blessures comme des colliers de perles. Jebellan le remorqua vers le chariot qui flottait un peu plus loin. Imes rengaina son arme d’une main encore engourdie.

Tout le gant va devoir être reconstruit, dit-il avec un regard désolé pour les trous dans l’armure.

Jebellan faillit manquer le chariot. Imes vit un éclat de rire agiter ses épaules.

Ouais, c’est clairement ça le problème le plus urgent, rétorqua-t-il.

Il secoua la tête et dénuda l’une de ses mains pour sortir les bandages. Imes ignora son sarcasme. Il déboucla le gant déchiré.

Désolé, Hélirianne, dit-il maladroitement.

Jebellan lui jeta un regard perçant. Quoi ? Qu’avait fait Imes de bizarre ? Laomeht envoyait souvent des messages à sens unique aux personnes qui le regardaient pendant ses sorties. Cela dit, Imes n’en ferait pas une habitude. Il était assez étrange de s’adresser à quelqu’un qui n’était pas là et ne pouvait pas répondre.

Tu es ouvert aux communications passives, là ? demanda Jebellan.

Imes acquiesça. Il fallait bien que Pan s’entraîne, et les armuriers aimaient pouvoir l’observer. Il avait supposé que Jebellan en faisait de même depuis l’autre jour. À en juger par son froncement de sourcils, il avait eu tort.

Désolé, dit Imes. J’aurais dû te prévenir.

J’aurais apprécié, oui.

Tau écarta sa queue du visage de Jebellan, lui permettant d’utiliser ses dents pour serrer le bandage autour du bras d’Imes. Sa seconde main, toujours gantée, le harnachait à Imes, leur évitant de dériver. Une chaleur malvenue se répandit dans les entrailles d’Imes. Il dut détourner le regard.

J’imagine que, comme tout le monde, tu as l’habitude d’observer les chasseurs qui se laissent observer, poursuivit Jebellan. Mais ce n’est précisément pas le cas de nous tous. Ce n’est pas parce que tu ne nous vois pas que nous n’existons pas.

Imes réalisa qu’il n’avait jamais tenté de se connecter à Tau pendant les sorties de Jebellan et Laomeht. Il ne s’était pas rendu compte que seul le chucret de son frère était ouvert aux communications.

Mais Laomeht te demandait permission ? s’inquiéta-t-il.

Jebellan se crispa, comme chaque fois qu’on évoquait Laomeht devant lui.

C’est plus simple de laisser Laomeht faire quand il a une idée fixe en tête, se défendit-il, comme si Imes l’avait accusé de quoi que ce soit. Mais ne va pas t’imaginer que tu as le même genre de privilèges. On n’est pas sur le même pied d’égalité. Le jour où tu réussiras à tuer un seul malheureux charognard sans finir écorché vif, déjà…

Oui oui, j’ai bien compris, l’interrompit Imes. Je ne te contredisais pas, je voulais juste vérifier.

Vérifier que Laomeht ne tenait pas pour acquis un droit qu’il n’aurait pas dû s’arroger.

Je coupe, maintenant. À plus tard, tout le monde.

Il transmit à Pan l’ordre de fermer les communications passives. Jebellan le disséqua de ses yeux clairs. Il termina de panser la blessure sans commenter. Ils prirent le chariot et entamèrent le voyage de retour.

Imes s’attendait à ce que Jebellan reprenne sa critique acerbe du combat qui venait d’avoir lieu — si on pouvait encore appeler cela un combat, tant Imes s’était débrouillé comme un manche. Mais apparemment, l’esprit de son instructeur était ailleurs.

En parlant de Laomeht, dit-il comme si plusieurs longues minutes ne s’étaient pas écoulées, tu l’as revu récemment ?

Imes se félicita que l’histoire des communications ouvertes soit réglée. Il n’aurait pas aimé que ce sujet soit soulevé en public. Sa propre relation houleuse avec Laomeht était une chose, mais le fait que Jebellan l’ait évoqué de son plein gré était d’autant plus alarmant.

Brièvement, dit-il, sur ses gardes.

Il avait eu raison de se méfier : Jebellan se hérissa aussitôt.

Qu’est-ce qu’il t’a fait ? siffla-t-il. Quelles insultes a-t-il débitées, cette fois ? S’il n’est pas capable de s’occuper de ses fesses, je vais me faire un plaisir de les lui botter, moi.

La main d’Imes glissa sur les commandes du chariot. D’où venait cette attitude protectrice ? Jebellan lui envoyait parfois des signaux troublants.

Il m’a dit qu’il m’avait observé à ta demande et qu’il trouvait que je faisais un excellent chasseur.

Jebellan se tut. Il garda le silence quelques instants. Était-il embarrassé que son ingérence ait été remarquée ? Ou frustré de ne pas avoir de raison immédiate de se plaindre de Laomeht ?

Apparemment, ni l’un ni l’autre.

Alors d’où tu sors ces énormes cernes ?

Le cœur d’Imes rata un battement.

J’ai toujours des cernes.

Que dalle. Tu avais un teint maladif quand je suis arrivé à Port Ouest, mais ça s’était amélioré depuis. Comme quoi, ça fait de l’effet de ne pas se tuer à la tâche et de répondre aux besoins biologiques de sa caste. Qui l’aurait cru, hein ?

De quel droit Jebellan remarquait-il ce genre de choses ? Cela devenait gênant. Imes faillit lui demander de s’occuper de ses propres fesses, pour changer, mais il s’aperçut à temps qu’il n’était pas sage de parler d’un postérieur qu’il avait observé plus que de raison.

Il rumina quelque temps. Jebellan entrechoqua leurs épaules. Il faisait régulièrement ça pour pousser Imes à réagir. Comparée à ses chiquenaudes habituelles, celle-ci était presque gentillette.

J’ai parlé à mon père, avoua Imes à contrecœur.

Et ?

Et c’est tout.

En vérité, Imes ne savait plus quoi penser de cette conversation. Elle lui laissait un goût d’inachevé. Pourtant, il n’arrivait pas à se résoudre à reprendre contact avec Sidon.

Imes s’était toujours considéré comme une personne calme et raisonnable. Lorsque les tempéraments s’échauffaient autour de lui, il était souvent le seul à garder son sang-froid. Il savait reconnaître ses sentiments négatifs, mais ne les laissait pas pour autant affecter son quotidien. Il lui était vexant de ne pas pouvoir maîtriser ses actes, cette fois d’entre toutes.

Il va bien falloir que je lui pardonne un jour ou l’autre.

Il ignorait s’il avait vraiment voulu dire ça, mais il avait dû le penser assez fort, car Pan le transmit.

Pourquoi ? dit Jebellan.

Imes haussa sèchement les épaules.

Je ne peux pas lui en vouloir toute ma vie, dit-il, certain de couper court à la conversation.

Pourquoi ?

Il eut un regard étonné pour Jebellan. Pourquoi se montrait-il aussi obtus ? Essayait-il à nouveau de l’énerver ?

Tu veux mon avis ? dit Jebellan.

Évidemment que Jebellan avait un avis. Jebellan avait un avis sur tout. Imes étrécit les yeux, mais le laissa continuer.

Ton père est une raclure.

Sous le choc, Imes lâcha la rambarde du chariot. Il avait beau savoir que les opinions de Jebellan étaient rarement charitables, il ne s’était pas attendu à ça. Jebellan le rattrapa et le ramena à bon port sans laisser leur véhicule ralentir.

Il était parfaitement au courant que tu mourais à petit feu à cause de lui et il a préféré s’autopersuader du contraire.

Il ne s’en rendait pas compte ! s’offusqua Imes.

Aussitôt, il se demanda pourquoi il avait dit ça. Ce n’était pas son genre de parler à la place de quelqu’un d’autre.

Jebellan le dévisagea. Imes se sentit mis à nu. Il eut l’impression qu’il lui ouvrait le cœur et lui soupesait l’âme.

Ce n’est pas facile de laisser une tierce personne le critiquer, hein ? C’est ce qui se passe quand quelqu’un te dresse à placer ses intérêts avant les tiens.

Le sang d’Imes se mit à bouillir. Il n’appréciait ni son ton ni ses sous-entendus. Il s’apprêtait à répliquer vertement, mais Jebellan s’empara de sa main et la serra.

Je n’ai pas fini, dit-il.

Le choc rendit Imes muet. Ses yeux se rivèrent à leurs mains jointes. Jebellan était si proche qu’il le sentit prendre une large inspiration et la libérer dans un soupir.

Laomeht t’a déjà parlé de ma famille ?

Imes mit de longues secondes à répondre.

Laomeht n’a jamais parlé de ta vie personnelle.

Jebellan eut l’air approbateur malgré lui. Il lâcha Imes et reprit sa distance sur le garde-fou. Son visage se tourna vers le grand vide, à l’affût de charognards.

Je suis né à l’intérieur des terres, dans un village dont tu n’as probablement jamais entendu parler. Il n’y avait que des cultivateurs et des mineurs à perte de vue. On habitait une maison près de la mine, mon père, ma mère et moi.

Imes écoutait avec la plus grande attention, pendu à ses lèvres.

Ma mère était une femme effacée. Elle parlait peu et ne sortait jamais. Moi, j’étais toujours par monts et par vaux, à jouer avec les autres enfants du village ou à accompagner mon père à la pêche ou à son travail. Mon père m’emmenait partout, et ça me rendait fier comme un coluret. C’était un excellent mineur, et tout le monde le respectait. Dès qu’il me confiait une tâche, je fanfaronnais devant les copains béats d’admiration. Mon père avait confiance en moi. Il m’enseignait tout ce qu’il savait. Il était fier que je sois né chasseur. À mes yeux, c’était le meilleur père du monde.

Imes serra un peu plus fort le garde-fou. Sa blessure l’élança.

Quand enfin on rentrait à la maison, ma mère me regardait. Quoi que je fasse, elle me regardait, comme ça, sans rien dire. Elle m’intimidait. Quand j’osais essayer de lui parler, elle souriait et me caressait les cheveux. Elle ne disait toujours rien. Alors mon père m’entraînait plus loin et me disait qu’il ne fallait pas la déranger. Un jour que nous étions dehors, il me confia, un peu embarrassé, qu’elle n’avait plus toute sa tête.

Jebellan passa un bras entre ceux d’Imes pour corriger leur trajectoire qui commençait à dévier.

Sauf que la nuit, lorsque j’étais censé dormir, je les entendais se disputer pendant des heures.

Imes cilla.

Tu as compris ? lui demanda Jebellan, et sa voix se fit plus tranchante. Ma mère n’a jamais été folle. Mais tout le monde au village en était persuadé, parce que mon père le racontait à qui voulait l’entendre. Toujours avec ce même air navré, comme un secret. « Je vous prie d’excuser ma femme, elle n’a plus toute sa tête. »

Pourquoi ? dit Imes, choqué.

Pour qu’elle ne puisse pas le quitter, évidemment. Il y avait bien longtemps qu’elle ne l’aimait plus, si elle l’avait jamais aimé un jour. Mais même si quelqu’un au village avait accepté de l’aider à s’enfuir, elle n’aurait jamais pu se résoudre à m’abandonner.

Imes se raidit. Les yeux de Jebellan étaient tournés vers l’intérieur et durs comme la pierre.

Et moi, je n’aurais jamais accepté d’abandonner mon père. Il le savait très bien. Il m’avait élevé toute ma vie pour ça.

Les mains d’Imes tremblaient. Il lâcha le garde-fou. Cette fois, Jebellan arrêta le chariot. Ils se regardèrent en silence. Il y avait une boule dans la gorge d’Imes.

Je ne lui pardonnerai jamais, dit Jebellan. Aussi longtemps que je vis, ma rancœur vivra avec moi. Et je m’en voudrai toujours de ne pouvoir le haïr que moitié moins que je le souhaiterais, faute de l’avoir trop aimé.

Imes baissa les yeux. Ça se bousculait en lui comme un torrent dans son lit. Pan vibra dans ses cheveux et agita ses petites pattes, cherchant à le réconforter.

Jebellan se retourna. Il enroula ses bras autour du garde-fou et y posa le menton.

Enfin, décréta-t-il, tu n’auras qu’à y réfléchir pendant qu’on sera partis.

Son ton bourru indiquait que la discussion était close. Imes se rapprocha du chariot.

Partis ? répéta-t-il lentement.

À moins que tu te débines une bonne fois pour toutes ? Tic tac, j’ai besoin de ta réponse, maintenant. Je vais finir par être en retard.

D’un geste impatient, il lui intima de les remettre en route. Imes s’exécuta tout en réfléchissant. Il voulait savoir si Imes acceptait d’être son partenaire ? Maintenant ? Il n’avait pas l’impression que la question tombait comme un cheveu sur la soupe ?

Imes étrécit les yeux.

Tu en parles comme si tu avais l’intention de revenir bientôt, releva-t-il. Et en retard pour quoi ?

Quoi, je ne t’ai pas dit ? Il y a une expédition dans deux jours.

Une excitation nouvelle explosa en Imes.

Une expédition de chasse ? dit-il.

C’est ce que je viens de dire.

J’ai le niveau pour participer ?

Je ne te lâcherais pas face à un charognard, mais s’il y en a qui se pointent, on sera bien assez nombreux pour s’en charger. Même si tu te déplaçais avec la grâce d’un loron, tu serais utile. On n’a jamais trop de monde pour rabattre le plancton.

Le plancton. Ce simple mot monta en Imes comme des bulles de vin pétillant, balayant tous ses soucis.

Laomeht n’avait participé aux expéditions qu’au début de sa carrière, lorsqu’il parcourait les ports les plus proches de la tête de l’hôte. Ensuite, il était descendu si loin vers la queue que faire le trajet juste pour l’évènement était devenu ingérable.

Mais Imes gardait un souvenir inoubliable de ces sorties qu’il avait observées : des dizaines de chasseurs convergeant à Port Chasse, le premier port du flanc ouest, et Port Premier, celui du flanc est, et œuvrant de concert pour rabattre un immense banc de plancton luminescent vers la bouche de l’hôte. Les expéditions étaient l’apothéose des chasseurs, et elles n’arrivaient pas tous les quatre matins.

Le rire de Jebellan résonna dans le garde-fou.

Regarde-toi ! On dirait un gosse devant la devanture d’un confiseur.

Laomeht va manquer ça ? ne put-il s’empêcher de demander, incrédule.

Il le regretta aussitôt. Jebellan eut l’air d’avoir avalé quelque chose d’infect. Il haussa les épaules.

Apparemment ça ne le gêne pas, dit-il avec amertume. Il était parfaitement au courant, vu que je pensais que c’était pour ça que nous remontions vers Port Chasse. Bon. C’est oui, je suppose ?

Un peu que c’était oui.

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MrOriendo
Posté le 10/01/2023
Hello !
Encore un très bon chapitre, la rencontre avec le charognard est bien racontée et c'est chouette de voir un Imès maladroit pour son premier combat avec l'une de ces créatures.
J'ai un peu moins accroché avec la confession de Jebellan sur son enfance, c'est intéressant car on apprend à connaître le personnage et c'est bien relaté, mais ça arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Je veux dire, jusqu'ici le personnage était plutôt mystérieux et introverti, et même si on comprend qu'il fait progressivement confiance à Imès et que les deux se rapprochent, ça m'a paru étrange qu'il se livre d'un seul coup, de manière aussi abrupte.
Peut-être ne devrait-il donner qu'une partie de l'histoire pour le moment, ce qui créerait des interrogations chez Imès et le lecteur ?
Ça te permettrait de revenir dessus plus tard, et d'amener sa confession de manière plus progressive.
Dragonwing
Posté le 05/02/2023
Je pense que tu as raison. J'ai pas mal galéré sur cette scène, j'ai même dû entièrement la réécrire parce que la première version ne me plaisait pas, mais même ainsi elle est trop abrupte pour le caractère de Jebellan. Une révélation progressive serait plus sensée... Il faut que je vois comment intégrer ça sans nuire au rythme de l'histoire.
Raza
Posté le 09/11/2022
Hello encore :)

Sympathique chapitre, où le héros se prend une blessure bien naturelle! J'aime bien le twist qui fait qu'en fait, non, Jebellan n'était pas d'accord!
1 question et 1 étonnement :
La question : si les charognards se nourrissent des chairs nécrosées de l'hôte, ne le soigne-t-il pas? Sur un humain, il faut laisser les asticots dans les plaies pour se débarrasser des tissus nécrosés, ce qui permet de guérir plus vite.
L'étonnement : le déballage de Jebellan sur sa vie passée et sa famille m'a paru soudain. Il est rare (de mon expérience) que quelqu'un dévoile des traumas d'enfance comme ça, presque à brûle pourpoint si je puis dire.

A bientôt!
Dragonwing
Posté le 10/12/2022
Tu m'as appris quelque chose sur la nécrose, et je crois que j'aurais pu m'en passer 😂 J'admets volontiers ne pas être une spécialiste du milieu médical, donc je n'ai pas poussé l'analyse jusque-là. Mais les chasseurs non plus, dans la mesure où de leur point de vue, les charognards s'attaquent à leur animal sacré.
Et oui, je trouve aussi que le monologue de Jebellan est amené de manière maladroite. Malheureusement j'ai du mal à voir comment faire mieux.
Silvershodan
Posté le 01/02/2022
Je m'attendais pas du tout à ce que Jebellan n'est jamais donné son accord pour être "observer" lors des sorties dans le vide. Je suis même étonnée que Imes laissent les autres le regarder mais il a peut être besoin de leur prouver ce qu'il vaut.
Jebellan qui s'ouvre un peu, enfin plutôt qui se lâche. Je me demande si il s'était beaucoup ouvert à Laomeht?
J'ai littéralement imaginer des petites bulles pétillantes dans les yeux d'Imes.
Dragonwing
Posté le 06/02/2022
Disons que Jebellan avait laissé faire Laomeht à la base, mais il était loin de s'imaginer que ça allait prendre une telle ampleur. Alors maintenant qu'il est débarrassé, il aimerait bien ne pas retomber dans le même cirque "médiatique", haha. (ça n'en reste pas moins un hypocrite vu qu'il n'a pas demandé son accord à Imes dans le chapitre précédent, lol) Quant à Imes, dans sa tête, c'est comme ça que font les "vrais chasseurs".

Oui, Imes vit le meilleur moment de sa vie, là XD
Sunny
Posté le 01/02/2022
Je comprends pourquoi tu aimes particulièrement ce chapitre ! J'aime beaucoup aussi. La fin met l'eau à la bouche !
Et ces échanges, ça explique un peu pourquoi Laomeht s'implique autant avec Imes.
Dragonwing
Posté le 06/02/2022
Héhé, il va s'en passer des choses, à partir de maintenant. ^^ (comme s'il ne se passait rien dans l'histoire avant lol)
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