Chapitre 15

Notes de l’auteur : Bonjour ! Il se passe plein de choses dans ce chapitre ^^ Bonne lecture !

Elena se promenait dans les jardins du Grand Temple d’Arenell. Jeune prêtresse particulièrement sensible à la magie, ces moments à part qu’elle s’offrait dans ce havre de paix étaient définitivement ses préférés. La nature apaisait la foule d’informations qu’elle recevait en continu.

Pourtant, ce jour-là elle ne parvenait pas à trouver la paix. Cela faisait plusieurs heures que les effluves d’une magie particulièrement agitée emplissait l’air, sans qu’elle ne parvienne à en saisir l’origine. Elle caressait doucement le tronc d’un arbre quand, soudain, la magie envahit soudainement tout l’espace, bien plus violemment que jusqu’à cet instant, semblable à une véritable tornade. Elena se précipita sans hésitation vers la source de ce bouleversement, sa tresse sombre battant son dos au rythme de ses pas. La nature semblait se réveiller au contact de cette magie inconnue, et murmurait quelques paroles inaudibles qui se perdaient dans la brise.

Quelle ne fut pas sa surprise quand elle faillit percuter un jeune homme, visiblement à bout de souffle, qui s’arrêta net en la voyant. Il recula brusquement, prêt à bondir comme un animal sauvage. Il n’y avait pas que sa posture d’ailleurs, s’étonna la jeune prêtresse. Ses traits farouches et son regard perçant évoquaient eux aussi cet aspect féroce.

Elena décela alors dans sa magie quelque chose qu’elle n’avait encore jamais senti auparavant, à la fois pur et dangereux, ancien et terriblement puissant. Elle fut frappée de stupeur. Ce jeune homme…

- Aidez-moi, supplia-t-il, interrompant le fil de ses pensée.

La jeune femme n’hésita pas.

- Suivez-moi, ordonna-t-elle.

Sous son apparence farouche, elle sentait la détresse qui menaçait d’envahir le jeune homme, et le danger qui planait au-dessus de lui, comme un faucon prêt à fondre sur sa proie. Et elle ne doutait pas que les serres seraient sans pitié au moment de se refermer sur sa peau.

Elle l’entraina hors des jardins, vers le temple. Le jeune homme la suivit sans hésitation, mais lançait tout de même derrière lui des coups d’œil craintifs. Elle lui jeta un regard en biais. Elle ne pouvait pas se permettre de le laisser tomber entre de mauvaises mains. Pas après ce qu’elle avait ressenti jusque dans les tréfonds de sa magie. Il devait absolument parvenir à s’éloigner de cet endroit et de ses poursuivants.

Elena s’arrêta devant une entrée latérale du Grand Temple. Avant d’aller plus loin, elle devait mettre au clair quelques explications.

- Vous êtes le prince fugitif, n’est-ce pas ?

- Cela se voit tant que ça ? répliqua le jeune homme avec une pointe de désespoir.

- Votre visage est connu dans tout le pays depuis deux ans.

- Si vous comptez me dénoncer, il vous sera plus rapide de me laisser ici, annonça-t-il en grinçant des dents.

- Si je comptais vous dénoncer, je ne vous aurais pas amené jusqu’ici.

Altaïs ne répondit pas, attendant la suite avec appréhension.

- Le Grand Temple est un lieu neutre, tous ceux qui y demandent l’asile seront écoutés et aidés, à condition que leurs intentions soient pures.

- Je suis considéré comme un régicide en fuite, ce n’est pas exactement ce que j’appelle des intentions pures, ne put s’empêcher de répondre le prince.

Un fin sourire fleurit sur les lèvres de la jeune femme.

- Nous ne nous intéressons pas aux faits ou aux rumeurs. Seule compte la magie, et la vôtre ne recèle pas une once de noirceur.

Altaïs haussa légèrement un sourcil. C’était la deuxième fois qu’on lui parlait de la soi-disant pureté de sa magie aujourd’hui, un concept auquel il croyait difficilement.

- Il existe un passage souterrain sous le temple, connu seulement des prêtres. Il mène hors de la ville, près de la Forêt de Givre. Je peux vous y conduire dès maintenant.

- Mais ? demanda Altaïs, qui sentait venir l’objection.

- Mais cela ne vous fera gagner qu’un court laps de temps sur vos poursuivants.

- Et que me conseillez-vous ?

Elena réfléchit un instant, songeuse, avant de finalement déclarer d’une voix lente :

- Piégez-les. Attirez-les dans le temple. Obligez-les à vous attaquer. Personne n’a le droit de faire preuve d’agressivité dans ce lieu sacré. Ils se retrouveront prisonniers suffisamment longtemps pour que vous puissiez prendre de l’avance.

- Vous souhaitez m’aider à piéger le Grand Conseiller, répéta lentement Altaïs. Alors que je suis accusé de meurtre.

- Seule la magie compte, répéta Elena. Votre magie est trop pure pour être entachée d’un tel crime. Et le Temple de la Magie ne doit rien à la Couronne, ajouta-t-elle avec dédain. C’est un principe essentiel pour maintenir l’équilibre de ce royaume.

- J’ai déjà tué pourtant, contesta le prince.

- L’avez-vous fait de bon cœur ou n’aviez-vous pas le choix ?

- Je n’ai pas vraiment eu le choix, admit Altaïs.

- Bien, donc que souhaitez-vous faire ?

Le jeune homme hésita. Il tenait peut-être là une chance de gagner un temps précieux pour la suite, mais il ne tenait pas à voir son oncle plus que nécessaire.

- Je vais le faire, décida-t-il finalement.

- Je ne serai pas loin, le rassura la jeune femme qui sentait son trouble.

 

***

 

Elaran s’arrêta devant le Grand Temple. Majestueux, soutenu par une armée d’immenses colonnes, il brillait de mille feux. Altaïs se pensait-il à l’abri ici ?

Il fit un signe de la main aux deux soldats qui l’accompagnaient pour leur intimer de rester sur place, puis il grimpa les marches de marbre qui le séparaient de l’entrée du temple.

Celui-ci, vide à cette heure, était aussi impressionnant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Encore une fois, les colonnes étaient légion et encadraient une large allée qui conduisait jusqu’à un grand autel. Une statue le surplombait. Elle représentait une femme au visage doux, incarnation humaine de la magie que les Aeldoriens vénéraient.

Elaran s’avança.

- Je sais que tu es là, lança-t-il d’une voix forte.

Dissimulé dans l’ombre des hautes colonnes, Altaïs entendit la voix claquer dans l’air. Il prit une grande inspiration, pour tenter de maitriser la peur qui l’envahissait, et sortit de sa cachette, à quelques pas de l’autel.

Le regard aussi clair que le ciel trouva son homologue anthracite et ils s’affrontèrent ainsi pendant un temps qui parut infini. Altaïs ne laissa aucune émotion filtrer sur son visage, tandis que son oncle le toisait avec mépris.

- Tu es seul, constata finalement ce dernier. Aurais-tu perdu le petit Protecteur qui t’accompagnait ?

Le prince se raidit très légèrement, mais ce fut suffisant pour qu’Elaran le remarque.

- Tu pensais que je l’ignorerais longtemps ? Un Protecteur qui disparaît, cela se sait rapidement. Et il faut dire qu’il n’est pas passé inaperçu lorsque vous avez fui.

Altaïs resta obstinément muet, mais sous sa cape sa main se resserra nerveusement sur le pommeau de son épée.

- Est-il mort ? Ou bien t’a-t-il abandonné lorsqu’il a découvert qui tu étais vraiment ? Enfin, cela n’a pas vraiment d’importance… Dans tous les cas, il est considéré comme un traître à la couronne.

Cette fois, le regard du prince ne put conserver son impassibilité et celui-ci s’emplit d’un orage tumultueux, assombrissant le bleu des iris.

- J’attends avec impatience le jour où tu seras toi-même déclaré traître à la couronne. Je pourrai enfin appliquer tes beaux principes, siffla Altaïs, sarcastique.

- Tu sais que cela n’arrivera pas. Maintenant, cesse tes enfantillages et viens !

Elaran fit un pas dans sa direction, mais le prince recula brusquement.

- Ne t’approche pas ! gronda-t-il.

Son oncle émit un claquement de langue agacé.

- Allons, que vas-tu faire ? Prier cette statue de te venir en aide ? Utiliser ta magie ? Mais tu n’en as toujours pas retrouvé l’usage, n’est-ce pas ?

Si un regard avait pu tuer, Elaran serait probablement tombé raide mort. Mais, aussi intense soit-elle, la fureur d’Altaïs n’avait pas ce pouvoir.

- Quel effet cela fait-il de se retrouver aussi démuni ? De savoir qu’elle te trahit mais que tu ne peux rien faire pour l’en empêcher ?

- Ça suffit !

Le prince perdait son calme. Elaran fit un nouveau pas vers lui et Altaïs recula, encore, mais il sentit sa botte butter contre la petite marche qui menait à l’autel.

- Je ne m’abaisserai plus jamais devant toi, cracha-t-il.

Le visage d’Elaran se durcit. Il commençait à en avoir assez. Mais soudain, les deux soldats qui l’avaient accompagné pénétrèrent dans le temple, attirés par les éclats de voix, leurs armes brandies devant eux dans une attitude menaçante.

-- Non ! cria Elaran.

Comprenant que la situation lui échappait, il projeta brutalement sa magie vers l’avant, et celle-ci percuta l’esprit d’Altaïs avec force. Le jeune homme vacilla et porta ses mains à sa tête. Il retint un gémissement et une grimace de douleur déforma ses traits fins.

Mais alors qu’Elaran s’apprêtait à aller plus loin, prêt à déchirer l’esprit du prince et à le faire ployer, des flammes dorées l’entourèrent soudain, ainsi que les soldats. Une voix éthérée résonna dans le temple, venant de partout et de nulle part à la fois :

- Vous dont les intentions pervertissent ce lieu, vous ne ferez pas un pas de plus.

Elaran tendit la main vers les flammes, mais la retira aussitôt avec un sifflement de douleur.

- Je suis le Grand Conseiller du Roi, clama-t-il. Je suis ici dans mon droit le plus légitime.

- Seule la magie compte.

Impuissant, il comprit le piège qui s’était refermé sur lui lorsqu’il vit le léger sourire narquois d’Altaïs, uniquement entaché par la souffrance qui l’avait submergé quelques instants plus tôt.

Le prince lui jeta un long regard, brûlant, et tourna les talons. Sans un regard en arrière, il rejoignit Elena. Celle-ci l’attendait près d’escaliers qui s’enfonçaient sous le Grand Temple. Elle s’abstint de commenter les paroles qui avaient pourtant dû lui parvenir - au sein de l’édifice, les voix portaient loin -, et Altaïs la remercia secrètement.

Ils descendirent les escaliers et arrivèrent dans une petite pièce dont le plafond était soutenu par de belles arches voûtées. Au centre, un bassin était empli d’une eau claire que rien ne semblait venir troubler. Elena le contourna et se rendit au fond de la salle. Elle appuya sur le mur et révéla ainsi une porte cachée.

- Ce passage vous amènera à l’orée de la Forêt. Si je peux vous donner un dernier conseil, au Nord de la Forêt de Givre, vous trouverez un sanctuaire autour duquel un petit village s’est développé. Ils suivent le même mode de vie que les prêtres et prêtresses des Grands Temples. Vous y serez accueillis et pourrez vous reposer pour la nuit.

Altaïs acquiesça.

- Merci, dit-il.

Il ne savait pas comment il s’en serait sorti seul à vrai dire. La jeune femme esquissa un doux sourire.

- C’est notre rôle d’aider ceux qui en ont besoin. J’espère que la vérité finira par éclater et que vous serez alors enfin en sécurité.

Altaïs se tourna vers l’entrée du tunnel et s’y engouffra, déterminé.

- Je vous souhaite bon courage, fils de la magie.

Surpris, il se retourna, mais la porte se referma, le laissant seul dans la noir. Fils de la magie… Qu’est-ce que cela signifiait ? Il décida de laisser cette question de côté pour l’instant, il avait plus urgent à faire.

Il déglutit difficilement et se mit en route. L’obscurité l’enveloppait totalement et il ne voyait absolument rien. Il était contraint de marcher à l’aveuglette, lui qui détestait viscéralement le noir et les espaces aussi clos que celui-ci. Il posa une main contre le mur pour s’aider à avancer, mais cela ne l’empêcha pas de tomber une première fois au bout de quelques dizaines de mètres, à cause du sol irrégulier. Il se releva, les mains éraflées par sa chute, et reprit sa route.

La deuxième fois qu’il tomba, il mit plus de temps à se relever. Il se rendit compte que tout son corps tremblait encore sous le choc des émotions qui l’avaient assailli face à son oncle. Le revoir avait été une véritable épreuve, et il comprit qu’il lui faudrait bien plus de temps pour pouvoir l’affronter sans ressentir cette terreur sourde. La dernière fois qu’il s’était retrouvé seul avec lui, il avait failli en mourir après tout. Les marques sur son corps le lui rappelaient bien assez.

Lentement, il se redressa et posa un pas prudent devant lui. Puis, encore un autre. Il ne devait pas s’arrêter. Il ne le voulait pas.

Au bout d’un interminable moment, il vit enfin de la lumière. Soulagé, il accéléra sa cadence. Au rythme de ses pas, l’ouverture s’agrandissait. Enfin, Altaïs parvint au pied d’un petit escalier, fait de pierres abîmées.

L’air pur quand il sortit lui parut être une bénédiction et il inspira profondément. Elena ne lui avait pas menti : il se trouvait bel et bien à l’orée de la Forêt de givre. Derrière lui se dessinaient les murailles d’Arenell et une vague de soulagement le submergea. Il avait réussi à en sortir aussi libre qu’il était entré.

Décidé à en finir, il écarta les buissons glacés qui dissimulaient l’escalier, écorchant encore davantage ses mains. Puis, il put enfin s’élancer dans la forêt et disparut rapidement entre les grands arbres bourgeonnant tout juste.

 

***

 

Alexander avait perdu la notion du temps. Il voyait les minutes et les heures s’égrener dans un épais brouillard. Allongé dans l’herbe, la fraîcheur qui aurait pu apaiser son corps brûlant ne parvenait pourtant pas à l’atteindre. Il lui avait fallu mobiliser toute sa concentration pour ne pas céder à un sommeil malheureux et il se sentait désormais épuisé.

Ses sens s’engourdissaient. Ses pensées divaguaient. Était-ce cela mourir ? Il frissonna. Il ne savait pas vraiment ce qui venait après la mort. Quand il était petit, à l’orphelinat, il avait vu plusieurs enfants mourir, emportés par la maladie. Les plus grands leur avaient dit de ne pas s’inquiéter, que leur âme avait rejoint la Magie. Alexander était resté silencieux, mais la peur sourde qui enserrait alors son cœur n’avait pas disparu. Il craignait la mort. Car, plus que tout, il craignait de se retrouver seul.

Il ne pouvait pas affirmer avoir eu une enfance solitaire pourtant. Il était constamment entouré par d’autres enfants. Mais la sensation qu’il lui manquait quelque chose d’essentiel ne s’était jamais étiolée. Il avait longtemps pensé que cela était lié à son abandon alors qu’il n’était qu’un nourrisson. Il ne connaissait rien de ses parents, si ce n’est qu’ils n’avaient pas voulu de lui. Mais cette blessure avait fini par cicatriser. Il ne l’oubliait pas, mais elle n’était plus aussi douloureuse. À l’inverse de ce manque inexplicable.

Il s’était engagé dans l’armée dans l’espoir qu’avoir un but l’apaiserait. Protéger les autres devait donner un sens à son existence. Mais le métier de Protecteur s’était avéré bien solitaire. Ils étaient très peu, ne se croisaient jamais, étaient constamment envoyés aux quatre coins du royaume. En tant que novice, Alexander n’avait pas eu l’occasion de s’éloigner de la capitale, mais il assumait sa fonction seul. Et le manque s’était fait encore plus vivace.

Jusqu’à sa rencontre avec Altaïs. Il l’avait amené chez lui sur un coup de tête, alors que sa magie paraissait soudainement s’emballer. Depuis, il ne s’était jamais senti aussi vivant, à part à cet instant, où sa respiration s’amenuisait. Il existait, et le manque avait disparu.

Il sentit à peine l’herbe s’affaisser près de lui et une main douce se poser contre sa joue.

- Alexander, murmura Altaïs.

- Tu es revenu, articula-t-il difficilement.

Il avait du mal à respirer correctement.

- Bien sûr que je suis revenu, répondit la prince avec tendresse. Et avec un antidote. Il faut que tu te redresses un peu pour pouvoir l’avaler.

Dans un effort démesuré, Alexander releva la tête, aidé par le bras du prince qui soutenait sa nuque. Il était pâle, et sa peau était rendue moite par la sueur.

Altaïs fit glisser la fiole d’antipoison entre ses lèvres avec délicatesse. Alors qu’il avalait une première gorgée, Alexander faillit s’étouffer, pris d’une soudaine quinte de toux.

- Je suis désolé, je sais que le goût doit être atroce, plaisanta Altaïs dans une volonté d’atténuer leur inquiétude commune.

- Ne me fais pas rire, hoqueta le Protecteur alors que sa toux se calmait.

Un fin sourire étira les lèvres du prince alors qu’il aidait Alexander à boire une seconde gorgée. Cette fois-ci, il réussit à l’avaler sans plus de difficulté et parvint au bout de longues secondes à finir le contenu du flacon.

Altaïs le contempla avec espoir, et son visage s’illumina quand il vit que le Protecteur commençait à reprendre des couleurs. Celui-ci leva ses yeux pailletés d’or vers le prince, qui sentit son cœur s’alléger d’un poids.

- Merci, dit-il, la gorge légèrement nouée.

- Ne me remercie pas trop vite, grimaça Altaïs. Nous avons intérêt à repartir rapidement.

Alexander haussa un sourcil, signe qu’il allait probablement mieux, et le prince lui raconta en quelques mots son passage à Arenell.

- Je ne peux pas te laisser seul quelques heures sans que tu ne retrouves dans des situations impossibles, conclut finalement le soldat.

- Je me retrouve aussi dans des situations impossibles quand je suis avec toi, s’offusqua Altaïs.

Mais une bulle de bonheur se forma en lui alors que le soldat, encore un peu pâle, lui jetait un regard attendri. À regret, il se releva et tendit une main à Alexander qui la contempla d’un air amusé.

- Je suis désolé de te laisser si peu de temps, mais nous devons reprendre la route maintenant. Si nous faisons vite, nous pourrons nous offrir un peu de repos dans un village au nord de la forêt.

Le Protecteur hocha la tête, soudainement plus sérieux, et attrapa la main d’Altaïs. Il se releva avec difficulté, et sans le soutien du prince, jamais il ne serait parvenu à atteindre leur cheval. La route devant eux s’annonçait encore bien sombre.

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Hastur
Posté le 24/03/2021
Hello :)

Ah ah j'ai beaucoup aimé le petit piège dans le temple. Pour une fois la religion apporte son soutien dans une histoire de Fantasy, ça change ! Beaucoup de petites graines semées autour de l'idée de la Magie, fils de la Magie, tout ça. Notre cher prince déchu ignore tout bonnement qu'il serait bien plus qu'un simple prince ? :)

Les retrouvailles in extremis sont très touchantes :). J'ai seulement trouvé qu'Alexander se remettait peut-être un peu trop rapidement. J'avais à la lecture vraiment l'impression qu'il n'allait pas trop tarder à y passer, je pense que le sentiment vient de là :).

Je file au chapitre suivant :).
Mathilde Blue
Posté le 25/03/2021
Coucou !

Oui c’est vrai, c’est une religion assez particulière ! Hehe, un nouveau mystère à résoudre on dirait ^^

Je vois ce que tu veux dire, comme c’est tout à la fin du chapitre, on ne voit pas vraiment les traces que laissent le poison sur l’organisme d’Alexander. J’essaierai d’étoffer un peu ça !

À tout de suite :)
AnatoleJ
Posté le 11/03/2021
Coucou :D

Est-ce que j’ai fait exprès d’attendre pour avoir des chapitres à lire deux soirs de suite ? Peut-être. On ne le saura jamais héhé

Toujours aussi mignon ces deux-là T_T Et effectivement il se passe beaucoup de choses en peu de temps, mais d’un autre côté ça me parait très bien rentrer dans un format chapitre, il faut bien qu’ils avancent et se rapprochent de leur but final (qui est de donner des cookies à Altaïs, bien sûr) !

Je passe tout de suite à mes notes, parce qu’il y a un gros pavé à la fin :
- « Elle caressait doucement le tronc d’un arbre quand, soudain, la magie envahit soudainement tout l’espace, bien plus violemment que jusqu’à cet instant, semblable à une véritable tornade »
« bien plus violemment que jusqu’à cet instant » me parait de trop : « soudainement » introduit déjà une rupture et « tornade » explicite la violence

- « Avant d’aller plus loin, elle devait mettre au clair quelques explications. »
« Explications » me parait bizarre ici, peut-être qu’« informations » serait plus juste ? Ou alors « ses intuitions » ?

- J’aime beaucoup le fait que le temple soit décrit d’une façon martiale sous le regard d’Elaran, ça m’a surprit au début mais en bien, ça colle parfaitement !

- « Mais alors qu’Elaran s’apprêtait à aller plus loin, prêt à déchirer l’esprit du prince et à le faire ployer, des flammes dorées l’entourèrent soudain, ainsi que les soldats. »
Sur cette phrase j’ai hésité un peu à la lecture, j’ai d’abord pensé que les soldats entouraient Elaran, et pas que les flammes entouraient Elaran et les soldats (ce qui est plus logique donc je suppose que c’est ça ?)

- « Je me retrouve aussi dans des situations impossibles quand je suis avec toi, s’offusqua Altaïs. »
Je pensais à la même chose xD

- Pour rebondir sur les autres commentaires au sujet de la prévisibilité :
J’ai toujours un peu de mal avec la notion de prévisibilité (et je ne considère pas cette dernière comme négative : au contraire, il peut y avoir du tragique et de la tension dans un événement attendu !), parce que ça reste aussi à l’appréciation du lecteur. Par contre j’aime bien la tension, ça me parle plus, et pour en mettre un paquet j’ai une règle qui marche à peu près tout le temps : si le personnage veut un truc, je ne le lui donne pas même s’il me fait les yeux doux, et si je dois absolument le lui donner (comme ici c’est le cas avec l’antidote, on va pas tuer ce pauvre Alex quand même), le prix à payer doit être un truc qui emmerde sacrément le personnage. Ici, Altaïs obtient ce qu’il veut, et il gagne en bonus un retard pour Elaran, et de précieuses informations sur lui-même et sa magie : du coup, il gagne sur toute la ligne, et de mon point de vue c’est ça qui détend totalement l’atmosphère ^^
En fait je m’attendais presque à ce que le chapitre se termine en cliffhanger de la mort qui remet la tension en place, comme tu as l’habitude de nous en faire x)
Mais du coup ça ne t’aide sans doute pas beaucoup ce gros pavé, parce que tout ce qui arrive dans ce chapitre doit certainement arriver pour la suite de l’histoire, et dans ce cas je peux te suggérer de supprimer le point de vue d’Altaïs et de ne garder que ceux d’Elana et Elaran (comme ça il y a la tension de son échec, mais on est content parce que ça veut dire qu’Altaïs gagne). C’est juste une idée cela dit, les suggestions de Cherry sont très pertinentes, ne pas parler du plan en amont marchera bien aussi ! Bref tu as de quoi faire mijoter, je suis sûr que tu trouveras une solution à ta sauce qui fonctionnera à merveille ^^

Voilà pour ce chapitre, si tout va bien je lis le suivant demain ! A bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 13/03/2021
Coucou :D

Que de mystères… ^^

Oui, beaucoup trop T_T Bon, je suis contente si tu trouves que tout parvient à rentrer dans le chapitre, c’est déjà un bon début haha ^^ Évidemment, et plus il y aura de cookies, plus ils seront heureux !

Pour tes notes :

« bien plus violemment que jusqu’à cet instant » me parait de trop : « soudainement » introduit déjà une rupture et « tornade » explicite la violence
Je me disais bien que cette phrase n’allait pas, merci ! (En plus je viens enfin de voir la répétition du soudain/soudainement).

Au sujet de la prévisibilité, je vois ce que tu veux dire sur le fait qu’Altaïs gagne sur toute la ligne (enfin maintenant que tu as lu le chapitre 16, tu as dû voir que ce n’était pas aussi simple ^^), mais effectivement actuellement ça doit arriver pour la suite de l’histoire (même si je reconnais que pour l’instant ils s’en tirent tous les deux plutôt bien). Donc effectivement, il faut que retravaille sur la tension (et peut-être aussi l’agencement) du chapitre !

À tout de suite :D
Gabhany
Posté le 04/03/2021
Mwoh ils sont si choux tous les deux <3 C'est vraiment un duo qui fonctionne bien, tant ensemble que séparément. J'ai lu un peu les précédents commentaires et je ne trouve pas Elena inutile pour ma part. Limite je trouve son intervention plus logique que celle d'Hanna et son frère, même si les deux sont liés avec ces remarques sur la magie d'Altaïs, et je devine que c'était aussi le but de ces deux rencontres. J'ai beaucoup aimé l'idée du culte à la Magie, mais pourquoi une femme pour la représenter ? Pourquoi vouloir la représenter d'ailleurs ? (c'est une vraie question et pas une critique, je suis curieuse ^^). Tu vois la seule chose qui me gêne avec Elena c'est que, après Hanna et son frère puis l'apothicaire, son intervention est quelque peu... diluée, moins marquante je dirais. Mais en même temps confirmer en quelque sorte la particularité de la magie d'Altaïs permet d'appuyer la réaction d'Hanna et son frère.
Oui donc en fait tout le paragraphe précédent ne sert à rien XD
Je suis contente que nos deux amis (un peu plus quand même, j'ai l'impression ^^) se soient sortis de ces traquenards et qu'ils aient un peu de répit !
Mathilde Blue
Posté le 05/03/2021
Je les aime si fort T_T Du coup je suis contente que le duo te plaise aussi ^^
Sinon je vois ce que tu veux dire sur le fait que tu trouves la présence d'Elena diluée, il faudrait que je trouve une manière de pallier à ça je pense, parce que je ne me vois pas la supprimer de toute manière, il faut que j'y réfléchisse !
Pour ta question sur la magie. Une femme pour la représenter parce qu'il y a un peu l'idée de la Nature, de la Mère derrière, donc pour eux c'était plus logique de lui faire adopter des traits féminins (ce qui explique d'ailleurs qu'au niveau des prêtres les femmes sont aussi respectées que les hommes). Et ils la représentent tout simplement pour avoir une "image" lorsqu'ils prient.

Voilà voilà ! À bientôt !
dodoreve
Posté le 03/03/2021
J'ai tout lu d'une traite, pardon :x Mes commentaires n'auraient pas été très constructifs de toute manière, et mon regard est bien moins critique et travaillé que Cherry avant moi.
Je comprends ce qu'elle veut dire pour Elena : je ne la trouve pas inutile à proprement parler, parce qu'elle permet de prendre conscience aussi de la particularité de la magie d'Altaïs, mais c'est vrai que du point de vue du déroulement des événements, le rythme et le plan auraient pu être traités autrement. Pour être honnête, ça ne me gêne pas à ma lecture à moi, mais je pense que les conseils de Cherry sont bons à prendre !
Malgré tout, j'aime toujours énormément cette histoire, et je me sens bien triste : je me réservais cette lecture et voilà que j'en ai lu tous les chapitres déjà sortis ! Quelle peine.
À très vite j'espère !
Mathilde Blue
Posté le 04/03/2021
Haha, pas de soucis, c’est plutôt flatteur ^^
Effectivement je pense qu’il y a beaucoup de choses à reprendre dans la première partie du chapitre cela dit. Je vais devoir un gros travail dessus à la réécriture ^^’
Je suis contente que ça te plaise malgré ces défauts :D mais si ça peut te consoler, il reste encore pleiiiiiin de chapitres à venir ;)
À très vite !
Cherry
Posté le 03/03/2021
J'ai plusieurs remarques à faire mais plus généralement, je trouve que beaucoup de choses se passent en peu de temps et que le personnage d'Elena est inutile.

Le plan d'Altaïs est bien trouvé mais... c'est trop explicite à mon goût.
Si un plan est destiné à réussir, alors il ne faut rien montrer au lecteur, il ne faut pas expliquer oralement comme Elena le fait car je trouve que ça gâche l'effet de surprise. Du coup, quand Altaïs a réussi à s'enfuir, c'était prévisible et il n'y avait pas de tension.
Au contraire, si un plan doit ne pas fonctionner, alors il faut faire découvrir au lecteur tous les rouages du plan, afin de monter que le personnage a échoué à trouver une solution même s'il avait TOUT pour réussir.

Y a aussi ce passage qui m'a un peu rebuté :

"- Je vais le faire, décida-t-il finalement.

- Je ne serai pas loin, le rassura la jeune femme qui sentait son trouble."

C'est déjà explicite, on sait qu'Altaïs va accepter d'essayer ce plan et on sait aussi qu'il y aura l'intervention d'Elena. Du coup ça fait répétitif et prévisible.

Après ce n'est que mon avis (je veux pas te forcer la main) mais en terme de tension, si le plan avait été caché au lecteur, l'effet aurait été différent. J'ai eu l'impression que l'échange entre Altaïs et Elena était juste là pour informer le lecteur. La réaction d'Elena n'est pas naturelle (même si c'est son job d'aider les autres mais là je suis restée perplexe) alors que pour Hanna et Laelan c'était naturel, normal et mieux amené.

Autre chose aussi mais c'est une sorte de mini arc où Altaïs doit se débrouiller tout seul depuis qu'il a rencontré Alexander. Ce mini arc aurait pu montrer qu'il peut réussir sans recevoir de l'aide (parce que depuis le début il est épaulé et protégé par Alexander, Natt, Lug) et donc mettre en avant l'ingéniosité et le courage d'Altaïs. Sauf que là, bah il se fait aider par Laelan et Hanna, le prêtre de la boutique et maintenant Elena. C'est comme si Altaïs n'avait pas eu à se battre pour sauver Alexander mais juste attendre et encore recevoir de l'aide.

Sinon l'apparition d'Alexander à la fin et son interaction avec Altaïs est juste parfaite, c'est tout ce qu'il faut pour finir le chapitre ;-)

(Désolée pour le pavé ^^ je serai plus courte la prochaine fois)
Mathilde Blue
Posté le 04/03/2021
Coucou !

Oui je vais avoir beaucoup de travail à faire sur la première partie du chapitre ^^’ Je ne pense pas forcément supprimer le personnage d’Elena, qui est quand même utile de mon point de vue, mais en revanche il faut effectivement que je revois la façon dont elle amenée et toute l’annonce du plan, etc.

Pour rebondir sur ce que tu dis par rapport au fait qu’Altaïs reçoit de l’aide, effectivement il ne s’en serait pas tirer sans ces différents personnages. Cela dit, j’aurais tendance à dire qu’il a déjà été suffisamment courageux pour entrer dans la ville en sachant pertinemment qu’il pouvait se faire attraper, puis en faisant face à son oncle pour gagner du temps. Sans magie, il est extrêmement vulnérable, et il n’a aucune chance de s’échapper et donc de sauver Alexander s’il ne reçoit pas d’aide.

Mais contente que la fin te plaise haha ^^

À bientôt !
Cherry
Posté le 04/03/2021
Effectivement, Altaïs a été suffisamment courageux dans ce chapitre! mais je trouve qu'il a été très chanceux de tomber sur autant de personnes biens

et j'ai l'impression que tu aimes t'acharner sur lui en plus T.T il lui arrive que des problèmes, mon cœur n'en peux plus
Mathilde Blue
Posté le 04/03/2021
Ben après le prêtre de la boutique c’est un peu leur but d’aider les autres, donc il a surtout eu du bol avec Hanna et Laelan !

Mais nan regarde, justement il a eu de la chance pour une fois (et c’est Alexander qui a trinqué pour changer ^^) :p
Cherry
Posté le 04/03/2021
qui aime bien châtie bien > toi

(Alexander il m'a fait trop de la peine ici)
Mathilde Blue
Posté le 04/03/2021
J’avoue XD

Oui là il était clairement au bout de sa vie ^^
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