Chapitre 14. (partie 3)

Par dcelian

Le temps a perdu toute consistance depuis qu'il a été englouti, il vogue au gré des courants changeants que semble suivre et capter la petite fille avec une habileté insoupçonnable. Droite, gauche, un escalier, puis un autre, elle avance gracieusement sur ces étranges sandales, foulant le bois sans bruit, se frayant un chemin dans ce labyrinthe de couleurs vives. Elle ne jette plus un regard à Soa qui en profite pour détailler les lieux et tenter tant bien que mal de rester alerte.
S'il avait imaginé un intérieur immense et lumineux, la réalité se révèle tout autre. Là où la fillette l'entraîne, c'est un véritable dédale de couloirs minuscules et serpentants, se croisant parfois au défi de la logique, ou s'étirant parfois sur des longueurs insensées. Chacun des couloirs est défini d'un côté comme de l'autre par ces battants coulissants aux beaux motifs venus d'un autre monde, comme des toiles de peinture qui semblent donner accès à des pièces résolument closes. Les lanternes-lucioles aux couleurs vives du dehors et leur éclairage festif ont été troquées pour de nouvelles teintes plus sombres, donnant aux longs chemins qu'ils empruntent une ambiance tamisée et mystérieuse. Dans les pièces, des ombres entremêlées virevoltent et dansent avec volupté, projetées sur les dessins des toiles par la lueur indiscrète de bougies se consumant en silence, leurs flammes comme seul témoin du contact des corps dans la nuit.

— Ex... Excuse-moi ?
C'est en tentant d'interroger son petit guide que Soa réalise enfin le bruit environnant. Des dizaines de voix, des centaines, peut-être, qui semblent occuper autant d'activités, de la simple discussion au débat virulent, des secrets murmurés aux histoires que l'on chante : le monde entier prend parole, et sa parole résonne ici, dans un brouhaha sans forme qui crie en chuchotant, dans les couloirs mystiques et sinueux, derrière les battants fuselés et le bois teinté de rouge. Pourtant, les seules personnes qu'ils croisent sont d'autres enfants, au creux des virages, et leurs bouches comme leurs expressions semblent scellées à jamais.

— Excuse-moi ? il hausse légèrement le ton.
Cette fois, la jeune fille l'entend et tourne son profil dans sa direction sans toutefois le regarder, gardant une cadence rapide vers leur direction imaginaire.

— Je... Je voudrais rencontrer Agnès. C'est bien ici qu'elle travaille ?

Elle détourne le regard. Aurait-il dit quelque chose qu'il ne faut pas ? Elle continue à avancer, pourtant, de cette démarche discrète mais déterminée, tractée par un fil invisible, si bien que Soa avait abandonné l'espoir d'une réponse quand elle arrive enfin :

— Oui. Mais vous ne pouvez pas la voir pour le moment, Agnès ne travaille plus à cette heure. La nuit est déjà bien avancée.
Bien que décontenancé par cette affirmation, Soa pressent qu'il vient d'entrouvrir une brèche, et il ne compte pas la laisser se refermer. Peut-être est-ce du fait du jeune âge de son interlocutrice, mais il se sent délivré du poids des mots, et ils affluent sans même qu'il ait à les peser et repenser comme à son habitude.

— Et c'est quoi, cet endroit, au juste ? Où est-ce que tu m'emmènes ?
La fillette lui dévoile à nouveau son profil, mais cette fois, elle plante son œil droit dans le sien. Est-elle le jauge ? Il ne saurait dire. Elle doit manifestement avoir décidé que cette information n'est pas compromettante, car elle continue à répondre en se détournant :

— Cet endroit a beaucoup de noms. Le Porc Rouge, l'Auberge, le quartier des plaisirs, le Refuge... C'est un peu tout ça en même temps. Les gens pauvres y travaillent pour gagner de l'argent en échange de services, et les gens riches y viennent pour contourner les interdits de l'Eglise et consommer ces services. Tout le monde y trouve son compte. Quant à là où nous nous rendons : je vous emmène où vous êtes attendu.

Attendu ? Quoique certaines choses commencent à prendre forme dans son esprit, l'atmosphère étrange des lieux, leur emplacement si bien dissimulé... d'autres ont encore du mal à trouver un sens. Ces enfants silencieux qu'ils croisent travailleraient ici ? Dans un quartier des plaisirs ? Et Agnès serait responsable de tout ça ? Soa secoue la tête, non, c'est définitivement tordu. Maude, Jeanot et Marise seraient conscients de ce marché et s'en accommoderaient ? Voilà qui serait étonnant. Tous avaient l'air de tenir à des principes, et la traite d'enfants ne semblait pas en faire partie.

— Mais toi et... tous ces jeunes qu'on croise, vous travaillez ici ? Qu'est-ce que vous pouvez bien faire dans un endroit pareil ?
— On est bien, ici.
La réponse a fusé, cette fois. Et puis la fillette s'arrête et se tourne entièrement vers Soa. Son visage aux émotions vides est désormais empreint d'une colère triste et silencieuse, comme si elle tentait désespérément de la contenir. D'une voix calme, elle reprend :

— Il ne faut rien dire. On est bien, ici. Vous ne pouvez pas comprendre la misère et la faim. Ici, on est à l'abri. Grâce à Agnès. Elle nous protège, elle nous fait classe, elle nous donne un toit, et nous on travaille en échange. On fait rien de mal. Et personne nous fait de mal.
Soa hoche doucement la tête, d'un air qu'il veut apaisant. Quelques secondes s'écoulent pendant lesquelles seuls leurs regards communiquent, et ils retiennent tous deux leur souffle.

— Je dirai rien.
Alors la fillette se détourne et repart.

Il n'est pas certain d'avoir tout compris, mais il semblerait que personne ne touche aux enfants, qu'ils sont là par simple nécessité. Soa sait de ses lectures que Rune est divisée en deux parties, une pour ceux qui ont les moyens et une pour les autres. Mais la cité est sans conteste la plus riche des quatre du Comté, alors il ne soupçonnait pas que de telles pauvretés puissent y voir le jour. Comment des enfants peuvent-ils être contraints de quitter leur ville pour venir travailler à un si jeune âge ? Quelles extrémités ont-ils dû atteindre, qu'ont-ils traversé ? La raison pour laquelle les yeux de cette petite sont si marquants ne fait plus aucun doute. Ils racontent son histoire.

Ses pensées s'éloignent finalement et la transe du Refuge reprend le dessus, efface le reste et disperse son attention. Il reçoit tout à la fois, les effluves, senteurs inconnues qui se dégagent du sol et des murs, ces voix, toujours, partout, et les images des ombres qui s'étirent aux lueurs dansantes, les couloirs rouge pâle, doux, envoûtants, infinis, les enfants muets qui croisent leur chemin comme des rêves passagers.
Parfois, au détour d'un chemin, ils sont dehors, le temps de passer d'une maison à une autre, et l'air glacé de la nuit le frigorifie et le ramène à ses sens quelques secondes, tout juste le temps que la chaleur intérieure, presque étouffante mais enivrante aussi, tellement agréable, le temps que cette chaleur le saisisse à nouveau, délicatement, qu'elle le reprenne dans ses bras tendres et généreux et le voilà reparti.
C'est sans doute du fait de ce tourbillon des sens, lent et inexorable, que Soa sent la fatigue l'envahir tout entier. Lourde, poisseuse, elle colle à chacun de ses gestes et freine puissamment toutes ses fonctions motrices et cognitives. Les jours passés ont été lourds, intenses. Dehors, la lune est encore pleine, le ciel encore endormi. Il serait peut-être temps qu'il se laisse aller au sommeil, lui aussi.

Tout à coup, la main dans la sienne se fige, et il se fige d'un même mouvement. Ses jambes sous lui le portent à peine. Pendant de nombreux battements de cœur, Soa ignore totalement la raison de cet arrêt. Puis un battant s'ouvre et sa toile disparaît sous une autre, fleurs de cerisier, lunes d'or et grands oiseaux blancs immobiles. Derrière, une pièce informe à l'obscurité trop profonde pour des yeux usés. Il cligne, une fois, deux fois, mais aucune image ne lui parvient. Seulement ces deux pépites rouges, incandescentes, qui luisent au milieu des ombres, qui le fixent d'une lueur sans affect, ou plutôt pleine d'affects, il ne sait pas, amusement, pitié, intrigue, il y a tout ça et rien à la fois dans ces yeux. Ash.
La main de la fillette s'extirpe de la sienne. Mécaniquement, il fait un pas, deux pas, et la porte coulisse à nouveau pour les enfermer dans le noir.

Le voilà seul face à l'Ombre, seul face à sa conscience vacillante, et il perd pied, s'effondre au sol. Il n'est pas accueilli par un choc brutal mais plutôt mou, confortable, un lit peut-être. Il sait intimement que les questions se bousculent en lui, mais elles sont recouvertes d'un voile opaque, il n'est à même d'en formuler ni d'en percevoir aucune.
La lourde voix de Ash résonne alors, sous la terre, sous sa tête, elle se mêle aux autres voix de la cacophonie incessante et Soa se sent lutter pour en capturer les intonations dissonantes :

— Tu es venu.

Alors Soa s'accroche à cette voix pour tenter de se relever, tente de se relever, si c'est la dernière chose qu'il doit faire, il s'y accroche brutalement et avec le peu d'énergie qu'il lui reste encore. Il se raffermit. Lors de leur dernière rencontre, il n'a pas prononcé un mot. Cette fois, il faut prendre les devants. Mais le noir est lourd à porter, et tout tangue autour, alors il va droit au but.

— Vous me l'aviez demandé.
— Hm, hm, hm ! Tu aurais pu ne pas suivre mes indications.
— J'ai décidé de le faire. Vous m'aviez promis des réponses.
— Il me semble avoir dit que les réponses te trouveraient quand le temps viendra. Leur volonté est bien incertaine, et je suis loin d'en posséder la clé. Je ne suis qu'un vagabond, un simple messager, vois-tu ?

S'il voit ? Non, il ne voit pas. Au propre comme au figuré, il ne voit rien du tout. Il pensait trouver ici de quoi comprendre, il réalise à présent qu'il a effectivement été présomptueux : personne ne lui a tenu tel discours. Mais dans ce cas, à quoi bon ce voyage, à quoi bon les peines et les espoirs ?

— Pourquoi m'avoir fait venir ici, alors ?
— "Ici" ? Mais sais-tu seulement où nous sommes, mon jeune ami ?

Non. Et oui. Il sait sans savoir, il comprend sans être certain, cet endroit recèle manifestement bien des mystères, et il est loin de les avoir tous percés. A-t-il également un sens pour les êtres intangibles tels que l'Ombre face à lui ?
Ses yeux en brasier percent la nuit et sont traversés de mille éclats indéchiffrables. Alors non, il ne sait pas où ils sont, il ne sait rien, rien du tout, voilà.

— C'est vrai, tu sais peu de choses. Mais l'ignorance est une puissante bénédiction. Nourris-toi de ce manque, fais-en ta force, ou bien laisse-le te dévorer. Hm, hm, hm !
Il marque une pause, puis reprend à nouveau, sa voix comme une cave des temps anciens, ses regard éclatant, fixe, toujours :

— Un Sanctuaire.
Sanctuaire ?

— Oui. Cet endroit. Un Sanctuaire. A présent, repose-toi, mon jeune ami. Le temps est une chose fascinante. Nous aurons tout le nôtre pour revenir à ces questions sans fin.

Soa soupire. Oui, il est fatigué. Fatigué des secrets, fatigué de ce jeu du monde et de ses mécaniques inévitables dans lequel il semble être bien peu de chose, fatigué. Tenté de fermer les yeux pour ne les rouvrir qu'après. Mais après quoi ? Après les orages, peut-être. Se laisser porter un instant.
Etrangement, il a une pensée pour Cléa, d'abord. Il lui a menti, et elle n'est pas reparue depuis. Il voudrait la voir, s'excuser, il voudrait sortir d'ici. Sa deuxième pensée est pour Grégor, plus timide peut-être, mais plus ancrée encore. Une pensée qui dessine quelques mots dans son esprit, quelques mots qui occultent les ténèbres-même, Ash, le Porc Rouge, quelques mots comme un vœu secret pour plus tard : rentrer à la maison. Et c'est un joli vœu, empreint de lumière et d'une chaleur plus douce, bienveillante. Tranquille.

Le jour ne tardera plus, dehors. Alors Soa s'abandonne au sommeil. Rentre à la maison.

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Louison-
Posté le 01/05/2022
Coucou Célian ! Et enfiiiiin je continue ^^ :DD

Trop contente de retrouver Maude et Soa au début ! J’aime particulièrement ton « Il y a cette sombre silhouette filiforme, aussi, qui semble peiner à suivre la cadence effrénée. Sa tête est levée vers les nuages. » >> Le fait que Soa ait la tête levée vers les nuages : rohlala, mais c’est typique de Soa, chouette que tu le caractérises ici par sa gestuelle !

« alors elle sourit en retour, et ça accentue les rides sur son visage mais ça lui donne une jolie expression, ça lui donne un air joyeux et honnête. » >> j’aime cette façon que tu as de décrire Maude, mas déjà dans le chapitre précédent ! Et là cette si jolie phrase, toute douce et sincère <3

Sinon, les voilà qui se séparent, j’espère de tout cœur qu’ils vont se retrouver à un moment ou à un autre de l’intrigue ! Maude et sa folie me manquent déjà <3

Ensuite, on retrouve Gaëlle qui m’a bien fait rire haha. Elle essayait de se convaincre que nop, elle partira pas, mais je savais bien qu’elle allait le faire quand même ! Et vraiment cette douce conviction dans laquelle elle se berçait que no way quoi, ça la rend attendrissante ! Surout qu’on sent bien que l’appel de la Traque la submerge, comme elle le dit elle-même !
« Elle ne va pas partir, alors c'est inutile ! Pourquoi est-elle parcourue de ce frisson à la vue du prénom de Soa ? Pourquoi se dit-elle, "allez, c'est ma chance", alors qu'elle compte rester ici ? » >> Elle frissonne en lisant Soa, ooooouh ;))

Puis, on découvre le Porc Rouge ! Et trop une belle surprise quoi ! Pas juste une bâtisse, mais un lieu supra vivant, grand, plein de bâtiments ensemble, c’est beau !

« Le Porc Rouge n'est pas une bâtisse, en réalité, mais un quartier, un amas de maisons boisées suivant une architecture que Soa n'a constatée nulle part ailleurs, imbriquées les unes dans les autres, formant un tout harmonieux qui prospère en rayonnant et aurait oublié la nuit. » >> C’est super parlant, je m’imagine vraiment bien dans ce lieu.

« Il n'y a que cet endroit aux reflets mystiques, éclairé de mille lanternes de papier, vertes, rouges, bleues, comme autant de lucioles fantasques paradant fièrement pour éloigner les ombres, vaste petit monde de lumière. Une fête éternelle pour concurrencer le soleil des étés dansants et éloigner les heures sombres. "Le Porc Rouge scintille sous la pleine lune. »>> Et juste c’est trop beau quoi. Cette façon que t'as de décrire ce lieu ! :O J’adore que tu rendes tes lieux si vivants ! Déjà avec la forêt, c’est flagrant, puis Grimard qui a sa personnalité, mais là c’est tout pareil ! Une certaine atmosphère émerge toujours de tes lieux alors bravo pour ça, Célian. Souvent j’ai l’impression qu’on laisse un peu de côté ça, dans les romans, et je suis contente que tu fasses attention à t’attarder aux détails des lieux qui font qu’on voyage si aisément dans ton univers <3

« il est à bon port, et même ! à bon porc. » >> j’adore x)

« Tandis que l'aube enveloppe peu à peu sa ville et les rares passants, Gaëlle suit le vent. » Tellement beau ! Gaëlle qui suit le vent, je lis « Gaëlle suit Soa »

Puis elle découvre cette Calèche et ça c’est ultra intriguant qu’elle semble conduite par rien ! Et hop, un mystère en plus dans ton univers dont je me réjouis supra beaucoup de résoudre !

« Le temps a perdu toute consistance depuis qu'il a été englouti, il vogue au gré des courants changeants que semble suivre et capter la petite fille avec une habileté insoupçonnable. » Ca + la suite, aussi c’est chouette que tu expliques comment cet endroit s’est construit « socialement » ! Entre une série d’enfants qui traînent là, et une scission entre les riches et les pauvres. Ca fait très réaliste !

« le monde entier prend parole » >> Magnifique.

Sinon je note du Porc Rouge un endroit rempli de couleur partout, de couleurs qui bougent, de son aussi, ça fait un gros mélimêlo, une grosse foule, bravo de réussir à nous décrire ça !

« Quant à là où nous nous rendons : je vous emmène où vous êtes attendu. » >> Oooooh ????
ET BIM, Soa qui retrouve Ash !! Et Ash qui dit que c’est un Sanctuaire, mais aaaaah qu’est-ce qu’il veut dire avec ça exactement ??? TROP HÂTE d’en savoir plus bondiou !!

Et aaaaah, un trop chouette chapitre quoi, comme toujours ! Gaëlle qui rejoint Soa tout bientôt, Soa qui a à discuter avec Ash, peut-être qu’il va trouver quelques réponses à ses nombreuses questions ! :D

Me réjouis de découvrir la suite, en somme, comme toujours ! ^.^

ZOUBIIIIII. Bravo pour ta superbe histoire !
dcelian
Posté le 27/05/2022
Iheahvhaoqhdibyvprsugfihmoubrsf
COUCOUCOUCOUCOUCOUCOUCOU
OK WOW jsuis toujours de l'autre côté de l'océan mais j'ai un petit instant de disponible alors je me suis dit que j'allais te l'accorder c:
Ton commentaire m'a beaucoup touché, comme ils me touchent toujours, et c'est ce fameux chapitre et son Porc Rouge que j'avais réécrit il y a un petit moment et dont on avait parlé avec dodo ! Alors forcément, tes mots doux me vont droit au cœur parce que tu as l'air d'avoir vécu ce lieu étrange exactement comme j'espérais qu'il soit vécu. Toutes ces couleurs, ces ombres, ces dessins, ces enfants et ces contrastes : moi aussi ça me parle beaucoup visuellement ! Je suis TELLEMENT satisfait d'avoir réussi à le coucher sur le papier. Et tellement plus satisfait encore si tu l'as aimé <3 D'autant que le premier jet était loiiiiiin d'être aussi satisfaisant.

"Le fait que Soa ait la tête levée vers les nuages : rohlala, mais c’est typique de Soa, chouette que tu le caractérises ici par sa gestuelle !"
>> Hahaha mais j'ADORE comme t'as bien cerné Soa, ou en tout cas la façon dont tu le perçois me plaît beaucoup. Idem pour Maude, trop mignon ce que tu dis. Mais oui quel amour cette mamie, et quelle folie aussi. Tant mieux si tu lis de la douceur et de la sincérité dans les mots que je lui attribue

"Sinon, les voilà qui se séparent, j’espère de tout cœur qu’ils vont se retrouver à un moment ou à un autre de l’intrigue ! Maude et sa folie me manquent déjà <3"
>> J'espère aussi ! Leur dynamique allège beaucoup le personnage de Soa je trouve, c'est vraiment chouette à écrire

Tant mieux si le conflit interne de Gaëlle t'a fait rire, quelle gourdasse celle-là parfois jte jure c:
Je pense que je vais retoucher un peu ce passage par la suite, mais c'est cool que tu l'aies déjà apprécié comme tel !

"« Elle ne va pas partir, alors c'est inutile ! Pourquoi est-elle parcourue de ce frisson à la vue du prénom de Soa ? Pourquoi se dit-elle, "allez, c'est ma chance", alors qu'elle compte rester ici ? » >> Elle frissonne en lisant Soa, ooooouh ;))"
>> hihi le frisson de l'aventure !

Toutes tes petites citations relevées sur le Porc Rouge : big big cœur sur toi, tu me fais archi plaisir et je me suis sincèrement éclaté à écrire ce passage. Enfin "éclaté" est un terme étrange pour décrire ça, parce que c'est quand même un lieu très mystique et étrange, mais j'ai beaucoup aimé l'imaginer en tout cas

"Et juste c’est trop beau quoi. Cette façon que t'as de décrire ce lieu ! :O J’adore que tu rendes tes lieux si vivants ! Déjà avec la forêt, c’est flagrant, puis Grimard qui a sa personnalité, mais là c’est tout pareil ! Une certaine atmosphère émerge toujours de tes lieux alors bravo pour ça, Célian. Souvent j’ai l’impression qu’on laisse un peu de côté ça, dans les romans, et je suis contente que tu fasses attention à t’attarder aux détails des lieux qui font qu’on voyage si aisément dans ton univers <3"
>> Euh allô viaepdiushoiqejodgjqrpboef ça va pas la tête non ??? Bah t'es juste adorable en fait voilà. Ça me touche vraiment que tu aies perçu cet endroit comme ça, et que tu prêtes une énergie si particulière à mon univers. C'est d'ailleurs carrément un truc que je retrouve chez ta plume aussi, ça nous fait donc un point commun supplémentaire !! hihi
Mais merci pour tes compliments de dingodingue, tu me fais trop plaisir, vraiment <3

"Tellement beau ! Gaëlle qui suit le vent, je lis « Gaëlle suit Soa »"
>> Hahaha et tu as tout à fait raison c:

"Ca + la suite, aussi c’est chouette que tu expliques comment cet endroit s’est construit « socialement » ! Entre une série d’enfants qui traînent là, et une scission entre les riches et les pauvres. Ca fait très réaliste !"
>> Oui ça fait partie des choses que j'ai beaucoup retravaillées récemment dans mon univers, et c'est pour ça que je devais changer le Porc Rouge pour qu'il corresponde aux modifications. Tant mieux si tu perçois les choses comme plus réalistes !! Je trouve ça vraiment important de pouvoir projeter certaines des choses qu'on lit dans notre monde à nous

"« le monde entier prend parole » >> Magnifique."
<3<3

"ET BIM, Soa qui retrouve Ash !! Et Ash qui dit que c’est un Sanctuaire, mais aaaaah qu’est-ce qu’il veut dire avec ça exactement ??? TROP HÂTE d’en savoir plus bondiou !!

Et aaaaah, un trop chouette chapitre quoi, comme toujours ! Gaëlle qui rejoint Soa tout bientôt, Soa qui a à discuter avec Ash, peut-être qu’il va trouver quelques réponses à ses nombreuses questions ! :D"
>> Haha encore trop chou finalement. Moi aussi j'ai trop hâte, hâte que tu continues, hâte de continuer moi-même, bref : hâte de tout ça ! Et encore plus grâce à tes jolis mots et commentaires, alors mercimercimerci <3<3<3
Louison-
Posté le 27/05/2022
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