Chapitre 14. Le jour ne tardera plus

Par dcelian
Notes de l’auteur : Eh ben, il semblerait que j'aie totalement oublié de publier le Chapitre 14 hier soir ! Toutes mes excuses.
Le voici donc, en espérant que l'attente n'a pas été trop insupportable ;)
Bonne lecture !

Quiconque s'aventurerait le long du chemin du serpent en cette nuit de pleine lune serait drôlement surpris d'y trouver un duo aussi mystérieux. Ils avancent à un rythme régulier et à bonne distance l'un de l'autre. Il y a cet étrange unijambiste à lanterne qui éclaire le chemin, en tête. Il y a cette sombre silhouette filiforme, aussi, qui semble peiner à suivre la cadence effrénée. Sa tête est levée vers les nuages.
Pourtant, Maude et Soa ne croisent personne. Le chemin est aussi long que vide, aussi sombre que silencieux. Seuls les arbres leur tiennent compagnie. Ils défilent, toujours similaires, toujours aussi calmes, enveloppés dans la nuit.
Plusieurs mètres devant le lui, Maude fredonne un air qu'il ne reconnaît pas. Soa baisse les yeux vers elle. Il l'observe avec un mélange d'amusement et de reconnaissance. Ses mouvements sont d'une régularité mécanique tandis que sa cape sombre s'agite dans la brise fraîche. Elle n'a l'air de rien, pourtant c'est elle qui le sort de son pétrin, c'est elle qui lui indique la voie à suivre.

Elle ne fait pas la conversation. Elle a rapidement compris que le jeune homme était un solitaire, un silencieux, qu'il préférait progresser dans le calme. Elle s'est éloignée de quelques mètres et il ne l'a pas rattrapée depuis. Il marche un peu en retrait, à la limite de la lumière projetée par la lanterne, et il se perd une fois de plus en songes.
Et après ? Que se passera-t-il réellement lorsqu'il aura trouvé le Porc Rouge ? Est-il censé accomplir quelque chose, un acte en particulier ? En est-il seulement capable ?
Il ne parvient pas à faire le vide. Il a la désagréable impression qu'il lui manque une pièce du puzzle, une pièce d'importance. Et puis, ça n'a sûrement rien à voir, mais il s'inquiète de ne pas revoir Cléa. La dernière fois qu'ils se sont quittés, il devait retourner chez lui, à Pryven. Il s'en est passé, des choses, depuis... Pourtant, aucune nouvelle.
A mesure qu'il réfléchit, il perd un peu le fil du temps qui s'étire. Là-haut, le ciel est encore sombre, c'est tout ce qui compte. Pourtant, derrière les nuages, la lune entame sa lente descente vers l'horizon. Le délai imparti s'enfuit à vive allure, et avec lui tous les espoirs.

Lorsque Soa reporte son attention sur la route, il constate qu'un petit chemin se dessine à quelques mètres sur sa gauche. Il semble s'enfoncer au creux de la forêt. Son inconscient lui renvoie alors les images de Yana et de son château, de la nuit fatidique. Il est parcouru d'un frisson incontrôlable. L'obscurité ambiante, le long couloir, les Ombres... il a l'étrange impression que la scène se rejoue. Inexorable. Comme un destin gravé dans la pierre.

Maude s'est à nouveau arrêtée et plantée dans le sol. Elle l'attend à l'intersection, elle l'observe avec un curieux regard. Soa songe que, si elle peut effectivement lire ses pensées, elle n'est peut-être pas pour autant à même de comprendre le lien qu'il tisse entre les deux événements. Elle ne dit rien pourtant. Elle reste là, face à lui, stoïque. Elle saisit la réticence de Soa, et ça lui suffit sans doute. Il lui en est reconnaissant.
Il inspire un grand coup. Il ne parvient pas à se départir de cette sensation désagréable, mais il a fait trop de chemin pour reculer maintenant. Ce n'est plus une option. Alors il fait quelques pas pour arriver à la hauteur de Maude. Elle le regarde approcher avec un léger sourire. Elle semble avoir compris la décision qu'il a prise, lire la détermination sur son visage.

"On y est, bonhomme", elle dit simplement.

Soa laisse son regard se perdre le long du petit sentier qu'il va devoir emprunter. Il s'enfuit au milieu des arbres, au milieu de la nuit et du silence. La pénombre ne permet pas d'en distinguer le bout. Et toujours aucun signe du Porc Rouge, toujours ces arbres entêtants et leurs seules teintes déclinée par milliers sous le regard impassible de la toile noire.

"Va falloir marcher encore un p'tit bout. J'sais pas trop ce que t'as à faire là-bas, mais nos routes se séparent ici. L'auberge, c'est tout droit le long du sentier. Moi, c'est direction Rune !"

Il pivote vers Maude et lui sourit sincèrement. Il sourit et il pense, "merci pour tout", alors elle sourit en retour, et ça accentue les rides sur son visage mais ça lui donne une jolie expression, ça lui donne un air joyeux et honnête.

"Eh, pleure pas, biquette. On se reverra peut-être, tu sais ?"
Elle dégage cette force tellurique, comme puisée dans les éléments, cette énergie inextinguible qui dit, t'en fais pas, fais-moi plutôt confiance, regarde-moi, vieille comme je suis, je sais quand même de quoi je parle, non ? Alors Soa sourit un peu plus encore. Il sourit parce qu'il la croit, il la croit sincèrement, il ne parvient pas à faire autrement, alors pourquoi s'embêter ?
Elle se retourne vers le chemin du serpent.

"Allez, c'est pas le moment de perdre du temps. File !"

Soa se retourne lui aussi vers le petit sentier. Il entend le vieux bois de la jambe de Maude se remettre en route, et les ténèbres l'engloutissent à mesure que la lanterne s'éloigne.
Mais les ténèbres ne lui ont jamais fait peur.
Il s'élance à son tour et disparaît dans la nuit sombre.

***

Gaëlle tourne en rond. La pièce est petite, pourtant, elle en a déjà fait le tour plusieurs fois, mais c'est nerveux, c'est compulsif, elle tourne en rond sans pouvoir s'arrêter. Elle ne sait pas quoi faire. Elle ne sait pas quoi faire, parce qu'à l'intérieur d'elle se tient en ce moment même une lutte, un véritable déchirement.
Non mais c'est quoi, ce bordel ? C'est quoi ce message sans queue ni tête qui lui ordonne sans préambule de se rendre dans l'endroit qu'elle a quitté il y a quelques jours ? Et puis, c'est pas comme si elle y avait fait une promenade de santé, dans cette église, elle a quand même failli y rester ! Si l'auteur du message croit vraiment pouvoir la faire retourner là-bas, il la connaît bien mal. La Traque est en pause, pour le moment. Et de toute façon, ce message, ça ressemble beaucoup trop à un piège pour qu'elle en suive les instructions. C'est vrai, quoi ! On mentionne Soa pour piquer sa curiosité, et, sous couvert de la prévenir d'un grand drame, on l'attire dans un endroit éloigné de tout et de tout le monde. Ça ne prendra pas.
Et puis elle est loin, cette église ! Pour en revenir, elle a pris deux jours et demi, elle voit mal comment elle pourrait écourter le trajet. Deux jours, c'est rien. Pour être là-bas à temps, il faudrait partir maintenant, et au pas de course ! En pleine nuit, comme ça, sans dormir ? Hors de question. Et puis, de toute façon, c'est décidé : elle n'ira pas.
Fin du débat.

Tout autour d'elle, le silence nocturne de Lundwal a repris sa place. Envolés, les corbeaux. Au loin, on entend l'océan qui murmure, paisible. On entend le vent marin qui sillonne tranquillement les rues vides. Tout est calme. Elle ne veut pas partir. Le jour ne tardera plus, c'est trop tard, maintenant.
Alors pourquoi est-elle traversée par cet étrange sentiment lorsqu'elle prend le mot en main ? Pourquoi ne peut-elle pas s'empêcher de le lire et de le lire encore, à la recherche d'un indice, comme si elle allait partir ? Elle ne va pas partir, alors c'est inutile ! Pourquoi est-elle parcourue de ce frisson à la vue du prénom de Soa ? Pourquoi se dit-elle, "allez, c'est ma chance", alors qu'elle compte rester ici ?
C'est complètement insensé.
Et puis, le jour ne tardera plus. C'est déjà trop tard pour changer d'avis. Alors Gaëlle retourne se coucher. Elle ne partira pas, point barre.

Mais elle a beau fermement maintenir ses paupières closes, elle ne trouve pas le sommeil. Les minutes passent, mais son esprit ne se détend pas, il ne veut rien entendre. Il réfléchit déjà à un moyen d'être là-bas à temps, d'être à l'église dans deux jours, parce qu'il y en a forcément un, pas vrai ? Mais rien ne lui vient.
Elle ne partira pas.

Pourtant, alors que le jour ne tardera plus, là-haut, au-delà des nuages, Gaëlle finit par rouvrir ses yeux noirs comme la nuit. Elle les rouvre aussi fermement qu'elle les a fermés il y a un instant. Elle les rouvre parce que c'est insoutenable, tout simplement. Parce qu'elle ne peut pas rester là, comme ça, bras ballants, à faire semblant de ne pas vouloir partir. Elle ne peut pas se mentir à elle-même plus longtemps.
L'appel de la Traque la submerge, plus fort que tout. Elle ne résiste plus, elle se laisse emporter par le courant, elle relâche enfin la pression. C'est presque imperceptible, mais tout son corps semble se détendre un peu, comme si le poids qui pesait lourdement sur ses épaules s'était subitement envolé.
Il y a peut-être un peu de ça. Parce que c'est décidé. Parce que Gaëlle se lève et se sent envahie d'une énergie nouvelle, elle se sent plus forte que jamais.
Toutes ses interrogations se sont envolées. Les deux jours impartis ? Elle y arrivera. Si c'est un piège ? Elle le déjouera. L'auteur du message ? Elle le retrouvera. C'est aussi simple que ça.

Et puis, alors qu'elle tend l'oreille, elle entend la ville qui s'éveille. Le jour ne tardera plus, tout là-haut, à percer la bulle de nuit qui enveloppe Lundwal, alors Gaëlle sourit.
Le jour ne tardera plus, tout là-haut, à remplacer les milliers d'étoiles.
Alors Gaëlle s'enfuit.

***

Il marche depuis plusieurs minutes maintenant, et une vive lumière commence à se dessiner entre les branches et troncs entremêlés. Au-dedans, son cœur tressaute et accélère sensiblement. Il se refuse encore les grâces dues à une victoire contre le temps, mais il ne peut empêcher son corps de se tendre pour les derniers efforts avant ce qui semble une promesse de repos.
Il poursuit le long de l'étroit sentier, s'enfonçant toujours plus loin dans le ventre des arbres. Il arrive. Il arrive enfin. Dans l'obscurité ambiante, il distingue à peine le bout de ses pieds. Pourtant, un peu plus loin, il voit une lueur, il voit le bout du chemin.
Il s'en approche rapidement.

Ce n'est en réalité qu'une simple lanterne, suspendue par le haut à la branche d'un vieil arbre dépourvu de feuillage. Soa constate avec curiosité qu'elle n'a pas l'aspect de celles qu'on utilise à Pryven. Habituellement, elles sont en fer et une petite bulle de verre englobe la flamme de la bougie. Celle-ci est plutôt semblable à une montgolfière. Elle est constituée de cet habitacle très arrondi qui abrite le feu, fabriqué dans un papier rouge et orné d'étranges motifs et dessins. A sa base sont attachés de très fins fils de tissu qui s'agitent avec grâce au gré des brises. Soa n'a jamais rien vu de tel et, par un instinct qu'il ne parvient pas à s'expliquer, il sait qu'il est au bon endroit.
Il dépasse la lanterne, tourne à droite, et le petit chemin s'achève.

Soa écarquille alors les yeux à la vue de ce qui ne peut être que l'endroit recherché. Le Porc Rouge, enfin dévêtu de son manteau des bois, comme une petite ville sous les feuillages, incompréhensible. Si c'est une auberge, c'est de loin la plus colossale d'entre elles, mais Soa soupçonne que cette appellation sert simplement à contribuer au mystère de ce lieu reclus dans la forêt et pourtant si vivant, tellement plus vivant que sa petite ville, alors même que le noir recouvre tout.
Le Porc Rouge n'est pas une bâtisse, en réalité, mais un quartier, un amas de maisons boisées suivant une architecture que Soa n'a constatée nulle part ailleurs, imbriquées les unes dans les autres, formant un tout harmonieux qui prospère en rayonnant et aurait oublié la nuit. Mais la nuit est impensable, la nuit n'existe pas là où subsistent les astres étincelants : désormais, la nuit n'est plus. Il n'y a que cet endroit aux reflets mystiques, éclairé de mille lanternes de papier, vertes, rouges, bleues, comme autant de lucioles fantasques paradant fièrement pour éloigner les ombres, vaste petit monde de lumière. Une fête éternelle pour concurrencer le soleil des étés dansants et éloigner les heures sombres. "Le Porc Rouge scintille sous la pleine lune."

Figé face à l'apparition, Soa est coincé entre toutes ses questions. Est-il seulement bien conscient ? L'aspect onirique de l'"auberge" est indéniable. Peut-être l'a-t-il créée de toute pièce avec sa fatigue pour seul matériau ? Mais il aurait été bien incapable d'imaginer un lieu pareil, même involontairement, alors l'évidence frappe : il est à bon port, et même ! à bon porc. Reste à savoir quoi faire, désormais.
D'ici, l'auberge semble gigantesque et laisse à penser un intérieur aussi vaste que riche. Pour autant, il ne parvient pas à se défaire d'une sensation étrange, comme si l'endroit était encore loin de lui alors même qu'il en est si proche, comme s'il était impénétrable. L'auberge semble presque avoir une volonté propre, une conscience qui accepterait ou non qu'on pénètre en son sein sacré. Toutes ces maisons emboîtées, cette absence manifeste de fenêtre : l'endroit paraît hermétique, un serpent replié sur lui-même, dont toute la vie est intérieure, et qu'il faudrait absolument préserver du reste du monde. Pour toute porte, il y a ces larges battants décorés de tissus aux beaux dessins fuselés et couleurs variées, qui semblent pouvoir coulisser pour permettre un accès à toutes les merveilles.

L'un d'eux s'ouvre alors brusquement et Soa sursaute. Une petite fille aux grands yeux le fixe avec intérêt et presque...défi ? Soa lui rend son regard et imprime son image quelque part en lui. Cet habit aux couleurs vives, semblable à une robe, mais de soie, beaucoup plus fin, et orné des mêmes motifs que les lanternes et les battants de porte, nuages, dragons, végétation, tournant autour d'elle en subtils détails. Sa peau bien moins pâle que la sienne, sur laquelle naviguent paisiblement l'éclat des lanternes-lucioles. L'air indéchiffrable qui constitue son visage captivant.
Elle s'écarte soudain, comme pour l'inviter à la suivre dans les entrailles du Porc. Et Soa, envoûté, en oublie ses questions pour approcher à pas lent. Lorsqu'il la rejoint, elle glisse sa petite main dans la sienne, et ce contact est étrange, tiède et rassurant, une promesse d'être mené aux secrets qui l'attendent. Alors il se laisse aller à cette promesse, et la petite fille l'emporte en refermant derrière elle la porte coulissante.

***

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AnatoleJ
Posté le 29/08/2021
Coucou :D

Alors déjà, comment ça Soa ne garde pas sa nouvelle mamie ? Personne ne reste avec lui pour éviter qu’il ne fasse des bêtises ? ? (bon en même temps je fais le surpris, mais il avait bien dit vouloir explorer les ombres tout seul, donc c’est cohérent, mais quand même, quel scandale, surveillez donc cet enfant)

J’ai deux petits détails qui m’embêtent et après c’est bon :
« En tête, cet étrange unijambiste à lanterne qui éclaire le chemin en progressant rapidement malgré son handicap. »
Mentionner « malgré son handicap » ne me paraît pas nécessaire, dans le chap itre précédent on a bien établi qu’elle était rapide, mamie Maude (c’est le « malgré » qui me chafouine surtout)

« Elle se déplace comme une machine, ses mouvements sont d'une régularité mécanique tandis que sa cape sombre s'agite dans la brise fraîche. »
La répétition de l’idée de machine me paraît de trop, comme on l’a vue dans le chapitre précédent c’est encore très très frais, je trouve qu’ici ça ralentit plus que ça ne renforce

Voilà pour les râleries, la suite j’ai juste mes bêtises habituelles, tu as l’habitude maintenant :

« Et puis, ça n'a sûrement rien à voir, mais il s'inquiète de ne pas revoir Cléa. »
Mince, c’est vrai que ça date...

« En pleine nuit, comme ça, sans dormir ? Hors de question. »
Le sommeil, c’est sacré (d’ailleurs Soa l’a bien compris à la fin du chapitre haha). J’aime bien le rejet immédiat qu’elle a de cette instruction, surtout que ces raisons sont parfaitement logiques, ça pue effectivement le piège un truc donné par un corbeau creepy en pleine nuit

« Il réfléchit déjà à un moyen d'être là-bas à temps, d'être à l'église dans deux jours, parce qu'il y en a forcément un, pas vrai ? »
Mince Gaëlle n’a pas accès à des poneys ? Quelle misère...

« Alors Gaëlle s'enfuit. »
J’aime bien cette idée que c’est vraiment une fuite et non pas un simple départ ! Mais qu’est-ce qu’elle fuit, ses bonnes résolutions, la tranquillité, un peu des deux ? (un mystère qui ne sera probablement jamais résolu haha)

« Elle est constituée de cet habitacle très arrondi qui abrite le feu, fabriqué dans un papier rouge et orné d'étranges motifs et dessins. »
Un coup de vent et paf ça met le feu à la forêt qui est très sèche, j’espère que c’est protégé avec de la magie ce machin x) (en lisant la suite je soupçonne que oui haha)

« Elle ne saurait dire pourquoi, mais elle sent son cœur qui bat vite, dans sa poitrine, elle le sent qui s'affole et qui s'emballe, comme à l'approche d'une tempête. »
C’est à ce moment précis que je me suis demandé si Gaëlle ne serait pas *peut-être* accro à la Traque, dans un sens potentiellement pas très sain, ça ressemble presque à des symptômes d’addiction tout ça (et rajouté à ses multiples tentatives de résistances ça fait sens)

« Parce que, dans ce cas, qui conduit le véhicule ? »
Le poney vient en vacances, la calèche c’est pour ramener des souvenirs et des coquillages chez lui, c’est évident (je trouve ça très drôle que dodoreve interprète ça comme une scène d’horreur, c’est vraiment deux salles deux ambiances comme on dit xD)(bon après je suis pété de rire devant les films d’horreurs c’est comme ça on n’y peut rien)

« Ils discutent dans le calme, ils tiennent à deux doigts d'étranges verres transparents dont le contenu forme de petites bulles. »
Soa découvre le champagne xD

« — Mais c'est qu'il est mignon quand il rougit ! Bon, donne-moi ton joli nom, je vais voir ce que je peux faire. »
Elle me tue xD

« Lorsqu'elle le retire, la lettre X est inscrite à l'emplacement où elle l'a marqué. »
Ne me dit pas que c’est un symbole pour dire pour l’empêcher de boire des trucs pour adultes

« C'est le X qu'Alia lui a tamponné. Il s'illumine de rouge. »
ça l’empêche d’aller se corrompre, je suis mort xD

« Et Cléa, alors ? Où est Cléa ? Il aurait bien besoin d'elle, maintenant. »
Au départ ça m’a surpris qu’il la mentionne aussi brusquement, mais finalement ça colle bien au fait qu’il a l’air de plus en plus secoué par le lieu, il en devient presque incohérent et revient à ce qu’il connait le mieux

« Au-dessus est affiché le même X que celui qui est tatoué sur son poignet. Pas un X. Un 10. »
Bon mes théories étaient pas bonnes DU TOUT mais chuuuuuut j'assume (la vraie explication est cool)

« Soa songe qu'il s'y allongerait bien, maintenant, tout de suite, sans se soucier du reste. »
Pauvre petit gars, vas-y roupille un bon coup, j’espère que Ash a amené une couverture, ce serait la moindre des choses

Voilà pour ce chapitre, à bientôt sur le suivant :D
dcelian
Posté le 04/09/2021
Coucou :)
"Alors déjà, comment ça Soa ne garde pas sa nouvelle mamie ? Personne ne reste avec lui pour éviter qu’il ne fasse des bêtises ?"
Hahah alors là tu marques un point : il se serait pas mis dans un tel pétrin sans mamie Maude. Mais que serait la vie si on devait toujours être accompagné pour pouvoir s'en sortir...

"Mentionner « malgré son handicap » ne me paraît pas nécessaire, dans le chap itre précédent on a bien établi qu’elle était rapide, mamie Maude (c’est le « malgré » qui me chafouine surtout)"
Je comprends ce que tu veux dire mais là je prends le point de vue d'un observateur extérieur ("Quiconque s'aventurerait le long du chemin du serpent en cette nuit de pleine lune serait drôlement surpris d'y trouver un duo aussi mystérieux"), d'où la répétition. C'est histoire de faire un point, si tu veux. Le handicap de Maude n'est pas une tare qui lui revient mais bien quelque chose qui peine son avancée (et qui la rend d'autant plus surprenante), d'où le "malgré" ! C'est pas une façon de souligner qu'elle est handicapée mais plutôt une façon de souligner qu'elle est incroyable *-*

"J’aime bien cette idée que c’est vraiment une fuite et non pas un simple départ ! Mais qu’est-ce qu’elle fuit, ses bonnes résolutions, la tranquillité, un peu des deux ?"
Héhé j'aime bien cette interprétation, effectivement c'était un peu ça mon idée, y a comme une forme de déni dans son geste : fuir, ça lui évite de devoir trop se concentrer sur elle. En rivant son attention sur Soa elle peut oublier un instant qu'elle-même n'a résolu aucun des mystères qui la concernent :)

"C’est à ce moment précis que je me suis demandé si Gaëlle ne serait pas *peut-être* accro à la Traque, dans un sens potentiellement pas très sain, ça ressemble presque à des symptômes d’addiction tout ça (et rajouté à ses multiples tentatives de résistances ça fait sens)"
Hmm c'est intéressant comme analyse. Je pense effectivement que y a un peu de ça dans son comportement, et c'est loin d'être la dernière fois qu'elle se laisse prendre au "jeu"... Reste à voir si elle réussira à s'arrêter ? héhé

"Ne me dit pas que c’est un symbole pour dire pour l’empêcher de boire des trucs pour adultes"
Ahahaha j'ai eu chaud on dirait x) Mais de toute façon Soa est largement en âge de décider par lui-même s'il veut se soûler allègrement ou non :)

"Pauvre petit gars, vas-y roupille un bon coup, j’espère que Ash a amené une couverture, ce serait la moindre des choses"
Je crains qu'Ash n'ait des intentions quelques peu plus funestes que d'enrouler notre pauvre endormi dans des couvertures, mais je te laisse le bénéfice du doute ;)

Merci encore et toujours pour ta lecture, et je constate même que tu as lu le chapitre suivant aussi, alors on se retrouve là-bas dans un instant !!!
AnatoleJ
Posté le 06/09/2021
« C'est pas une façon de souligner qu'elle est handicapée mais plutôt une façon de souligner qu'elle est incroyable *-* »
Est-ce que tu connais le concept d’ « inspiration porn » ? Si ce n’est pas le cas un petit résumé (et au pire ça servira à d’autres personnes qui lisent les commentaires, désolé si je pose des trucs déjà connus) : c’est un terme issu du militantisme handi (Stella Young plus précisément) pour le fait de représenter des actions banales du quotidien comme exceptionnelles simplement parce que ces actions sont effectuées par des personnes handicapées. Et c’est globalement assez désagréable, frustrant, agaçant, voire énervant, pour les personnes concernées.
J’ai l’impression que tu tombes dedans dans ce passage, parce que se déplacer (de quelque façon que ce soit) ce n’est pas si incroyable que ça, des personnes handies jeunes ou âgées le font tous les jours sans que ça soit un évènement ^^ Maude est incroyable dans la scène où elle tabasse tout le monde, mais pas là ! Je dirais que c’est même renforcé par le fait qu’il y a plein de choses qui pourraient faire que quelqu’un ne marche pas vite dans ce contexte là (l’âge ou la fatigue due à l’heure tardive) et tu as choisi inconsciemment de dire « malgré son handicap » et non pas « malgré le fait qu’ils avaient dépassé l’heure du dodo depuis trop longtemps», ce qui met le projecteur justement sur le handicap en effaçant le fait que Maud est inarrêtable parce que c’EST Maude et pas malgré quoi que ce soit ^^

« Mais de toute façon Soa est largement en âge de décider par lui-même s'il veut se soûler allègrement ou non :) »
J’ai presque envie de voir ça xD
dcelian
Posté le 18/09/2021
Je ne connaissais pas ce terme mais le concept m'est familier. Personnellement je trouve ça dommage qu'on vive dans un monde de suspicion où tout peut être pris comme une critique ou une "machin-phobie" sous prétexte que la personne concernée appartient à une minorité ? Le fait que Maude avance AUSSI RAPIDEMENT relève clairement du miracle, et le plus gros obstacle à cette avancée est logiquement le fait qu'il lui manque une jambe ? Je ne compte pas réduire son existence à ce handicap, c'est simplement un procédé littéraire qui relèverait plutôt du contraste. Par exemple, si j'avais mis "malgré son vieil âge", est-ce que ça aurait été perçu comme désagréable envers les vieilles personnes ? Je me trompe peut-être mais j'ai tendance à penser que non.

Pour prendre un autre exemple d'une personne ayant un critère potentiellement discriminatoire : si je dis de Gaëlle qu'elle accomplit tel exploit "malgré sa couleur de peau" alors là c'est du racisme pur et dur parce que sa couleur de peau n'a aucune importance quand elle affronte tel ou tel ennemi. Mais si je dis "les villageois l'acceptent malgré sa couleur de peau", alors on quitte le domaine du racisme pour retomber sur des faits : sa couleur de peau est le caractère "unique" dans cet univers, et c'est l'objet principal de la scène.

Pour en revenir à notre mamie d'amour : si j'avais dit "elle a pris la parole malgré son handicap" (c'est vraiment des exemples à la con hein, n'y vois aucun sens caché ^^) là je suis d'accord avec le concept que tu amènes d' "inspiration porn" : évidemment que son handicap n'a aucun lien avec la scène et est donc proprement inintéressant à mettre sur le tapis.
Mais dans cette scène, son handicap n'a rien d'inintéressant ou de négligeable, et (encore une fois, je me trompe peut-être mais je pense que) du point de Soa c'est l'élément le plus impressionnant car le plus atypique. Je n'avais pas envie de rendre banal quelque chose d'aussi fort. Et je pense pouvoir dire que je ne suis pas d'accord avec toi sur ce point (mais je respecte évidemment ton opinion, hein, ne prends pas ça comme une attaque personnelle, ce que tu dis est très intéressant) : "le fait de représenter des actions banales du quotidien comme exceptionnelles simplement parce que ces actions sont effectuées par des personnes handicapées"
Une action "banale" pour nous ne l'est pas forcément pour tous, et c'est justement cette vulgarisation que je voulais éviter. Marcher pour quelqu'un à qui il manque une jambe n'est pas nécessairement une "action banale du quotidien", ça peut être un vrai tour de force, ça peut requérir un courage phénoménal, un travail d'acceptation de soi absolument démentiel, ça peut relever de la plus puissante des volontés, et à tous ces égards, ça suscite pour moi un respect absolu. Je sais pas si tout ça est très clair ? hésite pas à me dire ce que tu en penses :)
AnatoleJ
Posté le 02/10/2021
Je rebondis sur ça et j’approfondis ensuite le reste :
« Mais dans cette scène, son handicap n'a rien d'inintéressant ou de négligeable, et (encore une fois, je me trompe peut-être mais je pense que) du point de Soa c'est l'élément le plus impressionnant car le plus atypique. »
Dans cette scène, et tu l’as dit toi-même, on regarde notre duo d’un point de vue extérieur, on dézoome. C’est pour ça que ça m’a sauté aux yeux, alors que justement lorsqu’on découvre Maude du point de vue Soa dans le chapitre précédent, le fait qu’il s’attarde autant sur sa jambe, sa démarche, et la « déshumanise » par défaut avant de savoir qui c’est ne m’a pas particulièrement choqué, parce que c’était cohérent avec la narration et que ça apportait un contraste intéressant avec la découverte juste après de son humanité (une humanité un peu violente, certes, mais très chaleureuse quand même à sa façon).

Ici en fait ce qui m’embête c’est qu’au moment de dézoomer d’un point de vue « neutre », on ne voit plus que son unijambisme et sa vitesse. J’insiste sur ce point mais à ce stade du récit on connait déjà Maude, et si avancer vite (et avancer tout court) peut être difficile voire impossible pour beaucoup de personnes à mobilité réduite (sur ça on est d’accord), ces personnes rapides existent dans notre monde et le font tous les jours, c’est ça qui est « banal ». Avoir un brin d’admiration pour quelqu’un qui galère d’habitude et qui réussit quelque chose pour la première fois ou pour la première fois depuis longtemps, ça aurait du sens pour moi, mais dans le cas de Maude, on a déjà établi que c’était très habituel pour elle. Du coup pour prendre une comparaison sur la vieillesse (et rebondir sur ça : « Par exemple, si j'avais mis "malgré son vieil âge", est-ce que ça aurait été perçu comme désagréable envers les vieilles personnes ? »), je sors les confettis pour ma mamie qui peine à faire vingt mètres par jour quand elle en fait exceptionnellement trente, mais si je le faisais pour une mamie du même âge qui fait encore des randonnés régulièrement ce serait assez condescendant finalement x) (sauf si elle a un très grand sens de l’humour mais ce ne serait donc plus de l’admiration sur ses capacités, juste du foutage de gueule bon enfant) Tout est dans le contexte, et je trouve personnellement que le contexte ne s’y prête pas avec Maude ! Parce qu’autrement je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis ici :
« Marcher pour quelqu'un à qui il manque une jambe n'est pas nécessairement une "action banale du quotidien", ça peut être un vrai tour de force, ça peut requérir un courage phénoménal, un travail d'acceptation de soi absolument démentiel, ça peut relever de la plus puissante des volontés, et à tous ces égards, ça suscite pour moi un respect absolu. »

« mais je respecte évidemment ton opinion, hein, ne prends pas ça comme une attaque personnelle, ce que tu dis est très intéressant »
Pareil bien sûr, par contre moi c’est 100% personnel, je t’embête parce que j’aime bien ton texte donc je cherche la petite bête pour en faire la meilleure version possible, nom d’un ptit bonhomme

N’empêche ça m’amuse un peu toute cette discussion sur finalement un paragraphe, mais ça confirme qu’on peut mettre beaucoup de sens dans très peu de mots, c’est le truc cool de l’écriture j’ai envie de dire haha
dcelian
Posté le 03/10/2021
Hihi merci d'être repassé par ici, je comprends mieux ce que tu veux dire. En fait pour être honnête je pense que j'avais pas compris pour une raison assez précise : je mets souvent BEAUCOUP de temps entre deux chapitres, et du coup ce 'récap de la situation' en fait je me l'adresse plutôt à moi-même, parce que si ça fait deux semaines que j'ai pas écrit ça me permet par exemple de faire le point sur la situation. J'oublie facilement que le lecteur peut juste, euh, faire un truc normal de lecteur c'est-à-dire lire le chapitre 13 et puis soudainement lire le chapitre 14 d'emblée (truc de maboule), et dans ce cas mon récap n'a absolument aucun intérêt x)
Alors du coup, une solution qui va probablement te satisfaire : le problème vient évidemment de ce récap qui n'a aucun sens, mais sache que je suis en pleine réécriture des premiers chapitres (euh oui, normalement on fait ça APRES avoir fini, but i'm not like the other girls)
Et mon plan est le suivant : je vais reprendre un peu tous mes chapitres. Donc = je vais finir par revenir sur celui-là, et quand ça sera le cas j'en profiterai pour faire un gros point et très certainement supprimer mon récap d'andouille. Par ailleurs, j'ai publié les modifications de mon chapitre 1 si jamais ça t'intéresse d'aller y jeter un œil !! Ce sont de GROSSES modifications, il se passe toujours les mêmes choses mais l'écriture a été passée au peigne fin et je trouve ça beaucoup mieux ! Enfin, tu remarqueras peut-être pas vu que ça doit faire une éternité et quelques que tu l'as lu maintenant (je ne peux pas te jeter la pierre obviously), mais voilà pour les news ! Du coup si je publie pas de nouveau chapitre c'est surtout pour ça, pas d'inquiétude :)
ENFIN BREF : merci pour ton commentaire et ta gentillesse, je m'occuperai de régler tous ces problèmes :D
AnatoleJ
Posté le 19/10/2021
« J'oublie facilement que le lecteur peut juste, euh, faire un truc normal de lecteur c'est-à-dire lire le chapitre 13 et puis soudainement lire le chapitre 14 d'emblée (truc de maboule), et dans ce cas mon récap n'a absolument aucun intérêt x) »
Tu sais qu’en prime les lecteurs sont des êtres criminels et que certains peuvent lire en dix minutes un truc qu’on mets des semaines à écrire ? ? Franchement quel scandale T_T

J’ai regardé le chapitre 1 du coup et effectivement, même si je sens que ce n’est pas le même malgré le squelette identique, je ne me souviens pas assez de la version précédente pour savoir exactement ce qui a changé, donc je dirais juste que ça a l’air de bien fonctionner comme nouvelle version ! Bon courage pour ces corrections, je ne commenterais pas le fait qu’effectivement on fait ça après normalement, tu t’es dénoncé toi-même x) (mais en vrai ça m’arrive de faire pareil, shhhhh)
dcelian
Posté le 28/10/2021
Hahaha de vrais démons, mais vous êtes parfaits comme vous êtes, ne changez rien pour autant ;)
Merci d'y avoir jeté un œil ! et "tant mieux" si les modifications te font cet effet-là, mieux vaut que ça ait l'air d'être relativement similaire !!
Sklaërenn
Posté le 26/03/2021
J'ai genre les mêmes réactions que Dodoreve XD Du coup, je ne vais pas tout redire lol, juste ça : Pourquoi Ash prend la peine de toute cette mise en scène alors qu'ils auraient pu se parler dans la forêt nom de zeus ça me perturbe !!! Et Cléa, ça fait un moment que ça me travaille ça aussi ahah. Enfin, on est arrivé à destination ( pour l'instant en tout cas), j'ai hâte de lire la suite <3

Je suis toujours emportée par ton univers, la façon dont tu nous transporte dedans avec tes mots qui nous imprègne de ce que ressentent tes personnages. Tant émotionnellement qu'au niveau des sens. C'est enivrant je dirais :)
dcelian
Posté le 29/03/2021
Ahh je comprends tout à fait ton intrigue, y a une explication mais je peux évidemment pas encore te la donner. Tu finiras normalement par comprendre ;)
Merci beaucoup pour tes retours, en tout cas. C'est vraiment trop sympa, ce que tu dis ! "enivrant", carrément ? Franchement, c'est adorable
Merci <3
Sklaërenn
Posté le 29/03/2021
Bah, clairement oui. Tes descriptions, la façon dont tu écrit, je n'avais pas d'autres mots. J'ai pas mal d'histoire que j'aime sur PA, notamment Loup de dodoreve( que j'aime aussi beaucoup ), mais on a tous notre style et le tien m'accroche tout particulièrement. Il a ce je-ne-sais-quoi qui nous(enfin me surtout lol car je ne voudrais pas parler pour tout le monde non plus ^^" ) transporte.
dcelian
Posté le 30/03/2021
Merci encore alors, c'est hyper gentil et ça me touche carrément <3
(et oui, Loup est carrément chouette aussi dans son style !!)
dodoreve
Posté le 23/03/2021
Coucou ! J'ai eu peur de ne pas réussir à prendre le temps de venir lire ce chapitre, mais finalement, je suis là. Ouf. En plus il est loooong c'est cool !
"Seuls les arbres leur tiennent compagnie. Ils défilent, toujours similaires, toujours aussi calmes, enveloppés dans la nuit." ouiouioui
"Il a la désagréable impression qu'il lui manque une pièce du puzzle, une pièce d'importance. Et puis, ça n'a sûrement rien à voir, mais il s'inquiète de ne pas revoir Cléa. La dernière fois qu'ils se sont quittés, il devait retourner chez lui, à Pryven. Il s'en est passé, des choses, depuis... Pourtant, aucune nouvelle." Bah oui !! Moi aussi je me demande où elle est !
"avec un curieux regard" J'ai souri parce que c'est le genre de truc que j'aurais écrit : ce n'est pas censé être plus juste d'écrire "avec un regard curieux" ?
"Elle semble avoir compris la décision qu'il a prise, elle semble lire la détermination sur son visage." J'aime beaucoup tes répétitions tu le sais, mais là je trouve qu'elle n'est pas si justifiée que ça. J'aurais envie de les réserver pour des moments plus marquants, mais ça dépend de l'équilibre que tu veux donner à ton style ! Dans le doute, et comme ça m'a traversé l'esprit, je te fais part de mon impression (mais ce n'est pas une critique négative pour autant hein, tu fais ce que tu veux, et encore une fois : j'adore tes répétitions).
"Eh, pleure pas, biquette." AHAH
"Gaëlle suit le vent." Tu te souviens de mes analyses ? Je dis ça, je dis rien. Peut-être que ça veut rien dire, mais je le rajoute à ma liste.
"à l'Ouest toute, le soleil levant dans le dos" C'est idiot et je sais que c'est pourtant pas complexe en plus mais mine de rien, j'aime bien l'attention portée à ces détails et au déplacement des personnages relativement aux points cardinaux (est-ce que j'ai toujours une boussole dans mon sac, oui, peut-être bien). C'est un petit détail qui donne de la présence aux personnages je trouve (et qui me plaît donc quoi qu'il arrive).
"Autour d'elle, Lundwal s'éveille lentement. Elle sourit. Elle la connaît par cœur, sa ville, elle la connaît dans ses moindres détails. Elle connaît le grincement des volets de bois peints en bleu, le chant des mouettes et des goélands qui flânent, là-haut. Elle connaît le tapotis des pas sur les pierres au sol et le doux roulement des vagues dans le lointain. Elle les apprécie encore un instant, avant de s'échapper, avant de filer vers l'ailleurs, vers le plus loin." Ahhh <3 (Même si les goélands = les oiseaux du démon)
Argh, les frissons quand la calèche arrive ! Comme tu la décris d'abord d'un point de vue sonore ça ajoute du suspense à la scène, tout en étant très cohérent comme on vit les choses du point de vue de Gaëlle ! (ka-clong : très bon choix d'ailleurs, et c'est pourtant pas évident d'écrire un bruit !)
"Parce que, dans ce cas, qui conduit le véhicule ?" hhhhh les frissons Je te rappelle que j'ai zéro tolérance à l'horreur moi JE VAIS FAIRE DES CAUCHEMARS APRÈS ! En plus charrette + Gaëlle et sa faux ça suscite beaucoup l'imaginaire de la mort, donc ça fait un petit peu peur quand même ;-;
"vous être Marthe ?" Pauvre Soa, c'est plus simple la télépathie, hein ? Allez, on te pardonne.
("T'es un drôle d'oiseau, toi." J'ai ri parce que j'ai quasiment écrit cette phrase il y a peu pour mon histoire.)
"Enfin bon, c'est pas ce qui manque, ici, les drôles d'oiseaux..." >:O Les chemins de Soa et Gaëlle se recroiseront-ils plus tôt que prévu ? J'avoue que ça me surprenait qu'on envoie Gaëlle à un endroit où Soa n'était pas, mais c'est une coïncidence qui m'interpelle quoi qu'il arrive !
"S'il pouvait s'enfoncer sous terre, c'est probablement le moment qu'il choisirait pour le faire." C'est là que je me suis dit qu'en fait, dans une autre dimension, nos personnages pourraient principaux pourraient peut-être bien être amis x)
"Il y fait sombre, ou du moins y a-t-il tellement de fumée que tout paraît flou. Il y fait chaud, aussi. Il y fait une chaleur douce, une chaleur qui caresse le visage, une chaleur confortable.
C'est effectivement un salon, il y a de larges canapés et fauteuils de velours, il y a des coussins en toile éparpillés au sol. La pièce est vaste, et il y règne une atmosphère complètement envoûtante." C'est assez déstabilisant pour lui et je le comprends bien, c'est peut-être moi qui délire encore, mais cette description elle passe quand même pas mal par le toucher alors que Soa c'est les yeux. Voilà, c'est peut-être qu'un détail hasardeux, mais ça me semble cohérent et bien coller à son ressenti !
"Il y a des gens, aussi. Il y a beaucoup de gens, des dizaines, peut-être. Ils ne lui prêtent aucune once d'attention. Ils crachent une fumée épaisse qu'ils aspirent dans un tube étrange relié à une machine plus étrange encore. Ça sent bon, pourtant. Ça sent des arômes que Soa ne connaît pas, des arômes d'ailleurs. Ils boivent, aussi." Ah bah eh, voilà : goûts, odeurs, mais ça reste chaotique visuellement.
"Ils rient, ils dorment, certains s'embrassent, d'autres vont plus loin encore, hommes, femmes, il ne parvient pas à faire la différence." ( ಠ.ಠ)
"un endroit où l'on vient pour braver tous les interdits qu'impose l'Eglise à l'aide de son Inquisition" C'est une présente qui plane discrètement sur ton histoire depuis le début, mais j'ai hâte qu'on saisisse mieux ses enjeux !
"Pas un X. Un 10." Bien vu !
"Tu me parlais de réponses à mes questions, c'est bien pour ça que je suis ici, non ?" Je trouve la phrase un peu maladroite à cause du verbe "parler" - comme si je m'attendais plus à "Tu me promettais des réponses à mes questions" : "C'est bien pour ça que je suis ici" ça sous-entendrait alors "pour ces promesses", tandis que si c'est pour "tu me parlais" ça sonne un peu plus étrange (mais c'est peut-être que dans ma tête).
Woaw, si je m'attendais à ce que Soa... DORME ??? J'avoue que ça me crispe - "C'est si simple, si calme, si tranquille.", bah pas dans ma tête en tout cas. Mais toute l'atmosphère qui se dégage de ce Sanctuaire est si mystérieuse que la curiosité me pique bien plus que l'inquiétude ! Pourquoi Ash il fait sa drama queen genre "viens me retrouver à tel endroit" alors qu'ils auraient pu parler tranquillou dans la forêt ? Je m'attendais à ce que ce soit quelqu'un d'autre du coup, mais ça m'intrigue encore plus que ce soit lui. Qui est-il donc ? Et Cléa, c'est vrai ça, elle est où Cléa ?
Encore un chapitre assez dense en questions, et pourtant on a déjà avancé : on est enfin au Porc Rouge, et sans doute qu'au prochain chapitre on en apprendra, des choses ! (Ou peut-être que non, ahah)
Une semaine c'est si long pour avoir la suite, mais que veux-tu, je patienterai bien. :D
dcelian
Posté le 24/03/2021
C'est hyper étrange, mais le site ne veut pas que je poste mon copier-coller comme réponse sur CE COMMENTAIRE PRECIS ET UNIQUEMENT CELUI-LA
Je pense que tu es maudit, je préfère te prévenir x)
Je t'envoie ma réponse sur FPA, du coup, mais je le glisse ici aussi (on le dira jamais assez) : merci pour tout :D
dcelian
Posté le 24/03/2021
Ah y a peut-être trop de caractères dans ma réponse ? Je sais pas. Bref c'est pas très grave
dodoreve
Posté le 24/03/2021
Moi tout ce que je vois, c'est que tu essaies de casser PA. Et franchement c'est pas joli de faire ça. J'aurais honte, à ta place. :o
(Bah, je file lire ça et te répondre, mais j'espère que ça n'arrivera plus quand même ! Ou faudrait essayer de répondre en deux fois ? Mystère.)
dcelian
Posté le 24/03/2021
Le dis pas trop fort, les admines risquent de t'entendre...on dit qu'elles sont sans pitié x)
Et pas bête, ton idée ! J'essaierai ça la prochaine fois :D
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