Chapitre 14 - Le ciel

Notes de l’auteur : Et voilà le dernier chapitre^^ il est un peu brouillon, désolée...

Lorsque j’entre dans la pièce, Son aura me frappe. Je vacille, comme ma détermination.

- Eri ?

Le Maître a froncé les sourcils en me voyant dans cette tenue.

- C’est moi, lancé-je avec d’une voix fluette.

Je m’approche, le visage niais et souriant. Si j’avais une queue de chien, elle serait en train de battre dans mon dos.

- J’ai réussi à la chasser !

Il sourit, et malgré tous mes efforts je sens Sa chaleur s’infiltrer en moi. Sa large main se lève pour venir me tapoter la tête.

- Bravo, Eri, je suis fier de toi. C’était une très bonne idée de commander cette chambre.

- Merci, Maître.

Qu’est-ce que tu fais ? siffle la petite Eri.

- Maître, je suis inquiète.

- Pourquoi donc ?

- Vous… ce procès…

- Oh ne t’en fais pas pour ça.

Nous nous asseyons côtes à côtes sur le lit.

Tu es en train de m’imiter ?!

- J’ai vécu ma vie comme je l’entendais, et j’en tire une grande fierté.

Calme-toi, nous sommes Eri.

Scipio me scrute.

- Ça ne va pas ? s’enquit-il. Tu sembles tendue.

- Je suis inquiète, je vous l’ai dit.

J’espère que mon regard de poisson mort est suffisant pour le tromper. Sinon il ne se laissera pas surprendre.

- Tu sais, Eri, tu es une de mes plus grandes fiertés, souffle-t-il en reportant son regard sur le mur gris.

Il frictionne ses doigts. Une tristesse languissante se glisse entre ses rides.

- Je cherche un plan. Mais j’ai peur de devoir passer trente années dans cette prison.

- Non, on va en sortir, Maître.

Il s’esclaffe doucement.

- La vie, ce n’est pas un film d’action, tu sais.

- Mais quand même…

Soudain, il fait volte-face vers moi.

- J’en étais sûr, lâche-t-Il, c’est toi. Eri ne sait pas ce qu’est un film d’action.

Je me fige, en apnée.

Un rire émerge par vagues de la gorge du Maître.

- Pauvre Eri, elle était condamnée à se faire enfermer dans son propre corps.

- Ce n’est pas le sien, c’est le mien, éructé-je, le cœur battant.

- En es-tu sûre ?

Je suis traversée d’un frisson, je recule.

- Pourtant je vois ici ma petite Eri. Pas la véhémente femme qui m’a donné envie de la créer.

- Tais-toi.

- C’est un plaisir de te retrouver, ma chère.

- Tais-toi.

- Tu es savoureuse.

- TAIS-TOI !

Je lui bondis à la gorge. Je ne vois même pas venir Son coup, une douleur cingle mon corps et me jette sur le sol. Sonnée, je n’ai pas le temps de me relever. Il se penche vers moi et saisit mon visage entre Ses mains.

- Toi aussi tu es ma création, murmure-t-il.

Ses yeux argentés sont en face des miens. Ils me prennent, me caressent, m’absorbent. Je n’ai pas le temps de résister, l’autre Eri surgit.

Je me mets à pleurer tandis qu’elle déforme mes lèvres.

- Maître ! s’exclame-t-elle.

- Ma fille.

Il l’aide à se relever.

- Maître, je suis désolée, je ne suis pas assez forte ici.

- Tu n’as pas à t’excuser, voyons.

- Maître… puis-je ?

Il écarte les bras.

- Viens.

Elle se niche contre son torse, sa chaleur acérée m’envahit. Le Maître est notre unique monde, à cet instant.

Mais bientôt, les larmes la rattrapent.

- Je vous aime tellement, Maître, je vous aime tellement. Pourquoi faut-il que ces gens nous séparent ?

- C’est le prix à payer pour avoir vécu comme nous l’entendions. Là, là.

Il nous caresse la tête. Son geste est doux.

- Je ne sortirai pas en bonne état de cette prison, je ne sortirai même peut-être pas.

- Ne dites pas ça…

- Mais toi, Eri, tu peux survivre. Quelques années, ce n’est rien.

- Pas sans vous.

- Tu peux continuer, continuer à effrayer le monde.

- Maître…

- S’il te plaît, Eri.

- Je… je ne veux pas vivre sans vous. Je ne peux pas vivre sans vous.

- Tu es plus forte que tu ne le crois. Promets-le moi, Eri. Promets-moi que tu me feras honneur.

Elle renifle, hoquette.

- Je… je promets.

- Merci Eri.

Il pose son menton sur notre crâne. Il nous entoure, impossible de reprendre le contrôle. Je suis noyée dans Son aura. Eri, elle, est comme un poisson dans l’eau.

- Je vais retourner dans ma cellule, annonce-t-Il.

- Non ! Non, Maître, s’il vous plaît.

Je hurle intérieurement.

- Je dois me reposer, le procès est épuisant.

- Restez avec moi, encore un peu, s’il vous plaît.

Je déchire mon propre esprit. Notre corps est agité de convulsions.

- Eri, je pars, fait le Maître d’une vois plus dure.

Elle baisse la tête, retenant ses larmes.

- Au revoir, dit-elle du bout des lèvres.

Obnubilée par la silhouette de Scipio qui s’éloigne, elle remarque à peine ses doigts qui jouent des claquettes, me laissant creuser, pulser, jaillir. Je suis là, sous la surface. Il a le dos tourné, c’est le moment.

Elle pousse un léger hoquet alors je m’empare du corps avec un cri de rage inaudible. Maintenant vite, elle se débat, elle est encore puissante. J’enlève ma robe d’un geste empressé, je n’ai rien mis dessous. Vite, je sors le mouchoir en dentelles de ma poche et en fait une boule compacte je m’insère dans la gorge.

Notre estomac se soulève, notre gorge se contracte. Nos mains résistent, mais l’ordre est impératif, elles enfoncent toujours plus profondément le mouchoir. L’air se raréfie, je lutte contre notre corps.

- Non !

Scipio s’est retourné. Il fond sur nous pour nous enlever l’arme mortelle de la bouche.

- Eri, qu’est-ce que tu fais ? Arrête !

À force de hoquets et de flots de salive mousseuse, il réussit à extraire le morceau de tissu de ma gorge.

- Eri, tu…

C’est le moment. Je bondis vers sa pomme d’Adam exposée. Je ne dois pas avoir une hésitation.

Je visualise une part de gâteau, ferment les yeux tandis que les larmes, au contraire, jaillissent des mes paupières. Je croque de toute la force de ma mâchoire. Je sens les tissus céder les un après les autres, certains, plus durs, émettent de légers craquement.

Le hurlement de Scipio meurt en un gargouillis.

Un liquide chaud au goût puissamment métallique explose dans notre bouche. Les muscles tendus à se rompre, je lance notre tête en arrière, tentant de garder le plus de chaire entre nos dents. Un gros morceaux y est coincé, je dois fournir un dernier effort pour l’arracher du corps de Scipio.

Nos yeux se résistent pas plus longtemps et s’ouvrent pour voir le Maître s’effondrer. L’étau de Ses mains qui m’avaient agrippées s’évanouit. Le morceau de chaire est propulsé hors de notre bouche avec un flot de nourriture à moitié digérée.

On s’effondre, les membres comme pris de folie.

Alors que nos iris se posent sur les dernières convulsions du Maître, Eri reste immobile. Ce n’est que lorsque les yeux de Scipio se teintent d’un gris implacable et définitif qu’elle a sursaut. Léger, le frisson qu’il déclenche m’effleure à peine.

Alors, Eri se met à hurler.

Un son inaudible qui vient me percuter, me jeter à terre. Un son qui perce mes tympans, s’infiltre dans chaque parcelle de mon corps pour y planter des aiguilles incandescentes. Je pousse un râle, le hurlement s’allonge, s’étire, se déchire pour exploser.

Tremblante, allongée sur le sol, je vois Eri se détacher de moi pour se glisser près du Maître.

Privée de force, elle s’affaisse et se met à pleurer, cessant enfin ce cri ignoble.

Elle serre le cadavre dans ses bras invisibles.

- Maître… réveillez-vous… Allez, ce n’est rien… réveillez-vous… je vous en supplie… Vous n’avez pas le droit… Maître !

Je vois la silhouette de la petite Eri se tasser, s’affiner. Elle se replie sur elle-même, son corps devient véritablement squelettique. Un instant, elle parait être une fillette. Mais elle acquiert bien vite l’apparence d’un spectre exsangue, affreux.

Elle tourne alors ses orbites vides vers moi. Elle profère des menaces, peut-être une malédiction. Je ne sais pas, je ne l’entends pas. Son corps s’effrite, il perd l’infime consistance qui lui rester. Il n’est bientôt plus qu’un tapis de poussière qui recouvre le Maître.

Je me relève tant bien que mal.

- Ne t’inquiète pas, je vais bientôt te rejoindre.

Je fixe un instant le cadavre glacé de Scipio. Il y a du sang partout.

- Une de moins. L’autre va suivre.

Je me détourne et va m’asperger d’eau au lavabo. Je fais disparaître jusqu’au moindre soupçon de rouge.

Je revient dans la chambre, frissonnante. La poussière qui recouvrait le cadavre s’est évanoui. Je suis presque surprise que Scipio ne se soit pas relevé pour me faire payer mon insolence.

Mais c’est un homme, juste un homme. Un homme qui n’existe plus.

Je remets ma robe et brosse mes cheveux. J’ai l’impression que la barrette est incandescente. Pourtant, étrangement, elle semble terne, fragile.

Scipio n’est qu’un homme, et ce n’est qu’une barrette.

J’ouvre la porte de la chambre et la referme directement derrière moi. Je me sens seule dans ce corps, je n’ai pas l’habitude. J’ai l’impression d’être exposée.

Le gardien fronce les sourcils.

- Vous avez déjà fini ?

- Oui, il dort. C’est l’heure de ma promenade dehors.

Le gardien me détaille, j’espère que j’ai bien effacé toute trace du massacre. Il m’a l’air de soupçonner quelque chose. J’inspire. Mais finalement il me fait signe de le suivre avec une moue dubitative.

Sur le chemin, je contemple les murs, le sol, le plafond, la moindre ampoule. Je marche lentement, profite de mes dernières secondes de vie.

J’ai tué le Maître, j’ai mis fin à sa vie affreuse. J’ai vengé tous ces pauvres gens.

Erika ne m’en voudra pas, j’en suis sûre. Elle va être un peu perdue, la pauvre, mais je suis sûre qu’elle s’en sortira. Elle est forte, je le sais.

Mais pour qu’elle renaisse, je dois m’effacer.

La lumière du jour se languit sous la porte. Lorsque le gardien ouvre, elle me frappe avec violence et douceur. Je vacille, les larmes inondent mon visages. Je hoquette, avance, mes jambes ne me soutiennent plus.

- Ça va ?

Je m’accroche au gardien et réunit mes dernières forces pour émerger sous le ciel.

La chaleur pure du soleil m’enveloppe, me berce, m’élève. Je savoure ses rayons qui jouent sur ma peau. Il est magnifique, éternel, puissant. Le vrai soleil.

J’ouvre les yeux, je me brûle la rétine, mais qu’importe. Je veux voir l’azur au plus près de sa lumière.

Le ciel est intense, infini, palpable bien que lointain, éclatant et immensément grandiose. J’écarte les bras et me perd dans le vertige de sa contemplation. Je me sens aspirée avec délice.

D’un geste, je jette la barrette rouge et l’écrase du talon. Elle cède facilement.

Aussitôt, mes pieds se détachent du sol, je m’élève, aussi légère que la brise.

Voilà, je te laisse ce corps, Erika. Il est un peu meurtri, désolée. J’espère que tu pourras l’emplir de ta présence.

Je m’envole, me noie, me dissous, me fonds dans le ciel. Il m’accueille avec chaleur, étend mes perceptions.

Je vois le monde.

Je vole, je suis infinie.

- Au revoir, Erika.

Attends-moi, Eri.

Je me perds dans le ciel.

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Guimauv_royale
Posté le 27/04/2020
Coquilles

- il perd l’infime consistance qui lui rester (reste)
- les larmes inondent mon visages (sans « s »)
- Je m’accroche au gardien et réunit (réunis) mes dernières forces
AudreyLys
Posté le 16/05/2020
merci !
Alice_Lath
Posté le 25/03/2020
On pensait qu'elles étaient deux mais elles sont trois... Ingénieux comme retournement haha. D'un côté, la Eri qui se casse laisse vraiment tous les problèmes à Erika qui reste en mode: "c bon g fini ma tâche, goodbuy!" La fin de Scipio le rend en effet terriblement humain par rapport au début où il apparaissait clairement comme un dieu tout puissant haha Je vais aller découvrir l'épilogue pour terminer cette merveilleuse lecture!
AudreyLys
Posté le 25/03/2020
A propos de ce triplement de personnalité, est-ce que c'est assez clair où este que tu penses que je devrais mieux le préciser/préparer ?
Merci booooocoup pour ta lecture et tes com' ^^
Alice_Lath
Posté le 25/03/2020
Mmmh, moi je trouve ça clair mais ce n'est qu'un avis parmi d'autres...
AudreyLys
Posté le 25/03/2020
Ok merci^^
Emejie
Posté le 29/01/2020
Bonjour,
je viens de lire les autres commentaires ou tu expliques les 3 Erika. Hum, sans ses explications, cela restait confus pour moi. L'idée est à fouiller pourtant !
attention à la confusion chair/chaire.
Je me détourne et vaIS m’asperger...
La poussière qui recouvrait le cadavre s’est évanouiE
Bonne suite !
AudreyLys
Posté le 29/01/2020
Salut^^
Oui, c'est un gros point que je dois retravailler !
Merci pour les coquilles, et plus largement pour ton com' ^^
Samy
Posté le 27/12/2019
Ze end ! Ssank you ! :-)
Quelle histoire mes amis, quelle histoire !

Par contre, pas compris : Eri vs Erika = ok

Mais si l'esprit d'Eri reste en arrière et que celui d''Erika s'en va aussi, qui reste-t-il ?
Mystère et boule de chewing gum...
AudreyLys
Posté le 27/12/2019
Merci ^^

Ah mince, c’est difficile d’expliquer tout ça dans le texte, désolée que tu n’aies compris. En gros Érika s’est rendu compte qu’elle n’etait pas la vraie, celle d’avant l’accident et qu’elle était parasitée par Éri. Du cou elle décide de s’en aller pour laisser place à la vraie Érika Furchausen. Mais c’est pas dit que ça marche

Normalement je devrais pas te l’expliquer’ je devrais le faire comprendre dans le récit. Il va falloir que je retravaille ça.

Merci pour ta lecture et ton com !
Sorryf
Posté le 26/12/2019
j'ai mis le temps mais ça y est, j'ai rattrapé mon retard !
Bravo pour avoir fini une nouvelle histoire ! la fin est belle, un peu mystique je trouve, ce qui me va (j'avais vraiment très peur de la manière dont ça allait se terminer :x)
quand Eri piétinne la barette j'étais trop heureuse !
mais ça reste une fin triste : Erika (la gentille donc) va finir sa vie en prison pour Eri. Enfin c'est comme ça que je l'interprète.
La scène ou elle tue l'affreux, j'ai failli gerber x.x
les adieux T__T

Petite remarque : dans le chap 12, lors du procès tu dis qu'il y a des flash d'appareil photo. Or, je crois bien (mais à vérifier, tu m'as mis le doute) que c'est interdit de prendre des photos lors d'un procès, même que c'est pour ça qu'on a toujours des illustrations genre aquarelle des accusés etc, quand ça parle de procès aux infos.

A bientôt sur la danse étoilée !!
AudreyLys
Posté le 26/12/2019
Pas de problèmes^^
Merci ! Argh tu me mets encore plus le doute sur l'épilogue x( j'hésite à la poster...
Ha ha oui c'est assez gore

Mmmmh je pensais qu'en France c'est possible... je vais checker mais tu as sans doute raison.

À bientôt <3 j'espère que ça va mieux les grèves
Hinata
Posté le 22/12/2019
J'aime beaucoup tout le face à face entre Scipio et les 2 Eri, le "faux suicide" pour le surprendre, la manière dont elle le tue aussi, sauvage mais crédible selon moi étant donné la rage qu'elle doit avoir après ce qu'il lui a fait subir...

Je t'avoue que je n'ai pas trop compris la fin (enfin, j'ai compris ce que tu as écrit hein, juste ce choix me paraît étrange) : le fait que l'ancienne Erika n'existe plus me semble très logique, très triste aussi, mais qu'elle se suicide (par sa propre volonté ?) pour lui laisser la place, c'est bizarre pour moi. Qu'il y ait 3 Erika, je vois. Mais comment la première est censée revenir après que les 2 autres soient mortes ?

Il y a quelques coquilles dans ce premier jet, mais j'étais trop prise dans ma lecture pour tout relever. Et puis ce ne sont que des fautes de frappe que tu n'auras pas de mal à repérer plus tard ;)

Vraiment c'est une bonne histoire et ton écriture joue beaucoup dans l'atmosphère et l'ambiance !! Ça m'a plu et je sais que je ne vais pas l'oublier ^^
AudreyLys
Posté le 22/12/2019
Merci^^ tu commentes vite dis donc, ça fait plaisir !

Oui alors c’est un peu bordélique même pour moi. En fait pour moi, il y a effectivement 3 Eri, l’originale “endormie”, celle du Maître et Elle. Elle se suicide parce qu’elle ne supporte pas de vivre dans ce corps qui n’est pas le sien, de cette manière elle « réveille » la première Érika qui n’a pas vraiment vécu ces événements. Il faut savoir qu’au début Elle se considère comme l’originale et qu’elle se rend compte après coup que ce n’est pas la cas. Elle se sent donc intruse. Bref, je te dis « il faut savoir » mais je devrais juste mieux le montrer, c’est juste que c’est compliqueee. Une des choses que je devais devoir retravailler à la réécriture.

Pas de problème ;-)

Merci ! A ce propos, ce n’est pas tout à fait fini, puisqu’il reste une épilogue... sauf que je ne suis pas sûre de l'intégrer à l’histoire. À la base elle ne devait pas exister mais je l’ai écrite comme ça... je vais y réfléchir

En tout cas merci pour ta lecture et ton com ! <3
Cocochoup
Posté le 22/12/2019
Lu!
Englouti !
Je suis une grande fan des happy end, alors forcément je suis heureuse 😍
Je me doutais que Scipio ne resterait pas en vie, mais quelle fin sauvage !
Ce passage mériterait un peu plus de détails. Comment elle lutte pour ne pas sombrer par manque d'oxygène pour visualiser sa cible. Peut être donner quelques détails sur la réaction de Scipio ? Dans son regard ?
Je croise les doigts pour qu'eri ne devienne pas une coquille vide maintenant que les 2 eri sont parties
En tout cas, merci pour cette lecture!
AudreyLys
Posté le 22/12/2019
Oooow ça me fait plaisir tout ça <3
Les détails, j’y ai déjà pensé mais sur le coup ça ne m’est pas venu. Je verrai à la réécriture ^^
Merci à toi <3
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