Chapitre 14 : La tache blanche

Notes de l’auteur : Les participants à la Table commencent à pointer le bout de leur nez... J'espère que vous apprécierez ce chapitre, qui encore une fois, va de paire avec le prochain. Hâte d'avoir vos retours :)

Le lendemain, le roi Christian fut réveillé aux aurores par des coups francs qui résonnèrent contre la porte de la suite nuptiale.

— Vos Majestés, Monsieur le Premier Ministre requiert votre présence dans la salle du Conseil du Roi.

Dans un grognement ensommeillé, le roi se redressa dans sa couche tout en se frottant les yeux dans une lenteur engourdie.

— Qu’y a-t-il, Jeanne ? demanda-t-il d’une voix lourde. Il est indécemment tôt, me semble-t-il.

— Pardonnez cette irruption dans votre repos bien mérité, Votre Majesté, mais Monsieur le Premier Ministre vous fait appeler pour une raison urgente. Il m’a ordonné de ne pas quitter le couloir de la chambre royale sans vous.

— Quelle est donc cette urgence ?

— Un bateau d’origine inconnue a été aperçu au large des côtes, Votre Majesté. Le vent vient du Nord et le porte à une vitesse soutenue. Il se rapproche à vue d’oeil.

— Quels couleurs arbore le navire ? intervint la reine.

Cette dernière était déjà levée et assise au petit boudoir, une robe de soie enveloppée autour d'elle, l'air concentré.

— Les voiles sont blanches, Votre Majesté. Mais les soldats du chemin de ronde croient avoir vu un pavillon bleu.

— C’est un navire de Galvin, affirma Jade sans hésitation.

— Le roi Amalric nous fait déjà l’honneur de sa présence, commenta Christian, qui se couvrait à son tour d’une chemise. Faites appeler la suivante de la reine afin qu'elle nous rende présentables, Jeanne. Nous arrivons.

— Bien, Votre Majesté.

Dans l'attente de l'arrivée de la servante, Christian se tourna vers son épouse, curieux.

— Que faites-vous donc debout si tôt, assise à mon bureau ?

— Ne vous en faites pas, répondit Jade d'une voix soyeuse. Je terminais simplement d'écrire une lettre.

Dans un léger sourire, elle enroula un parchemin qu'elle avait refermé d'un cachet discret, avant de le déposer dans un coin du bureau.

— Très bien. Dois-je peut-être faire appeler le postier royal ? Il vous fournira un pigeon. Nos oiseaux sont très bien dressés et très efficaces.

— Oh, ne vous tourmentez pas, répondit Jade avec souplesse, balayant la proposition d'un revers de main. Pour la livraison, je saurais me débrouiller, n'ayez crainte.

Son rictus se fit hypnotisant, enjôleur, et Christian n'eut d'autre choix que lui rendre son sourire. Puis, Mayeva apparut et se lança dans sa tâche sans tarder. Après une toilette rapide mais non moins minutieuse, les deux souverains s’engouffrèrent dans le couloir encore épargné par les rayons du soleil levant. Arrivés dans l’Aile Est, l’Intendante du Palais leur ouvrit la porte d’une salle meublée d’une simple table rectangulaire, et baignée dans la lumière orangée de l’aurore qui pénétrait par les hautes fenêtres vitrées, ouvertes sur un balcon. Christian de Rochevelle congédia Jeanne d’un hochement de tête poli, et la porte se referma derrière eux. Le roi et la reine s’avancèrent sur le balcon de pierre blanche, où deux silhouettes sombres les attendaient.

— Guillaume, pourquoi nous avoir fait appeler de si bonne heure ? demanda le roi en prenant place aux côtés de son premier ministre, accoudé sur la rambarde.

— Bonjour, Votre Majesté, l’accueillit chaleureusement le Premier Ministre.

Mais si tôt son regard croisa celui de la reine, son sourire éclatant s’évanouit.

— Pardonnez-moi d’avoir écourté votre douce nuit, continua-t-il, son ton se faisant sec. Mais il m’a semblé indispensable de vous avertir de la venue d’un visiteur, qu’il soit ami ou ennemi.

— Vous avez bien fait, Guillaume. Bonjour, Gina.

Le roi inclina la tête en direction de la jeune femme qui se tenait au coin de l’immense terrasse, sa tunique blanche déjà bariolée de taches de peinture.

— Votre Majesté, répondit-elle poliment, tout en offrant un regard oblique à la reine.

Celle-ci haussa un sourcil agacé lorsqu’elle comprit que la peintre ne daignerait pas la saluer en bonne et due forme, comme elle venait de le faire pour le roi.

— Avons-nous envoyé un ambassadeur ainsi qu'une escorte vers le port, pour accueillir nos visiteurs ?

— Pas encore, Votre Majesté. J'attendais votre ordre exprès.

— Je comprends. Vous pouvez procéder, Guillaume.

— À vos ordres, Votre Majesté.

Guillaume d’Arsénis se confondit dans une courte révérence et quitta la salle du Conseil du Roi. Jade s’appuya à son tour contre la rambarde de pierre, prenant la place laissée vacante à la droite du roi.

— Je ne pense pas qu’il y ait matière à s’inquiéter, dit-elle d’un ton rassurant, fixant le point noir au milieu de la mer.

— Vous n’en savez rien, cracha Gina.

La reine ne put s’empêcher d’esquisser un sourire amusé, mais elle ne se retourna pas.

— Gina, intervint le roi, irrité. Combien de fois vais-je devoir vous sommer de vous adresser à la reine d’Indeya avec tout le respect et les égards qu’elle mérite ?

— Elle est reine de rien du tout pour moi.

— Gina ! Comment osez-vous ? Le mariage a eu lieu, vous y avez assisté comme tous les employés du palais. Le couronnement a été réalisé dans les règles. Vous ne pouvez…

Le roi s’interrompit lorsque la petite main ronde de son épouse se posa sur son bras tremblant.

— Ne vous tourmentez pas, Majesté, souffla la reine d’une voix douce. Je sais que votre Ange des Sourires n’aura jamais un sourire pour moi. Je l’ai accepté.

Christian de Rochevelle coula un regard désolé vers son épouse. Le sourire navré et résigné qui déformait les lèvres roses de la reine le peina bien plus qu’il ne l’aurait imaginé. Il revoyait encore ces lèvres, tordues dans ce rictus fatal, alors que la jeune femme traçait une ligne écarlate à l’arrière de ses cuisses. Pour faire taire les rumeurs, pour être une épouse loyale, et une reine digne. Il secoua la tête pour chasser cette image encore trop brûlante.

— Comment pouvez-vous…

— Christian ! Regardez, là-bas ! Mais qu’est-ce que c’est que… cette chose ?!

Gina s’était précipitée en avant sans réfléchir, heurtant le parapet et manquant bousculer la reine. Celle-ci glissa un regard abasourdi vers la décoratrice du palais qui s’était permise de s’adresser au roi par son prénom, alors même qu'elle, son épouse, n'oserait jamais essayer. Gina pointait désormais l’horizon du doigt, les yeux écarquillés d’effroi. Curieuse, la reine suivit son mouvement et constata l’existence d’une étrange tache qui flottait dans les airs entre le navire inconnu et le rivage d’Indeya. Cette goutte blanche à cheval entre l’océan et le ciel était bien loin de présenter une forme homogène ; elle était plus large que haute et ses extrémités semblaient fines et pointues comme des lames aiguisées.

— Voilà qui est pour le moins inattendu…

— C’est amusant, remarqua la reine d'un ton léger, cela ressemble presque à...

— Quoi donc ? l'interrogea son époux.

— Non, c'est impossible, rit doucement Jade, secouant la tête. Ce ne peut pas être...

— Si, l'interrompit Gina d'une voix vide. Je crois que c'est exactement ce que vous croyez, Votre Majesté.

Jade fixa l'Ange des Sourires, interdite. Elle ne savait si elle était plus surprise d'entendre la jeune femme s'adresser à elle avec respect, ou de la voir reconnaitre qu’elle avait raison.

— Votre Majesté, déclara Gina, solennelle, se tournant vers son roi. Cette… chose fonce droit sur le palais. Il faut faire sonner la corne.

— Je fais confiance à votre instinct, Gina.

— Sonner la corne ? répéta Jade, perplexe, regardant alternativement la décoratrice et le roi.

— Ignar ! appela le roi, sans quitter des yeux la tache dans le ciel. Faites retentir la corne !

— À vos ordres, Votre Majesté !

Jade sursauta violemment et balaya la terrasse du regard. La voix avait semblé venir à la fois du grand large, et des entrailles profondes du Palais des Lumières. Elle arrivait d’en haut, d’en bas, ou peut-être bien de tous les côtés à la fois.

— Mais qu’est-ce donc que…

Elle fut interrompue par un bruit assourdissant qui emplit son crâne et fit vibrer ses tempes. Le son de la corne venait de retentir, et fut immédiatement suivi d’un chuintement métallique qui résonna à l’infini, comme si des milliers de lames d’acier se dressaient à l’unisson.

— Les archers sont en position, Votre Majesté !

De nouveau, la voix qui venait du ciel et de la mer. La reine d’Indeya fronça ses sourcils de feu. Elle se pencha contre le parapet de pierre pour tenter d’apercevoir la silhouette des soldats sur le chemin de ronde qui surplombait la salle du Conseil du Roi. Il lui sembla distinguer quelques ombres grises au-dessus de sa tête, des ombres qui se terminaient par un objet triangulaire. Instantanément, elle comprit. Son coeur se rétrécit dans sa poitrine, et elle emprisonna le poignet de son époux entre ses doigts crispés.

— Non ! s’écria-t-elle soudain. Je vous en conjure, vous ne pouvez pas encore ordonner l’assaut ! Nous ignorons la nature de cet objet qui se rapproche à vue d’oeil. Je vous en prie, attendez avant d’ordonner de tirer à l’aveugle !

— Ma reine, je comprends votre désarroi. Votre hésitation est noble, néanmoins la sécurité du Palais des Lumières et d’Irradya est ma priorité. Naturellement, j’attendrai que la menace soit imminente et inévitable pour…

— Majesté, le coupa Gina, ses yeux d’orage ancrés sur la tache blanche qui se précisait de plus en plus. La chose n’est plus qu’à une centaine de mètres.

Jade n’osait plus regarder l’horizon, qu’elle savait tranché en deux par les ailes d’une créature qu’elle avait cru imaginaire. Son regard d’émeraude emprisonnait le roi, déterminé à le faire entendre raison.

— Cette créature est probablement un messager de Galvin, tenta Jade. Nous ne pouvons pas nous permettre de l’abattre sans connaître ses intentions !

— Par Éli ! hurla le roi, décrivant un pas en arrière. Mais elle fonce droit sur nous ! Archers, parés à…

— Non !

Jade s’agrippa au bras de Christian en criant à s’en vider les poumons, comme pour le forcer à retirer ses paroles inachevées.

— Vos Majestés, à terre ! cria Gina au même instant.

Un coup de vent magistral les percuta de plein fouet, et le roi et la reine d’Indeya furent propulsés contre les portes-fenêtres du balcon. Les yeux fermés sous le choc, ils ne virent pas l’ombre immense qui les recouvrit pendant l’espace d’une seconde.

 

Lorsque Jade ouvrit enfin les yeux, elle fut tentée de les refermer tant elle ne croyait pas qu’elle voyait. Une tignasse sauvage obscurcissait sa vue et lui chatouillait les narines. Un poids relativement léger mais non moins encombrant l’empêchait de se relever. Un râle presque bestial retentit contre sa poitrine, et peu à peu la chevelure noire se dégagea de son champ de vision, et le corps blanc se détacha du sien. Gina se redressa sur ses pieds et baissa les yeux sur elle. Ses prunelles grises abritaient une tornade qui semblait prête à se déchainer sur la reine. Comme si cette fâcheuse situation lui était imputable.

Quand les longues ailes blanches de la créature avaient menacé de percuter le toit du palais, L’Ange des Sourires s’était jetée sur elle. Dans un réflexe insensé, elle n’avait pensé qu’à une seule chose : protéger la reine d’Indeya.

Jade en eut le souffle coupé. Incapable de détourner les yeux, elle resta là, affalée sur la pierre, tandis que son époux se relevait déjà, remerciant la peintre d’un ton chaleureux. Puis, Christian tendit une main vers son épouse, et celle-ci dut se battre pour détourner le regard de l’Ange des Sourires et accepter cette aide bienvenue.

— Ignar, appela le roi d’une voix forte, tête versée en arrière. Les archers sont-ils sains et saufs ?

— Aucune perte à déplorer sur le chemin de ronde et les tours de guets, Altesse !

Cette voix grave et autoritaire devait provenir de la tour d’observation, située juste au-dessus de la salle du Conseil du Roi, conclut Jade. Le dénommé Ignar devait être un quelconque chef chargé de la garde du Palais des Lumières.

— Très bien. Aucun dégât, quel soulagement, soupira Christian.

— Exact, Altesse ! Cependant…

Il y eut une pause un peu trop longue au goût de Jade, qui eut le temps de constater que le navire du roi de Galvin avait disparu derrière la colline qui surplombait le port d’Irradya.

— Cependant quoi, Ignar ? Que se passe-t-il ?

— La bête n’est pas partie, Altesse.

— Comment ? Mais où est-elle donc ?

— Elle s’est posée dans les jardins du palais, Votre Majesté.

Le roi reporta son attention sur la mer droit devant, comme s’il espérait voir de nouveau la tache blanche qui flottait au-dessus, bien loin des jardins du palais où elle avait décidé de trouver refuge.

— Je vois. Ignar, réunissez une troupe de quinze soldats et rendez-vous dans les jardins. N’attaquez seulement si la bête vous menace directement.

À ces mots, il lança un regard entendu à sa jeune épouse. Jade se perdit un instant dans les yeux noisette de Christian de Rochevelle, et la douceur qu’ils refermaient lui confirma l’intuition qui la gagnait peu à peu : elle pourrait aimer cet homme. Mais jamais comme elle le devrait.

— Où allez-vous, Votre Altesse ? s’enquit-elle.

— Je vais m’assurer que le roi Amalric de Galvin est accueilli comme il se doit au Palais des Lumières.

— Bien sûr.

Jade regarda le roi Christian d’Indeya disparaître derrière la porte d’acajou de la salle du Conseil, et elle sourit. Un mouvement sur sa gauche lui rappela qu’elle n’était pas seule sur la terrasse.

— Je vous souhaite une excellente journée, Mademoiselle Gina.

Son sourire radieux lui attira un coup d’oeil méfiant de la part de la décoratrice du palais. Quand Jade quitta la salle resplendissante de lumière, elle ne fut pas surprise de sentir les pas de Gina dans son sillage. Mais elle n’en fut pas moins agacée.

Evidemment qu’elle n’allait pas laisser les gardes approcher la créature. Elle ne savait que trop bien ce dont les sous-fifres étaient capables lorsqu’ils étaient livrés à eux-même, et cette bête lui semblait bien trop importante pour être laissée entre les mains de ces bourrins. Lorsqu’elle n’était encore que la jeune princesse Jade, elle avait exploré les moindres recoins de ce palais, y compris ses raccourcis et passages secrets. Il lui serait facile de rejoindre le jardin sans être vue. Il lui fallait juste rejoindre le couloir qui menait aux cuisines. Dans ce couloir taillé dans la roche avait été creusé un passage sous-terrain qui menait droit aux jardins.

Mais c’était sans compter sur l’Ange des Sourires qui la suivait de près.

De trop près.

 

Arrivée dans la salle du trône située au centre du palais, Jade se tourna vers son accompagnatrice importune.

— Mademoiselle Gina, croyez-vous qu’il soit possible de descendre dans les cuisines pour y cueillir un en-cas ?

Si les yeux de la peintre avait été suspicieux auparavant, ils semblaient désormais prêts à éclater comme un orage qui gronde depuis trop longtemps.

— Pourquoi vous vous rabaisseriez à aller grignoter en cuisine alors que vous pouvez vous faire servir sur un plateau d’argent dans la salle à manger du roi ? lâcha Gina.

Jade fut presque rassurée de retrouver l’hostilité qui teintait la voix rocailleuse de l’Ange des Sourires.

— L’arrivée du roi de Galvin a coupé court à notre déjeuner quotidien. Je ne souhaite néanmoins pas déranger les cuisinières inutilement. Je suis parfaitement capable de me servir moi-même.

Les yeux de Gina se rétrécirent encore. Pourtant, elle finit par hocher la tête et se dirigea vers les escaliers qui menaient au sous-sol.

— Vous avez gagné. Je vous accompagne.

Jade réprima un soupir d’agacement. Avec l’Ange des Sourires sur les talons, l’accès au passage secret lui serait impossible. Et pourtant, le fait que Gina accepte qu’elle – la reine – se rende dans les cuisines était plus qu’étrange. Pire encore que la laisser y aller, elle l’y accompagnait.

Arrivée dans le couloir du sous-sol, Gina ne bifurqua pas à droite en direction de la cacophonie d’ustensiles, mais continua tout droit. Lorsque la peintre arriva devant un tableau que Jade n’avait jamais vu auparavant, elle s’immobilisa. L’Ange des Sourires se tourna vers elle et la toisa d’un air défiant.

— Bon, maintenant vous pouvez arrêter de me prendre pour une idiote. On sait toutes les deux que vous n’avez aucune envie d’aller grignoter en cuisine. Maintenant, arrêtez de jouer aux plus malignes.

Un rictus mauvais déforma les lèvres sombres de Gina tandis qu’elle désignait la toile d’un geste caricatural.

— Je vous en prie, Votre Majesté. Passez devant.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Aliceetlescrayons
Posté le 29/06/2021
Coucou,
hé bien... On peut dire que le roi de Galvin aime les arrivées fracassantes (ou bien la Magicienne). C'était quand même un peu risqué de débarquer avec un dragon sans prévenir. Jade n'aurait pas empêché les archers de tirer, bonjour l'incident diplomatique oO
Rien à dire sur ce chapitre. La scène avec le dragon est fracassante. J'ai beaucoup aimé la voix du chef des gardes qui semble arriver de nulle part ^^
Et, enfin, il semblerait que Jade et Gina commencent à former une équipe. C'est prometteur pour la suite!
A bientôt
Alice
ModesteContesse
Posté le 30/06/2021
Coucou Alice ! Merci beaucoup pour ton commentaire :)

J'avoue, le choix du dragon comme animal de compagnie était un pari risqué xD À voir si ça se révèle utile/appréciable par la suite je te laisse découvrir ça :P Et comme tu dis : ici on a un peu exemple de "l'utilité" de Jade, qui vient vraiment tempérer le côté protocolaire de Christian ^^

Je suis très contente que tu aies apprécié ce chapitre et que tu aies apprécié l'équipe Jade/Gina, qui ne sera pas toujours de tout repos soyons honnêtes xD

À bientôt ;)
CielOrage
Posté le 16/06/2021
Un très bon chapitre ! J'aime décidément beaucoup le caractère de Gina !

D'ailleurs, je me demandais si tu avais choisi son prénom pour une raison particulière ? C'est le diminutif de "Regina" (Reine). Et ça me fait aussi penser au grec ancien γυνή, (gunê) (la femme) qui a donné le préfixe "gyné" en français... et c'est une femme de caractère !
ModesteContesse
Posté le 16/06/2021
Coucou, suis contente que tu apprécies tant Gina ! C'est un caractère, très loin du mien, qui m'amuse beaucoup :D
Effectivement, le prénom m'est venu de Regina, mais ta théorie sur le grec ancien me plait beaucoup et tu m'apprends un truc :O Je me dis que le hasard a vraiment bien fait les choses ^^
Ewany
Posté le 02/06/2021
Très bon chapitre, un changement de rythme avec les précédents, on ne s'ennuie vraiment pas avec ton récit ^^
J'étais contente qu'enfin Christian se fâche un peu contre Gina x) J'adore son personnage, mais je trouvais ça légitime que le roi défende la reine. J'aurais voulu qu'une vraie discussion ait lieu entre eux deux par la suite, mais vu le sauvetage de Gina envers Jade, j'imagine que l'Ange des sourires est remonté dans l'estime du roi x)
C'était une super entrée en matière pour Amalric, si tous les autres participants à la Table se font autant remarquer, cela ne va pas être de tout repos pour Jade et Christian xD
En tout cas, c'est toujours un plaisir de te lire, tu arrives vraiment à surprendre les lecteurs (en tout cas, moi xD) et c'est un régal ^^
Petite correction :
Quels couleurs arbore le navire ? < quelles couleurs
ModesteContesse
Posté le 02/06/2021
Coucou ;)

Je suis super contente que tu apprécies le personnage de Gina ! Mais effectivement, un recadrage était nécessaire, non pas que ça ait vachement fonctionné xD
Concernant l'arrivée en fanfare d'Amalric, je ne dirais rien, mais disons juste que d'autres souverains vont faire les malins, mais pas tous xD

Merci pour ton commentaire, et pour ta "fidélité" sur cette histoire ^^ Et comme d'hab, je vais corriger toutes ces erreurs !

À bientôt ;)
Louison-
Posté le 01/06/2021
Eh bien eh bien ! Quel chapitre ! Et que de rebondissements ! ;)
Chouette que les choses s’enchaînent comme ça, ça rompt bien avec le chapitre précédent qui était plus intime et doux. Et la dynamique qu’il y a entre Gina, Christian et Jade, haha, j’adore. Décidément dès que Gina est là, la tension monte et l’orage gronde ;) On sent aussi de plus en plus ambiguïtés entre Gina et Jade, dû notamment au fait que Gina se jette sur la reine lorsque la créature approche.
Et la créature d’ailleurs, je pense que c’est un dragon ? Et si tel est le cas, je trouve chouette que tu n’évoques pas une seule fois sa nature.
Maintenant, pleeeeins de questions viennent ! Pourquoi le navire Galvin vient de manière aussi abrupte, toutes voiles dehors ? Est-ce qu’ils fuient quelque chose ? Ou est-ce qu’ils attaquent ? Est-ce que c’est juste parce que c’est le fun d’aller vite en mer ? Haha ;) Et surtout, pourquoi un dragon ? Juste parce que c’est le fun d’avoir un animal domestique, ou est-il une menace ? Est-ce que cette venue qui semble imprévue rejoint l’imminence de la réunion de la Table des Sept, ou y-a-t-il une autre urgence ?
Bref, de quoi bien relancer notre intérêt ;)
Quelques petites remarques :
>> « — Guillaume, pourquoi nous avoir fait appeler de si bonne heure ? demanda le roi en prenant place aux côtés de son premier ministre, accoudé sur la rambarde. »
Cette question m’a semblé un peu redondante, puisqu’on vient de demander il y a quelques lignes plus haut « — Quelle est donc cette urgence ? » et on y a déjà répondu. On peut écourter à ce moment-là je pense :)

>> Concernant les nombreux bonjours en discours direct : j’aimerais juste te relever le fait que pour certains, ça peut sembler « inutile ». Moi j’aime bien le small talk comme ça, mais c’est vrai que parfois on peut juste passer en discours indirect, style « Christian salua Guillaume » et ça passe tout aussi bien. Voilà, fais ce que tu veux de ma remarque !

>> « — Bon, maintenant vous pouvez arrêter de me prendre pour une idiote. On sait toutes les deux que vous n’avez aucune envie d’aller grignoter en cuisine. Maintenant, arrêtez de jouer aux plus malignes. » Ca mériterait à mon avis d’être reformulé. Si j’aime bien les effets de répétition, ici les deux « maintenant » aussi près me dérangent, je crois. Peut-être que c’est aussi dû au fait qu’on a deux structures de phrase très similaires qui se chevauchent presque (« maintenant vous pouvez arrêter de me prendre pour une idiote » et « maintenant arrêtez de jouer aux plus malignes »)

Voili voilou ! Mais ce ne sont que des détails, pour le reste, c’est si chouette ! Un tout bon chapitre qui relance l’intrigue, la fin est hypra sympa aussi, avec Gina et Jade qui s’en vont dans un passage secret, wooooooo comme c’est mystérieuuuuux (et comme ça rapproooooche)

Vivement la suite !
(Et bon courage pour tes exas cette semaine <3)
Louison-
Posté le 01/06/2021
Oh god, c'est juste que je viens de voir l'emploi de l'italique à la dernière réplique, quand Gina dit "votre Majesté", comme si elle le disait de façon hypra ironique. J'adore x)
ModesteContesse
Posté le 02/06/2021
Coucou :D

Écoute, je suis contente que tu aies apprécié les interactions et le rythme de ce chapitre ! Comme tu dis, ça change du précédent, et c'est fait exprès ^^
Je ne dirai encore rien sur la créature et sur les intentions de Galvin :P

Merci pour tes remarques, je vais réfléchir à tout ça et faire des corrections ! Concernant les bonjours, je t'avoue qu'ici ça me parait important de les garder en dialogue, car ils sont censés montrer une certaine inégalité dans les échanges (avec le roi qui reçoit un bel accueil, et Jade qui comme d'hab se prend des regards de travers ^^) Donc pour l'instant, à moins qu'une autre plume me soulève ce problème, je vais les garder tels quels je pense :)
Pour le reste, je suis d'accord avec toi, je vais m'occuper de tout ça ^^

Et contente que l'ironie et le sarcasme de Gina t'ait amusée ^^ Je m'amuse beaucoup à retranscrire l'ironie de cette manière, j'aime beaucoup :D

Merci pour tes encouragements (je finis les exams vendredi) et à bientôt <3
Louison-
Posté le 07/06/2021
(Je repasse ici quelques jours plus tard parce que j'y ai repensé à cette remarque au sujet des bonjours en discours direct. En fait t'as totalement raison de les mettre en DD et non en DI. C'est juste que je lis le Prieuré ces jours (<3) et je remarque qu'effectivement, il y a des Votre Majesté et Votre Excellence à tout va, et qu'en fait avoir des bonjours Votre Majesté c'est super important pour marquer le rang social des personnages, ainsi que pour ambiancer une ambiance de cour (ambiancer une ambiance, bravo Loulou). Alors voilà, juste petite réflexion que je me suis faite dernièrement <3)
ModesteContesse
Posté le 08/06/2021
Re-coucou Loulou :P

Contente que tu aies compris ma démarche avec ces DD, c'était tout à fait mon but ! En plus de montrer le malaise que la situation pouvait inspirer parfois ;) Tu me rassures sur ce choix, merci <3
P.S. toujours une bonne idée de lire le Prieuré !! Et bravo Loulou pour ambiancer l'ambiance de mes commentaires :P
Sklaërenn
Posté le 30/05/2021
Mouahah Gina ne peut tu donc pas laisser Jade tranquille x) ? J'adore l'arrivée des participants. Que de remue-ménage ! Pauvre Dragon ! Heureusement que Jade à réussi à faire en sorte que rien ne lui arrive ^^'

J'ai trouver ça trop mignon la manière dont le roi essaie de défendre Jade de l'attitude de Gina, qui ne se démonte pas pour autant ( et c'est cool :) ).
ModesteContesse
Posté le 30/05/2021
Eh non, Gina ne lui laisse pas 5 minutes de répit ah ah xD Oui, heureusement que Jade est là pour le dragon, et elle n'a pas fini de le défendre ;) Contente que l'arrivée des membres de la Table te plaise :D

Oui, le roi est le seul allié de Jade pour l'instant, en espérant qu'elle en trouve d'autres par la suite... xP Mais cette relation va prendre beaucoup de place dans l'histoire ;)

A bientôt ;)
Vous lisez