Chapitre 13 - Sur ses deux ailes cassées

Le lendemain matin, ils prirent un petit déjeuner, de nouveau épongé grâce à une généreuse tranche de pain éternel. Cadra et ses trois archéologues les guidèrent ensuite dans les tunnels jusqu’aux restes d’un campement, encore intact dans une petite caverne étroite. Après s’être assurés qu’ils n’avaient plus besoin de rien, ils repartirent de leur côté sans rien demander en retour. La musique de leur essence magique s’effaça si vite que pour un peu, Muse aurait pu croire qu’il avait imaginé leur existence.

— Il y a encore de chics types dans ce monde de brute. » constata Gulliver, visiblement soulagé de pouvoir de nouveau parler.

— Ils sont suspects, siffla Feï.

— Et on est très content de te l’entendre dire, vu que tu mets la barre très haut avant de te méfier, souffla platement le poney. Alors, qu’est-ce qu’il y a comme traces magiques, ici ? Assez pour refaire des fantômes ?

Muse ferma les yeux, et se concentra. Après quelques secondes, il perçut plusieurs restes de mélodies. Il pouvait sans doute en tirer quelque chose … 

Il s’assit sur le sol, installa son tambour sur ses genoux, et, doucement, répéta la musique du souvenir.

La silhouette fantomatique du maegis - l’autre, pas Fanom - apparu devant eux. Ses cheveux étaient plus courts et désordonnées que la dernière fois, et il examinait plusieurs feuilles de papier, le front plissé avec concentration. Brusquement, il les chiffonna entre ses mains, et les lança furieusement contre le mur avec assez de force pour brûler la pierre. Ses lèvres remuèrent, mais le souvenir n’était pas assez marqué pour que Muse puisse faire revivre ses paroles. En revanche, les larmes qui remplissaient ses yeux étaient bien visibles …

Quelques secondes plus tard, le maegis revint dans sa position initiale, et la scène rejoua en boucle une deuxième fois, avant que Muse n’interrompe la mélodie. 

Feï avait retiré son masque dès que les archéologues étaient partis, et Muse ne fut pas surpris de lire la même agitation dans ses yeux électriques que la première fois qu’ils avaient vu le fantôme du maegis.

— Mais c’est qui, ce type ? pesta Gulliver. C’est pas ma maman du tout, ça !

— Ysaë Forloran, siffla Feï.

— Tu le connais ? demanda le poney avec surprise.

Ysaë Forloran … c’était un nom bizarre, pour un maegis d’Aradhis. Mais pas aussi bizarre que Fanom. Feï acquiesça en silence, les yeux rivés là où Ysaë avait laissé une marque de brûlure sur le mur. 

— Il vient du nord, je parie, devina Muse. Et toi aussi.

L’Ombre hocha de nouveau la tête, et détacha doucement son regard de la marque.

— Euh … qu’est-ce que ça change ? demanda Gulliver.

— Les maegis d’Aradhis sont des idiots imbus d’eux-mêmes. Ceux du nord sont des gros connards, expliqua Muse.

— De ton point de vue seulement, ou c’est partagé par des personnes qui ne sont pas des gnomes ? demanda suspicieusement Gulliver.

— Les maegis du nord étaient des connards, corrigea Feï. La forêt où ils vivaient les a réduit a presque rien.

Muse était impressionné qu’il ait prononcé deux phrases instructives à la suite. Le gamin faisait de sacré progrès.

— Et qu’est-ce que celui-là ferait ici ? demanda Gulliver.

— Je ne sais pas, murmura Feï. Ysaë était un larbin, mais il travaillait dans l’usine. Peut-être qu’il cherche un ingrédient …

— Un ingrédient pour quoi faire ?

Les lèvres d’ombres restèrent serrées, cette fois-ci. Feï observa en silence les restes du campement, puis se pencha pour attraper des morceaux d’objets cassés qu’il cacha le plus discrètement possible - raté - dans son armure. Sans commentaires.

— Bon, faudrait qu’on avance, non ? constata Muse avec consternation. Sinon on va encore s’éloigner de la trace de l’autre magos.

— Hé, parle mieux de ma maîtresse ! gronda Gulliver.

Le gnome se contenta de lui adresser un geste grossier, et emboîta le pas de Feï, déjà reparti sur la piste de Fanom. Gulliver les suivit en grommelant, et Drk ferma la marche, toujours légèrement ralentie par ses récentes blessures.

Malgré leur lenteur, ils étaient de plus en plus proches de leur but, à présent. C’était étrange, mais Muse n’avait jamais vraiment pensé à ce qu’il se passerait lorsqu’ils retrouveraient enfin la maîtresse de Gulliver … est-ce qu’elle aura besoin de leur aide ? Est-ce qu’elle sera surprise, dégoûtée que son poney qui parle ait demandé de l’aide à un gnome ? 
Est-ce qu’elle sera vivante, aussi ? Aussi agaçant que Gulliver pouvait être, Muse ne lui souhaitait pas de retrouver sa maîtresse morte ... 

Le gnome n’était pas non plus exactement prêt à rencontrer une maegis qui n’avait pas l’air de venir ni d’Aradhis, ni du Nord. Déjà qu’il n’aimait pas passer du temps avec ceux qui venaient d’endroits qu’il connaissait … Si en plus, il ne savait pas à quoi s’attendre, et devait remettre en question tout ce qu’il savait de la géographie des mondes connus ? C’était trop d’efforts pour son vieux cerveau.

Ils marchèrent toute la journée, à peine interrompus dans leur avancée par trois nouveaux tremblement de terre. Quelque part entre le deuxième et le troisième, Muse ne sentit plus il, dès qu’elle attrapa son tambour pour couvrir les gémissements de Gulliver. Après plusieurs longues heures de marche, ils s’arrêtèrent dans une caverne humide et froide pour se reposer. 

Comparé au campement de Cadra, c’était une nette baisse des standards de confort - si elle devait rester polie. Mais puisque les roches ne se vexaient pas, elle pouvait sans doute se permettre d’affirmer que c’était une sacrée caverne de merde. Drk leur avait cueilli des bulbes lumineux et des champignons en cours de route, alors ils n’eurent plus qu’à poser leurs fesses et contempler sombrement le plafond.

Feï se tenait encore une fois à la limite des barrières de protection, le regard morose, et recroquevillé sur lui-même. Muse avait terriblement mal aux jambes, et se serait bien endormie dans la minute pour les dix prochaines années, probablement sans jamais se réveiller après. Contre toute attente, sa conscience lui indiqua qu’elle pourrait cependant peut-être faire un effort pour le gamin. Elle soupira, et tira son tambour sur ses genoux.

— Feï, assieds-toi là, tu veux ? demanda-t-elle en pointant juste devant elle.

L’Ombre lui lança un regard méfiant, mais obéit en silence.

— Leçon numéro deux : pour bien réussir en chanson, il ne faut pas avoir peur de ce que la musique créé.

Les lueurs électriques s’agitèrent avec confusion, et Feï recula légèrement.

— Je ne veux plus apprendre, murmura-t-il. Ça n’a pas changé.

— Tu ne veux plus apprendre, ou tu as peur de ce qu’il s’est passé ?

Il baissa les yeux en silence, ses mains de métal ramenées contre lui.

— Je t’ai déjà dit que tu m’as rien fait de mal, rappela Muse. Par contre, si tu abandonnes si tôt, je vais être vexée.

Feï releva le regard, et observa Muse avec indécision. Ses canines d’argents apparurent sans qu’il ne prononce un mot, puis disparurent de nouveau - Muse décida de le lui laisser un peu de temps. Après plusieurs longs battements de coeur, elle obtint enfin un aveu timide.

— Je ne veux plus donner de cauchemars à personne, murmura-t-il. 

— Alors il va falloir que tu t’entraînes juste un peu plus dur que si t’avais été un gnome, constata Muse. 

Elle sentit dans la mélodie de l’ombre une vague de terreur secouer toute son essence magique - mais aussi, un maigre tintement d’espoir. Feï acquiesça doucement. La gnome sourit, et derrière l’Ombre, Gulliver s’ébroua.

— Et te barres pas si tu te rates, cette fois ! réclama le poney entre deux bouchées de champignons.

Drk appuya son approbation avec un hululement ferme, et Feï baissa de nouveau les yeux. Muse aurait pu jurer que le gamin ne le faisait pas par peur, pour une fois.

— On va réessayer autrement, proposa Muse. Même chanson stupide, mais cette fois-ci, au lieu d’essayer de te contenir quitte à exploser, laisse couler. Compris ?

Feï redressa les yeux, de nouveau inquiets.

— Mais … mon ombre va te toucher, chuchota-t-il. Et les toucher eux aussi.

— Euh … Pas grave pour moi, mais installe un bouclier sur eux, peut-être ? » Aussitôt dit, aussitôt fait : une barrière était déjà dressée entre eux et le reste du campement, une petite bulle dans leur grande bulle. « Et je vais chanter avec toi, aussi. Concentre-toi juste sur le fait de faire apparaître cet oiseau, okay ? »

Feï acquiesça, toujours inquiet. Muse n’avait pas chanté de duo depuis longtemps, mais elle ne se souciait pas trop de sa capacité à compenser le manque d’harmonie de son jeune partenaire. Après tout, le plus important, c’était surtout qu’elle réussisse à calmer un peu le pauvre gamin, ce qui était loin d’être gagné.

Ses doigts tapèrent le rythme sur son tambour, et elle huma la mélodie. Feï la rejoignit timidement à la deuxième reprise, toujours aussi craintif, mais elle le laissa prendre ses aises et observer l’oiseau de Muse danser, sans chercher à joindre sa magie à la sienne. Ils recommencèrent trois fois la chanson sans que Feï n’aille plus loin, mais elle sentit son essence magique se détendre progressivement, et à la quatrième reprise, il s’installa un peu plus confortablement dans l’exercice. 

L’oiseau qui dansait entre eux deux n’était plus seulement celui de Muse, et avait désormais un peu de Feï aussi. Il volait, mais ses ailes étaient un peu atrophiées, d’une façon qui ne paraissait pas anodine. La gnome sentit l’écho d’un souvenir bien réel derrière ces deux ailes cassées et maladroites. 

Elle lui demanderait plus tard ce que cela signifiait : pour aujourd’hui, l’oiseau volait, ça lui suffisait largement !

— Alors, gamin, c’était si terrifiant ?

Il secoua la tête, et Muse sourit un peu en lui tapotant le haut du casque.

— On recommence demain, alors. 

Feï défit le bouclier qui les entourait, et Muse s’installa pour la nuit. Gulliver et Drk s’étaient déjà assoupis - la danse de Kori l’oiseau servait parfois de berceuse, rien de surprenant à ça - et l’Ombre retourna à la limite de leur campement, les yeux perdus dans le vide. La gnome perçut dans les remous de son essence une légère note d’espoir, ou peut-être de curiosité - et avec cette pensée rassurante, elle s’endormit.

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Debout la Nuit
Posté le 22/03/2021
Ce Fei est de plus en plus sympathique. J'imagine que c'est un adolescent. Son mutisme, sa maladresse, son incapacité à bien maîtriser sa nature profonde (la fumée qui s'échappe n'importe comment, par exemple).
AnatoleJ
Posté le 24/03/2021
Bien vu pour l’âge de Fei, le pauvre petit n’est effectivement pas bien vieux...
Hastur
Posté le 14/02/2021
Hello ! Objectif lecture de ma journée, lire à la suite les quatre chapitres à la suite que j'ai à disposition ! :) C'est une bonne occasion d'expérimenter ton histoire sur un enchaînement long !

Muse s'attendrit de plus en plus avec Feï je trouve, c'est assez plaisant de voir le personnage évoluer petit à petit. C'est touchant :). Je me faisais la réflexion que beaucoup de route avait été faite depuis la gueule de bois du premier chapitre hu hu !

Comme toujours, j'aime beaucoup cette magie musicale que tu décris ! C'est quelque chose que je n'avais jamais lu dans d'autres histoires, de près ou de loin. Du coup je me demande si il est possible de faire des choses plus guerrières, avec tambours et trompettes pour influencer le cours d'une grande bataille par exemple ^^.

Je te mets mes petites notes :
"dans ce monde de brute"
de brutes ?

"Feï avait retiré son masque dès que les archéologues étaient partis, et Muse ne fut pas surpris de lire la même agitation dans ses yeux électriques que la première fois qu’ils avaient vu le fantôme du maegis."
La phrase est très dodue. Peut-être trouver une astuce pour alleger le tout ?

"Les maegis d’Aradhis sont des idiots imbus d’eux-mêmes. Ceux du nord sont des gros connards, expliqua Muse."
J'ai ri très fort !

"ils vivaient les a réduit a presque rien."
à presque rien

"Le gamin faisait de sacré progrès."
de sacrés progrès ?

"il ne faut pas avoir peur de ce que la musique créé."
créée ? Je ne suis pas certain. Mais en remplaçant par le verbe donner, je mettrai: ce que la musique donne.

"Muse décida de le lui laisser un peu de temps. "
de lui laisser ?

Maintenant, il faut que je fasse cuir des patates, mais je reviens cette aprem pour la suite :). A très très vite !
AnatoleJ
Posté le 24/02/2021
Hello :D

Oh, je suis honoré que tu aies choisi de te faire un mini-marathon de chapitres avec Muse !

Oui, Muse a beaucoup évolué ^^ Et les autres aussi, chacun à leur rythme ! (ça m’amuse toujours de comparer le premier et le dernier chapitre d’un projet héhé)

Avec la magie musicale, il y a forcément moyen de raccourcir un siège, avec un méga concert pour faire péter les murailles dans une bonne ambiance !

Merci pour tes notes :D
dcelian
Posté le 08/02/2021
Ohhh, je suis agréablement surpris d'avoir été piégé par les archéologues. Ce sont effectivement de braves gens, et c'est appréciable !!
Il est étrange, ce chapitre. Etrange parce qu'il est un peu sombre, on sent à plusieurs reprises que l'humeur du groupe n'est pas à son paroxysme et qu'ils commencent un peu à déprimer de pas trouver Fanom. Pourtant, il se finit sur une note positive, et ça c'est chouette ! D'autant que c'est rare pour Feï d'être "heureux" (même si c'est un bien grand mot, il a juste appris une comptine, faut pas pousser mémé non plus).
Et puis, il y a la mention de ce nouveau personnage, Ysaë, très intriguant...pourquoi il pleure ? Où est passée Fanom ? Bref, il reste encore pas mal d'intrigues à résoudre et ça donne envie de lire la suite !

Pour mes notes :

"Sans commentaires."
commentaire*

"— Bon, faudrait qu’on avance, non ? constata Muse avec consternation."
"consternation" me chiffonne un peu. La consternation, c'est synonyme d'aberration je crois, non ? C'est peut-être un peu fort, par rapport à la situation !

"Quelque part entre le deuxième et le troisième, Muse ne sentit plus il"
"ne SE sentit plus il", je pense ;)

"Mais puisque les roches ne se vexaient pas, elle pouvait sans doute se permettre d’affirmer que c’était une sacrée caverne de merde"
Hahaha, là je retrouve Muse comme je l'aime ! Toujours ces interventions sans filtres, c'est franchement drôle, et ça rythme le récit d'une façon toute singulière.

"Ses doigts tapèrent le rythme sur son tambour, et elle huma la mélodie"
Le retour des anglicismes ;) je penche pour "fredonna", plutôt !

Et voici ! Je m'attaque sans plus tarder au dernier chapitre :)
AnatoleJ
Posté le 22/02/2021
Ah non, faut pas pousser mémé Muse ! Sinon elle te colle un coup de tambour dans les genoux, méfie toi x)

« La consternation, c'est synonyme d'aberration je crois, non ? C'est peut-être un peu fort, par rapport à la situation ! »
Tu as raison sur le fait que c’est pas le bon mot, mais je retrouve plus celui qui devrait être à la place ! (par contre consternation c’est plutôt synonyme de désolation, on s’est tous les deux emmêlés les pinceaux haha)
dcelian
Posté le 23/02/2021
Oups, je m'y risquerai d'autant moins alors !
Pour remplacer "consternation", que dis-tu d' "impatience" ?
AnatoleJ
Posté le 10/03/2021
(Je ne sais pas pourquoi j'ai oublié de te répondre, à part que je le niveau d'attention d'un poisson rouge hyperactif et que les bubulles n'apparaissent pas à côté du nom du chapitre quand une réponse de réponse est laissée sans réponse, ça ne m'aide pas, oups)

Impatience ne colle pas non plus tout à fait, Muse est surtout blasé/saoulé/sait-pas-quoi-penser de la cleptomanie de Feï et cherche à s'en distraire x) J'ai toujours pas retrouvé le bon mot, je vais finir par croire que je l'ai imaginé et ça m'étonnerait même pas ^^
dcelian
Posté le 10/03/2021
Hahaha t'inquiète pas, je me perds aussi pas mal dans les réponses de réponse.
J'espère que tu trouveras ton mot, alors, quitte à en inventer un si jamais c'est pas le cas ;)
Mathilde Blue
Posté le 29/01/2021
Coucou !

Un chapitre un peu plus doux qui se termine sur une jolie touche d’espoir, mais avec quelques révélations intrigantes quand même ^^ Je me demande ce que veut cet Ysaë… Très joli prénom d’ailleurs ! Et puis visiblement Muse parvient à adoucir un peu Feï hihi. Je note juste que tu m’as bien eu avec ces archéologues x)

Mes notes de lecture :

- « Le lendemain matin, ils prirent un petit déjeuner, de nouveau épongé grâce à une généreuse tranche de pain éternel. »
Alors c’est peut-être moi qui ai raté un truc dans les chapitres précédents, mais j’avoue que je ne savais absolument pas de quoi tu parlais dans cette première phrase ^^’

- « — Les maegis d’Aradhis sont des idiots imbus d’eux-mêmes. Ceux du nord sont des gros connards, expliqua Muse. »
Ça c’est dit x) Je me suis tapée un sacré fou rire ^^

- « — Les maegis du nord étaient des connards, corrigea Feï. La forêt où ils vivaient les a réduit a presque rien. »
Je pense que « réduitS » prend un s, et c’est « à », et non « a ».

- « Le gamin faisait de sacréS progrès. »

- « il ne faut pas avoir peur de ce que la musique créé »
Je pense que c’est « crée » et non « créé ».

Voilà voilà ! À bientôt :D
AnatoleJ
Posté le 03/02/2021
Il faut bien un peu de douceur dans son monde de brute :D

- « Le lendemain matin, ils prirent un petit déjeuner, de nouveau épongé grâce à une généreuse tranche de pain éternel. »
C’est les pains éternels qui te bloquent sur cette phrase ? Ils sont brièvement mentionnés dans le chapitre précédent, sans vraiment être expliqués c’est vrai (mais je vois pas trop quoi expliquer de plus pour cette phrase)

Merci pour les fautes de grammaire perdues ! (j’ai été regarder le tableau de conjugaison du verbe créer du coup, parce que ça ne me paraissait pas logique, et effectivement il y a rien qui fait sens d’un point de vue prononciation, la grammaire veut ma mort je crois xD)
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