Chapitre 13. Sous le regard occulte des étoiles

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonsoir !
C'est vrai qu'il est tard, mais comme ce chapitre se déroule sous les lueurs de la pleine lune, je me suis dit que ça serait plus adapté... (quoi, moi je cherche des excuses ?? alors là ça m'étonnerait)
Bonne lecture, et désolé pour l'heure tardive !

Il marche depuis longtemps déjà. A mesure qu'il avance, il a perdu le fil des minutes qui passent. A moins que ce ne soient des heures ?
Autour de lui, la forêt est plongée dans l'obscurité, bercée par la nuit et ses ombres fuyantes. Les branches des arbres et les feuilles mortes qui tapissent le sol s'agitent doucement au rythme de la brise.
Soa est seul. Il est désespérément seul sur ce chemin pas bien large qui n'en finit jamais de serpenter en s'enfonçant toujours plus profondément dans la forêt de Rune.
Marise et Jeanot lui ont affirmé qu'il serait à l'auberge avant le petit jour. Pourtant, il n'en est plus si certain, alors qu'il avance machinalement.
Il se perd un peu dans les méandres de ses trop nombreuses pensées. Et si ce n'était pas ça, le Porc Rouge dont il est question dans le message ? Et si ce n'était qu'une étrange coïncidence ? Pourquoi une auberge, franchement ? Comment une auberge pourrait répondre à toutes ses questions ? Plus il y réfléchit, plus il doute de lui, plus il doute de tout.
Alors il inspire un grand coup. Il se calme. Il sent la forêt tout autour de lui, totalement indifférente à ses petits problèmes, stoïque, fermement plantée là, sous lui, autour de lui, partout.

Devant s'étend l'interminable chemin du serpent qui sillonne entre les arbres. Jeanot lui a vivement conseillé de ne pas s'en éloigner, mais c'est quand même très tentant de couper en marchant droit au but.
Soa n'est pas superstitieux de nature, il ne croit pas aux forêts qui dévorent les rares qui s'y aventurent, pas plus qu'il ne croyait aux histoires qu'on lui racontait pour l'effrayer quand il était petit.
Pourtant, il ne croyait pas non plus à la magie noire il y a de cela quelques semaines, alors il préfère s'en tenir loin, de cette mystérieuse forêt, il préfère s'en tenir le plus loin possible et ne pas tenter le Diable ou autres démons...

Alors qu'il continue à suivre le chemin pavé de pierres, il aperçoit soudain quelque chose au loin, comme une source de lumière. Aurait-il enfin trouvé le Porc Rouge ? Soa serre la mâchoire. Ne pas se donner de faux espoirs, pas maintenant, pas si près du but.
Il accélère le pas, pourtant, il se rapproche de l'étrange lueur à vive allure, il court presque, poussé par une adrénaline soudaine, une adrénaline qui envahit tout son être, qui lui dit, ça y est, tu approches enfin du but, encore un dernier effort.
Alors il fait un dernier effort, il s'élance sur le chemin, il progresse encore et toujours plus vite. Pourtant, à mesure qu'il approche, il se rend bien compte que quelque chose ne va pas, que cette lumière-là est bien trop faible pour être celle d'une auberge au milieu des bois, que cette lumière bouge beaucoup trop pour être celle d'une auberge au milieu des bois.
Soa se rapproche encore. A y regarder de plus près, c'est une simple lanterne, certainement pas une devanture. Et puis... elle tangue, cette lanterne. Elle tangue de gauche à droite dans un mouvement de balancier régulier. Elle tangue de gauche à droite au rythme de la marche saccadée de son propriétaire. Il pousse un soupir de déception. Il s'était pourtant juré de ne pas avoir de faux espoir... enfin bon, c'est trop tard, maintenant.
Et puis, ce n'est pas l'auberge mais ce n'est pas rien non plus. C'est quelqu'un, c'est un autre être que Soa se garde bien de qualifier d'"humain" pour l'instant, il sait ce qu'il pourrait lui en coûter. Peut-être connaît-il l'emplacement de l'auberge ? Peut-être même s'y rend-il ?
Finalement, c'est une sacrée chance d'avoir débusqué cette lanterne au milieu de la nuit.

Mais quelque chose ne va pas. Il flaire les détails de trop, ceux qui indiquent que demander de l'aide pourrait ne pas se révéler judicieux... il a un mauvais pressentiment. Parce qu'il ne peut pas empêcher son esprit d'envisager toutes les possibilités, il se pose les questions qu'il aurait préféré mettre de côté.
Pourquoi cet étrange individu se balade-t-il seul sur le chemin du serpent en plein milieu d'une nuit aussi sombre ? Pourquoi transporte-t-il une lanterne aussi voyante ? Jeanot a bien précisé que de nombreux bandits ont élu domicile dans la forêt, et que les pillages sont fréquents. Pourquoi prendre le risque de se faire repérer aussi facilement ? Peut-être l'inconnu n'est-il pas au courant. Ou peut-être est-il un leurre. Plus inquiétant encore, peut-être ne craint-il pas de se faire repérer. Mais pour quelle raison ? Toutes les possibilités sont envisageables, et il est hors de question de prendre des risques inconsidérés. Il n'a jamais été aussi près d'enfin en apprendre plus sur lui, d'enfin savoir qui il est et d'où il vient, il ne peut pas passer à côté de cette chance en se ruant dans la gueule du loup.
Alors il avance prudemment.
L'individu à la lanterne, ombre encapuchonnée dans la nuit noire, progresse rapidement sur le sentier de pierre. A mesure que Soa se rapproche, il se rend compte que sa démarche est perturbée, comme s'il était blessé ou que quelque chose entravait ses mouvements. Pourtant, il avance à une cadence que le jeune homme peine à suivre en marchant.

La lanterne, seule source de lumière au milieu des bois sombres, projette l'ombre déformée de son propriétaire sur le sol. La silhouette n'est pas bien grande, peut-être une tête de moins que Soa. Ses jambes sont donc forcément plus courtes, alors comment peut-elle avancer si rapidement ?
Le jeune homme réduit finalement à une dizaine de mètres la distance entre le mystérieux inconnu et lui.
Comme ça, c'est parfait.
Soa quitte alors le chemin de pierre pour continuer sa progression dans les arbres qui le longent. Il n'est pas question de se faire repérer maintenant.
Il se prend à espérer que cette légère enfreinte à la règle dictée par Jeanot ne conjurera aucun mauvais esprit.
Il secoue la tête. Ce n'est définitivement pas le moment de songer à ce genre de choses.

Dans cette forêt, tout est très similaire à celle de Brimm, alors il n'a pas de mal à avancer en évitant les éventuels pièges, telles les racines qui dépassent ou les feuilles mortes bruyantes.
Il cale son rythme sur l'étrange démarche de l'homme encapuchonné qui s'enfonce dans la nuit sans un regard derrière lui.
En l'observant à cette faible distance, Soa comprend enfin d'où provient la gêne dans les mouvements de la silhouette. Une jambe de bois. L'inconnu n'a pour jambe droite qu'une prothèse sculptée et visiblement abîmée par le temps qui passe, car ses déplacements ne sont pas fluides. La vitesse de sa progression étonne encore davantage le jeune homme.
Qui que ce soit, sous cette cape noire comme les ciels de nuit, c'est une force de la nature. Il s'élance derrière lui depuis les ombres. Il ne peut s'empêcher de penser qu'il est comme un papillon attiré par la lueur d'une chandelle. Il espère sincèrement que la comparaison s'arrête là.

Et maintenant ? Le suivre, c'est bien beau mais ça ne mène nulle part, or ce n'est pas nulle part que Soa se rend. Il ne perd pas de vue son objectif, il ne le perd pas de vue une seule seconde. Alors il se concentre intensément. Il se concentre parce qu'il va falloir y aller. Il va falloir aller à la rencontre de l'étrange silhouette à la jambe de bois qui parcourt un sentier sinuant dans une forêt ténébreuse et réputée pour être mal famée.
Soa grimace.
Résumé comme ça, ça n'a pas l'air d'un plan mais d'un conte farfelu pour enfant.
Résumé comme ça, ça n'a pas l'air d'un plan mais d'une situation où il serait le grand méchant loup prêt à se jeter sur sa pauvre victime, insouciante, lanterne à la main. Or il sait pertinemment comment finissent les grands méchants loups dans les histoires pour enfants...
Soa secoue la tête. C'est idiot, de penser à ça, de penser comme ça, maintenant, tout de suite. Il n'a plus le choix. Et ses intentions ne sont pas mauvaises. S'il y avait réellement un grand méchant loup dans ce conte, il est plus probable que ce soit l'ombre qu'il a prise en filature que qui que ce soit d'autre.

Soudain, il se fige dans le noir. Jambe-de-bois s'est arrêté en plein milieu du chemin, il se dresse là, bossu, immobile, sa lanterne à la main.
Que fait-il ? Il l'aurait repéré ? Impossible, Soa est presque certain de n'avoir fait aucun bruit. Et puis, il est tout de même à une distance suffisamment importante pour passer inaperçu, non, c'est forcément autre chose.
Il plisse les yeux, il regarde plus attentivement.
Il y a l'étroit sentier serpentant, il y a la silhouette immobile et sa lanterne aussi, mais il n'y a pas que ça. Dans les buissons qui avoisinent le chemin, Soa les distingue, à présent. Ils sont trois, terrés dans l'obscurité, ils attendaient manifestement qu'une proie se montre et ne semblent pas déçus que leur pauvre victime se révèle ne présenter absolument aucun danger.
Lentement, ils sortent de l'ombre pour venir se planter devant l'unijambiste qui est toujours et décidément ancré dans le sol.

Soa hésite un instant.
Faut-il le protéger ? Il aurait dû savoir ce qu'il risquait, à s'aventurer sur cette route seul, en pleine nuit, avec une lumière aussi intense. Un peu plus, et on croirait l'entendre crier, hé ! on est là, moi et ma jambe, on est seuls et on se promène dans les bois !
Dissimulé derrière un tronc et dans l'ombre, il ne peut qu'observer la scène, indécis. De là où il est, il voit les bandits sortir leurs armes dans des gestes lents destinés à impressionner. Ils n'ont pas l'air de vouloir s'en servir, pourtant : Soa les voit qui parlent mais ne les entend pas distinctement.
Faut-il se rapprocher pour tenter d'intercepter une information ? Pour venir au secours de jambe-de-bois ? A-t-il seulement besoin d'être secouru ? Et s'il était le chef des bandits ? Soa secoue la tête, ça n'avance à rien, ces réflexions, il faudra les garder pour plus tard, pour après.
Enfin... autant dire pour jamais, parce qu'après, ce sera trop tard.

Lentement, il entreprend de se rapprocher des quatre silhouettes. Il peut enfin détailler les visages des bandits, illuminés par la lanterne que l'unijambiste tient toujours fermement dans sa main gauche. Ils ont les traits tirés de ceux qui n'ont pas assez pour survivre. Ils lui font un peu pitié, finalement. L'homme qu'il poursuivait est toujours dos à lui, en revanche, et rien ne laisse présumer de ce qui se cache sous son épais manteau noir.

Maintenant qu'il est plus proche, Soa perçoit les voix des bandits. Ils ont le ton mielleux de ceux qui se savent en position de force.

"... sois sympa, déballe-nous ton pactole !
— Allez quoi ! De braves gens comme nous, franchement, on mérite mieux que ça non ?"

Ils ricanent bêtement. Soa n'est plus certain, pour la pitié.
Et puis, alors qu'il se rapproche, il lève rapidement les yeux sur les nuages là-haut, tout là-haut, derrière le feuillage et les branches des arbres d'hiver. Il n'arrive pas à savoir où se trouve la lune, dans l'ombre, comme lui, mais il devine que la nuit est déjà bien avancée. Il le devine parce qu'il sent la fatigue qui s'empare de lui, il sent ses membres qui protestent lorsqu'il fait des mouvements brusques, il sent ses paupières qui luttent contre le sommeil. Il n'a pas dormi depuis bientôt une journée entière, et il commence à le payer au prix fort.
Alors c'est décidé.
Il va falloir intervenir. Il n'a plus le temps de faire autrement, il va falloir secourir jambe-de-bois et lui poser la question, lui demander s'il connaît le Porc Rouge, quitte à tout risquer pour ce faire.

Il quitte du regard le ciel pour le reporter sur les quatre silhouettes.
Ou du moins ce qu'il en reste.
Sous ses yeux s'étend une scène totalement irréelle qu'aucun des plans qu'il a élaborés n'a pu anticiper. Sous ses yeux qui s'écarquillent à mesure qu'ils prennent conscience que c'est ça qui s'est passé et rien d'autre, il y a les trois corps des bandits qui gisent au sol, inertes. Ils n'ont pas l'air morts, mais ils sont bel et bien assommés et inconscients pour un moment.
L'unijambiste, qui tourne encore et toujours le dos à Soa, semble se remettre en marche comme un mécanisme dont on aurait remonté la clé. Dans un mouvement d'une infinie lenteur, il tâche de mettre son pied gauche loin devant lui et, comme un balancier, se propulse en avant pour se donner de l'élan et reprendre le rythme.

Soa reste un moment sans bouger dans l'obscurité sans trop savoir quoi faire. Il trouvait certains des scénarios qu'il avait envisagés totalement improbables, force est de constater que la réalité s'est révélée plus absurde encore.
Et maintenant ? Et maintenant, qu'advient-il de lui et de ses plans minutieux ?

Plus loin, jambe-de-bois s'éloigne déjà, accompagné de sa fidèle lanterne et de sa démarche mécanique. C'est sa seule chance.
Les bandits sont hors service pour un moment encore, il ne peut pas se permettre d'attendre leur réveil. Il va falloir se lancer à la poursuite de cet étrange individu qui parcourt les forêts sur une jambe et qui sait à n'en pas douter se défendre par lui-même.
Il va falloir se lancer à la poursuite de cet étrange individu... ou de quoi que ce soit d'autre qui se dissimule sous ce manteau épais comme la nuit tout autour.

***

La chambre est enveloppée dans une ambiance mystique, presque surréelle. Aucun bruit ne vient perturber le silence nocturne, tout est calme, tout se tait.
La fenêtre est ouverte.
Dehors, on entend le soupir de l'éternel bal des vagues qui meurent sur le sable fin. Dehors, sous le regard occulte des étoiles, on entend l'océan qui respire.
Le ciel est dégagé et il n'y a aucun vent. Les doux rayons de la lune baignent la chambre dans cette atmosphère si mystérieuse et décalée, comme si ça n'existait pas vraiment, comme si, après tout, ce n'était qu'un simple rêve.
Pourtant, ce n'est pas un rêve. Gaëlle s'imprègne de l'énergie des lieux en silence, allongée dans son lit. Non, ce n'est pas un rêve. Voilà plusieurs heures qu'elle ne trouve pas le sommeil, comment cela pourrait-il être un rêve ?
Ça fait plusieurs jours que c'est comme ça, plusieurs jours qu'elle n'arrive pas à s'endormir la nuit venue, plusieurs jours qu'elle bout de l'intérieur sans vraiment comprendre comment y remédier.
Alors elle médite. Mais comme elle n'est pas d'une grande patience, l'expérience n'est habituellement pas concluante.

Ce soir, pourtant, alors qu'approche l'heure des crimes, Gaëlle est sereine. Elle est presque certaine d'avoir enfin réussi à faire volontairement le vide, mais elle préfère ne pas trop y penser, de peur de rompre le charme.
Ce n'est pas un rêve.
Elle inspire par grandes bouffées, garde l'air quelques secondes, puis le relâche lentement. C'est tout un art qu'elle n'est pas certaine de maîtriser, ce qui ne l'empêche pas de s'appliquer pour autant.
Et puis, il faut dire que ça chasse les questions. Ça chasse les problèmes et leurs mauvaises ondes. Du moins pour un temps.
Or, les problèmes à chasser, ce n'est pas ce qu'il lui manque, à Gaëlle.
... et voilà, c'est reparti pour un tour. Il suffisait de pas y penser, pourtant ! Trop tard. Elle sent son esprit se débattre, elle sent les questions remonter à la surface. Elle n'a pas la force de les refouler à nouveau.
Et puis merde ! De toute façon, il va falloir y répondre. Non mais c'est vrai, quoi ! Elle ne va quand même pas s'enfermer chez elle à jamais par simple peur de résoudre ses problèmes !

Elle sent une énergie nouvelle la traverser de part en part. Elle n'a passé ces derniers jours qu'à vivoter, mais maintenant, c'est terminé. C'est terminé, cette attitude larvaire et fuyarde.
Gaëlle le sait, elle en est intimement convaincue, elle peut et doit aspirer à bien plus que ça.
Alors elle se redresse brusquement dans son lit. C'est terminé, aussi, la méditation pour s'endormir.
Parce que Gaëlle ne s'endort pas. Pas une minute.
Elle sait ce vers quoi elle avance.

***

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AnatoleJ
Posté le 26/08/2021
Hello :D J’attaque direct en citations, je n’ai rien de pertinent à apporter donc ce sera du live commentaire on fait ce qu’on peut hein (c’était un excellent chapitre haha) :

« Les branches des arbres et les feuilles mortes qui tapissent le sol s'agitent doucement au rythme de la brise. »
Il fait soit très sec dans cette forêt soit les saisons ne marchent pas DU TOUT comme chez nous (c’est très possible vu qu’il vient de quitter des fleurs géantes)(oui ici c’est passion forêt je repère les petits détails hahaha)

« Pourquoi une auberge, franchement ? Comment une auberge pourrait répondre à toutes ses questions ? »
Parce que c’est là que commencent toutes les aventures, pardi

« Finalement, c'est une sacrée chance d'avoir débusqué cette lanterne au milieu de la nuit. »
Haha son optimisme qui revient au galop direct après s’être empêché d’avoir de faux espoirs

Pourquoi cet étrange individu se ballade-t-il seul sur le chemin du serpent en plein milieu d'une nuit aussi sombre ?
*balade, avec deux L ça voudrait dire qu’il chante (ce qui serait très poétique mais je n’ai pas l’impression que c’est ce qu’il se passe ici !)

« Ses jambes sont donc forcément plus courtes, alors comment peut-elle avancer si rapidement ? »
Tu sous estimes la puissance des nabots, gamin, ça va te coûter cher

« Soa quitte alors le chemin de pierre pour continuer sa progression dans les arbres qui le longent. Il n'est pas question de se faire repérer maintenant. »
Soa qu’est-ce que tu fais mon petit gars, ça va pas du tout ça, d’abord tu dis pas au revoir à grégor et ensuite tu écoutes pas les conseils de Jeanot ? Quel criminel, j’te jure

L’indécision de Soa est très bien retranscrite, il se pose trop de questions mais en même temps il faut bien les poser ces questions nom d’un petit bonhomme

« Elle ne va quand même pas s'enfermer chez elle à jamais par simple peur de résoudre ses problèmes ! »
hahaha vas-y ma petite, va casser des tronches

« comme si, finalement, mettre trois bandits à terre en quelques secondes avec une jambe en moins et le dos voûté était précisément la soirée qu'il avait prévu de passer. »
Un lundi comme un autre j’ai envie de dire

« Après tout, c'était peut-être une mouette enrouée, mieux vaut ne pas tirer de conclusions hâtives. »
Ou quelqu’un qui s’est cogné le doigt de pied contre un meuble, genre très très fort

« Il est bien incapable de déterminer pourquoi, mais il aurait considéré plus plausible de dénicher un démon que cette dame âgée. »
Ce manque de respect pour les mamies... (Soa faut qu’on cause)

« Encore une fois, elle abat le bâton sur son crâne qui commence à sérieusement enfler sous les coups à répétition. »
Elle est violente mamie Maude xD

« Lui qui déteste s'exprimer, ça lui ôte une sérieuse épine du pied. »
C’est ce que j’étais en train de me dire, ça fait un sacré duo la mamie baroudeuse qui lit dans les pensées et le petit gars paumé taciturne

« Une sorcière seule est bien incapable de posséder autant de familiers. Il y en aurait plusieurs ? »
les sorcières ont pas le droit d’aller à la plage comme tout le monde ? scandale

« Chez elle qui n'a définitivement pas fermé les fenêtres avant son escapade nocturne. »
Je me disais bien aussi qu’elle était partie sans rien fermer, elle a décidément pas peur ni des moustiques ni des attaques de corbeau suspect

Voilà pour ce chapitre et à bientôt sur le suivant :D
dcelian
Posté le 27/08/2021
Salut :D et toujours aussi content de te retrouver par ici, alors si en plus c'est pour me dire que mon chapitre est "excellent"... quel honneur, mercis tout pleins !
Et cette remarque vient un peu s'inscrire dans ce que je me disais depuis un moment déjà : le début de cette histoire n'est clairement pas à la hauteur de sa suite (qui n'est pas nécessairement excellente mais juste meilleure, quoi), donc y a un sacré taf de réécriture qui m'attend, au moins sur ces douze premiers chapitres ^^'
Enfin bon, c'est chouette si ça ne t'a pas arrêté !!

"Il fait soit très sec dans cette forêt soit les saisons ne marchent pas DU TOUT comme chez nous (c’est très possible vu qu’il vient de quitter des fleurs géantes)(oui ici c’est passion forêt je repère les petits détails hahaha)"
Hahaha oui, tu fais bien de le repérer mais t'as raison : les saisons de ce monde ne fonctionnent pas comme les nôtres. Ou plutôt si, d'ailleurs pendant les premiers chapitres je parle pas mal de l'hiver qui approche, mais la seule différence ce sont les Plaines centrales. Là, c'est un été perpétuel, ce qui explique aussi la taille des plantes et le fait que ce soit la source la plus importante de nourriture pour le Comté tout entier ! Je m'occuperai de préciser ça dans la réécriture, parce que c'est pas un détail essentiel mais ça a quand même son importance :)

"Tu sous estimes la puissance des nabots, gamin, ça va te coûter cher"
Comme tu dis ! d'ailleurs Maude n'a pas manqué de lui régler son compte, et c'était mérité. Non mais. Sale gosse !

"Soa qu’est-ce que tu fais mon petit gars, ça va pas du tout ça, d’abord tu dis pas au revoir à grégor et ensuite tu écoutes pas les conseils de Jeanot ? Quel criminel, j’te jure"
Il va de dinguerie en dinguerie... ça risque de finir par lui péter au visage, tout ça !

"L’indécision de Soa est très bien retranscrite, il se pose trop de questions mais en même temps il faut bien les poser ces questions nom d’un petit bonhomme"
Ahhh merci, c'est vraiment génial !!
Dans l'ensemble : merci pour tes remarques, que ce soient des conseils ou des petites annotations, tu me fais toujours beaucoup rire et tu m'aides en même temps, que demander de plus ? ;)
J'ai toujours le sentiment qu'il va falloir que je remanie tout ça, mais si les tracas des personnages restent perceptibles c'est une très bonne chose à savoir, et ça me fait vraiment plaisir !
Merci encore pour ta lecture, et à très vite :D
dodoreve
Posté le 16/03/2021
Un chapitre qui me laisse avec tout plein de questions !
"Jeanot lui a vivement conseillé de ne pas s'en éloigner, mais c'est quand même très tentant de couper en marchant droit au but." NON
"Soa quitte alors le chemin de pierre pour continuer sa progression dans les arbres qui le longent. Il n'est pas question de se faire repérer maintenant." NON
J'ai retenu mon souffle durant toute la première partie ! Et après tu oses me dire que mes boloss te stressent ? ttt ttt ttt.
"Dehors, on entend le soupir de l'éternel bal des vagues qui meurent sur le sable fin. Dehors, sous le regard occulte des étoiles, on entend l'océan qui respire." Meh <3
"sa démarche robotique" : Y a-t-il des robots dans ton histoire ? Peut-être que non, mais après tout, comme on lit depuis le point de vue de Soa, cet adjectif m'interroge.
"Et puis merde ! De toute façon, il va falloir y répondre." J'aime bien ces personnages qui patientent, patientent, et qui d'un coup, font des revirements à base de "oh et puis fuck" !
Maude est géniale <3 Et j'ai évidemment beaucoup aimé le fait qu'elle lui tape dessus (""Lui" ? "Il" ? "L'homme" ? Non mais qui t'a élevé, morveux ? Fais gaffe, je peux taper plus fort !").
"C'est un talent redoutable, mais pour le jeune homme, c'est aussi une aubaine. Lui qui déteste s'exprimer, ça lui ôte une sérieuse épine du pied." Ah bah oui, c'est clair. Et c'est intéressant pour cette histoire et la manière dont tu l'écris, je trouve !
"Pour l'instant, ça a l'air de tenir le coup." Mes souvenirs de The Birds me rassurent pas là-dessus. Si ça, ça m'angoisse pas en plus du chemin du serpent, merci. Et puis c'est quoi ces histoires de corbeaux, qui apportent ces lettres si étranges ? C'est hyper mystérieux, je veux savoir !

"Dissimulé derrière un tronc et dans l'ombre" / "Il n'arrive pas à savoir où se trouve la lune, dans l'ombre, comme lui" / "Soa se fige dans les ténèbres" / "Soa l'imite, dans son recoin d'ombre." / "Alors il sort de sa cachette, il s'extirpe des Ombres" : C'est une progression qui m'intrigue énormément. Au tout début de ton histoire, Soa pense qu'il est "contre" les Ombres, quand il va chasser la Sorcière, et puis après il y a quand même la conscience qu'il est "ombre parmi les Ombres", mais je m'imaginais que c'était quelque chose qui le gênait, et qu'il ne savait pas trop comment appréhender. Dans ce chapitre, je ne sais pas si tout ce moment de filature m'évoque un sentiment de maîtrise, ou d'inconscience, comme s'il s'était glissé parmi les ombres sans s'en rendre compte. Est-ce un monde/état si différent du nôtre ? (La différence n'est pas moindre : est-ce un monde (=environnement) ? un état (=disposition) ?) Tout ça fait que je me pose énormément de questions à propos de ce qu'il est, de ce qu'il vit et de ce qu'il ressent. J'espère qu'on aura des réponses bientôt !
dcelian
Posté le 16/03/2021
"J'ai retenu mon souffle durant toute la première partie ! Et après tu oses me dire que mes boloss te stressent ? ttt ttt ttt."
Hahahah oui j'entends ce que tu me dis, c'est vrai que "mes" deux boloss sont pas beaucoup plus adroits ni prudents. Mais c'est ce qui fait qu'on s'y attache ;)

""Dehors, on entend le soupir de l'éternel bal des vagues qui meurent sur le sable fin. Dehors, sous le regard occulte des étoiles, on entend l'océan qui respire." Meh <3"
Alors là merci parce que vraiment cette phrase je la kiffe trop je suis hyper fier de moi (il faut savoir être fier de soi) (oui j'en ai même fait le titre du chapitre) (je suis très très fier) (fight me)

""sa démarche robotique" : Y a-t-il des robots dans ton histoire ? Peut-être que non, mais après tout, comme on lit depuis le point de vue de Soa, cet adjectif m'interroge."
Oupsi, effectivement t'as raison, c'est pas exclu que y ait des "robots" pour ainsi dire, mais Soa n'en a clairement jamais vu pour l'instant, donc je vais changer ça comme je peux !

""C'est un talent redoutable, mais pour le jeune homme, c'est aussi une aubaine. Lui qui déteste s'exprimer, ça lui ôte une sérieuse épine du pied." Ah bah oui, c'est clair. Et c'est intéressant pour cette histoire et la manière dont tu l'écris, je trouve !"
Merci !! J'espère que je vais réussir à m'en sortir, c'est très difficile de gérer un télépathe, je sais pas dans quel bourbier je me suis encore foutu moi x)

"Et puis c'est quoi ces histoires de corbeaux, qui apportent ces lettres si étranges ? C'est hyper mystérieux, je veux savoir !"
Hehe

""Dissimulé derrière un tronc et dans l'ombre" / "Il n'arrive pas à savoir où se trouve la lune, dans l'ombre, comme lui" / "Soa se fige dans les ténèbres" / "Soa l'imite, dans son recoin d'ombre." / "Alors il sort de sa cachette, il s'extirpe des Ombres" : C'est une progression qui m'intrigue énormément. Au tout début de ton histoire, Soa pense qu'il est "contre" les Ombres, quand il va chasser la Sorcière, et puis après il y a quand même la conscience qu'il est "ombre parmi les Ombres", mais je m'imaginais que c'était quelque chose qui le gênait, et qu'il ne savait pas trop comment appréhender. Dans ce chapitre, je ne sais pas si tout ce moment de filature m'évoque un sentiment de maîtrise, ou d'inconscience, comme s'il s'était glissé parmi les ombres sans s'en rendre compte. Est-ce un monde/état si différent du nôtre ? (La différence n'est pas moindre : est-ce un monde (=environnement) ? un état (=disposition) ?) Tout ça fait que je me pose énormément de questions à propos de ce qu'il est, de ce qu'il vit et de ce qu'il ressent. J'espère qu'on aura des réponses bientôt !"
Wow, le retour de tes fameuses analyses !
C'est vrai que j'ai fait une espèce de métaphore filée pas hyper subtile du genre : Maude et sa lanterne représentent un peu la lumière, et la nuit tout autour dans laquelle baigne Soa est plutôt l'obscurité.
Alors pour répondre à ta question, je dirais que c'est pas nécessairement quelque chose qui le dérange, ça l'intrigue très fort, mais ça le dérange pas tant que ça. Au début, effectivement, il a un certain dégoût pour ces étranges facultés qu'il se découvre, mais après l'échange avec Gaëlle, il décide un peu de "s'enfoncer seul dans les Ombres pour découvrir sa vraie nature", donc il accepte forcément un peu cet aspect de lui.
Y a aussi ce passage où il se noie et les Ombres le sauvent, et il est hyper intrigué encore une fois, il essaie de les toucher du doigt, donc y a déjà cette espèce de fascination ! Et comme tu dis, y a aussi une part d'inconscient, puisque pendant la filature il se fond dans les Ombres sans trop faire gaffe, il est un peu "rattrapé par sa nature" si je peux dire.
Mais là le truc c'est qu'il sort finalement des Ombres pour aller vers Maude et sa lumière, donc la question c'est : est-ce qu'elle pourra l'amener sur un autre chemin ? Voilà un peu ce que je pense de tout ça, à ce moment précis de l'histoire. Est-ce que ça te paraît cohérent ?
En tout cas, pour les réponses, va falloir être patient ! Je suis du genre à faire poireauter, désolé par avance x)
Sklaërenn
Posté le 16/03/2021
On sent les espoirs de Soa et sa déception quand il se rend compte que ce n'est pas vraiment le porc rouge au début. C'est flagrant !

J'adore les pensées contradictoire de Gaëlle, on dirait moi xD J'ai adoré le passage avec les corbeaux !

Et je ne m'attendais pas à ce que jambe-de-bois soit une femme ! Bien joué :D ! Une télépathe en plus ! Elle me fait rire ! Je me demande si elle nous accompagnera quelques chapitres celle là, car je l'aime bien !

Quant à la fin, je ne m'attendais pas à ce que Gaëlle reçoive un message en lien avec Soa. On savait qu'ils allaient se revoir, mais on sait que c'est bientôt maintenant.
dcelian
Posté le 16/03/2021
Merci encore et toujours pour tes retours super positifs et agréables !
Tant mieux si j'ai réussi à t'induire en erreur avec Maude. C'est l'un de mes personnages préférés, et y a effectivement moyen qu'elle ne disparaisse pas tout de suite. A moins que... ? hehe
Eh oui, Gaëlle et Soa semblent liés d'une façon ou d'une autre par un destin commun. Est-ce que ça les mènera à leur perte ? Telle est la question :)
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