Chapitre 13. (partie 2)

Par dcelian

Il a rattrapé le temps perdu au pas de course, le voilà maintenant à peine quelques mètres derrière jambe-de-bois. Lui, il continue à avancer comme si de rien n'était, comme si, finalement, mettre trois bandits à terre en quelques secondes avec une jambe en moins et le dos voûté était précisément la soirée qu'il avait prévu de passer. Il avance rapidement, tapant à un rythme régulier la pierre au sol de sa prothèse, tandis que les ombres s'écartent sur son passage.
Il va falloir se lancer. Il va falloir y aller. Mais Soa ne peut pas s'empêcher de freiner sa précipitation. Il ne peut pas s'empêcher de se demander si c'est réellement la meilleure idée, à défaut d'en être une bonne. Car s'il y a bien quelques qualificatifs auxquels le jeune homme a pensé pour ce plan, "correct" n'est définitivement pas sur la liste.
Mais la lune ne l'attendra pas. Il n'a plus le temps de faire mieux. Il n'a même plus le temps de faire bien. Pourtant, il va tout de même falloir faire, il ne peut pas rester là, les bras croisés, à attendre de contempler son échec au lever du soleil.
Ça non.

Soudain, Soa se fige dans les ténèbres. L'unijambiste s'est de nouveau arrêté.
Il y a un léger temps de latence pendant lequel plus rien ne se passe.
Il retient son souffle.
Est-il repéré ? Mono-jambe a la même attitude qu'avec les bandits. Est-il le prochain sur la liste ? Le temps semble s'allonger, il semble ralentir et ne plus vouloir s'écouler. La silhouette ne fait pas un geste. Elle s'est ancrée dans le sol, fermement plantée sur ses appuis, comme si elle avait tout le temps du monde, comme si rien de tout cela n'avait d'importance.
Soa l'imite, dans son recoin d'ombre. Il ne bouge pas d'un cil, il respire à peine. C'est à l'intérieur que tout se bouscule.
Parce que rien ne se passe.
Et maintenant ? Il ne sait pas, il ne sait plus. Il sent ses mains devenir moites. Il sent la pression qui monte peu à peu. Il a l'impression qu'on pourrait l'entendre respirer de l'autre bout du bois si on tendait l'oreille.
Et maintenant ? Le message, la pleine lune et tous ses problèmes lui paraissent bien lointains. Pourtant, il veut en apprendre plus... mais il a peur du prix à payer.

Tout à coup, dans des mouvements excessivement lents, l'inconnu s'accroupit et pose sa lanterne à terre.
Et si... et s'il faisait simplement une pause ? Ou peut-être est-ce une façon d'inviter Soa à l'approcher ? Il n'y comprend rien. Mais plus les secondes s'étirent et plus il est indécis. Il le sait pertinemment : il réfléchit trop.

Il lève à nouveau les yeux vers le ciel, toujours recouvert de nuages sombres. Il n'a aucune idée d'où se trouve la lune, à présent. Et si le soleil se levait ? Et si tout ce qu'il recherche s'évaporait sous ses yeux du même coup ? Non, il ne peut pas se le permettre. Il n'a pas fait tout ça pour rien, c'est hors de question.
A l'instant où cette pensée le traverse, une lueur fugitive allume son regard un bref instant. Oh, c'est trois fois rien, l'histoire d'une seconde à peine, mais c'est bien là, c'est cet éclat qui parle d'aventure et de découverte.

Alors il sort de sa cachette, il s'extirpe des Ombres pour approcher pas à pas de la chose qui se tapit sous son large vêtement noir, pour approcher pas à pas de ce qu'il espère être la clé de son énigme.
Plus que deux mètres à peine.
Plus que deux mètres et il rattrape son destin... ou s'en éloigne à jamais, c'est selon.

***

Soudain, le croassement d'un corbeau déchire le silence de la nuit.
Gaëlle n'est pas superstitieuse, le chant du corbeau ne lui évoque rien en particulier. Le problème ne vient pas de là. Le problème, c'est qu'elle sait plusieurs choses, et ce sont précisément ces plusieurs choses qui l'amènent à se poser des questions inquiétantes.

Une seule pensée en tête, elle sort précipitamment de son lit pour revêtir sa tenue habituelle. Hier encore, elle ne voulait plus entendre parler de la Traque. Son petit monde noir et blanc s'était effondré pour ne laisser qu'un amas de gris informe.
Pourtant, maintenant, tout cela n'a pas d'importance.
Elle se munit de sa faux, enroule sa chaîne autour de son poignet et se faufile dans les escaliers qui mènent à la sortie. Elle veut en avoir le cœur net, elle veut s'assurer qu'elle n'a pas rêvé.
Après tout, c'était peut-être une mouette enrouée, mieux vaut ne pas tirer de conclusions hâtives.

Une fois à l'air libre, Gaëlle tend l'oreille. Rien.
Et puis, elle n'est plus si certaine, maintenant. Elle a dû mal entendre, voilà tout. Pourtant, elle a une impression désagréable qui ne la quitte pas, elle a cette pensée qui lui trotte toujours dans la tête.
Alors elle quitte la ruelle pour trouver un meilleur point de vue, pour trouver un endroit où elle ne pourrait pas rater le volatile. Tout en accélérant le pas, elle tend l'oreille. Toujours rien.
Elle n'entend que l'océan qui s'écroule inlassablement sur la plage. Pas de mouette.
Pas plus de corbeau.

Elle débouche enfin sur la grand-place de Lundwal, bâtie en rond autour d'une fontaine représentant une sirène tenant un vase en équilibre sur son épaule et duquel s'écoule un filet d'eau intarissable. Elle a un léger sourire sur le coin des lèvres. Gaëlle l'aime bien, leur petite sirène.
Elle prend quelques secondes pour apprécier le calme nocturne. Les rues sont vides et les étals rangés, elle se laisse bercer par la tranquillité des lieux.
Tout est silencieux, alors pourquoi n'arrive-t-elle pas à se départir de son étrange impression ? Pourquoi se sent-elle épiée ? Pourquoi croit-elle avoir entendu un corbeau ? Non, décidément, quelque chose ne va pas.

Mue par un instinct qu'elle ne s'explique pas, Gaëlle lève la tête vers le ciel étoilé.
Et alors, elle comprend.
Sur les toits des maisons qui bordent la grand-place sont juchés des dizaines de corbeaux au plumage plus sombre que la nuit encore. Des dizaines, et des dizaines de corbeaux. Ils la regardent avec un air mauvais, leurs gros yeux globuleux tous fixés sur elle.

Gaëlle n'est toujours pas superstitieuse. Pourtant, elle sait une chose, et c'est précisément cette chose qui fait grandir son inquiétude à chaque battement de cœur.
Elle fléchit imperceptiblement les genoux, prête à s'élancer à tout moment. Elle est prête à s'élancer, parce qu'une seule pensée tourne maintenant en boucle dans sa tête. Et ça n'a rien d'une pensée superstitieuse ou irrationnelle.
Gaëlle serre les dents.

"Il n'y a pas de corbeaux à Lundwal"

***

Soa ne voit pas le coup arriver, et le bâton s'abat violemment sur son crâne. Sa vue se brouille pendant un bref instant, si bien qu'il ne voit pas le visage qui lui fait pourtant désormais face. Il n'est pas tout à fait certain de comprendre ce qui lui arrive.
Une voix s'élève alors, elle semble à la fois proche et lointaine. C'est une voix de femme, mais grave et rugueuse.

— "Lui" ? "Il" ? "L'homme" ? Non mais qui t'a élevé, morveux ? Fais gaffe, je peux taper plus fort !"
Soa est encore un peu sonné, mais les formes et les couleurs reprennent peu à peu leurs places respectives.
A la lueur de la lanterne toujours à terre, il distingue maintenant très nettement le visage de la silhouette qu'il a poursuivie toute la nuit durant. Et, il doit bien le reconnaître, trouver une femme sous ce manteau sombre n'avait pratiquement pas effleuré son esprit. Il est bien incapable de déterminer pourquoi, mais il aurait considéré plus plausible de dénicher un démon que cette dame âgée.

A deux reprises, le bâton s'abat à nouveau sur son crâne sans que Soa ne puisse faire le moindre geste pour l'éviter.

"Tiens ! Celui-là c'est pour ton éducation à revoir, et celui-là pour le "dame âgée" !"
Elle a frappé moins fort, cette fois. Perplexe, Soa fronce les sourcils. C'est à croire qu'elle devine ce qu'il pense...
Enfin, visiblement elle ne lui veut aucun mal. Ou presque.

Il plante son regard dans le sien, il l'observe avec attention.
Des rides sillonnent son visage usé, dessinant les reliefs de la carte d'un pays inconnu. Ses yeux bleu ciel sont entourés de cernes, et Soa parierait qu'elle n'a jamais dormi durant toute sa longue existence. Il est persuadé de ne jamais avoir rencontré quelqu'un d'aussi vieux.
Il sent qu'elle crispe, qu'elle se prépare à le frapper à nouveau.
Pourtant, il ne l'entend pas comme un terme péjoratif, "vieux", il voit plutôt ça comme un fait. Cette femme a traversé des époques, elle a vu des choses que les mots ne pourraient raconter, elle a raconté des choses que les yeux ne pourraient voir.
C'est ce que dit son regard, en tout cas. Elle a ce regard un peu magique, ce regard saisissant, qui dit ça, qui dit tout ça et un peu plus encore.
Et puis ses yeux se perdent dans le lointain et elle sourit. Ça ne s'adresse pas à Soa, c'est un sourire de mélancolie et de tristesse. De joie, aussi, un peu.

Soa attend un instant, puis il se lance :
"Madame, vous..."
Le bâton s'abat aussi sec sur son crâne.
"Mais qu'est-ce que vous... ?"
Nouveau coup de bâton.
"Boucle-la un peu, marmot, tu m'casses la tête. Moi c'est Maude, pas "madame". Et moi c'est "tu", pas "vous", pigé ?"
Soa hoche la tête et il ne peut retenir un sourire. Oui, c'est pigé, oui. Elle lui rappelle un peu Grégor, Maude. Un peu bourrue et rentre-dans-le-tas mais pas méchante, un peu vieille mais pas encore tout à fait non plus.
Alors il recommence.

"Maude, v... tu peux lire dans les pensées ?"
Encore une fois, elle abat le bâton sur son crâne qui commence à sérieusement enfler sous les coups à répétition.

"Respecte tes aînés, sale mioche ! Appelle-moi "madame" ! Et on me vouvoie !"
Lisant la confusion dans le regard de Soa, Maude éclate d'un rire sincère.
"Non, là c'était pour la blague."
Elle a une lueur malicieuse dans le regard.

"Bon qu'est-ce qu'il te faut, mon grand ? On va quand même pas y passer la nuit, non ?"
Soa sourit. Non, effectivement, il ne vaudrait mieux pas.
Et puis il secoue la tête. Il secoue la tête pour remettre ses idées dans l'ordre et au clair, pour ne pas perdre de vue son objectif premier, il organise méthodiquement ses pensées. Le mot de Ash, le Porc Rouge, la pleine lune, les réponses, voilà ses priorités.
Il inspire un grand coup, s'apprête à lui poser la question dont il attend et redoute à la fois la réponse, mais Maude lui coupe l'herbe sous le pied, plus rapide que son Ombre.

"Ah, c'est le Porc Rouge que tu cherches ? 'Suffisait de demander..."
Elle affiche à nouveau ce sourire énigmatique. Soa ne comprend pas par quelle magie, mais elle semble bel et bien capable de lire dans ses pensées... C'est un talent redoutable, mais pour le jeune homme, c'est aussi une aubaine. Lui qui déteste s'exprimer, ça lui ôte une sérieuse épine du pied.
Alors il la fixe en retour, suspendu à ses lèvres, il peine à contenir son impatience. Oui, c'est le Porc Rouge qu'il cherche.
Et donc ?
Maude rit à nouveau, dévoilant ses dents abîmées par le temps.

"Si tu veux bien placer tous tes espoirs sur la vieille folle que je suis, alors je peux t'y emmener."
Un soulagement indicible se dessine sur le visage de Soa, dont les épaules se relâchent imperceptiblement. Maude continue de lui sourire en retour.

"C'est oui, n'est-ce pas ? Alors en route mauvaise troupe ! Et t'as pas intérêt à traîner des pieds, je t'attendrai pas."
Elle se met rapidement en marche et son rire illumine un moment le long du chemin du serpent. A moins que ce ne soit sa lanterne... ?

***

Elle s'élance dans une des ruelles, quitte la grand-place, se rue vers chez-elle, vers ailleurs, vers plus loin. Elle ne se retourne pas, mais elle devine aux battements d'ailes et aux croassements dangereusement proches que les corbeaux se sont aussitôt lancés à sa poursuite.
Tandis qu'elle court, son esprit tourne à plein régime. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Les corbeaux sont des animaux de Sorcières des Landes, aucune chance que l'une d'entre elles se soit aventurée aussi près de la mer. Et puis, quand bien même, c'est aussi le nombre des bestioles qui inquiète Gaëlle. Une sorcière seule est bien incapable de posséder autant de familiers. Il y en aurait plusieurs ?
Ou alors... Gaëlle grimace à cette idée, car c'est peut-être plus problématique encore. Ou alors, il n'y en a qu'une, et elle est extrêmement puissante.

Elle tourne à droite, puis à gauche. Les ruelles sont étroites, les corbeaux peinent à y voler en nombre, ils sont obligés de prendre de la hauteur, de s'éloigner un peu d'elle, et les battements d'ailes perdent en intensité pour un moment.
Mais ils ne sont jamais bien loin.
Gaëlle court, elle court encore et toujours, elle court à en perdre haleine, et débouche finalement sur la rue dans laquelle se trouve sa propre maison. Elle se précipite vers la porte qu'elle n'a – Dieu soit loué – pas fermée à clé.
Derrière elle, les corbeaux gagnent du terrain, elle entend leurs cris qui se rapprochent, encore et toujours plus, mais elle y est presque, encore quelques mètres à peine, encore un petit effort...
Elle saisit brutalement la poignée de sa porte, la tire vers elle et, dans un mouvement parfaitement fluide, se glisse dans l'entrebâillure pour la refermer aussi sec.
Le dos collé au battant, complètement exténuée par l'effort, trempée, Gaëlle s'effondre au sol. De l'autre côté, elle entend les corbeaux qui cognent contre le bois avec leurs becs aiguisés.
Pour l'instant, ça a l'air de tenir le coup.

Elle respire fort, toujours assise dans l'entrée, collée contre la porte. Autour d'elle, le petit couloir d'entrée paraît bien calme. A droite se trouve une nouvelle porte qui conduit chez Michelle, la vieille retraitée qui l'héberge généreusement à l'étage. Michelle n'aime pas dormir avec les fenêtres ouvertes, alors tout est plongé dans l'obscurité. Elle prie pour ne pas l'avoir réveillée dans son agitation.
Derrière la porte, le croassement semble s'être atténué. Peut-être ont-ils abandonné ?  
A gauche, le couloir conduit à un escalier qui mène chez elle.
Chez elle.
Chez elle qui aime dormir avec les fenêtres ouvertes.
Chez elle qui n'a définitivement pas fermé les fenêtres avant son escapade nocturne.
Un croassement résonne alors depuis là-haut. Gaëlle s'y précipite. Il n'est peut-être pas trop tard. Elle s'engouffre rapidement dans les escaliers, enfonce la porte d'un coup d'épaule et se rue vers la fenêtre, grande ouverte.
Quelques corbeaux sont juchés sur le rebord, mais ils ne semblent pas vouloir entrer.
Bizarre.
Dans le doute, elle leur claque la fenêtre au bec, se retourne, colle son dos trempé de sueur contre les carreaux frais et se laisse glisser au sol dans un soupir de soulagement.

Mais elle n'est pas seule.
Les serres plantées sur sa petite table, l'une des sales bêtes la fixe étrangement.
Il n'y a plus un bruit. Seul un silence tendu pèse sur Gaëlle qui ne sait pas bien comment elle va s'y prendre si le corbeau se rue sur elle.
Mais il ne le fait pas. Il n'a pas l'air de vouloir le faire.
A y regarder de plus près, Gaëlle comprend que quelque chose ne va pas dans sa démarche. On dirait qu'il boite. Comme si... comme s'il avait quelque chose à la patte. Elle approche prudemment l'animal qui ne recule pas, nullement impressionné.
A ses serres est accrochée une feuille d'un papier jauni et abîmé.
Gaëlle défait le nœud qui l'attachait sans que le corbeau ne bronche, puis déplie prudemment la lettre comme s'il pouvait s'agir d'un sortilège ou autre malédiction.
Les mains encore moites, elle le pose sur la table et entreprend de lire le message, ce qui n'est pas une mince affaire. C'est à peine si les lettres forment des mots, tant on dirait qu'elles ont été formées à la va-vite.
Finalement, après quelques minutes d'analyse, tout ce bordel commence à prendre sens, et Gaëlle comprend mieux pourquoi elle a eu tant de mal à le déchiffrer.

"Grimard vieille église Soa deux jours"

Eh bien.
Avec ça, au moins, elle est avancée...

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Louison-
Posté le 24/04/2022
Coucouuuu, me revoilooou avec grand plaisir hihi ^^

J’ai beaucoup aimé au départ cette description très dense que tu fais de la forêt, comme je te l’avais déjà souligné dans un chapitre précédent on a vraiment l’impression qu’elle est un personnage à part entière et c’est méga cool, d’autant plus que Marise et Jeannot ont prévenu Soa que peut-être y’avait des trucs chelous qui se passent là-bas, ça contribue à la rendre encore plus vivante :D

Ensuite, cette lanterne qu’il voit : oooouh, voilà quelque chose d’intriguant. Et EVIDEMMENT qu’il va s’écarter du droit chemin, lol, sinon c’est pas drôle x) Mais c’est curieux cette lanterne cela dit, bientôt on découvre que c’est un unijambiste ! Décidément, toujours plus dans l’atypique, j’adore ! Et que cet unijambiste défoncent d’un simple coup de patte (lol) les 3 bandits qui l’attendaient : AAAH qu’elle est cette créature bondiou.

« comme si, finalement, mettre trois bandits à terre en quelques secondes avec une jambe en moins et le dos voûté était précisément la soirée qu'il avait prévu de passer. » >> Juste, j’adore x’)

« Il n'y comprend rien. Mais plus les secondes s'étirent et plus il est indécis. Il le sait pertinemment : il réfléchit trop. » >> Je r-adore. C’est cool qu’on ait le personnage de Soa bien caractérisé ! Entre le vent, le fait qu’il est plutôt du genre à peu s’exprimer et à beaucoup réfléchir, toujours à se tordre la tête ce petit, ultra sensible là, si mimi <<3

Sinon on retrouve aussi le pdv de Gaelle ! Chouette :D
« Dehors, sous le regard occulte des étoiles, on entend l'océan qui respire. » >> Incroyable.

« C'est terminé, cette attitude larvaire et fuyarde. » > YES YES YES Gaëlle qui se remet en action, ça fait trop plaiz à vor !

« Sur les toits des maisons qui bordent la grand-place sont juchés des dizaines de corbeaux au plumage plus sombre que la nuit encore. Des dizaines, et des dizaines de corbeaux. » >> Ooouh, alors ça c’est intriguant, ça fiche un poil la flippe, qu’est-ce que ces corbeaux veulent dire ??

"Il n'y a pas de corbeaux à Lundwal" >> AAAAH QU’EST-CE QUI SE PASSE. Surtout que après, elle est poursuivie par ces corbeaux Gaëlle !! Et ce message qu’elle trouve : "Grimard vieille église Soa deux jours" >> Alors je me demande vraiment de qui ça vient, dans quelle intention on lui envoie ça, mais quoiqu’il en soit j’ai super hâte d’en découvrir plus ! Gaëlle qui est toute perdue avec son noir/blanc devenu gris hihi, ils auront des choses à se dire Soa et elle <3

Quand Maude se présente : rohalala, j’ADORE Maude !! Le fait qu’elle puisse lire dans ses pensées, mais trop chouette quoi !

« — "Lui" ? "Il" ? "L'homme" ? Non mais qui t'a élevé, morveux ? Fais gaffe, je peux taper plus fort !" » >> Juste, excellent x)

« Des rides sillonnent son visage usé, dessinant les reliefs de la carte d'un pays inconnu. Ses yeux bleu ciel sont entourés de cernes, et Soa parierait qu'elle n'a jamais dormi durant toute sa longue existence. Il est persuadé de ne jamais avoir rencontré quelqu'un d'aussi vieux. » >> La description que tu fais là est juste sublime, tu choisis les bons mots <3 Et puis j’aime particulièrement que tu introduises un personnage vieux ! Vraiment rien que pour ça, big up à toi ! <3 Et en plus, là Soa souligne bien que ça n’a rien de péjoratif, c’est juste un fait, et même comment il la voit, c’est presque mélioratif parce qu’il la décrit de façon si jolie <3

« C'est ce que dit son regard, en tout cas. Elle a ce regard un peu magique, ce regard saisissant, qui dit ça, qui dit tout ça et un peu plus encore. » Incroyable.

Voilou ! Un super chapitre en somme, un brin merveilleux comme ça, inquiétant aussi, c’est très beau tout ça, hâte de découvrir la suite ! #TeamMaude (ouèche)
dcelian
Posté le 29/04/2022
ojvaekvnalnslvkdi COUCOU
AHHHHH TON COM' MAIS C'EST TROP
HAHAHA
OK je perds la boule ressaisissons-nous

TOP si tu as bien aimé ce chapitre rohlala, je l'ai écrit y a LONGTEMPS mais je crois me souvenir que c'est l'un de ceux qui me faisaient le plus triper à l'époque, et le revivre avec toi : pur plaisir <3

Pour tous ces petits trucs que tu relèves : la forêt, l'atypicité des scènes, ton "AAAAH QU’EST-CE QUI SE PASSE", et surtout ton "Un super chapitre en somme, un brin merveilleux comme ça, inquiétant aussi, c’est très beau tout ça" ====> MERCI
MERCI
MERCI
AHHH
MERCI
hihi
(merci)
Tellement géniales tes réactions à chaque fois, c'est hyper drôle !

POUR MAUDE : OUI
J'étais sûûûûûr que tu l'aimerais bien bhahaha ! Le sang de la veine, cette petite vieille, vraiment. Et c'est mais viaegapejogoprizhogzjfejfokq que tu aies aimé sa description, et même l'aies trouvé "jolie", ça me touche beaucoup.
"Et puis j’aime particulièrement que tu introduises un personnage vieux !" >> Rholala OUI ! J'ADORE ! Et j'adore que tu adores <3
Les vieux c'est trop souvent des perso soit inutiles soit carrément absents dans les bouquins, de SF en particulier, je m'étais dit dès le début que c'était pas tolérable ici. Jaunémar que tous les gentils aient entre 15 et 25 et les méchants le double, ça suffit les bêtises
Et au-delà de cette guéguerre contre les clichés, je trouve le thème de la vieillesse particulièrement intéressant, et j'adore essayer de me projeter dans un personnage pareil pour me poser ses questions et essayer de voir les choses avec ses yeux. Voilà. Mais tout ça pour dire : oui #TeamMaude x100000 (ouèche) <3<3
"AAAH qu’elle est cette créature bondiou." hihi tu te serais pris un coup de canne toi aussi

"Le fait qu’elle puisse lire dans ses pensées, mais trop chouette quoi !"
>> Alors là oui, trop chouette, mais AUSSI QUELLE GALERE MONDIEU !! A écrire c'est parfois une sacrée plaie. Je pense que je vais réarranger ça par la suite, pour passer d'une lecture nette des mots qui passent par la pensée à une lecture des concepts/idées vagues ? ça serait peut-être plus gérable ;-;

"Et ce message qu’elle trouve : "Grimard vieille église Soa deux jours" >> Alors je me demande vraiment de qui ça vient, dans quelle intention on lui envoie ça, mais quoiqu’il en soit j’ai super hâte d’en découvrir plus ! Gaëlle qui est toute perdue avec son noir/blanc devenu gris hihi, ils auront des choses à se dire Soa et elle <3"
>> AH ça oui punez, et vu comme ils sont habiles pour se parler, tous les deux, ça promet déjà.....

"« Dehors, sous le regard occulte des étoiles, on entend l'océan qui respire. » >> Incroyable."
>> Rohlala merci, l'une des phrases que je préfère avoir écrit, je crois ?? Et à chaque fois que j'imagine l'océan qui respire, j'ai l'impression de l'entendre. C'est un peu magique, cette histoire de mots, quand même ;-;

"Je r-adore. C’est cool qu’on ait le personnage de Soa bien caractérisé ! Entre le vent, le fait qu’il est plutôt du genre à peu s’exprimer et à beaucoup réfléchir, toujours à se tordre la tête ce petit, ultra sensible là, si mimi <<3"
>> Hahaha trop bien si tu l'aimes, c'est tellement frustrant et drôle d'écrire le point de vue de quelqu'un d'aussi torturé. Bon, j'ai pas besoin de creuser très loin pour trouver l'inspiration, me diras-tu (hah :^)

QUOIQU'IL EN SOIT mais mégacoeur sur ta personne incroyable, tu me fais tellement plaisir avec tes commentaires céfou <3
Merci de continuer ta lecture, et avec autant d'enthousiasme en plus, ça me touche beaucoup. ET APRES MES PARTIELS JE RETOURNE DU CÔTE DES PORTIERS CA VA BARDER !!!!
Louison-
Posté le 29/04/2022
"Jaunémar que tous les gentils aient entre 15 et 25 et les méchants le double, ça suffit les bêtises" >> Ahaha beaucoup trop drôle <3 Mais oui t'as tellement raison, redonnons aux vieux ses lettres de noblesse <3

"Et à chaque fois que j'imagine l'océan qui respire, j'ai l'impression de l'entendre. C'est un peu magique, cette histoire de mots, quand même ;-;" >> flasjéfalksfs

Et écoute avec MEGACOEUR que je lis ta super histoire !!! Me réjouis d'avancer ce weekend un peu ^^
(et alasjféslkfs no stress pour les Portiers, concentre toi sur TES PARTIELS C'EST ICI QUE FAUT QUE CA BARDE AéSLFJAéSLKFAéSDFASFDADSFA)
dcelian
Posté le 14/05/2022
LES PARTIELS C'EST FINI OMG
(merci t'es ivaeihgpvhaej <3)
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