Chapitre 13 : Maugis

Par Mary

XIII

MAUGIS

 

 

 

 

            La nuit était glaciale. Sur le pont silencieux, Alban suivit Maugis dans un état second. Pas tout à fait remis de sa panique, se demandant ce qu’il faisait là sans avoir la force de protester, il se laissa guider. Le gabier congédia Miguel qui assurait son quart appuyé contre un mât, les yeux voilés de sommeil, et fit assoir Alban sur les marches du gaillard arrière. Plusieurs pas derrière eux, au fond de la dunette, Killian tenait la barre. S’il s’aperçut de leur présence, il n’en laissa rien paraître. Le navire glissait sur l’eau sombre comme sur une gigantesque étendue de ténèbres. L’aube ne tarderait pas à apparaître, mais pour l’heure, la nuit avait dévoré le paysage. À défaut de lune, le ciel étincelait d’étoiles et aucun nuage n’occultait leur scintillement.

— Allez, petit, vide ton sac. C’est pas la première fois que ça arrive, tu fais souvent des cauchemars.

Alban se sentait tellement honteux. On l’entendait vraiment tant que ça ? Combien de fois avait-il réveillé un de ses compagnons ? Personne n’avait fait la moindre remarque.

Il repensa à sa réaction démesurée quand il avait ouvert les yeux. Il croyait encore être dans le cauchemar, la flamme de la bougie lui avait paru si grande.

— Désolé pour tout à l’heure, Maugis, je… j’étais encore…

— C’est pas grave, mais faut pas rester comme ça, petit, ça va te gâcher la vie. Ça fait longtemps ?

— Quoi ?

— Que tu fais des cauchemars pareils ?

— Je… j’ai pas très envie d’en parler.

— J’veux bien croire que ce soit difficile, mais tu risques rien.

— C’est plus compliqué que ça…

Maugis prit un instant de réflexion en se grattant le menton.

— Tu te souviens l’autre jour quand il a fait si mauvais temps ? T’as replié les voiles avec moi, puis La Bombarde est venu nous aider à faire les nœuds pour aller plus vite, que les gars restent pas perchés sur les vergues trop longtemps. C’était du bon boulot, tu sais pourquoi ? Parce que c’était un boulot d’équipe. À bord d’un navire, on vaut rien les uns sans les autres. Notre survie dépend de notre capacité à s’entraider. Alors, oui, pour certains ça fait juste partie du travail, mais quand même. Ce qui fait la force du Lotus, pour moi, c’est qu’on se repose pas sur nos lauriers. On essaie d’être là quand les autres ont besoin de nous. C’est pas rien, tu sais. J’en ai fait, des équipages, tu peux me croire.

Alban ne voyait pas où il voulait en venir.

— C’que je veux dire, petit, c’est qu’on est là. Moi en tout cas. Si ça te tarabiscote autant, au point de pas en dormir la nuit, c’est que ça doit être fichtrement pesant. Des fois, pour que ce soit moins lourd, faut oser affronter ses démons. Tout à l’heure, t’as eu peur de la bougie, pourquoi ? Ça a quelque chose à voir avec tes cicatrices, c’est ça ?

Alban ne répondait toujours pas, enfermé dans son mutisme. Il avait déjà raconté toute son histoire à Nora, quel besoin aurait-il de le faire une seconde fois ?

— Pardon pour mes côtés moralisateur de fond de cale. J’veux pas t’embêter, mais j’me fais du mouron. T’es un bon gars.  

— C’est que… murmura Alban. Je veux pas que… En fait, j’ai peur de ce que vous allez penser de moi.

Pour toute réponse, le gabier le prit par l’épaule. Un geste simple, mais avec tant de naturel qu’il le bouleversa profondément. Ses yeux s’embuèrent. La voix basse et tremblante, il se lança :

 — J’avais huit ans. Quelqu’un a jeté un baril de poudre à travers la vitrine du magasin. J’étais là, je l’ai vu faire. J’ai passé la porte, mais tout avait déjà pris feu. Mes parents étaient piégés à l’intérieur et moi, j’arrivais pas à bouger, j’avais du mal à respirer. La manche de ma chemise s’est mise à brûler, et j’avais tellement mal, j’ai cru que j’allais mourir, mais… Le reste s’est passé si vite. Un ami de mes parents m’a sauvé et m’a confié aux sœurs pour qu’elles me soignent. Je ne l’ai jamais revu depuis, et je ne connais pas son nom. La seule chose dont je me souviens, c’est que son manteau avait une moitié d’étoile brodée dans le dos.

Maugis hocha la tête, attristé et songeur.

— Et ton oncle, dans tout ça ?

— Il n’a pas pu, ou pas voulu me garder avec lui. J’ai longtemps cru qu’il était dans la Marine, mais en fait il avait embarqué sur le Lotus Noir.

— Et c’est pour ça que t’as accepté la proposition de Martial ? Pour le retrouver ?

— Je voyais pas trop quoi faire d’autre. J’espère qu’il pourra me dire qui est l’homme à l’étoile. Lui seul sait ce qui s’est passé ce soir-là.

— Comment ça ?

Alban tira sur le ruban de Nora pour lui montrer la petite clé.

— Avant de partir, il a remis ça au prêtre. D’après lui, elle me permettrait de découvrir la vérité.

— Quoi que ça ouvre, c’pas bien gros. Et ton mystérieux sauveur, celui avec l’étoile, tu m’dis que c’était un ami de tes parents ?

— Il venait de temps en temps à la boutique et mon père était toujours content de le voir. J’avais pas le droit de sortir, mais je voulais rattraper le chat, et… enfin, quand je suis parti ce soir-là, ils discutaient tous les trois.

— Et l’assassin ?

Alban secoua la tête et resserra la couverture autour de lui, peu habitué à se confier ainsi. La peur, la douleur, cette intensité dans ses propos, autant de choses qu’il n’évoquait que rarement. L’homme à l’étoile aussi. À bord du Lotus, il ne l’avait pas mentionné une seule fois. Pourquoi ? Le plus important dans l’histoire, c’était bien lui. Pourtant, il n’avait pas songé un instant qu’il pouvait également demander après lui.

— T’es courageux, petit.

Alban étouffa le sanglot qu’il retenait depuis le début de leur conversation, mais une petite larme dévala sa joue. Il l’essuya immédiatement et tenta un sourire pour l’effacer définitivement, sans grand succès.

— Courageux ? Non, certainement pas ! Je sais pas me battre, je fais toujours les mêmes cauchemars que depuis mes huit ans, je cherche deux hommes et j’arrive pas à mettre la main dessus, et j’ai pas eu le cran d’oublier toute cette histoire et de faire ma vie normalement.

Les larmes remplissaient ses yeux. Il ne voulait pas pleurer, surtout pas devant Maugis.

— Oh si, t’es courageux, continua le gabier. Ne rien faire, ça, ç’aurait été lâche ! Au moins, t’auras essayé, y a rien à regretter. Tu t’rends compte ? T’as jamais navigué, rien, et tu t’embarques malgré tout en laissant tout derrière toi ? Je connais not’ réputation et on est pas le plus rassurant des équipages. Pour moi, faut en vouloir. Et arrête de te retenir de pleurer, maintenant. Y’a que toi et moi. Si tu te retiens trop, tu finiras par exploser. Lâche un peu, tu veux ? Au vu de ce que tu viens de me raconter, t’as bien le droit de pleurer un coup. Tu verras, après, ça ira mieux.

Jamais. On ne lui avait jamais dit ça. Le Père Louis lui avait conseillé de cacher ses larmes, ses peurs, sa vulnérabilité. Qu’il grandirait mieux ainsi. Que s’il ne lui laissait pas de place, son angoisse disparaîtrait toute seule, au fil du temps. Ça n’avait pas marché du tout.

Bien malgré lui, une drôle de sensation naquit dans sa poitrine, grimpa le long de sa colonne vertébrale, s’étendit douloureusement dans ses épaules et fourmilla dans ses bras jusqu’au bout de ses doigts. Sa gorge se serra. Il ferma les yeux et décida de ne pas résister à cette vague de sentiments enfouis qui remontait du plus profond de lui.

Juste pour essayer. Comme si on lui avait donné l’autorisation.

Maugis le laissa donner libre cours à ses sanglots silencieux, pendant de longues minutes, en scrutant le ciel et ses étoiles. La source finit par se tarir ; Alban prit une lente et pleine inspiration d’air froid et poussa un grand soupir. Encore embarrassé d’avoir pleuré, de surcroît en public, il devait cependant bien reconnaître que c’était libérateur. Ça lui avait ôté un poids, temporairement, du moins.

— Alors j’avais pas raison ?

— Merci, Maugis, renifla Alban. Je… je sais pas quoi dire.

— T’en fais pas. J’aurais bien aimé pouvoir t’aider plus que ça.

— C’est déjà plus que vous ne croyez. J’avais jamais… On m’a toujours dit que ça ne servait à rien, que ça ne ferait que montrer mes faiblesses sans jamais résoudre mes problèmes.

— C’est des conneries tout ça !

Alban en aurait sursauté. Le langage à bord n’aurait pu être qualifié de châtié, mais Maugis qui jurait de cette manière !  

— On m’a appris ça aussi, mais tu vois, petit, je suis sûr d’un truc : tout enterrer, ça sert à rien, c’est quand tu fais face que tu deviens fort. Pas autrement. S’il y a bien quelque chose que j’ai compris, c’est que les hommes ont besoin de beaucoup plus de bonté et de gentillesse qu’ils ne veulent bien se l’avouer.

Le gabier s’interrompit pour regarder par-dessus son épaule. Alban se retourna, mais il n’y avait strictement rien à voir. Killian tenait la barre du bout des doigts sans leur prêter la moindre attention.

Le discours de Maugis avait cependant réveillé la curiosité d’Alban et offrait par ailleurs un changement de sujet bienvenu.

— Vous avez toujours été ainsi ? 

En face de lui, Maugis éclata de rire.

— Ha ha ha ! Oh non, si tu savais ! J’étais une vraie tête brûlée, une grosse brute, impétueux et sans vergogne. Et pas toujours honnête, loin s’en faut.

— Vous avez toujours voulu être marin ? Corsaire, ou pirate ?

— La vie est plus compliquée que ça, fiston. La plupart du temps, tu échoues là où le vent te porte. Les pirates et les corsaires se ressemblent et se détestent tout à la fois, mais ce qui les caractérise, c’est qu’ils ont toujours eu plusieurs vies. Certains étaient dans la Marine et en ont été chassés, d’autres s’engagent pour l’amour de la liberté ou pour fuir leur propre histoire. D’autres encore ne s’intéressent qu’aux combats et se servent de cette excuse pour assouvir leur cruauté. Sur l’eau, tu passes jamais une vie entière à faire la même chose.

— Et vous ?

— Oh, c’tait pas joli-joli, loin de là. Piller, voler, tuer… J’ai descendu des gars pour de l’or, pour la gloire, pour une femme, des fois pour rien ou parce qu’on m’en avait donné l’ordre. J’me sens pas en droit de faire la leçon à qui que ce soit. J’ai pris conscience du prix de la morale quand je me suis rendu compte que j’en avais plus. Mais, tu vois, je me suis repenti. Je me suis exilé quelques années chez des boucaniers de Saint-Domingue. Rencontré des tas de gens, et j’me suis souvenu de ce que ça faisait d’être en vie. J’ai trouvé Dieu, aussi. Alors, j’crois pas forcément au salut des âmes ou au Paradis, mais j’ai eu ma seconde chance. J’suis revenu dans le droit chemin, à quelques bagarres et bouteilles de rhum près. Avec tout ça, j’suis plus tout jeune, tu sais.

Il se retourna une nouvelle fois, avant de se réinstaller contre la rampe de l’escalier. À son tour, Alban observait le scintillement des étoiles en écoutant l’épopée de Maugis. Il croyait volontiers ses aventures extravagantes, mais ne l’imaginait absolument pas en tueur de sang-froid.

— J’ai des problèmes aux articulations, tu vois. Je m’fais trop vieux pour monter dans les voiles, c’pas le comble pour un gabier ? C’pour ça que c’est toujours les gars qui grimpent. Pas bien grave, hein, j’aime pas l’idée d’être sur le déclin, mais on n’y peut rien. Au moins, j’aurais bien vécu, et j’ai aimé tous les moments, les bons et les mauvais. Faut rien regretter, petit, et faut pas avoir peur de ressentir tes émotions, sinon, c’est à peine une demi-vie.

Le jeune homme acquiesça, confus. Il ne s’attendait pas à une si grande confession. Il soupçonnait le gabier de s’être attaché à lui, sans trop oser l’exprimer. Pareillement, Alban avait beaucoup d’affection pour lui. Plus que cela à vrai dire, il était… oui, en sécurité, à sa place. Un peu comme avec Milo et Roger, en plus fort. Il n’arrivait pas à trouver le mot exact, mais c’était un sentiment agréable.

Maugis se redressa pour regarder au loin, derrière lui.

— Qu’est-ce que vous surveillez depuis tout à l’heure ?

— Je veux te montrer quelque chose. Ça va pas tarder, lève-toi.

Alban obéit, les jambes engourdies et les pieds si gelés que ses orteils ne lui répondaient plus. Il monta deux marches, mais à part l’ombre de Killian qui se découpait près du timon, il ne remarqua rien de particulier.

— Il n’y a rien du tout.

— Chht, attends encore un peu. Mets-toi en haut de l’escalier, tu verras mieux. Voilà.

Appuyé contre la rambarde, Alban suivit l’ordre de Maugis et attendit. Le Lotus Noir ondulait paisiblement sur les flots et de doux clapotis s’élevaient des remous créés par le navire.

            D’abord, il ne discerna rien. Puis, alors que le temps passait, il lui sembla que les étoiles pâlissaient. Le paysage se mouvait au rythme de l’eau, mais plus loin, tout au fond, le ciel s’éclaircissait en un halo poudré. À l’horizon, là où la surface de l’océan devenait presque noire, elle se trouvait recouverte d’une ligne grenat qui se déclinait en fines nuances d’orange. Bientôt, Alban ne distingua plus que les astres les plus lumineux.

Une coupole brumeuse s’étirait et grandissait. Les couleurs de la nuit s’estompaient pour laisser la place à un dégradé parfait. Le violet se diluait dans le rose, qui se transformait miraculeusement en un jaune brillant.

Peu à peu, la clarté gagna l’ouest et éteignit les dernières lueurs qui s’accrochaient encore sur la toile bleu foncé. L’air nocturne fondait, les minutes s’écoulaient, et alors qu’il ne restait plus rien à voir que les miettes de pénombre qui persistaient çà et là, un minuscule petit point apparut au creux de l’eau. Un tout petit point éclatant qui nimba les cieux de flammes et inonda chaque vaguelette de mille reflets miroitants. Le soleil levant déploya sa corolle rayonnante et poursuivit son immuable ascension. Les traits de lumière percèrent la rétine d’Alban, qui détourna les yeux de leur éclat sans rien manquer du sublime spectacle que Maugis lui avait offert. Il n’avait jamais eu l’occasion d’observer l’aube dans son intégralité, depuis l’heure la plus sombre de la nuit jusqu’à l’immense flamboiement du petit jour. En cet instant, tout devenait possible, tout était si intense ! Si intense que son cœur battait peut-être un peu plus fort.

— Tu vois, petit, tout à l’heure, tu m’as demandé si j’avais toujours voulu être marin. J’peux pas vraiment te donner de réponse, mais c’que je peux te dire, c’est qu’il y a pas mieux qu’un navire pour contempler la beauté du monde.

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Jowie
Posté le 08/03/2020
Oh ce chapitre était si satisfaisant ! Enfin, Alban accepte de s’ouvrir et de laisser aller ses émotions et mieux accepter se qui s’est passé ! J’espère qu’il pourra gentiment se reconstruire et se libérer de son passé. J’ai bien aimé en apprendre plus sur Maugis, aussi. Même s’il a eu une vie difficile et non pas sans reproches, il semble avoir retrouvé la paix et le droit chemin, ce qui est admirable et sans doute une inspiration pour Alban !
Comme toujours, je suis enchantée par ton histoire et je me réjouis de poursuivre ! J’ai très envie d’en apprendre plus sur le capitaine ^^
Mary
Posté le 18/03/2020
Ouiii j'ai adoré écrire ce chapitre - et j'aime beaucoup, beaucoup le personnage de Maugis ! Ca va venir, pour le Capitaine :p Faut pas non plus qu'elle vole la vedette à Alban !
Elia
Posté le 31/08/2019
J'ai apprécié ce chapitre car Alban laisse enfin exprimer ses émotions et je me suis plus identifiée/attachée à lui. Avant, je le trouvais trop renfermé (ce qui est compréhensible !) Et le voir s'ouvrir m'a semblé très crédible. Et pour une lectrice qui lit en fragmenté comme moi, ça a fait un très bon rappel des évènements !
Les émotions étaient sincères entre les deux, ça sonnait très justes !
Mary
Posté le 31/08/2019
Oh merci <3 Je crois que c'est un des chapitres que j'ai le plus aimé écrire.
C'est mon gros morceau des corrections, ce que tu soulignes, à savoir harmoniser le caractère d'Alban et le préciser dans la première partie (jusqu'au chapitre 9) pour que ce soit plus facile de s'y attacher.
À très vite !
Isapass
Posté le 16/07/2019
Ce chapitre est magique ! Magnifique, sensible, hyper bien écrit... j'en ai eu la gorge serrée. Et j'aime Maugis d'amour : quel bon gars !
Du coup pas grand chose à dire de plus, j'ai vraiment adoré.
J'ai beaucoup aimé le précédent aussi avec ce qu'on apprend sur Le Bardelier, le mystère qui s'épaissit et tout. Je n'avais pas du tout envisagé que les armateurs pouvaient être autre chose que des gratte-papiers fortunés. Pas forcément très honnête avec l'histoire de la lettre d'ordre au Corbeau, mais en tout cas pas des pirates ! Très intrigant...
Par contre, je ne suis pas sûre d'avoir compris la chronologie. J'avais imaginé que le Lotus était devenu un navire corsaire sous l'impulsion de la jeune capitaine, plus à cheval sur l'éthique que son père le Naufrageur. Mais apparemment, elle a aussi commandé le vaisseau quand il était pirate. C'est quand le fils Le Bardelier a pris la tête de la compagnie que le Lotus est devenu corsaire. J'ai bon ? Ce n'est pas complètement explicite... Mais c'est peut-être voulu ?
Une autre petite remarque qui concerne toujours cette scène-là : il me semble que tu as choisi de dire LE capitaine, et jamais LA capitaine, ce que je peux comprendre. Mais du coup, tu parles d'elle en disant "il". Or, ça peut être trompeur dans une conversation où l'ancien capitaine (son père) est aussi évoqué, non ?
J'ai bien aimé la scène de l'entraînement, aussi. Même si le recours à la colère pour s'améliorer m'a honteusement fait penser à StarWars, le côté obscur de la force, tout ça :D
Bon, je kiffe toujours autant ! Je reviens vite. 
Mary
Posté le 16/07/2019
Ooooh <3 Merci beaucoup beaucoup. C'est mon chapitre doudou celui-là, il existait pas dans les versions d'avant. Je lui ai même trouvé une musique : https://www.youtube.com/watch?v=0MyEyV3NGLo 
 Je crois que c'est particulier à Le Bardelier le coup de la piraterie ;p C'est l'apanage de la fiction que de pouvoir s'arranger avec la réalité. Je suis restée volontairement évasive puisque les marins du Lotus ne peuvent pas avoir toute l'histoire - la plupart n'étaient pas là. Pour résumer, Le Bardelier est un fils de bonne famille qui a donné environ 2 ans dans la piraterie avant de reprendre la Compagnie familiale, et comme le dit Killian, la bonne société n'en a jamais rien su. Pour la chronologie, c'est moitié-moitié :D Il y a des choses que je n'ai pas dites, et il doit y avoir des endroits où je suis pas claire haha. En fait, le Lotus est devenu corsaire quand le Naufrageur a disparu. Le Capitaine en a pris le commandement à ce moment-là, mais Le Bardelier dirigeait déjà la Compagnie depuis quelque temps. La question est de savoir pourquoi le Naufrageur avait décidé de passer corsaire, juste avant de disparaître... 
Ah oui, ça doit être une faute de frappe. C'est vrai que ça peut prêter à confusion vu que je parle aussi du Naufrageur. Je ferai attention pendant les corrections. 
Cette scène de combat a été assez difficile, du point de vue émotionnelle. Au début, il n'y avait que de l'angoisse, et un peu de colère. Les premiers retours que j'ai eu m'ont très justement rappelé que l'angoisse était plus paralysante qu'autre chose. J'ai donc échangé les deux, et fait en sorte qu'Alban s'autorise à être *vraiment* en colère - ce qui ne l'empêche pas de faire une crise d'angoisse après.
Il n'y a rien de honteux, tu m'as bien fait rire (j'ai ptet imaginé Killian et Alban avec des sabres lasers XD)
A très vite, et merci beaucoup ! 
Aliceetlescrayons
Posté le 01/05/2019
Bon. J'ai cherché. J'ai vraiment cherché un truc à dire, une critique à faire mais je trouve pas. 
Tu as eu une super idée de rajouter ce chapitre. Il est très très bien! 
Maugis est vraiment un brave gars (nuancé par son passé tumultueux) et ça fait plaisir de voir qu'Alban s'ouvre un peu.
Et cette apothéose avec le lever de soleil... Royal!! <3 
Mary
Posté le 01/05/2019
Plein d'amour, de paillettes et de licornes sur toi ! 
 J'adore Maugis, c'est de loin un de mes persos préférés et j'ai beaucoup d'affection pour lui. C'est une longue (et étrange) histoire, mais il est avec moi depuis la toute première idée que j'ai eue pour le Lotus Noir (Alban n'existait même pas !) et c'est en quelque sorte lui qui m'a décidé de me mettre à écrire. 
Oui, je sais c'est étrange ^^# 
A très vite, l'est temps de se remuer, moussaillon ! 
Rachael
Posté le 30/04/2019
 
Eh bien, je n’ai guère de critiques et pinaillages sur ce chapitre, qui est très joli, un brin contemplatif, avec cette relation qui se noue entre Alban et Maugis. La scène du lever de soleil est jolie et on la suit dans un état d’esprit contemplatif que tu as réussi à créer.
Je me suis quand même demandé si le rythme ne ralentissait pas un peu trop, avec Alban qui raconte de nouveau des événements que le lecteur connait déjà. Eventuellement, la partie où Alban raconte pourrait être condensée, car elle n’apporte pas de nouvelles informations.
Le seul truc qui m’a fait tiquer, c’est quand Maugis parle de morale, et qu’il dit qu’il a regagné le droit chemin. Mais euh, bon, ce sont des corsaires, quand même,  il ne leur arrive pas d’attaquer des navires ? Du coup, la notion de « droit chemin » est assez relative, tout de même…
<br /> 
Mary
Posté le 30/04/2019
Ooh <3 ça me fait bien plaisir !
Ces chapitres-ci sont tranquilles, c'est volontaires, parce qu'après, ça va plus être la même. Dès le prochain chapitre, ça va bouger plus. Je voulais vraiment installer le quotidien parce que je ne pourrais pas lui laisser autant de place par la suite. J'ai hésité à faire raconter à Alban, mais je me suis aperçu que j'éludais la partie où il raconte en général - avec Nora notamment. Ca me paraissait important du coup qu'on l'entende mettre ses mots à lui sur ce qui s'était passé, qu'on l'entende de sa bouche. Une façon de s'affirmer, quelque part.
Aaah la morale et l'honneur des corsaires et des pirates... Tu as mordu à mon hameçon youpii ! :D Il y aura pas mal de petites touches sur le côté groupe/démocratie pirate, la relativité de l'honneur et la différence de fonctionnement. C'est là tout l'avantage des pirates et encore plus des corsaires, où l'"illégalité" est royalement cautionnée - même Pirates de Caraïbes en joue.   
Sorryf
Posté le 30/04/2019
Très joli chapitre, touchant et poétique ! Maugis est un mec en or ! J'espère que Alban va réussir a atteindre son but, il le mérite grandement !
(com nul, pardon D: mais j'ai rien a dire je trouve que c'est très abouti) 
Mary
Posté le 30/04/2019
Euh ben moi je l'aime bien ton commentaire :D ça fait toujours plaisir hein !
 
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