Chapitre 13 : le Collegium

Notes de l’auteur : Bonne lecture ! ^^

La calèche les déposa devant un bâtiment ocre, entouré d’une haute clôture hérissée de pointes dorées. En posant le pied sur le pavé lisse, Mathilde se dit que le Collegium ressemblait à un grand manoir. Il était divisé en trois ailes, recouvert d’un toit bombé turquoise et disposait d’une façade élégamment décorée de moulures et de statues. Malgré son faste, il n’était pas très haut. Trois étages maximum, estima Mathilde. Les arbres du parc l’environnant le dépassaient et le masquaient presque entièrement aux routes.

Lady Tymphos leur avait expliqué sur le chemin que la Cité Impériale était divisée en plusieurs pavillons qui gravitaient autour du palais, au centre. Les parcs jouaient le rôle d’isolations entre les différents bâtiments. Le Collegium en particulier était éloigné des autres, et interdit à la Cour, pour des raisons de confidentialité. Mathilde commençait sérieusement à s’inquiéter quant à sa liberté de mouvement. Elle s’était bien doutée qu’elle subirait des restrictions, mais celles-ci s’avéraient beaucoup plus sévères que celles qu’elle avait prévues. Lady Tymphos avait été très claire : ils étaient là pour étudier et devenir les meilleurs, pas pour aller batifoler à la Cour. Glen faisait de son mieux pour cacher sa déception.

Lady Tymphos monta les marches de l’entrée et s’arrêta sous le porche de manière à les surplomber tous. Elle leur désigna les armoiries impériales gravées dans le marbre qui trônaient au-dessus du montant de la porte.

— Le Collegium exigera de vous l’excellence, mais aussi une rigoureuse ponctualité. Il vous sera bien entendu interdit de sortir du domaine sans autorisation, et chaque escapade sera sévèrement sanctionnée.

Mathilde retint un grognement. Pourquoi encore et toujours répéter la même chose ? Ils avaient compris, à ce stade. S’ils faisaient quelque chose hors du règlement, ils seraient « sévèrement sanctionnés ». Combien de fois avait-elle employé ces mots pendant leur trajet jusqu’au Collegium ?

— Ne verrons-nous donc jamais la Cour Impériale ? s’enquit Glen, mal à l’aise.

Lady Tymphos lui jeta un coup d’œil impatient.

— Bien sûr que si, jeune homme. Une partie de votre entraînement y aura même lieu, alors ne prenez pas cet air de chien battu. Je ne supporte pas les élèves geignards !

Glen blêmit et se renfrogna, blessé d’avoir été rabaissé si brutalement. La Mauve ouvrit les grandes portes du Collegium et ils pénétrèrent dans un hall d’entrée immense, dallé de mosaïques mythologiques et surplombé d’un lustre ruisselant de cristal. Des escaliers colossaux tapissés de rouge menaient aux étages supérieurs tandis qu’un couloir transversal desservait les différentes pièces du rez-de-chaussée. Lady Tymphos leur indiqua les deux ailes du manoir.

— Vous trouverez un plan du bâtiment dans votre chambre, où un laquais vous guidera, cependant je vous en précise les bases dès maintenant. Le premier étage de l’aile sud est réservé aux garçons, et celui de l’aile nord, aux filles. Aucune intrusion non autorisée ne sera tolérée, et tout manquement à cette règle sera sévèrement sanctionné.

Mathilde soupira. Et un de plus. Si ça continuait, elle finirait par les compter. Enfin, au moins savait-elle maintenant, par déduction, l’emplacement des dortoirs. Elle dévisagea un instant cette femme aigrie et caractérielle qui les regardait de haut. Une nouvelle bouffée de colère l’envahit et elle baissa bien vite les yeux avant qu’elle ne puisse exploser à la surface. Elle ne lui avait pas pardonné sa manœuvre d’intimidation. De ce fait, elle plongea son regard dans les replis délicats de la dentelle charbon de sa robe.

Tiens ? Pourquoi du noir ? Elle ne s’était pas posée la question plus tôt, mais se pourrait-il que cette Lady soit veuve ? Elle chercha à son doigt un anneau esseulé, et le trouva ailleurs, logé au creux d’un médaillon que la femme portait en ras-le-cou, autour de son col montant. Une mèche de cheveux noirs se tressait en une rose au centre du bijou, le tout bien à l’abri dans sa prison de verre. Mathilde détourna la tête, honteuse de ne pouvoir réprimer son premier jugement. Évidemment que derrière cette façade inflexible se cachait une femme et toute une histoire qu’elle ne connaissait pas. Qu’est-ce qui lui avait donné le droit de la haïr si vite ? Pourtant, elle ne parvenait pas à reconsidérer sa colère. Un deuil n’était pas une excuse pour traiter les gens comme…

« Du calme, Mathilde, du calme, se réprimanda-t-elle. Tu y penseras plus tard. Pour l’instant, tu ferais mieux d’écouter ce qu’elle raconte. »

— … où les cuisines se trouvent. Interdiction d’y aller, bien sûr, c’est un lieu réservé au personnel. Le second étage est réservé aux salles de cours, où vous vous rendrez selon votre emploi du temps, et le troisième est le lieu de vie des professeurs et absolument inaccessible !

Elle insista beaucoup sur ces derniers mots, lourds de menaces. Deux laquais accoururent à leur rencontre, dans d’impeccables livrées noires à manchons et boutons dorés. Lady Tymphos leur donna quelques recommandations à propos des bagages des nouveaux arrivants, puis interrogea l’un d’eux.

— Les autres Tuteurs sont-ils tous revenus ?

— Oui, Milady, répondit le Roturier en s’inclinant bien bas, ils sont réunis dans le petit salon du troisième étage, et n’attendent que vous pour la collation.

Malgré tout le respect que lui témoignait le laquais, la femme sembla prendre ses mots pour une humiliation et foudroya le pauvre homme du regard. Celui-ci vacilla un peu sur ses pieds, des perles de sueur sur son front. Mathilde oublia toute compassion à l’égard de la directrice. Elle usait de nouveau de son charisme, contre un malheureux serviteur cette fois ! N’avait-elle donc aucune retenue ? Elle était la dernière arrivée et elle punissait celui qui le lui annonçait pour se passer les nerfs. Mathilde serra les dents. Il lui faudrait sans doute beaucoup de patience à l’avenir pour supporter cette femme.

Une part de son esprit qui n’était pas tout à fait englué dans sa colère lui fit remarquer qu’elle avait parlé de « Tuteurs ». S’agissait-il d’autres professeurs ? Si les autres Filleuls avaient été ramenés au Collegium de la même manière qu’eux, c’était possible. La jeune fille sentit sa gorge se serrer d’appréhension. Et s’ils étaient tous comme Lady Tymphos ? Cet entraînement serait alors un véritable enfer.

Les laquais les prirent en charge. Le serviteur encore vacillant se chargea des deux filles, tandis que Glen partait de son côté en compagnie de l’autre domestique. Mathilde observait discrètement leur guide qui poussait nerveusement leur chariot à bagages. La trentaine, grand front et la peau bronzée, il avait un grand nez en bec d’aigle et des cheveux noirs rassemblés en un chignon serré à l’arrière de sa tête. Ses yeux, aussi pourpres qu’une lie de vin, s’assombrissaient dans le repli prononcé de ses arcades sourcilières.

Ce laquais était un Mauve, à n’en pas douter, puisque cette couleur singularisait tous les Imperiens, cependant il ne devait pas posséder le don de Lady Tymphos. À en croire Monsieur Eth’Arken, seule une portion réduite des Impériens possédait cette capacité. Outre la pâleur provoquée par son récent malaise, il avait l’air en bonne santé. Bonne nouvelle. C’était la première chose que son père lui avait apprise à regarder en pénétrant dans une maisonnée : observer les domestiques. On peut rapidement se faire une idée de leurs maîtres en considérant leur aspect.

Il amena leur chariot à valise jusqu’à un monte-charge et actionna un levier. Le cliquetis d’un engrenage bien huilé s’ensuivit, et le monte-charge s’éleva progressivement au milieu de la cage d’escalier. Le laquais les invita à monter les marches à sa suite jusqu’à l’étage supérieur, où il récupéra le chariot. Mathilde, avec une pensée pour son inventeur de frère, ne put retenir une question.

— Cela fonctionne-t-il à l’électricité ?

Surpris qu’on lui adresse la parole, le laquais sursauta et hocha brièvement la tête.

— Oui, Mademoiselle, le Collegium possède son propre générateur.

Ariette, qui n’écoutait que d’une oreille, ne put retenir une exclamation de surprise. Les générateurs d’électricité coûtaient une fortune, et même sur une île aussi riche que Nimar, la majorité de la population s’éclairait au gaz et les machines se mouvaient à la puissance du charbon. Même le manoir de Mathilde, qui possédait un générateur, s’appuyait également sur une chaudière à vapeur pour fonctionner.

Arrivés dans l’aile nord, le laquais leur présenta un grand couloir qui s’ouvrait sur une douzaine de chambres. Au bout de l’allée, un boudoir réservé aux Filleules jouissait d’une vue splendide sur le parc avec de grandes baies vitrées et tout le confort imaginable. Mathilde fut interpellée par le nombre de chambres.

— Y a-t-il déjà eu autant de Filleules que de chambres ?

Le laquais secoua la tête.

— Non, Mademoiselle, mais le Collegium veut être prêt à parer à toute éventualité. Dans l’aile sud, il y a sept chambres de prises ! Il y avait longtemps que les Filleuls n’avaient pas été aussi nombreux.

— Et combien y a-t-il de filles cette année ?

— Ces demoiselles sont cinq dans l’aile nord.

Douze Filleuls étaient déjà un chiffre exceptionnel, alors le Collegium avait vraiment vu grand en prévoyant dans ses installations vingt-quatre logements ! Le laquais les guida à leur chambre respective, distantes de deux portes l’une de l’autre. Elles étaient parfaitement identiques, et toutes aussi luxueuses. Hautes de plafond et spacieuses, elles comportaient un lit à baldaquin, une table de travail, une poignée de fauteuils réunis autour d’une table basse et une pièce secondaire où l’on pouvait trouver les commodités ainsi qu’une large baignoire de bronze. La chambre était loin d’avoir toutes les extravagances que s’était représentées Mathilde, mais elle réussit tout de même à l’émerveiller par son raffinement. Elle avait même un petit balcon avec vue sur les arbres entourant le Collegium.

Pour la première fois depuis qu’elle avait quitté l’Hydre Bleue, elle se sentit soulagée. Elle s’était imaginée que son entraînement aurait eu lieu dans la Cour même, au milieu des courtisans. Apprendre le contraire et le confirmer de ses yeux lui enlevait un immense poids des épaules. Contrairement à Glen, elle ne tenait vraiment pas à parader devant une horde de Nobles à longueur de journée. Dans cette chambre, elle pouvait s’imaginer vivre pendant un an sans difficulté. Avoir un espace privé à elle ne lui déplaisait pas.

Une fois que le laquais eut déchargé les malles de son chariot, il leur remit les clefs de leur chambre « à toujours garder sur soi », et les informa qu’un buffet les attendait dans le grand salon du rez-de-chaussée.

— Les autres Filleuls s’y trouvent-ils ? demanda Ariette avec enthousiasme.

— Oui, Mademoiselle, du moins ceux qui ont choisi de dîner. Si vous préférez vous reposer, cela vous est possible.

Ariette fit un effort pour contenir son excitation

— Pourriez-vous me montrer où se trouve ce salon ?

— Mais bien sûr, Mademoiselle. Par ici.

En voyant que Mathilde ne suivait pas, la Roturière lui jeta un coup d’œil interrogateur.

— Tu ne viens pas ?

— Si, si, j’arrive. J’ai juste une chose à régler avec ma valise.

Ariette haussa les épaules et suivit le laquais qui s’éloignait déjà. Mathilde referma la porte de sa chambre. Si elle voulait descendre, elle devrait d’abord détacher de son ventre le carnet de son père, elle avait vraiment l’impression d’étouffer. À force de se tenir trop raide, elle avait le dos tout endolori. Elle tourna la clef dans sa serrure, puis s’assit sur son lit. La couverture était si moelleuse qu’elle eut l’impression de s’enfoncer dans un nuage.

Dans un mouvement fluidifié par l’habitude, elle délassa sa robe, puis son corset et retira le carnet de cuir, qui avait marqué sa peau d’un rectangle rouge. Elle l’inspecta rapidement. Il n’avait pas souffert du voyage, à peine corné. En feuilletant une énième fois les pages, elle songea au ridicule de son comportement. Cacher un carnet sous ses vêtements pour se sentir plus proche de sa famille… ce n’était pas de cette manière qu’elle allait surmonter la séparation.

Elle le posa sur le lit et se rhabilla. Ses doigts tremblaient un peu. D’excitation ou d’anxiété, elle ne savait pas trop. Dans quelques minutes, elle allait découvrir avec qui elle passerait l’année. Son ventre s’alourdissait d’appréhension en même temps que sa timidité resurgissait. Allez, courage ! Elle fit quelques pas vers la porte, avant de se retourner vers son lit.

Le carnet trônait toujours sur le dessus de lit, bien visible avec sa couverture en cuir rouge sur le velours bleu nuit. Mathilde se mordilla la lèvre inférieure. Son besoin irrationnel la reprenait. Elle ne voulait pas qu’une autre personne tombe sur le cadeau de son père. Suivant son impulsion, elle le glissa sous le matelas, à l’intérieur du drap, une cachette qu’elle avait souvent utilisée chez elle pour des affaires qu’elle voulait protéger de la curiosité touche-à-tout de George. Même si ce geste ne servait à rien, puisqu’elle pouvait fermer sa porte à clef, elle aurait tout de même l’esprit plus tranquille.

Trouver le salon en question lui prit un certain temps, le rez-de-chaussée était immense. En s’aventurant trop loin dans l’aile sud, elle tomba par accident sur les cuisines, où on la redirigea gentiment vers l’aile nord. Le grand salon était apparemment situé juste au-dessous du boudoir, au bout du bâtiment. Avec un instinct sûr, elle s’était dirigée à l’opposé. Quand enfin elle arriva devant la porte, elle avait le souffle court et les jambes tremblotantes. Était-il possible d’avoir autant le trac à propos de quelque chose d’aussi trivial ? Elle devait se reprendre.

Mathilde inspira profondément et pénétra dans le grand salon. Elle se retrouva dans une vaste pièce hexagonale aux multiples baies vitrées qui montaient presque du mur au plafond en d’élégantes formes ogivales. Au pied de chaque coin de la pièce, des plantes vertes s’épanouissaient dans le mélange de lumière naturelle et artificielle des fenêtres et du lustre électrique. Leurs couleurs vertes et brunes se mariaient à merveille avec les murs crème aux motifs bleu et or de la pièce. Le plafond en particulier avait été peint pour ressembler à un ciel étoilé. Les sofas et les fauteuils reprenaient le bleu et l’or et se répartissaient un peu partout dans l’espace. Le buffet lui-même se déroulait le long des baies vitrées.

Mathilde déglutit en repérant les quelques personnes qui déambulaient dans ce cabinet de détente. Pourquoi avait-elle l’impression d’être la seule à être tendue ? Elle s’achemina vers le buffet avec la sensation que tous les regards lui creusaient un trou dans le dos. Soudain, elle revit son entrée dans la salle d’attente du Test, les chuchotements à peine voilés, les regards moqueurs. La situation était-elle en train de se répéter ?

« Mathilde ! Mais calme-toi bon sang ! Tu te fais des illusions. »

Elle jeta un coup d’œil furtif autour d’elle en prenant une assiette. Le salon était presque vide. Sur les douze prévus, certains avaient sans doute préféré se reposer. Non seulement ça, mais absolument aucun d’entre eux ne regardait dans sa direction. Mathilde poussa un soupir de soulagement. C’était bien la peine de se mettre martel en tête, elle passait toujours aussi inaperçue.

Malgré les victuailles qui recouvraient le buffet, elle ne se servit que peu, les inconstances de ses émotions lui ayant tordu l’estomac. Elle chercha ensuite un siège où s’installer, et repéra Ariette, qui discutait avec animation avec une autre fille et deux garçons. Sa première impulsion fut de la rejoindre, mais elle s’arrêta à mi-chemin. Ils étaient assis en cercle, et il n’y avait aucune place pour un cinquième siège. N’était-ce pas là un langage commun à la Cour pour signaler une conversation privée ? Mathilde hésita. Devait-elle s’imposer ? Ariette aurait peut-être besoin de son aide… quoiqu’elle eût l’air de bien s’amuser. Ses trois nouveaux compagnons tournaient le dos à Mathilde, si bien qu’elle ne pouvait sonder leurs intentions, cependant leurs vêtements et leur maintien indiquaient qu’il s’agissait de Nobles de haut lignage. Ariette n’avait pas choisi les plus faciles interlocuteurs… Mathilde dansait d’un pied sur l’autre.

Intervenir ou s’éloigner ?

 

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Pétrichor
Posté le 24/03/2021
Rhaaaa, quelle semaine infernale ! Mais je trouve enfin le temps de continuer la lecture de ton bouquin !

Décidément, j'aime beaucoup la façon dont tu construis les dialogues intérieurs de Mathilde. La façon dont elle se réprimande elle-même, ses réactions... Le tout est très réaliste.

Ça devient intéressant ! On va rencontrer les autres Filleuls... J'ai hâte de découvrir leurs caractères. J'espère qu'ils n'y a pas que des Glen-like :D

Pas grand chose à rajouter. Un chapitre bien équilibré, bien écrit. Toujours aussi plaisant à lire. Donc bravo.

Bon. Moi, je continue.
Emmy Plume
Posté le 27/03/2021
Hellooooo !!

Bon retour sur la Mémoire des Sylphes ! °v~
Merci de continuer ta lecture !!

J'essaie en effet de me mettre au maximum dans la tête de Mathilde pour ces dialogues intérieures. Comme elle a tendance à tout / trop analyser il y a tout un argumentaire qui se construit tout seul dans sa tête (parfois allant à l'encontre de son propre intérêt... ;)

Tu as hâte de découvrir les autres Filleuls, et moi j'ai hâte de vous en parler, donc tout va bien ! XD

En tout cas merci pour ce commentaire, ça me fait toujours trop plaisir de lire vos opinions et vos remarques sur mes chapitres !

A bientôt ! =^v^=

Emmy
Prudence
Posté le 14/02/2021
Déjà le chapitre 13 ! (*scream*)
Cela étant... je n'ai pas grand chose à dire sur ce chapitre, sinon que je l'ai adoré de bout en bout x)
J'ai particulièrement aimé les descriptions de lieu : elles font rêver, (surtout celles du boudoir) et sont légères, si légères qu'on les voit à peine passer !

Autrement, je remarque que Mathilde a un sens de l'observation très developpé, sa façon de déduire les choses rien qu'en observant me plaît beaucoup (autant que me fascine xD)

Et puis la fin... je ne peux m'empêcher de pouffer dans ma barbe. C'est un choix de taille pour Mathilde, c'est le moins qu'on puisse dire ! Je vais de ce pas tirer la prochaine page pour savoir de quoi il en est !
Emmy Plume
Posté le 15/02/2021
Rebonjour Prudence !

Tu commentes en série, c'est génial ! Je me répète à ce stade mais qu'importe ! ça me fait trop plaisir !

Quelle joie que le Collegium ait réussi à te séduire. J'espère qu'il est aussi somptueux qu'il l'est dans ma tête! Si j'en crois ton commentaire, mes descriptions ont l'air d'avoir fait leur boulot XD

Mathilde est en effet très attentive, surtout lorsqu'elle est nerveuse (une sorte de réflexe défensif?) En tout cas elle est définitivement une "pense-trop", à analyser (parfois à l'excès) ce qui se passe autour d'elle ;)
C'est d'ailleurs un peu pour ça que la décision de fin de chapitre paraît si difficile. Si elle ne se posait pas autant de questions, peut-être que la suite se serait passé autrement ;)

A plus tard =^v^=

Emmy
Blanche Koltien
Posté le 09/02/2021
Wouah top ce chapitre!! Je ne me lasse vraiment pas de lire les aventures de Mathilde!! Un bonheur!

Bon, j'imagine que je vais devoir patienter jusqu'à vendredi prochain pour savoir la décision que va prendre Mathilde ^^ (j'espère secrètement qu'elle va être amenée à aller parler avec Ariette et les autres, parce que j'ai hâte de voir à quoi ressemble les autres filleuls!)

En tout cas, bravo pour tout ce travail! Mathilde reste fidèle à elle-même, à la fois elle s'affermit, et en même temps on sent qu'elle n'est pas encore tout à fait sûre d'elle!

A bientôt!
Emmy Plume
Posté le 11/02/2021
Hello Blanche !

Merci pour ce commentaire ! Je suis toujours heureuse d'entendre que mon histoire continue de te plaire (après tout c'est un peu mon but d'écrivain ;)

Ma Mathilde est en effet un mélange de certitude et de doute. Elle connait ses capacités, mais pour ce qui est relation à autrui, c'est un peu plus compliqué...
Alors quant à ce qui arrivera dans le chapitre de demain... hé bien tu verras ! Je ne vais quand même pas te spoiler XD
J'espère en tout cas que tu te plairas à lire la suite de mon roman. ;)

Bien à toi =^v^=

Emmy
Hastur
Posté le 05/02/2021
Hello :).

Le chapitre rituel du vendredi :). Ce soir, il a accompagné la tisane de verveine citron du jardin.

Que dire de plus que je n'ai déjà dit plusieurs fois ? C'est à l'image des chapitres précédents. Une écriture fluide, riche, pleine d'émotions et de sentiments.

Je me reconnais tout particulièrement dans Mathilde dans ce chapitre, avec cette affreuse impression d'attirer tous les regards dans une célébration où l'on ne se sent pas à sa place, et la difficulté, la peur même, d'intégrer une conversation, pensant que l'on sera de trop, pas à sa place.

Deux petites notes prises à la volée:
"et surplombé d’un lustre ruisselant de cristal"
Très jolie image

"Une part de son esprit qui n’était pas tout à fait englué"
engluée

Bon courage pour la suite ! Et puis tu me retrouveras ici la semaine prochaine hu hu :).
Emmy Plume
Posté le 05/02/2021
Hello Hastur !

Merci pour ce commentaire, qui est devenu aussi rituel que ta lecture ;)

Cela m'enchante toujours autant d'entendre ton avis sur mes écrits. Je crois me répéter aussi, mais qu'importe : tes commentaires m'apportent ce petit "peps", cette étincelle d'inspiration et d'élan créateur à chaque fois que les lit. Pour un auteur, c'est un vrai bonheur !

Tu as très bien cerné les angoisses de Mathilde. Elle a beau avoir son petit caractère, cela ne la rend pas immune contre des bouffées d'angoisses sociale. Qui n'a pas éprouvé une fois dans sa vie ce sentiment désagréable de ne pas être à sa place lorsqu'un cercle de discutions se ferme en te laissant en dehors... Rien d'agréable XD

Une tisane verveine citron du jardin ! voilà qui donne envie. Il n'y a sans doute rien de mieux pour accompagner une lecture.

Merci de ta lecture et à vendredi prochain =^v^=

Emmy
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