Chapitre 13

Notes de l’auteur : On replonge au coeur de l'action ^^ Bonne lecture !

Alexander frémit. Une dizaine de brigands - il le supposait tout du moins - avaient formé un cercle qui se resserrait dangereusement autour d’eux, tel un étau sur le point de les écraser. Il jeta un coup d’œil en coin à Altaïs. La brise agitait doucement ses mèches sombres autour de son visage tendu. Dans ses iris clairs, toute trace de bienveillance avait été remplacée par un froid glacial et impitoyable.

Le brigand le plus proche du prince dévisagea ce dernier sans vergogne alors que ses comparses n’en finissaient pas de faire entendre leurs insupportables ricanements moqueurs. Soudain, celui-ci se figea, et le regard d’Altaïs se durcit encore davantage. L’homme avait compris.

- Mais si ce n’est pas le prince en fuite… déclara-t-il lentement.

Les ricanements cessèrent et les visages se tournèrent tous vers Altaïs, qui se contentait pour l’instant de les défier du regard.

- Mais si c’est lui ! s’exclama un autre.

- Mes amis, je crois que nous avons trouvé la perle rare, dit le premier alors qu’un sourire mauvais étirait ses lèvres.

Et les ricanements reprirent de plus belle. Alexander serra les dents et s’apprêtait à répondre quand la voix glaciale du prince claqua dans l’air, acerbe.

- Dommage que vous ne puissiez pas repartir avec.

Les rires stridents redoublèrent alors que le coin de sa bouche se relevait pour former un sourire froid.

- Que tu crois, vous n’êtes que deux ! lança une voix anonyme.

- Ce sera bien suffisant, répliqua Altaïs, narquois.

Surtout, ne pas montrer leur position de faiblesse. Les yeux du brigand qui les avait interpellés se plissèrent de contrariété.

- Arrêtez-les, ordonna-t-il.

Un des vagabonds se jeta sur Altaïs, le regard brillant de convoitise, mais la lame du prince se mit soudainement en action et trancha la peau avec une telle rapidité qu’Alexander ne vit que le sang gicler. La monture blanche de l’épéiste fut éclaboussée de gouttes vermillon et le brigand tomba. Mort.

Le silence se fit. Tous regardaient le corps au sol puis l’épée abaissée sur laquelle courait un sillon écarlate. Alexander releva le regard vers Altaïs, dont le regard impitoyable rehaussait la froideur de ses traits. À cet instant, il était bien loin de celui que connaissait le soldat.

Soudain, un sort de feu fusa vers lui, porté par un cri de rage. Alexander eut tout juste le temps de dresser un bouclier entre Altaïs, qui ne cilla pas, et les flammes prêtes à le brûler vif. Celles-ci s’écrasèrent et ricochèrent pour se perdre parmi les brigands. L’un d’entre eux, pas assez rapide, ne put les esquiver et elles le heurtèrent de plein fouet.

Il poussa un cri horrible, alors que le feu le consumait. Si Alexander n’avait pas été un soldat, il aurait sans doute rendu le contenu de son estomac lorsque l’odeur de chair brûlée parvint jusqu’à lui.

Mais il ne put s’attarder plus longuement sur les effluves pestilentielles car ce fut la débandade. Les bandits se jetèrent sur eux. Altaïs, qui s’était laissé glisser à terre pour avoir plus d’amplitude, fendit l’air devant lui avec fluidité et un nouveau corps s’effondra, une plaie béante sur la poitrine.

Alexander comprit qu’ils ne pouvaient pas se permettre de laisser un seul de ces vagabonds en vie. Ils les avaient reconnus. Le danger qu’ils représentaient désormais pour eux était trop grand. Aussi, il choisit d’utiliser des sorts bien plus offensifs que ceux dont il avait l’habitude. À l’image du verre, sa magie devint tranchante et ouvrit la peau du brigand devant lui. Une mare de sang jaillit et Alexander se retint de détourner le regard. Il était devenu soldat pour protéger. Pas pour tuer.

Du coin de l’œil, il aperçut Altaïs faucher deux nouvelles vies. Il se déplaçait si rapidement, et avec une telle souplesse, que son corps ne faisait qu’effleurer les différents sorts qui se précipitaient autour de lui. Une pointe d’admiration naquit dans la poitrine d’Alexander. Même privé de sa magie, le prince était redoutable.

Son attention se reporta entièrement sur son environnement proche. De nombreux corps gisaient maintenant au sol et imbibaient la terre de sang. Les brigands n’étaient plus qu’une poignée. Une petite poignée.

Mais soudain, le Protecteur entendit Altaïs pousser un cri étranglé et se retourna vivement. Sa cheville, encore fragilisée par la fracture, avait cédé sous son poids. Un brigand en avait visiblement profité pour lui asséner un coup de couteau au vu de son épaule ensanglantée et de ses traits tirés par la douleur. Alexander tendit la main et un bouclier se matérialisa soudain devant le prince, alors que l’homme s’apprêtait à le frapper à nouveau. Cela lui laissa suffisamment de temps pour qu’il parvienne à se redresser, la mâchoire crispée.

Le Protecteur sentit alors quelque chose de froid mordre sa jambe et il hoqueta de surprise. Une flèche venait de déchirer son pantalon et de tracer une longue ligne de feu sur sa peau avant de s’échouer sur la route derrière lui. Il redressa vivement la tête et sa magie gronda furieusement. Celle-ci se matérialisa autour de sa main, comme une centaine de petits diamants suspendus dans l’air qui s’élancèrent contre celui qui l’avait blessé. Le brigand lâcha son arc et s’écroula, le corps criblé de toute part.

Il était le dernier. Et face aux cadavres qui s’étalaient sous ses yeux pailletés d’or, Alexander se sentit vaciller. En réalité, il se serait effondré si Altaïs n’était pas arrivé à temps et ne l’avait pas retenu contre lui.

- Tu es blessé, murmura ce dernier.

L’inquiétude et la fatigue transparaissaient désormais dans sa voix alors qu’il l’aidait à s’asseoir à même le sol.

- Ce n’est rien, seulement une égratignure, répondit Alexander.

Pourtant, il voyait trouble et sa tête lui paraissait soudainement bien lourde. Il sentit la main fraîche d’Altaïs écarter le tissu déchiré de son pantalon et le mot qu’il prononça lui glaça le sang alors qu’une peur sourde lui étreignait le ventre.

Un tout petit mot.

- Poison.

Altaïs se releva brusquement et courut presque pour rejoindre leurs montures. Là, il ouvrit la première sacoche qui s’offrait à lui et fouilla frénétiquement à l’intérieur. Il passa à la suivante, puis il se dirigea vers le second cheval et recommença son manège.

Lorsqu’Alexander l’entendit revenir près de lui, il perçut le souffle du prince, rendu irrégulier par l’inquiétude.

- Il n’y a pas d’antidote, annonça-t-il.

Sa voix trembla. Alexander sentit son cœur rater un battement.

- Alexander, je dois me rendre à Arenell, déclara Altaïs, plus ferme.

- Non, c’est dangereux, tu ne peux pas, protesta faiblement le Protecteur.

- Si je ne trouve rien contre ce poison, tu ne passeras pas la prochaine journée.

- Peut-être pas, ce n’est peut-être rien de grave !

Mais ses sens commençaient déjà à s’engourdir.

- Non, je connais ce poison, répliqua Altaïs. Sans antidote, tu ne survivras pas.

- Tu ne peux pas aller à Arenell… Ils passeront forcément par là…

- C’est une grande ville, ce n’est pas parce qu’ils y sont qu’ils me trouveront.

- S’il te plaît…

- Ma décision est prise. Je refuse de te perdre.

Altaïs se redressa.

- Est-ce que tu te sens capable de chevaucher ? C’est trop risqué de te laisser ici, en plein milieu de la route et avec tous ces corps. Je vais trouver un endroit où tu pourras rester en sécurité jusqu’à mon retour.

Alexander hocha la tête. Il n’avait pas la force de protester. Il se sentait faible, nauséeux. Malgré cela, il se releva. Altaïs le maintint debout et l’aida à faire quelques pas hésitants jusqu’à sa monture. Le Protecteur boitait. Sa jambe le brûlait atrocement.

Le prince l’aida à se mettre en selle et Alexander le sentit tressaillir quand il dut utiliser la force de ses bras. Lui aussi était blessé se remémora soudain le soldat. Avant qu’il ne dise quoi que ce soit, Altaïs se hissa derrière lui avec agilité.

- Qu’est-ce que tu fais ?

Dans d’autres circonstances, Altaïs aurait sans doute eu une réponse quelque peu acerbe face à l’inutilité de la question. Mais la situation était trop grave pour qu’il se prête à ce genre de réaction, aussi répondit-t-il simplement :

- Je préfère éviter que tu tombes.

Et il éperonna légèrement la monture qui avança aussitôt. Le cheval du prince les suivit sans hésitation, guidé par le sifflement de son maître.

 

Heureusement, Arenell s’avérait plus proche qu’ils ne le pensaient. Ce qui expliquait la présence d’un aussi grand groupe de brigands. Ceux-ci n’avaient en effet aucun intérêt à se rendre dans les campagnes où les passages étaient bien moins fréquents.

Altaïs s’était dirigé vers l’orée de la grande forêt qui bordait Arenell à l’ouest. La Forêt de Givre, qui portait ce nom à cause du gel qui recouvrait entièrement les arbres durant l’hiver, était la plus grande du royaume. Là, Alexander devrait être à l’abri, au moins pour un temps. La population des environs évitait cet endroit, connu pour ses légendes et les bêtes sauvages qui la peuplaient. Mais, pour sa part, Altaïs savait que les animaux ne s’approchaient que très rarement aussi près de la ville.

Il s’enfonça suffisamment dans les bois pour que les arbres dissimulent Arenell à sa vue, mais veilla à ce que les bruits de la grande ville lui parviennent toujours. Il descendit de la monture à la robe alezane et aida Alexander à en faire de même. Quand leur peau entra en contact, le front d’Altaïs se plissa d’inquiétude. Le Protecteur était brûlant.

- Ça va aller ? murmura-t-il.

Alexander hocha la tête, mais même ce simple mouvement était devenu un effort incommensurable.

- Tu dois tenir le coup, dit Altaïs. Ne t’endors pas. Je te promets de faire vite.

- Et si tu ne reviens pas ? balbutia Alexander. S’ils te trouvent ?

- Ça n’arrivera pas, asséna le prince.

Il récupéra son épée et l’une des deux bourses pleines que leur avait confiées Natt, jeta un dernier coup d’œil au Protecteur et s’élança vers Arenell.

 

Laisser Alexander seul à l’abri des grands arbres n’enchantait pas Altaïs. Mais ce dernier savait pertinemment que jamais le Protecteur ne pourrait le suivre dans cet état. Or s’il ne se rendait pas à Arenell pour trouver un antidote, le prince ne se faisait pas d’illusion sur les chances de survie de son compagnon de route.

Altaïs traversa le champ qui séparait la Forêt de Givre d’Arenell, invisible parmi les paysans qui s’occupaient des cultures sans prêter la moindre attention aux passages.

Mais alors que la ville se dressait devant lui, il se retrouva face à deux problèmes. D’abord, il espérait qu’Elaran n’avait pas encore atteint Arenell. À ce sujet, Altaïs préférait ne pas se faire d’illusion. D’autant plus qu’en empruntant la route du Nord qui partait de la capitale et en voyageant à bonne allure, il était tout à fait possible d’arriver à Arenell en une journée.

Le second problème était plus immédiat. Il devait passer les portes de la ville sans se faire remarquer. Avec sa cape déchirée et rougie par le sang et sa capuche rabattue sur son visage, ce ne serait pas une mince affaire.

Il observa le décor autour de lui. Arenell, qui se positionnait comme un important carrefour reliant le Nord au reste du pays, était notamment réputée pour être une grande ville marchande où le commerce était foisonnant. Son regard céruléen dériva vers la route. De nombreuses carrioles l’empruntaient pour entrer dans la ville et beaucoup faisaient des haltes avant de pénétrer dans l’enceinte et l’agitation citadine. Peut-être que…

Il vit une charrette s’arrêter, un peu en retrait, et les deux passagers qui la conduisaient  descendirent. Une jeune femme et un enfant, d’une douzaine d’années peut-être, qui devait probablement être son frère. Il s’éloignèrent de plusieurs pas et Altaïs vit le garçon s’étirer avec joie.

C’était le moment.

Rapidement, il s’approcha de la route, veillant à rester hors de vue des deux propriétaires. Une grande bâche recouvrait l’arrière de la carriole, sans doute pour protéger les produits transportés. Il tendit sa main pour en soulever le coin. La chance lui souriait enfin.

- Tu veux nous voler ?

Ou pas.

Il se retourna lentement. Le petit garçon lui faisait face, les mains sur les hanches et les sourcils froncés de mécontentement.

- Je ne…

- Qui es-tu ?

La jeune femme venait de rejoindre l’enfant, attirée par le bruit. Son visage affichait la même expression sévère et Altaïs aurait presque pu être tenté de sourire tant leur ressemblance était frappante. Presque. Car il était actuellement dans une position plus qu’inconfortable.

- Réponds, s’agaça la jeune femme.

Altaïs décida de jouer franc jeu et abaissa sa capuche. L’absence immédiate de réaction face à lui le rassura quelque peu. Mais, soudain, l’expression de l’enfant changea et la surprise vint remplacer la contrariété.

- Oh ! Ta magie est très belle, elle est toute blanche ! Comme une étoile !

Altaïs en resta bouche-bée et oublia momentanément de répondre. Sa magie était belle ? C’était bien la première fois qu’on lui sortait une telle ineptie.

Et dire qu’il ne pouvait même pas y avoir recours.

La jeune femme le dévisagea plus en détails, une pointe de curiosité dans ses yeux mordorés.

- Mon frère ne se trompe jamais sur les auras, déclara-t-elle. Alors que fais-tu ici ?

Altaïs fronça les sourcils. Les auras étaient la manifestation physique de l’âme, et donc de la magie, mais très peu de personnes pouvaient réellement les voir. Cet enfant en était donc capable ? Dans ce cas-là, il avait intérêt à aller droit au but.

- Je veux seulement rentrer dans la ville. En toute discrétion.

- En te cachant dans notre charrette ? demanda la jeune femme, sceptique.

- C’est une question de vie ou de mort, répondit le prince, parfaitement sérieux.

La jeune femme sembla réfléchir.

- Je n’ai aucune mauvaise intention, ajouta-t-il en levant ses mains bien en évidence.

Le petit garçon tira sur la manche de sa sœur pour attirer son attention et se mit sur la pointe des pieds pour lui murmurer quelque chose à l’oreille. Celle-ci l’écouta attentivement avant de reporter son regard sur Altaïs.

- Très bien, mon frère pense que tu dis la vérité et ne voit aucun danger en toi. J’accepte de te faire entrer dans la ville, à la seule condition que tu ne nous mettes pas en cause si tu es découvert.

- J’en fais le serment.

Son regard décidé ne mentait pas et la jeune femme esquissa un sourire appréciateur.

- Je m’appelle Hanna, et voici Laelan, dit-elle en posant une main sur la tête du petit garçon.

Elle fit quelques pas et souleva elle-même la lourde bâche, révélant de nombreux rouleaux de tissu.

- Cache-toi, et ne fais pas un bruit, ordonna-t-elle d’un ton sévère.

Altaïs acquiesça et grimpa dans la charrette. Il s’allongea parmi les étoffes et Hanna abaissa la bâche. Le prince ferma les yeux tenta de ralentir sa respiration qui s’emballait dans cet espace clôt. Il se sentait oppressé, enfermé, et son bras blessé l’élançait douloureusement.

Toutes les pensées d’Altaïs se focalisèrent sur Alexander, pour oublier le noir autour de lui qui l’étouffait. Il sentit la charrette se remettre en mouvement, menée par les chevaux qui lui permettaient d’avancer.

Quand ceux-ci ralentirent, Altaïs devina qu’ils avaient atteint les portes de la ville. Il entendit des bruits de voix étouffés, quelques rires, et il pria silencieusement pour ne pas s’être trompé en accordant sa confiance à Hanna et Laelan. Certes, il n’avait pas eu le choix. Et certes, il ne croyait aucunement à une quelconque divinité supérieure qui, si elle existait, se moquait bien de lui de toute manière. Mais l’espoir qui l’animait était tenace.

Car de sa réussite dépendait la survie d’Alexander.

Après une éternité, les bruits des pas des chevaux résonnèrent à nouveau sur la route.

Altaïs était entré dans Arenell.

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AnatoleJ
Posté le 28/02/2021
Coucou :D
Comme prévu je continue ma lecture, et je sens déjà que ça va me rendre triste quand je ne pourrais plus enchaîner chaque soir de la même façon (mais ce n’est pas grave parce que c’est plaisant aussi de suivre le rythme de publication, il y a pas de mauvaise façon de lire en fait héhé)

J’ai beaucoup aimé la baston, c’était très fluide et bien mené, et ça m’a surpris de découvrir toute la violence dont est capable Altaïs (même en sachant qu’il est capable de se battre, c’est quand même pas rien de laisser des cadavres derrière lui comme ça, l’est brutal le chaton). Et c’est très vilain de nous faire stresser avec ce poison ! Et en plus il doit rester tout seul en arrière ? ça ne va pas du tout c't'affaire !

Les auras visibles seulement par certaines personnes, c’est une capacité très intéressante et ça doit être bien utile pour repérer les princes vagabonds, j’espère que le petit bonhomme ne va pas le dénoncer par accident ...

Mes petites notes comme d’habitude :
- Tout le premier paragraphe : parfait, excellent démarrage et mise en ambiance pour le combat qui suit ! (mes notes d’origine indiquaient simplement « yeeeeeeeees » mais je me suis dit que ça valait le coup de traduire le Anatole enthousiaste, une langue perdue et difficilement déchiffrable)

- « Arrêtez-les »
Dans la bouche d’un brigand, ça m’a parut un peu étrange (je me serais plus attendu à « Attrapez-les » par exemple), mais c’est loin d’être improbable et je le note juste parce que ça m’a surpris ^^

- « Un des vagabonds se jeta sur Altaïs [...] avec une telle rapidité qu’Alexander ne vit que le sang gicler. »
Cette phrase me parait un peu longue

- « Lui aussi était blessé se remémora soudain le soldat »
Comme tu utilises peu le dialogue indirect sous cette forme là (ou alors c’est même la première fois, mais je ne suis pas sûr), je m’y suis remis à deux fois avant de comprendre que c’était de ça qu’il s’agissait, mon cerveau tenait à rajouter un « et » inexistant entre « blessé » et « se » x) Breeeef tout ça pour dire à titre indicatif que j’ai bugué sur cette phrase

- « Ceux-ci n’avaient en effet aucun intérêt à se rendre dans les campagnes où les passages étaient bien moins fréquents. »
Y’a clairement du classisme anti-pécore chez les bandits, ça ne va pas du tout ça messieurs dames

- « - Oh ! Ta magie est très belle, elle est toute blanche ! Comme une étoile ! »
Si quelque chose arrive à cet enfant, je brule tout Arenell, parce qu’il a eu la réaction la plus choupi possible T_T (et c’est tellement triste qu’Altaïs ne le croit pas !)

Voilà pour ce chapitre, j’essaie de lire le dernier dans la soirée, mais sinon ce sera demain ^^ A bientôt !
Mathilde Blue
Posté le 01/03/2021
Coucou !

Moi aussi snif, je passais un petit bout de soirée avec toi assez chouette (même si je ne te réponds que la matin) ^^ Mais tu as raison, il n’y a pas de mauvaise façon de lire !

Ravie que la baston te plaise, mais oui Altaïs a un côté très sombre (faut dire qu’il a pas grandi dans l’environnement le plus favorable qui soit non plus)… Pauvre Alex, j’ai été trop cruelle avec lui T_T

Ah oui, voir les auras ça peut être très pratique… En espérant que ce pouvoir ne repose pas entre les mains d’une mauvaise personne :x

Pour tes notes :

« mes notes d’origine indiquaient simplement « yeeeeeeeees » mais je me suis dit que ça valait le coup de traduire le Anatole enthousiaste, une langue perdue et difficilement déchiffrable »
J’aime bien cette nouvelle langue, très chouette ^^

« Comme tu utilises peu le dialogue indirect sous cette forme là (ou alors c’est même la première fois, mais je ne suis pas sûr) »
C‘est peut-être la première fois effectivement, mais pas la dernière il me semble, si jamais x)

« Y’a clairement du classisme anti-pécore chez les bandits, ça ne va pas du tout ça messieurs dames »
T’as vu ça ? Non mais ce mépris quoi…

« Si quelque chose arrive à cet enfant, je brule tout Arenell, parce qu’il a eu la réaction la plus choupi possible T_T (et c’est tellement triste qu’Altaïs ne le croit pas !) »
Oui, il est tellement mimi T_T

À tout de suite !
Gabhany
Posté le 28/02/2021
Coucou ! Alors dans l'ensemble la scène d'action se tient, tout est clair et s'enchaîne bien, ce qui n'est pas facile avec autant de personnages, donc bravo ! Juste une petite chose : tu dis au début que les brigands sont une dizaine, moi je comprends entre 9 et 11, mais après tu mentionnes que de nombreux corps sont déjà au sol, et j'ai la sensation que ça donne un autre ordre de grandeur, tu vois ce que je veux dire ? Peut-être qu'il vaudrait mieux donner le chiffre exact. C'est du détail cela dit hein. Ensuite, la façon dont Altaïs entre dans la ville me paraît un peu trop facile. J'ai bien saisi cette histoire d'aura, mais peut-être faudrait-il en parler un peu avant, car là ça donne l'impression que tu n'en parles que par opportunité, pour faire entrer Altaïs facilement. Tu vois peut-être que, après avoir vu son aura, les deux villageois pourraient indiquer à Altaïs un passage secret, ou qqch du genre, pour que ça fasse moins "deux ex machina".
J'ai tout de même beaucoup aimé ce chapitre ;)
Gabhany
Posté le 28/02/2021
"deuS ex" et non pas "deuX ex" XD XD XD
Mathilde Blue
Posté le 28/02/2021
Coucou !

Je prends bien note de ce que tu dis pour le nombre de corps (je n’avais pas forcément pensé ça ainsi c’est vrai !).
Ensuite pour l’histoire des auras, en fait je dirais plutôt que je l’introduis ici pour la suite ^^ Et pour le coup, je ne savais pas vraiment comment l’insérer avant de manière pertinente :/
Ensuite, en ce qui concerne les deux villageois, mais ça c’est ma vision personnelle des choses, je considère que c’est « normal » de croiser des gens (qui apportent leur aide ou non) de manière très brève ! Mais tu me diras si le prochain chapitre te convainc un peu plus de ce point de vue là !

À bientôt !
Dzoody
Posté le 23/02/2021
Raaaaah ! encore une sacrée fin !
je ne m'attendais pas à ça je me suis retrouvée dans une ces états de stress je te dis pas XD
j'aime ça en tout cas. l'histoire part dans le bon sens et le fait qu'ils vont être séparés un moment rajoute vraiment quelque chose. Altaïs nous montre un côté qu'on ne connaissait pas, je suis pressée de voir comment il va se débrouiller et surtout comment notre cher Protecteur va s'en sortir !
les scènes d'action sont super bien décrites j'en suis presque jalouse !
je suis toujours tellement engagée dans l'histoire c'est incroyable merci d'écrire et de partager :)
Mathilde Blue
Posté le 23/02/2021
Coucou !

Oulah, désolée de t’avoir provoqué tout ce stress XD Mais je suis ravie que cette histoire te plaise toujours autant ! Et je suis contente que les scènes d’action te plaisent, honnêtement ce sont souvent celles que j’ai le plus de mal à écrire donc je passe toujours plus de temps dessus ^^

Merci pour ton commentaire et à bientôt :D
petite_louve
Posté le 19/02/2021
Aaaah non ! Je dois attendre pour le chapitre suivant maintenant ! J'imagine qu'Alexander va s'en sortir ! Enfin, j'espère.
Altaïs est bien courageux de s'être ainsi dévoila et je me demande comment ça va se passer avec Hanna et Laelan. Tout ne sera pas simple à Arenell je suppose. Altaïs va encore avoir bien des choses à affronter.
Les choses changent, dans ce chapitre, c'est le protecteur qui se retrouve en position de faiblesse et c'est le prince qui a le devoir de le sauver, on se rend compte qu'Alexander n'est pas infaillible, ce qui le rend plus humain et plus proche de la réalité. Quant au côté d'Altaïs, il est surprenant, je n'imaginais qu'il puisse avoir cet obscurité chez lui. Encore un nouvel élément pour mieux connaître la magie de ton univers grâce à l'aura et de Laelan ! Tout est vraiment très bien mené !
Mathilde Blue
Posté le 19/02/2021
Désolééééée !

Hihi, plein d'aventures en perspective ^^
Eh oui, il était temps de montrer qu'Alexander est faillible et qu'Altaïs est capable de se défendre, même dépourvu de sa magie ! Quant au côté sombre d'Altaïs, il a aussi grandi dans un environnement qui l'a poussé à développer cet aspect de sa personnalité, qui a tendance à s'estomper en présence d'Alexander :x
Je suis contente que tu trouves l'ensemble bien mené !

À bientôt :D
Hastur
Posté le 18/02/2021
Hello hebdo en ces contrées :D,

Que de violence. Vraiment quelques soient les histoires, brigands et bandits manquent cruellement d'éducation et de compétences en négociation ! Hu hu.

Un chapitre bien rempli. Nous avons de la bonne bagarre qui se lit très bien, on suit très ce qu'il s'y passe ; une piqure d'inquiétude pour Alexander évidemment ; et en dernier cette petite entrée dissimulée ! J'aime beaucoup. Je me demande si Hanna et Laelan vont devoir se joindre malgré eux à notre duo ! Voilà qui nous lancerait sur une toute autre dynamique bien intéressante !

Voir les auras... Mmmmmh précieux de la talent du gamin j'imagine ! :D

Je te mets mes petites notes :
"Il redressa vivement la tête et sa magie gronda furieusement."
Je retirais le furieusement, qui fait doublon avec le verbe gronder et la situation dans son ensemble.

"Celle-ci se matérialisa autour de sa main, comme une centaine de petits diamants suspendus dans l’air qui s’élancèrent contre celui qui l’avait blessé."
Je reformulerais de façon à avoir quelque chose de moins lourd.
Par exemple: Une centaine de petits diamants suspendus dans l'air s'élancèrent contre celui qui l'avait blessé.
Dans mon exemple, on perd de l'information bien sûr, mais c'est juste l'idée première qui m'est venue pour illustrer mon propos ;).

"courut presque pour rejoindre leurs montures"
Je vois ce que tu veux dire à cause de sa cheville. Je me demande si il n'y a pas une plus jolie façon de l'écrire.

"La Forêt de Givre, qui portait ce nom à cause du gel qui recouvrait entièrement les arbres durant l’hiver, était la plus grande du royaume."
Enchaînement de deux "qui" qui allourdisse pas mal la phrase dans son ensemble.

"Ou pas."
Ah ah ah ah ! Petit ascenceur émotionnel xD

"une telle ineptie"
Je trouve le mot ineptie ultra véner là ^^'. Quelque chose comme absurdité serait peut-être plus doux tout en gardant le sens.

Voilà voilà :).

A bientôt :).
Mathilde Blue
Posté le 19/02/2021
Coucou ! :D

Non mais franchement, aucun savoir vivre ces brigands ^^ Blague à part, je suis contente que ce chapitre soit bien rythmé ! On verra bien ce qui leur arrive par la suite hihi.

Tu m’étonnes, c’est quand même sacrément utile comme talent x)

Je te remercie pour tes notes de lecture ! Tu as raison, je vais reprendre les phrases que tu as ciblées ! Je rebondis juste sur le « ineptie », c’est vraiment ce que pensait Altaïs sur le moment, mais je vois ce que tu veux dire x)

Merci pour ton commentaire détaillé, c’est toujours très motivant !

À bientôt :)
Cherry
Posté le 17/02/2021
Mine de rien, ce chapitre nous montre qu'Alexander aussi peut être blessé et en position de faiblesse car depuis le début le Protecteur est tout le temps là pour sauver Altaïs. Maintenant les rôles s'inversent et tout me laisse à penser que ça va faire évoluer leur relation.

Je suis aussi étonnée que notre petit prince ait un côté "dark" je ne m'y attendais pas du tout là ^^ je suis même surprise de cet aspect nouveau.

J'ai plus aimé l'action que l'introduction des nouveaux personnages mais ceux-ci restent encore mystérieux... Du coup la magie représente le fond d'une personne ? Sa personnalité ?
Mathilde Blue
Posté le 17/02/2021
Coucou !

Exactement ! Je trouvais ça important de montrer qu’Alexander aussi pouvait être vulnérable et qu’Altaïs était capable de se défendre !

Haha, effectivement Altaïs peut avoir un côté très sombre, qui s’explique essentiellement par le fait qu’il a grandi dans un environnement impitoyable :x

J’espère que la suite te plaira quand même alors :) Pour la magie oui c’est l’idée, c’est le reflet de l’âme d’une personne (dans les grandes lignes).

À bientôt !
Blanche Koltien
Posté le 17/02/2021
Hello!!

Trop contente de ce nouveau chapitre, qui est vraiment chouette! L'action est bien menée, c'est dynamique, et on découvre un peu plus à chaque fois ce côté sombre d'Altaïs qui mine de rien ne rigole pas beaucoup!

C'est maintenant au tour d'Alexander d'être blessé, ça inverse les rôles! Même si Altaïs n'est pas en très bon état non plus... Bref, à suivre, pour voir comment ils vont s'en sortir!
Mathilde Blue
Posté le 17/02/2021
Coucou !

Je suis contente que ce chapitre te plaise :D Et oui, Altaïs peut être particulièrement impitoyable :x

J'espère que la suite te plaira, j'ai hâte d'avoir ton avis ;)

À bientôt !
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