Chapitre 12 : Trouver sa place

Par Isapass
Notes de l’auteur : Ce chapitre clôt la première partie. Merci de m'avoir suivie jusque là !

Chapitre 12 : Trouver sa place

 

 

Themerid

 

– Les pélégris sont toujours aussi nombreux autour des Cimiantes. Je ne vois pas comment nous pourrions sortir sans nous faire arrêter.

Le front contre la vitre, Elvire observait les rues de la ville au-delà des remparts du château, où la brume de l’aube peinait à se dissiper. Ses joues étaient encore rosies par son entraînement dans la salle d’armes.

– Lancel de Kelm s’est de nouveau absenté ; il n’était pas là, ce matin, poursuivit-elle. Je voulais lui demander pourquoi les patrouilles étaient plus nombreuses. Peut-être même lui suggérer de les alléger.

Assis à ses côtés, le prince contemplait son profil à la dérobée. La ligne volontaire du nez parfaitement dessiné et la hardiesse du menton relevé sur le cou gracile, adoucies par les longs cils bruns ombrant le regard vert l’empêchaient de se concentrer sur ses propos.

– Car si nous sommes coincés ici, nous n’avons plus aucun moyen de localiser le repaire des résistants !

 La trouvait-il aussi jolie, lorsqu’elle était leur adversaire de jeux, à Arc-Ansange ? Certainement, sinon c’était qu’il avait mauvais goût ! Le mépris qu’elle montrait pour Venzald et lui l’intimidait en tout cas, ça, il s’en souvenait. Il avait disparu, à présent, pour ne laisser que sa pugnacité et sa droiture. Ses émotions transparaissaient plus qu’avant, même si elle restait très discrète. Il avait encore en mémoire la douceur du sourire qu’elle lui avait adressé quand il était sorti de son long sommeil. Depuis, il brûlait de la prendre dans ses bras dès qu’ils se trouvaient seuls comme maintenant, de l’embrasser… Partageait-elle ses sentiments ? Elle lui manifestait de la sollicitude, de la camaraderie, mais rien qui laisse penser qu’elle éprouve plus que cela. Excepté les heures qu’elle avait passées à son chevet.

En baissant les yeux, il vit la main d’Elvire posée sur les coussins. Ce serait si facile… ça valait même la douleur qu’il risquait de s’infliger. Il fit glisser ses doigts jusqu’à toucher les siens en un contact si léger qu’elle ne remarqua rien, encore absorbée par son observation. Il visualisa le flux depuis l’esprit de la jeune femme et commença à « aspirer » pensées et émotions. Des images saccadées défilèrent devant ses yeux tandis qu’une pointe d’aiguille lui entrait dans le cœur. À travers sa transe, il perçut le hoquet de surprise d’Elvire, puis sa respiration sifflante. Il cherchait juste une réponse, ce ne serait pas long !

Un choc sur son bras interrompit le flux et la douleur dans sa poitrine. Ses appartements reparurent devant lui, ainsi que le visage furieux de Flore. Elvire se dressa d’un bond pour s’éloigner de lui, les yeux écarquillés de stupeur.

– Je ne te croyais pas capable de ça ! cracha Flore.

Soudain, Themerid réalisa ce qu’il venait de faire et une honte brûlante l’envahit. Aénor lui avait bien signalé qu’il ne fallait pas lire les pensées de quelqu’un sans son consentement, mais quand il lui avait demandé pourquoi, elle avait été incapable de répondre. « Il ne faut pas, c’est tout. Moi je ne l’ai jamais fait. » avait-elle simplement décrété en haussant les épaules. Maintenant, il savait : il venait de violer ce que sa jeune compagne avait de plus intime, de plus secret. Qu’est-ce qu’il lui était passé par la tête ?

– Pardon, Elvire, pardon, souffla-t-il sans même oser la regarder. Je n’ai pas réfléchi. Je voulais… m’exercer.

Elle effaça la frayeur de ses traits pour lui adresser un pauvre sourire.

– C’est certainement à cause d’inconséquents comme toi, s’exclama Flore qui pardonnait moins facilement, que les bouchevreux ont si mauvaise réputation !

– Oui, bien sûr, tu as raison. Je suis idiot, approuva Themerid d’une voix contrite.

– Je… je vais sans doute te paraître brutale, poursuivit Flore un peu radoucie, mais je ne te reconnais pas ! Où est le garçon posé, pragmatique et juste, que nous avons toujours connu ? Nous comptons sur toi, Themerid. Le royaume compte sur toi. Quand vas-tu cesser de te complaire dans ton malheur et entreprendre quelque chose d’utile ?

Une bouffée de colère qui remuait encore lui souffla une réplique acerbe, mais le sentiment de bassesse qu’il éprouvait pour lui-même l’empêcha de la formuler. Davantage que les propos de Flore, le silence d’Elvire le punissait. D’autant qu’il avait obtenu sa réponse : il n’avait perçu aucune émotion amoureuse à son égard dans les pensées de la jeune femme. En revanche, son trouble était flagrant en ce qui concernait Lancel de Kelm.

 

Des coups à la porte l’obligèrent à sortir de sa confusion. Il s’allongea précipitamment sur son lit en se composant le visage faible et souffrant qu’il donnait à voir en dehors de leur petit cercle. Renaude entra, suivie par le valet qui avait été désigné pour remplacer Johan dont personne n’entendait plus parler depuis plus de quinze jours. L’homme s’inclina puis annonça l’arrivée au château de Godmert de Hénan. Celui-ci souhaitait rendre visite au prince et sollicitait son accord.

– Père est à Terce ? s’exclama Elvire d’un ton enjoué. Quelle joie ! Nous n’avons pas eu de nouvelles depuis si longtemps !

– Dites au seigneur Godmert que je le recevrai avec plaisir, dit Themerid d’une voix volontairement tremblante.

Le serviteur allait sortir quand Flore le rappela soudain.

– Sauriez-vous, par hasard, ce qu’il est advenu de Johan, celui que vous avez remplacé ?

Elle ignora les trois regards appuyés — montrer son intérêt pour un domestique pouvait avoir l’air déplacé — pour se concentrer sur la réponse du valet. Le visage de celui-ci afficha un profond dégoût.

– Il a failli être arrêté, mais il a pris la fuite. Paraîtrait que c’est un inverti. Quelqu’un l’a vu embrasser un garçon en pleine rue ! Pour ça, je suis bien d’accord avec le Haut-Savoir, c’est immonde !

Renaude s’empressa de s’asseoir auprès de Flore dont le visage se décomposait. L’homme interpréta le silence comme une invitation à poursuivre.

– Faudrait pas seulement les arrêter, ceux-là, faudrait les pendre par les…

– Merci ! interrompit Themerid en oubliant sa voix chevrotante. Vous pouvez vous retirer.

À peine la porte se fut-elle fermée derrière lui que Flore se mit à trembler violemment entre les bras de Renaude. Des sanglots rauques jaillirent de sa gorge en résonnant dans le silence de la pièce. Ni Elvire ni le prince n’osaient l’interroger. Elle finit par articuler :

– Le garçon, c’était moi. J’étais déguisée pour sortir. Il était venu pour me retenir.

Themerid eut une pensée fugace pour Venzald, mais son esprit revint à Flore dont la souffrance lui serrait le ventre.

 

***

 

Elvire

 

Flore et Johan avaient échangé un baiser ? Peut-être même plusieurs ? Ils semblaient proches, certes, mais Elvire n’avait pas soupçonné que sa sœur puisse aimer le jeune homme. Elle-même frémissait pour lui de le savoir recherché, elle imaginait donc ce que devait ressentir Flore, surtout si elle se reprochait d’être à l’origine de l’arrestation.

Elle avait déjà entendu le mot « inverti » sans connaître sa signification. Si le valet n’avait pas précisé la situation, elle n’aurait pas compris. Elle ne saisissait pas bien la gravité de ce dont Johan était accusé, d’ailleurs.

– Dame Renaude, que croyez-vous qu’il risque, pour ce motif ? demanda-t-elle par-dessus la tête de sa sœur qui reposait sur l’épaule de la nourrice.

Celle-ci jeta un coup d’œil à Flore, hésita, puis répondit par une moue pessimiste.

– Ce genre de… particularité a toujours été considérée comme une perversion contre-nature. Avant l’avènement de l’Ordre, elle n’était pas condamnée par la loi en Cazalyne, comme c’est le cas en Rémance ou dans d’autres royaumes. Cependant, ceux qui la pratiquaient sans faire preuve d’une discrétion absolue ont toujours fini par être mis au ban de la société. Sous le règne de Blanche, je me souviens d’un petit seigneur qui fréquentait la cour. Tout le monde s’arrachait sa compagnie, car il était brillant, drôle et courtois. Jusqu’au jour où, par aigreur, un domestique renvoyé de sa maison a révélé qu’il recevait des hommes dans sa chambre. Du jour au lendemain, plus personne ne lui a adressé la parole, son nom n’était plus prononcé qu’avec le plus grand dégoût. Il s’est isolé dans sa propriété de Kearn après avoir fait faillite, faute de partenaires acceptant de travailler avec lui. Je n’imagine que trop à quel point le Haut-Savoir désapprouve, avec leur étroitesse d’esprit. Or, nous savons ce qu’ils font subir à ceux qu’ils désapprouvent…

Un long silence suivit, rompu par l’entrée du valet qui introduisit Godmert. Elvire se précipita vers lui, autant parce qu’elle était ravie de le revoir que pour laisser à Flore le temps de sécher ses larmes.

– Père ! Je suis si contente ! Comment vous portez-vous ? Et Mère ?

Le grand rire du seigneur de Hénan parut déplacé à Elvire après la nouvelle concernant Johan, mais sa sonorité de cloche la consola un peu.

– Allons, allons, Elvire, laisse-moi m’enquérir de la santé du prince ! Alors, mon garçon… pardon, mon prince, vous voici réveillé ! Quel soulagement ! Nous nous rongions les sangs pour vous, Mélie et moi !

– Seigneur Godmert, votre moustache m’avait manqué, salua Themerid avec un grand sourire.

Le bonhomme emplit à nouveau la chambre de son hilarité, puis se tourna vers Flore et Elvire en ouvrant les bras.

– Mes enfants, maintenant ! Venez donc câliner votre vieux père !

Il les embrassa sans remarquer les yeux gonflés de son aînée, puis s’installa pour donner des nouvelles d’Arc-Ansange. Mélie se portait bien, même si elle se languissait de ses filles — ils s’inquiétaient tous deux beaucoup pour Alix —, la reconstruction du castel était presque achevée et il gérait son temps entre le domaine et son rôle de gouverneur.

– Comment se passe la collaboration avec l’Érudit qui vous sert de prévôt ? interrogea Themerid.

– Pas si mal. Heureusement, Cordel Sioma n’est pas un acharné comme Bréol, précisa-t-il à mi-voix. J’ai pu faire en sorte d’interdire les expositions des cadavres de bouchevreux comme on en voit partout à Terce. J’ai même pu obtenir que les exécutions se déroulent à huis clos.

Il tapota la main de Flore avec un air préoccupé.

– Ça me soulage que tu restes en sécurité, ici, ma fille. Et dis-moi… hésita-t-il, tu n’as pas de… enfin, de visions ? Tu n’es pas…

– Non, rassurez-vous père, je ne suis pas une de ses créatures, répliqua Flore, acide.

– Je sais que tu n’aimes pas la violence, mais je m’inquiète pour toi ! Pas la peine de me mordre, fillette !

– Qu’est-ce qui vous amène à Terce ? intervint Elvire pour couper court à la dispute qu’elle sentait poindre.

– Je viens d’être nommé ministre du ravitaillement par le régent, répondit Godmert en soupirant.

Elvire sursauta.

– Quoi ? Vous allez faire partie de ce gouvernement ?

– C’est que je ne pouvais pas vraiment refuser, vois-tu !

Il se pencha vers elle en roulant des yeux avec un air de connivence.

– Et puis, comme ça je me débrouillerai pour augmenter les rations de blé qui sont distribuées à travers le royaume.

Une bouffée de fierté gonfla la poitrine d’Elvire tandis qu’elle regardait frémir la grosse moustache de son père.

 

Lorsque Godmert les quitta pour son entrevue avec le régent, la jeune fille attendit d’entendre se refermer la porte de l’antichambre pour lancer :

– Lui, au moins, il peut entreprendre des actions pour soulager les gens !

Personne ne lui répondit, car Dame Renaude s’était brusquement dirigée vers le lit pour soulever un oreiller. Dessous, reposait une lettre en tout point identique à celle reçue une quinzaine de jours auparavant. Elle la tendit à Themerid qui en brisa le sceau dépourvu d’armoiries.

« J’ai trouvé pour vous l’endroit où se réunissent les résistants. Il s’agit d’une échoppe de tisserands dans une ruelle partant de la porte d’Altamonte. L’enseigne a la forme d’un chouvre.

Ce n’est pas un piège. D’après le décret de votre père, vous ne pouvez régner qu’à deux si vous êtes tous deux vivants, ou présumés comme tels. Si vous n’êtes pas ensemble, la régence continue et c’est ce que souhaite le Haut-Savoir. Ils préfèrent vous garder en vie, car si vous mouriez, Venzald pourrait monter seul sur le trône dès ses dix-sept ans.

C’est peut-être pour ça qu’on vous a séparés. »

Il fallut un peu de temps à Elvire pour intégrer les informations de la lettre.

– Tu le savais ? demanda-t-elle à Themerid.

– J’ai assisté au Conseil où mon père a passé ce décret, mais je n’avais jamais réalisé que la séparation nous protégeait, souffla Themerid en fixant la lettre.

– Elle vous empêche également d’être couronnés, remarqua Renaude. Comment s’assurer…

– Je veux y aller, coupa Flore. Johan a peut-être eu vent de ces réunions, je le trouverai peut-être là-bas. Ou bien ils pourront nous renseigner. Et puis je pourrais demander de l’aide pour évacuer les bouchevreux, respecter ma promesse !

– Je viens aussi, lança Elvire, toujours inspirée par l’initiative de son père.

Tous les regards se tournèrent vers Themerid qui se troubla en croisant celui d’Elvire. Sans doute se reprochait-il encore d’avoir lu ses pensées sans sa permission.

– D’accord, finit-il par lâcher.

Il soupira, mais ses yeux se mirent à briller d’une lueur qu’Elvire n’y avait pas remarquée depuis longtemps.

 

***

 

Themerid

 

Les silhouettes d’Elvire et de Flore se déplaçaient avec aisance le long des murs, tandis que, dans les jambes du prince, ses muscles protestaient de plus en plus intensément à mesure qu’ils s’écartaient des Cimiantes. Les exercices dans sa chambre ne l’avaient pas préparé à cette course à travers la ville, d’autant qu’ils avaient effectué quelques détours pour éviter les pélégris. Si la rencontre avec une patrouille les obligeait à se cacher, ses halètements suffiraient probablement à les trahir. Quant à son cœur, Themerid commençait à redouter qu’il montre des signes de faiblesse.

Il s’arrêta dans le renfoncement d’une porte pour reprendre son souffle en jetant des coups d’œil devant lui pour vérifier que les filles l’attendaient. Un mince croissant de lune éclairait à peine la ville endormie, rendant leur progression plus discrète bien que plus périlleuse. Pourtant, au bout du cours qu’ils descendaient, la porte d’Altamonte se découpait clairement sur la nuit en laissant deviner les masures des faubourgs à travers son arche. Themerid pensait toujours que cette expédition était au mieux une imprudence et au pire, un danger mortel, pourtant à cet instant, malgré les crampes de ses mollets et ses poumons douloureux, la joie d’arpenter Terce l’empêchait de regretter son choix. Même avant son long sommeil, avant la régence, il n’avait jamais vu la ville telle qu’il la découvrait ce soir-là. Elle lui offrait ses rues vidées de leur foule et de leurs sons, voilant ses défauts dans l’obscurité, mystérieuse, laissant planer ses essences diluées par la brume. Il distinguait les vapeurs organiques venant des rives du fleuve, le fumet lourd des tanneries, les parfums des échoppes de gantiers et ceux des teintures des tisserands, et mille autres effluves évoquant les activités des habitants de Terce. Certaines de ces odeurs obligeaient à froncer le nez, mais leur mélange définissait la capitale au même titre que ses faubourgs, ses remparts et ses quartiers en terrasse. Themerid avait beau se sentir vulnérable, cette nuit la ville lui appartenait. Elle leur appartenait à tous les trois, plutôt, pensa-t-il en rejoignant Elvire et Flore qui l’attendaient un peu plus bas. Sa ferveur devait transparaître sur son visage, car les deux sœurs lui adressèrent des sourires radieux avant de reprendre leur marche.

Ils laissèrent le cours derrière eux pour bifurquer vers les ruelles, à la recherche de l’enseigne représentant un chouvre. Alors qu’ils avançaient le nez en l’air, la cadette s’immobilisa tout à coup.

– J’ai entendu des pas, chuchota-t-elle. On nous suit !

En effet, Themerid perçut lui aussi le son feutré de semelles sur la terre battue. Ils se dissimulèrent dans un coin et attendirent. Au bout de quelques instants, une silhouette encapuchonnée approcha droit vers eux — l’individu avait dû les voir se cacher — et s’inclina respectueusement.

– Prince, demoiselles, murmura l’inconnu. Si vous voulez me faire l’honneur.

Les jeunes gens échangèrent un regard hésitant, puis lui emboîtèrent le pas, rassurés par sa courtoisie. Ce n’était guère une bonne raison pour obtempérer, mais de toute façon, ils étaient démasqués.

Il les mena à une devanture de bois envahie par la vigne vierge au-dessus de laquelle un panneau à la forme d’un chouvre hirsute portait l’inscription « tisserand ». À l’intérieur, l’homme alluma une lanterne, mais garda le visage dans l’ombre de son capuchon. La pièce avait effectivement abrité un atelier — plusieurs métiers à tisser en très mauvais états en témoignaient —, mais devait être abandonnée depuis longtemps.

– Comment avez-vous eu vent de notre organisation ? Et du lieu de nos réunions ?

La voix jeune, portant l’accent des provinces du sud-est et des intonations un peu précieuses interpella tout de suite Themerid. Il connaissait cet homme. Bien que simple, sa cape de laine fine aux boutons sculptés dans la corne devait coûtait très cher. Sûrement un seigneur. L’avait-il croisé au château ?

– Par des lettres anonymes, répondit le prince. Ce n’est pas vous qui nous les avez fait parvenir ?

– Non. Je vous ai suivi depuis les Cimiantes d’où je vous ai vu partir. J’attendais le moment pour vous contacter au nom des résistants, mais votre trajet s’est révélé identique à celui que j’allais vous proposer d’emprunter.

Leur interlocuteur resta silencieux quelques instants.

– Prince, Demoiselles, reprit-il cérémonieusement. Je ne doute pas de votre adhésion à notre cause. À celle du royaume, devrais-je dire. Votre loyauté va sans dire. Pourtant je dois m’assurer que vous êtes bien volontaires, tous les trois, pour porter les lourds secrets que vous découvrirez ici, ainsi que les dangers qui risquent de s’y associer. Le moindre faux pas mettrait en péril non seulement nos plans, mais également de nombreuses vies.

Qui pouvait introduire autant d’onctuosité dans une mise en garde ? Fallait-il prendre cet homme au sérieux ? Et décidément, ses tournures qui frôlaient le lyrisme rappelaient quelqu’un à Themerid, mais qui ?

– Vous avez ma parole, confirma le garçon.

– La mienne aussi, chuchota Elvire d’une voix intimidée.

– Et la mienne, affirma Flore.

Le guide ouvrit une porte à peine visible sous la poussière. D’un geste, il leur fit signe d’approcher. Un escalier sombre et étroit s’enfonçait dans le sol rocheux, vers une lueur vacillante. Le prince observa le passage avec appréhension, de plus en plus persuadé que rien ne les attendait en bas, si ce n’étaient peut-être un ou deux rêveurs échangeant des plans impossibles.

Les marches les menèrent à un réduit faiblement éclairé. Sur le mur d’en face s’ouvrait une autre porte que leur guide entrebâilla, laissant filtrer un brouhaha de conversations à mi-voix. Il fit signe à quelqu’un, referma, puis se tourna vers eux. D’un geste théâtral, il ôta sa capuche.

– Warin-Tête-d’or ! s’exclama Themerid en reconnaissant les boucles blondes, les yeux poupins et le sourire étincelant de leur guide.

Le jeune ministre d’Erens hocha la tête, manifestement très fier de son effet, ce qui fut loin de rassurer le prince. Venzald et lui avaient toujours eu le plus grand mal à le prendre au sérieux et lorsqu’ils y avaient consenti, c’était pour le soupçonner de soutenir l’Ordre.

Il n’eut cependant pas le temps de s’attarder sur l’identité de leur guide, car derrière lui, le battant s’écarta sur une silhouette énorme qui dût se courber pour franchir le passage. Lorsque l’arrivant se redressa, Flore ne put retenir un hoquet. Le côté gauche de son visage était difforme, coupé par une profonde entaille pourpre qui partait du sommet du crâne et descendait jusqu’au coin affaissé de la bouche en traversant une orbite vide. Les muscles faciaux figés vers le bas et la peau blanchâtre autour de la cicatrice lui donnaient l’allure d’un monstrueux masque de cire abandonné trop près d’une lanterne. Mais la carrure exceptionnelle, l’œil intact qui rayonnait et surtout, la longue tresse d’un roux incandescent ne laissaient aucune place au doute : Conrad de Bran se tenait devant eux, bardé de cuir, la main sur le pommeau de son épée.

– Seigneur Conrad, souffla Themerid, les yeux agrandis de stupeur. Comment avez-vous survécu ?

Il désigna du doigt l’affreuse blessure avant de se rendre compte à quel point son geste paraissait désobligeant, mais l’Hiverinien grimaça un sourire tordu.

– Bonne question, Prince Themerid ! Une solide constitution, peut-être, et surtout la chance ! C’est elle qui m’a envoyé mon ami Warin, ici présent. Il venait me rendre visite, figurez-vous, pour évoquer la mise en place d’une organisation de résistance. Ne m’ayant pas trouvé à Bran-Glace, il a suivi ma piste, car il pensait que le sujet ne pouvait souffrir de délai.

Themerid jeta un regard à Tête d’Or. Finalement, le petit ministre n’était peut-être pas si fantaisiste.

– Je loue son impatience, poursuivit Conrad, qui lui a permis de me trouver, presque mort au milieu des cadavres de mes hommes…

Il perdit son sourire, imité par Warin.

– … et accroché au corps de mon fils.

– Aloïs ? s’exclama Themerid qui se souvint avec tristesse du garçon de leur âge avec qui Venzald et lui avaient sympathisé. J’en suis tellement désolé.

– Assassiné par le Haut-Savoir, confirma Conrad d’une voix tremblante de rage. Comme ma femme et ma fille. Dans l’embuscade qu’ils m’ont tendue, ils ont voulu me persuader de me rendre parce qu’ils les tenaient prisonnières. En réalité, elles étaient déjà mortes.

Flore étouffa un sanglot, tandis que le géant s’éclaircissait la gorge pour retrouver une contenance.

– Vous comprenez, Prince, à quel point je suis décidé à lutter contre l’Ordre pour libérer Cazalyne. Depuis que le seigneur Warin m’a ramassé et m’a soigné, nous avons passé des lunes à établir un réseau à travers le royaume, à rallier des personnes de confiance. Aujourd’hui, nous pouvons lancer des actions contre le Haut-Savoir, mais si nous voulons frapper fort, nous ne pouvons pas poursuivre sans vous. Les recrutements stagnent. C’est pourquoi Warin cherchait à vous contacter, même s’il nous répugne de vous mettre en danger. Mais vous étiez inaccessible, emprisonné dans vos appartements.

Interdit, Themerid recula d’un pas. Ils ne pouvaient pas poursuivre sans lui ? Avant qu’il puisse demander une explication, Tête-d’Or intervint, avec un geste vers Elvire et Flore.

– Je m’aperçois cependant que j’aurais pu passer par vous, demoiselles, dit-il, agacé par sa propre erreur d’appréciation. Vous étiez si bien placées. Je me suis entêté à vouloir entrer en contact avec votre valet, mais il a disparu quand j’allais y parvenir.

– Johan ? s’écria Flore. Savez-vous où il est ?

– Malheureusement, non. Mais nous nous renseignerons.

Le cœur battant à l’idée de révéler sa piètre condition, Themerid rougit en s’adressant au seigneur Conrad.

– Je ne crois pas que vous ayez besoin de moi. Je me rappelle à quel point mon père vous estimait et je ne doute pas de votre loyauté. Je ne suis ni stratège, ni même habile au combat. Vous semblez avoir toutes les cartes en main.

Conrad dégaina son épée, puis il s’agenouilla aux pieds du garçon en la tenant devant son visage torturé.

– Ma lame est toujours au service du royaume, Prince. Donc, au vôtre. Si vous le permettez, je continuerai de mener le bras armé de la résistance. Mais vous êtes l’héritier du trône. Notre futur souverain. Qui d’autre que vous pourrait rallier les habitants de Terce et de toutes les provinces à notre cause ? Vous êtes le symbole de Cazalyne. Sa tête. C’est vous que le peuple suivra. Vous et le prince Venzald, lorsqu’il reviendra.

Figé, Themerid écoutait sans comprendre. Conrad ne le connaissait pas, il se méprenait. Qui pouvait-il convaincre, lui, faible et bancal, lui qui se laissait submerger par la colère ou la tristesse pour un rien, lui qui se terrait dans sa chambre ?

– Votre père évoquait si fièrement votre éloquence et votre intelligence. Montrez à votre peuple que vous êtes là, que vous ne l’oubliez pas ! Que vous aussi vous souhaitez mettre à bas l’ennemi, briser le joug qu’il nous impose ! Prenez la plume, trouvez des messages, donnez des ordres et des encouragements, mêlez les signatures des Kellwin et de la résistance, secouez les chaînes ! Nous diffuserons vos paroles, par oral, par écrit, à travers le pays.

Il se tourna vers Flore et vers Elvire.

– Et vous, demoiselles, vous voulez vous battre ?

– Oui, lança haut et fort la cadette, emportée par le discours de Conrad.

– Moi, je veux mener des actions contre le Haut-Savoir, déclara Flore, les poings serrés.

Tous les regards virèrent vers Themerid qui secouait la tête, abasourdi. Avant qu’il puisse réagir, le géant le prit par le bras pour l’entraîner vers la porte. Il l’ouvrit en grand et poussa le prince devant lui dans la grande cave. Les conversations s’arrêtèrent et la trentaine de personnes qui se tenaient là le dévisagèrent en silence. Parmi elles, si l’on se fiait à leur mise, il y avait des seigneurs, des marchands, des soldats et des gens plus modestes, ouvriers ou domestiques. Le garçon reconnut un des maîtres-juristes, l’ancien commandant de la garde royale destituée par les pélégris, Julius de Bazas et son épouse Odile qu’il avait rencontrée au bal de ses quinze ans, la gouverneure d’Avrin, révoquée par le régent, et quelques autres encore. Passé l’instant de surprise, l’assemblée tout entière s’inclina longuement devant le prince. Odile de Bazas fendit la foule pour s’approcher de lui, les larmes aux yeux. Elle prit ses deux mains dans les siennes.

– Enfin ! souffla-t-elle. Nous vous attendions ! Tout le royaume vous attendez !

Cette fervente marque de confiance, venant d’une femme qu’il connaissait à peine, serra la gorge du prince et lui gonfla la poitrine. Ce n’était plus lui, Themerid, qui comptait, c’était sa place auprès du peuple de Cazalyne et le rôle qu’il pouvait jouer. Il s’inclina à son tour pour accepter sa tâche.

 

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Luna
Posté le 25/01/2021
Coucou Isa !

En effet, comme tu me l'avais dit, je me suis régalée à lire les commentaires, en particulier celui de Sorryf xD je trouve ça très rigolo et émouvant qu'un lecteur puisse influencer comme ça le processus d'écriture ❤

Bon, de mon côté j'ai aussi beaucoup aimé ce rebondissement ! Je ne m'attendais pas du tout à retrouver Warin et Conrad (bon en même temps, logique, on le pensait mort) ! Ce dernier fait un peu peur avec sa grosse balafre brrr... que tu décris fort bien avec ta belle plume ;)
En plus, j'étais bêtement convaincue que tout cela n'était qu'une machination de Lancel, Lancel qui était celui qui se cachait sous cette cape, et je n'arrêtais de me dire intérieurement "ne le suivez paaaaaas" xD et bien tu m'as bien eue !

Si j'avais une petite remarque de fond à faire, même si c'est du chipotage, ce serait par rapport à Themerid. Globalement j'ai beaucoup aimé son évolution dans ce chapitre : la faiblesse à laquelle il se laisse aller envers Elvire, son remord immédiat, le fait qu'il se laisse enfin convaincre de bouger et cette prise de conscience que toutes ces personnes placent tant d'espoirs en lui ! C'est une progression très crédible. Cela dit, c'est tout de même la première fois, depuis qu'il a été séparé de Venzald, qu'il revoit nombre de ces visages connus. Évidemment on le sent très mal à l'aise, lui qui ne comprend pas en quoi il pourrait aider le royaume, lui qui pense ne pas avoir l'étoffe d'un vrai prince peut-être même. Mais je n'ai rien noté sur le fait qu'il reparaisse pour la première fois devant cette foule sans son frère, alors que leur lien physique définissait quand même l'identité des deux jumeaux pendant tout le tome 1. Surtout que tu as beaucoup insisté au moment où Themerid et Venzald se réveillent, chacun de leur côté, sur le caractère horrifique et presque contre-nature de la séparation qu'ils ont subie. Je ne sais pas... Themerid ne devrait-il pas se sentir mal à l'aise par rapport à cela ? Ne devrait-il pas se sentir "nu" en quelque sorte ? Le terme est très mal choisi je sais, désolée xD
De même, lorsqu'il court dans les rues avec les filles, pour la première fois depuis si longtemps, il se réjouit de cette liberté retrouvée, mais on n'a pas réellement accès aux sensations qu'il éprouve dans ce nouveau corps qui est le sien. Bien qu'il soit depuis un bon moment remis sur pied, je ne crois pas qu'on le voit réellement courir et se dépenser à ce point dans les chapitres précédents (mais j'ai peut-être loupé un truc, c'est possible !)

Voilà voilà, un gros pavé pour ne pas dire grand-chose finalement (désolée ha ha), mais ça me semblait important de te le souligner car j'étais un peu étonnée, même si j'ai l'impression d'être la seule à être un peu gênée par ça. Ce qui veut peut-être dire, en somme, que ce n'est pas un détail très important...

Sinon voilà un excellent chapitre encore une fois, j'ai hâte de voir la résistance se mettre véritablement en marche avec nos héros :D
Isapass
Posté le 25/01/2021
Non, non, tu ne parles pas pour ne pas dire grand chose ! Au contraire, ta remarque est très pertinente. D'ailleurs, ça m'intéressait beaucoup d'explorer ce changement mais en rédigeant ce premier jet, j'ai un peu zappé. A la fois la réaction des autres en voyant Themerid tout seul, et ses sensations à lui. Et tu n'es pas la seule : Sorryf, dans une moindre mesure, m'avait suggéré de parler de la réaction de Conrad quand il découvre le prince tout seul. Je note soigneusement, donc. Ceci dit, ça doit être tellement particulier, que j'ai même du mal à imaginer ce que peuvent ressentir deux siamois qui sont séparés ! Il va falloir que je fasse un groooos effort de projection !
Contente de t'avoir surprise avec la réapparition de Warin et surtout de Conrad. C'est un peu dangereux mais j'ai essayé de faire de Conrad un personnage assez forts pour qu'on ne l'oublie pas entre-temps. Et puis Venzald a un mentor (même s'ils ont quelques dissensions) en la personne d'Albérac, alors il en fallait un à Themerid. C'est vrai que le pauvre Conrad, je ne l'ai pas épargné, mais tu commences à voir que ça ne me fait pas trop peur de maltraiter mes personnages, et il fallait que je justifie le fait qu'on l'ait cru mort XD

Et je suis contente aussi de ta perception de l'évolution de Themerid. Sa prise de conscience marque la fin de la première partie et annonce un peu l'orientation de la prochaine (qui s'appelle d'ailleurs "La voie des rois"). Et une fois n'est pas coutume, la partie 2 commence avec un peu d'humour (bon pas trop quand même, hein, on est pas là pour rigoler ! Enfin, pas trop XD).
Merci encore pour ta lecture et ton retour !
Notsil
Posté le 27/06/2020
Quel chapitre !
Elvire et Themerid, whaouh ! L'ERREUR de lire ses pensées ^^ et en plus il n'a rien trouvé, bam ^^
On a l'explication pour Johan, intéressant ! J'espère qu'ils le retrouveront vivant :(

Warin ! Donc sous ses dehors tête en l'air, il montait une résistance ! Yeah ! Il me semblait pourtant qu'il pactisait avec l'Ordre, c'était pas lui qui avait justement donné RDV à Conrad ? (ou j'ai confondu avec un autre ?)
Le pauvre, toute sa famille assassinée par l'Ordre.... lui, il ne leur fera pas de cadeaux !

Themerid qui doute, ça fait plaisir de revoir quelques noms connus dans la résistance, et ça lui met du baume au coeur à juste titre !

Bon, mon seul bémol c'est pour le paternel de Flore/Elvire. Il arrive à un moment très post manteau bleu... et déteste vraiment les bouchevreux, pour le coup. On va voir ce qu'il devient, lui... à surveiller ^^
Isapass
Posté le 29/06/2020
Ah ben non : il n'a pas rien trouvé, Themerid, dans les pensées d'Elvire. Il n'a rien trouvé sur lui, mais il a vu un petit début de crush sur Lancel...
Warin, en effet, fait plusieurs interventions qui pourraient avoir l'air en faveur de l'Ordre dans le tome 1, mais pas forcément. En fait, je voulais attirer l'attention sur lui pour qu'on ne sache pas s'il fallait se méfier de Bréol ou de lui (ou des deux). Et non, ce n'est pas lui qui donne le faux rendez-vous/vraie embuscade à Conrad : la lettre est signée de Polmus, qui est le gouverneur de Nerfer (la province minière). Mais en fait, c'est un faux, écrit par le Haut-Savoir.
Alors pour l'anecdote, ce chapitre est un peu une spéciale-dédicace à Sorryf qui est spécialiste des ships MxM et qui s'était brodé une romance entre Conrad et Warin depuis le tome 1 et leur ambassade en Rémance. Je crois que je l'ai écrit en pensant à sa réaction... qui ne m'a pas déçue : son commentaire est épique ! Mais bon, on trouve l'inspiration dans des endroits inattendus, parfois XD Enfin, la "resurrection" de Conrad, elle était prévue dans mon plan dès l'origine, hein, mais je ne sais pas si Warin aurait pris autant d'importance dans ce tome sans le fangirlisme de Sorryf !
Cocochoup
Posté le 19/04/2020
Je le sens pas du tout le père des sœurs... Pas du tout du tout
Themerid me fait de la peine. Il est encore l'ombre de lui même. Sa confiance s'est barré avec son frère et il arrive pas à remonter la pente. Allez bichon je crois en toi !!!
Isapass
Posté le 19/04/2020
Ah bon, pourquoi tu le sens pas, ce bon Godmert ? Bon ok, il est pas fan des bouchevreux, mais c'est pas le seul. Sinon, il est plutôt sympa, non ?
Et Themerid, en effet, il est encore faiblard. C'est qu'on devient pas roi comme ça, hein ! (D'où le nom de la seconde partie, d'ailleurs ;))
Jowie
Posté le 12/04/2020
Salut Isa !
Oh, je ne savais pas que Themerid pouvait se glisser dans la tête des gens sans qu’ils soient d’accord ! Je comprends pourquoi il a voulu l’essayer (au fond, ses intentions n’étaient pas mauvaises) et tout de suite après, il a honte. Je comprends aussi que les sœurs soient furieuses aussi : les pensées, c’est un peu notre seul espace entièrement privé ! D’ailleurs, comment Flore a-t-elle su qu’il s’invitait dans les pensées de sa sœur ?
Et voilà que Flore crie de nouveau… elle a tendance a pointer les défauts de beaucoup de gens comme si elle n’avait jamais commis d’erreur et je me demande quand quelqu’un lui fera voir les siens, de défauts !
Et mince, pour Johan…quelqu’un l’a vu avec Flore et n’a rien compris à ce qui se passait ! Connaissant le Haut-Savoir, j’ai bien peur qu’il lui arrive quelque chose d’atroce…
Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais sûre que Godmert avait dû s’exiler ou alors n’avait plus le droit de venir voir ses filles à cause de l’Ordre ? ça doit être ma mauvaise mémoire ^^’
Quand Flore dit « créatures », elle parles des bouchevreux ? Ce n’est pas très gentil de sa part d’en parler comme ça alors que Themerid est dans la pièce ! je suis surprise qu’il ne réagisse pas, mais peut-être que j’ai mal compris (voir « remarques ») ?
Oh que ça fait du bien de revoir des visages familiers tels que Warin et Conrad ! et cette fin, avec la surprise de Themerid qui découvre cette foule de gens qui lui sont toujours fidèles, tous là pour lui prêter allégeance malgré les difficultés passées et à venir…c’était un moment « wouah » ! (J’aime même entendu de la musique épique dans ma tête et je crois bien qu’il y avait un chœur en arrière-fond xD)

Remarques :

La ligne volontaire du nez parfaitement dessiné et la hardiesse du menton relevé sur le cou gracile, adoucies par les longs cils bruns ombrant le regard vert l’empêchaient de se concentrer sur ses propos. -> Je dirais que la première partie (de « la ligne » à « le regard vert ») est un peu trop longue. Aussi, comme « adoucies » est au féminin pluriel, on ne sait pas à quoi il se réfère exactement. À la ligne du nez et à la ligne du menton ? Tu pourrais par exemple couper la phrase en deux ou la reformuler du genre : « La ligne volontaire du nez, la hardiesse du menton relevé sur le cou gracile, les longs cils bruns ombrant le regard vert : tout cela l’empêchait de se concentrer sur ses propos »

Une de ses créatures -> une de ces (à moins qu’on parle des créatures de quelqu’un de précis. Dans ce cas, je ne sais pas à qui on se réfère.)

en très mauvais états -> état
Isapass
Posté le 14/04/2020
Salut Jowie !
Flore comprend que Themerid est en train de "lire" les pensées d'Elvire parce que dans le tome 1 elle a déjà été confrontée à ça (dans le tome 1, avec la petite bouchevreuse, Sara, qui meurt brûlée dans sa maison avec sa mère, je ne sais pas si tu t'en souviens). Et en effet, Themerid est capable de lire les pensées : on le voit y parvenir avec Aénor dans le chapitre 9, je crois. Sauf qu'elle, elle était d'accord !
Pour ce qui va arriver à Johan, la suite le dira, je ne peux rien dire !
Godmert n'est pas privé de voir ses filles ni de venir à Terce. Il n'y vient juste pas beaucoup parce qu'il est gouverneur de sa province (Listène) et qu'il a beaucoup à faire là-bas. Et lui et sa femme ont préféré laisser leurs deux aînées en sécurité au château. Mais il peut les voir quand il vient.
Quand Flore dit "créatures" en parlant des bouchevreux, en fait elle est ironique : elle sait que son père ne les aime pas trop (comme presque tout le monde), à tel point que dans le tome 1, elle expliquait qu'elle baissait toujours les yeux en sa présence parce que la couleur de ses yeux mettait son père mal à l'aise (c'était dans la partie 2, normal si tu ne t'en souviens pas). Donc, là, elle fait de la provocation, en fait. Mais je note que tu n'as pas compris et je modifierai peut-être, pour que ce soit plus clair. Et merci pour la coquille, il fallait bien lire "ces" !
Contente que la fin t'ait plu ! Je serais curieuse de savoir qu'elle était la musique épique XD (histoire de la suggérer aux réalisateurs quand les PL seront tournés en série !)
Merci pour la suggestion pour ma phrase moche : en effet, il faut que je la change !
Je file répondre à ton comm suivant.
Sorryf
Posté le 09/04/2020
Je... je n'y crois pas... un rêve... c'est un rêve... qui devient réalité *v*

Bon avant que je perde complètement les pédales et que ce commentaire n'ait plus aucun sens, je vais commencer par les trucs clairs !

dans le chapitre précédent :
"Alix était-elle en danger" -> je trouve quand meme un peu tôt pour cette suspicion, nous lecteur on se méfie un peu d'Albérac (et encore... t'as pas changé les trucs qui le rendaient suspect ?) mais Venzald a franchement aucune raison, l'étrangeté de son nom est beaucoup trop mince, je pense, pour qu'il puisse envisager juste une seconde que Alix puisse être en danger avec cet homme qui les a élevés depuis l'enfance. Il devrait plutôt être agacé par les insinuations d'Ensgarde, a mon avis, en tout cas cette phrase m'a fait bizarre
Alix qui est amoureuse d'Albérac... ça m'a fait de la peine ! c'est l'heure de ton 1er chagin d'amour, petite :-(. Elle a quel age, Alix au fait ? Je pense que ce serait le moment parfait pour nous le rappeler ! J'ai bien aimé ce passage, très bien fait !

ensuite, dans ce chapitre là :
"Où est le garçon posé, pragmatique et juste," -> pragmatique ? je comprend pas trop ce que ça vient faire là, ni en quoi ça peut être un truc valorisant ? D'ailleurs je trouve que Themerid est plutôt pragmatique quand il fouille les pensées d'Elvire sans se poser de questions morales juste parce que c'est facile et intéressant. Je te conseille de remplacer ce pragmatisme par une qualité qui évoque sa bienveillance, ou sa sagesse ? Ou alors je n'ai pas trop compris ce que voulait dire Flore ?

"dit Themerid d'une voix volontairement tremblante" -> la non plus je n'ai pas compris : il se force a avoir une voix tremblante ?

" Je n'imagine que trop à quel point le Haut-Savoir désapprouve, avec leur étroitesse d'esprit" -> si on est dans un monde ou l'homosexualité est rejetée partout, ça m'étonne que Renaude qui a l'air plutôt de la vieille école soit plus ouverte d'esprit sur la question que le Haut savoir, si ? je te conseille d'enlever juste la fin de la phrase "avec leur étroitesse d'esprit", je trouve que ça fait un peu "les méchants sont homophobe et les gentils sont gay-friendly" alors que si le monde entier est homophobe, l'homophobie est dans l'éducation, et dans ce cas être gentil ne suffit pas pour y échapper, je pense. J'ai l'air maline avec mes "je te conseille de...", j'espère que tu me prends pas trop au sérieux hein :p!

Je trouve un peu bizarre comme Renaude trouve la lettre sous l'oreiller, pour la 2eme fois, je sais pas c'est montré un peu vite on dirait qu'elle sait que la lettre est la.

Flore étouffa un sanglot -> ça me parait rapide pour un sanglot : aux dernières nouvelles elle pleurait pas, du coup là direct elle sanglote ça m'a paru un peu bizarre. Tu pourrais peut-être mettre qu'elle commence discrètement à pleurer, ou alors qu'elle étouffe un cri de surprise ou d'horreur, je sais pas.

Johan qui serait un inverti purée ! au début je pensais que c'était pour ça la dédicace, je me disais : quand meme, c'est pas parce qu'il y a un gay que tout de suite je débarque è.é en plus Johan il est tellement pas gay, j'y ai pas cru une seconde! Puis Flore qui est choquée j'ai cru que c'était parce qu'elle avait peur qu'il soit devenu gay après avoir couché avec elle xDDDDD j'avais complètement oublié qu'elle était habillée en garçon quand ils se sont embrassés ! du coup quand elle le dit ça m'a fait une sacré claque, wooooh ! le pauvre, purée ! et il peut rien dire, Flore ne peut rien dire non plus, sinon elle aurait de graves ennuis. Ce Johan est vraiment dans la merde, et vraiment a cause de la malchance, c'est tragique, ça me fait beaucoup de peine pour lui et je trouve ça super bien amené, ça fait un choc quand on percute !

Bon et maitenant... ABORDONS LES CHOSES SERIEUSES !
Toute obsédée que j'étais par mon nouveau ship IselmarXLancel (au passage, je kifferais aussi que Elvire soit amoureuse Lancel, meme si on a déjà un cas qui ressemble avec Alix, et aussi je n'y crois pas trop, a mon avis Themerid a senti un trouble mais pas amoureux, c'est normal que Elvire soit perplexe quand à ce perso) bref, avec ce nouveau ship, j'en avais oublié l'adorable Warin ! quand il est apparu putain j'ai hurlé \o/ Troooooop contente de le revoir, depuis sa toute première apparition il a une place dans mon coeur *v* je suis tellement contente qu'il revienne et qu'en plus il passe gentil ! j'ai toujours cru en lui <3<3<3
et ensuite, Boum : La réalité qui dépasse mes fantasmes les plus fous : CONRAD IS ALIVE ! AND MY SHIP IS REUNITED ! j'en reviens pas :OOOOOO je pleure, la magie vient de se produire sous mes yeux T_____T (en plus sa femme est morte, ce qui est tragique mais laisse le champ libre a mon OTP~~)
EN PLUS CONRAD EST DEFIGURAY Purée c'est trop je meuuuuuuuuuuuurs \o/ ET WARIN LUI A SAUVAY LA VIE !! c'est juste... la perfection. Il n'y a pas d'autres mots. (je ne renonce pas à l'Iselcel pour autant, attention :p)
Aaaah... Isa... Merci *v* merci pour cette histoire parfaite *v* Je te pardonne tes multiples meurtre d'animaux xD

un dernier truc quand meme : Warin et Conrad (Conrin ? Ward ?) Voient Themerid pour la 1ere fois sans Venzald, je pense que ça mériterait un petit choc dans leurs yeux, voir une petite phrase, un geste, une maladresse... ça serait l'occaz de nous rappeler comme Themerid doit se sentir seul.

Ce qui me fait penser (je ne m'arrête jamais) que pour moi il était encore cloué au lit, je savais pas qu'il pouvait marcher et allait suffisamment bien pour non seulement quitter sa chambre mais aussi le chateau.

Ah et puis le der des der : cette histoire qu'ils peuvent pas gouverner séparément, c'est une magouille bien trouvée, mais en meme temps c'est un peu absurde. Tu devrais laisser entendre que les fourbes ont joué avec les mots pour parvenir a leurs fins, et que meme si ça a l'air complètement con il n'y a rien a faire contre cette loi qui a été signée.

Warin <3 Super-Coco <3 Isa <3<3<3<3
Isapass
Posté le 09/04/2020
FPA bugue quand on fait des réponses trop longues... pas grave, je vais le faire en plusieurs fois...

Bon alors j'ai pleuré de rire devant ton commentaire... Il faut dire que je l'attendais et il ne m'a pas déçue ! Après avoir lu le chapitre, Tac m'a envoyé un gif avec un gars en mode hystérique (oui, c'est antinomique, mais tant pis) qui crie "Il est vivant !" XD

Alors, dans l'ordre :
Tu as tout à fait raison pour "Alix est en danger". En fait je cherchais surtout un prétexte pour qu'il pense à Alix et qu'il veuille déclencher une vision d'Alix... mais tu as raison, c'est naze (en plus ça m'arrange pas qu'il doute à ce point d'Albérac à ce stade).
Alix a treize ans. En fait je ne l'ai pas rappelé là parce qu'il me semblait l'avoir déjà dit dans le chapitre où elle tombe malade. Mais je vérifierai et je rajouterai au besoin. Et Albérac a 38-39, au cas où tu te poses la question (Tac m'a fait faire le calcul).

Tu as raison aussi pour pragmatique, c'est naze. Je mettrai "sage", tiens, parfait. J'ai mis pragmatique dans le sens "qui ne se laisse pas emporter par ses émotions", parce que c'est quand même ce qu'il fait avec Elvire : il veut tellement savoir si elle l'aime qu'il cède à la tentation. Mais je comprends aussi ton analyse inverse : il veut un truc, il a les moyens de l'obtenir, il y va... c'est difficile à croire !

Themerid fait bien trembler sa voix exprès, oui : dans le chapitre d'avant, on apprend qu'il va de mieux en mieux, qu'il fait même des exercices dans sa chambre, mais qu'il fait croire qu'il est hyper faible (jusqu'à sortir en fauteuil roulant). C'est aussi pour ça qu'il fait trembler sa voix, ça va avec. Du coup ça répond aussi à ta question plus bas : oui il marche et tout, donc il peut suivre les sœurs à travers Terce. Mais je vais changer l'endroit où il le dit parce que Tac et Audrey n'avaient pas compris qu'il voulait y aller.

Très bonne remarque à propos de Renaude - Gay friendly, d'ailleurs j'ai beaucoup hésité à ce sujet parce qu'en effet, il serait facile de penser que Renaude ne cautionne pas. Ce qui m'embête, c'est que si je l'embarque là-dedans, ça deviendra sujet à débat à l'intérieur du groupe, et ce n'est pas vraiment mon propos. Et puis, on pourrait aussi se dire que Renaude a été éduqué à détester les bouchevreux, hors, ce n'est pas le cas. Elle a donc déjà prouvé qu'elle été plutôt open... Bon, ce point reste ouvert, j'y réfléchirai. C'est vrai que je pourrais ne pas trop faire apparaître son opinion en supprimant déjà le bout de phrase que tu m'as cité.
Isapass
Posté le 09/04/2020
Ca m'éclate que tu aies d'abord cru que Flore pleurait parce qu'elle croyait que Johan était devenu gay XD Alors qu'il était si simple de penser qu'elle pleurait parce qu'il était recherché par les pélégris ! Ce qui est le cas, d'ailleurs, et EN PLUS, elle culpabilise.

Renaude trouve la lettre parce que comme la première fois, elle la voit dépasser. Mais je ne peux pas tout expliquer : d'abord ce serait redondant avec la première fois et en plus, on est dans un pov d'Elvire qui, elle, parle d'autre chose. Je pourrais ajouter une exclamation de Renaude, à la limite, genre "Encore une !".

Alors pour Flore qui sanglote : elle ne sanglote pas, justement, elle étouffe un sanglot, qui peut être une sorte de cri de surprise et de tristesse... C'est pas convaincant ? Bon, je reverrai ça :)

Alors, les choses sérieuse XD Déjà, j'ai tellement ri quand j'ai vu que tu croyais que je t’avais teasée à cause de Johan potentiellement gay ! Je t'imaginais trop en train de te dire "c'est quoi, cette arnaque ? C'est nul !" Je ne t'aurais pas dérangée pour si peu ! Non là, j'avais du lourd ! XD
En plus, pour être tout à fait honnête, autant je savais depuis le début de l'histoire que Conrad allait ressusciter, autant j'avoue que Warin serait passé par pertes et profits sans toute l'histoire autour de leur ship. Donc, oui, tu peux t'attribuer le mérite de cet élément-là ! Quand il s'est agi de passer au concret sur le retour de Conrad, je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas mettre Warin dans l'histoire, ne serait-ce qu'en prévision de ta réaction !
Mais du coup, est-ce que la présence de Warin t'a fait penser que Conrad était vivant ? Ou tu l'as compris seulement pendant la description ?
Ah oui, tu as vu, je l'ai pas loupé : je lui ai bien torturé la gueule, quand même (ça j'étais pas bien sûre que ça serait à mon crédit, mais ça prouve que tu peux encore me surprendre). Mais c'est comme les amputations : ça compte pas. Surtout que du coup, comme il est vivant, ça fait descendre mon compteur de morts, je me rachète une conduite ! Bon, pas sur les animaux, c'est vrai... et j'ai pas prévu de ressusciter le cheval... Désolée.

Alors au passage, le ship Elvire/Lancel, en effet ce serait assez proche de Alix/Albérac dans la mesure où ils ont environ 20 ans de différence d'âge. Ce qui passe crème dans le contexte médiéval, mais bon... très honnêtement, j'hésite un peu à me lancer là-dedans, du coup XD

Et enfin, l'histoire de pas pouvoir gouverner ensemble... il va falloir y croire parce que c'est un paramètre important dans le récit. D’ailleurs je l'avais préparé en amont dans le tome 1 : il y a une scène où Abzal se fait expliquer ça par un maître-juriste et ensuite, il envoie les infos à l'Ordre. Je pourrais peut-être le rappeler dans un pov du manteau bleu en début de tome 2 ? Mais ça risque d'être redondant, à force... décidément ton comm à de quoi me faire réfléchir ! 😊

En tout cas je suis ravie d'avoir éclairé ta journée avec ce chapitre, d'autant que j'ai bien pensé à toi en l'écrivant ;)
Enorme merci pour ce comm qui a éclairé la mienne, du coup !
Biiiiiiiises ♥♥♥
Sorryf
Posté le 10/04/2020
Themerid qui fait trembler sa voix expres : ah mais oui, je m'en rappelais bien en plus qu'il faisait semblant d'être encore mal ! j'ai pas du tout fait le rapprochement a ce moment la je sais pas pourquoi !

Renaude et l'homophobie : 1. ça me choquerait pas que tes persos gentils aient un point de vue neutre sur l'homosexualité, voir neutre négatif, vu le monde dans lequel ils vivent. De toute manière on sait qu'ils sont contre l'oppression et l'injustice sous toutes ses formes, on se doute bien que s'ils sont pas LGBT-friendly c'est parce qu'ils y ont jamais pensé, et c'est normal vu comme c'est tabou.
2. C'est pas parce que Renaude garde son avis pour elle qu'on va penser qu'elle est homophobe. De ce qu'on lit dans ton passage elle émet pas de jugement ni l'homosexualité ni sur sa répression, et je trouve que c'est réaliste, vu comme le sujet est sensible, elle se mouille pas. On connait un peu Renaude depuis le temps, et meme si elle dit rien, on se doute bien que quoi qu'elle pense des lgbt elle désapprouve le traitement qui leur est fait.
Pour moi, si tu enlèves le petit bout de phrase ou Renaude accuse le Haut Savoir d'être fermé d'esprit (alors que l'homophobie est la depuis bien avant eux), ya aucun problème, tout roule, on sent que c'est un sujet délicat sur lequel les persos ne sont pas très informés... aucune raison d'en faire un sujet a débat au sein du groupe !

Toujours sur Renaude, le fait qu'elle trouve la lettre, j'y ai réfléchi, et en fait ce qui me dérange, c'est que la lettre est là depuis le début, et les deux fois Renaude la remarque alors qu'ils sont tous là depuis une demi heure, et pile au moment ou la conversation est terminée... En vrai c'est parfaitement logique, et on peut très bien remarquer un truc au bout de longtemps... je sais pas pourquoi ça me dérange :D je pense que ça passerait mieux si par exemple la lettre était soudain glissée sous la porte, ou si Themerid en faisant un mouvement particulier la découvre... mais franchement si ya que moi à qui ça pose un problème laisse comme ça, comme je t'ai dit c'est pas du tout incohérent en réalité.
Sorryf
Posté le 10/04/2020

Sérieux t'aurais abandonné Warin ? Tu le développais pas mal pourtant dans le tome 1 ! j'adore qu'il s'appelle "tête d'or", j'oublierai plus jamais qu'il est blond dans mes prochains fanarts <3 ! Et non, le fait de revoir Warin ne m'a pas du tout fait penser que Conrad pouvait être vivant, pour moi il y avait aucun lien et Conrad avait été décapité d'ailleurs xD ! Au passage, mais comme je rigole a imaginer Warin aller chez lui et péter un cable parce qu'il veut pas attendre pour sa paperasse de merde, alors il décide d'aller le chercher au bout du monde xDD C'est putain de trop mignon <3<3<3<3
Haha exact, j'ai une petite faiblesse absolument pas malsaine pour les personnages défigurés xD
J'ai bien senti que Elvire et Lancel avaient une grande différence d'âge, c'est pour ça que je shippe toujours Lancel avec Iselmar (qui a quel age d'ailleurs ? dans ma tête c'est un trentenaire fringuant, mais vu qu'il est déjà médecin a la naissance des princes il doit avoir au minimum la cinquantaine ? donc 15ans de plus que Lancel?) J'attends de voir ce que tu vas faire... perso meme avec leur différence d'âge je préfèrerais voir Elvire avec Lancel qu'avec Themerid, surtout vu son affreuse attitude dans les derniers chaps :p ! (c'est mon point de vue de fangirl, en AUCUN CAS un conseil ou recommandation critique hein !!)
Au fait j'ai un autre ship dont je ne crois pas t'avoir encore parlé ! il s'agit de EnsgardeXpapy <3<3<3<3 ! dans ton avant dernier chap je les trouvais tellement mignons xD

La loi qui empêche de gouverner séparément, attention je suis complètement convaincue et je trouve ça très bien magouillé de la part des méchants pour avoir obtenu ça à une époque ou ça n'avait pas du tout le meme sens puisque les princes étaient liés. Mais en lisant ce chap j'ai eu l'impression que les héros devraient un peu plus accuser le coup de cette loi qui est complètement absurde, et que maintenant ils ne peuvent plus contourner parce qu'elle a été votée de manière parfaitement légale, en leur présence en plus (il me semble ?) a une époque ou elle avait un tout autre sens (elle visait à les protéger, de mémoire ?)
Isapass
Posté le 10/04/2020
Tu as complètement raison pour Renaude sur les deux sujets : l'homophobie et la lettre. Je modifierai dans ce sens. En plus le sujet de l'homophobie va être de nouveau abordé (teeeeeaaaaser), et en effet si je ne m'étends pas dessus, ça évitera des redondances.
Pour la lettre, je vais faire en sorte que ce soit Themerid qui la trouve.
Je ne sais pas si j'aurais complètement oublié Warin, mais je n'aurais sans doute pas pensé à ce que ce soit lui qui ait sauvé Conrad ! Et c'était pas pour de la paperasse, c'était pour parler de résistance ! C'est pour montrer que malgré ses manières alambiquées, en fait il est héroïque (pas seulement gentil :) )
Avec qui Elvire va finir... c'est une des grandes questions de ce tome ! Je ne dis rien (peut-être aussi parce que ce n'est pas clair dans ma tête, hein !). Ce qu'il y a, c'est que je vois que j'ai tellement plongé la tête de ce pauvre Themerid dans son propre caca, que je vais galérer pour le racheter ! Or, si Elvire finit par craquer sur lui, ça peut aider... Bref, c'est une question non résolue à l'heure actuelle. Et bien sûr que ton point de vue de fangirl compte ! C'est quand même le but, de faire un peu fondre les lecteurs.trices !
PapyXEnsgarde, j'y ai pensé aussi XD ! Est-ce que ce ne serait pas un peu too much...
La loi concernant le règne des jumeaux, je ne suis pas si sûre qu'ils devraient accuser le coup dans le sens où ils seraient déçus : pour eux et pour quiconque les connait, de toute façon le contraire serait inconcevable. D'ailleurs je le dis dans le tome 1 quand leur père passe le décret. C'est un non sujet, pour eux. Ce qui explique qu'ils n'ont réfléchi ni au fait que ça les empêchait de régner s'ils étaient séparés (à l'époque, ils n'auraient jamais pensé être séparés), ni encore moins au fait que ça pouvait les protéger (parce que ça, oui, c'est tordu). Quand leur père a passé le décret, c'était surtout pour que personne ne s'oppose à ce qu'ils règnent ensemble et pour qu'il n'y ait pas de dissension entre eux (vu qu'à l'époque, ils étaient attachés ensemble et que personne ne doutait que ça continuerait. Du coup, si un seul avait régné, l'autre se serait vachement emmerdé, assis à côté de lui sur le trône !). J'espère que ça se tient parce que c'est un des gros ressort de mon plan diabolique ! Ça me fait penser qu'il faut que je rajoute de l'importance au rôle des maîtres-juristes, pour montrer que leurs décisions peuvent décider de l'avenir d'un souverain ou le faire abdiquer. Il faut peut-être même que je rajoute ça dans le tome 1.
Et j'avais oublié de te dire que tu avais eu une bonne idée : ça parait très cohérent que Warin ou surtout Conrad disent un mot à Themerid à propos de la séparation d'avec son frère !
Bon, cette conversation ne ressemble plus à rien, elle fait 2 km de long...
Isapass
Posté le 10/04/2020
Ah mince, j'ai oublié des trucs : Iselmar a plutôt 60 ans dans ma tête. Et je ne sais pas si je te l'ai déjà dit (ni l'effet que ça aura sur ton ship), mais je l'imagine exactement avec la tête de Elias de Kelliwic'h dans Kaamelott...
Et le surnom de Warin, Tête-d'or, je l'ai ajouté un peu partout dans le tome 1 pour qu'on le reconnaisse bien à chacune de ses interventions, et au cas où il reviendrait dans le tome 2 ;) Je m'étais préparé le terrain XD
AudreyLys
Posté le 09/04/2020
Coucou ! Je manque de temps, du coup je te fais deux com' en un, désolé !
Pour ce qui est du chapitre précédent, je n'ai pas grand chose à relever. La déclaration d'Alix était bieeeeeen malaisante comme il faut, la seule chose que je pourrais dire c'est que je la trouve un peu fluide : elle semble parfaitement maitriser ses propos ce qui ne devrait pas être le cas avec sa charge émotionnel et son état de santé. C'est comme le discours d'adieu de la reine en fait, c'est joli mais ça ne correspond pas trop à l'état physique du perso, enfin c'est mon avis. Y a un autre truc que je voulais dire mais j'ai oublié donc on passe XD
J'ai beaucoup aimé ce chapitre. La première scène avec le "viol" est bien, rien à redire là-dessus. Je trouve comme Tac que le valet les prévient un peu tard de l'arrivée de Godmert, c'est vrai que ça marche bien en terme de rythme mais ce n'est pas très vraissemblant. Et re-comme Tac, j'ai eu un instant de bug au début de la troisième partie parce que j'avais pas du tout compris que Themerid faisait partie de l'expédition, pour moi c'était juste Flore et Elvire.
Johan T__T !
CONRAAAAAAAD ! Je peux pas te dire si je suis contente qu'il soit revenu ou pas (quand on me fait croire qu'on personnage est mort et finalement non ça a tendance à m'agacer) mais je l'aime donc ça va
La dernière scène était très bien et Themerid est (un peu) remonté dans mon estime. C'tait émouvant et tout ^^ on sent le pivot qui mène à la seconde partie, yeah !
Coquillettes et suggestions (uniquement pour ce chapitre) :
>La ligne volontaire du nez parfaitement dessiné et la hardiesse du menton relevé sur le cou gracile, adoucies par les longs cils bruns ombrant le regard vert l’empêchaient de se concentrer sur ses propos. -> cette phrase est vraiment trop longue à mon avis :/ elle en devient très lourde
>mais ses yeux se mirent à briller d’une lueur qu’Elvire n’y avait pas remarquée depuis longtemps._> le « y » est en trop je pense
>J’en suis tellement désolé.-> « je suis tellement désolé » ou « j’en suis désolé » ça sonne beaucoup mieux je trouve
>Tout le royaume vous attendez -> attendait
Voilà ~
Isapass
Posté le 09/04/2020
Pas de problème pour les deux comm en un : c'est déjà très sympa de passer aussi régulièrement ! En plus je valide tout à fait ta remarque sur la tirade d'Alix ! En effet, il faudrait qu'elle soit un peu essoufflée, qu'elle tousse et tout. Je pourrais même dire qu'elle parle du nez, ça serait encore plus décalé. Je note !
Pour l'arrivée de Godmert, tant pis, je crois que je vais laisser comme ça, sinon il va falloir que je fasse du remplissage. Par contre je pourrais rajouter une phrase d'Elvire qui reproche à son père de ne pas les avoir prévenues. Qu'en penses-tu ?
Ah décidément, il va falloir que je modifie la conversation pour qu'on comprenne que Themerid prend part à l'expédition. D'ailleurs c'est plutôt lui qui est invité, puisque les lettres sont déposées dans sa chambre.
Hé hé, j'ai jamais dit qu'il était mort, Conrad, hein... D'ailleurs je savais déjà dans le tome 1 que j'allais le faire revenir :) Mais je comprends que ce soit un peu agaçant ;) Tant mieux si tu me pardonnes !
Quant aux coquilles : tu as raison pour la première, elle est moche comme tout cette phrase !
Et la dernière est immonde (ça m'apprendra à écrire trop tard le soir...)
Merci pour ta lecture et ton double comm !
AudreyLys
Posté le 10/04/2020
La faire parler du nez.... la pauvre XD quelle cruauté franchement !
Bah je suis pas contre, mais du coup faudrait trouver une raison pour laquelle Godmert les prévient pas à l'avance. Ce serait pas plus de glisser dans un chap précédent qu'il va venir ?
T'inquiète pas pour les coquilles,es j'en fais dix fois plus x)
Bizouuu
Tac
Posté le 08/04/2020
Yo Isa !
Je te préviens on n'est pas sur un com ultra constructif... le chapitre est bien, il s'enchaîne, il y a différents registres, ça avance bien dans l'intrigue, no souci de mon point de vue. A la rigueur, le début du deuxième pdv de thémérid (le début de la troisième partie) est peut-être un peu long, tu pourrais tailler un peu dans la matière.
Bon, mes réactions de fanwoman :
Themerid qui saute sur tout ce qui bouge… il va me tuer il est si drôle ! Et en même temps ça ne devrait absolument pas me faire rire parce que cette agression d’Elvire est une magnifique métaphore de l’ado qui se laisse submerger par son désir et oublie complètement que l’autre est un individu, il réduit l’autre à un objet et… agression. En ‘loccurrence c’est une agression psychique, pas un viol physique, mais la violence reste la même : il y a pillage de l’intimité. J’ai dû mal à croire qu’Elvire pardonne aussi aisément (ou c’est moi qui projette ma non-envie qu’elle le pardonne aussi aisément). Du coup je me console en me disant qu’elle l’a peutêtre pas forcément pardonné et qu’elle lui sourit juste pour le rassurer mais au fond d’elle-même c’est pas ça. Clairement l’excuse de THemerid est un peu faiblarde et vu ses actions passées c’est facile de s’excuser après avoir fait du mal. Déso pas déso mais c’est pas assez, Themerid !
BIgup à Flore et son coup de gueule !D’ailleurs ça me fait penser que Renaude voulait remettre Themerid à sa place, c’est pas très probant…
Je suis ultra contente qu’Elvire flashe sur Lancel parce que je la shippe avec lui et pas du tout avec Themerid (d’autant plus qu’il est de plus en plus abject à mes yeux)
Je suis étonnée que les filles ne soient pas au courant que leur père arrive à Terce. Il n’a pas prévenu ? En plus il est vraiment littéralement derrière la porte quand elles apprennent la nouvelle, ça me fait assez bizarre (en dépit de toutes les restrictions au niveau de l’accès à l’écriture pour les femmes).
Je n’avais pas vu venir DU TOUT le coup des invertis (en plus je n’étais pas familière du terme, ça fait tellement pudique comme façon d’en parler, c’est presque pas insultant à mes yeux :’) (le terme en lui-même, pas la façon dont ils le prononcent bien sûr)) et c’est bien vu je trouve ! Est-ce que ça veut dire qu’on ne reverra plus Johan ?
Elvire est fière de son papounet mais ça ne l’inquiète pas du tout qu’il fasse une forme de résistance… à sa place j’éprouverais les deux sentiments (il se met quand même un peu en danger !). Mais Godmert ne fait pas partie du réseau organisé de la résistance si je comprends bien ?
J’avais pas compris que Themerid irait lui aussi à la taverne, même en relisant la conversation en le sachant je ne parviens pas à le comprendre.
Cette dernière partie… J’avais envie de pleurer tout du long ! Comme je te le disais c’est incroyable, c’est comme si quelqu’un me chuchotait dans l’oreille « tout va bien se passer maintenant » (bon je me doute que pas vraiment mais cette fin de chapitre ça fait trop du bien). Il reste de l’espoir ! Je te jure, c’était physique, comme si tu posais un gros pansement sur mon cœur que tu as meurtri au fil des chapitres.
C’est qu’ils étaient un peu isolés quand même dans leur château, et puis avec Themerid qui file un mauvais coton… il lui faut un modèle et… Ah je veux que Conrad devienne son père de substitution :’(
Bonus : Conrad qui demande direct aux filles sans les laisser de côté parce que ce sont des filles, ce mec devrait devenir roi en fait (comment ça mon avis est biaisé ??)
Plein de bisouuuuuus
Isapass
Posté le 08/04/2020
Je crois que ma réponse est trop grosse, FPA n'en veut pas... Je coupe en deux !
Oui, le début du second pov de Themerid, c'est typiquement le genre de trucs que je suis capable de pondre quand je cherche comment débuter une scène. Sans y penser, je me retrouve avec 500 mots dont tout le monde se fout complètement... Je note, et j'essaierai de tailler (surtout que j'en ai déjà pas mal des descriptions de Terce. Là j'ai essayé de la faire par le biais des odeurs, mais est-ce vraiment fondamental de savoir que cette ville pue la merde ? La question mérite d'être posée...).
Pour le reste... ton commentaire me fait trop plaisir ! Alors en effet, Themerid descend encore d'un cran dans la nullité avant le coup de pied au cul final qui va (on l'espère) le remettre dans le droit chemin. Ça me fait quand même un peu peur que tu ailles jusqu'à utiliser le mot "abject" (parce que du coup, je ne sais pas si je parviendrai à le sortir de l'image dans lequel je l'ai enfoncé), mais c'est vrai que ce qu'il fait est lamentable. Elvire lui pardonne facilement parce qu'elle lui a voué toute sa vie depuis quelque temps et parce qu'elle l'aime énormément (bien que pas amoureusement, comme le prince le constate lui-même), ce qui la rend beaucoup trop indulgente avec lui. Flore n'a pas ce problème et comme en plus, elle est inquiète pour Johan, ça explique qu'elle lui rentre un peu dedans.
Themerid a un peu les hormones en feu, en effet, mais quand même, dans ma tête, il est très attaché à Elvire. C'est plutôt la scène avec Aénor (la jeune bouchevreuse) qui est censée montrer qu'il s'éparpille.
Ah tu shippes Elvire avec Lancel de Kelm ? C'est là que je constate que ma première description de Lancel manque sans doute d'un élément... Pour info, Lancel doit avoir environ 35 ans. Or, Elvire en a 15, donc on est sur un schéma pas si différent de Alix/Albérac ! Alors, tu les shippes toujours ? Ceci dit, dans le contexte médiéval, la différence n'aurait probablement gêné personne...
Isapass
Posté le 08/04/2020
Le sujet des invertis, ça a une relative importance pour la suite, du coup je me demandais depuis le tome 1 comment introduire le sujet. J'ai trouvé la solution assez tard et du coup, la scène où Johan rattrape Flore quand elle va sortir n'a vraiment QUE ce but. J'en ai profité pour rajouter une petite explication de texte sur leurs galipettes, mais en fait, l'élément important, c'était ce baiser :)
Elvire n'est pas très inquiète pour son père parce qu'il va quand même rester dans son rôle, même s'il va essayer de tordre le système du bon côté. Et puis, les filles cherchent depuis un moment comment se rendre utiles (plutôt Flore, mais ça a pu finir par convaincre Elvire). Du coup, si elle-même considère que c'est un devoir, elle ne va pas décourager son père.
Au début du tome, j'ai expliqué que les lettres de Godmert (puisque Mélie ne peut plus en écrire) étaient rares et très courtes, ce qui peut expliquer qu'il n'ait pas prévenu de son arrivée. Mais je peux en rajouter une couche, je verrai où.
Godmert ne fait pas partie du réseau (pour l'instant en tout cas) : d'abord le réseau n'est pas encore si développé que ça et puis il est suffisamment proche du pouvoir pour que les résistants hésitent fortement à le contacter (il vient d'être nommé ministre par le régent). De leur côté, les filles n'ont aucun intérêt à lui en parler puisqu'il y a toutes les chances pour qu'il les enferme à Arc-Ansange où qu'il pète les plombs, s'il savait qu'elles sortent en cachette du château.
Euh... je ne vois pas trop comment tourner autrement la conversation où Themerid décide d'aller à la réunion des résistants. Il dit "D'accord", donc c'est qu'il est ok pour y aller, non ? Il ne donne pas juste sa permission : on sait depuis longtemps qu'elles s'en passent très bien !
Et enfin, la scène de la fin : je ne pensais pas que c'était à ce point-là ! Je suis ravie pour le pansement (je te devais bien ça si j'ai meurtri ton petit cœur !). Et comme tu dis, ça va leur permettre de voir autre chose (et au lecteur aussi) que la chambre de Themerid !
C'est un peu l'idée du retour de Conrad : un chef de guerre ET un nouveau mentor pour Themerid (voire pour Elvire et Flore).
Merci pour ton enthousiasme, ça fait vraiment très plaisir et ça motive pour la suite !
Bisouuuuuuuus
Tac
Posté le 08/04/2020
Pour Themerid, j’attends de voir ce que tu nous réserves pour son repentir ; mais il n’est pas totalement perdu dans mon estime, t’inquiète !
C’est cohérent pour Elvire qui pardonne à Themerid, mais ça me fait bougonner.
QUOIIIIIIIIIIII ????? Lancel a 35 ans ???? Tu me brises le cœur une énième fois :’( non en vrai maitnenant que j’y réfléchis, je me dis mais bien sûr, ne serait-ce qu’au vu de ce qui se passe dans le T1, c’est évident qu’il est plus vieux. Maiiiiiiiiiis…. Je les shippe plus mais dans ma version ils ont le même âge, un point c’est tout :’(
Oui compliqué d’évoquer les invertis avant… mais je trouve que cette façon de le faire c’est ultra cool, en plus ça évoque plein d’émotions intéressantes pour Flore, donc non je trouve que c’est top ainsi. Concernant la scène du baiser en elle-même, j’avais par contre l’impression que Johan avait arrêter Flore juste avant qu’elle ne sorte réellement. Bêtement j’avais pensé qu’ils navaient été vus de personne..
Oui c’est vrai pour Godmert que tu avais précisé cela… Mais bon une visite ça me paraît assez important pour qu’il envoie une missive, quand même. M’enfin ce n’est que mon avis ! ;)
Ah je ne sous-entendais pas que les filles devaient en parler à Godmert ! ça ne me paraît pas incohérent qu’il n’en fasse pas partie. Concernant la non-peur d’Elvire pour son père : je ne pense pas non plus qu’elle tente de le décourager, loin de là. Mais vu qu’on est de son pdv ça m’étonne qu’on n’ait pas une petite phrase qui dit qu’au milieu de sa fierté elle craint un peu pour lui aussi. juste en petite note, quoi.
Pour la discu avec Themerid : j’avais compris que les filles ne lui demandaient pas la permission. Mais vu que Themerid n’est pour le moment pas sorti ni qu’il semblait encore très fit, je ne m’attendais pas à ce qu’il parte du cha^teau, surtout qu’il fait encore croire à tout le monde qu’il est encore plus faiblard qu’il ne l’est. Pour le d’accord je l’avais compris en mode « ok je ne vais pas émettre d’objections et gentiment fermer ma gueule » xD Attends de voir ce que les autres lecteurices te diront à ce sujet !
Plein de bisous !
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