Chapitre 12 : Le chant du coq - Ancienne version

— Quelle ironie, grogna Orazio. Survivre à ses ennemis sans une égratignure pour finir assassiné par son camp. Que les dieux soient témoins de cette trahison. Soleil, je te vois peut-être pour la dernière fois...

Eunius grimaça et essora le chiffon au-dessus de la bassine. L'eau coulait, rosâtre, dans la lumière contrastée de fin de journée. Le jeune garçon avait les mains bardées de boutons et de plaques à force d'enchaîner cataplasmes, eau chaude et bandages. Ses cheveux tombaient en boucles fatiguées, graissés par la longue veille.

— Arrête de faire ton héros de tragédie, Orazio. Tu as pris quelques coups de fouet. Ils y sont allés fort, d'accord. Mais tu vas me faire le plaisir de serrer les dents et de me laisser finir. Je dois retourner dans la salle de soin après. Vidimir vient de se réveiller, je dois vérifier si son état est stabilisé.

Comme pour appuyer son agacement, il posa le tissu trempé d'un coup sec sur les plaies. Orazio laissa échapper un piaillement et enfonça le visage dans le coussin qu'Agrippine avait apporté. 

— C'était déjà un pleureur quand je l'ai rencontré, commenta la gamine en croisant les bras. De toute ma vie, je n'ai jamais vu une lavette pareille chez les criminels.

Eunius ne se retourna pas, appliqué à passer un coup d'eau sur la lame d'un scalpel. Puis, distrait, sans se soucier de l'énième volée d'injures dispensée par Orazio, il épongea une nouvelle fois le sang qui perlait des plaies.

— Tu es jeune, fit-il d'une voix occupée. Tu verras avec les années.

Agrippine parut sur le point de rétorquer quelque chose, mais se renfrogna avant de se laisser tomber contre un mur. Près de la porte, Cartimandua et la guerrière Saradanthe pilaient quelques herbes et découpaient un bandage. Si la première conservait un visage soucieux malgré le réveil de Vidimir une heure plus tôt, la seconde maniait le mortier avec un certain enthousiasme. Elle souriait de cette moue goguenarde :

— Pauvre Orazio... Ces Romaziana sont prétentieux, je te comprends. Toujours à faire la leçon, à nous montrer du marbre alors qu'ils aiment que le fer. Des brutes en laine de luxe, oui ! Je me souviens de mon professeur...

Ramafonde, le vicelard, l'interrompit, l'oeil pétillant malgré son bégaiement accentué par la déjà trop grande assemblée : 

— T-tu... J-je... On s'en... f-fout.

Eunius gloussa tandis qu'Agrippine partit en un éclat de rire. Orazio ne trouvait pas l'hilarité de mise. Pas alors que lui était probablement en train de mourir sous leurs yeux. 

— C'est certain, rétorqua Saradanthe, que tu aimes pas qu'on parle trop de ton passé. On discute de la maison de passes que t'as ouverte à mi-temps de ton travail auprès d'Amelda ? T'as aucune classe et tu joues les fragiles pour faire tomber tes victimes.

Orazio saisissait mieux pourquoi Cartimandua s'était contenté d'indiquer Ramafonde comme un vicieux, contre toute apparence. Le prisonnier n'y avait prêté qu'une attention distraite et avait mis cela sur le compte d'une mauvaise compréhension de la guerrière. Jamais il n'aurait parié sur le fait que ce type introverti et presque paralysé par la timidité puisse exercer ce genre de métier. Hors la loi de surcroît, puisqu'Amelda n'autorisait probablement pas ses soldats à jouer les souteneurs pour arrondir la solde. 

Un vrai vicelard. Et qui cachait bien son jeu. Dire qu'il le pensait niais et manchot.

Ce fut à cet instant qu'Eunius glissa la lame contre un pan de peau. Le scalpel trancha le lambeau d'un coup sec. Orazio lâcha un barrissement fort à faire trembler les murs. 

— Mais ça va pas ? pleurnicha-t-il. Pourquoi tu fais ça ?

— T'as des endroits où ça tourne pas bien. Crois-moi, tu me remercieras quand ça t'aura épargné l'infection.

Puis, sans prévenir, l'esclave arracha un morceau de sang et de lymphe mal collés, couverts de saleté. Orazio gesticula, avec un une série de piaillements de singe. Cartimandua fronça les sourcils et se leva, de même que Saradanthe. Déjà, Agrippine avait entrouvert la porte. Le blessé porta un regard humide sur eux et couina :

— Vous partez maintenant ? Je pensais que vous me souteniez. Vous êtes juste venus vous payer ma tête ou quoi ?

Tous s'immobilisèrent au niveau de l'embrasure. Agrippine pinça les lèvres et trancha :

— Oui. Mais c'est plus drôle. T'es trop bruyant.

Puis, elle claqua la porte, laissant Orazio seul aux mains de son tortionnaire. Tortionnaire qui lâcha un soupir, épuisé d'avance de la longue épreuve qui l'attendait. 

Eunius abandonna Orazio plus mort que vif, allongé sur le ventre sur une paillasse propre. Agrippine n'était repassée que pour déposer une cruche d'eau à son chevet. Son dos paraissait avoir rétréci, comme s'il manquait de peau pour en couvrir la surface. Chaque geste le zébrait de souffrance. C'était aigu, puissant, incendiaire. Un voile de fièvre gouttait sur son front et la paille sous la couverture susurrait presque trop fort à chacun de ses mouvements. On l'écartelait vivant. Il planta les ongles sur le drap et se recroquevilla quand monta une nouvelle poussée brûlante et glacée à la fois. Son grabat ne ressemblait plus à rien. Même les gémissements des blessés se faisaient plus lointains. Ou peut-être était-ce ses oreilles, bouchées par sa propre douleur ? Il faisait de sa souffrance un monde tant elle abolissait chaque volonté de perspective. Tout était au premier plan quand il se tordait sous les coups du mal. Et son être en remplissait chaque recoin, comme une eau acide dans un vase, sans possibilité pour autre chose d'y gagner une quelconque importance. 

Orazio aurait voulu dire qu'il souhaitait se venger de Porcina. D'Eskandar. Même d'Amelda, qui n'avait pas assez insisté pour le sauver.

Cela aurait été faux.

Orazio ne souhaitait plus qu'arrêter de souffrir. 

Dix coups de fouet. Dix coups assénés par le Hercule de la villa, un esclave aux bras larges comme des troncs. 

Le noir grouillait sous ses yeux. Eunius avait soufflé la lampe en partant. L'obscurité semblait regorger de petits poignards venant irriter ses plaies. Et si le Marionnettiste se montrait ? s'inquiéta Orazio en une poussée de lucidité. Le prisonnier aurait été incapable de se lever. Eunius et Cartimandua, censés le surveiller, veillaient les blessés à deux salles de là. Ils l'avaient abandonné. Porcina pouvait choisir de lui envoyer également un esclave pour l'achever. Même Eskandar trempait dans le complot en son esprit brouillé. Après tout, le Marionnettiste l'avait bien averti de s'en éloigner, que le juge amènerait sa perte. Si cela se trouvait, ce n'était pas de la provocation futile. Tout s'entremêlait.

Il passa la nuit à retourner le sablier en sa mémoire, invoquer des souvenirs plus heureux entre deux poussées de paranoïa. Une maison blanche aux volets bleus, posée sur la côte comme on aurait posé l'oiseau en un rêve. Le port, le clapotis des vagues sur les barques de pêcheur. Le vent qui battait les rues. L'odeur de poisson.

Elle.

Une crispation lui arracha un râle.

Elle. Elle. Elle.

Il se griffa le visage, désespéré de ne pas parvenir à extirper ce souvenir de son crâne. De ne pas pouvoir en faire une réalité. Les larmes irritaient ses plaies. Il en aurait hurlé, mais de sa gorge dévastée ne monta qu'un soupir.

Avancer. Il devait avancer, hors de cette période de sa vie.

Alors, il convoqua les fontaines aux mosaïques vertes. Les fleurs grosses comme une main sur les terrasses. Celle vers l'Est, tournée vers le désert, sa préférée. La gourmandise aux roses, un regard noir derrière un volet.

Elle.

Des choses plus fortes pour la contrer. L'empêcher de tout lui prendre une nouvelle fois. Les bains de mer, le goût de l'iode sur sa peau à lui quand il la léchait, les thermes de vapeur aux serviettes de laine douces, une envolée salace de ses frères, le fondant d'une langue familière. Les épices qui brûlaient la bouche. Le joyau au sommet du temple. Les claques dans le dos. Le cuir bouilli. Le sable.

Tout se brouillait pour ne devenir qu'un flot de couleurs mêlées. Ne demeura que la chaleur d'été. Écrasante.

Elle. Phryné. Phryné. Phryné.

Orazio finit par s'endormir, boursouflé de chagrin, anesthésié de douleur, et la mémoire tournée vers une cité où culminait une ziggourat frôlant les nuées.

— Vidimir a passé la nuit. Il va beaucoup mieux.

Ce fut la première chose que Cartimandua lui annonça le lendemain, apportant un bol de bouillie de blé tiède et une tunique propre. Orazio ne répondit pas, occupé à picorer, les joues mangées par les cernes de sa mauvaise nuit. La guerrière présentait une meilleure tête que lui : on y lisait un sourire détendu, qui embellissait ses cicatrices et faisait oublier ses dents manquantes. Il éloignait la pâleur de ses veilles si on n'y regardait pas de trop près. Il ne fallait pas exagérer le pouvoir du bonheur non plus. 

— Eunius veut que tu ailles prendre l'air, reprit-elle. Je suis chargée de changer ton bandage et de te sortir. 

Orazio la fixa, vaguement interloqué, puis soupira. Son ami avait sans doute trouvé ce prétexte pour obliger la guerrière à souffler un peu. Il protesta, mais peine perdue. Après les péripéties de ces derniers jours, le prisonnier avait la force d'un nourrisson. Après un instant humiliant à se faire frictionner puis empaqueter, vint le moment pour Cartimandua de lui enfiler la tunique. La guerrière avait beau essayer d'y aller en douceur, chaque frôlement de tissu sur les bandages ravivait la douleur. Orazio termina ébouriffé, et épuisé avant même d'avoir commencé la balade. Heureusement, une bourrade de Cartimandua suffit à le tirer de sa paillasse, sans quoi il aurait été bien incapable de se lever de lui-même. Les picotements lui arrachèrent quelques larmes sur ses joues déjà bouffies par les sanglots de la nuit. 

La journée s'annonçait longue.

Ils passèrent le reste de la matinée à errer sur les chemins du domaine de Porcina Lactuca. Le soleil se voilait d'une brume humide et il régnait sur les mers de blé blond le calme d'une journée de paix. Des esclaves sarclaient le potager, arrachaient les mauvaises herbes ou encore amenaient aux pâturages des boeufs à l'oeil brillant. Ils croisèrent l'intendante à un carrefour, montée sur un alezan et chargée de tablette de cire. Cette dernière les salua d'un geste sec du menton et, informée de leur désir de plein air, leur conseilla de rejoindre une promenade qui bordait un ruisseau. Là, les feuilles verdissaient le sentier par la transparence du soleil. Cela sentait la fraîcheur de la mousse et l'herbe humide. Un oiseau chantait, un mulot frétillait du museau. C'était pittoresquement champêtre. Malgré tout, la blessure d'Orazio l'élançait, il devait s'asseoir quand la fièvre le foudroyait plus fort, mais Cartimandua demeurait, inébranlable. Elle le soutenait en montée ou lui apportait un peu d'eau fraîche. Dans sa bonne humeur, elle détourna même les yeux lorsqu'ils parvinrent devant un petit autel que Porcina avait dédié à Bacchus où Orazio en profita pour délester sa vessie. Manière pour lui de remercier leur hôtesse pour les coups de fouet de la veille.

Puis, ils reprirent le chemin du retour quand la chaleur se fit intense.

— Tu as de la chance pour ta femme qui t'attend à Romazia, lâcha Cartimandua à un moment.

— Une femme ? 

— Eunius m'a dit que c'était une Syrienne qui avait transmis tes drôles de vêtements à Eskandar. J'étais étonnée aussi de te voir habillé avec un turban. C'était ta femme, tu es habillé comme ça, car vous êtes mariés.

Orazio éclata de rire. Il le regretta aussitôt quand les plaies l'élancèrent sans pitié. Blême, il dut se laisser tomber sur une borne. Mais une moue amusée resta suspendue à ses lèvres. 

— La Syrienne ne m'aime pas et, les dieux nous en préservent, nous ne sommes pas mariés. J'ai été arrêté chez elle, nu comme un vermisseau. Elle m'a simplement rendu ce qui m'appartenait. 

Et il irait la remercier un jour pour cela. Sans surprise, Aspasie avait omis de l'informer de la participation de la louve dans l'histoire. Cartimandua sourit de la méprise et se laissa tomber à ses côtés dans l'herbe roussie par l'été. 

— Parfois, soupira-t-elle, je me demande ce que fait mon mari. Maintenant que Vidimir va mieux, j'hésite à lui proposer de m'accompagner reprendre ce qui m'appartient. Il est comme un fils pour moi. 

— Tu aimes ton mari ? 

Un unique nuage esseulé roula sur le ciel.

— Non. Peut-être que je l'ai aimé un jour. L'ennui, après tant d'années de haine, c'est que mes souvenirs ne conservent plus que cela. Ma propre mémoire est traîtresse. Mais ma plus formidable alliée aussi : elle fourbit en moi les armes que je compte retourner contre lui.

— Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

— Ce qu'il se passe à chaque fois. On a été mariés, car nous voulions deux choses différentes, dans l'espoir qu'un compromis naîtrait entre nous. C'est bête. Un couple qui dure, c'est un couple qui va dans la même direction. Cela nous a juste déchirés. Lui voulait l'indépendance, je voulais le soutien de Romazia et les richesses qui l'accompagnaient. 

Cartimandua sembla soudain lasse et se laissa tomber en arrière, les bras croisés derrière la tête.

— J'ai été la plus innocente et niaise des deux, reprit-elle après un léger silence. Une nuit, ils sont passés à l'attaque. Mes guerriers ont été capturés ou tués. J'avais trop attendu, et lui a su prendre l'initiative. J'ai fui sans me retourner, puis me suis engagée dans vos légions. Après un temps de service, j'ai croisé Saradanthe à Romazia qui m'a parlé d'une jeune princesse orogoth prometteuse et désireuse d'allier son peuple à l'Empire. Inutile de dire que j'en ai fait une cause personnelle.

— Et tu as des enfants ?

— En vie ? Peut-être. Je l'ignore. 

Le retour se fit dans un brouillard de mélancolie. Le soleil semblait plus doux, le chant des oiseaux lancinant. Orazio baissait la tête, de toute façon terrassé par l'épuisement. Quelque chose s'humectait dans son dos, et il y avait fort à parier que ses plaies s'étaient rouvertes. Il allait falloir changer ses bandages. Cartimandua essaya de relancer des récits grivois de ses années dans l'armée, mais le prisonnier n'avait plus le coeur à sourire. Sans penser à rien, il était songeur. 

Pourtant, lorsqu'ils arrivèrent dans la cour, le profil d'aigle d'Eskandar les attendait. L'oeil noir, Agrippine à ses côtés, tout pour paraître d'aussi mauvais augure que les corbeaux qu'Eunius détestait tant. Orazio déglutit. 

— Où étiez-vous ? grogna le magistrat. Je te cherche partout, Orazio. 

Le prisonnier releva la tête. Rien qu'apercevoir cette toge pourpre l'irritait.

— J'ai encore le droit de sortir, je crois. Sauf si tu es décidé à me laisser crever dans un cagibi.

La réponse crispa Eskandar, qui parut hésiter un instant avant de choisir la voie de la courtoisie. Une courtoisie trempée dans une acidité glacée. 

— Nous n'avons pas le temps pour ces bêtises. Hier, Porcina était dans son droit.

Orazio voulut rétorquer que c'était excessif, mais le juge fut plus vif : 

— Agrippine, raccompagne Cartimandua. Orazio va venir avec moi, tu nous rejoindras dans ma chambre. 

Une plaisanterie égrillarde traversa l'esprit du prisonnier, qui eut le bon sens de se taire et de laisser Eskandar finir : 

— Nous avons eu un mort parmi le cortège. Porcina est furieuse. Le Marionnettiste nous a enfin rejoints, il est là, quelque part. Je l'attendais plus tôt. Je dois te poser quelques questions. J'aurai besoin de ton aide.

Un frisson parcourut Orazio. Il aurait voulu courir vers Eunius et lui demander assez de pavot pour remplir une amphore et dormir jusqu'à leur arrivée à Calutica. Avec la fièvre qui grimpait, insidieuse, sa réflexion s'embrumait. 

Pour un peu, il se serait effondré là, au sol, en un voile de poussière. À la place, il suivit le magistrat, le poing serré. 

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Le Saltimbanque
Posté le 18/04/2022
Ptit chapitre de transition, bien calme, et ça m'a pas empêché de beaucoup aimer.

Eunius, Vidimir, Agrippine, Orazio, Saradanthe... j'arrive à parfaitement me situer dans tout ce groupe de personnage, à savoir qui est qui, qui fait quoi. Je me suis même rappelé de la Syrienne !

Aussi, ce chapitre brille grâce au personnage de Cartimandua, dont l'exposition est ici brillante. Le dialogue est fluide, naturel, la longueur qu'il faut, et garde une sorte de mélancolie que j'aime beaucoup. Du genre lorsque les personnages mentionnent des horreurs passées dans un contexte pourtant ordinaire, comme s'ils s'étaient tous habitués à cette violence injuste qui les entoure (sans tomber dans le pathos lourdingue en plus !). Parce que Leukophaïos est bien absent en ce moment, Cartimandua prend une bonne place au chaud dans mon coeur.

Et alors si en plus le Marionnettiste continue de frapper, je suis comblé.

Voili voilou
Louison-
Posté le 26/03/2022
Coucou Alice :)

Un très beau chapitre que voilà, qui illustre à merveille la souffrance d’Orazio. J’aime bien que tu aies accordé toute une scène à ça, ça rend Orazio terriblement plus attachant, d’autant plus que les autres personnages s’en prennent à lui et qu’on aurait tous envie de les gifler haha. Mais vraiment tes descriptions elles sont tops, je m'étais mise à relever plusieurs phrases que j'adorais et puis soudain y'en avait beaucoup trop, alors j'ai lâché l'affaire, mais sache que c'est foutument bien écrit :)

« Tout se brouillait pour ne devenir qu'un flot de couleurs mêlées. Ne demeura que la chaleur d'été. Écrasante. » >> j’ai trouvé toutes tes descriptions dans ton chapitres très sensorielles, elles mêlent vraiment bien toutes les sens, et puis tu joues aussi pas mal sur la sonorités des mots ce qui fait que j’ai aussi bien « entendu » que « senti » que « vu » tout ce qui s’y passait. C’est chouette.

On fait mention d’une certaine Phryné ! Alors ça c’est intriguant ! D’autant plus qu’on part par après sur une conversation sur le mariage avec Cartimandua, qui est très touchante cela dit, très réaliste et loin du classique mythe « on s’est mariés on était heureux jusqu’à la fin de notre vie ». Je me réjouis d’en découvrir davantage :)

Sinon je rejoins un peu l’avis d’Edouard, on ne sait pas tellement où tu nous emmènes mais c’est pas forcément négatif ? Les enjeux majeurs sont bien dessinés et je me sens pas spécialement paumée, mais à toi de voir si tu veux plus débroussailler le chemin ou pas.

Bisou ! Comme toujours un grand plaisir de te lire <3
Edouard PArle
Posté le 26/11/2021
Coucou !
Je partage la remarque d'Hastur sur les intrigues politiques / BL.
Bon encore un chapitre dédié aux souffrances d'Orazio, mais est-ce vraiment une surprise ? Plus sérieusement, c'est bien qu'on voit que sa punition ait une réelle conséquence sur son moral et état d'esprit, il est vraiment affecté et c'est bien.
Sinon maintenant c'est Aggripine qui a pris le relais d'Orazio pour les remarques tranchantes,^^ en même temps il y a de quoi perdre son sens de l'humour^^
La petite allusion à une femme, Phryné est intrigante. Je sais pas si c'est seulement un élément du passé d'Orazio qui l'a forgé tel qu'il est aujourd'hui ou un élément qui aura son importance dans l'intrigue. (ou les deux).
J'ai hâte de voir où tu vas nous emmener, j'ai du mal à le deviner pour l'instant, espérant avoir plus d'indices sur cette histoire de marionnettiste
Une petite remarque :
"Tortionnaire qui lâcha un soupir," Ce dernier ?.
Un plaisir comme toujours,
A bientôt !
PS : je te verrais bien écrire une intrigue policière dans cet univers^^
Alice_Lath
Posté le 27/11/2021
Hey !
C'est noté au sujet de la politique, merci beaucoup !
Et oui, Orazio est sur une pente bien glissante... Et Agrippine prend effectivement la relève pendant l'arrêt maladie de notre bonhomme !
Pour Phryné, je n'en dis pas plus, à part que oui, cela aura son rôle à jouer haha
Pour là où j'emmène... Mmmmh, ça confirme certaines de mes craintes. Je compte rajouter plus d'indice à la correction, faire sauter quelques passages et renforcer l'aspect "thriller" qui manque actuellement
Merci encore pour tout !
Et pour une intrigue full policière... Pour le moment je pensais essayer de rectifier le tir vers une veine vaguement thriller haha mais je garde l'idée en tête, merci !
Hastur
Posté le 22/11/2021
Hello !

Après le mot de trop, le repos pénible.
J'ai beaucoup aimé les petites failles qui se sont ouvertes dans la nuit pour Orazio. Le personnage a d'un coup gagné encore plus en humanité. Cette volonté de fuir certaines pensées qui nous assaillent profitant des mauvais instants, est vraiment très parlante ;).

Ce n'est que maintenant que je constate que tu dresses un portrait des romaziens bien sombre, très indifférents à la violence et à la valeur de la vie dès lors que l'on est pas citoyen. Rien de plus romain je dirais ^^.

"tu joues les fragiles pour faire tomber tes victimes"
Cette phrase m'a fait tiquer. Je ne sais pas si je fabule, mais elle me paraît très moderne. Je lis peut-être trop de mauvais tweet T-T.

Je reviens sur mon dernier commentaire. Sur PA, je pense qu'il faut aussi prendre en compte que la plupart du temps, on lit de façon assez saccadée. Ca rend potentiellement les choses moins digestes qu'elle ne le serait pour une lecture régulière, et cela vaut notamment pour les éléments politiques que l'on trouve dans ton récit où il faut être assez attentif et ne pas se perdre. Les éventuelles effets de répétition sur lesquels on joue fonctionne aussi beaucoup moins bien. Du coup, un avis plus "juste" sur ce genre de question sera fait par une bêta-lecture qui aura le tout :). Mais si dans ce style de lecture, on ne se perd à la lecture, il y a fort à parier qu'en lecture classique ça déroule tout aussi bien et même mieux.

Voilà c'était juste un élément qui m'est venu que je voulais rajouter. ^^

A bientôt ! Bon courage pour l'écriture !
Alice_Lath
Posté le 23/11/2021
Hello Hastur ! Et merci à nouveau pour ton passage :D
Jsuis contente que ce passage fiévreux ait contribué à l'humaniser un potit peu plus encore
Oui, j'ai remarqué dans mes lectures que s'il ne fallait pas massacrer, c'était pas très élégant, il y avait une certaine négligence vis-à-vis de la vie. On abandonnait bien ses enfants à la mort si besoin ! Je suis contente si cela rend bien

Aaaaah, je comprends ce que tu veux dire, je pense que je la corrigerai, effectivement. Mieux vaut éviter de créer des heurts à la lecture

C'est vrai pour l'aspect politique, on verra bien avec une BL. Et oui, je fais pas mal de récaps pour essayer de pas perdre lae lecteurice. Et pour les éléments de répétition comme tu dis, c'est vrai que j'attends de voir les retours de BL

Merci en tout cas pour toutes ces précisions ! Cela va bien m'aider. Puis hésite pas à me dire aussi si tu as l'impression qu'on perd en tension dans l'histoire, que tu as l'impression qu'on perd en rythme etc,

Merci à toi encore et bonne journée !
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