Chapitre 12 : Hagalaz

Après le départ de Céleste, Kyan, Zoya et Ankinée retournèrent au palais. Puisque Ankinée devait rester près de Mihran, elle aurait le droit de résider au palais le temps de la consultation. Quant à Zoya et Kyan, ils accompagnaient la première et étaient des étrangers. Ils avaient peut-être une chance d'avoir aussi une place au palais. C’était du moins ce qu’espérait Kyan. Ils traversèrent les rues rapidement, et bientôt le palais se trouva face à eux. Ankinée marchait devant, et Kyan et Zoya se trouvaient derrière elle. Kyan en profita pour se pencher vers son amie :


 

—Tu crois que ça va aller, pour Céleste ?

—Nous devons lui faire confiance, répondit-elle. Il est bien plus débrouillard que nous.

—C'est vrai, mais là il ne va pas au lycée.

—Il utilise bien mieux la magie que nous, et il sait se battre.


 

Comme si elle voyait que cela ne le rassurait pas, elle poursuivit :


 

—Il est avec Zéodora. Elle sait tout ce qu'il y a à savoir, elle veillera sur lui.

—Tu as raison, dit-il. Ça ne me ressemble pas de m’inquiéter comme ça…

—Voilà, dit Zoya en tapotant brièvement son épaule.


 

Ils entrèrent plus facilement au palais que la veille. Les miliciens semblaient maintenant les reconnaître, sûrement Gallimard les avait-il averti de leur présence. Il était assez amusant de les voir les laisser passer sans faire de remarque, eux qui leur avaient barré la route. Il les salua toutefois poliment en passant le portail.

Le jardin était toujours aussi verdoyant que dans ses souvenirs. Il tourna brièvement la tête en direction de la trappe d'où il était entré pour la première fois, puis reporta toute son attention sur ses amies. Ankinée était moins bavarde que d'habitude. Kyan dépassa Zoya pour arriver à son niveau :


 

—Dis moi, on t'a arraché la langue ?

—Arraché la langue ?! S'étonna-t-elle.

—C'est une expression, dans mon royaume d’origine. On l'utilise quand quelqu’un ne parle plus…


 

À cet instant il se sentit maladroit. Il ajouta d'une voix précipitée :


 

—Parce que tu es très bavarde habituellement, et là, tu es silencieuse.

—Tu l'as remarqué, dit-elle, la mine sombre.


 

À sa gauche, il entendit Zoya s'adresser à eux, ce qui le fit sursauter. Elle avait été depuis le début de leur discussion.


 

—Tu es encore inquiète pour Mihran, soupira Zoya. C'est bien cela ?

—Difficile de vous le cacher, acquiesça-t-elle. Je ne sais pas comment je peux l'aider, à part pour l'instant l'écouter.

—Peut-être que la solution viendra en l'écoutant ?

—Je n'y avais pas réfléchi…


 

Kyan retint un grognement lorsqu'ils furent au niveau de la porte du palais. Un milicien semblait déjà les attendre pour le prochain rendez-vous de Ankinée. Cette dernière se tourna vers eux :


 

—Je dois le rejoindre.

—Je peux t'accompagner ? Se proposa Zoya.

—Elle devrait venir. Elle était bien venue à la première consultation, renchérit Kyan.

—Je crains que non. Cela ne lui avait pas plu la première fois. Ce ne serait pas approprié de le tenter une seconde fois.


 

Kyan la regarda franchir la poste, avec cette boule à l'estomac. Comment pouvait-il éloigner Ankinée de Mihran ? Allaient-ils se rapprocher comme dans les livres ? Il craignait que l'histoire se répète, mais ne pouvait pas se manifester de façon flagrante. Ankinée s’inquiétait déjà pour ces consultations, il ne pouvait pas lui ajouter plus de pression en lui disant qu'elle était en danger. Il croisa les bras, agacé de la situation.


 

—Est-ce que ça va, Kyan ? S'enquit Zoya.

—Oui… c'est juste que, la voir partir comme ça. Vers lui…

—Ce n'est encore que le début. On aura encore du temps pour changer l’histoire.

—Tu as raison…


 

Elle avait toujours raison. Zoya était intelligente et savait prendre du recul face aux situations. Ces caractéristiques lui faisaient défaut, lui qui préférait avancer et être guidé par ses émotions. C'était parfois lourd à porter, et parfois même ses émotions se retournaient contre lui. Kyan avait du mal à observer froidement ce qui l'entourait, ou à juger une situation de manière objective. Il choisit de se fier à son amie.

Contrairement à la veille, ils étaient maintenant libres de leurs mouvements. Ils décidèrent de visiter le palais. Ils passèrent à leur tour les portes du palais. Kyan retint un grognement en songeant à suivre Ankinée, puis oublia cette idée pour emboîter le pas de Zoya. Cette dernière avait une démarche légère, presque dansante, signe qu'elle était de bonne humeur. Il reconnaissait aussi par là que la blonde était pressée de visiter les lieux. En empruntant un couloir, ils comprirent rapidement que l'aile dans laquelle ils s'aventuraient était surtout réservée aux logements des résidents.

Kyan se risqua à ouvrir une porte. Elle s'ouvrait sur une grande chambre spacieuse, aménagée pour une personne, mais qui pouvait aussi en accueillir plusieurs. Il en conclut que les personnes invitaient à vivre au palais pouvaient aussi amener des proches ou sa famille. Ankinée avait du donc avoir ce genre de permission dans leur cas.


 

—On ferait mieux de ne pas rester ici, lui dit Zoya qui était restée derrière lui.

—Tu as raison. Sinon, on va passer pour des voleurs… ou des voyeurs.


 

Il tourna la tête vers Zoya pour voir sa réaction. Cette dernière secouait la sienne avec un sourire aux lèvres. Il ferma la porte derrière lui et ils continuèrent leur visite du palais. Ils traversèrent une cour centrale aux décors verdoyants pour se diriger vers la seconde partie du palais. L'autre partie semblait plus attribuée à la vie commune. Ils traversèrent un grand hall qui paraissait aussi servir de grande salle de réception. Des domestiques s'affairaient à leur besogne. Ils avançaient droits en ignorant les deux étrangers.

Kyan suivit Zoya lorsqu'elle lui désigna les escaliers. Ils montèrent au premier étage, et furent à nouveau face à un couloir et des portes. Elles étaient cependant moins nombreuses, ce qui voulait dire que les pièces à l’intérieur devaient être plus spacieuses que pour le bâtiment des résidents. Ils continuèrent leur traversée du couloir, puis Kyan vit une porte s'ouvrir devant eux. Une jeune fille en sortit. Ses cheveux étaient courts et argentés, à la même teinte que les cheveux de Levon. Il comprit à ce moment là qu'elle devait être de la famille royale.

La jeune fille les avait vus elle aussi. Elle referma la porte sans les quitter du regard. Elle portait une longue tunique, bien plus travaillée que les tuniques des civils. Sa robe devait être de soie, noire et brodée de fils argents. Sur sa poitrine, il y avait une broche aux armoiries de la famille Phaneïan. La jeune fille ne parut pas surprise de les voir.


 

—Vous êtes les deux étrangers qui accompagnent la jeune mège ? Dit-elle sans même les saluer.

—Oui, répondit Zoya. Comment le savez-vous ?

—Il n'est pas difficile de vous reconnaître.


 

La jeune fille les observa du regard. Ses yeux les balayaient de façon à les analyser. Kyan se sentit mal à l'aise, et il perçut cette même sensation chez son amie, qui détourna le regard.


 

—Mon frère Levon m'a parlé de vous deux, poursuivit la fille. Je me présente, Kojika, princesse de la famille Phaneïan.


 

Kyan hésita un instant. Devait-il lui faire une révérence ? Kojika ne semblait pas intéressée par les formes de politesse : depuis le début elle leur avait adressé la parole d'égal à égal. Le regard de la princesse se planta dans le sien.


 

—Mon frère m'a dit qu’il aimerait faire plus ample connaissance avec toi.

—Ah bon ? Fit Kyan, haussant les sourcils.

—Si tu souhaite le voir, il est avec notre oncle Vahram. Ils sont à l’arrière-cour.

—Je vois…


 

Il regarda Zoya, l’interrogeant des yeux. Cela allait-il la gêner de cesser la visite le temps d'aller à la rencontre de Levon ? Elle hocha la tête :


 

—C'est si gentiment demandé. Allons y.


 

Ils remercièrent Kojika et la saluèrent. En partant, Kyan crut que la princesse la fixait, et jusqu’à ce qu'ils quittent le couloir il eut l’impression que le regard de la jeune fille le suivait. Il ne fut soulagé de ce poids que lorsqu'ils arrivèrent au jardin du palais, pour prendre la direction de l’arrière cour. Kyan était pressé de retrouver Levon, ils ne s'étaient pas retrouvés depuis que Gallimard l'avait reconduit à ses appartements. Le garçon avait semblé déjà le considérer comme un ami, et il en était de même pour lui.

L'arrière cour était plus agencée de sorte à laisser la nature s'épanouir que dans le reste des jardins. Les herbes étaient plus hautes, les plantes plus verdoyantes et colorées. Kyan remarqua certaines plantes qu'il n’avait jamais vu, ni dans la partie avant des jardins du palais, ni dans les plaines de Végoïa. Étaient-ce des plantes qui avaient été recueillies des quatre coins du royaume ? Venaient-ils de territoires voisins ? Il s'arrêta alors que Zoya s'était penchée pour mieux voir une fleur qu'elle effleura de ses doigts.


 

—Elle est magnifique, murmura-t-elle.


 

Il comprit qu'elle le disait plus pour elle-même. Il approcha la dite fleur pour mieux la voir. C'était une fleur qui ressemblait à une hibiscus, cependant ses pétales étaient d'un jaune or, pigmentées de tâches de diverses couleurs et formes. Contrairement à celles sur terre, elle avait plusieurs tiges en son cœur, des mêmes couleurs que celles qui pigmentaient sa dorure. Il en admira les formes à côté de Zoya, qui continuait de passer les doigts sous les pétales de la fleur pour les soulever.

Un bruit soudain les fit sursauter. Le son provenait de plus loin dans l'arrière cour. Il leur était impossible de voir d'où cela venait exactement, car les hautes plantes masquaient la vue. Le son ressemblait à ce qui devait être une chute. Une branche avait cédé ? Ou était-ce un accident ? Kyan s’inquiéta pour Levon, car s'il était encore présent en ces lieux, ce son devait avoir un rapport avec lui.


 

—Viens, dit-il à Zoya, on va voir ce qu’il se passe.


 

Il n’attendit pas sa réponse car il savait qu'elle avait tout aussi envie que lui de regarder de plus près. Ils traversèrent le chemin de pierre qui était encore distinct malgré la végétation dense pour avancer plus près. Soudain, il vit Levon, étendu au sol. Ses cheveux étaient trempés et avaient imbibé d'eau l’herbe sous sa tête. Il courut dans sa direction se pencha vers lui :


 

—Levon ?! S'enquit-il. Est-ce que ça va ?!


 

Le garçon hocha la tête en se redressant sur ses coudes. En face de lui, un homme aux cheveux long et noirs était en posture de combat. Il s'adressa à Zoya et Kyan :


 

—Écartez-vous d'ici. C'est entre lui et moi.


 

Était-ce une menace ? Kyan ne pouvait pas laisser faire cet homme. Il avança pour se placer devant Levon pour le défendre. Zoya fit de même en approchant :


 

—On ne peut pas vous laissez faire, dit-elle en se postant à côté de lui.

—Attendez vous deux, s'interposa Levon en tendant la main vers eux. Il a raison.


 

Kyan se retourna vers lui, étonné. Voyant qu'il ne comprenait pas, Levon ajouta :


 

—Je n'apprendrai rien si quelqu’un me vient toujours en aide…

—Voila qui est sage, lui dit l'homme.


 

Kyan recula en comprenant enfin la situation. Il sourit en secouant la tête, soudainement gêné de s’être emporté. Zoya s'adressa à l'homme :


 

—Êtes-vous Vahram ?

—C'est bien mon nom. Je suppose que vois êtes les étrangers arrivés récemment au palais.


 

Zoya hocha la tête. La nouvelle de nouveaux étrangers s’était vite répandue dans le palais. Ils ne risquaient plus de passer inaperçu maintenant… Vahram poursuivit :


 

—Nous ne nous affrontions pas. J’entraîne Levon à se défendre à l'aide des pouvoirs de sa rune. J'ai appris qu'il avait été agressé… en plus des menaces anonymes qui pèsent sur notre famille. Je ne peux laisser mon neveu vulnérable.

—Je comprend, répondit Zoya. Nous sommes désolés de vous avoir dérangé.

—Ne vous inquiétez pas, je m’apprêtais à le laisser se reposer un peu.


 

Vahram s'écarta pour ramasser un sceau près de lui.


 

—Je vais le remplir d'eau, dit-il en marchant en direction de la partie avant du palais.


 

Kyan ne put respirer que lorsque l’homme disparut de leur champ de vision. Levon était debout et essorait ses cheveux, le sourire aux lèvres. Kyan et Zoya lui racontèrent leur rencontre avec Kojika. Il parut en être ravi :


 

—Je pensais que tu ne viendrais pas. Ça me touche que tu veuilles aussi me connaitre.

—Je vois pas pourquoi j'aurais refusé, répliqua Kyan. T'as l’air d'être quelqu’un de bien.

—Tu aurais dû nous avertir que tu t'entraînais, dit Zoya. Notre arrivée aurait été moins intrusive.

—Tout le monde sait que je prend souvent un moment avec oncle Vahram pour m’entraîner… je pensais que Kojika vous avait prévenus. Je lui en parlerai plus tard.


 

Kyan avança un peu plus dans la végétation. L'endroit était calme et reculé, à l'abri des regards indiscrets. Ce devait être le meilleur lieu au palais pour s'exercer sans être dérangé. Tout en continuant de balayer l'espace du regard, il demanda à Levon :


 

—Tu t’entraînes avec un sceau d'eau ?

—Oui. Cela permet d'économiser notre énergie vitale. Au lieu de matérialiser de l'eau, nous la manipulons. C'est plus pratique pour tenir dans la durée.

—Alors, s'enquit Zoya, ton élément est l'eau ?

—C'est cela, répondit Levon. Et ma rune est Hagalaz.

—C'est aussi ma rune ! S'exclama Kyan dans la surprise.


 

Il s'était tourné vers Levon, les sourcils haussés. Zoya était toute aussi surprise, mais son regard s’était illuminé. Elle les regarda tour à tour :


 

—C'est génial ! Vous pourriez vous entraîner ensemble, non ?

—Qu’est-ce que tu racontes ? Lâcha Kyan.


 

Son amie prit le temps de venir à lui et de lui parler bas :


 

—Tu pourras maitriser ta rune et aider Ankinée. C'est le moment où jamais.

—Mais tu ne crois pas que je vais les déranger ? Ils s’entrainent en famille…

—Tu ne le sauras jamais si tu ne demandes pas, insista-elle.


 

Vahram revenait sur les lieux, le sceau rempli d'eau. Levon en profita pour tout de suite lui parler de Kyan, de leur rune en commun et de la possibilité de l’entraîner. Son oncle réfléchit quelques instants, tout en posant le sceau là où il avait été quelques minutes plus tôt. Lorsque le contenant fut déposé au sol, Vahram prit parole :


 

—Vous pourriez vous entraîner ensemble. Cela t'aiderait à mieux contrôler ta rune de suivre un entrainement avec un camarade. Mais il serait judicieux que Kyan soit au même niveau que toi.

—J'avais à peine réussi à éveiller la rune lors d'un affrontement, soupira Kyan.


 

Il raconta à Levon et Vahram la nuit où Ankinée, Zoya, Ylaïda, Céleste et lui avaient affronté des brigands, ainsi que la façon dont il avait réussi à refroidir le bras de son assaillant.


 

—C'est en effet assez basique, lui dit Vahram. Levon en maîtrise un peu plus, mais n'est pas encore rodé. Si tu parviens à rattraper son niveau, vous pourriez vous entraîner ensemble.


 

Il regarda plus sérieusement Kyan :


 

—Si tu veux t’entraîner avec moi, tu seras pour le début séparé de Levon. Je jugerai si tu es prêt à t’entraîner avec lui en fonction de ta progression dans la maîtrise de ta rune. Tout dépendra de ta volonté. Je ne suis pas tendre, et j'aime quand mes apprentis s’entrainent de façon soutenue.

—Je veux m’entraîner avec vous.

—Bien. Tu commenceras ton entrainement demain matin, ici même.


 

Il s'adressa ensuite à Zoya et lui :


 

—Vous pouvez assister à la fin de notre entraînement, si vous le voulez.


 

Zoya et Kyan acceptèrent. Ils se placèrent sur le côté et observèrent le déroulé de l’entraînement. Vahram et Levon manipulaient l'eau contenue dans le sceau. L'oncle envoyait une vague d'eau sur son neveu, et ce dernier devait se protéger à l'aide d'une barrière d’eau. Vahram puisait l'eau rapidement, mais avec habileté et précision. L'eau était recueillie dans une quantité suffisante, émergeait du sceau comme un serpent aqueux. L'eau se tordait dans le vide, se courbait et dansait.

Il n'en était pas de même pour Levon. Ses gestes étaient brusques, il peinait à retirer l'eau du sceau. Elle était trouble, tremblait dans l'air, était dans une forme maladroite, comme si l'on avait jeté l'eau d'une hauteur et qu'elle s'était immobilisée dans le vide.

Vahram n'attendit pas que Levon fusse prêt. Il projeta l'eau dans sa direction en lui donnant une forme pareille à une lame qui fondait l'air. Le garçon aux cheveux argentés paniquait, avait du mal à contrôler l'eau. Il la déplaça devant lui et forma un mur quelques secondes avant que la lame d'eau de Vahram ne le percute. Les deux masses d'eau se percutèrent violemment, et une partie de cette eau toucha Levon. Ce dernier parut déstabilisé par le choc de l'eau qui avait sûrement dû le fouetter. Kyan serra les dents en le voyant trembler de douleur.


 

—C'est encore maladroit, lui dit Vahram, mais c'est mieux que ce matin.


 

Ils continuèrent plusieurs fois l'exercice, jusqu’à ce que Levon soit trop fatigué pour continuer.


 

—Cela suffira pour aujourd’hui, dit Vahram. Tu peux te reposer.

—Merci mon oncle, répondit poliment Levon.


 

À la suite de cela, Vahram indiqua à Kyan et Levon qu'ils suivront leurs entraînements respectifs ensemble, ici. Le contenu ne sera pas le même, et comme Kyan suivrait un entrainement de base, il pourrait le faire de façon isolée, pendant que Vahram continuerait à parfaire l’endurance de Levon. Lorsqu'ils mirent un terme à l’entraînement, la journée touchait à sa fin.

Kyan, Zoya, Levon et Vahram partirent ensemble en vers la partie avant du palais. Pendant qu'ils marchaient, Vahram recommanda à Kyan une tenue vestimentaire adaptée à l’entraînement pour le lendemain. Il écoutait son aîné tout en appréhendant, se demandant s'il allait être aussi dur qu'il ne l'était avec son neveu, ou s'il allait pouvoir atteindre le niveau de Levon rapidement. Ils étaient arrivés aux communes lorsqu'ils se séparèrent : Levon et Vahram souhaitaient se changer après les efforts, et un dîner avec le reste de la famille Royale les attendait.

Kyan et Zoya continuèrent vers la salle de réception qui avait été aménagée pour le dîner. Il y avait beaucoup de monde : les membres de la Milice Royale, les nobles qui vivaient au palais, mais aussi d'autres qui vivaient ici pour leurs expertises, comme c’était le cas de Ankinée qui était mège. Kyan la chercha du regard, sans succès.


 

—Tu vois Ankinée ? Demanda-t-il à Zoya.


 

Elle fit non de la tête, avant de se remettre à chercher du regard. Ils poursuivirent leur marche avant qu'une voix familière ne les appelle. Kyan n'eut pas de mal à reconnaître Ankinée, assise à une table, qui leur faisait signe de la main. Ils s'installèrent à sa table et dînèrent ensemble.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Notsil
Posté le 09/01/2021
Ah mais je suis nouille, Ankinée est restée au palais ce sont les autres qui sont partis ^^

Donc, une petite princesse :) J'ai l'impression que Kyan lui a tapé dans l'oeil.

Kyan qui va donc s'entrainer avec Levon.

J'ai quand même un petit sentiment que c'est un peu trop facile pour nos jeunots, hop au palais, hop on s'entraine, peu d'hostilité... bon, ton royaume est pacifiste, c'est vrai, mais j'aurais bien vu l'oncle le tester un peu plus sur ses motivations, genre ses liens avec Levon ou un autre truc.

Curieuse de voir ce qui attend Zoya, du coup. Avec qui va-t-elle évoluer ? ^^
Notsil
Posté le 09/01/2021
Ah oui, j'ai juste oublié : il y a des "sceaux" qui sont des "seaux" dans ce chapitre, si jamais.
Encre de Calame
Posté le 09/01/2021
Merci pour tes commentaires :3

Alors, Levon est un garçon xD
Sinon, Zoya va aussi évoluer de son côté, mais vu les commentaires je crois bien que tu dois savoir maintenant :)
Salut Les Confi
Posté le 09/01/2021
Trop mignon comment Kyan s'inquiète au début, je pense que c'est la dispute qui les a rapproché. Il s'est rendu compte, à quel point Céleste était important pour lui, et à quel point, il pouvait le perdre facilement, maintenant il est plus prudent. C'est une bonne leçon.

Sinon encore une fois un nouveau chapitre plein de surprises , comme quoi tu n'arrêteras donc pas de me surprendre Encre de Calame 😂!
Vous lisez