Chapitre 12

Notes de l’auteur : Bonne lecture ! :)

Alexander et Altaïs s’arrêtèrent en fin d’après-midi, alors que le soleil entamait sa courbe descendante dans le ciel. En réalité, ils auraient pu continuer leur route, Altaïs tout du moins, mais la présence d’une rivière les avait convaincus de s’installer ici pour la nuit.

Ils avaient quitté les steppes, et étaient rentrés dans un espace boisé où ils évoluaient plus lentement. L’herbe conservait ce vert tendre de l’approche du printemps et les arbres commençaient tout juste à bourgeonner. Quelques jonquilles fleurissaient même au pied des troncs. Malgré cela, plus ils se rapprochaient du Nord et plus les températures se faisaient froides, car l’hiver des terres glacées ne durait jamais moins de la moitié de l’année.

Alexander se laissa glisser au sol avec un soupir de soulagement. Il fit quelques pas pour se dégourdir tandis qu’Altaïs prenait son temps pour descendre de sa monture.

- Dis-moi qu’on peut s’entraîner maintenant, supplia-t-il. Je n’en peux plus de rester assis.

Altaïs sourit, mais enleva tout de même sa cape et attrapa l’épée, attachée sous l’une des sacoches que portait le cheval.

- Pas de magie, avertit-il.

- Évidemment, répondit Alexander avant d’attraper à son tour son épée.

Il fit des mouvements du poignet pour l’assouplir. Il n’était pas un épéiste d’exception - il n’en avait d’ailleurs pas fait sa vocation -, mais il se débrouillait relativement bien.

- Prêt ? demanda Altaïs.

- Prêt.

Et ils bondirent. Leurs lames s’entrechoquèrent avec fracas. Alexander usa de sa force pour repousser le prince, mais celui-ci se contenta de glisser sur le côté avec souplesse pour lui asséner un nouveau coup qu’Alexander ne para que de justesse. Altaïs enchaîna aussitôt. Le soldat fit un bond en arrière et grimaça. Le prince était rapide. Beaucoup plus rapide qu’il ne l’aurait pensé. Quoique, à bien y réfléchir, cela ne l’étonnait pas. Il avait une silhouette svelte, qui lui permettait d’utiliser davantage la vitesse que la force, à l’inverse d’Alexander, plus grand et plus carré d’épaules.

Dans un mouvement fluide, Altaïs lui porta un coup d’estoc remarquable, qui força Alexander à reculer à nouveau. Celui-ci usait de tous ses talents pour ne pas se retrouver en position d’infériorité, mais il ne parvenait pas à attaquer. Un instant plus tard, il parait à nouveau, mais cette fois-ci, Altaïs se baissa légèrement… Et faucha ses jambes.

Alexander s’écrasa dans l’herbe, qui heureusement amortit sa chute. La lame froide se posa sur sa gorge pour l’empêcher de se relever.

- Gagné, dit Altaïs, un sourire espiègle sur les lèvres.

- Tu ne m’avais pas dit que tu étais si doué ! protesta Alexander.

L’épée s’écarta et Altaïs lui tendit une main pour l’aider à se redresser.

- J’ai été entraîné dès que j’ai su marcher, expliqua simplement Altaïs. Et puis je te rassure, tu ne t’en sors pas mal du tout, ajouta-t-il avec un sourire.

Mais il semblait tout de même touché.

- On recommence ! décida Alexander.

Il attrapa la main tendue et se releva, bien déterminé à prendre sa revanche. Cet instant de répit semblait se dérouler hors du temps, là où ils n’étaient pas pris par l’urgence de leur fuite, où ils n’étaient pas traqués par le reste du monde. Alexander aurait souhaité qu’il se prolonge éternellement.

Ils recommencèrent encore trois fois, et trois fois Alexander se retrouva mené par l’épée d’Altaïs, quoique celui-ci avait eu plus de mal à prendre l’avantage la dernière fois. Il ne se lassait en réalité pas de l’air décontracté du prince qui oubliait brièvement ce qu’il avait enduré et endurait toujours.

Le voir ne faire qu’un avec sa lame était hypnotique. Sa grâce fluide et son agilité évoquaient les grands félins qui avaient jadis parcouru le pays, mais qui étaient aujourd’hui devenus si rares qu’ils appartenaient davantage au domaine des légendes. Il se dégageait à ce moment d’Altaïs une force et une assurance tranquille, comme si tenir son épée lui permettait également de repousser ses démons. Et cela fascinait Alexander.

Soudain, il eut une idée.

- J’aimerais recommencer une dernière fois !

Altaïs se plia de bonne grâce à l’exercice. Les épées s’entrechoquèrent à nouveau et Alexander entrevit une lueur de bonheur dans les yeux clairs de son vis-à-vis. Le soldat utilisa toute sa force pour le repousser le plus loin possible et Altaïs se déroba en virevoltant avec légèreté.

Mais avant qu’un nouveau coup ne l’atteigne, Alexander réveilla sa magie qui gronda paresseusement. Altaïs comprit une seconde trop tard ce qui était en train de se produire et n’eut pas le temps d’esquiver, seulement de protéger son visage de ses bras par réflexe. Le poing invisible le frappa de plein fouet et l’envoya rouler au sol alors qu’il lâchait son épée sous le choc.

La magie ne l’avait heureusement pas heurté avec beaucoup de force, mais il leva des yeux furieux, semblables au blizzard, vers Alexander.

- Je croyais que nous avions dit « pas de magie », dit-il d’une voix cassante.

- Désolé, je voulais essayer quelque chose, répondit Alexander.

Le regard noir d’Altaïs lui indiqua qu’il avait intérêt à avoir une explication valable.

- Ta magie semble se manifester quand tu es en danger. Alors je me suis demandé si t’attaquer sous l’effet de la surprise ne l’aiderait pas à se manifester.

La colère du prince retomba. Il se releva et fit quelques mouvements pour détendre son corps endolori.

- Elle ne se manifeste pas à chaque fois, soupira-t-il. Lorsque les mercenaires sont entrés chez toi ou dans les bas-fonds, il ne s’est rien passé, et si tu n’avais pas été là, je serai sans doute mort à l’heure qu’il est.

Ou sur le point de l’être, songea Altaïs. Mais il préférait éviter de penser à cela. La mort lui paraissait encore préférable au sort qui l’attendait si Elaran parvenait à remettre la main sur lui.

- De toute manière, je ne me sens pas en danger avec toi. Ton idée n’est pas absurde, mais elle n’aboutira pas dans ces conditions.

Alexander adopta un air pensif.

- Que ressens-tu lorsqu’elle est sur le point de se manifester ?

- Je ne me souviens que de la dernière fois, quand nous sommes sortis de la ville. J’étais en colère. Je n’ai pas vraiment réfléchi.

Et sur ces mots, il se dirigea vers la rivière près de laquelle ils avaient choisi de s’installer. D’un geste vif, il ôta sa tunique rendue humide par la transpiration. Alexander le regarda faire alors que le prince lui tournait le dos. Sa peau pâle était tranchée par de trop nombreuses cicatrices, plus ou moins fines, plus ou moins longues. La magie d’Alexander avait limité les dégâts pour les plus récentes, mais Altaïs resterait marqué à vie. Lorsque celui-ci se baissa pour retirer ses bottes, il révéla aux yeux du soldat la salamandre qui ornait son épaule droite.

Alexander sentit une vague de haine l’envahir quand il songea à ceux qui avaient ainsi profané le corps du prince. Comment pouvait-on vouloir dominer au point d’être prêt à briser corps et âme ?

Inconscient des pensées de son compagnon de route, Altaïs se rapprocha de l’eau claire. Il y plongea sa main pour en vérifier la température, puis se laissa lentement glisser dedans. Il avait gardé son pantalon et le tissu moulant qui enserrait son corps se colla encore davantage à sa peau, adoptant chacune de ses courbes. Quand il bougea, l’eau ondula contre ses hanches fines. Il s’immergea entièrement et refit surface, un plaisir non feint gravé sur ses traits. Des gouttes dévalèrent son visage, y traçant des sillons transparents. D’autres gouttèrent de ses cheveux de jais, roulant sur sa nuque, sur ses épaules et sur son dos. Il tourna la tête vers Alexander.

- Tu viens ? interrogea-t-il.

Alexander acquiesça, légèrement troublé. Il enleva également son haut et ses bottes, mais conserva son pantalon par respect envers Altaïs qui avait fait de même. Prudemment, il trempa un doigt dans l’eau.

- Mais elle est glacée ! s’exclama-t-il. Comment est-ce que tu fais ne serait-ce que pour entrer dedans ?

- Je ne suis pas particulièrement sensible au froid, répondit Altaïs, un brin moqueur.

- Quel bel euphémisme, grogna Alexander.

- Ce n’est pas si terrible, je t’assure.

Altaïs nagea pour rejoindre la berge et posa ses coudes sur l’herbe.

- On s’habitue rapidement, promit-il.

- Toi peut-être, mais il est hors de question que je rentre là-dedans !

Le regard du prince s’éclaira d’une lueur espiègle et avant qu’Alexander n’ait le temps de se douter de quoique ce soit, il attrapa son bras et le tira vers lui. Le Protecteur bascula dans l’eau avec un cri de surprise.

 

***

 

Adhara s’était isolé. Après la débâcle de la porte nord, il sentait que la situation lui échappait peu à peu. Si cela n’avait tenu qu’à lui, Elaran serait reparti aussitôt. Mais des soldats étaient morts, et d’autres avaient été blessés lors de l’effondrement de la muraille, ainsi que quelques civils. Il n’avait pas pu les forcer à reprendre la route immédiatement. Le désordre était trop grand pour cela.

Il se servit un nouveau verre de vin. Il buvait beaucoup ces derniers temps. C’était bien le seul plaisir qu’il pouvait se permettre alors que le pays sombrait dans le chaos.

Il devait obliger Altaïs à revenir ici, afin de reprendre la main. Pour mettre un terme à cette histoire qui durait depuis deux ans et mettait Aeldor en péril. Altaïs mort, tout redeviendrait comme avant.

Las, il laissa tomber son verre qui explosa en dizaines de morceaux. Une tâche rouge se forma rapidement sur le sol alors que ce qui restait de vin serpentait sur la pierre. Adhara ne prit pas la peine de la regarder. Quelqu’un nettoierait. D’un pas décidé, il sortit du salon quelconque où il avait trouvé refuge. Il était roi. Personne d’autre que lui ne dicterait l’avenir de ce royaume.

 

***

 

La nuit avait fini par enrober les bois de son manteau bleu sombre. Alexander frissonna, enveloppé dans sa cape. La rune de chaleur, qu’il avait insérée parmi celles de protection gravées sur le sol, commençait tout juste à le réchauffer. Ses mèches blondes gouttaient toujours à un rythme régulier sur ses épaules. Altaïs ne put s’empêcher de sourire face à cette vision et Alexander le foudroya du regard en réponse.

- Si je tombe malade, tu seras le seul responsable !

- Tu ne vas pas tomber malade, répliqua le prince en levant les yeux au ciel.

Alexander l’ignora et prit la décision d’allumer un feu. Contrairement aux steppes, les arbres qui les entouraient lui permettaient ce caprice. Altaïs s’assit de l’autre côté du cercle et les flammes se reflétèrent dans ses iris céruléens, incandescents. Il tendit la main, comme pour les effleurer, mais la retira avant d’être brûlé.

- Je n’ai pas pu te le demander lorsque nous étions dans les bas-fonds, mais… Comment Lug t’a-t-il délivré ? demanda soudainement Alexander, dévoré par la curiosité.

Altaïs redressa la tête vers lui, un éclat de surprise dans les yeux, et ses fins sourcils se froncèrent légèrement.

- J’étais attaché à l’extérieur du… Enfin, à l’extérieur.

- Pourquoi ? C’était stupide non ?

Altaïs tressaillit imperceptiblement.

- Je venais d’être fouetté. Assez durement.

Alexander avait vu l’état du prince, aussi il ne rata pas l’euphémisme dont usait Altaïs. « À mort » serait plus exact, songea-t-il avec colère.

- Ils ont dû juger que me laisser enchaîné à la potence montrerait l’exemple. Je pense que certains espéraient au fond que je ne passe pas la nuit, admit-il d’une voix qui feignait l’indifférence.

Il prit une faible inspiration, seul signe du mal-être qui l’habitait. Sans doute Elaran en avait-il eu assez.

- Lorsque Lug m’a découvert, attaché à une potence, il m’a libéré. Personne n’avait pris la peine de me surveiller de toute façon. Personne n’aurait pris le risque de libérer un esclave de Sebastian.

Son visage s’éclaira un bref instant d’une lueur moqueuse. Il espérait que Sebastian avait chèrement payé pour sa fuite.

- Comment es-tu parvenu à sortir des bas-fonds après cela ? Tu étais…

Alexander laissa sa phrase en suspens, de peur qu’elle ne soit maladroite, mais Altaïs parut comprendre ce qu’il avait en tête.

- Grâce à la magie de Lug. Il a réussi à m’emmener jusqu’à ce bâtiment où tu m’as trouvé.

Alexander fronça légèrement les sourcils.

- Je ne comprends pas… Pourquoi t’a-t-il laissé seul ?

- D’autres personnes auraient eu des ennuis s’il n’était pas retourné dans les bas-fonds.

Sa voix avait à nouveau cette intonation emplie d’une indifférence qu’Alexander savait feinte. Aussi, celui-ci ne le questionna pas davantage.

- Demain, nous devrions dépasser Arenell, dit Altaïs.

Il préférait visiblement changer de sujet et Alexander maudit sa curiosité maladive.

- Nous avançons bien, constata-t-il.

Altaïs hocha la tête et réprima un bâillement. Son compagnon de route fronça les sourcils.

- Je vais prendre le premier tour ce soir, indiqua-t-il. Tu as besoin de dormir, ce n’est pas discutable.

L’hésitation envahit les profondeurs du regard céruléen. Altaïs détourna la tête.

- Je…

- Je veille, le coupa Alexander avec douceur. Je ne m’éloigne pas.

Altaïs rendit les armes. Sa fierté l’empêchait de chercher d’autres excuses contredites par le bon sens et il était fatigué. Il attrapa sa cape dont il se couvrit et s’étendit sur le côté, tournant le dos à Alexander. Celui-ci était satisfait de cette demi-victoire, mais son cœur se serra à l’idée que le prince redoutait tant les nuits.

Emporté malgré lui par la fatigue, Altaïs laissa ses yeux se fermer et ses pensées errer, le corps crispé par l’appréhension.

 

Alexander montait la garde depuis peu de temps, une heure peut-être, quand Altaïs commença à s’agiter dans son sommeil. Inconsciemment, il s’était retourné vers Alexander et celui-ci pu voir son visage tordu par l’angoisse. Les flammes jetaient sur sa peau claire des éclats de lumière dorée, qui tranchaient avec la noirceur de la nuit.

Ses lèvres s’entrouvrirent et laissèrent échapper un faible gémissement. Alerte, Alexander contourna le feu pour se porter à ses côtés. De près, Altaïs, privé du masque qu’il portait lorsqu’il était maître de lui-même, ressemblait à un enfant terrifié.

- Non… S’il te plaît… murmura-t-il à l’une de ses chimères, la voix brisée.

Alexander effleura son bras.

- Je suis là, je te protège. Je te le promets, chuchota-t-il.

Le corps du prince se détendit imperceptiblement. Ses traits s’apaisèrent, et s’abandonnèrent aux paroles rassurantes du Protecteur. Rassuré, Alexander voulut s’écarter pour laisser plus d’espace à Altaïs. Mais un poids l’en empêcha.

Il baissa le regard sur sa tunique où les doigts du prince s’étaient resserrés sur l’étoffe, le défiant ainsi de s’éloigner.

- Reste…

Alexander ne sut pas s’il avait rêvé le murmure porté par le vent, mais il resta. D’un geste doux, il passa une main dans les cheveux noirs d’Altaïs, qui ondulaient légèrement autour de son visage. En réponse, le prince se rapprocha davantage de lui.

 

Lorsqu’ils reprirent la route, le lendemain matin, aucun d’eux ne revint sur le rapprochement qui s’était effectué durant la nuit. Alexander ignorait si Altaïs s’en souvenait réellement, mais si c’était le cas, celui-ci ignorait délibérément le sujet.

- Nous devrons être prudents aujourd’hui. Nous passerons près d’Arenell donc il y a de fortes chances pour que nous croisions des gens sur notre route.

- Nous avons déjà eu beaucoup de chance de ne croiser personne ces deux derniers jours, ça ne peut pas durer éternellement, soupira Alexander.

Leurs chevaux progressaient lentement mais sûrement entre les arbres. Cependant, quand ils sortirent enfin des bois, ils n’eurent d’autre choix que d’emprunter de petites routes sinueuses au sol irrégulier.

Altaïs augmenta la cadence. Il menait toujours la danse quand ils chevauchaient, veillant à ce qu’Alexander puisse maintenir l’allure qu’il imposait. Aussi, lorsque quelques kilomètres plus loin le prince s’arrêta brusquement et que sa monture se cabra, Alexander ne se posa pas de question et tira brutalement sur ses rênes.

Bien lui en prit car une flèche passa à tout juste quelques centimètres du cheval d’Altaïs avant de s’échouer au sol. Vif, ce dernier sortit aussitôt son épée quand des ricanements les entourèrent.

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Gabhany
Posté le 28/02/2021
Coucou Mathilde ! J'ai pour une fois été un peu surprise par cette fin, je vais essayer d'expliquer pourquoi. En fait depuis deux ou trois chapitres, on suit la fuite des deux A, et même si leur histoire et leur rapprochement est très intéressant, il n'y a pas énormément d'action. Du coup j'ai été un peu frustrée je crois que tu t'arrêtes aussi brusquement. Je n'ai pas encore lu le chapitre suivant, mais je pense que tu pourrais aisément ajouter une scène de combat à ce chapitre-ci pour équilibrer un peu le rythme.
En dehors de ça les interactions entre A et A sont toujours justes et parfaitement dosées, et j'aime toujours voir Altaïs reprendre un peu le devant de la scène !
Je poursuis !
Mathilde Blue
Posté le 28/02/2021
Coucou !

Je pense que je vois ce que tu veux dire. Quand j’avais écrit ces chapitres, j’avais eu besoin de faire quelques chapitres plus tranquilles entre deux passages d’action. J’avais placé cette fin ici pour préparer la suite, après effectivement je pourrai réarranger les chapitres 12 à 14 pour faire seulement deux chapitres et non trois, mais ça m’avait paru plus pertinent de procéder comme ça finalement. Enfin voilà ^^’

À tout de suite !
AnatoleJ
Posté le 27/02/2021
Coucou !

Je continue sur ma lancée d’hier ! ça me permet de tester un rythme proche de ma vitesse en lecture papier du coup (à la différence qu’ici je prends des notes en plus), et ça passe très bien :D

Moi qui pensais encore que c’était le blondinet qui avait le dessus en combat, je me suis fait avoir x) Il en jette Altaïs ! C’est un couteau suisse, juste un peu rouillé, et comme il dort mal ça ne risque pas de s’arranger...
C’était très plaisant de les voir se rapprocher de plus en plus, à leur rythme très doux ^^

Mes petites notes :
- « En réalité, ils auraient pu continuer leur route, Altaïs tout du moins, mais la présence d’une rivière les avait convaincus de s’installer ici pour la nuit. »
Je trouve cette phrase un petit peu longue

- « Quelques jonquilles fleurissaient même au pied des troncs. »
Ouiiiiii des petites fleurs comme en ce moment dehors ! (je suis juste enthousiaste quand il y a des fleurs, ne fait pas attention)

- « Le Protecteur bascula dans l’eau avec un cri de surprise. »
Je m’y attendais dès qu’il a commencé à râler sur la température, il fallait qu’il finisse à la flotte xD

- « Adhara ne prit pas la peine de la regarder. Quelqu’un nettoierait. »
La tentation de lui attraper la tête pour lui mettre le nez dans ses dégâts est très très forte ici

- « Ses traits s’apaisèrent, et s’abandonnèrent aux paroles rassurantes du Protecteur. Rassuré, Alexander voulut s’écarter pour laisser plus d’espace à Altaïs »
Répétition rassurantes/rassuré, mais j’aime bien le parallèle de rythme rassuré/resserés avec la phrase juste après

- La fin m’a parut un peu abrupte (à partir de « aussi »), et je me demande si ce ne sont pas les mots de liaisons qui m’ont fait cet effet ? « Aussi » et « Bien lui en prit car » me donnent l’impression que c’est une suite logique et attendue, donc que je ne suis pas sensé être surpris par ce qu’il se passe, alors que c’est le contraire (qui ose attaquer ces pauvres petits pendant leur roadtrip ? ?). Je ne sais pas si c’est juste moi qui ait une interprétation étrange ici cela dit ^^"

Voilà pour ce chapitre, je vais tenter de lire ceux qu’il me reste demain ^^ A bientôt :D
Mathilde Blue
Posté le 28/02/2021
Coucou !

Ouiiiiiiiii ! Ah bah du coup ça c’est bon à savoir ^^

Haha, surprise x) Disons qu’Alex est très bon avec sa magie, mais qu’il a appris assez tardivement à se battre avec des armes, donc il y a une différence d’expérience qui ne peut pas être comblée aussi rapidement ^^ Et puis il faut bien qu’Altaïs puisse se défendre aussi, puisqu’il ne peut pas utiliser sa magie !
Oui, ils sont si mignons ensemble :p

Par rapport à tes notes :

« Ouiiiiii des petites fleurs comme en ce moment dehors ! (je suis juste enthousiaste quand il y a des fleurs, ne fait pas attention) »
J’ai écrit ça en plein mois de novembre, tu sens que le printemps me manquait ? XD

« Je m’y attendais dès qu’il a commencé à râler sur la température, il fallait qu’il finisse à la flotte xD »
C’était si tentant ^^

« La tentation de lui attraper la tête pour lui mettre le nez dans ses dégâts est très très forte ici »
Je vois pas pourquoi, c’est une personne charmante

Je prends bien note de tes autres remarques, notamment par rapport à la fin ! Merci :D

En tout cas tu rattrapes super vite haha ^^ À bientôt :D
petite_louve
Posté le 19/02/2021
C'est encore moi !
Pour la première partie de ton chapitre, j'aurais imaginé Altaïs moins habile avec son épée après plusieurs années sans entraînement mais l'art de l'escrime semble lui être naturel alors pourquoi pas ! Imaginer un Alexander terrassée par le froid a réveillé la part la plus arrogante de ma personnalité et j'avais bien envie de lui rire au nez. Altaïs reste un personnage très intéressant qu'on a envie de réconforter !

Tu nous fais toujours des fins de chapitre digne de ce nom, je saute sur le chapitre 13 !
Mathilde Blue
Posté le 19/02/2021
Re-coucou ^^

Alors j'avoue que je suis partie du principe que c'était un peu comme le vélo, dans la mesure où il a appris à se battre très jeune et qu'il a pratiqué pendant des années (en étant très doué), ça lui revient assez naturellement !
Haha, je comprends, étant particulièrement insensible au froid ça m'a beaucoup amusé d'écrire Alexander comme un personnage très frileux x)
petite_louve
Posté le 19/02/2021
Et j’ai oublié de mentionner le rapprochement entre Altaïs et Alexander ! Tout se fait naturellement sans brusquerie ! Ça fait très réel ;)
Mathilde Blue
Posté le 19/02/2021
Contente que ça te paraisse naturel :D
Hastur
Posté le 13/02/2021
Hello !

Ah ah ah ce genre de fin que j'apprécie toujours autant dans tes chapitres. :D

Super chapitre ! Une écriture au top !

J'ai bien aimé le petit paragraphe qui est venu expliqué pourquoi ils ne se sont pas lancé à leur poursuite tout de suite. Ca répond à un de mes commentaires précédents qui n'a plus lieu d'être du coup :).

Il y a une belle tendresse qui s'exprime de plus en plus entre nos deux compères. Je suis en train de me demander si Alexander ne pas finir par faire partie d'un couple princier avec Altaïs ! Cela fait quelques chapitres que j'ai l'hypothèse en tête. Mais à la lecture de celui-ci, j'ai encore plus l'impression d'être sur la bonne piste ! ^^

Bon et bien il n'y a plus qu'à attendre quelques jours pour savoir ce qu'il en est de cette embuscade :D !

Encore bravo :). Et à très vite !
Mathilde Blue
Posté le 13/02/2021
Coucou !

Je trouvais que la fin des derniers chapitres était un peu trop tranquille hehe ^^

Je suis contente que le chapitre te plaise ! Haha, je te laisse formuler tes doutes quant au futur de la relation entre Alexander et Altaïs ^^

Merci pour ton retour et à bientôt :D
Dzoody
Posté le 11/02/2021
C’est encore moi !
Je veux te dire : quelle fin ! C’est toujours aussi cruel cependant... tes fins de chapitre sont extrêmement bien maîtrisés. Bravo !
J’aime la direction que prend l’histoire et le rythme qu’elle a ne me donne jamais envie d’arrêter de lire.
Le petit rapprochement entre nos deux hommes est très satisfaisant et je me dis enfin !
Merci pour ce chapitre et bon courage pour la suite !
Mathilde Blue
Posté le 11/02/2021
Coucou ! Ça fait plaisir de lire ton commentaire :D

Désolée, je trouvais que j’avais été plutôt calme durant les derniers chapitres haha ^^ Je suis contente que l’histoire te plaise toujours !

À bientôt ;)
Blanche Koltien
Posté le 10/02/2021
Hello!!

Je suis toujours aussi fan de cette histoire!! La complicité entre Altaïs et Alexander se fait davantage sentir, et c'est vraiment sympa!

Sinon la tension monte encore d'un cran, surtout avec cette fin en suspens! (pour changer, ahah ;-)

Bref, j'ai vraiment hâte de lire la suite!
Mathilde Blue
Posté le 10/02/2021
Coucou !

Je suis contente que ça te plaise toujours :D

Haha oui, je leur ai offert un peu de répit, mais ça ne pouvait pas durer bien longtemps ^^

Merci pour ton commentaire et à bientôt :D
Cherry
Posté le 10/02/2021
Hello mais quel surprise ce chapitre

(pas très hétéro la scène dans la rivière ;-) ça m'a rappelé Call Me by Your Name)

Y a tellement d'alchimie entre eux, c'est indéniable. Et ça fait plaisir à lire tout ça !! Ce n'est pas une romance rushé, ici ils prennent leur temps ^^

Il avait une silhouette svelte, qui lui permettait de d’utiliser = un "de" en trop

Il devait obliger Altaïs à revenir ici, afin de reprendre enfin la main. Afin de mettre un terme à cette histoire = je sais pas trop si "Afin" passe comme une répétition ou une sorte de figure de style. Ce qui m'as rebuté c'est peut-être aussi la répétition du son "ain"

La scène où ils se battent est si belle et poétique, c'était un passage mémorable... ça veut dire qu'il y avait des félins ??? Dans le nord ?? Ca me rappelle les léopards des neiges ^^
Mathilde Blue
Posté le 10/02/2021
Coucou !

Oh j’’ai toujours pas vu ce film :o (Mais c’est prévu un de ces jours)

Ça me fait plaisir de savoir que l’alchimie fonctionne bien entre eux !! ;) Et que ça aille au bon rythme ^^

Oh je suis contente que cette scène te plaise :D Dans mes souvenirs ce n’est pas la scène avec laquelle j’avais eu le plus de facilité ^^’ Et oui c’est l’idée, y a très longtemps haha (j’adore les léopards des neiges, je trouve ça trop beau T_T).

Bien vu pour tes notes, je vais corriger ça !

À bientôt :D
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