Chapitre 11 - Musaraigne et Coquelicot

Feï fut le premier à percevoir les hululements d’appel de Drk, peu de temps avant que Muse ne les entende aussi. 

Ils suivirent la piste au rythme des pas boiteux de Gulliver, et trouvèrent l’amahzyle réfugiée dans la carcasse d’une bâtisse dont il restait encore le toit et trois murs. Drk s’était allongée, meurtrie mais bien vivante, et cessa d’hululer dès que Muse fut à une dizaine de pas d’elle.

— Hey, ma grande. Désolé d’avoir mis autant de temps à arriver, mais Gulliver a pris dans les pattes aussi. Tu vas t’en sortir ?

Elle poussa quelques petits couinements affirmatifs - ce qui était un double soulagement, parce que Muse n’avait aucune idée de comment soigner une amahzyle. Et peu de chance que Feï sache soigner quoi que ce soit, vu ce qui arrivait lorsqu’il touchait quelqu’un de vivant.

Gulliver se traîna jusqu’à Drk, et s’allongea à côté d’elle, les yeux mi-clos. 

— J’vais … piquer un p’tit … somme …

Il posa sa tête sur le sol. Presque aussitôt, Muse sentit l’aura de Drk s’étendre dans sa direction, et le recouvrir comme un édredon. Le gnome fronça les sourcils.

— Tu utilises une magie de soin ?

Plus forte quand je partage, souffla-t-elle entre ses lèvres. Je dois dormir, maintenant.

— Bonne nuit, Drk.

Il lui caressa le dessus de la tête, et elle répondit par un dernier hululement, sa respiration nettement ralentie. Muse se tourna vers Feï, qui était resté en retrait à l’extérieur du bâtiment éventré. Son essence magique était tendue comme un ressort - une impulsion du mauvais côté, et il pouvait reprendre la fuite d’un moment à l’autre.

— Tu m’aides à installer un truc qui ressemble à un camp ?

Feï le fixa quelques secondes, ses yeux jaunes hésitants, puis acquiesça. En quelques minutes, ils - surtout le gamin - avaient dressé une triple barrière de protection, et démarré un feu enchanté sur une roche inflammable trouvée dans les ruines. Muse s’assit devant les flammes, et tira de ses poches quelques-uns des bulbes déterrés par Drk. Il les avait mis de côté au cas où - une des rares bonnes décisions qu’ils avaient prises ces derniers jours. A plusieurs mètres de l’autre côté du feu, assis presque à la limite de leur campement, Feï avait les yeux tournés vers le sol, son armure traversée de petits arcs électriques.

Même s’il était toujours un brin étrange, et définitivement malaisant par moment, Muse ne pouvait plus le voir comme une menace. Désormais, Feï était juste le gosse le plus bizarre qu’il ait jamais croisé de toute sa vie. Ce qui n’était pas peu dire, après tout ce que ses pauvres mirettes avaient subies. 

Le gnome grommela, enfourna le dernier bulbe qu’il lui restait dans sa poche, et s’approcha de l’Ombre. Il s’assit en face de lui, et les yeux électriques se redressèrent pour le fixer avec surprise.

— Qu’est-ce qui te tracasse exactement, gamin ? » Feï détourna le regard, et Muse ajouta, avec un grognement moqueur. « Tu peux te lâcher, c’est pas un vieux gnome comme moi qui va te juger, tu sais. »

Les deux orbes se réduisirent à deux points intenses, voilés par un nuage d’ombre.

— Mais tu me jugeras. » La couleur revint dans ses yeux, et un bref sifflement s’échappa entre ses dents argentés. « Et je ne veux plus apprendre à chanter. »

Feï se leva brusquement, et traversa leur campement pour se poster dos à lui, à la limite opposée des barrières de protection. 

Très encourageant - et surtout, franchement décevant. C’était triste à admettre, mais Muse s’était déjà fait à l’idée que peut-être, il pouvait vraiment transmettre ce qu’il savait à ce gamin étrange, à défaut d’avoir pu trouver un gnome digne de ce nom qui veuille reprendre le flambeau.

Il souffla. Quelle déprime d’en être arrivé là …

S’il ajoutait à ça qu’il était toujours coincé sous terre, avec deux bestioles blessées et un gosse terrifié … autant dire qu’il aurait donné beaucoup pour avoir plusieurs litres de thé Vahé dans lequel se noyer. Il existait des barriques du liquide largement assez hautes pour loger un gnome, après tout.

Mais ici, il n’y avait ni thé, ni tonneaux - alors il attrapa son tambour. Même s’il n’avait pas le coeur à chanter, il tapota doucement le rythme d’une mélodie qui réussissait toujours à le calmer. Après quelques strophes, il redressa la tête vers Feï, qui n’avait pas bougé d’un millimètre, et l’interpella.

— Tu veux savoir comment je suis devenu barde ?

Il tourna légèrement la tête, puis acquiesça, sans un mot.

— La graine de laquelle je suis né … Je ne sais pas grand chose du gnome d’où je viens, à part qu’il est mort auprès d’un gnome barde. Merle, iel s’appelait. Jamais revu autant de talent de toute ma vie. Merle voulait enseigner tout ce qu’iel savait, les chansons, les histoires, les traditions, tout, et pour ça il lui fallait un élève très jeune, et iel s’est dit que sa meilleure option était de commencer avec un bébé. Sauf qu’iel en a eu deux, bien sûr.

— Deux ? interrompit Feï.

— T’imagines si chaque gnome ne pouvait donner qu’un seul autre gnome ? On se serait éteints depuis longtemps, avec toutes les graines qui ont été détruites ! Il y en a toujours deux à la fois, parfois trois, très rarement quatre. Dans ma graine, on était deux.

Muse attendit une remarque moqueuse de Gulliver - mais non, le poney roupillait toujours profondément. Son auditoire n’était composé que de l’ombre, dont les yeux captivés le fixait sans flancher. C’était presque attendrissant, si Muse était honnête - surtout que ça voulait dire que tant que le gamin restait concentré, il n’avait pas peur, et s’il n’avait pas peur … ça ne pouvait pas faire de mal.

— Merle a juste changé un peu son programme, continua Muse. Au lieu d’avoir un nouveau barde, iel en aurait deux, c’est tout ! Iel m’appela Musaraigne, et ma soeur Coquelicot - elle s’est fixée comme fille très vite, contrairement à moi qui suis resté fluide comme la majorité des gnomes … j’ai jamais compris pourquoi pas elle, d’ailleurs. Mais c’est pas le sujet … » Une lueur perturba le regard de Feï, et Muse eut la sensation qu’il était soudainement devenu perplexe. Dur à voir, avec juste les yeux. « T’as besoin que je te fasse un cours sur les genres des gnomes ? »

Il secoua aussitôt la tête. 

— Je devrais être fluide, affirma-t-il.

— Euh, pourquoi ?

— Je suis fait d’ombre.

— Quel est le rapport ?

— Je n’ai pas de corps. Pas de raison d’être quoi que ce soit.

Muse leva un sourcil. Les jeunes, toujours à avoir des idées tranchées …

— Si tu devais choisir, celui qui te colle le mieux, c’est fille, garçon, les deux, ou alors aucun des deux ?

— Garçon. » répondit-il aussitôt, et il eut presque l’air en colère de ce constat rapide.

— Alors tu es un garçon. Pas besoin de te triturer les méninges, gamin. Sauf si tu veux en parler ?

Ses yeux électriques diminuèrent, fixés sur le sol devant lui pendant quelques secondes. Ils revinrent à leur intensité normale avant qu’il ne secoue furieusement la tête.

— Continue l’histoire.

— Okay … Donc, Merle, Coquelicot et moi. Coq était la plus douée de nous deux, ce qui était particulièrement vexant pour moi, mais … plus on vieillissait, plus ça devenait évident qu’elle n’en avait absolument rien à faire de devenir barde, et encore moins de maintenir nos traditions vivantes. Pour elle, la raison pour laquelle tout le monde s’en contrefiche de la culture gnome, et les tolère à peine dans les parages, c’est parce qu’on est juste pas intéressants et c’est normal qu’on devienne de plus en plus rares !

Muse frappa d’indignation sur son tambour, et une note sourde résonna contre les parois de leur bouclier de protection, sans l’ébranler. Manquerait plus qu’il fasse exploser leurs défenses en râlant ...

— Coq est bien sûr totalement à côté de la plaque, continua-t-il néanmoins. Non seulement les gnomes sont uniques et ont un potentiel magique énorme, mais toutes les cultures des plaines et au-delà leur ont piqué des trucs. A l’époque, j’étais persuadé que puisque nous étions à la base de tout, il fallait même qu’on reprenne le pouvoir. Mais Merle avait encore un autre avis, cependant. Iel aimait notre culture, et était convaincu que c’était important d’en garder le souvenir, mais iel savait aussi que tout n’est pas parfait dans le monde des gnomes. On s’adapte difficilement, et on a un passé assez glauque.

— Un passé glauque ? interrompit Feï.

Muse acquiesça, et haussa les épaules.

— Avant que les maegis ne débarquent et prennent le pouvoir, c’étaient les gnomes qui dominaient les plaines, jusqu’à Hexe, donc plus loin qu’Aradhis ne contrôle actuellement. Pierremêle existait même pas encore, la Botte non plus … et les Marchants étaient une institution officielle d’état, pas un groupe libre. Même si c’est pour ça qu’ils gardent une sacrée influence sur toutes les villes encore aujourd’hui ... Et donc, à l’époque où c’était un gnome qui siégeait sur le trône, il y avait des esclaves, et il y avait des famines, et il y avait des pestes … et d’après Merle, tout ça aurait pu être évité, si les rois gnomes avaient fait l’effort de protéger le reste des races qui vivaient là.

— Tu es en train de dire que … les maegis sont de bons gouvernants, à leur place ? conclut Feï.

Il eut la politesse de sonner incrédule, mais Muse grinça quand même des dents.

— Non. Ou plutôt j’en sais rien. Je dis juste que les rois gnomes de l’époque étaient pas de super compagnie. 

Muse croisa ses doigts sur son tambour, le coeur serré. Il n’était pas idiot - les crimes de son peuple étaient une bien meilleure explication que « les gnomes c’est chiant » pour expliquer le désintérêt général sur leur extinction. Et il avait du mal à en vouloir à ceux qui ne voyaient pas au delà de ces horreurs. Ses ancêtres avaient quand même sacrément merdé.

— Tu n’as pas fini ton histoire. 

Muse se redressa avec un soupir, et recommença à tapoter une légère mélodie du bout des doigts.

— Coq est partie faire son propre truc de son côté, et Merle s’est retrouvé avec le moins bon de ses élèves - moi. Mais iel m’a appris tout ce qu’iel savait, et au final, c’était pas important que je n’ai pas été le génie du duo, avec tout le travail que j’ai du fournir. Quand le moment est venu pour Merle de mourir, iel avait accepté de confier sa graine à une de ses amies qui n’arrivait pas à enfanter … 

Le regard de Feï avait tressauté, de la même façon qu’à chaque fois qu’il l’avait interrompu jusqu’ici - alors Muse devança sa question :

— C’est possible de se servir d’une graine de gnome pour faire un hybride. Quand la méthode classique marche pas, c’est l’une des solutions les plus sûres et les plus simples pour avoir un enfant.

— Mais ça fait deux ou trois gnomes de moins, fit remarquer Feï.

Muse secoua la tête.

— Un hybride de plus, corrigea-t-il. Un gnome de moins si tu comptes Merle, mais il faut bien mourir un jour …

Ce n’était pas la partie de l’histoire à laquelle il préférait penser. Muse ne voulait pas avouer à quel point il en avait voulu à Merle, à l’époque, d’avoir décider de partir sans laisser d’autres futurs gnomes barde pour Muse - ou plutôt, de le laisser seul, lui. Iel était mort depuis déjà plus d'un siècle, cependant … Muse avait rencontré l’hybride plusieurs fois, depuis ; et, avec le temps, revoir les traits de son mentor et parent sur le visage d’un étranger était devenu de moins en moins difficile. Mais il avait toujours honte de la colère qu’il avait ressentie, et sa détresse était trop personnelle pour qu’il l’inclut dans l’histoire.

— Où est-ce que tu vas aller, quand tu seras trop vieux ? demanda soudainement Feï.

Muse grogna avec surprise - quel malpoli, d’interrompre ses ruminations sans prévenir avec une question pareille !

— Je suis déjà trop vieux, grommela-t-il.

Feï sembla surpris, mais ne dit rien. S’il s’imaginait que Muse comptait donner sa graine à Fanom, ou pire, à Gulliver … 

— Après la mort de Merle, je suis parti seul à l’aventure, pour continuer à partager la tradition gnome. Mais pour être honnête, ça n’a pas été très glorieux.

— Pas très glorieux ? répéta Feï.

Muse posa son tambour sur le sol et s’étira les bras. 

— Un autre jour, gamin, bailla-t-il. T’as peut-être pas besoin de dormir, mais moi si.

Il s’allongea près du feu, les bras autour de son tambour, et ferma les yeux. Entre la descente dans les tunnels sans savoir où ils allaient, l’attaque du monstre géant, et tous les sortilèges qu’il avait lancé, ce n’était pas surprenant qu’il soit si épuisé … 

Juste au-dessous de son coeur, il sentait sa graine de vie palpiter avec de moins en moins de force. Malgré cela, il s’endormit sans effort quelques minutes plus tard, son sommeil à peine troublé par les ronflements de Gulliver et les hululements assoupis de Drk.

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dcelian
Posté le 03/02/2021
Encore une fois, je me débarrasse des remarques au début ;)

« Feï fut le premier à percevoir les hululements d’appel de Drk, peu de temps avant que Muse ne les entende aussi. »
AH YES Drk est pas mort. Merci. Sincèrement.
Autre remarque : c’est sûrement volontaire, mais Feï entend Drk avant Muse ? Malgré la super audition du gnome ? Tout ceci est très mystérieux.......

« Désolé d’avoir mis autant de temps à arriver, mais Gulliver a pris dans les pattes aussi. »
Je comprends l’idée mais je trouve ça pas très clair

« Il les avait mis de côté au cas où - une des rares bonnes décisions qu’ils avaient prises ces derniers jours »
qu’il avait

« et définitivement malaisant par moment »
par moments

« Ce qui n’était pas peu dire, après tout ce que ses pauvres mirettes avaient subies. »
subi

« Il souffla. Quelle déprime d’en être arrivé là … »
soupira, plutôt, non ?

« autant dire qu’il aurait donné beaucoup pour avoir plusieurs litres de thé Vahé dans lequel se noyer. »
Ahaha, le retour de ces jolies images. Non mais décidément, j’aime beaucoup cette phrase !

« Je ne sais pas grand chose du gnome d’où je viens »
duquel, non ?

« Merle, iel s’appelait »
Oh wow, c’est la première fois que je vois ce pronom dans une histoire ! Trop chouette :)

« Son auditoire n’était composé que de l’ombre »
Tu mettais une majuscule à l’Ombre avant ;)

« dont les yeux captivés le fixait sans flancher. »
fixaient

« — Si tu devais choisir, celui qui te colle le mieux, c’est fille, garçon, les deux, ou alors aucun des deux ?
— Garçon. » répondit-il aussitôt, et il eut presque l’air en colère de ce constat rapide.
— Alors tu es un garçon. Pas besoin de te triturer les méninges, gamin. Sauf si tu veux en parler ? »
Big up, merci d’en parler avec autant de légèreté. C’est teeeeellement important d’intégrer ça à la littérature française, mais alors quand c’est vulgarisé comme ça (et en même temps, c’est aussi simple que ça, c’est même pas tellement vulgarisé), quel plaisir <3

« Ils revinrent à leur intensité normale avant qu’il ne secoue furieusement la tête. »
alors je changerais ça comme ça, dis-moi si tu trouves ça mieux ou pas : « Ils revinrent à leur intensité normale, celle d’avant qu’il ne secoue furieusement la tête. »
Je trouve qu’on comprend mieux l’idée, mais c’est peut-être que moi !

« — Coq est bien sûr totalement à côté de la plaque »
à-côté

« Non seulement les gnomes sont uniques et ont un potentiel magique énorme, mais toutes les cultures des plaines et au-delà leur ont piqué des trucs. »
Sous son air blasé, Muse est quand même très attaché.e à sa culture et à ses origines. C’est mignon, un peu

« et les Marchants étaient une institution officielle d’état »
État, avec une ptite majuscule qui va bien ;)

« jusqu’à Hexe, donc plus loin qu’Aradhis ne contrôle actuellement. Pierremêle existait même pas encore, la Botte non plus … et les Marchants étaient une institution officielle d’état, pas un groupe libre. »
J’imagine que c’est volontaire, mais en tant que néophyte, j’ai du mal à tout saisir xD

« Et il avait du mal à en vouloir à ceux qui ne voyaient pas au delà de ces horreurs »
au-delà

« avec tout le travail que j’ai du fournir. »


« Muse ne voulait pas avouer à quel point il en avait voulu à Merle, à l’époque, d’avoir décider de partir »
décidé

« sans laisser d’autres futurs gnomes barde pour Muse »
bardes

« et sa détresse était trop personnelle pour qu’il l’inclut dans l’histoire »
inclue
Pauvre Muse, iel fait un peu de la peine, sur ce coup-là

« Entre la descente dans les tunnels sans savoir où ils allaient, l’attaque du monstre géant, et tous les sortilèges qu’il avait lancé, ce n’était pas surprenant qu’il soit si épuisé … »
De toute façon, si on regarde la réalité en face, c’est jamais surprenant de Muse qu’iel soit fatigué xD

Et voili !
Bon, ben encore un super chapitre hein, je ne me lasse pas. Ce duo Muse/Feï me plaît bien, ils sont mignons et drôles à la fois, ils sont agréables à écouter, on imagine bien cette scène un peu paisible autour du feu.
Nouveau personnage, aussi ! Étrange, cette Coquelicot. Surtout si elle est plus talentueuse que Muse, elle doit être sacrément balèze ! Est-ce qu’on fera sa connaissance à l’avenir ? Mystère...

Merci pour ton superbe travail, et bon courage pour la suite ! Je m’arrête ici pour ce soir, mais je reprends vite ;)
dcelian
Posté le 03/02/2021
Je t’ai dit une bêtise, c’est pas « inclue » mais bien « inclut », au temps pour moiiii (la fatigue aura raison de la pertinence de mes remarques)
AnatoleJ
Posté le 07/02/2021
J’aime bien glisser des petits moments comme celui que tu cites dans mes histoires, c’est un petit cadeau de moi à moi (et aux lecteurs aussi) parce que j’aurais bien aimé qu’il y en ai dans les histoires que je lisais plus jeune ! (ça m’aurait évité d’être aussi paumé haha). Je suis content que ça te fasses plaisir aussi de les y trouver !

- « Feï entend Drk avant Muse ? Malgré la super audition du gnome ? »
Ce n’est pas la première fois que Fei l’entend avant Muse, c’était le cas le jour où ils l’ont rencontrés aussi ^^ (leur audition fonctionne très différemment)

- « alors je changerais ça comme ça, dis-moi si tu trouves ça mieux ou pas : « Ils revinrent à leur intensité normale, celle d’avant qu’il ne secoue furieusement la tête. » »
Arf, c’est l’opposé que je voulais dire en fait : « Ils revinrent à leur intensité normale, puis il secoua furieusement la tête. » Bon, ça veut dire qu’il faut que je change un truc en tout cas !

- « J’imagine que c’est volontaire, mais en tant que néophyte, j’ai du mal à tout saisir xD »
T’inquiète, c’est pas important de tout comprendre sur ce point là x) (c’est comme quand j’écoute mes grand-mères parler de la vie d'avant, j’ai jamais toutes les références mais je les écoute sans interrompre parce que c’est mes mamies, faut faire pareil quand Muse radote)
dcelian
Posté le 07/02/2021
"J’aime bien glisser des petits moments comme celui que tu cites dans mes histoires, c’est un petit cadeau de moi à moi (et aux lecteurs aussi) parce que j’aurais bien aimé qu’il y en ai dans les histoires que je lisais plus jeune ! (ça m’aurait évité d’être aussi paumé haha). Je suis content que ça te fasses plaisir aussi de les y trouver !"
ughhh mais oui !! C'est si simple, ça se case comme ça, super facilement, et ça évite une adolescence de tourments à beaucoup de gens, alors pourquoi s'en priver ???

"Ce n’est pas la première fois que Fei l’entend avant Muse, c’était le cas le jour où ils l’ont rencontrés aussi ^^ (leur audition fonctionne très différemment)"
Ahhhh d'acc, au temps pour moi j'avais zappé ce détail

"Arf, c’est l’opposé que je voulais dire en fait "
Mdrr désolé sur ce coup

"T’inquiète, c’est pas important de tout comprendre sur ce point là x) (c’est comme quand j’écoute mes grand-mères parler de la vie d'avant, j’ai jamais toutes les références mais je les écoute sans interrompre parce que c’est mes mamies, faut faire pareil quand Muse radote)"
<3 sur Muse qui radote et sur tes mamies ;)
Hastur
Posté le 25/01/2021
Hello !

Génial ce chapitre ! Les informations sur le genre des gnomes, leur histoire, et l'enfance de Muse sont très intéressantes. Elles apportent davantage de profondeur à l'histoire et de richesse au personnage.

Dans ma lecture, j'avais l'impression de faire face à un Muse un peu moins écrasé par sa vieillesse et la vie, en adoptant un comportement presque parental envers le groupe. Cela rendait je trouve très bien, taillait davantage le personnage.

Mon seul regret, Gulliver a roupillé tout du long, et donc n'a pas pu nous faire étalage d'un peu de sa bêtise éclatante ! :D

Mes petites notes:
"Drk s’était allongée, meurtrie mais bien vivante, et cessa d’hululer dès que Muse fut à une dizaine de pas d’elle."
J'ai trouvé cette phrase un peu lourde. C'est l'enchaînement du mais et du et je pense ;).

"il lui fallait un élève très jeune"
un iel a sauté

Voilà voilà :)
A très vite pour la suite !
AnatoleJ
Posté le 02/02/2021
Hello :D

Ravi que les détails sur les gnomes t’ont plu :D (je me suis retenu d’en mettre encore plus, mais il fallait se limiter)

Héhé, il faut bien que Gulliver reremplisse sa boite à bêtise en dormant de temps en temps ^^

"il lui fallait un élève très jeune" un iel a sauté
Falloir est un verbe impersonnel, donc il me semble que c’est bien « il faut » que je dois utiliser ici, par contre je suis pas sûr pour « lui » du coup (et « il iel fallait » ce n’est pas prononçable, donc ça doit pas être bon ...). Je vais enquêter !
Mathilde Blue
Posté le 22/01/2021
Coucou !

Je continue à rattraper mon retard progressivement ^^ Bon, ce chapitre sonnait très mélancolique, mais c’était agréable d’en apprendre plus sur Muse et sur les gnomes de manière générale ! La conversation sur les genres était également très bien menée ! Je nuancerai juste mes propos parce qu’il y a des passages où ça faisait vraiment gros blocs de dialogues et je me suis un peu perdue dans toutes ces informations…
Par contre, cette fin ne laisse pas spécialement présager un avenir sympathique x)

Mes notes :

« Ils suivirent la piste au rythme des pas boiteux de Gulliver, et trouvèrent l’amahzyle réfugiée dans la carcasse d’une bâtisse dont il restait encore le toit et trois murs. »
Je trouve que la phrase serait plus fluide en reformulant la fin : « dont il ne restait plus que le toit et trois murs. »

« C’était triste à admettre, mais Muse s’était déjà fait à l’idée que peut-être, il pouvait vraiment transmettre ce qu’il savait à ce gamin étrange, à défaut d’avoir pu trouver un gnome digne de ce nom qui veuille reprendre le flambeau. »
Cette phrase est un peu longue je trouve !

« S’il ajoutait à ça qu’il était toujours coincé sous terre, avec deux bestioles blessées et un gosse terrifié … autant dire qu’il aurait donné beaucoup pour avoir plusieurs litres de thé Vahé dans lequel se noyer. »
Alors la structure de cette phrase m’a un peu perturbée, elle gagnerait à être reprise je pense !

« dont les yeux captivés le fixaiENt sans flancher »

Voilà voilà ! À bientôt :D
AnatoleJ
Posté le 23/01/2021
Re-coucou :D

« Je nuancerai juste mes propos parce qu’il y a des passages où ça faisait vraiment gros blocs de dialogues et je me suis un peu perdue dans toutes ces informations… »
Tu as tout à fait raison sur ce point, et même si dans un coin de ma tête je savais que ce chapitre était un gros morceau, en lisant ton commentaire, je me suis immédiatement demandé : « Deux secondes, pourquoi j’ai pas écrit ça avec des illusions narratives pour rendre ça plus léger et fun ? ? » Bref, merci d’avoir indirectement débloqué un truc qui me titillait depuis un moment x)

Merci pour les autres remarques toujours très pertinentes, c’est noté ^^

A bientôt :D
Vous lisez