Chapitre 11. Mille soleils

Par dcelian
Notes de l’auteur : Bonsoir, et bonne lecture !

Au loin, le soleil décline déjà. Une journée est bientôt passée, il n'a toujours pas l'ombre d'une piste, pas la moindre idée en tête.
Il marche, pourtant. Il avance droit devant, il fait le vide, il progresse rapidement. Il n'est jamais descendu aussi bas, autant au Sud. Il n'est jamais venu ici, il n'a jamais foulé cette herbe étrange. Il ne sait plus ni où il est ni où il va.
Il y va, simplement. Ses pas le guident sans qu'il sache pourquoi, sans qu'il sache par quel miracle.

Autour de lui, la forêt mute lentement sous la douce lumière du soleil déclinant. Les sapins se font plus rares, les arbres prennent de nouvelles formes qu'il ne connaît pas. L'air est différent, aussi. Le froid ne mord plus, il caresse doucement sa peau. Il sent que la température s'adoucit, qu'elle se fait plus supportable à mesure que le paysage se modifie légèrement.
Il ne ralentit pas pour autant.
Il ne s'attarde pas sur les détails comme il aime tant le faire, il n'a pas le temps pour ça, il n'a le temps de rien. Il n'est même pas certain d'avoir le temps de comprendre.

La première journée s'est écoulée à marcher sans direction précise, il suit le Sud, simplement, seul dans les bois, à écourter les rares pauses au maximum, à exploiter son temps au mieux. Plus qu'une. Plus qu'une journée et c'est terminé. Plus qu'une journée et ses chances déjà maigres d'obtenir ce qu'il veut lui échappent définitivement.

"Le Porc Rouge scintille sous la pleine lune"
C'est peu. Et c'est tout. Il va falloir s'en contenter. Il a eu beau y réfléchir des heures durant, il ne comprend toujours pas le sens du message.
Pourtant, mystérieusement, il sent cette force inconnue qui le pousse à avancer, à avancer toujours plus, il sent cette force inconnue qui se fait le moteur de son corps.
Ce soir, alors que le soleil descend à l'horizon et que la luminosité faiblit, il tente de décortiquer les mots, de les séparer les uns des autres, il tente ce qu'il n'a pas encore tenté, plus pour occuper son esprit qu'autre chose.
Et ces arbres qui n'en finissent pas de défiler...

"La pleine lune", déjà. Il lève les yeux vers les étoiles qui ne vont pas tarder à se dessiner, tout là-haut, sur la toile sombre. La journée était belle, le ciel sera dégagé, ce soir, comme pour l'aider à contempler son échec, à contempler l'immensité des possibilités qui s'offrent à lui et son absence totale de piste.
La nuit prochaine, il devra avoir résolu ce mystère qui est encore complètement opaque.

Il soupire.

Et le "Porc Rouge" ? Les majuscules ont tout de suite attiré son attention. Est-ce un lieu ? Un surnom ? Il a beau le retourner dans tous les sens, ça ne lui évoque rien, toujours rien, définitivement rien. Mais il avance encore.
Il fixe l'horizon.

Et soudain voilà.
Le bout de la forêt, le bout de Brimm, le bout de son monde. Après ça, il ne sait pas ce qui l'attend. Il n'a vu que des cartes, il ne s'y est jamais vraiment intéressé.
Ça paraissait si loin. C'est si proche, à présent. Il a l'impression de pouvoir le toucher du doigt, cet horizon inconnu.
Il court, maintenant.
Encore cinquante mètres, peut-être moins. Le vent froid court à contre-sens, comme pour freiner sa course, mais il est inarrêtable.
Dix mètres.
Cinq.
Deux pas.

Et puis, il émerge enfin, il s'extirpe des bois.
Elles sont là, face à lui, plus réelles que jamais.

Les Plaines centrales.

Le spectacle qui s'étend en contrebas, aucune carte ne l'y avait préparé.
Il s'adosse au dernier arbre de Brimm, il s'assoit, il se pose dans l'herbe encore verte, douce et fraîche. Il regarde. Devant lui, il y a cette toile aux reflets éternels, dorés sous le soleil de plomb : des champs cultivés à perte de vue, parsemés de fermes en pierre. Soa reste là, perdu dans une contemplation irréelle, perdu dans une autre boucle du temps, un endroit où il se rend parfois pour garder en mémoire. Il note le moindre détail, il retranscrit chaque touche, chaque ton, chaque note avec une minutie incomparable, et quand tout y est, il fige l'image dans ses souvenirs, il la fige éternellement pour revenir la visiter une autre fois, quand les temps seront plus troubles et qu'il manquera de soleil.

Alors qu'il est assis là, rien n'a plus d'importance, qui il est, qui il veut être, toutes ses questions ne peuvent pas subsister ici, il les sent qui fuient déjà, et son esprit se vide peu à peu. Il n'y a plus que les couleurs, infinies, vives, douces, il n'y a plus que les couleurs comme autant d'arc-en-ciel qui s'étendraient vers d'autres horizons. Il s'en imprègne, il s'imprègne de ces teintes nouvelles et des émotions qu'elles transportent, de la chaleur qui envahit son être.
Il songe que, depuis son perchoir, cet endroit semble bien petit, il pourrait presque le loger dans le creux de ses mains. Il secoue la tête. Ce n'est qu'une illusion, et il aura tôt fait de se rendre compte dans quelle mesure les écrits sont fondés. Ils expliquent qu'en ce point précis du Comté, le soleil est aussi nutritif que les sols sont fertiles, et les plants se développent en conséquence. Les fleurs s'étendent tant qu'on croirait des arbres, et les légumes qu'on y cultive dépasseraient sa propre taille tant les conditions climatiques leur sont favorables. D'aussi loin, il a du mal à l'imaginer. Peut-être les livres exagèrent-ils ?
Il se demande ce qu'aurait été sa vie s'il avait grandi ici, s'il avait grandi ailleurs, s'il avait grandi loin de la forêt froide et monotone, au milieu des mille lueurs qui inondent les champs, au milieu des mille soleils.
Et la nuit qui tombe paraît soudain un peu moins terne.

Il ignore combien de temps il reste là, à observer le paysage, à vider son esprit, à se calmer réellement, mais quand il sort enfin de sa transe, la nuit est tombée pour de bon. Les températures ont nettement chuté et les environs se sont assombris. Là-haut, pourtant, le ciel est bien dégagé, et une pâle lueur enveloppe tendrement les plantations, teintées d'un bleu nuit par le crépuscule naissant.
Il décide alors de s'arracher à sa contemplation pour se remettre debout. Il ne sait toujours pas où il se rend, mais son cœur est un peu plus léger, maintenant. Sa détermination est la même, mais sa foi est plus grande.
Il va y arriver, ce n'est qu'une question de temps.
Or, il n'en a que trop peu, alors il faut repartir.

Il dévale la pente qui sépare la forêt de Brimm des Plaines centrales et entame leur longue traversée.
Soa se rappelle avoir lu qu'elles appartiennent dans leur totalité à la ville de Rune. Etrangement, c'est dans sa direction que ses pas le mènent. C'est la seule cité du Sud. On la décrit comme immense.
Pryven, Grimard, Lundwal... elles ont beau faire partie des Quatre Cités principales du Comté, elles sont incomparables à Rune. Elle est la plus riche, la plus peuplée, la plus avancée et la plus puissante de toutes. Et de loin, avec ça.
C'est à peu de choses près tout ce que les livres de géographie enseignent à son sujet. Le reste, il semble qu'il devra le découvrir par lui-même.

La première chose que Soa constate en atteignant les champs, c'est que les livres mentaient effectivement à leur sujet, mais pas comme il l'aurait cru : la réalité est bien plus impressionnante encore que leurs ridicules illustrations. Une fois encore, il voudrait se planter dans le sol et garder ces images en mémoire pour toujours. Mais il n'a plus le temps. Alors il franhit habilement la clôture boisée qui les garde du monde et s'élance entre les plants, entre lesquels serpentent de petits chemins de terre manifestement fréquentés, au vu des traces de pas qu'il remarque dans la lumière bleutée du ciel nocturne.
Il tente d'avancer rapidement. Du bout des doigts, il caresse les plantes titanesques qui poussent et qui se prélassent sous la lune. Elles semblent éternelles. Lui, en revanche, il faiblit rapidement. Il n'a pas dormi depuis trop longtemps, ses membres sont engourdis par la longue marche d'aujourd'hui, et il commence à avoir froid. Tout autour de lui, les lumières sont plus ternes désormais, enveloppées dans un drap de nuit qui leur prête des airs oniriques. Quand il y réfléchit trop, il se dit que tout ça pourrait bien être un rêve, après tout. Cet endroit est irréel.
Il est alors pris d'une violente migraine qui confirme ce qu'il ne voulait pas voir arriver : il va devoir s'arrêter. Reprendre des forces. Penser à demain. Parce que demain c'est la pleine lune. Parce que demain, c'est déjà l'échéance.

Soa balaie les environs du regard. A sa droite, d'immenses pousses de maïs pourraient lui procurer la tranquilité suffisante aux quelques heures de sommeil dont il a grandement besoin. Discrètement, il se fraye un chemin au milieu de tiges gigantesques sans parvenir à se défaire de l'étrange impression qui ne le quitte pas, comme si tout ceci n'était que le fruit de son imagination. Il avance, pourtant, quelques secondes pas plus, il lance un bref regard en arrière et il s'écroule de fatigue.
Il plonge ses yeux dans le ciel nocturne, filtré par les énormes feuilles qui pendent mollement au-dessus de lui. Lentement, ses paupières se ferment, son esprit ralentit, ses pensées s'égarent et se font moins précises.

Il s'endort sous la lune.

***

La marche a été longue, mais la silhouette rassurante des grandes collines se dessine enfin au loin. La traversée de la forêt a pris deux bonnes journées, c'était plus qu'elle ne l'aurait cru.
Peut-être est-elle plus faible qu'à l'aller. Sûrement, même.

Gaëlle s'arrête un instant.
Elle repense à son voyage jusqu'à Grimard, au gobelin qu'elle traquait alors. Tout ça lui paraît si loin, déjà... Elle peine à croire qu'il s'est passé moins d'une semaine depuis.
Elle était partie pleine de certitudes et de volonté. Ce soir, alors que le soleil décline et qu'elle arrive à l'orée de sa ville, elle ne sait plus très bien où elle en est.

Elle grimace alors et porte une main à la blessure infligée par le gobelin. Elle n'a plus d'énergie en elle, plus aucune énergie, elle ne se déplace que par la volonté, s'adossant tantôt aux arbres pour reprendre son souffle, puis repartant aussitôt.
Elle se rapproche, elle le sait, elle l'entend.
Elle entend que le chant des oiseaux de la forêt s'éloigne peu à peu, parce qu'elle arrive à la limite de leur territoire, parce qu'ils ne s'aventurent pas jusque chez elle. Et puis, elle entend cette rumeur, au loin. Une rumeur familière, apaisante, puissante.
Oui, décidément, elle est proche du but.

Après plusieurs interminables minutes, elle atteint enfin la lisière du bois de Brimm, côté Est, elle sort de la forêt pour atteindre ses collines, pour retrouver son chez-elle qui lui a décidément bien manqué.
Elle respire difficilement, mais elle respire encore. Allez. On y est presque.
Un long chemin de pierre scinde le paysage en deux, menant directement au cœur de Lundwal, au cœur de sa petite ville.
Encore un dernier effort.
Mais chaque pas se fait de plus en plus lourd, chaque pas devient une lutte contre tout ce qui l'accable. De la fatigue physique à l'épuisement moral, Gaëlle est au bout de tout, au bout de ses forces, au bout de ce qu'elle peut supporter.
Elle continue, pourtant.
Ses paupières se ferment contre sa volonté, ses jambes ne la supportent qu'à grand peine, elle n'est plus si sûre d'y arriver ce soir.

Pourtant, alors qu'elle se sent prête à abandonner, qu'elle se sent prête à s'effondrer là, au sol, maintenant, à arrêter d'insister, à se laisser aller à la facilité et à la douce étreinte du sommeil, elle perçoit à nouveau la rumeur de tout à l'heure. Elle l'avait presque oubliée.
Le vent frais qui se lève alors achève de lui arracher un sourire.
C'est un sourire sincère, un sourire comme ça ne lui était plus arrivé depuis quelques jours maintenant. C'est un sourire qui dit que ce n'est pas juste ça, que c'est bien plus qu'une simple brise, bien plus qu'un simple bruit.
L'air qui balaie les collines est chargé d'une odeur toute particulière, une odeur qui fait naître en elle un apaisement instantané. Elle sourit parce que ça sent la mer, ça sent le sable, ça sent sa petite ville.
Au loin, elle entend le remous de l'eau, elle entend les vagues qui viennent se déverser sur la plage, elle entend les premières mouettes qui s'égosillent, comme pour lui souhaiter la bienvenue, comme pour saluer son retour tant attendu.

Alors que la nuit enveloppe tout, Gaëlle sourit sans plus pouvoir s'arrêter.
Elle est à la maison.

***

Ses yeux sont toujours clos.
Le sommeil s'évapore lentement alors que la pâle lumière du matin se pose délicatement sur ses paupières, mais son esprit est encore un peu flou, encore un peu endormi.
C'est peut-être pour ça qu'il ne comprend pas tout de suite quand une voix masculine résonne dans son crâne. Elle lui semble venir de loin, mais il entend nettement les mots. Ils sont accompagnés d'un accent qui rend difficile leur compréhension tant il est prononcé.

"Bin qu'est c'est qu'ço ? Dis, Marise, vient j'ter les zieux là-d'su.
— Roh, qu'est-ce t'as Jeanot ? 'faut s'grouiller ! Y a pas l'temps pour tes âneries !
— Nan c'po des âneries, viens lo que j'te dis !"

Soa se réveille peu à peu, glacé, il peine à prendre conscience de la situation. Il risque l'ouverture d'un œil, discrètement, pour aider son cerveau à se réactiver plus rapidement, pour se souvenir.
Il est allongé à même le sol, et il est présentement nez à nez avec de grosses bottes boueuses.

Et puis ça lui revient.
Les Plaines centrales, les mille couleurs, le début de la traversée, l'épuisement total, la nuit dans le champ de maïs.
Il croyait s'être suffisamment éloigné pour ne croiser personne, il n'avait même pas songé que quelqu'un s'occupait des plants. C'était pourtant évident. Il s'étonne de sa propre stupidité, sans doute liée à la trop longue marche et à la fatigue qui s'en est suivi.

Une seconde paire de bottes apparaît dans son champ de vision, légèrement plus petites.

"Mazette.
— Ah ! j'tavais bin dit !
— C'est-y vivant au moins ?
— J'sais po ça moi. Faut voir.
— Et après ?
— Après j'sais po ça non plu.
— Roh t'sais rien Jeanot c'comme toujours.
— Bin et toi t'sais mieux ?
— Nan.
— Bin alors ?
— Bin j'sais po."

Du bout du pied, ledit Jeanot tapote l'épaule de Soa, toujours à terre. Il ne sait pas quoi faire. Ils n'ont visiblement pas de mauvaises intentions à ce qu'il a compris, mais il n'a justement pas tout compris.
Et puis il se souvient du message codé, il se souvient que ce soir c'est la pleine lune. Et une idée naît peu à peu dans son esprit. Ces gens-là travaillent ici, ils doivent donc connaître les lieux comme leur poche. En réalité, ces simples paysans pourraient être la présence salutaire dont il avait besoin.
Alors c'est décidé.
Il inspire un grand coup.

Il ouvre les yeux.

***

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Raratralala
Posté le 08/04/2022
Salutations !

J'ai vu que tu as repris l'écriture après une phase à détailler ton scénario, alors tout d'abord : BRAVO ! \o/
J'espère que d'avoir travaillé ta ligne directrice en profondeur va te donner de l'élan pour la rédaction, on dirait bien que c'est le cas !
Bon l'inconvénient c'est que j'ai de plus en plus de chapitres de retard... Allez, je m'y mets :

"il la fige éternellement pour revenir la visiter une autre fois, quand les temps seront plus troubles et qu'il manquera de soleil." Oh comme c'est joli
"Il songe que, depuis son perchoir, cet endroit semble bien petit, il pourrait presque le loger dans le creux de ses mains." Oh, ça aussi
"Et la nuit qui tombe paraît soudain un peu moins terne." Et ça aussi c'est très beau !

J'aime bien l'idée des légumes géants, ça apporte une touche différente au livre, une touche fantastique. Peut-être mon idée paraît bizarre vu qu'il y a de la magie et des créatures des Ombres... Mais le fait de modifier également des choses dans le domaine du quotidien pour moi renforce la singularité de ton univers, j'espère que tu verras ce que je veux dire. 😋

"Plaines centrales.
Il décide alors de s'arracher à sa contemplation pour se remettre debout. [...] Il dévale la pente qui sépare la forêt de Brimm des Plaines centrales" Le nom apparaît deux fois de manière trop rapprochée il me semble. C'est vraiment un détail.

Une question topographique : vu que Soa semble se trouver en hauteur et avoir une bonne vue sur toute la vallée, ne devrait il pas ne serait ce qu'appercevoir la ville de Rune au loin en bas? Comme tu la décris comme immense, je me demandais.

Aussi, la seule couleur qui est effectivement écrite noir sur blanc dans la description du paysage ce sont les reflets dorés, au tout début. Du coup bêtement j'ai visualisé des champs de blés avec des fermes de pierre au milieu. J'ai mis un moment à comprendre que pas du tout, en fait ce doit être hyper verdoyant et remplis de légumes multicolores. Peut-être simplement que je lis trop vite, mais un ajou de quelques touches de couleurs (d)écrites me guiderait je pense (j'aime beaucoup les descrocs de paysage alors... ^^)

Finalement il semblerait que je ne vais pas revoir Gregor ! Ha! Du coup je confirme que j'aimerais vraiment une scène avec lui quelque part dans le début du livre !

"La nuit prochaine, il devra avoir résolu ce mystère qui est encore complètement opaque."
Alors cette idée revient plusieurs fois et je ne la comprend pas. Est ce que j'ai loupé le moment où Ash précisait qu'il n'avait que jusqu'à la pleine Lune pour résoudre l'énigme ?
dcelian
Posté le 09/04/2022
OUPS j'ai commencé à répondre dans le désordre à tes commentaires bhahaha
On dirait que travailler mon scénario m'a pas aidé à gérer les lecteurs attentionnés pour autant... BREF, COUCOU et merci d'être là !! T'en fais pas pour les chapitres de retard, tu l'auras compris : mon rythme de publication est tout ce qu'il y a de plus lent ^^'
Merci pour ta note d'encouragement en tout cas, ça me fait super plaisir. J'espère que je vais pouvoir accélérer un peu grâce à tout ça. Je vous abandonne pas, c'est promis c:

Moh merci pour tous tes relevés de jolies choses, ça me fait mégaplaisir t'es trop sympa *-*

Je vois carrément ce que tu veux dire pour l'aspect fantastique ! C'est vrai que pour le moment les seuls éléments qui appartiennent au fantastique concernent les individus, qu'ils soient humains ou non, donc ouais je comprends que maintenant que ça touche aux décors aussi ça prenne une dimension différente :D
Tant mieux si tu trouves ça chouette !!

Merci pour la répétition, j'ai l'impression d'avoir laissé passer tellement de choses comme ça.... Vous m'aidez beaucoup en le faisant remarquer <3

Pour ça : "Une question topographique : vu que Soa semble se trouver en hauteur et avoir une bonne vue sur toute la vallée, ne devrait il pas ne serait ce qu'appercevoir la ville de Rune au loin en bas? Comme tu la décris comme immense, je me demandais."
>> HA ! Je dois dire que WOW tu me prends totalement au dépourvu là-dessus, j'y avais absolument pas pensé. Dans ma tête : non, il ne doit pas pouvoir apercevoir Rune de là où il est, mais ta remarque est carrément pertinente. J'ai peut-être un peu abusé sur la hauteur qu'il prend, j'essaierai de remédier à ça avec la réécriture ! Merci de me le signaler

Pour les couleurs, oui je vois ce que tu veux dire ! C'est vrai que quand je parlais des "mille couleurs" ou des "mille soleils" justement j'imaginais tout un dégradé de teintes différentes, mais c'est peut-être pas super clair à la lecture. Pareil, je prends note, et j'essaierai d'améliorer ça à l'avenir !

Ce que tu dis sur Grégor aussi est intéressant. C'est vrai que c'est un personnage assez délaissé au début de l'histoire, donc je comprends ce ressenti. Ton idée d'un chapitre supplémentaire au début me plaisait bien de toute façon, donc je la conserve aussi ! Je t'en dis pas beaucoup plus sur Grégor, mais il aura son heure c:
J'espère qu'elle te plaira !

Pour la pleine lune : c'est tout simplement lié au bout de papier récupéré par Soa. Le mot écrit dessus indiquait "Le Porc Rouge scintille sous la pleine lune" (si je dis pas de bêtise), donc c'est pour ça qu'il est un peu pressé, voilivoilou ;)

Merci beaucoup pour ton commentaire punaise, ça me donne plein de pistes à explorer pour la suite c'est vraiment vraiment cool de ta part <3
Je vais répondre à la suite du coup !!
AnatoleJ
Posté le 26/07/2021
Avec sa lenteur légendaire le voici, le voilà, le lecteur escargot, celui qui est toujours là mais qui PREND TROUZE MILLE ANS PUTAING

J’aime bien ce chapitre, c’était tout calme, ça nous remets les personnages en place avant que ça explose (je suppose, mais si ça se trouve on va partir en road-trip pépère, qui sait ? Non en vrai j’y crois pas, ça va péter c’t’affaire)

Gaëlle se fait tellement mal regarder à l’extérieur que je ne m’attendais pas à ce que sa maison soit si mignonne, mais ça lui va extrêmement bien ce petit village où tout le monde l’aime bien !

Et sinon côté Soa j’étais comme ça en face de nos deux agriculteurs préférés :
Deux lignes après qu’ils soient arrivés : Si quelque chose arrive à Jeanot et Marise ! ! ! LA GUERRE ! ! !
Au moment de leur départ : non mais y’a vraiment pas intérêt à ce qu’il arrive quelque chose à Marise et Jeanot, hein, sinon je pleure okay ? ?
Autant dire que je les ai beaucoup aimés ces deux là, ils sont adorables, on veut plus de gens comme ça dans la vraie vie aussi T_T

Je n’ai pas beaucoup de remarques qui fâchent (c’est juste des petits mots qui me paraissaient trancher avec l’ambiance initiale) donc mes notes vont rester par ordre chronologique, comme ça je me perds pas :

« Ça paraissait si loin. C'est si proche, à présent. Il a l'impression de pouvoir le toucher du doigt, cet horizon inconnu. »
J’aime beaucoup ces petites phrases, ça m’a rappelé ce petit moment trop mim’s du seigneur des anneaux où Sam dépasse le point le plus loin où il est jamais allé, j’y pense souvent quand je marche aussi héhé. Soa a plutôt l’air d’aborder ça avec une forme d’enthousiasme, mais je n’en attendais pas moins de lui !

« En les regardant de loin, comme ça, en les observant depuis son perchoir, on croirait presque que ces plantations sont assez banales. »
« banales » tranche un peu avec l’étonnement et la beauté décrite juste avant, je trouve ! je n’ai pas d’équivalent à te proposer, peut-être une périphrase du style « que ces plantations auraient pu pousser à proximité de son village/auraient pu pousser n’importe où » ?

« Il va y arriver, ce n'est qu'une question de temps. »
J’aime bien le fait qu’il reprenne espoir non pas parce qu’il a trouvé une réponse à l’énigme du Porc Rouge, mais parce qu’il a pris un peu le temps d’être lui-même et d’utiliser ses petits yeux pour regarder le décor, plutôt que de s’interdire d’exister dans la panique comme il le fait au début du chapitre

« La végétation est immense, certaines fleurs font jusqu'à la taille des sapins de Brimm. Il ne devrait pas avoir trop de mal à se dissimuler pour prendre un peu de repos. »
S’il ne se glisse pas dans un bouton de fleur pour y roupiller telle une abeille, je fais grève (et donc, ce sera la grève, mais il faut encore que je me réunisse avec le syndicat des siestes pour déterminer la nature de notre protestation, tu as le temps de fuir)

« Bin qu'est c'est qu'ço ? »
J’étais mort à chaque ligne de dialogue, mais la première est quand même particulièrement magique xD

« Elle aime le bruit du parquet qui craque sous ses pas, elle aime le vent marin qui caresse sa peau et le soleil qui la réchauffe, qui éloigne ses soucis pour un temps. »
Ah, ça m’avait manqué la Gaëlle détendue qui entend tous les détails <3

« Elle les examine rapidement au passage : elles sont en excellent état, il faudra remercier Michelle. »
Merci Michelle ! ! (ça me fait extrêmement rire parce que l’une des mes plantes, une bonne grosse Monstera, s’appelle Michal et je l’accuse de tous les maux la pauvre xD Il faut croire que les Michel/le sont liés aux plantes)

« Elle se plante devant, un air de défi dans le regard, un air qui dit, alors vieille branche, tu t'attendais pas à me revoir de sitôt pas vrai ? pourtant me voilà. »
Il est vraiment super mignon ce passage, et j’aime beaucoup cette phrase T_T

« C'te clé-là, ça t'permet d'ouvrir la clôture comme j'viens d'le faire. Quelq'chose me dit qu't'en f'ras bon usage. »
Il y a une grosse vibe objet de quête extrêmement important, c’est intentionnel ? x)

« Cette image de deux personnes un peu usées par la vie dont les silhouettes légèrement penchées vers l'avant se découpent très nettement sur le fond coloré et lumineux des champs qu'ils cultivent. »
« usées » ne me paraît pas retranscrire tout à fait une image aussi belle et positive que ces deux là le sont, peut-être quelque chose comme polies/nourries ? Ou peut-être un jeu de mot avec des plantes ?

Sinon j’ai lu dans les commentaires la source du titre, giga <3 sur ton papy, je suis content que tu aies pu apprendre de jolies choses sur lui même s’il n’est plus là pour les raconter directement !

J’ai aussi lu que tu avais peur de faire monter ton égo, je suis donc là pour te dire de faire péter l’égomètre sans aucun scrupule, ordre du médecin, non mais ho

Bon j’ai seulement 3 neurones qui se regardent de loin en ce moment, alors je ne peux pas te promettre de lire la suite bientôt, mais dès que je le peux je continue ! A plus :D
dcelian
Posté le 30/07/2021
Hahaha mais t'es le bienvenu ici même après tant de temps (et je dois avouer ne pas être meilleur, donc je te comprends très bien, t'inquiète).
D'autant que tes visites me permettent de me pencher à nouveau sur mes plus vieux chapitres, et vu certaines de choses que tu relèves, c'est clairement pas plus mal comme ça x)
Bon ben déjà je suis content que tu aies apprécié la vibe un peu plus tranquille de ce chapitre, moi aussi je le trouve assez chouette ! Après, est-ce qu'il présage une explosion à venir...? ça tu le découvriras bien assez tôt :)
Content aussi que tu trouves la maison (et plus généralement le village) de Gaëlle chouette, c'est un endroit que j'imagine aussi très lumineux et doux donc c'est super s'il t'évoque du positif à toi aussi !

"Et sinon côté Soa j’étais comme ça en face de nos deux agriculteurs préférés :
Deux lignes après qu’ils soient arrivés : Si quelque chose arrive à Jeanot et Marise ! ! ! LA GUERRE ! ! !
Au moment de leur départ : non mais y’a vraiment pas intérêt à ce qu’il arrive quelque chose à Marise et Jeanot, hein, sinon je pleure okay ? ?
Autant dire que je les ai beaucoup aimés ces deux là, ils sont adorables, on veut plus de gens comme ça dans la vraie vie aussi T_T"
Franchement j'ai eu tellement de retours adorables sur mes petits paysans alors qu'au départ ils n'étaient même pas prévus dans le scénario, tu peux pas savoir comme ça me touche.
Je t'avoue qu'au moment où je rédigeais ce passage, Soa devait juste être seul et probablement réfléchir et se poser trop de questions (des domaines où il excelle indéniablement), mais quand il est enfin arrivé là Jeanot et Marise me sont apparus comme la plus évidente des évidences... si j'ose dire. Merci de les avoir autant aimés ! (et bien sûr je ne te dis pas un mot de leur avenir, si tant est qu'ils en ont un muhahaha)

Je vais pas relever toutes les petites choses sur lesquelles tu m'as complimenté (les chevilles, malgré tout), mais merci comme ça : <3
Tu le sais j'imagine, mais c'est toujours tellement agréable de savoir que telle ou telle phrase a pu résonner en un lecteur, et c'est encore plus chouette si tu me le fais savoir !!

"S’il ne se glisse pas dans un bouton de fleur pour y roupiller telle une abeille, je fais grève (et donc, ce sera la grève, mais il faut encore que je me réunisse avec le syndicat des siestes pour déterminer la nature de notre protestation, tu as le temps de fuir)"
;-;
*prends ses cliques et ses claques*

"Merci Michelle ! ! (ça me fait extrêmement rire parce que l’une des mes plantes, une bonne grosse Monstera, s’appelle Michal et je l’accuse de tous les maux la pauvre xD Il faut croire que les Michel/le sont liés aux plantes)"
hahaha pauvre Michal, faut pas être trop dur tu sais. Elle a surtout besoin d'amour ! Enfin... je crois :)

"« C'te clé-là, ça t'permet d'ouvrir la clôture comme j'viens d'le faire. Quelq'chose me dit qu't'en f'ras bon usage. »
Il y a une grosse vibe objet de quête extrêmement important, c’est intentionnel ? x)"
Hahaha c'est marrant que tu relèves ça parce que justement je l'ai rajouté après-coup ! Je ne confirme pas ta théorie, mais disons que cette clé pourrait effectivement trouver un usage dans un futur plus ou moins proche...

"Sinon j’ai lu dans les commentaires la source du titre, giga <3 sur ton papy, je suis content que tu aies pu apprendre de jolies choses sur lui même s’il n’est plus là pour les raconter directement !"
Vous êtes des gens adorables (je dis vous parce que tout le monde m'a dit des choses mignonnes à ce sujet) <3

Pour tes suggestions : elles sont carrément pertinentes et je m'en vais de suite chercher des solutions, merci de les avoir soulignées !!
Prends ton temps pour la suite (dois-je te rappeler mon allure du côté de Muse ?)
A très vite :D
Salut Les Confi
Posté le 25/04/2021
Alors de ce que je peux en tirer, ce chapitre est plus calme. Gaëlle revient tranquillement à sa petite demeure et, bon pour Soa, on reste toujours centrer sur cette énigme des 《Porcs Rouges》mais je veux dire qu'il se passe moins de choses intéressantes. Il marche et puis c'est tout.

A part la rencontre avec le couple, qui est vraiment très mignonne. Je ne m'attendais pas à ça, je ne m'attendais pas à EUX. Je pensais que ça allait être juste un groupe de jeune qui joue au ballon et qui lui dit de partir. Mais que ça aille jusque là, avec une info en plus ! Comme quoi, il ne faut pas refuser de l'aide. En plus, je pense que ça peut vraiment aider Soa à sortir de sa bulle et, à s'ouvrir un peu plus aux autres.

En fait, malgré son âge et son expérience, car oui je pense qu'il a dans la vingtaine disons, car j'ai remarqué que tu disais tout le temps《jeune homme, jeune femme》et bien j'ai l'impression que Soa est encore un petit garçon dans sa tête. Qui vient de naître et qui n'ose pas sortir un son de sa bouche. Que tu ne peux comprendre qu'en le regardant. Mais je trouve qu'il à beaucoup évolué depuis le premier chapitre, maintenant il ose au moins dire merci aux gens, c'est un bon début 😂

En tout cas la compassion de ces personnes âgées est admirable et, c'est une bonne leçon que nous montre là, et rien que pour ça merci !

J'ai aussi lu ta réponse au commentaire de dodoreve, et si j'ai bien compris, le choix de ce titre est donc fait exprès. Ton histoire avec ton grand-père m'a beaucoup touché, et je trouve touchant de lui rendre hommage. Dans tous les cas, tous tes titres sont très biens recherchés, et je peine à trouver pourquoi tu l'as intituler de la sorte, mais souvent tu répètes plusieurs fois le titre dans le chapitre.
dcelian
Posté le 27/04/2021
Effectivement, ce chapitre est beaucoup plus paisible et calme. J'aime beaucoup ces temps un peu plus doux, je sais pas ce que t'en penses ? Je trouve qu'ils sont très appréciables, et aussi, ils permettent de donner encore plus de saveur à l'action quand on la retrouve ! C'est comme de petites pauses de paix et de sérénité, et crois-moi, on risque d'en avoir besoin pour se préparer à l'après x)
Ce que tu dis de Soa me fait très plaisir ! C'est vrai qu'il est d'une timidité presque maladive, et qu'il est très replié sur lui-même. Mais comme tu le dis, j'essaie de le faire évoluer (d'ailleurs, d'une façon générale, j'essaie de faire évoluer tous mes personnages) au cours du récit, et c'est génial si tu t'en rends compte ! Bon après, j'avoue, c'est un PETIT progrès, mais comme on dit en anglais : baby steps !
Et comme tu l'as constaté, oui : le titre de ce chapitre me tient tout particulièrement à cœur.
Merci une fois de plus pour tous ces compliments et pour ta lecture attentive <3
Salut Les Confi
Posté le 11/05/2021
De rien, je ne peux que en faire, car je ne vois aucuns inconvénients dans ce magnifique roman. Oui c'est ça : 《step vu step!》Et oui je confirme, après les révélations et les ascenseurs émotionnels un peu de douceur et d'apaisement.
Salut Les Confi
Posté le 11/05/2021
De rien, je ne peux que en faire, car je ne vois aucuns inconvénients dans ce magnifique roman. Oui c'est ça : 《step vu step!》Et oui je confirme, après les révélations et les ascenseurs émotionnels un peu de douceur et d'apaisement.
dodoreve
Posté le 02/03/2021
Je vais commencer à commenter le chapitre avant même de l'avoir lu : j'aime énormément son titre. Je sais que c'est quelque chose que tu avais déjà apprécié pour l'un des miens, mais là vraiment, quand j'ai vu le titre, je me suis dit : ah.

"La première journée s'est écoulée à marcher sans direction" J'ai un peu tiqué : comment ça sans direction ? Il est parti cueillir des pâquerettes ? Non, plus sérieusement : il ne suit que son instinct ? pas un point cardinal ?

Oh la la, quand il sort de la forêt... "Et la nuit qui tombe paraît soudain un peu moins terne." J'aime tellement. <3

"Elle est également la plus riche, la plus peuplée, la plus avancée et la plus puissante des quatre villes principales du Comté." Grimard fait-elle partie de ces quatre villes ? Peut-être que nous resituer par rapport à elle pourrait nous aider à mieux nous représenter cet espace.

"Du bout des doigts, il caresse parfois les plantes qui poussent et qui se prélassent sous la lune. Elles semblent éternelles. Lui, en revanche, il faiblit peu à peu." C'est fou comme tu arrives à nous renvoyer à des sentiments et des sensations très précises. Ah !

"La végétation est immense, certaines fleurs font jusqu'à la taille des sapins de Brimm." WOAW. Je ne m'attendais pas à ce type de végétation, ça me projette dans un univers visuel assez différent de ce que je m'imagine depuis le début !

"Dis, Marise, vient j'ter les zieux là-d'su" viens* et il manque le point final !

AHAHAH Le dialogue entre Jeanot et Marise <3 J'ai commencé à citer mais bon, c'est tout le dialogue que j'aime. "Mazette.", "Roh t'sais rien Jeanot c'comme toujours.", et puis la fin "Bin alors ? / Bin j'sais po" (même si tu nous manges encore le point final), j'ai tellement ri !

"Il ouvre les yeux." / "Elle garde les yeux fermés un instant." Là il n'y a aucun pavé à écrire pour mon analyse, le parallèle est clair et net. Smooth.

"on s'rait d'jà riches comme Crésus" Ce genre d'expressions m'interroge : Crésus existe-t-il dans ce monde là ? Peut-être que tu ne veux pas forcément te poser de question là-dessus, mais j'attire ton attention sur ça au cas où !

"Et c'te saison froide lo, j'la sens pas trop" Manque le point ! C'est une remarque qui m'intrigue, parce qu'elle nous projette dans quelque chose qui dépasse Soa. Quelque chose de lié à lui malgré tout ? C'est une petite remarque, mas qui suffit à nous questionner là-dessus.

Il me fait peur ce sentier serpent, mais j'ai trop hâte de voir ce que ça donne la forêt de Rune ! Que va-t-il s'y passer ?!
dcelian
Posté le 03/03/2021
Alors là mais giga <3 sur toi, parce que ce titre me tient beaucoup à cœur. Je te la fais courte, promis : mon grand-père était chercheur en astrophysique (ça rigole pas), et il est mort dans un accident de voiture pendant un voyage en Argentine. Dans sa voiture y avait aussi un journaliste, qui lui a survécu, et il a écrit un livre pour raconter leur voyage (un livre magnifique, qui m'a évidemment fait beaucoup pleurer). Je te laisse en deviner le titre... (oui, il s'appelle Mille soleils ;))

Tes remarques me font me rendre compte que j'oublie énormément de points dans les dialogues, c'est terrible x) Je vais corriger tout ça !

""La première journée s'est écoulée à marcher sans direction" J'ai un peu tiqué : comment ça sans direction ? Il est parti cueillir des pâquerettes ? Non, plus sérieusement : il ne suit que son instinct ? pas un point cardinal ?"
Effectivement t'as raison, c'est pas très clair. Il va au Sud, je vais préciser ça !

""Elle est également la plus riche, la plus peuplée, la plus avancée et la plus puissante des quatre villes principales du Comté." Grimard fait-elle partie de ces quatre villes ? Peut-être que nous resituer par rapport à elle pourrait nous aider à mieux nous représenter cet espace."
Encore une fois, t'as carrément raison, je vais ajouter une petite phrase pour préciser ! Mais oui, Grimard en fait partie. En réalité, maintenant, vous connaissez déjà ces quatre villes : il y a Pryven (la ville de Soa), Lundwal (celle de Gaëlle), Grimard et Rune !

""La végétation est immense, certaines fleurs font jusqu'à la taille des sapins de Brimm." WOAW. Je ne m'attendais pas à ce type de végétation, ça me projette dans un univers visuel assez différent de ce que je m'imagine depuis le début !"
OUI je me suis rendu compte que je mentionnais très tardivement la taille des plantes, alors qu'elle est vraiment phénoménale x)
Je vais essayer de corriger ça.
Et c'est vrai que ça peut paraître un peu excessif, mais j'adore l'atmosphère que ça procure !! Et puis, ça permet quand même de nourrir tout le Comté, et mine de rien, ça fait pas mal de monde !

""on s'rait d'jà riches comme Crésus" Ce genre d'expressions m'interroge : Crésus existe-t-il dans ce monde là ? Peut-être que tu ne veux pas forcément te poser de question là-dessus, mais j'attire ton attention sur ça au cas où !"
J'avoue que j'avais ABSOLUMENT pas pensé à ça, c'est vrai ! Je vais réfléchir à ce que j'en fais, mais je pense le garder pour le moment, c'est pas TROP dérangeant même si c'est quand même une erreur x)

"AHAHAH Le dialogue entre Jeanot et Marise <3 J'ai commencé à citer mais bon, c'est tout le dialogue que j'aime. "Mazette.", "Roh t'sais rien Jeanot c'comme toujours.", et puis la fin "Bin alors ? / Bin j'sais po" (même si tu nous manges encore le point final), j'ai tellement ri !"
Hahaha c'est génial si ça vous fait rire, parce que j'ai vraiment adoré l'écrire (et j'avoue ça m'a bien fait rire aussi, mais rire à ses propres blagues en termes d'égo c'est pas forcément positif)

""Et c'te saison froide lo, j'la sens pas trop" Manque le point ! C'est une remarque qui m'intrigue, parce qu'elle nous projette dans quelque chose qui dépasse Soa. Quelque chose de lié à lui malgré tout ? C'est une petite remarque, mas qui suffit à nous questionner là-dessus.
Il me fait peur ce sentier serpent, mais j'ai trop hâte de voir ce que ça donne la forêt de Rune ! Que va-t-il s'y passer ?!"
Hahaaaa, t'as relevé la remarque sur la saison froide. Effectivement, c'est pas la première fois que je la mentionne. Peut-être qu'il risque de se passer quelque chose ? Ou peut-être que c'est un prank pour détourner votre attention ? Héhé
Quant au chemin du serpent, c'est vrai qu'il est pas très rassurant. Tu verras la semaine prochaine si les inquiétudes de Jeanot étaient fondées ;)

Je les cite pas (parce que j'ai déjà des problèmes d'égo, alors imagine après !), mais tous les passages que tu aimes bien et que tu relèves, ça me touche vraiment beaucoup. Les remarques aussi sont super utiles, évidemment, mais c'est pas du tout comparable. C'est hyper gratifiant de voir qu'on fait attention à mes petites phrases et qu'on peut aimer les lire autant que j'aime les écrire. Merci, merci et merci encore !

A bientôt sur Loup (ou en MP, d'ailleurs) :D
Sklaërenn
Posté le 02/03/2021
Juste une question, à moins que je l'ai loupé dans ma lecture, ils ne mangent pas / s'abreuve pas tes persos XD ? Non parce que marché aussi longtemps sans manger ou boire, je suis pas sûre que ce soit possible. C'est un détail hein, mais je t'avoue que je me suis posée la question pour le coup.

Sinon pour Soa, comme pour Gaëlle, j'ai adorer avoir leur PDV, leur ressenti. J'ai aussi aimé ces deux nouveaux persos ( juste de passage je pense, mais bon ), leu langage familier, pas trop recherché, le fait qu'ils aident Soa, etc... les rends attachants alors qu'ils sont là juste pour quelques lignes. Ça ramène un peu de fraicheur et perso, leurs échanges m'ont fait sourire ;)
dcelian
Posté le 02/03/2021
Hahah, mais siii voyons ! Dans le chapitre 9, on a un aperçu de Soa qui chasse et mange un lièvre sauvage. Je me suis dit que c'était pas palpitant, donc je vous épargne les autres pauses casse-croûte. Dans ce chapitre, je mentionne aussi le fait que Marise et Jeanot partagent leur déjeuner avec Soa qui accepte parce qu'il commençait (justement !!) à avoir faim.
Pour Gaëlle, j'avoue que j'ai pas du tout mentionné ces passages.
En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que quand on suit le pdv de l'un, l'autre continue à vivre sa vie à notre insu, donc par exemple il peut se passer plein de choses du côté de Gaëlle pendant le pdv de Soa, et je ne les mentionne pas forcément parce qu'on n'est pas avec elle sur le moment.

Bref, ne t'en fais pas pour eux, ils mangent assez peu et rarement, ils s'abreuvent assez peu et rarement, mais ils le font quand même, c'est juste fréquemment omis parce que c'est pas le plus intéressant ni à lire ni à écrire !

Je suis content que t'aies aimé mon petit couple de paysans, moi aussi je les adore. Fun fact un peu inutile : je me suis moi-même fait beaucoup rire pendant que j'écrivais leurs dialogues, mais j'ai dû changer pas mal de trucs par la suite parce que je me suis rendu compte que ça sonnait plus comme du québécois que comme un patois paumé (<3 sur les québécois au passage).

En tout cas, merci encore et toujours pour tes retours, ça me fait plaisir que tu te sois accrochée jusqu'ici !
A bientôt :D
Sklaërenn
Posté le 02/03/2021
Oui, donc c'est moi qui n'étais pas assez attentive à ce passage. Autant pour moi. Pour ma défense, j'avais mon fils qui était venu m'interrompre à plusieurs reprises dans ma lecture et j'ai lu en plusieurs fois, mais j'aurais du mieux vérifier.

Québecois ou patois paumé, perso, les deux j'adhère.
dcelian
Posté le 02/03/2021
T'es toute pardonnée, n'hésite pas si tu as d'autres remarques qui te viennent !
Bon courage avec ton fils, ça doit pas être évident de gérer ta vie + d'écrire sur ce site ET de lire les autres, bravo pour ça !
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