Chapitre 11

Par Cerise

Banshee : n.f. Sous-espèce de chimère se présentant sous une forme anthropoïde féminine tour à tour jeune ou vieille. Elle est annonciatrice de mort par l’intermédiaire de chants funèbres.

Son beau visage tuméfié, tourné de côté, n’arborait plus une once de défi. Nathan qu’elle avait vu rieur, joueur, séducteur, aurait aussi bien pu passer pour un masque de zombie trop frais abandonné par un accessoiriste. Elle en voulut presque au photographe ayant pris ce cliché, et l’ayant relâché à la terre entière. Aurait-elle été à sa place qu’elle aurait mis de côté son appareil pour cacher dans son giron cette tête cabossée. Elle ne se connaissait pas spécialement de fibre maternelle, mais n’imaginait pas qu’on ne puisse pas être ébranlé à la vue d’un être de chair ainsi malmené. Ou était-ce son regarde petit enfant qui la bouleversait comme ça ?

Ses pensées tourbillonnaient à 1600tr/min, une fois débarrassées de l’humidité de l’émotion, elle appela Sylvestre.

Il décrocha presque instantanément :

– Mila, tout va bien ?

Elle le rassura, et l’interrogea à propos de Nathan. Il ne savait rien. Enfin, il savait, bien sûr, mais n’avait pour l’instant rien de plus à lui dire que ce qu’elle avait déjà lu par ailleurs.

– Par contre, poursuivit-il, nous pensons avoir retrouvé la courette. Celle où… Bref. Vous... enfin, tu te sens de venir avec moi ? Nous aimerions faire des prélèvements ce matin, si ce n’est pas trop tard. Ta présence nous ferait gagner du temps.

Elle s’était levée aux aurores, elle devait se rendre à son bureau aujourd’hui pour la première fois depuis des jours, et espérait en partir tôt. C’était vendredi, elle fêtait l’anniversaire d’Esté ce soir, et en bonne amie indigne, elle n’avait toujours pas acheté son cadeau. Peut-être que si elle négociait bien…

– Je dois aller bosser aujourd’hui. Mais si tu passes me chercher et que tu m’emmènes ensuite au bureau, ça marche.

– Très bien, je suis là dans deux minutes.

– Que… quoi ? Dans deux minutes ?

Elle était juste levée, pas habillée, pas coiffée, et son appartement dénonçait de la plus odieuse façon sa vie dissolue dans l’oisiveté de ces derniers jours. Elle allait perdre le peu de dignité qu’il lui restait. Soudain, elle réalisa :

– Tu es déjà en route pour venir en fait, c’est ça ?

Il avait beau parler d’elle, il était sacrément culotté ! Il espérait quoi, la réveiller en frappant à sa porte ? Ce n’était pas le meilleur moyen de se faire discret ! Il le savait, pourtant, qu’elle n’était pas du matin !

Il reprit d’une voix un peu contrite :

– En fait, ta présence nous fera réellement gagner beaucoup de temps. Ça date de plusieurs jours maintenant, le sang doit avoir séché, des voitures auront roulé dessus. Si tu nous guides, ce sera plus facile pour le retrouver.

Elle ne comprenait pas. Le sang ?

– Mais de quoi tu parles ? Quel sang ?

– Le sang, Mila, celui du berserk !

À peine eut-elle raccroché qu’elle se trouva confrontée au dilemme de tout jeune noceur ayant emprunté la maison de papa-maman, et qui entend la voiture dans l’allée deux heures trop tôt : s’habiller ? Ou ranger ?

Heureusement pour elle, aucune vapeur d’alcool ne lui brouillait l’esprit, et elle favorisa la décence au détriment de la fierté. Elle fila dans sa chambre chercher des vêtements.

Elle fermait sa jupe lorsque la sonnerie retentit, et résolut son deuxième problème en attrapant son sac au vol avant d’ouvrir. Sylvestre eut juste le temps de la saluer qu’elle claquait la porte derrière elle, lançant d’un ton péremptoire :

– On y va ? J’ai pas toute la journée moi !

Elle le harcela de questions, et à son grand soulagement il s'avérait plus loquace en vrai que par satellite interposé. Elle apprit ainsi qu’ils progressaient sur le mystère des inscriptions. La peinture utilisée s’avérait très particulière, une peinture professionnelle dédiée aux salles de spectacle ou de cinéma, ultra noire et ultra couvrante. L’équipe de Sylvestre recensait les fabricants comme les fournisseurs et les contactait, mais aucun pot de peinture n’avait mystérieusement disparu d’un entrepôt pour l’instant.

Il lui avoua aussi que la prod refusait de lui donner l’identité réelle des participants, et ce malgré sa demande insistante. Leur flopée d’avocat se barricadait derrière un flou juridique lié à la situation sans précédent. Sylvestre savait qu’ils avaient peur d’une fuite, et cherchaient à gagner du temps.

Quant à la question de l’agression de Nathan, le lieutenant Soufflet s’était déjà rendue à la Villa. La photo représentait l’archétype de la photo de tabloïd : dramatique et colorée. En vrai, ses blessures s’avéraient nettement moins graves qu’elle ne le laissait supposer, il n’avait pas eu besoin de soins lourds, tout au plus de quelques stéri-strip. La prod était parvenue à le convaincre de rester dans la Villa. Le lieutenant se contenterait de prendre une première déposition, avant que Sylvestre ne se rende sur les lieux en fin de journée, pour interroger tous les participants un par un, juste avant l'émission du soir.

Elle regardait le commandant tandis qu’il déchargeait son fardeau en parole. La situation s’alourdissait, et chaque nouvel élément prenait des allures de cataclysme, amplifié à la focale du petit écran. Les progrès se faisaient dans l’ombre, et il faut le dire, n’étaient pas faramineux. Elle n’aurait pas aimé prendre sa place. Il ne se plaignait pas, non, mais les cernes aux creux de ses yeux auraient pu sans peine appartenir à un vieillard de 94 ans.

Lorsqu’il tourna à l’angle de la petite rue, elle sut que c’était là. Elle le lui confirma, d’une voix qui ne portait pas, et il se retourna vers elle, sourcils froncés, mais ne dit rien. Sa bouche devint sèche, elle avait du mal à déglutir. Elle pensait avoir passé le cap, pourtant le froid soudain qui la saisit n’avait rien à voir avec l’ombre s’étendant dans la cour.

Une voiture de police les attendait, garée dans un coin, flanquée d’un uniforme de chaque côté, ainsi qu’une autre, blanc banal, marque au rabais, avec à son bord un technicien qui sortit à leur arrivée. Le commandant s’arrêta doucement, de l'autre côté, et serra lentement le frein à main. Il laissa couler une ou deux secondes avant de couper le contact, et lorsque les bruits du moteur comme ceux de la radio en fond s’éteignirent, elle prit une grande respiration pour se donner du courage. Après tout, elle s’en était sortie. C’était tout ce qui comptait.

Tout se déroula plus vite qu’elle ne l’aurait cru, ou bien fut-ce grâce à Sylvestre qui orchestra la petite équipe sans aucun temps mort ? Il la laissa se remémorer la scène juste assez pour qu’elle retrace sa fuite, le berserk sur ses talons. De là, le technicien à quatre pattes au sol flaira rapidement le sang, tandis qu’une policière faisait le pied de grue à l’entrée de l’impasse pour empêcher quiconque d’entrer. Suivant les instructions précises et concises de Sylvestre, on gratta le bitum, on l’humecta de diverses solutions, on l’échantillonna, et lorsque tout fut prélevé, on rangea. Mila sentait la tension glisser doucement sur elle au contact de ces professionnels pour qui un nez en sang équivalait à une promenade de santé au bois de Vincennes. Voyant le commandant donnant rendez-vous à son équipe au commissariat, elle ne put s’empêcher de glisser à mi-voix :

– Quand même… Quatre jours pour retrouver une bête arrière-cour… C’est pas comme si on cherchait un meurtrier…

La policière lui jeta un regard noir, tandis que son collègue marmonnait, juste assez fort pour qu’elle l’entende :

– Elle se prend pour qui la grue ?

Seul le technicien se mordit la joue pour ne pas sourire. Sylvestre, lui, ne riait pas. Bien que sa réponse lui soit adressée, elle comprit qu’il parlait pour tous :

– Les équipes travaillent en mode intensif. Nous manquons d’effectif pour faire face à la multiplicité des événements. Nous sommes dans l’obligation de prioriser les actions dans nos investigations.

À voix plus basse, juste pour elle, il ajouta :

– Nous faisons de notre mieux Mila. Essaie de comprendre ça.

Elle l’avait vexé. Elle ne savait pas pourquoi cette pique. Son stress ? Le fait de revenir sur les lieux ? Ou qu’il l’ait quasiment tiré du lit ? De le voir ainsi mener son équipe, auréolé de sa longue expérience et, il fallait bien l’avouer, d’un certain charisme, la renvoyait sans pitié à sa propre banalité. Il était un dhampire. Il accusait 94 piges au compteur, s’en était servi — supposait-elle — pour accéder à de hautes fonctions policières, remplissait plutôt bien son job — supposait-elle à nouveau — et avec tout ça, il devait la supporter, elle, l’insignifiante petite Mila. La journaleuse, même pas fichue de dégoter par elle même la matière pour son prochain article. Même pas capable d’endurer une chimère poilue pétant les plombs sur son nez.

Elle monta dans la voiture de Sylvestre tandis qu’il distribuait ses ultimes recommandations. Avant même qu’il ne s’installe, elle se cacha derrière son écran, et écuma à nouveau les derniers articles. On prophétisait d’un côté la fin de Chimeraffairs, de l’autre la multiplicité des articles démentait cette prédiction. Un raclement de gorge de Sylvestre l’arracha à sa lecture :

– Mila, j’aurais besoin de l’adresse de ton travail.

– Euh… Oui, attends, je te mets le GPS.

Elle déposa à regret son téléphone. Plus d’excuse à son mutisme.

Ils quittèrent la courette, et lorsqu’une voix féminine enjoignit : « Tournez à droite », Sylvestre obéit.

Ce fut lui qui rompit le silence inconfortable :

– Je retourne interroger les participants, individuellement, ce soir.

Elle ne répondit rien. Il poursuivit :

– Je navigue à l’aveugle avec eux, je suis encore de l’ancienne génération, du coup les nouvelles chimères… En fait, je ne les comprends pas bien.

– Je t’ai mis tout ce que je sais dans mon fichier.

– Oui, merci, très complet d’ailleurs, certes j’aurais un ou deux points de détails à rectifier sur les vampires…

Mila leva les yeux au ciel.

par exemple, tous ne sont pas allergiques à l’ail, c’est comme toute allergie, le système immunitaire réagit plus ou moins fortement…

Elle souffla carrément cette fois, mais cela ne l’arrêta pas : –… et puis il y a d’autres allergies, moins connues, la verveine par exemple…

Elle se retourna carrément :

– Oui, ça va, on sait, les vampires sont les chimères les plus mystérieuses, les plus enviées et les plus adulées par nous pauvres humains… Attends… la verveine, c’était une allergie de vampire ?

Elle en oublia sa tirade, et le dévisagea. Il souriait, elle se rappelait sa gêne lorsqu’il l’avait arrosé, l’incongruité de la situation, et sentit malgré elle ses lèvres s’incurver.

Sans lui laisser le temps de retomber dans sa bouderie, il continua :

– Maintenant que j’ai ton attention, je reccommence : j’ai l’intention de prendre personnellement les dépositions de chaque participant. Et pour cela, j’aurai besoin de toi.

Il avait tourné la tête pour appuyer cette phrase. Elle ne comprenait pas. Elle ? Jouer les secrétaires ?

– Mais, heu, je veux bien, mais tu n’as pas quelqu’un pour te faire la sténo ? Je veux dire, vous êtes autant en rade de personnel que ça ?

Il la dévisagea un instant, avant de préciser :

– J’ai besoin de tes connaissances en chimères, pas en prise de note. Et ça fait belle lurette qu’on enregistre tout, sans passer par une secrétaire ! Mais quel âge as-tu, on est plus à l’âge de pierre !

Elle ne comprenait décidément rien, mais Sylvestre ne la laissa pas longtemps dans l’attente :

– Mon but, c’est d’amorcer le dialogue. Il n’y a aucune trace d’effraction dans la Villa, tout laisse à penser que c’est l’un des participants qui l’a rossé. Même si toi et moi on a toutes les raisons de penser autrement… Quoi qu’il en soit, j’ai de bons arguments pour enchaîner sur une série d’interrogatoires demain première heure, malgré la prod qui grince des dents. J’aimerais le faire avec toutes les cartes en main, y compris leur identité.

– Ah !…

Le jour perçait dans son esprit. Par prudence, elle demanda :

– Tu veux que je t’aide pour quoi au juste ?

– Et bien, à me démêler qui est qui, puisque la prod joue la montre. Les interrogatoires sont enregistrés, toujours. Et souvent retransmis dans une petite pièce à part, où un ou deux officiers suivent aussi les échanges. On fera pareil pour leurs dépositions. C’est là où j’aurais besoin de toi. Vois ça comme un contrat temporaire sur une mission ponctuelle !

Ses lèvres s’étirèrent. Cette proposition avait tout pour lui plaire, elle revenait au centre de l’action, et n’en demandait pas plus. Sylvestre poursuivait :

– Tu pourras me joindre quand je serais dans la salle, pour m’indiquer ce que je dois dire ou faire afin de les dévoiler…

Alors, le loup-garou, facile, retirer ses lentilles. Le faune, fouiller pour des cornes dans les cheveux. Le rokurobuki, plus difficile, mais pas impossible, il suffisait de...

– Mila…

Elle s’imaginait déjà percer à jour leurs identités, et pas parce qu’on les lui donnait tout cuit, mais bien parce que grâce à son esprit de déduction affuté et ses connaissances wikipédiesques elle les démasquait.

– Mila…

Comment pourrait-elle exploiter cela ? Pas directement, non, ce serait trop visible, et elle ne voulait pas mettre Sylvestre dans l’embarras — de qui tirerait-elle des infos sinon ? Peut-être simplement miser quelques économies sur l’un des sites de paris en ligne ?

– Mila !

Elle se retourna. Ils étaient arrêtés à un feu, et il en profitait pour la dévisager :

– Pas d’entourloupe Mila. J’ai besoin de toi, mais j’ai aussi besoin de ta discrétion. Et non que tu divulgue à gauche et à droite ce que nous aurons appris ensemble.

Elle leva les yeux au ciel mais n’eut pas le temps de répondre qu’il poursuivait :

– Je ne sais pas ce qu’il t’es passé par la tête, là bas, pour faire une remarque comme ça. Mais j’ai plus à perdre que toi si nos petits arrangements mènent à des fuites. Tu le sais ?

Quiconque l’aurait mal connu aurait pu prendre ses paroles pour des menaces. Aux oreilles de Mila, elles sonnaient comme une prière. Elle savait tout cela, et se sentait encore un peu fautive. D’un ton plus bourru qu’elle ne le souhaitait, elle répondit, agacée :

– J’en étais arrivée à la même conclusion, monsieur le gradé.

Elle s’abstint de lui dire que la discrétion n’était pas incompatible avec un petit renflouage de compte en banque.

Il la déposa sans s’attarder, tandis qu’elle allongeait le pas vers son bureau, pas fâchée de remettre un peu de brouhaha social dans son environnement trop silencieux de ces derniers jours.

 

 

 

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Fannie
Posté le 04/10/2020
Ça paraît bizarre qu’au lieu d’enquêter sur la mort de Nathan, ils s’occupent de l’agression de Mila. Mais ils sont apparemment dans une impasse et tout est probablement lié : le meurtre de Cadaral, celui de Nathan et l’enlèvement de Mila. Cependant, je pense qu’ils devraient également enquêter sur chacun des trois évènements comme s’ils n’étaient pas liés : le meurtre de Nathan pourrait très bien n’avoir aucun rapport avec le reste.
Je n’ai pas aimé la réaction de Mila vers la fin du chapitre. Il y a des baffes qui se perdent.  :-) Mais si son côté peste me fait réagir, c’est que le personnage est réussi.
Coquilles et remarques :
Il me semble que tu écris « monsieur et madame » ici sans majuscules et là avec des majuscules. En France, on ne met généralement pas de majuscules à ces mots. En Suisse, on a tendance à en mettre. Quel que soit ton choix, il faut uniformiser ça.
— Elle est annonciatrice de mort par l’intermédiaire de chants funèbres [« Par l’intermédiaire » ne me semble pas adéquat ; je propose « au moyen de » ou « à travers des ».]
— Son beau visage tuméfié, tourné de côté, n’arborait plus une once de défi. Nathan qu’elle avait vu rieur, joueur, séducteur, aurait aussi bien pu passer pour un masque de zombie trop frais abandonné par un accessoiriste. [Je trouve qu’il faudrait reformuler ce passage : là, tu dis que Nathan ressemble à un masque.]
— Elle en voulut presque au photographe ayant pris ce cliché, et l’ayant relâché à la terre entière. [Pas de virgule avant « et ». / Ici, des relatives seraient préférables : « au photographe qui avait pris ce cliché et l’avait relâché »]
— Ou était-ce son regarde petit enfant qui la bouleversait comme ça ? [son regard de]
— Ses pensées tourbillonnaient à 1600tr/min, une fois débarrassées de l’humidité de l’émotion, elle appela Sylvestre [à 1 600 tours à la minute / il faudrait un point-virgule ou un point après « minute » / « une fois débarrassées de l’humidité de l’émotion, elle appela Sylvestre » est à reformuler : si c’est elle qui est débarrassée, l’accord n’est pas correct ; si ce sont ses pensées qui sont débarrassées, c’est la syntaxe qui n’est pas correcte]
— Elle le rassura, et l’interrogea à propos de Nathan. [Pas de virgule avant « et ».]
— Enfin, il savait, bien sûr, mais n’avait pour l’instant rien de plus à lui dire que ce qu’elle avait déjà lu par ailleurs. [J’enlèverais la virgule après « Enfin » pour atténuer l’effet « haché ». À mon avis, cette phrase est un peu lourde ; probablement à cause des deux locutions adverbiales « pour l’instant » et « par ailleurs ».]
— Par contre, poursuivit-il, nous pensons avoir retrouvé la courette. [« En revanche » plutôt que « par contre ».]
— Très bien, je suis là dans deux minutes. [Ponctuation : « Très bien. Je suis là dans deux minutes. »]
— et son appartement dénonçait de la plus odieuse façon sa vie dissolue dans l’oisiveté [Je ne comprends pas l’expression « dissolue dans l’oisiveté » ; dissoute ? « dissolu » implique la luxure.]
— Soudain, elle réalisa [elle comprit, elle devina ; « réaliser » ne convient pas pour introduire des paroles]
— Tu es déjà en route pour venir en fait, c’est ça ? [Ponctuation : « Tu es déjà en route pour venir, en fait. C’est ça ? »]
— Ça date de plusieurs jours maintenant, le sang doit avoir séché, des voitures auront roulé dessus. [Il faut un point ou un point-virgule après « maintenant ».]
— et qui entend la voiture dans l’allée deux heures trop tôt : s’habiller ? Ou ranger ? [Je propose : « s’habiller ou ranger ? »]
— aucune vapeur d’alcool ne lui brouillait l’esprit, et elle favorisa la décence [Pas de virgule avant « et ».]
— Elle fermait sa jupe lorsque la sonnerie retentit, et résolut son deuxième problème [et elle résolut]
— On y va ? J’ai pas toute la journée moi ! [Virgule avant « moi ».]
— Elle le harcela de questions, et à son grand soulagement il s'avérait plus loquace en vrai que par satellite interposé. [Pas de virgule avant « et » / l’association de « s’avérait » et « en vrai » sonne comme une répétition ; je propose « il se montrait ».]
— La peinture utilisée s’avérait très particulière, une peinture professionnelle dédiée aux salles de spectacle ou de cinéma, ultra noire et ultra couvrante [destinée (pas dédiée) / ultra-noire et ultra-couvrante]
— Sylvestre savait qu’ils avaient peur d’une fuite, et cherchaient à gagner du temps. [Pas de virgule avant « et ».]
— le lieutenant Soufflet s’était déjà rendue à la Villa [rendu]
— En vrai, ses blessures s’avéraient nettement moins graves qu’elle ne le laissait supposer, il n’avait pas eu besoin de soins lourds, tout au plus de quelques stéri-strip. [Pour éviter la combinaison « En vrai/s’avéraient, je propose « se révélaient » / point après « supposer » / « stéri-strips » au pluriel et en italique.]
— Elle regardait le commandant tandis qu’il déchargeait son fardeau en parole [en paroles]
— Les progrès se faisaient dans l’ombre, et il faut le dire, n’étaient pas faramineux. [Il faudrait placer la virgule après « et » de manière à mettre « il faut le dire » entre deux virgules.]
— Tout se déroula plus vite qu’elle ne l’aurait cru, ou bien fut-ce grâce à Sylvestre qui orchestra la petite équipe sans aucun temps mort ? [était-ce / orchestrait / pourquoi « ou bien »? « peut-être » me semblerait plus adéquat]
— De là, le technicien à quatre pattes au sol flaira rapidement le sang [S’agit-il d’un chien ou d’un homme qui s’est mis à quatre pattes ? Si c’est un homme, je propose : « À quatre pattes, le technicien flaira rapidement le sang au sol ».]
— on gratta le bitum, on l’humecta de diverses solutions [le bitume]
— Voyant le commandant donnant rendez-vous à son équipe au commissariat, elle ne put s’empêcher [Voyant le commandant donner rendez-vous]
— Elle se prend pour qui la grue ? [Virgule après « qui ».]
— Ou qu’il l’ait quasiment tiré du lit ? [tirée]
— De le voir ainsi mener son équipe, (...), la renvoyait sans pitié à sa propre banalité. [« Le voir » suffirait.]
— remplissait plutôt bien son job [remplissait plutôt bien sa fonction, accomplissait plutôt bien son travail]
— même pas fichue de dégoter par elle même la matière [elle-même]
— elle se cacha derrière son écran, et écuma à nouveau les derniers articles. [Pas de virgule avant « et ».]
— On prophétisait d’un côté la fin de Chimeraffairs, de l’autre la multiplicité des articles démentait cette prédiction. [Je propose : « D’un côté on prophétisait la fin de Chimeraffairs alors que (ou tandis que) de l’autre, la multiplicité des articles démentait cette prédiction. »]
— Je navigue à l’aveugle avec eux, je suis encore de l’ancienne génération, du coup les nouvelles chimères… [Point après « génération » / « du coup » est employé de manière abusive ; je propose « alors ».]
— Oui, merci, très complet d’ailleurs, certes j’aurais un ou deux points de détails à rectifier sur les vampires… [Point après « d’ailleurs », virgule après « Certes ».]
— par exemple, tous ne sont pas allergiques à l’ail, c’est comme toute allergie, le système immunitaire réagit plus ou moins fortement…[Il manque le tiret et la majuscule au début de la ligne / il faut un signe de ponctuation plus fort, par exemple un point-virgule, après « l’ail ».]
— Elle souffla carrément cette fois, mais cela ne l’arrêta pas : –… et puis il y a d’autres allergies, moins connues, la verveine par exemple…[À la ligne après « cela ne l’arrêta pas ».]
— Oui, ça va, on sait, les vampires sont les chimères les plus mystérieuses [Point ou deux points après « on sait ».]
— Elle en oublia sa tirade, et le dévisagea. [Pas de virgule avant « et ».]
— Il souriait, elle se rappelait sa gêne lorsqu’il l’avait arrosé, l’incongruité de la situation, et sentit malgré elle ses lèvres s’incurver [arrosée / je propose : « Il souriait ; elle se rappela sa gêne lorsqu’il l’avait arrosée »]
— Maintenant que j’ai ton attention, je reccommence [je recommence]
— J’ai besoin de tes connaissances en chimères, pas en prise de note [de notes ; on prend des notes]
— Même si toi et moi on a toutes les raisons de penser autrement… [Virgule après « moi ».]
— pour enchaîner sur une série d’interrogatoires demain première heure [demain à la première heure]
— Tu veux que je t’aide pour quoi au juste ? [Virgule après « quoi ».]
— Et bien, à me démêler qui est qui, puisque la prod joue la montre. [Eh bien]
— Cette proposition avait tout pour lui plaire, elle revenait au centre de l’action, et n’en demandait pas plus. [Point-virgule ou deux points après « plaire » / pas de virgule avant « et ».]
— Sylvestre poursuivait [poursuivit]
— Tu pourras me joindre quand je serais dans la salle [je serai ; futur simple]
— et pas parce qu’on les lui donnait tout cuit, mais bien parce que grâce à son esprit de déduction affuté et ses connaissances [Je propose « non pas » plutôt que « et pas » / toutes cuites (les identités) / affûté]
— de qui tirerait-elle des infos sinon ? [Virgule avant « sinon ».]
— Pas d’entourloupe Mila. [Virgule avant « Mila ».]
— Et non que tu divulgue à gauche et à droite ce que nous aurons appris ensemble [divulgues]
— Elle leva les yeux au ciel mais n’eut pas le temps de répondre qu’il poursuivait [Je propose « qu’il poursuivait déjà ».]
— Je ne sais pas ce qu’il t’es passé par la tête, là bas, pour faire une remarque comme ça [ce qu’il t’est passé ; je dirais plutôt « ce qui t’est passé » / là-bas]
— Elle savait tout cela, et se sentait encore un peu fautive. [Pas de virgule avant « et ».]
Fannie
Posté le 04/10/2020
Trois paragraphes avant la fin du chapitre, je viens de voir un point d’interrogation tout seul. Il faut des espaces insécables avant les signes de ponctuation doubles ( ;- :- ?-!).
AudreyLys
Posté le 20/09/2019
Coucou ! J'espère profiter de ce week-end de lecture intensive pour rattraper mon retard sur Chimèraffairs.
Bref, j'aime bien ce chapitre, parce que j'adore le duo Mila/Sylvestre, par contre j'avoue ça me perturbe toujours qu'ils se tutoient XD Faut que je m'habitus.
Punaise mais moi quatre jour pour retrouver une impasse dans tout Paris je trouve ça vachement rapide O.O D'ailleurs j'avais pas du tout compris au début qu'ils étaient sur l'agression de Mila, moi je croyais qu'ils aller chercher les traces de l'agresseur de Nathan à la Villa.
Je suis contente qu'on puisse voir plus en détail les participants de l'émission dans le prochain chapitre. Je t'ai déjà dit que je manquais d'intérêt pour cet arc de l'histoire, du coup je me dis que c'est une bonne occasion d'être intéressée.^^
J'ai trouvé deux-trois coquilles que je te copie-colle dans quelque heures.
À très vite !
Tac
Posté le 14/07/2019
Que d'avancements dans ces deux derniers chapitres ! j'ai l'iimpression qu'on touche presque du doigt quelque chose, qu'on va enfin avoir quelques réponses... ça sent les rebondissements à plein nez !
On sent que la relation entre les deux protas évolue petit à petit.
Bref, bon chapitre ! o/ c'est quand la suite ?
Cerise
Posté le 14/07/2019
Hehe, merci pour tes chouettes commentaires, ça fait toujours très plaisir à lire! La suite est écrite, mais me paraît un peu fade en fait, je me demande si je ne vais pas la reprendre un peu à la lumière des derniers commentaires. Pas dans l'intrigue, plus dans la forme. Donc patience!
Aliceetlescrayons
Posté le 12/07/2019
Ahah! Du coup, on va en savoir plus sur les participants à l'émission si on suit les interrogatoires ^^ J'ai hâte de voir ça, et surtout de voir comment Mila va les démasquer.
Ils forment décidément une bonne équipe, Sylvestre et elle. Le commandant est de plus sympathique et Mila... j'aime beaucoup ses côtés peste :D
 
Cerise
Posté le 12/07/2019
Merci d'être toujours là! La suite dans pas trop longtemps j'espère!
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