Chapitre 10: La première épreuve

Par Mary

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LA PREMIÈRE ÉPREUVE

 

 

 

 

Le capitaine fit un pas vers lui. Alban ne savait pas s’il fallait soutenir son regard ou non. Encore stupéfait, il osait à peine bouger.

— C’est donc toi, notre nouvelle recrue, lança la femme d’une voix claire. Je présume qu’on t’a informé des conditions de voyage ?

— Oui. Madame, ajouta Alban précipitamment.

— Appelle-moi Capitaine. Je ne reviendrai donc pas sur les termes de notre arrangement. Si tu es un peu futé, tu as déjà compris qu’il n’est pas tant question de compétences que de loyauté chez nous. J’ose espérer que tu comprends également la nécessité de la discrétion. Nous ne sommes pas un navire comme les autres, nous fonctionnons en équipage réduit. S’il est facile de trouver un bon marin, trouver quelqu’un de bien est une tout autre affaire. J’attends de toi que tu apprennes le métier avec rigueur et que tu respectes mes hommes. Nous serons tous disposés à t’enseigner ce que nous savons et à répondre à tes questions, mais c’est un accord qui marche dans les deux sens. En retour, je veux que tu honores la parole que tu as donnée à l’équipage en montant à bord. Si tu décides de renoncer à cette promesse, je te débarque au premier banc de sable venu, habité ou non. Je ne permettrai pas que tu nous mettes en danger. Me suis-je bien fait comprendre ?

Alban hocha vigoureusement la tête. Elle l’avait fixé de ses yeux ambrés pendant tout le monologue, d’un regard franc et déterminé. Une tresse de cheveux blonds lui descendait jusque dans le bas du dos et de fines mèches folles encadraient son visage aux pommettes hautes. Elle portait une ample et épaisse chemise rentrée dans son pantalon de toile. Âgée d’environ trente ans, elle dégageait une aura d’assurance et d’autorité. Alban ne savait pas si elle était réellement plus grande que lui ou si le personnage en lui-même l’intimidait. Sa canine droite, plus longue que la gauche, lui donnait un air carnassier quand elle souriait. 

— As-tu des questions ?

Alban réfléchit. Il en avait potentiellement des milliers, dont certaines qu’il était sans doute trop tôt pour poser ! Il devait convaincre le Capitaine de sa motivation, sinon au moindre faux pas… Il préférait ne pas y penser. Il prit un ton sérieux :

— Quelle est notre destination, Capitaine ?

— Nous nous dirigeons vers Cuba pour le moment. Ce n’est pas la meilleure saison pour faire ce trajet, mais sauf mauvaise surprise, nous devrions arriver d’ici un mois et demi, deux tout au plus.

Au moins, ils allaient dans la bonne direction. Il ne pouvait pas lui demander de but en blanc si elle savait quelque chose au sujet de Yann, ou de l’homme à l’étoile, il faudrait attendre un peu.

Vite, trouve quelque chose à répondre !

— J’ai donc un mois et demi pour vous prouver qu’il ne sera pas nécessaire de m’abandonner sur un banc de sable.

— Parfait ! C’est ce que je voulais entendre.

Alban étouffa un soupir de soulagement. Pas si mal.

Respire.

Le Capitaine le dévisagea.

— On m’a dit que tu cherchais quelqu’un, ton oncle, c’est ça ? Tu pourras nous demander tout ce que tu voudras, mais dans un premier temps, rejoins Martial, notre maître d’équipage. Il te fera faire le tour du navire et te montrera où poser tes affaires. À partir de maintenant, considère-toi en apprentissage.

            Alban sortit prestement de la cabine et se mit à la recherche de Martial. Tous les matelots l’observaient, chacun de leur poste. Il devrait faire ses preuves, auprès de chacun d’eux. Deux mois en mer sans en avoir jamais fait l’expérience, avec des gens dont il ne connaissait rien, c’était peut-être pousser son instinct de survie un peu loin, mais il relèverait le défi. Il brûlait d’en apprendre plus sur le navire, l’équipage et le Capitaine. Le Capitaine… C’était du jamais vu ! La plupart des marins juraient leurs grands dieux qu’avoir une femme à bord portait malheur ! Comment s’était-elle retrouvée à la tête du Lotus noir ? L’équipage lui était bel et bien fidèle jusqu’à la mort, comme le lui avait dit Hoël, sinon cela aurait fini par se savoir. Sans compter les bâtiments ennemis. Pour qu’ils se taisent eux aussi, depuis tant d’années, les victoires devaient être écrasantes. Et humiliantes, très certainement.  

Il trouva Martial à l’entrée du gaillard avant.

— Alors, tu as rencontré le Capitaine ?

— Oui.

— Ça surprend, mais on s’habitue. On va t’installer, passe par là !

Alban descendit par une large trappe qui donnait sur un escalier aux marches étroites et arriva sur le pont inférieur. Une longue table couverte de cire et au bois tailladé trônait au milieu de la pièce sombre. Certains des bancs autour avaient été directement rivés au plancher. Au fond, des hamacs s’alignaient en rangées égales, suspendus au plafond.

            Alban sursauta en entendant caqueter une poule. Dans son dos, une cloison délimitait la cuisine près de laquelle les vivres utiles au quotidien étaient entreposés. Les caisses dégageaient une odeur de terre et de bois mélangés. À côté, huit poules reposaient dans des cages superposées, installées sur un lit de paille.

Un homme assez trapu aux cheveux blonds s’avança vers Alban. D’âge indéfinissable et l’air taciturne, il arborait un tablier qui n’était plus de toute première jeunesse, tout taché et troué à plusieurs endroits. Il secoua la tête.

— Les jeunes de maintenant s’imaginent donc que les œufs poussent dans les pots à géranium ?

— Je… bredouilla Alban, disons que… C’était inattendu.

De tous les bruits possibles et imaginables auxquels il pouvait s’attendre sur un bateau, celui-là était bien le dernier. Il n’avait que rarement participé aux ravitaillements quand il travaillait pour Boris. En y repensant, compte tenu de la durée des trajets, embarquer des animaux vivants n’avait rien de si surprenant.

— C’était la surprise du chef ! Entre, je te montre la cuisine !

Alban se pencha à l’intérieur de la petite pièce. Au fond, elle était percée de deux hublots juste sous la figure de proue et une dalle de pierre recouvrait la partie du sol sur laquelle trônait une large cuisinière, noircie de poussière de charbon. Contre les murs s’étalaient casseroles, marmites et ustensiles en tous genres, verres et assiettes en bois et un bac rempli de couverts.

— Là-dedans, il y a les pommes de terre, sous la table dans les sacs, les légumes secs et les céréales, et ici, les pommes et le peu de légumes qui survivent à la traversée, choux, carottes, et tout le tintouin. On les mangera petit à petit. Ce tonneau-là, c’est de l’eau potable, le reste est à la cale. Dans ce placard, le lard et la cochonnaille salée qui peuvent se conserver quelque temps. Sinon, comme tu as dû le deviner, les poules servent pour les œufs avant d’être mangées. Heureusement, nous devrions vite nous ravitailler, sinon j’aurais dû prendre une chèvre en plus. Cuisiner tout ça, c’est mon rôle ici, je suis le maître-coq. Je m’appelle Oliver, enchanté.

— Alban. Enchanté, répondit-il en lui serrant la main.

Ce cuisinier ne respirait donc jamais ? Il avait dit tout cela d’une traite, en reprenant à peine son souffle. Maintenant, il s’activait et virevoltait en piochant aléatoirement dans les différentes réserves et en jetant tout qui allait lui servir dans un grand fait-tout.

— À plus tard, Alban. Il y a toujours quelque chose à faire par chez moi.

Aucun doute là-dessus : les corvées de pluche et de vaisselle lui incomberaient plus souvent qu’à son tour.

Martial l’emmena au fond de la salle, vers les hamacs, et en pointa un du doigt. Alban, peu rassuré, obtempéra et posa son sac au creux du tissu.

— Ne t’en fais pas, personne ne touche aux affaires des autres, c’est une règle de base.

Alban n’avait que faire de ses possessions, il portait les plus importantes sur lui. Là n’était pas le problème. En revanche, il n’avait jamais dormi dans la même pièce que d’autres personnes. Les cauchemars reviendraient forcément. Et s’il réveillait ses compagnons ? Il passerait pour un pauvre petit gamin apeuré, qui s’était embarqué dans une aventure trop grosse pour lui.

— Alors, dis-moi… Tu as grandi à Saint-Malo ? demanda Martial en repoussant deux ou trois hamacs contre le mur pour accéder à un placard.

— Non, enfin… je suis né à Saint-Malo, mais j’ai grandi à Combourg. J’étais apprenti tailleur.

— Tu es bien loin de ton atelier. Tu devrais t’entendre avec Maugis, notre maître gabier.

Alban ne répondit pas. Il ne voyait pas où le maître d’équipage voulait en venir.

— L’autre soir, au Tonneau Brûlé, tu ne t’es pas étendu sur pourquoi tu cherchais le Yann.  

— C’est mon oncle.

— Et c’est tout ?

Le ton de Martial était engageant, ses questions n’étaient pas méchantes, mais beaucoup trop personnelles pour Alban, qui préféra se taire en maudissant sa mauvaise habitude.  

— D’accord, je ne demande plus rien. Tiens !

Il lui lança une couverture en laine et Alban l’attrapa au vol.

— Martial ! T’es là ? appela une voix quelque part en dessous d’eux.

Le maître d’équipage se retourna. Deux jeunes hommes arrivèrent de l’étage inférieur. La peau très hâlée, les cheveux bruns en bataille, les traits anguleux et de grands yeux noirs, ils se ressemblaient trait pour trait, à part la couleur de leurs chemises, une noire et une blanche. Alban ne parvenait pas à détacher son regard d’eux, la similarité était quasi parfaite.

— Qu’est-ce que vous fichez ici, vous deux, je vous croyais en train de vérifier les arrimages des réserves d’eau.

— On a croisé Philippe, commença l’un, celui qui portait la chemise blanche.

— Il te cherchait, continua l’autre.

— Alors on est venus, termina le premier.

On aurait dit une seule et même personne scindée en deux.

— Killian te demande, apparemment.

— J’y vais, acquiesça Martial. Et je maintiens ce que j’ai dit, je veux des arrimages impeccables d’ici à la pleine mer !

Le maître d’équipage remonta les marches et laissa Alban sur place, toujours fasciné par les jumeaux. Celui à la chemise noire s’avança vers lui, l’air très amical :

— Salut l’ami, et bienvenue à bord. Je suis Thibault, lui, c’est mon frère Paul. Ça fait du bien, une nouvelle tête ! Il paraît que c’est ton baptême ?

— Mon… quoi ?

— Ton baptême de l’eau, précisa Paul qui avait la voix moins grave que son frère. Les nouvelles vont vite ici. On va t’apprendre deux trois petites astuces, les ficelles du métier quoi !

— D’ici deux mois, tu seras comme un poisson dans l’eau.

— Faudra faire mieux connaissance, mais on doit finir ce que Martial nous a demandé, sinon on va en entendre parler pendant des jours.

— À plus tard !

Ils repartirent de là où ils étaient venus en gratifiant Alban de deux sourires en tous points identiques. Il les salua d’un geste de la main, mais l’impression de voir double persista encore quelques instants dans son esprit.

Alban décida de poursuivre son exploration et emprunta le même chemin qu’eux. Ses pas résonnèrent sur le bois. Devait-il poser ses bottes ? Il n’en savait rien. Il se retrouva sur le pont de batterie. En deux rangées de six, les canons étaient harnachés au sol et à la coque, la gueule presque plaquée contre les sabords fermés. Plusieurs lanternes éclairaient la salle et oscillaient au rythme du navire. Alban fronça le nez : l’odeur résiduelle de poudre piquait les narines.

Il entendit un cliquetis à sa droite. Le matelot roux qu’il avait déjà croisé nettoyait le mécanisme de mise à feu d’une pièce de douze. Alban le salua d’un signe de la main, mais l’autre l’ignora superbement. Un peu plus au fond, accoutré d’un curieux manteau gris dont on avait coupé les manches, se tenait un petit homme aux cheveux aussi ras que sa barbe était longue. Il tourna la tête, et remarqua sa présence.

— Qu’est-ce que tu fabriques ? demanda-t-il d’un ton bourru.

— J’accompagnais Martial, mais il était attendu autre part, alors…

— Et qui t’a dit que tu pouvais mettre les pieds ici ?

— Je ne faisais que passer, s’excusa Alban.

Ça ne pouvait pas plus mal commencer, mais contre toute attente, l’homme vint vers lui et lui tapa sur l’épaule.

— Je te taquine. Faut bien qu’on t’en fasse un peu baver, non ? Remarque, tu vas avoir assez à faire. Comment t’appelle-t-on ?

Alban tiqua. Comment l’appelait-on ? En voilà une drôle de question. Il avait un prénom, comme tout le monde.

— Je m’appelle Alban.  

— Je préfère poser la question. Embarquer, c’est jeter ton ancienne vie à l’eau. On m’appelle La Bombarde, et comme tu peux le deviner, ce n’est pas mon nom de baptême. Je me charge des canons, de leur maintien en état et de leur bon fonctionnement. On ne sait jamais quand on peut en avoir besoin, et s’ils sont mal arrimés… non, mieux vaut que tu ne saches pas tout de suite, en fait. Celui que tu vois là, c’est Ronan, notre ancien mousse, mais il n’a plus grand-chose à apprendre. L’est pas très bavard, ajouta-t-il d’un air entendu en baissant la voix.

            Alban hocha la tête, un peu perdu. Il venait vraiment de mettre les pieds dans un nouveau monde, et n’était pas spécialement à l’aise en compagnie d’inconnus— et tous ces noms à retenir ! La Bombarde lui montra également la Sainte-Barbe, où on entreposait les réserves de poudre, puis Alban remonta sur le pont principal. Et maintenant ? Se considérer en apprentissage, oui, mais personne ne lui avait encore rien dit. Il aperçut Hector à la barre, Killian en pleine discussion avec Martial, et deux autres dont il ne se souvenait plus les prénoms qui s’affairaient autour des cordages. Le soleil disparaissait régulièrement derrière des nuages cotonneux. Le voile d’humidité du matin s’effilochait à l’horizon, et l’eau s’étendait à perte de vue.

Alban avait tant à faire, tant à demander, mais n’était-ce pas trop tôt ? Il devait déjà apprivoiser son nouvel environnement. Il entendit un bruit de claquement, léger, et chercha d’où cela provenait. Quelqu’un descendait le drapeau écarlate de la Compagnie. Alban contourna le grand-mât et tomba presque nez à nez avec l’homme aux favoris prononcés. Il portait une vieille chemise rapiécée, un pantalon qui avait connu des jours meilleurs et était pieds nus, lui aussi. Il avait des cheveux noirs et mal peignés qui lui arrivaient presque aux épaules, et un minuscule anneau d’or encerclait le lobe de son oreille gauche.

— Excusez-moi, mais… pourquoi descendez-vous ce drapeau ?

— Regardez qui voilà ! Je me demandais quand j’allais te voir. Comment tu t’appelles ?

— Oh, oui bien sûr. Alban, enchanté.

— Je m’appelle Maugis. Comment tu te sens ? Tu t’y retrouves ?

— Eh bien…

— Ça viendra, mais il vaudrait mieux pour toi que ça vienne vite, on avait bien besoin d’un renfort. Je suis le maître gabier. Tu sais ce que ça veut dire, j’imagine ?

Alban hésita.

— Désolé, non. Je n’ai encore jamais travaillé sur un bateau.

— D’accord. Alors grimpe.

— Quoi ?

— Grimpe. Tu vois la hune là-haut ? demanda-t-il en pointant du doigt une plateforme au milieu du grand mât. Je veux que tu y montes, c’est le début de ton apprentissage. Un gabier s’occupe des voiles, mais pour ça, il faut déjà les atteindre. Enlève tes chaussures et escalade le hauban. Une fois en haut, soit tu passes par ce qu’on appelle le trou du chat, la petite ouverture contre le mât, soit tu continues au filet. Allez, monte !

Alban ôta ses bottes, et s’efforça de garder une contenance. Il devait à tout prix réussir cette première épreuve.

            Le bois rugueux du navire sous ses orteils, il laissa ses chaussures dans un coin et leva la tête avec appréhension. Le hauban partait du pont et se perdait dans les voiles pour finir sa course quelque part près du mât. Il se mit debout sur le bastingage, attrapa les cordages entremêlés et entreprit son ascension. Son cœur cognait contre sa poitrine en battant trop fort. Ne pas regarder en bas, ne pas oublier de respirer. Rien qu’une sorte d’échelle de corde et une grosse charpente.

S’il remerciait les heures de travail au port de lui avoir endurci les mains et consolidé les épaules, ses pieds, en revanche, accusaient le coup. Habitués depuis plusieurs semaines à marcher sur le sol pavé de Saint-Malo, ils n’avaient plus aucune résistance. La plante commençait à chauffer quand il entendit Maugis lui crier depuis le pont : « Mets la corde légèrement en diagonale sous tes pieds ! Et garde les coudes bien alignés le long du corps ! ». Alban modifia sa position et le changement le soulagea instantanément. Il continua à grimper. Les bourrasques soufflaient beaucoup plus fort en haut, et lorsqu’elles n’étaient pas arrêtées par les voiles, elles se trouvaient démultipliées par le gréement qui se transformait en gigantesque goulot d’étranglement. Parfois, les oreilles sifflantes, Alban interrompait son escalade pour rester accroché le temps d’une rafale ou pour rectifier sa posture. Malgré tout, il avançait.

            Il arriva enfin au trou du chat. Il passa la tête, posa prudemment une main après l’autre et se hissa sur la hune, encore vacillant sous l’effort. Il avait une vue imprenable sur toute la mâture et plus loin, sur l’océan et ses vagues. Il percevait chaque ondulation, chaque remous à travers le mouvement du bateau. Les sangles cliquetaient contre le bois, et il ressentait avec une acuité formidable le navire se faire entraîner en avant, les grandes toiles tendues par le vent. Alban attrapa un des bouts et se pencha pour apercevoir Maugis. Le gabier hochait la tête en signe d’appréciation, avec un sourire si large qu’il pouvait le deviner de son perchoir. Fier de lui, grisé par toutes ces sensations nouvelles, soulagé d’avoir survécu à sa première épreuve, Alban éclata de rire.

Il n’avait aucune idée de comment il allait trouver son oncle, ou l’homme à l’étoile. Il ne savait toujours pas pourquoi on avait descendu le drapeau ou pourquoi il fallait être pieds nus. Alban ignorait encore un tas de choses, mais si on lui avait demandé à cet instant précis ce qu’il éprouvait, il aurait simplement répondu qu’il se sentait vivant comme jamais.  

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Jowie
Posté le 01/03/2020
Et c'est parti !
Oh, mais j'adore le Capitaine; sa prestance, son attitude, sa description... je suis sa fan et je veux juste la regarder pendant des heures. Euh, voilà, je l'admire quoi xD

Vers le début, Alban dit être rassuré parce qu'il vont dans la bonne direction, C'est sûrement moi qui ai oublié quelque chose mais pourquoi dit il ça ? Il pense que son oncle est aux Caraïbes, c'est juste ?
Je sens qu'il y a plein de secrets sur ce bateau et je veux tous les connaître !
Gabier ? Alban va devenir gabier? Ayant le vertige, ça serait mon pire cauchemar, mais Alban a l'air de bien le prendre et tant mieux. En avant pour l'aventure !
Mary
Posté le 18/03/2020
Ah pardon, je me rends compte que j'avais pas répondu aux anciens commentaires ! Ah oui, là, c'est parti parti !
Les caraibes, à cette époque et compte tenu que la navire vogue pour la compagnie des marchands antillais, c'est le meilleur endroit pour commencer les recherches - mais je ne l'ai peut-être pas assez dit clairement.
Alban va faire un peu de tout, tu vas voir !
Keina
Posté le 03/10/2019
Oh, ça y est, nous voilà sur le bateau !
Alors, le coup du capitaine qui est une femme, c'est drôle, ça semble assez "classique" comme idée, et pourtant je ne l'ai pas DU TOUT vu venir, comme quoi... Je m'attendais à tout sauf à ça !
Mais oui, Alban est enfin dans un univers qui lui plaît, ça fait plaisir à voir ! Il va devenir un marin aguerri, après toute cette aventure... Et il y a plein de nouvelles têtes, et potentiellement plein de nouveaux alliés (ou d'ennemis, va savoir...) !
Mary
Posté le 03/10/2019
Eh oui, fallait bien que je trouve un moyen de vous faire monter à bord :p
Ah, mais c'était fait exprès, ma chère ! Je voulais pas que vous puissiez deviner (même si une ou deux plumes ont déjoué mon plan machiavélique).
Ca va le faire changer, grandir. Il va encore se passer un TAS de choses :D
A très vite j'espère !
Elia
Posté le 19/05/2019
Salut Mary.
Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne garantis pas de rattraper rapidement mon retard, mais que je suis contente de repasser par ici.
Chipotage de forme : je te conseille de mettre les pensées d'Alban en italique, pour bien les distinguer du reste de la narration, parce qu'en lisant, j'ai trouvé que ça cassait le texte, que ses pensées arrivaient comme un cheveu sur la soupe ! C'est pas grand chose, mais on est là pour ça :P
L'échange avec la capitaine était très réussi, j'ai ressenti son autorité, l'influence qu'elle exerçait sur son équipage. C'était très bien !
La partie qui m'a le "moins plu" si je puis dire, c'est avec Martial. Pourtant c'est intéressant que tu décrives ce qui se passe dans l'équipage, la vie à bord, ça rend le tout réaliste, mais ça manquait un peu d'émotions, je me suis sentie un peu extérieure (comme pour le prologue) alors que j'aurais aimé ressentir plus ce qu'Alban ressentait. En revanche, la dernière partie quand il grimpe est bien aussi !
A bientôt 
Mary
Posté le 19/05/2019
Hello ! 
Prend ton temps, tu sais, l'essentiel c'est que tu prennes plaisir à lire ;) Merci d'être repassée par là en tous les cas !
Je suis en POV Alban 3ème personne, du coup je crains de passer pour omnisciente en mettant les pensées d'Alban en italique, que ça crée un conflit dans les points de vue. J'essaierai tout de même en off ! 
Aaah Martial ! Je note ta remarque, en revanche je ne dirai rien là-dessus ! (mouahaha)
A bientôt, à ton ryhtme :D 
Gabhany
Posté le 04/04/2019
Ouh, j'en ai des frissons ! On s'y croirait, en haut de ce mât ! 
Rien à dire sur le reste du chapitre, si ce n'est que l'ensemble de l'équipage me paraît bien sympathique, sauf le mousse haha. Un peu trop peut-être ? Après nous les avoir dépeints comme farouches et peu causants, voilà qu'ils se mettent à sourire à tous crins. Je m'attendais à plus de méfiance de leur part envers un jeune homme qu'ils ne connaissent pas et qui s'embarque pour retrouver quelqu'un et pas par amour de la mer.
A bientôt ptour la suite ! 
Mary
Posté le 04/04/2019
Alban leur a pas vraiment dit pourquoi il s'était embarqué - pas encore du moins. Ils sont taiseux à l'extérieur, en même temps y'a un sacré secret à garder, mais c'est plutôt des bons gars. De ce que j'ai lu, tout était fait à bord des navires pour favoriser l'esprit de groupe et éviter toute tension, parce qu'ne plusieurs semaines, ça peut vite dégénérer. J'ai trouvé ça étonnant aussi, mais leur survie dépend de leur entraide, en fait, surtout qu'ils ne sont pas si nombreux que ça. Les conflits étaient réglés à terre. J'ai donc collé à l'histoire, en forçant un peu le trait - un peu trop? J'espère apporter plus de nuance dans le prochain chapitre. 
À bientôt ! 
Sorryf
Posté le 08/04/2019
J'adore les chapitrees qui présentent les persos ! Quand j'écris je mets toujours le moins de persos possibles parce que je trouve ça trop dur, de les présenter, les rendre discernables etc, surtout en meme temps ! Et je suis toujours attentive à ça quand je lis, et admiratives de ceux qui y arrivent bien. Je trouve que c'est ton cas ! L'équipage est bien campé et très sympathique ! Il en manque, je crois : j'avais repéré un Miguel parce que j'adore ce nom, je l'ai aussi vu écrit sur ta photo de puzzle, j'ai meme plissé les yeux pour essayer de lire mais je n'ai pas réussi xD Enfin bref, chouette chapitre, et la fin quand Alban est au sommet du mat est super belle et grisante ! Bravo !
un micro détail de pinaillage : je pense que j'aurais aimé la capitaine plus mystérieuse, ou imposante, ou avec un caractère un peu dangereux je sais pas, elle m'a paru assez saine je m'attendais pas à ça. Un peu d'instabilité dans ce chouette équipage ce serait bien pour mettre un peu de tension, je pense. Mais bon, avis perso + on les connait pas encore beaucoup = cette remarque est peut-être à côté de la plaque, tu as l'air de savoir ou tu vas!
Mary
Posté le 08/04/2019
Merciiiii !  
Tu vas être servie dans le prochain chapitre (le puzzle, oui :D ) !
Oui, il en manque, je ne pouvais pas mettre tout le monde d'un coup, ce serait trop dense, je vais l'étaler sur plusieurs chapitres.  Pour le Capitaine, elle va voir son rôle grandir petit à petit, tu vas devoir être un peu patiente, mais je pense que tu trouveras satisfaction ! En fait, les capitaines ne passaient pas tant de temps que ça avec les matelots, il a fallu ruser ;) 
 A très vite pour le chapitre puzzle ! 
Aliceetlescrayons
Posté le 13/04/2019
Super chapitre! Cet équipage a l'air fort sympathique, dans l'ensemble, Alban a de la chance.
La scène finale est top. Perso, j'ai le vertige, tu me ferais jamais monter en haut d'un mat. Mais j'ai ressenti les sensations d'Alban, le mouvement des vagues et du vent sans quitter mon fauteuil ^^
Petit pinaillage :
- tout au début du chapitre : "lança la femme d’une voix claire. Je présume qu’on t’a clairement informé" => répétition
- "Martial ricanait sobrement" => dans le contexte, l'adverbe ne m'a pas paru super bien coller
- "il cauchemarderait" => je trouve que ça passe moyen à l'écrit. Plutôt "les cauchemards reviendraient" ou un truc du genre?
Hop, je continue! :D
Mary
Posté le 26/08/2019
Ah ben bravo, j'avais loupé ton commentaire !

Mais oui ils sont sympas, mes persos ! C'est pas des bisounours, mais c'est des bons gars !
Je ne sais pas si j'en serais capable non plus, le coup du mât, si ça peut te rassurer. C'est l'avantage de la lecture, tu voyages sans bouger !
Rachael
Posté le 07/04/2019
Voilà donc Alban qui découvre le navire et ses occupants. Malgré ses appréhensions, tout se passe très bien, avec le/la capitaine, le quartier-maître, le maître coq et tout le monde en fait. C’est presque trop beau, ils sont tous gentils et accueillants, je me demande si ce n’est pas un peu trop idyllique. Ce sont des corsaires quand même, pas d’inoffensifs commerçants…
 Côté Alban, il a tout à découvrir et c’est agréable de le suivre et de découvrir le bateau avec lui. Il semble absolument insensible au mouvement du bateau, j’aurais cru qu’il le remarquerait, quand même, car forcément, le bateau bouge ! Je dirais même que c’est la première chose qui fait réagir quelqu’un qui monte dans un bateau qui prend la mer. Bref, ça me parait bizarre qu’il ne le remarque pas n’en parle pas, ne serait-ce que pour remarquer que cela ne le perturbe pas.
Départ pour Cuba, c’est prometteur, comme destination…
Détails
Le capitaine : du coup, il ne faudrait pas mettre « la capitaine » ?
 Je ne reviendrais donc pas : reviendrai
au premier banc de sable qui croise notre route : que croise ? (ce n’est pas le banc qui croise, mais la route qui croise un banc de sable)
Âgée d’environ trente ans, une aura d’assurance et d’autorité se dégageait d’elle : une phrase un peu disjointe. Âgée d’environ trente ans, elle dégageait assurance et autorité ?
Alban ne savait pas si c’était sa véritable taille : je vois l’idée, mais tel que c’est écrit on se demande si elle a des talons…
mais il relèverai le défi : relèverait
comme lui avait dit Hoël : comme le lui avait dit Hoël ?
une longue table, couverte de cire, au bois tailladé et entourée de bancs ou de sièges, pour certains directement rivés à la coque : ça fait beaucoup de compléments dans cette phrase.
Martial ricanait sobrement : je ne saisis pas cette association
Mary
Posté le 07/04/2019
C'est amusant que tu soulignes le fait que le bateau bouge, je suis montée sur pas mal de bateau, et cela ne m'a jamais dérangé.. Il faut que je réfléchisse à comment tourner ça correctement. 
C'est vrai que le premier contact avec l'équipage se passe très bien, mais bon, c'est seulement les présentations, le but n'est pas de faire peur à Alban non plus. Comme je te le disais dans la réponse à ton précédent commentaire, je vais étendre les différents personnages sur plusieurs chapitres. Il n'est pas dit que cela se passera aussi bien tout le temps, je dirai même que dans près de la moitié des cas, c'est de l'entente cordiale, pour le moment. Alban ne fait pas officiellement partie de l'équipage. 
Tout de même, je prends note pour les corrections ;-) 
Merci de tes détails toujours si pertinents !  
peneplop
Posté le 04/06/2019
J'ai beaucoup aimé ce chapitre (est-ce que je commence tous mes commentaires ainsi ?). Je l'ai lu d'une traite. Je t'avoue que je n'ai pas vu venir la chose concernant le capitaine ;) Je trouve l’idée géniale. Les descriptions sont toujours aussi vivantes et justes. Je me suis sentie comme Alban en haut de son mat !
Je me suis questionnée au sujet de Nora. Je me disais qu'elle l'aurait suivi ? J'ai souvenir qu'on t'avait conseillé d'insérer une tension amoureuse entre Alban et un autre personnage. Vas-tu la faire réapparaître ?
 
En fait, tu vois, si tu n’avais pas introduit Nora, à la lecture de ce chapitre où tout le monde est si aimable avec Alban, je me serais presque attendue à trouver un personnage bourru qui aurait brusquer ton héros. Ca aurait pu arriver en la personne d'une jeune femme pirate avec qui il aurait pu tisser des liens plus étroits. C'est peut-être cliché, je ne sais pas. DONC je suis bien curieuse de voir comment son idylle avec Nora va se développer :) 
Mary
Posté le 04/06/2019
Coucou ! Désolée de ne répondre que maintenant v_v 
Oh oui, ne t'inquiète pas, Nora va revenir ! C'aurait été impossible pour elle de le suivre, et ça n'aurait rien apporté, sinon des complications. Et il est important qu'elle reste à Saint-Malo :D  Oui, on m'avait recommandé une histoire d'amour, pour cerner un peu mieux Alban et lui donner plus de relief, ce dont il manquait cruellement dans les précédentes versions. J'ai choisi de faire Nora bourrue justement parce que c'était la seule façon de contrecarrer le tempérament renfermé d'Alban que je ne peux pas empêcher.
Ah, rien que l'idée du Capitaine et d'Alban ensemble, j'ai le coeur qui saigne haha. C'est pas du tout le genre de relation et ça ne l'a jamais été, mais je comprends la suspicion. 
C'est vrai que là, tout le monde souhaite la bienvenue à Alban sur le bateau, tout le monde est sympa, mais il n'est à bord que depuis quelques heures. Les relations entre les gens demaandent plus de temps pour être approfondies, surtout que pour la plupart, ils se connaissent déjà depuis un certain temps. Alban arrive au milieu d'un groupe déjà formé. Les interactions entre les corsaires vont apparaître petit à petit. 
A bientôt pour la suite ! 
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