Chapitre 10 - Camille

Notes de l’auteur : Hello ! Je profite d'une accalmie en cette fin de semaine où il se passe beaucoup trop de choses pour publier ce nouveau chapitre ^^ Bonne lecture !

Camille se réveilla dans un sursaut. Il lui fallut quelques instants pour se rappeler qu’iel se trouvait au refuge, qu’iel s’était endormi sur l’un des canapés du salon. Quelqu’un avait pris soin d’étendre une couverture sur son corps. Iel se redressa et réalisa que le sommeil n’avait pas dû l’emporter plus de deux ou trois heures ; à l’extérieur, l’obscurité régnait en monarque absolu. Son regard dériva sur le reste de la pièce, s’immobilisa sur Eos, le seul encore présent. Celui-ci s’était installé sur le cadre en bois de la fenêtre grande ouverte, sa jambe blessée tendue devant lui. Il s’était emmitouflé dans une couverture pour s’exposer à l’air froid sans risquer de tomber malade. Camille ne put réprimer un sourire attendri en le découvrant ainsi. Il y avait quelque chose de touchant dans ce tableau volé à la nuit.

— Insomnie ?

Eos pinça les lèvres, et Camille crut le voir frissonner – à moins qu’il ne s’agisse d’un tremblement. Iel s’assit de manière à lui faire face, ramena la couverture sur ses épaules pour échapper aux courants d’air qui jouaient dans la pièce.

— Cauchemar ? éluda Eos.

Camille se mordilla l’ongle du pouce. Les réminiscences de son sommeil agité tentèrent de se frayer un chemin dans son esprit.

— Des souvenirs qui remontent.

Iel avait appuyé Théodora lorsque celle-ci avait suggéré de s’infiltrer dans la base, mais la présence de l’acier et la violence des militaires l’avaient effrayé plus qu’iel ne s’y était attendu. Protégé par le refuge, iel s’était cru invincible, mais iel avait oublié ce que cela faisait d’être confronté aux Hommes. Le regard d’Eos glissa sur son visage, saisissant de cette couleur vert forêt. Camille savait qu’il comprenait, que le sommeil le fuyait pour les mêmes raisons, que ses cris terrifiés déchiraient trop souvent les ténèbres.

— Tu veux en parler ?

— C’est toujours la même chose, soupira Camille.

Sa main grimpa jusqu’à sa clavicule, où iel sentait les aspérités d’une longue cicatrice verticale. Cicatrice brûlante, cicatrice d’acier… L’acier qui revenait constamment poignarder leurs nuits.

— Je me demande souvent si les choses auraient pu être différentes si…

Iel chercha ses mots avec une pointe de frustration, réalisa qu’iel n’en trouvait pas. Si quoi ? Si iel avait été moins stupide ? Si iel n’avait pas eu de Don ? Si iel avait été normal ?

— Peut-être que si les choses avaient été différentes, nous ne nous serions jamais rencontrés.

Un sourire flotta sur les lèvres de Camille. Iel aussi avait fui sur les routes, mais contrairement à la majorité des membres du refuge, iel n’avait pas fui sa famille qu’iel n’avait jamais connue. Ou plutôt, iel n’en avait aucun souvenir. C’était mieux ainsi ; on lui avait souvent répété qu’iel avait été retrouvé dans une poubelle alors qu’iel n’était qu’un nourrisson. Ses parents l’avaient jeté aux ordures pour ne pas avoir à s’occuper de cet enfant lié à la Nature. Pourquoi iel aurait voulu en savoir davantage sur eux ?

Monstre.

Iel repoussa cette pensée, la boucla dans un coin de son esprit.

— C’est vrai. Ça vaut bien tout le reste.

Cela valait bien les cauchemars et les nuits sans sommeil, toutes les ombres tapies dans leur cœur. Iel se moquait du passé ; ce n’était qu’une page de son histoire qu’iel pouvait choisir d’oublier. Iel vivait pour le présent et pour l’avenir. Pour cette famille qu’ils avaient construite avec leur amour et leurs espoirs brisés.

nous avons tous fui

quelque chose

à la recherche de

ce qu’on nous refusait

et aujourd’hui

aujourd’hui

on veut nous le

reprendre

Camille détestait cette impunité qu’avait l’armée concernant tout ce qui touchait les Anormaux. Cette chasse révulsante ravivait une haine bien dissimulée dans un recoin de son esprit.

— Tu regrettes ?

— De ?

— D’avoir tué ce militaire.

Eos plissa les yeux, l’air de réfléchir à la question.

— Je ne pense pas, répondit-il enfin. Il s’en serait pris à nous si je ne l’avais pas fait.

Il attendit un instant avant d’ajouter à voix basse :

— Eux n’auraient eu aucun remords à nous tuer.

Camille observa son visage un long moment. Les nuages s’étaient émiettés pour laisser passer quelques rayons lunaires qui éclaboussaient le profil d’Eos de gouttelettes argentées. Des ombres creusaient ses joues, soulignaient ses pommettes, sa bouche pincée en une mimique si caractéristique. Il n’avait pas menti ; il n’y avait pas de regrets dans son regard, mais une tristesse sourde ternissait le vert de ses prunelles. Il avait tué parce que le monde les avait plongés au cœur de la violence. Il avait tué une deuxième, troisième, quatrième fois peut-être. Il avait tué comme Camille des années auparavant, avant qu’iel ne prenne la fuite. Parce qu’il s’agissait du seul choix qu’ils avaient eu.

— Je vois souvent son visage la nuit, chuchota Camille. Celui du gars que j’ai tué. Je ne regrette pas, avec du recul je sais que je n’aurais pas pu agir autrement : c’était lui ou moi. Mais… je me demande… si les cauchemars finissent un jour par disparaître.

Eos prit une brusque inspiration.

— Je ne sais pas…

Ses doigts serraient sa couverture avec tant de force que ses articulations blanchissaient.

— Je… ne vois jamais qu’un seul visage la nuit, souffla-t-il d’un ton douloureux. Parfois, il me semble en apercevoir d’autres, les vôtres, je crois, mais c’est toujours le sien dont je me souviens au réveil. Et j’ai cette impression que… ça ne s’arrêtera jamais, qu’il sera toujours là chaque fois que je m’efforcerai de l’oublier.

Sa voix se fêla, puis il avoua à mi-voix :

— Il me hante.

Il me hante.

il me hante

il

me

hante

Camille comprenait. Comment aurait-il pu en être autrement ? Iel aurait voulu effacer les cauchemars d’Eos, autant que les siens, mais iel ne pouvait pas lutter

contre un fantôme aussi tangible

contre les spectres qui les torturaient

contre l’acier qui grisait leur sommeil.

Le fiasco de l’expédition ne risquait pas d’améliorer les choses.

— Et Connor ? l’interrogea-t-iel, conscient d’aborder un sujet sensible.

Eos grinça des dents.

— Je l’emmerde ! Qu’il essaie de s’approcher du refuge et je n’aurai aucune pitié.

Camille réprima un léger sourire. D’une certaine manière, la colère d’Eos le rassurait. Il saurait se défendre face à Connor, malgré leur passé commun. Camille l’espérait tout du moins ; la colère pouvait toujours dissimuler la peur et la souffrance.

Souvent même.

— Tu penses vraiment qu’il a pu s’allier à Bravo pour chercher le cœur de la Nature ?

Un soupir résonna, se mêla aux courants d’air, faible chuintement dans la nuit.

— Je ne sais pas. Il était prêt à tout pour y parvenir, mais dans ce cas pourquoi chercherait-il le refuge ? Et quel serait l’intérêt de Bravo dans cette affaire ? Même s’ils veulent trouver le cœur de la Nature, je ne suis pas certain qu’une poignée d’Anormaux feront la différence.

Une ombre traversa le regard d’Eos, noircie par une profonde amertume.

— Difficile d’émettre des hypothèses, constata Camille avec lassitude. Nous n’avons aucune piste.

— Tant qu’il ne s’approche pas d’ici, Connor peut bien faire ce qu’il veut.

Menteur, songea Camille avec une pointe d’amusement. Iel savait qu’Eos aurait payé cher pour régler cette histoire une bonne fois pour toutes. Camille se sentait moins touché, peut-être parce qu’iel ne s’était jamais entendu avec Connor – ou plutôt parce que Connor ne l’avait jamais apprécié –, tandis que ce dernier avait été le salut d’Eos et Théodora, gamins traumatisés qui s’étaient retrouvés projetés dans un monde dont ils ne connaissaient rien, sans savoir comment survivre.

— Mais je m’inquiète pour Théodora, murmura Eos. Tout à l’heure, elle avait l’air si… triste.

Ses doigts effleurèrent inconsciemment sa jambe blessée. Camille s’appuya plus confortablement contre le dossier du canapé, les bras posés sur ses genoux.

— La mission l’a secouée… Mais je pense que dans les prochains jours, sa fureur prendra le dessus et elle voudra régler son compte à Connor.

Pourtant, Camille n’ignorait pas qu’elle aussi possédait une fragilité bien cachée derrière son visage de fille-soleil. Comme eux, elle cherchait sa place dans ce monde implacable, humaine sans Don qui partageait les peines de ceux qui en détenaient.

— Je ne l’ai pas entendue rentrer, ajouta-t-iel, le front barré par un pli soucieux.

Iel espérait qu’elle n’était pas restée trop longtemps dehors, où le froid et l’humidité pouvaient se montrer particulièrement sournois.

— Elle est revenue avec Loup peu après que tu te sois endormi. Elle avait l’air d’aller mieux… je crois.

Camille ne put retenir un sourire. Peut-être que Loup avait été la personne la mieux placée pour l’écouter, lui qui ne les connaissait pas depuis longtemps.

— Loup a un tempérament plutôt apaisant.

— Oui… C’est difficile de ne pas avoir envie de lui faire confiance.

— Il t’a finalement convaincu ? s’amusa Camille.

Eos lui adressa un regard noir, ce qui accentua son hilarité. Un éclat espiègle dansa sur le visage de Camille, étoile filante qui déchirait l’angoisse de la nuit.

— Il t’admire beaucoup, ajouta-t-iel avec un haussement de sourcils équivoque.

Eos émit un hoquet étranglé, voulut répondre sans qu’aucun mot ne parvienne à franchir la barrière de ses lèvres. Camille jugea bon de ne pas en rajouter, mais l’air médusé d’Eos eut raison de sa résolution. Un rire silencieux lui échappa. Contagieux. Qui ne tarda pas à gagner Eos, malgré son regard orageux.

ce sont

vos rires

la raison

pour laquelle

je vis

Dans le silence de la nuit, leur rire étouffé résonnait à l’infini, porté par le vent, mêlé au bruissement des feuilles. Rire qui leur rappelait qu’ils étaient vivants, revanche contre tous ceux qui souhaitaient les voir disparaître. Peut-être qu’au fond Camille espérait vraiment que Loup permettrait à Eos de s’ouvrir davantage.

— Enlève cet air satisfait de ton visage, marmonna Eos, le regard encore brillant.

— Je ne vois pas de quoi tu parles, répondit Camille d’un ton trop joyeux pour être honnête.

Iel voulait simplement voir Eos heureux, les voir tous heureux.

— Je m’inquiète également pour Thaïs, avoua-t-iel, son sourire évaporé.

— Toi aussi ? Elle a toujours été discrète, mais encore plus ces derniers temps.

— La présence des militaires doit l’angoisser. Ce ne serait pas la seule.

— Sans doute, soupira Eos. Et je n’ai aucune idée de comment nous pourrions régler cette situation.

Camille acquiesça sans un mot, tandis qu’Eos s’enfonçait dans un silence songeur, les yeux clos. Il réprima une grimace lorsqu’il modifia sa position, mais il n’émit pas la moindre plainte. Au loin, les arbres bruissaient doucement, une chouette hululait. Camille s’abandonna dans les bras de cette sérénité bienvenue. Iel regrettait de s’être laissé emporter par ce sentiment d’invulnérabilité qui l’avait convaincu de s’approcher de la base militaire. Rien ne valait la quiétude du refuge ; c’était ce qu’iel voulait protéger à tout prix. Ou peut-être était-ce précisément pour cette raison qu’ils avaient couru au-devant du danger… De longues minutes s’écoulèrent ainsi, jusqu’au moment où Eos sursauta.

— Tu as entendu ? s’exclama-t-il.

Camille fronça les sourcils, mais n’eut pas l’occasion de répondre car Eos se redressait déjà. Et iel entendit ; ce fracas absolu, assourdissant, comme la foudre qui fend le ciel, vit le temps d’un flash lumineux.

— Que…

BANG

Iel réalisa avec un temps de retard ;

détonation

coup de feu

— Eos !

Trop tard.

Eos avait quitté son perchoir et traversait la pièce d’un pas vif, traînant sa jambe blessée derrière lui sans en tenir compte. À l’extérieur, au niveau des chambres où dormaient les plus jeunes, des cris terrifiés retentissaient déjà. Camille retint un juron et se lança à la poursuite d’Eos, qu’iel rattrapa sans difficulté. Le vent fouetta leurs visages.

détonation

coup de feu

Une vague souleva son estomac. Le mugissement des armes était encore loin, mais pourquoi tirer dans ce cas ? Un avertissement ? La volonté de les effrayer ? Étaient-ce les militaires de Bravo qui faisaient souffler un vent de représailles sur Brocéliande. Théodora ouvrit la porte à la volée. Ses cheveux châtains flottaient autour de son visage livide. Derrière elle, Iris tenait fermement la main de Thaïs, qui osait à peine respirer. À leurs côtés, Loup n’arrêtait pas de trembler, les yeux écarquillés.

détonation

coup de feu

Eos se précipita vers la lisière de la forêt, fouillant les environs d’un regard acéré.

— Eos !

Camille se lança à ses trousses après avoir signé quelques mots avec ses mains pour indiquer aux autres de rester en sécurité dans le refuge, le rattrapa sans mal. La démarche boitillante du jeune homme ralentissait sa course. Autour d’eux, les arbres étiraient leurs branches comme de sombres silhouettes. N’importe quel danger aurait pu se dissimuler dans l’ombre de leurs troncs gigantesques.

— Ils sont à quatre-cents mètres au sud-est de la barrière ! cria Eos.

Qui ? aurait voulu demander Camille, mais iel connaissait déjà la réponse. Ils s’enfoncèrent entre les arbres en courant. Son cœur battait si vite qu’il menaçait de rompre sa cage thoracique. Le sang qui pulsait dans ses temps l’assourdissait presque autant que les coups de feu.

La barrière protège le refuge.

Rien ni personne ne pouvait les atteindre.

le

refuge

est

à

nous

Camille frissonna lorsqu’ils traversèrent la barrière. D’ordinaire, c’était froid, chaud, satiné, caressant, semblable à de la soie qu’on écarte du bout des doigts. Cette nuit, elle les heurta comme une cascade qui percute la roche. Leurs pieds martelaient la terre boueuse et soulevaient de la poussière et des feuilles mortes. Ils connaissaient si bien la forêt que l’obscurité ne les gênait pas. Camille pouvait anticiper chaque racine, chaque pierre qui jonchaient le sol. Un hibou grand-duc émit un piaillement strident.

à

terre

Iel eut le réflexe d’entraîner Eos au sol. Ils s’écrasèrent dans la boue, un cri écorcha la gorge d’Eos.

Une balle se ficha dans un arbre non loin d’eux.

Eos se redressa maladroitement, manqua de s’effondrer de nouveau.

— Arrête, Connor ! hurla-t-il.

Une dernière détonation claqua dans l’air, puis un silence assourdissant envahit la forêt.

— Merci de m’avoir guidé jusqu’au refuge, murmura une voix moqueuse portée par le vent.

— Montre-toi ! cracha Eos.

coup de feu

avertissement

Une silhouette aux cheveux blond miel serpenta entre les arbres, insaisissable.

— J’ai quelque chose pour toi.

— Je ne veux rien de toi !

— Mais tu n’as pas le choix…

Une bourrasque les percuta de plein fouet, les projetant au sol. Eos hoqueta de douleur, une main posée sur son bras blessé. Dans un instant de lucidité, Camille craignit que les points de suture n’aient sauté.

— Il est inutile de discuter cette nuit, mais je te laisse quelques jours pour y réfléchir. Tu sais désormais de quoi nous sommes capables. À toi de voir…

Eos s’immobilisa, le visage livide.

La bourrasque les enveloppa avec une délicatesse qui donna des envies de meurtre à Camille. Puis, lentement, elle apporta dans son sillage un éclat blanchâtre qu’elle déposa à leurs pieds. Camille écarquilla les yeux.

Juste

une

fichue

enveloppe

avec

un

nom

dessus.

 

Eos

 

Et Eos qui tremblait tellement, incapable de s’en saisir…

— À bientôt, souffla la voix de Connor.

détonation

coup de feu

détonation

coup de feu

détonation

coup de feu

Camille sursauta, un cri au bord des lèvres. Près d’iel, Eos se tassait contre le sol, les mains plaquées contre ses oreilles. Puis le silence revint

enfin

brisé

par leurs respirations

désordonnées.

Eos hoqueta, les pupilles encore dilatées par la peur. Camille ne parvenait pas à reprendre son souffle.

— Bordel de…

Ses mots s’étranglèrent dans sa gorge.

Eos attrapa enfin l’enveloppe, faillit la faire tomber tant il tremblait. Le papier se froissa légèrement entre ses doigts.

— Qu’est-ce que… c’est ? articula Camille avec peine.

— Je…

La voix d’Eos s’ébrécha.

— Je crois que… Connor a quelque chose à nous dire.

La peur fragmentait le vert de ses iris, plus sombre, plus terne.

Camille frissonna.

À quoi rimait ce simulacre d’attaque ?

Merci de m’avoir guidé jusqu’au refuge…

Cette lettre ?

À bientôt…

Que voulait Connor après cette démonstration de force ?

Et jusqu’où était-il prêt à aller pour cela ?

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Neila
Posté le 05/12/2022
Coucou. ^^
Nous voila plongé dans la tête de Camille, et on en apprend un peu plus sur iel au passage. Jeté.e dans une poubelle, c’est chaud. x’D Mais est-ce que ça veut dire qu’on peut reconnaître un anormal à la naissance ?
Je trouve ça sympa qu’iels prennent le temps de s’arrêter sur le fait qu’iels ont tué des gens, parce que c’est quand même pas rien. Eos, on sent qu’il a dépassé le stade des regrets, il a l’air de s’être résigné à tout pour protéger ses amis. Camille, j’ai été surprise d’apprendre qu’iel avait déjà tué quelqu’un. :O En tout cas, ces petites confidences nous montrent bien à quels points ces deux là sont proches, en plus de nous en apprendre encore un peu plus sur leur passé.
Par contre, je dois avouer que j’ai pas trop vibé avec les phrases étalées sur plusieurs lignes. ^^’ Disons une fois ou deux, sur des passages bien particuliers, pour mettre une espèce d’emphase, pourquoi pas (au moment des détonations et des coups de feu, ça fonctionnent bien). Mais plus que ça, personnellement ça me donne une impression de trop.
Sinon, j’ai pas compris pourquoi Eos se précipite hors de la barrière en entendant les coups de feu. O.o Qu’il aille voir de plus près, je veux bien, mais pourquoi il ne reste pas bien à l’abri derrière la barrière ? Si Connor était pas simplement venu leur passer un message, ils se seraient jetés droit dans les bras des militaires. Et en plus, si Eos se fait tuer, est-ce que la barrière ne risque pas de disparaître ? Si c’est le cas, il ne risque pas seulement sa vie en sortant mais celle des autres.
Hâte de savoir ce que contient ce fameux message (et y en avait déjà un premier dont tu nous as pas dévoilé le contenu !) et comment ils vont se sortir de cette sales situations.
Mathilde Blue
Posté le 05/12/2022
Coucou !

Oui les personnages ont tous eu une vie très fun n'est-ce pas ? xD Oui on peut les reconnaître dès la naissance parce que même s'ils ne développent pas leurs dons tout de suite, ils sont sensibles à l'acier dès leur plus jeune âge !
Oui c'était important qu'ils reviennent sur le fait d'avoir tué, parce que c'est quand même très lourd à porter pour leur âge... Et si Eos s'est effectivement résigné, Camille a plus de mal de son côté, mais on reviendra sur son passé à un autre moment !
Pas de soucis pour les phrases étalées sur plusieurs lignes, comme je l'ai dit à Tac ci-dessous, j'avais envie de tester des formes d'écriture plus libres au milieu d'une narration classique, donc je verrai ce que j'en fait quand je corrigerai le texte !
Alors Eos se précipite parce qu'il a bien compris que les coups de feu étaient plus une forme d'intimidation et un moyen de signaler la position des militaires, et comme il sait que c'est Connor, qui les a déjà plus ou moins laissés s'échapper. S'il n'était pas sorti, ça aurait pu continuer longtemps, voire de manière plus agressive encore. Et il n'était pas si loin de la barrière, donc ils auraient pu rebrousser chemin rapidement ! Et pour la barrière, non la mort d'Eos ne la ferait pas disparaître, pas dans l'immédiat en tout cas, mais je l'explique plus en détails dans quelques chapitres (je l'évoque même dans le prochain il me semble) !
Haha, et oui il y avait aussi le premier message, dans le prochain chapitre tu vas pouvoir assister en direct à la réaction ravie de Théodora qui ignore toujours l'existence de la première lettre xD

Merci pour ton commentaire et à bientôt !
Neila
Posté le 05/12/2022
Ah ben oui ! l'acier ! Je suis bête. ^O^'
Pour le raisonnement derrière la réaction d'Eos, je pense que ça vaudrait le coup de l'expliquer. Camille pourrait essayer de l'arrêter et Eos pourrait rétorquer que c'est Connor et expliquer très rapidement tout ce que tu m'expliques là ? C'est que mon avis, bien sûr, mais je pense que c'est le petit ajout qui éviterait qu'on se dise "mais kest-ce kil féééé ??"
Mathilde Blue
Posté le 05/12/2022
C’est noté pour expliciter la réaction d’Eos ! Pour moi c’était logique mais c’est vrai que sans explication ben peut-être pas tant que ça en fait xD
Tac
Posté le 04/12/2022
Yo !
L'étau se resserre sur le groupe ! C'est à se demander comment ils vont s'en sortir ; je me demande si tout le monde ne va pas finir dans un laboratoire et la fin de l'histoire sera simplement leur évasion ! Ou ils seront contraints pieds et poings liés de chercher le Coeur de la terre avec Connor.
J'ai eu un petit souci avec les partis pris de ce chapitre ; les passages avec les retours à la ligne, certains en italiques d'autres non... j'avoue que je n'y ai pas du tout adhéré T_T c'est très personnel, mais je n'ai pas vraiment vu l'intérêt de ce procédé d'écriture. Une fois, j'ai eu la sensation que c'étiat une sorte de manifestation du Don de Camille, celui qui dit "à terre" vers le milieu du chapitre, et là du coup j'ai trouvé que c'était intéressant. Mais pour le reste... à la rigueur les "détonations" "silence", j'ai pu y voir un truc intéressant ; en revanche, pour les premiers tout en particulier, ils ne font pour moi que des redites de ce qui est dit juste avant ou après, et du coup j'ai vraiment du mal à y voir ce que tu voulais faire avec ça. D'un autre côté, je trouve sympa d'avoir un personnage avec une façon de s'exprimer qui lui soit franchement propre ; qu'on se dise en lisant le chapitre "ah c'est Camille", et pas croire que c'est uqelqu'un d'autre.
Plein de bisous!
Mathilde Blue
Posté le 04/12/2022
Hello !

Haha, ça fait beaucoup d'hypothèses qui ne tournent pas du tout en leur faveur les pauvres x) Il reste encore un sacré bout de chemin avant la fin hehe (d'après mon chapitrage, parce que je pars sur un pavé, rip).

Pour les partis pris, alors j'avoue que de manière plus générale j'avais envie de tester des formes d'écriture plus libres (et déstructurées) donc on en retrouvera également dans la suite et pas seulement dans les chapitres du point de vue de Camille x) Je verrai ce que j'en fais lors de la réécriture, mais en tout cas j'aime bien écrire comme ça ^^

Plein de bisous !
Tac
Posté le 04/12/2022
Non effectivement je ne suis pas très optimistes pour eux.... cela dit si le chapitrage promet d'être long, ça optimise les chances de pouvoir redresser la barre ! (m'nefin quand on sait le nombre de catastrophes qui peuvent se produire dans un laps de temps très court.... bref)

Eclate-toi à tester des formes d'écriture ! c'est pas parce que ça n'a pas marché sur moi cette fois ci que ça ne marchera pas à l'avenir ou sur d'autres personnes :) Bonne exploration ! je te dirai si j'adhère ou non !
Mathilde Blue
Posté le 04/12/2022
Tu as raison, je ne suis pas tendre avec mes personnages, la première partie est la plus soft je pense xD Et plus c'est long, plus il y a de l'espace pour les catastrophes comme tu dis x)

Ça marche ! J'attendrai ton avis dans ce cas :D
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