Chapitre 10

Notes de l’auteur : Bonjour ! Déjà le chapitre 10 ! C'est important les chiffres ronds ^^ J'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecture ;)

- Altaïs.

Altaïs pâlit légèrement lorsque la voix d’Elaran claqua dans l’air avec force. Alexander tourna la tête vers lui, inquiet, mais le jeune homme gardait son regard obstinément posé sur l’homme leur faisant face, comme si rien d’autre n’existait.

- Cela faisait longtemps, n’est-ce pas mon oncle ?

Malgré son attitude glaciale, Alexander était suffisamment proche d’Altaïs pour apercevoir ses mains crispées sur les rênes de sa monture. L’évidence le heurta de plein fouet. Altaïs avait peur. C’était infime, imperceptible, mais Alexander en avait la certitude. Face à eux, le visage d’Elaran parut se durcir encore davantage.

- Tu sais que cette fuite est inutile. Rien ne te permettra d’échapper à ce qui t’attend. (Son regard glissa brièvement vers Alexander.) Ni personne. Rends-toi.

Le regard d’Altaïs s’assombrit sous l’effet de la colère et de la haine.

- Jamais ! cracha-t-il.

- Tu ne me laisses pas le choix alors.

Elaran leva la main et les soldats l’imitèrent, prêts à attaquer dès qu’ils en auraient l’ordre. Quand il l’abaissa, les sorts fusèrent. Ils s’écrasèrent contre le puissant bouclier qu’Alexander avait formé, les bras tendus devant lui. Celui-ci serra les dents. Le choc des sorts contre la surface transparente se répercutait jusque dans ses os.

Elaran fronça les sourcils. Il ne s’était pas attendu à ce que le bouclier résiste. Qu’à cela ne tienne, il abaissa sa main une seconde fois. Alexander laissa échapper un gémissement de douleur alors qu’il luttait pour maintenir le bouclier. Son front se plissa sous l’effort, mais il ne put empêcher des fissures d’apparaître le long de la surface transparente.

- Altaïs, je ne résisterai pas à une troisième salve, grimaça-t-il.

Le prince était fou de rage. Elaran le narguait, à seulement quelques mètres de lui, avec sa main prête à s’abaisser à nouveau. Lui aussi savait qu’Alexander ne tiendrait pas davantage. Aussi puissante soit sa magie, il pouvait difficilement faire front contre une dizaine de soldats et Elaran. Mais Altaïs ne permettrait pas à son oncle de blesser le Protecteur. Il le refusait.

Au début, ce ne fut qu’un murmure. Un ronronnement qui naquit dans sa poitrine. Puis, le murmure devint un grondement, comme l’orage qui dansait dans son regard.

Et la magie d’Altaïs explosa.

La fureur muette du prince se mua en une onde de choc dévastatrice. Le bouclier d’Alexander vola en éclat, les soldats furent balayés et Elaran précipité vers le sol. Les arbres se couchèrent sur un périmètre de plusieurs dizaines de mètres. Et quand la magie s’écrasa sur la muraille, celle-ci se fissura et, dans un vacarme de tonnerre, la porte nord tomba.

Les soldats disparurent derrière les décombres de pierre qui s’étaient abattus sur le sol et les cris de panique résonnèrent dans la ville. Un épais nuage de poussière se souleva.

Alexander ne leur laissa pas le temps de prendre conscience de la situation. Il éperonna sa monture en direction d’Altaïs. La surprise était parfaitement visible dans ses yeux clairs.

- Il faut qu’on parte. Maintenant !

Altaïs sembla sortir de sa transe et enfonça légèrement ses talons dans les flancs du cheval qui s’élança au galop. Avant que quiconque n’ait repris ses esprits, ils rejoignirent la route du Nord.

 

***

 

Elaran repoussa des débris de pierres du bout de sa botte. Des volutes de poussière se dispersaient encore dans l’air, et un silence de mort planait. Deux de ses soldats avaient perdu la vie, et plusieurs avaient été grièvement blessés. Il devait désormais attendre avant de partir à la poursuite d’Altaïs. Elaran serra les dents. Le fugitif lui paierait cet affront.

- C’était de la magie brute, observa Mathéis.

Il se tenait à quelques pas de son oncle, indemne si ce n’est sa cape légèrement déchirée.

- Oui, répondit celui-ci en grinçant des dents.

- Pourquoi Altaïs a-t-il recours à de la magie brute ?

- Je ne sais pas, répliqua durement Elaran. Prépare-toi à aller dans le Nord, nous partons dès demain.

Et il s’en alla, sans se préoccuper davantage du jeune homme. Mathéis fronça les sourcils. Il avait bien vu la haine dans le regard d’Altaïs, et celle-ci n’était pas feinte. Il soupçonnait désormais qu’il y ait autre chose que le régicide entre Elaran et le prince.

Ses pensées s’orientèrent vers les paroles qu’avait eu sa soeur avant son départ : « Surveille Elaran. Si vous rattrapez Altaïs, veille à ce qu’il ne lui arrive rien jusqu’à votre retour au palais. ». Aliss avait toujours été dotée d’une rare clairvoyance, et, depuis quelques jours, leurs doutes à tous les deux ne cessaient de grandir.

 

***

 

Ils galopaient depuis longtemps déjà. Si longtemps que le ciel commençait à s’assombrir. Alexander, s’il savait monter à cheval, n’était pas non plus un cavalier émérite et son corps devenait douloureux.

- Altaïs ? appela-t-il. Peut-on s’arrêter ?

Il ne pouvait en revanche pas s’empêcher d’admirer le prince qui ne paraissait faire qu’un avec sa monture. Il montait avec une facilité déconcertante et ne semblait pas avoir besoin de diriger son cheval pour que celui-ci lui obéisse. L’allure constante qu’il avait maintenue jusqu’ici ralentit dès qu’Alexander en fit la demande. Ce dernier soupira de soulagement.

Ils avaient pu s’éloigner de la route et évoluaient désormais dans les grandes steppes d’Aeldor. Rien ne se dessinait à l’horizon. Pas un relief, pas un son. Seule l’herbe tendre qui s’écrasait sans un bruit à chaque pas des chevaux, surplombée par un ciel crépusculaire. Dans cette immensité bleue et verte, le silence était absolu.

Altaïs rejeta la tête en arrière, pour offrir son visage à la brise froide. Il ferma les yeux, comme pour mieux apprécier les sensations qui s’échouaient contre lui.

Alexander l’observa faire, incapable de briser le spectacle sous ses yeux. Le prince, si longtemps privé de la pureté de l’air et de la lumière, semblait renaître pendant cet instant éphémère. Il rouvrit lentement les paupières et leva la main vers le ciel, comme pour attraper une poignée de vent et d’étoiles naissantes.

- Elle est à nouveau partie, souffla-t-il.

Et son murmure se perdit dans l’espace. Altaïs sentit son coeur se serrer douloureusement. Sa magie, sa compagne, son amie, avait disparu. Encore une fois.

- Comment as-tu fait ce matin ? questionna Alexander d’une voix douce.

- Je ne sais pas. C’est juste… Arrivé. Tu… Enfin nous étions en danger et il

Altaïs ne parvint pas à finir sa phrase.

- C’est lui, n’est-ce pas ? C’est Elaran ?

Le prince hocha lentement la tête.

- Il t’a élevé, mais n’a jamais réussi à te contrôler.

Altaïs l’invita à continuer, puisque lui-même ne pouvait raconter son histoire.

- Il voulait prendre le pouvoir, mais tu le gênais. Il a donc tué le roi et t’a fait passer pour un régicide.

Les suppositions d’Alexander devaient être plus ou moins justes car Altaïs ne l’interrompit pas. Cependant, sa légère moue signifia que les choses étaient plus compliquées que ce qu’avançait Alexander.

- Mais cela ne lui suffisait pas, alors il a fait de toi un esclave et t’a vendu dans un bordel des bas-fonds.

Cette fois, Altaïs pâlit et détourna le regard.

- Non, protesta-t-il à voix basse.

- Altaïs, je ne suis pas stupide, souffla Alexander avec douceur.

Mais le prince refusa de tourner la tête vers lui.

- Ça ne change rien. Ça ne changera jamais rien.

Altaïs accepta enfin de le regarder et son regard de glace se ficha dans celui d’Alexander.

- Pour toi peut-être, mais le monde est cruel. Que crois-tu qu’il se passera quand on apprendra qu’un prince s’est prostitué dans les bas-fonds ?

Il avait dit ces derniers mots avec un dégoût évident.

- Tu ne l’as pas choisi !

- Non, mais beaucoup ne verront pas la différence.

Alexander ne sut quoi répondre, car il y avait une part de vérité dans les dires du prince.

- J’ai perdu tellement de choses, murmura Altaïs.

Et alors qu’ils étaient seuls, sous la voûte bleutée qui se teintait d’étoiles, une larme roula sur sa peau pâle. Le masque impassible que le prince s’évertuait à maintenir envers et contre tout se brisait.

- Toute ma vie je me suis battu. J’ai encaissé les coups, les humiliations, je me suis incliné encore et encore. Mais… je n’ai jamais cessé de faire face. Même lorsque l’on m’a tout enlevé.

Il inspira brièvement avant de conclure :

- Même lorsque j’ai cessé d’espérer.

Sa voix se cassa. Au fil de sa courte vie, il avait très rapidement compris que l’espoir ne le sauverait pas, jusqu’à sa rencontre avec Alexander. C’était sa colère démesurée qui lui avait permis de tenir. Sa colère, sa haine, et une détermination sans faille. Car il avait toujours refusé de se laisser écraser, quelqu’en soit le prix.

Alexander se laissa glisser à terre et s’approcha du cheval d’Altaïs. Doucement, il posa une main sur celles d’Altaïs, qui serraient les rênes à s’en faire blanchir les doigts.

- Est-ce que cette fuite a un sens, Alexander ?

- Elle en a pour moi. Parce que je ne veux pas te perdre.

- Tu me connais depuis seulement quelques jours.

- Je crois que ce que nous vivons tend à faire disparaître la notion de temps.

Une étrange lueur éclaira le regard d’Altaïs alors qu’Alexander ajoutait d’une voix douce :

- Quand je suis avec toi, ma magie s’apaise enfin. Elle qui se dispersait tant auparavant a enfin trouvé un but.

- Et toi ?

Alexander esquissa un sourire.

- Tu penses que je me laisse uniquement guider par ma magie ?

- Je ne sais pas.

- Quand je suis avec toi, je me sens tout simplement bien.

- Tu dois quand même avoir un attrait certain pour les situations périlleuses.

Les propos d’Altaïs s’étaient faits légers, et le sourire d’Alexander s’agrandit. Il avait senti les mains desserrer leur étreinte sur les rênes.

- Indubitablement.

Une douce quiétude s'installa. Altaïs était toujours assis sur sa monture et Alexander se tenait debout près de lui. Sous le dôme étoilé, seul le silence les entourait.

 

Alexander sortit de ses affaires un long stylet, délicatement ouvragé. Ils avaient finalement trouvé un endroit où s’arrêter. En réalité, celui-ci n’était pas très différent du reste du paysage, mais Alexander avait décrété que ce serait parfait.

- Tu sais utiliser la magie runique ? demanda Altaïs, intrigué par le stylet.

- Je suis Protecteur, heureusement que je sais utiliser les runes. Les runes défensives en tout cas. Cela dit, ce n’est pas non plus ma spécialité, tu ne me verras jamais les utiliser en combat. Mais pour installer des protections pour une nuit, je peux prendre mon temps.

Lentement, il commença à tracer des symboles dans la terre, écartant les brins d’herbe qui le gênaient, jusqu’à former un cercle parfait autour d’eux. Puis, il laissa couler sa magie autour de lui pour que celle-ci effleure chacune des runes. Celles-ci ne semblèrent d’abord produire aucun effet, puis l’air se réchauffa soudainement.

- Tu as ajouté une rune de chaleur ?

La voix d’Altaïs était amusée.

- Ça ne sert à rien d’installer des runes de protection si c’est pour mourir de froid, se défendit Alexander.

- En fait, tu es très frileux.

- Pas du tout !

Altaïs haussa un sourcil, moqueur. Alexander lui jeta un regard faussement furieux, mais celui-ci n’aurait trompé personne.

- Avec les runes que j’ai mises en place, même si par le plus grand hasard quelqu’un passait par ici, il ne nous verrait pas. Et il faudrait de toute façon des sorts offensifs très puissants pour briser un bouclier runique.

Sur ces mots, Alexander se dirigea vers les chevaux qui broutaient tranquillement. Il ouvrit l’une des sacoches et regarda son contenu.

- Ton frère ne s’est pas moqué de nous, observa-t-il. On ne devrait pas manquer de vivres et il y a une bourse suffisamment grosse pour financer un régiment pendant plusieurs semaines.

Altaïs ne répondit pas. Accepter l’aide de son frère lui coûtait.

- Il y a même des fioles de soin.

Alexander contourna le cheval pour ouvrir la seconde sacoche.

- On a également des vêtements de rechange et… Il y a des dagues.

- Merveilleux, nous sommes sauvés, railla Altaïs, cynique.

Alexander soupira.

- Ça peut toujours servir, et ton frère nous a été d’une grande aide.

- Jusqu’au jour où il nous plantera un couteau dans le dos.

Un coup de vent balaya brusquement la plaine.

- Je ne pense pas, il avait l’air réellement inquiet pour toi.

- Ce serait bien la première fois.

- Tu ne lui fais vraiment pas confiance, constata Alexander.

- Non, je n’ai aucune raison de le faire.

- Pourquoi ? Parce qu’il t’a abandonné quand tu étais petit ?

Altaïs lui jeta un regard noir, mais répondit finalement :

- Si seulement il s’en était tenu là. Mais non, il ne perdait jamais une occasion de me rabaisser. Il ne cessait de chercher à prouver que je n’étais qu’un sale gosse difficile. Comme tous les autres, il a seulement cherché à me dominer.

Il tentait visiblement de maîtriser sa voix et de lui donner cet accent indifférent qu’il adoptait souvent. Pourtant, celle-ci trembla légèrement lorsqu’il reprit la parole.

- La seule fois où j’ai eu besoin de lui, il m’a regardé avec mépris et m’a dit qu’il était temps que je grandisse. Donc non, je ne lui fais pas confiance, et ses états d’âme n’y changeront rien.

Alexander comprenait mieux la colère d’Altaïs à l’égard de Natt. Celui-ci avait d’ailleurs légèrement édulcoré la vérité, songea-t-il avec colère. Le prince s’approcha de sa monture, et la caressa avec affection, comme pour effacer l’amertume qui lui enserrait brusquement le coeur.

- J’ai longtemps préféré les animaux aux hommes, murmura-t-il.

Cela expliquait son aisance à cheval, d’autant plus remarquable que le corps du prince ne devait pas être encore parfaitement remis. Altaïs tourna finalement la tête vers Alexander, et leurs regards s’accrochèrent un instant. Le Protecteur ne cessait de changer la donne.

- Tu montes depuis longtemps ? demanda celui-ci, légèrement troublé.

- Aussi loin que je me souvienne. Parfois, je prenais un cheval et j’allais galoper dans les plaines durant des heures.

Ce qui avait tendance à lui coûter cher en général.

- Et toi ?

- La première fois où je suis monté à cheval, c’était durant ma formation pour devenir soldat. Je n’ai pas beaucoup d’expérience, avoua Alexander.

- Je vois, répondit Altaïs avec l’ombre d’un sourire. Tu n’as pas du tout la posture d’un cavalier. Tu n’accompagnes pas le cheval dans son mouvement, tu le subis.

- Tu m’apprendras ?

Altaïs parut hésiter un instant.

- Je ne suis pas sûr d’être un très bon professeur, mais je peux tenter, répondit-il finalement.

Alexander lui adressa un sourire rayonnant et Altaïs se fit la réflexion que cela valait largement le coup d’essayer.

- Il va falloir faire des tours de garde, annonça-t-il.

- Mais à quoi servent mes protections ? protesta Alexander en s’étalant dans l’herbe.

- Mieux vaut prendre trop de précautions que pas assez, répliqua son vis-à-vis. Je prendrai le premier tour, tu pourras te reposer.

Alexander râla pour la forme, mais Altaïs n’avait pas tort.

- Tu as faim ? demanda-t-il ensuite au prince.

- Je suppose que toi oui…

- Il y a plein de choses dans les sacoches ! J’ai même aperçu des gâteaux à la noisette.

- Ah oui ? demanda Altaïs avec intérêt.

Alexander sourit. Il venait de trouver la faiblesse du prince.

 

Alexander ouvrit un oeil. Il s’était endormi, emmitouflé dans sa cape. Le ciel au-dessus de lui était noir mais les étoiles scintillaient comme des joyaux et tournoyaient autour du croissant de lune ivoire. La lumière sur l’obscurité.

Altaïs n’était pas là. Il se redressa aussitôt sur un coude et retint un soupir de soulagement quand il le vit, un peu plus loin. Le prince était debout, une épée dans la main, et esquissait des mouvements fluides qui découpaient l’air. La lumière des astres se réfléchissaient sur la lame et faisait miroiter des éclats lumineux sur le sol assombri par la nuit. Le prince dansait avec l’épée et le spectacle qu’il offrait sans le savoir était magnifique.

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Louison-
Posté le 23/07/2021
Coucou ! :D

J'aime bien qu'on commence ce chapitre en force et qu'on le finisse de manière si douce. Ca montre bien qu'au sein d'un même chapitre, tu es capable de varier de "ton".

Et donc, concernant le début : impressionnante, la magie brute d'Atlaïs ! On sentait bien sa colère à travers elle, et c'était beau à voir <3 Ca montre qu'il évolue et que ses émotions sont fortes. Toutefois, je t'avoue avoir été un petit peu surprise d'une telle puissance. Je trouve qu'il y a un contraste peut-être un peu trop grand entre magie-perdue et magie-retrouvée-très-en-puissance. Je sais pas si d'autres plumes l'ont relevé, mais je me dis qu'à ce stade de l'intrigue, c'est peut-être un peu tôt de dévoiler une telle puissance et que tu y gagnerais à le faire évoluer de manière plus linéaire, pas exponentielle. Je me dis que tu peux trouver une façon plus "fine" pour faire apparaître sa magie, tout en permettant à Altaïs et Alexander de s'en sortir :) Maaaais ce n'est que mon avis bien sûr, à prendre ou à laisser <3 Surtout que, comme c'est écrit, il en va là de "magie brute" et que c'est peut-être sa caractéristique d'être aussi impressionnante :)

Sinon, j'aime toujours autant la relation entre Alexander et Altaïs <3 Ils sont si beaux les deux ensemble, ils ont un tel naturel dans leur échange que ça me subjugue à chaque fois.
Et la partie où Altaïs raconte un peu son passé dans les bas-fonds, c'était très touchant <3
Enfin, concernant la toute toute dernière scène : alors je la trouve trop trop belle. Voir Altaïs faire virevolter son épée comme une danse, ça me parle beaucoup. Il semble plus serein, ainsi ^^ Et je t'avoue avoir été assez déçue de pas avoir eu plus de descriptif, parce que l'instant est juste trop beau quoi :'( Et je me dis que ça peut être rendu d'autant plus beau si tu ajoutes 2-3 lignes de description, genre mettre un accent sur sa fluidité et le coulé de ses gestes. Je me dis que tu y gagnerais, sans que ça soit rendu indigeste d'aucune manière.

Voilà ! Désolée pour mes petites remarques, mais je tiens à dire que c'est que du pinaillage, et que ça n'enlève en rien le plaisir que j'ai à te lire <3 Vraiment, j'ai là une pépite d'histoire entre les mains ! ;))

Bisou !
Mathilde Blue
Posté le 25/07/2021
Re ^^

Alors en ce qui concerne la magie brute d'Altaïs, c'est précisément parce qu'il s'agit de magie brute qu'elle apparaît aussi puissante. C'est un peu comme si toute la magie contenue dans le corps d'Altaïs depuis deux ans avait soudainement réussi à exploser, et Altaïs a beaucoup de magie donc... Je devrais peut-être davantage l'expliquer, mais sa magie est toujours en lui, il n'y a juste pas accès à cause de la drogue qui coule dans ses veines depuis deux ans ! Donc là comme ça se relâche d'un coup, ça a l'effet d'une bombe ^^

Oh ça me fait trop plaisir que tu apprécies autant les échanges entre Altaïs et Alexander <3
Et par rapport à la dernière scène j'avais déjà prévu de la développer, parce que c'est vrai que c'est dommage qu'elle soit aussi brève ! D'ailleurs, je t'avoue que j'ai une scène similaire dans URDC qui est plus développée hihi ^^

Merci pour ton retour et à bientôt <3
ModesteContesse
Posté le 14/06/2021
Hello, me revoici :)

Wow. J'ai été subjuguée par l'élan de magie d'Atlaïs ! Je savais qu'elle n'avait pas disparu, et j'avoue j'attendais justement qu'elle se manifeste à ce moment précis donc je n'ai pas été surprise xD Mais puissance de cette onde magique, wow ! Elaran et ses copains vont pas s'en remettre de sitôt !
Comme toujours, la relation Altais/Alexander est très plaisante à lire et à voir évoluer ! Comme Alexander le souligne, ils ont vécu tellement de trucs et affronté tellement d'obstacles, que le temps n'a pas vraiment de prise sur leur relation ^^ Et on sent qu'ils sont déjà bien attachés l'un à l'autre ! Déjà, rien que leur instinct de protection est au top !

Et cette dernière scène d'Altais avec l'épée, c'est à la fois très sobre, très silencieux, très court, mais c'est très onirique, très "aérien" comme scène ;) Cette danse représente bien la sérénité retrouvée du prince, la manière dont il se réappropriai son corps, ses rêves, etc ;)

A bientôt pour la suite <3
Mathilde Blue
Posté le 14/06/2021
Coucouuuuu :D

Ouiiii, Altaïs est trop badass (bon la porte nord y aura laissé sa peau) ! Vivement qu'il retrouve définitivement sa magie ^^
Oui, mes bébés sont heureux ensemble T_T Ils sont tout doux dans ce chapitre !

J'avais cette image en tête depuis un moment lorsque j'ai écrit cette scène, c'était totalement ça ! Altaïs commence enfin à faire la paix avec lui-même !

À bientôt <3
ModesteContesse
Posté le 14/06/2021
Je suis contente d'avoir bien décrypté le sens caché de cette scène alors :P
À bientôt ;)
Mathilde Blue
Posté le 14/06/2021
Haha, t’es trop forte ^^
dodoreve
Posté le 03/03/2021
Je suis de retour :D Encore une fois, j'apprécie énormément toutes tes mentions à la magie : elles ne s'alourdissent pas d'explications et pourtant on comprend peu à peu comment celle-ci fonctionne. Et puis j'aime toujours autant la relation entre Alexander et Altaïs !
Mathilde Blue
Posté le 04/03/2021
Coucou !

Ça fait plaisir de te revoir si rapidement ;) Je suis contente que ça te plaise toujours !

À tout de suite ^^
AnatoleJ
Posté le 26/02/2021
Coucou :D

Je suis content d’avoir trouvé un bout de cerveau pour continuer ma lecture, ce chapitre avait la dose de douceur dont j’avais besoin sans le savoir ! (même si ça a commencé dans la violence haha)
Voir Altaïs retrouver sa magie fait très plaisir, même si c’était de courte durée ! J’ai hâte qu’il retrouve ses marques le pauvre petit ^^
Tout le passage où ils prennent enfin le temps de respirer la nature était très doux et très joli, je l’ai beaucoup aimé :D

Mes petites notes de lecture comme d’habitude :
- « Malgré son attitude glaciale, Alexander était suffisamment proche d’Altaïs pour apercevoir ses mains crispées sur les rênes de sa monture. »
Micro-détail au cas où tu veux rajouter de la description/tension (parce que le passage marche déjà bien tel quel, donc c'est juste du bonus) : les chevaux sentent ce genre de tout petits mouvements et y réagissent souvent (sauf si c’est des bons gros poneys de clubs habitués aux maladresses des débutants qui tiennent leurs rênes n’importe comment), donc le cheval pourrait bouger en réaction, même si c’est juste osciller la tête pour tester la prise du cavalier

- « Au début, ce ne fut qu’un murmure. Un ronronnement qui naquit dans sa poitrine. Puis, le murmure devint un grondement, comme l’orage qui dansait dans son regard. Et la magie d’Altaïs explosa. »
Yeees pète leurs les dents chaton ! (très jolies phrases au passage, j’aime beaucoup leur rythme)

- « Et quand la magie s’écrasa sur la muraille, celle-ci se fissura et, dans un vacarme de tonnerre, la porte nord tomba. »
la répétition de « et » est un peu lourde
micro-détail : à la première lecture, j’ai pensé que « celle-ci » se référait à sa magie plutôt qu’à la muraille, je pense que « cette dernière » aurait moins d’ambiguïté

- « indemne si ce n’ETAIT sa cape légèrement déchirée. »

- « Il rouvrit lentement les paupières et leva la main vers le ciel, comme pour attraper une poignée de vent et d’étoiles naissantes. »
Je ne sais pas pourquoi j’ai trouvé ce passage mignon, mais c’est le premier truc qui m’est venu en tête ^^ (probablement parce que c’est un bout d’innocence sans filtre et que c’est très rare?)

- « J’ai longtemps préféré les animaux aux hommes »
Il a raison, les animaux inconnus on peut leur faire pat-pat sur la tête, c’est une interaction très supérieure à celles qu’on peut avoir avec des humains

Voilà pour ce chapitre, je vais essayer d’enchainer dans la soirée après avoir rempli mon estomac héhé
Mathilde Blue
Posté le 27/02/2021
Coucou !

Ça fait plaisir de te revoir :D Ouiiii, un peu de douceur et de tranquillité ça fait du bien parfois ^^
Altaïs avance hehe (c’était particulièrement satisfaisant à écrire comme passage faut avouer).

Merci pour tes notes de lecture ! D’ailleurs, c’est très intéressant tes explications sur les chevaux, j’en prends note !

Je te retrouve tout de suite au chapitre suivant :p
Gabhany
Posté le 21/02/2021
Mwoh cette fin entre les deux A est trop mignonne ! Je trouve assez adroit de montrer que la magie d'Altaïs est encore hors de son contrôle mais se réactive quand quelqu'un à qui il tient est en danger ! Nos deux amis se rapprochent et s'ouvrent un peu, et je suis contente de voir les rôles s'inverser un peu. Voir Alex en mauvaise posture sur le cheval et avoir pour une fois besoin de l'aide d'Altaïs m'a bien plu ^^ un super chapitre encore une fois !
A bientôt !
Mathilde Blue
Posté le 22/02/2021
Coucou !

Je suis ravie que ce chapitre te plaise ! Ils méritaient bien un peu de tranquillité quand même ^^ C’est vrai que pour une fois c’est lui qui est en difficulté haha !

À bientôt !
petite_louve
Posté le 18/02/2021
Superbe chapitre ! Un véritable plaisir à lire !
Un peu de répit pour nos deux personnages qui continuent d'apprendre à se connaître, à s'apprivoiser. On sent leur lien qui se tisse au fur et à mesure des chapitres. Tout se construit bien, pas trop vite mais pas trop lent non plus.
Alexander me plait vraiment dans sa manière d'être et Altaïs s'ouvre petit à petit, on l'apprécie de plus en plus et le comprend de mieux en mieux.
Comme toujours, les informations arrivent à point nommé pour nous aider à apprécier l'histoire.
Tu décris toujours aussi bien les émotions et les sentiments de tes personnages, on se sent proche d'eux, ils deviennent de véritables amis !
Mathilde Blue
Posté le 18/02/2021
Coucou !

Je suis contente que tu apprécies Alexander et Altaïs et la relation qui se noue entre eux ;) Mes amours T_T

J’espère que la suite continuera à te plaire ! Bon courage pour le travail ^^

À bientôt !
Dzoody
Posté le 31/01/2021
Waouh quel chapitre !
J'attendais impatiemment le moment où la magie d'Altaïs allait s'éveillée et tu as tellement bien réussi à décrire la scène et les dégâts, bravo.
Il y a tellement de sentiments opposés en un chapitre que j'en suis bouleversée. Ton écriture met parfaitement en scène la confrontation entre la douleur, la tristesse et l'espoir et j'ai eu l'impression de ressentir tout ce que tes personnages ressentait, c'est très impressionnant.
La fin est sans suspense pourtant j'ai la même hâte de lire la suite. J'aime vraiment l'histoire, le monde et les personnages que tu as crée, merci de le partager :)
Bon courage
Mathilde Blue
Posté le 31/01/2021
Coucou !

Je suis contente que l'histoire te plaise toujours :D Et que ça te touche autant, c'est vraiment un très beau compliment :o
Pour la fin c'est vrai que c'est plus calme, je leur offre un peu de répit bien mérité haha !

Merci pour ton commentaire, il me fait très plaisir !

À bientôt :D
Hastur
Posté le 28/01/2021
Hello !

Ah bah cette fin est extrêmement calme ! Ca change de d'habitude hu hu hu !

Sacré chapitre, très riche, de l'action, des révélations, une relation entre nos deux personnages qui continuent à se consolider.

Je n'ai pas été déçu par le soubresaut de magie d'Altaïs, j'y voyais la seule issue à la toute fin du dernier chapitre. Elle est logique dans la mesure où tu as bien préparé le terrain en amont dans les chapitres précédents. En terme de narration, je trouve ça vraiment bien du coup. Ca ne parait pas sortir de nul part. On comprend ce qu'il se passe. C'est très naturel.

Je me faisais la réflexion pendant la lecture que beaucoup de choses s'étaient passées mine de rien depuis le début de l'aventure, que les personnages changeaient petit à petit et qu'aussi je trouvais que l'écriture avait gagné en qualité aussi ;).

Voilà mes petites notes prises en cours de lecture:
"des débris de pierres"
de pierres n'est peut-être pas nécessaire, puisque c'est déjà mentionné au-dessus avec décombres de pierres ;).

"Il devait désormais attendre avant de partir à la poursuite d’Altaïs"
Peut-être faudrait-il davantage insister sur les blessés et le chaos généré ou un brin de peur sucissté, parce qu'en soit, il pourrait tout de même partir à sa poursuite dans l'immédiat. Il a toujours l'avantage du nombre j'imagine. Ou en peu de temps, il peut demander des troupes fraîches, s'adapter à la situation et partir très vite.

"Pas un relief, pas un son. Seule l’herbe tendre qui s’écrasait sans un bruit à chaque pas des chevaux, surplombée par un ciel crépusculaire."
Je retirerai le "sans un bruit", qui contredit le "pas un son" en amont.

"pour mieux apprécier les sensations qui s’échouaient contre lui."
Très jolie formulation je trouve :).

"la voûte bleutée qui se teintait d’étoiles"
qui se pictait d'étoile ? Se teinter signifie plutôt que le ciel se colore non ?

"- Tu ne lui fais vraiment pas confiance, constata Alexander."
La réplique fait un petit peu Cap'tain Obvious ^^. Enchaîner directement sur le pourquoi de ce manque de confiance me semble plus logique venant d'un personnage comme Alexander.

A très vite pour la suite. Je me demande ce que nous réserve cette course vers le Nord... :D
Mathilde Blue
Posté le 28/01/2021
Coucou !

Ben faut dire que le début était assez intense, il fallait bien que j’équilibre un minimum x) Et puis c’est bien un peu de calme, il faut bien quelques chapitres de répit (avant la tempête :x) !

Je suis contente que ce chapitre te plaise en tout cas :) Et que tu trouves la narration du début du chapitre bien menée (j’avoue que j’ai bien dû rajouté 400 mots juste avant de poster le chapitre parce que je trouvais que ça allait trop vite…) !

Haha c’est vrai qu’il s’est déjà passé pas mal de choses et que les personnages commencent à évoluer ! C’est marrant parce qu’en regardant ces chapitres avec le recul de la fin, j’ai l’impression de n’en être qu’au début encore (ce qui n’est pas entièrement faux lorsque je vois tout ce qu’il reste). Et c’est chouette si tu trouves que l’écriture s’améliore, c’est vrai que pour les premiers chapitres je n’avais pas écrit depuis longtemps :)

Merci pour tes notes ^^ À bientôt :D
Cherry
Posté le 27/01/2021
Wowwww tu nous régales dis donc ! dis-toi que je me suis arrêtée pleins de fois tellement je n'en pouvais plus de toute cette cuteness. Je n'arrête pas de sourire parce que mon petit protégé va un tout poil peu mieux (grâce à Alexander) et ça, c'est la bonne nouvelle de la journée

Je crois que ce que nous vivons tend à faire disparaître la notion de temps. > Officiellement la phrase la plus belle de 2021 (mon cœur a littéralement fondu quand je l'ai lu.)

Car il avait toujours refusé de se laisser écraser, quelqu’en soit le prix, souvent élevé. = quel qu'en soit le prix (je trouve que rajouter "souvent élevé" alourdit la phrase. En fait, avec les virgules c'étaient assez lourd)

Normalement, avec les runes que j’ai mises en place, même si par le plus grand hasard quelqu’un passait par ici, il ne nous verrait pas. = un peu trop de virgules qui gênent

Le prince s’approcha du deuxième cheval = pourquoi ne pas juste dire "sa monture"

A plus et en te souhaitant que du bonheur :-)

P-S : oui c'est important les chiffres ronds
Mathilde Blue
Posté le 28/01/2021
Coucou !

Oh je suis contente que ce chapitre te plaise <3 J’avoue que j’avais bien besoin de leur accorder un peu de calme entre les bas-fonds et la suite :x Et puis ils sont tellement mignons ensemble T_T

Merci beaucoup pour ton commentaire et tes notes !

À bientôt :D
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