Chapitre 10

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Je ne suis pas convaincue de l'utilité de ce chapitre, c'est un chapitre un peu bâtard, de transition, alors que le précédent n'est pas très riche en action...

Assise par terre, adossée à la paroi, les yeux dans le vague, Kiaraan écoutait les battements de son cœur. Depuis le départ de Lorel et Largo, le simple souffle du vent autour d’elles égratignait ses nerfs. Elle préférait se concentrer sur le courant de vie qui la traversait et qui permettait à son cœur d’égrainer sa mélodie. Les bras enroulés autour d’elle, la tête posée dessus, elle tentait d’ignorer la peur et l’angoisse qui menaçaient de la broyer. Il fallait qu’elle reste concentrée. Qu’elle se batte. Tout n’était pas encore joué. Il n’était pas question qu’elle meure sans avoir demandé pardon à sa sœur.

Pour éviter de sombrer dans l’abîme du découragement, elle se focalisa sur un souvenir heureux. Elle se revit, lors des grandes chaleurs, se baigner dans un petit lac qu’ils avaient débusqué dans les hauteurs du village avec sa sœur et ses cousins. Elle se remémora les parties de jeu d’Awali-Rig qui les faisaient courir dans tout le village. À mesure de leur croissance, ses amis et elle plaçaient leur totem de plus en plus loin du village, et l’émulation se mêlait à l’exaltation de l’inconnu. C’était il n’y a pas si longtemps, pourtant Kiaraan avait l’impression qu’une vie entière s’était écoulée entre-temps. Elle se rendit compte qu’elle avait vécu une enfance et une adolescence, jusqu’à la disparition de sa mère tout du moins, relativement insouciante et protégée des réalités du quotidien. Il y a quelques années encore, la Mue et ses dangers ne les atteignait pas autant qu’aujourd’hui. La Mue était bien présente, souvent crainte,  mais on ne craignait pas qu’à chaque départ, les gens ne reviennent pas.

*

Quand Largo revint, elles étaient prêtes. Ni l’une ni l’autre n’avait touché à la nourriture. Kiaraan ressentait en elle un calme trompeur. Le même calme que celui du volcan juste avant qu’il n’entre en éruption. Elle s’était promis de rester calme et concentrée. Au creux de ses muscles engourdis, son cœur galopait à toute vitesse. Elle sut qu’elle devrait puiser tout au fond d’elle-même pour respecter ce serment.

- Laquelle de vous deux descend en premier ? les salua-t-il en entrant.

Il tenait dans la main un étrange ceinturon prolongé à l’arrière d’un pan de tissu rectangulaire. Deux cordes étaient fixées à la boucle du ceinturon, deux autres à chaque extrémité du rectangle de tissu. Devant l’absence de réponse des deux filles, Largo esquissa un sourire en coin que Kiaraan trouva à la fois horripilant et inquiétant. Il se dirigea vers elle et lui tendit le ceinturon.

- La plus hardie d’abord, dit-il d’un ton énigmatique, en regardant Kiaraan dans les yeux.

Son regard inquisiteur la désarçonna. Kiaraan plissa les yeux. Que voulait-il dire ? Elle s’en préoccuperait plus tard. Pour le moment, elle tentait à la fois de faire abstraction de la proximité du corps de cet étranger à quelques centimètres du sien et de comprendre ce qu’il fabriquait avec cette chose autour de sa taille. Le pan de tissu descendait à présent jusqu’à mi-cuisses et la ceinture lui comprimait le ventre.

- Qu’est-ce que c’est que …

- Tu verras, l’interrompit-il. Suis-moi.

- Non, insista-t-elle. Pas avant de savoir de quelle manière exactement tu comptes me faire descendre.

- Tu l’auras voulu, lui renvoya-t-il d’une voix sarcastique. Mes hommes et moi nous allons vous faire descendre grâce à cette corde. Tu vas devoir te laisser aller dans le vide et nous te retiendrons à l’autre bout. Nous laisserons filer la corde petit à petit jusqu’à ce que tu atteignes le sol. Satisfaite ?

Kiaraan ignora le ton moqueur de Largo et s’efforça de contenir ses tremblements. Elle se révoltait d’avance d’être totalement à la merci de ses ennemis d’hier, mais elle n’avait de toute façon pas le choix.

- Vous ne sauriez pas descendre par les branches comme nous, de toute manière, confirma sans états d’âme le Lupus. C’est le seul moyen

- Il ne fallait pas nous enfermer si haut, dans ce cas, répliqua sans réfléchir Kiaraan.

En réponse, Largo haussa un sourcil et Kiaraan vit un étonnement amusé poindre dans ses yeux jaunes. Il reprit bien vite son air sévère, cependant, et l’entraîna par le bras jusqu’au seuil de la cabane.

- Assieds-toi tout au bord. Quand je te le dirai, il faudra que tu te laisses glisser en restant bien assise dans le ceinturon. La corde va se tendre et te retenir, et nous allons te faire descendre progressivement.

Kiaraan ne put qu’acquiescer. La gorge sèche, elle écarquillait les yeux vers le vide. Elle ne se rendit compte du départ du garde que lorsqu’elle se sentit soudain tirée vers le haut par la corde. Elle leva la tête. Trois mètres au dessus d’elle, Largo insérait son extrémité de la corde sur une sorte de poulie triangulaire. Il se laissa ensuite tomber sur la branche inférieure, en tenant toujours la corde. Il la passa aux deux autres gardes qui l’accompagnaient et lui fit un signe de tête.

L’estomac rempli de plomb et les mains tremblantes, Kiaraan se força à prendre une grande inspiration. Elle déverrouilla ses articulations tétanisées. Ses jambes pendaient dans le vide. Sans respirer ni hésiter, elle se laissa glisser avant de changer d’avis.

Pendant quelques secondes terrifiantes, la corde sembla chuter en même temps qu’elle. Et puis une grande secousse stoppa sa chute. Balancée d’un côté et de l’autre, la jeune fille rouvrit les yeux et leva la tête. Arc-boutés, les trois Lupus ployaient leurs corps en arrière. Ils se tenaient à deux mètres de leur position initiale.

Le cœur battant à tout rompre, les yeux grands ouverts, Kiaraan ne s’autorisa à respirer que lorsque ses pieds se posèrent sur la terre ferme. Elle tangua légèrement et buta contre une épaule inconnue. On la redressa, on la délesta en quelques mouvements vifs de la corde et du ceinturon, et elle les regarda faire le chemin inverse, vers Oksa. Quand elle ne distingua plus rien à travers les branchages, elle regarda autour d’elle. Quatre gardes armés d’arcs l’encerclaient. Inutile d’espérer pouvoir s’échapper. Elle eut un bref soupir et se contenta donc de guetter la descente de son amie.

 

Dès qu’Oksa eût atterri, les yeux clos, cramponnée à la corde, les Lupus les guidèrent sur un chemin sinuant au pied des arbres. De petites lanternes disséminées sur les branches ou cachées dans le feuillage diffusaient dans l’air une douce lueur verdâtre, qui rendait les arbres d’autant plus grands et intimidants. En levant les yeux, les deux filles apercevaient des mouvements furtifs, elles percevaient parfois des appels loin là-haut, mais ceux ou celles qui les suivaient se dérobaient à leurs regards à la dernière minute. Un vent plus puissant et froid que chez elles faisait bruisser les feuilles. Les odeurs aussi étaient différentes. Le parfum piquant et boisé de la sève embaumait l’air. À plusieurs reprises, Kiaraan sentit une fragrance un peu acide et désagréable lui assaillir le nez alors qu’elle passait sous des branches basses.

- Tu sens ça, toi aussi ? demanda Oksa derrière elle. On dirait que les arbres réagissent à notre présence !

- On dirait surtout qu’ils ne veulent pas de nous !

Oksa ouvrait la bouche pour répondre, mais elle la referma en fronçant le nez pour ne pas inhaler un nouveau nuage malodorant, plus prononcé qu’auparavant.

Dans l’obscurité, elles peinaient à distinguer leur chemin, mais il sembla à Kiaraan qu’elles passaient devant cinq gros arbres-cabanes. Kiaraan se demanda furtivement combien de cabanes chaque arbre abritait. Mais sa curiosité fut vite chassée par l’angoisse qui plombait sa poitrine et l’empêchait de respirer. Pour la première fois, Kiaraan ne savait pas ce qui allait se passer, et cet inconnu la paralysait. Au seuil de la confrontation, elle se sentait encore plus minuscule et vulnérable. Même la nature lui était hostile ! Et cet environnement était tellement différent, tellement impressionnant et déstabilisant ! Un frisson hérissa sa peau, et le découragement l’écrasa un instant.

Quelques pas plus loin, Kiaraan releva la tête et regarda droit devant elle. Il fallait penser au présent et non au futur.

 

Quelques minutes plus tard,  les gardes s’arrêtèrent et levèrent la tête en effectuant une sorte de salut avec leurs mains. À leur tour, Oksa et Kiaraan levèrent la tête et restèrent bouche bée. Elles se trouvaient devant le plus grand arbre qu’elles aient jamais vu. Haut d’une centaine de mètres, large comme deux arbres à cabanes, il était si énorme qu’une ouverture creusait le centre de son tronc, haute comme deux hommes, laissant entrevoir une immense salle a l’intérieur même du bois.

Les yeux écarquillés, les deux filles y entrèrent à la suite des Lupus. Elles se mirent à marcher d’un pas discret, se faisant toutes petites, comme pour ne pas déranger la présence séculaire et toute-puissante qui leur laissait le passage.

Un soudain silence les fit revenir à l’instant présent. Les gardes les avaient abandonnées, les laissant seules au centre de la salle. Des dizaines d’yeux jaunes hostiles les scrutaient. Tout le Clan des Lupus semblait avoir été convié à ce Conseil. L’atmosphère se tendit, la méfiance et l’inimitié s’installèrent dans tous les regards.

Derrière elles, deux gardes obturèrent l’ouverture dans l’arbre en tendant deux rideaux d’écorce fine. L’air se réchauffa sensiblement dans la salle en forme de cône, et sembla brûler autour de Kiaraan et d’Oksa.

Kiaraan commença à hyperventiler. Elle se tourna de tous les côtés avec des mouvements de tête nerveux. Elle avait l’impression de rebondir de colère en méfiance, à une telle ampleur qu’elle en eut le vertige.

Sa peur pesait sur son esprit, le déséquilibrant, faisait vaciller son corps. Dans son chaos intérieur, elle capta face à elle un regard qui tranchait avec la colère manifeste des autres. Des yeux jaunes intenses l’examinaient froidement, sans manifester une quelconque émotion. La jeune fille se raccrocha à ce regard qui aiguillonnait son orgueil pour reprendre ses esprits. Elle put alors distinguer clairement la personne assise en face d’elles, sur le plus grand des trois sièges en bois sculpté. La femme avait les cheveux gris coupés court, et des yeux perçants et hardis. Elle était assise sur le plus grand des trois fauteuils. Kiaraan en fut ébahie. Le Chef du clan des Lupus était une femme.

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Makara
Posté le 05/12/2019
Coucou ma petite Gabhany ! Me voilà enfin (pour venir te triturer les méninges^^) !
J'ai bien aimé ce chapitre, pour un chapitre de transition il passe très bien, il était fluide et se lisait très bien ! ;-)
Alors je commence par quelques remarques :
La plus hardie d’abord, dit-il d’un ton énigmatique, en regardant Kiaraan dans les yeux. => LOVE IS IN THE AIR <3 :)

Tu l’auras voulu, lui renvoya-t-il d’une voix sarcastique. => Je trouve cette phrase un peu bizarre, étant donné qu'il ne fait que lui donner des explications. Généralement, quand on dit ce genre de phrase, il y a une conséquence à la suite. La, qu'il lui donne des explications ou pas, la conséquence est la même...


Haut d’une centaine de mètres, large comme deux arbres à cabanes, il était si énorme qu’une ouverture creusait le centre de son tronc, haute comme deux hommes, laissant entrevoir une immense salle a l’intérieur même du bois. => J'ADORE <3 Je trouve cela très classe.

Derrière elles, deux gardes obturèrent (je ne connaissais pas ce verbe ! Merci !)

Alors dans l'ensemble, j'ai trouvé que ce chapitre passait tout seul, clairement, si tu changes et que tu mets seulement Kiarann dans le précédent chapitre, cela aura peu d'incidences sur celui-là !
Les petits flash back sont bienvenus car ils ne sont pas trop longs et les descriptions sont essentiels pour que l'on puisse un peu comprendre ce qu'il se passe et où elle est. Les sentiments de Kiarann sont bien retranscrits mais j'ai toujours un peu de mal à la cerner. Alors c'est peut-être ma lecture hachée mais j'ai encore du mal à m'attacher à elle. Si je devais résumer son caractère en quelques mots, les seuls qui me viennent à l'esprit sont : fonceuse, imprudente et entêtée. C'est déjà pas mal mais je trouve qu'il lui manque quelques petites choses pour qu'on la reconnaisse sans que tu aies besoin de dire que c'est elle qui parle. Des petits tics de langage ou des petits défauts ou une qualité peu commune, enfin un truc qui fasse d'elle un perso unique (après cela reste ma vision, tu n'as peut-être pas envie de cela). Je ne sais pas si tu vois ce que veux dire. Je ne pense pas qu'il manque grand-chose !
Autre élément, que j'ai beaucoup aimé, c'est le fait que ce soit une femme, la chef des Lupus. J'avoue que tu as réussi avec ce bref chapitre, à me rendre encore plus curieuse de ce peuple ! On voit bien qu'ils ne fonctionnent pas du tout pareil que les autres et c'est très intéressant ! Bon en tout cas, la fin fonctionne très bien car on a envie d'aller lire la suite :)
Pleins de bisous volants <3
Stella
Posté le 25/11/2019
Coucou Gab,
Je ne sais pas si tu as marqué une pose entre l'écriture de ce chapitre et les précédents mais je trouve que ta plume a encore progressé. J'ai beaucoup aimé tous ces sentiments que tu détailles chez Kiaraan. Je suis rentrée en totale empathie.
Je ne trouve pas ce chapitre inutile. Quand tu auras un premier jet complet du roman tu pourras juger si tu as un ventre mou dans le récit et rééquilibrer au besoin.
Tu bouscules les codes avec les lupus. J'ai toujours du mal à y voir des loups. Dans ma tête ce sont des singes. Ce n'est pas une critique j'aime que tu chamboules mes habitudes de lectrice. J'adore leur environnement, cet arbre géant et que ce soit une femme à leur tête.
Alors dans le détail :
souffle du vent autour d’elles*d'elle
Quand Largo revint, elles étaient prêtes.*je remettrais les prénoms car jusque là tu étais focalisée sur Kiaraan.
Largo esquissa un sourire en coin que Kiaraan trouva à la fois horripilant et inquiétant.*et attirant ? Hein dis gabhany il va y avoir de la romance entre ces deux là ?
d’être totalement à la merci de ses ennemis d’hier*c'est intéressant elle ne considère plus les lupus comme ses ennemis ?
Il faudrait expliquer ou au moins qu'elle s'interroge sur la manière dont elles sont montées là haut.
"Elle se revit, lors des grandes chaleurs, se baigner dans un petit lac qu’ils avaient débusqué dans les hauteurs du village avec sa sœur et ses cousins. Elle se remémora les parties de jeu d’Awali-Rig qui les faisaient courir dans tout le village." *j'aime bien ses souvenirs. Dans les premiers chapitres de découverte du clan des ursi elle voit des enfants nager ou jouer ? Je ne me souviens plus. Ça ferait un lien sympa.
Son amie étant relativement absente de ce chapitre, je me demande si tu n'as pas intérêt à les séparer dans leur captivité.
A bientôt pour la suite
Des bisous étoilés
Gabhany
Posté le 02/12/2019
Coucou Stella ! Excuse moi j'étais persuadée d'avoir répondu mais en fait non 8-) merci pour ta lecture et ton commentaire, je suis rassurée car tous vos commentaires sont plutôt positifs !
Pour le coup des pronoms, je vais corriger ça, ça m'a été remonté par ailleurs, c'est que ce n'est vraiment pas clair !
Concernant Largo et Kiaraan … hum, joker =D
En fait Kiaraan commence à réaliser que les Lupus ne sont pas les ennemis qu'on lui a dépeints depuis toujours… et surtout, à ce moment de l'histoire, elle ne peut plus se permettre de les considérer comme des ennemis.
je note aussi pour l'interrogation sur comment on les a fait monter à la cabane.
Merci pour l'idée du parallèle avec les enfants qui jouent, il n'y en a pas au début et ça ferait en effet un lien sympa ;)
je vais réfléchir à l'eventualité de les séparer ;)
merci <3
Arabella
Posté le 23/11/2019
Coucou Gabhany !

Je découvre enfin ton nouveau chapitre et je dois te dire que je le trouve très bien moi !

Le style est si clair, que j’ai pensé que c’était un chapitre déjà écrit, lu et relu. Donc une grande clarté, je trouve que ton style est vraiment plus fluide que les premiers chapitres et que ton histoire prend vraiment vraiment une nouvelle densité : chaque clan a son histoire, ses rivalités internes, sa hiérarchie (top que les lupus soient dirigés par une femme), mais en plus ils sont opposés entre eux.

J’adore l’univers tout autour : la forêt hostile (autant que les lupus), l’arbre énorme dans lequel a lieu le conseil. On a envie d’en savoir plus. On sent que tu travailles le contexte.

Un élément m’interpelle : je vois que tu n’as pas de titre à tes chapitres et donc personnellement je m’interroge sur la place de ce chapitre que je vois plus une transition. Et je me demande d’ailleurs, quel nom tu lui aurais donné si tu mettais des titres aux chapitres. Peut etre que j’aurais trouvé plus intéressant de le mettre à la fin du précédent (même si ça fait un long chapitre) ou au début du suivant (mais dans ce cas-là on a moins le suspens de se demander à quelle sauce elle va être mangée).C’est une réflexion tout à fait personnelle et cela ne dérange en rien la lecture ! (enfin si, c’est frustrant, car il faut encore attendre pour SAVOIRRRR)

Kiaraan est toujours aussi courageuse et audacieuse. Elle ressemble vraiment à la grande sœur qu’on rêverait d’avoir (ou d’être ! )

Super chapitre donc, hâte de découvrir cette réunion !!

2 petits éléments notés :
En levant les yeux, les deux filles apercevaient des mouvements furtifs, elles percevaient parfois des appels loin là-haut ⇒ apercever/percever dans la même phrase.
Petit point qui m’interroge (un tout petit détail) : Pour la cage, comment ont-elles pu être installées aussi haut, et pourquoi est-ce aussi compliqué de les faire descendre ? Vu qu’on les y a mises, dans cette cage, ça devrait être facile de les sortir non ?

Merciiiiii
Gabhany
Posté le 24/11/2019
Coucou Arabella !
Merci pour ta lecture ! Et pour les gentils mots <3
Tu as tout à fait raison, ce chapitre est encore un chapitre de transition, je le disais en note, je ne sais pas si je vais le garder tel quel ou non. Je trouve que ça ferait trop long si je l'intègre dans les chapitre précédent, mais il se passe tellement de choses dans le suivant que je ne peux pas non plus l'y mettre. Je réfléchis encore ;) Pour les titres des chapitres je vais y réfléchir aussi, c'est une bonne idée !
Pour la cage, au niveau de l'installation j'avoue que je n'y ai pas pensé, mais pour la descente, les Lupus ont l'habitude de se déplacer dans les arbres, mais Kiaraan et Oksa ne pourraient pas les suivre, ils sont donc obligés de les descendre autrement.
Merci pour les coquilles !
Bisous <3
Arabella
Posté le 24/11/2019
Recoucou Gabhany, j'ai l'impression que des titres aux chapitres aident à donner de l'ordre et du sens à chaque chapitre, mais c'est loin d'être facile (en tout cas de mon côté). On a tous des problèmes avec des chapitres de transition. personnellement je n'ai pas le souvenir que le chapitre 9 était long (peut etre plus que la moyenne?) en tout cas j'ai l'impression que plus tard, raccrocher le 10 au 9 pourrait être une bonne solution ! En tout cas j'ai vraiment hâte d'avoir le 11 et savoir pour le conseil ! Pour la cage, en fait j'avais pensé qu'ils les avaient portées jusqu'à elle pour les y mettre. Donc j'étais persuadée que des lupus viendraient les chercher pour les sortir de la cage, mais après si ça n'aide pas l'intrigue, laisse tombé. (comment te dire, que mon coeur de romantique, espérait un 1er contact mignon avec les lupus...tu veux que je sorte? Ok , je sors) :) bon week end !
Lohiel
Posté le 23/11/2019
Coucou

Bon, j'ai tout lu. Un sens aigu de la narration (très naturelle, en plus), des images poétiques subtiles et convaincantes, un univers totalement original, une atmosphère prenante, des qualités à la pelle :-)) ... Wow !

Il reste sûrement des petites choses à verrouiller ici ou là... Exemple, chapitre 1, ce peuple ne semble pas avoir de culture scientifique, comment peuvent-ils utiliser le mot "chlorophylle", relatif à la photosynthèse ? Et la présentation en narrateur interne de Rodrik arrive bien tard : il lui faudrait une ou deux séquences, même courtes, avant, car si tu te places en interne sur lui, il est censé être important (cohérence de l'ensemble).

Mais bon, toutes ces petites choses, il semble que tu les retravailles régulièrement. Il y a énormément de boulot derrière un texte abouti, y compris pour les vieux routiers de l'écriture. Et le plus souvent, avec l'aide d'un regard externe très expérimenté, au sein de la ME.

Conclusion : tu dois absolument régler ton problème avec la typographie (désactiver les listes à puces dans le document maître - voir l'aide - et placer des tirets cadratins dans les dialogues)... parce que si j'étais éditeur, je n'hésiterais pas à miser sur toi. Bon, je ne le suis pas, hélas... mais j'ai vu beaucoup de manuscrits de "débutants" et celui-là, fait rare, il m'impressionne :-)

Lo
Gabhany
Posté le 24/11/2019
Coucou Lohiel
Wahou, je suis hyper flattée et touchée par ton commentaire. Je crois que je vais me l'imprimer pour le relire dans les moments de doute et de découragement <3 merci pour tous ces compliments qui me donnent envie de travailler encore plus <3
Pour le mot "chlorophylle", en effet c'est anachronique, je vais corriger ça.
Par rapport à Rodrik, en fait le personnage a pris plus d'ampleur que prévu, à la prochaine correction je lui rajouterai des séquences.
Pour la typographie, c'est le site de FPA qui me les met automatiquement ... il faut que je reprenne tout le texte à chaque fois pour les corriger, et je ne le fais pas toujours, mais je vais y remédier.
Encore un énorme MERCI pour ton passage !
Renarde
Posté le 21/11/2019
Coucou Gabhany,

Intéressant, la mue évolue et devient plus incontrôlable ?

Je ne trouve pas ce chapitre inutile ! On cerne mieux Kiaraan et on sent vraiment que les Lupus ne sont pas des mauvais bougres (l'attitude de Largo).

Certes, il ne se passe pas grand chose, mais cela renforce/confirme tout ce que tu avais mis en place auparavant, jusqu'à la rencontre avec la femme forte des Lupus.

Et quelque chose me dit que ça risque de bouger au prochain chapitre ;-)
Gabhany
Posté le 22/11/2019
Coucou Renarde !
Hum alors oui et non à propos de la Mue ^^ ce n'est pas la Mue en elle-même qui a évolué, mais plutôt le nombre de personnes qui n'en reviennent pas.
Ah tant mieux je suis contente que ce chapitre passe bien. Oui, en effet, à partir du prochain chapitre ça va bouger ^^ ;)
merci pour ta lecture <3
cirano
Posté le 21/11/2019
Et je viens de rattraper mon retard :D bon je me suis enfilé les chapitres d'un coup donc je ne vais pas te faire un commentaire très constructif pour ce que j'ai déjà lu, j'essayerai d'être plus utile pour les prochains chapitres ^_^
Mais en tout cas j'aime vraiment beaucoup, l'univers développé est très intéressant et très bien expliqué, petit a petit, sans que ce soit envahissant ou infantilisant. On s'y retrouve bien dans les personnages (et je suis pas le plus doué pour m'y retrouver dans les personnages) ils sont bien développés et on s'y attache facilement, l'histoire est entraînante et l'écriture est agréable, non c'est vraiment super chouette, j'ai hâte de connaitre la suite !!!
Gabhany
Posté le 21/11/2019
Oh merci cirano pour ta lecture et ton commentaire ! Je suis vraiment heureuse que mon histoire te plaise. Ce que tu dis sur les personnages me rassure ! J'ai beaucoup retravaillé dernièrement ma Kiaraan, alors quand tu me dis ça alors que tu la vois avec des yeux neufs, je suis joie =)
La suite la semaine prochaine normalement !
Eulalie
Posté le 20/11/2019
Je ne le trouve pas inutile du tout ce chapitre !
J'aime la posture attentive et mûre de Kiaraan. Ses interactions prudentes avec les Lupus. Je sens bien le mélange de stress, de détermination et de curiosité qu'elle ressent. J'ai beaucoup aimé l'évocation de son adolescence et le jeu d'Awali-Rig. Je trouve que cela apporte encore plus de sens à sa révolte ensuite. Je suis moins à l'aise avec la comparaison avec le volcan : sait-elle seulement ce que c'est ?
Côté univers, j'adore toujours autant tes décors de forêt et les descriptions que tu en fais. Et la société des Lupus m'intrigue autant que celle des Ursi. Une femme au pouvoir ! Youpi, voilà de quoi donner encore plus de perspectives libertaires à Kiaraan :-) !
L'intrigue avance un tout petit peu et j'ai compris que tu t'inquiètes de ne pas faire un chapitre très actif. Pas de soucis pour moi ! Cette plongée dans les pensées de K est agréable et je sens la tension disparaître au profit de l'aventure.
Un super chapitre plein de promesses.

Voici ma récolte de coquillages :
– "Elle préférait se concentrer sur le courant de vie qui la traversait et qui permettait à son cœur d’égrainer sa mélodie." => une belle façon de décrire la plaine conscience. <3
– "Il y a quelques années encore, la Mue et ses dangers ne les atteignait pas autant qu’aujourd’hui. La Mue était bien présente, souvent crainte, mais on ne craignait pas qu’à chaque départ, les gens ne reviennent pas. * Quand Largo revint, elles étaient prêtes." => répétition de "Mue" puis de "revenir" conjugué différemment.
– "Kiaraan ressentait en elle un calme trompeur. Le même calme que celui du volcan juste avant qu’il n’entre en éruption. Elle s’était promis de rester calme et concentrée." => trois fois "calme" en trois phrases.
– "C’est le seul moyen" => il manque le point à la fin de la phrase.
– "une immense salle a l’intérieur même du bois." => à l'intérieur (avec accent)
Gabhany
Posté le 22/11/2019
Eulalie =D tes commentaires sont toujours aussi précieux <3
Alors pour la comparaison avec le volcan, c'était tout à fait fortuit, ça n'a rien à voir avec la Mue à ce moment-là, mais maintenant que tu m'en parles, je dirais qu'elle commence à réaliser qu'elle n'est pas comme les autres, de façon instinctive elle sait qu'elle a quelque chose en elle de différent.
Oui c'est tout à fait ça, mais visiblement ça ne trouble personne donc je suis soulagée ;)
Merci <3
Et merci pour les coquillettes, je vais corriger ça !
Merci de ta présence <3
Eulalie
Posté le 22/11/2019
Je n'ai pas très bien compris ce que tu entends par "ça" :-). Si c'est la métaphore du volcan alors si, ça m'a un peu gênée.
Je suis toujours heureuse de contribuer pour toi <3
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