Chapitre 1 : Sur la plage

Par Isapass

Chapitre 1 : Sur la plage

 

Cali vit avec ses parents dans le village de Lauza, au bord de la mer. Il y fait toujours beau.

Un après-midi, son père l’appelle :

– Cali, je voudrais que tu ailles pêcher des coquillages pour le repas de ce soir, s’il te plaît.

Le garçon soupire et grogne.

– Je n’ai pas envie, il fait trop chaud.

Son père le regarde sévèrement. Cali sait ce qu’il pense. Il va lui dire qu’il râle tout le temps et qu’il n’aide pas beaucoup ses parents. Il n’a vraiment pas l’air fier de son fils, à cet instant.

– J’y vais, dit-il en boudant.

Et il s’éloigne vers la plage en traînant les pieds.

 

Il marche à travers les arbres bleus de la forêt. La planète Galma, où vit Cali, ressemble à la Terre, mais les couleurs y sont différentes : les océans sont roses et le sable vert de la plage scintille de paillettes émeraude. Les habitants de ce monde ont la peau d’or ou d’argent.

 

Quand il arrive au bord de l’eau, Cali retrouve un peu de bonne humeur. Il va se dépêcher de remplir sa mission et il pourra ensuite se promener parmi les coraux et les algues, pour observer les animaux qui y vivent. Ils sont tellement beaux avec leurs couleurs vives. Cali, comme tous ceux de son peuple, peut respirer à la fois dans l’air et dans l’eau.

 

Lorsqu’il sort de la mer un peu plus tard, portant son filet à coquillages, il sourit tout seul. Il a croisé de superbes poissons et un liminas aussi long que lui. Ces paisibles serpents de mer sont magnifiques, avec leurs six grandes nageoires en forme de voiles. Celui-ci était bleu brillant avec des rayures jaunes, et il s’est approché si près que Cali a pu lui caresser la tête.

 

Alors qu’il s’apprête à rentrer, il entend un léger sifflement. Il lève les yeux vers le ciel d’où provient le bruit. Et il voit un objet qui fonce vers lui. Ça ressemble à un grand oiseau brillant.

La chose passe au-dessus de lui presque silencieusement et Cali se retourne pour la suivre des yeux. Elle disparaît finalement derrière les arbres de la forêt. Une seconde plus tard, plus rien ne bouge. C’est comme s’il ne s’était rien passé.

 

Cali court vers le village pour savoir si ses parents ou d’autres personnes ont vu passer l’oiseau de métal.

Mais ceux qu’il rencontre écoutent son récit, surpris, sans avoir l’air de le prendre au sérieux.

– Tu es sûr que tu ne t’es pas cogné à un récif ? demande même son ami Koël. Ou alors tu t’es endormi et tu as rêvé ?

– Non, s’exclame Cali, vexé. Je l’ai vraiment vue, cette chose !

– D’accord, d’accord, fait Koël en haussant les épaules pour apaiser son compagnon. On va finir notre cabane ?

Cali se dit que le garçon ne le croit pas vraiment. Il n’insiste pas. Finalement, il se met à douter. Peut-être qu’il a juste imaginé tout ça.

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