Chapitre 1 : Quand tout aurait encore pu bien aller

Un vent tiède encore d'été ébouriffa le pâturage où Amadeus avait trouvé refuge. Le garçon posa son crayon un instant pour mieux embrasser la vallée du regard. Les ombres bleues des falaises pyrénéennes se projetaient jusqu'à la bordure de Sainte-Marie-du-Calvaire. Les villageois avaient en effet pris soin de dresser leurs cahutes de pierre sur une avancée de terre au-dessus de la vallée leur permettant de capturer le soleil jusqu'en hiver. 

 

Il pencha à nouveau la tête sur son croquis. Les pétales délicats du colchique étalaient leurs nuances mauves sur la page. Le lycéen attrapa alors un crayon blanc et gras et s'attaqua à corriger quelques défauts de lumière en jetant de fréquents regards à son frêle modèle. 

 

Le couloir rocheux que formait la vallée répercutait le son des cloches des bovins conduits au pré. Quelques bêlements s'y mêlaient tandis que toutes les trois heures, le ronronnement du car du service public montait du village, comme un immense chat métallique. 

 

Amadeus rajusta une boucle derrière l'oreille et papillonna des yeux. La chaleur de cette Toussaint exceptionnelle le revigorait. Les rayons déposaient des larmes jaune beurre sur ses pommettes et diffusaient la promesse d'une soirée fraîche et d'un repas chaud. 

 

Le garçon poursuivit son dessin en songeant à la rentrée qui approchait. Avec la fin des vacances d'automne sonnaient le début de l'hiver, les nuits précoces et les chutes de neige impromptues. Comme tout gamin de la montagne, il désirait autant qu'il appréhendait cette période, source à la fois de magie et de maux. 

 

Fatigué à l'avance de la rentrée, il bascula dans la pelouse pour mieux fixer les nuées du ciel bleu. Sa doudoune sans manche apportait une tiédeur bienvenue alors que plus loin, la virgule d'un rapace tournoyait à la recherche d'une proie.

 

Sa feuille se déposa simplement sur les brins et quelques crayons roulèrent sur la terre sèche. 

 

— Plus que trois jours, murmura-t-il. Trois jours de vacances.

 

Il se redressa alors d'un mouvement brusque pour reprendre son ouvrage. Le colchique n'allait pas se dessiner seul et bientôt le soleil disparaîtrait derrière le pic du bout de la vallée. Il devait profiter de la lumière avant qu'elle ne s'éteignît pour la nuit. 

 

Déjà, la rumeur de la fin de journée commençait à monter depuis les ruelles pavées en contrebas. Les adultes salariés rentraient du travail et les agriculteurs préparaient leurs tâches de la soirée, comme faire entrer les bêtes pour la nuit. On aurait aperçu des loups, fraîchement réintroduits et la crainte ancestrale de croiser leur route ne s'était jamais vraiment éteinte à Sainte-Marie. Des histoires de vieillards qui les tenaient eux-mêmes des vieillards de leur jeunesse racontaient la bise de l'hiver balayant les portes, le froid, la misère et les enfants envoyés garder les troupeaux, dévorés par les loups et aux os blanchis par le passage des fontes des neiges. 

 

Amadeus sentit soudain un souffle glacé glisser le long de ses tempes et percer sa gorge de serres givrées. Le vent se fit un peu plus fort. Ce n'était pas qu'il avait peur, mais il préférait ne pas traîner, pas alors que la nuit allait tomber sous peu et que ces vieilles histoires stupides regagnaient de la vigueur en sa mémoire. 

 

Il fouilla dans son sac à dos à la recherche de sa trousse à crayon et replia son croquis dans le carnet pour éviter d'écorner la page volante. Alors qu'il s'affairait à ses préparatifs de départ, une voix grêle monta depuis le sentier :

 

— Amadeus ! l'appela le père Baptiste. Amadeus ! Ta soeur est venue te chercher ! 

 

L'adolescent leva le nez et devina la silhouette courbée du vieil homme. 

 

— J'arrive ! s'exclama-t-il. Je dois juste ranger quelques trucs !

 

Il fouilla aux alentours à la recherche de sa gourde et de ses clefs. Les ombres grandissaient, et le temps pour lui d'apercevoir l'éclat brillant de son trousseau, le père Baptiste avait déjà traîné la patte jusqu'à lui. 

 

— Tout s'est bien passé ? lui demanda le retraité en se lissant la moustache. L'hiver ne va pas tarder, il va falloir que tu trouves une solution de repli. 

 

— J'y penserai le moment venu, s'agita le garçon. D'ailleurs, j'ai le paysage que vous m'aviez commandé.

 

Le temps d'attraper ses clefs et son portable, puis de s'assurer que son paquetage tenait bien et Amadeus retourna fouiller dans une poche latérale. À côté de lui, le père Baptiste reniflait, la respiration encore courte de la montée. Son frêle squelette s'agitait. De prime abord, Amadeus l'avait toujours connu ainsi : d'une apparence fragile, mais pourtant d'une endurance inoxydable.

 

Après un moment à trier à nouveau ses carnets, Amadeus trouva enfin le petit tube cartonné préparé pour l'occasion. Il le tira et le tendit au père Baptiste, qui recueillit le cadeau avec un sourire en coin sous sa moustache poivre-sel.

 

— Merci mon petit, fit-il. Sauve-toi maintenant. Ou Estelle risque bien de s'énerver.

 

L'adolescent ne se le fit pas dire deux fois. Il attrapa la sangle de son sac et trotta vers le chemin après avoir lâché un fort : 

 

— À demain !

 

Une fois sur la piste poussiéreuse, il accéléra un peu plus le rythme, rebondissant sur les pierres affleurant la surface. Il fit le décompte mental avant l'explosion attendue.

 

Dix.

 

Sept.

 

Quatre.

 

Deux.

 

Un.

 

Le hurlement du père Baptiste résonna sans doute dans une bonne partie de la vallée.

 

— Reviens ici, salopiaud ! beugla le vieil homme d'un coffre insoupçonné. Je vais t'étriller les yeux et la bouche au savon, tu vas voir ! Petit con ! Fouille-merde ! Tu m'entends, Amadeus Labaky ?! Reviens si tu as de l'honneur, galopin ! 

 

Visiblement, le "paysage" en question n'avait pas plu au vieillard. La véritable commande, Amadeus l'avait dissimulée entre ses carnets pour offrir à la place l'objet de sa plaisanterie : une magnifique représentation d'une scène de sexe stylisée, aussi appelée hentaï. Il avait ajouté des tentacules autour de la jeune fille nue ainsi que des bulles aux exclamations obscènes.

 

À entendre le père Baptiste, il avait frappé dans le mille. L'adolescent pouffa en se laissant glisser contre une dalle polie par les passages et déboula sur une ruelle pavée de Saint-Marie. 

 

Là, il salua une retraitée en train d'arroser des géraniums à sa fenêtre et bondit devant la boulangerie. Il esquiva juste à temps l'apprenti, qui le chassa dans un grognement épuisé d'artisan en fin de journée. C'était le seul magasin du village et ils vendaient aussi de menus objets pour éviter aux habitants d'avoir à se rendre à Piquelles pour un stylo. D'ailleurs, Amadeus freina un instant face à la devanture et avisa les deux croissants qui s'y étaient affadis depuis ce matin. Le beurre luisait sur leur peau croustillante et son ventre se mit à gargouiller.

 

Le garçon secoua la tête. Il n'avait pas assez d'argent de poche pour ces bêtises. Décidé à ne pas faire attendre Estelle plus longtemps, il reprit sa course dans les ruelles médiévales. Les pavés avaient été polis par les passages et heureusement, quelques touffes d'herbes folles accrochaient assez à ses semelles pour lui éviter de se gaufrer au milieu du trottoir. 

 

Après un crochet en contrebas, il regagna une rue en pente menant vers la maison la plus haute perchée du village en dehors de la bergerie : celle du père Baptiste. 

 

Quand il s'approcha de la porte d'entrée, déjà la lumière déclinait nettement. Le bleu layette avait viré bleu grisaille et les réverbères s'allumaient au fil de sa progression. Dans la pénombre du crépuscule, il distingua la haute silhouette d'Estelle et celle, plus ramassée, de Murielle, la femme du père Baptiste. Cette dernière ôtait ses bottes à champignons, encore crottées de son excursion dans les bois, tout en discutant avec sa soeur.

 

— Je suis là, signala Amadeus en bondissant à grandes foulées. J'ai couru aussi vite que possible.

 

Au moment où il s'approcha des deux femmes, les échos de la voix du père Baptiste lui parvinrent. Évidemment, même si le sentier vers son pâturage faisait un détour par le village,  à vol d'oiseau, seulement quelques dizaines de mètres le séparaient de sa maison. Les vociférations du vieil homme n'avaient donc pas dû échapper à Murielle. Et à en croire l'oeil noir qu'Estelle lui jeta, pas à sa soeur non plus.

 

Amadeus déglutit, soudain incertain de vouloir continuer à avancer dans cette direction. 

 

— Ah, l'appela Murielle d'un sourire tendre, tu es enfin là, mon grand ! Je ne sais pas ce que cette vieille toupie hurle depuis tout à l'heure, mais j'espère qu'il ne t'a pas fait trop peur.

 

— Je ne suis pas inquiète de ce côté, grogna Estelle. À la place d'Amadeus, je me soucierais davantage de ce qui l'attend.

 

Sa soeur lui saisit d'ailleurs l'épaule sitôt qu'il se trouva à portée et le rapprocha d'elle d'une brusque poussée de sa poigne de fer. L'adolescent ne pouvait plus bouger, alourdi de surcroît par son sac à dos, et se contenta de jeter un long regard de contrition à Murielle dans l'espoir qu'elle vole à son secours. 

 

La vieille dame rit doucement et resserra un peu plus les pans de son ciré, en chaussettes sur son perron. À l'aide d'un bâton racorni, elle essayait tant bien que mal de gratter la boue qui collait encore aux semelles de ses bottes. 

 

— Je crois bien que Baptiste perd la boule, ajouta la vieille dame en rajustant une mèche blanche derrière l'oreille. Je ne sais pas ce qu'il a avec cette histoire de photo ou je ne sais trop quoi. Mais à s'égosiller comme il le fait depuis tout à l'heure, il risque de perdre du souffle pour la redescente.

 

— Vous voulez que nous allions le chercher ? suggéra Estelle en plantant ses ongles dans la peau d'Amadeus. J'ai une lampe torche.

 

— Oh, ne vous inquiétez pas, la rabroua gentiment Murielle. Le jour où la montagne aura Baptiste, oui, ce jour-là sera la fin. 

 

Sous les longs cils bruns de sa soeur, qui avait parfaitement compris que la "photo" du père Baptiste sonnait davantage comme le mot "porno", Amadeus lut la promesse d'une souffrance éternelle. Il tenta de lui décocher un sourire tordu, crispé par le stress et en même temps assez spontané pour trahir le rire nerveux qu'il contenait. 

 

Car, malgré tout, la blague était bonne. Il devait se jeter des fleurs à ce niveau. 

 

— Et Amadeus ? fit Murielle. Tu es parmi nous ?

 

— Oui, fit aussitôt le garçon. Je réfléchissais, pardon. Vous avez dit quelque chose ?

 

Il grimaça lorsque sa soeur lui pinça la peau au niveau des omoplates, mais réussit à garder un masque courtois.

 

— Je disais, recommença la vieille dame, que tu remercieras tes parents de nous avoir invités à dîner. Mais je rentre des champignons, et nous avions prévu de manger en amoureux, vois-tu. Maintenant que nos enfants et petits-enfants sont repartis chez eux, nous voulons un peu de calme. Ce n'est que partie remise.

 

— Ils sont déjà plus là ? dit Amadeus. Je pensais qu'ils ne rentraient que demain.

 

Murielle agita la main :

 

— Une histoire de devoirs à finir avant la rentrée scolaire. Enfin, tu diras à tes parents que mardi prochain, ils sont invités pour la peine.

 

— Je leur dirai, répondit Estelle. Amadeus a la tête un peu ailleurs en ce moment, il faut croire.

 

Un crescendo vitupérant dégringola à nouveau des hauteurs, mais cette fois, plus à droite. Le père Baptiste devait avoir entamé sa descente et d'un coup, Amadeus se mit à se tortiller sur place. S'ils pouvaient rentrer à la maison avant de croiser le retraité, cela lui éviterait d'avoir à affronter les conséquences de sa plaisanterie.

 

Estelle dut sentir son impatience, car elle prit un plaisir sadique à prolonger le supplice de son frère. 

 

— Et dites-moi, demanda sa soeur à Murielle, vous avez récolté quelles variétés aujourd'hui ? 

 

— Oh, un peu de tout, regardez voir.

 

Pendant que Murielle déballait les trouvailles de son panier d'osier, Amadeus tenta de s'échapper des griffes d'Estelle. Peine perdue, cette dernière le crocheta par le col de sa doudoune, l'étranglant à moitié, et l'obligea à retourner dans l'emprise de ses serres. 

 

— N'est-ce pas qu'ils sont beaux, ces champignons ? demanda Estelle en le forçant à s'incliner vers les bolets. Félicitations, Murielle. Vous êtes vraiment la plus forte.

 

— Ne dis pas ça, gloussa la vieille dame. Si Baptiste t'entendait, il s'empresserait de te montrer que c'est lui le meilleur.

 

— Ah, cette mentalité débile, soupira Estelle. Toujours à se chercher à sa prouver quelque chose.

 

Amadeus devina que cette plainte le visait tout particulièrement. Il se tortilla et posa la main sur sa poitrine, comme si les mots l'avaient touché au coeur. Dans le même temps, les minutes s'écoulaient et le père Baptiste risquait bien de débarquer. Murielle dut sentir son impatience, car elle lui adressa un clin d'oeil taquin avant de faire à Estelle :

 

— C'est qu'il fait nuit, je vous retiens, mais il est tard. Rentrez dîner, et n'oubliez pas de transmettre l'invitation pour mardi à vos parents. 

 

Estelle la remercia une nouvelle fois avec chaleur et Amadeus crut bien sentir une goutte de sueur froide dégouliner le long de son dos. Son sac commençait à lui peser et désormais, seuls les réverbères assuraient un minimum de visibilité sur les pavés. Sa grande soeur le relâcha après quelques mètres en direction de leur maison, et Amadeus courut se mettre hors de portée.

 

— Ça fait mal, geignit-il. Faut pas appuyer comme ça.

 

Depuis une bâtisse de guingois, un vieil homme les regarda passer au son de sa télévision, une bière fraîche à la main. Estelle le salua poliment avant de répondre d'une voix où perçait un mélange d'irritation et d'amusement : 

 

— Et faire tourner ce pauvre père Baptiste en bourrique ? Hein ? Je ne sais pas quelle obscénité tu as bien pu faire, mais je pensais qu'au lycée, ces bêtises te passeraient. 

 

— Mais je m'ennuie, soupira Amadeus en sautant sur un perron. 

 

— Pourquoi tu n'invites pas Camille et Valentine ? suggéra sa soeur. Vous pouvez vous retrouver au terrain de foot de Piquelles, si tu veux que je t'y conduise...

 

— J'ai pas envie de jouer, bouda l'adolescent. Et je les ai déjà vues hier, les parents ne veulent pas faire les trajets tous les jours. 

 

— Le car ne marche pas ?

 

Une expiration à fendre les pierres lui répondit. Avec la fréquence des cars et la durée de trajet, autant ne pas compter dessus.

 

Autour d'eux, les fenêtres des maisons s'éclairaient peu à peu, parfois badigeonnées de lumière crue, parfois simples petits trous à travers la dentelle d'un rideau. Les foyers s'activaient et si les rues se trouvaient désertes, les rumeurs des émissions ainsi que de la radio s'échappaient des interstices des portes. 

 

Un chat se faufila un peu plus loin pour rejoindre son maître qui claquait la gamelle du dîner sur le rebord de son balcon. Quelques chiens aboyaient bien dans le lointain, mais le tout diffusait le vrombissement heureux de la quiétude. Le ciel prenait peu à peu sa teinte de nuit et Amadeus tournoyait autour des pylônes des réverbères pour mieux s'étourdir de cette heure enivrante. 

 

Estelle marchait quelques pas derrière lui, concentrée sur un message à envoyer. Son écran éclairait son visage d'une lumière blafarde, loin de la chaleur organique environnante. Mais bon, Amadeus n'allait pas se plaindre : au moins avait-il la paix. Sa soeur se mordillait le pouce, nerveuse pour une raison inconnue, et n'aurait sans doute pas envie de prolonger les hostilités pour ce soir.

 

Son jeune frère voulut lui demander ce qui pouvait bien soudain la tracasser. Il arriva au moment de la rue principale, la seule à double sens du centre de Sainte-Marie et se retourna, un sourire taquin au visage, les fossettes creusées.

 

Si bien que lorsqu'Estelle l'aperçut, elle ne put que hurler.

 

La Deux Chevaux déboula à toute vitesse, pleins phares, mais plongé dans ses rêvasseries, Amadeus n'avait pas prêté attention au bruit du moteur. Figé sur le passage piéton, le garçon vit sa vie défiler alors que le véhicule freinait en un crissement de tous les diables. Sur le toit, un vélo ancien tinta avec protestation et les pneus laissèrent d'épaisses marques brunes sur la route.

 

— Non, mais ça ne va pas ! se reprit aussitôt Estelle. Arrêtez-vous !

 

La jeune femme courut vers les chauffards et tira Amadeus sur le trottoir, où il tomba fesses contre terre, hagard. Sa soeur quant à elle appuyait comme une forcenée sur la poignée de la voiture et tapait à la vitre pour mieux invectiver les passagers. 

 

Le conducteur ne prit pas le temps d'affronter la furie. Il réappuya sur l'embrayage et la Deux Chevaux disparut au prochain virage, avalée par les ténèbres. Les quelques habitants attirés par le vacarme rentrèrent la tête et fermèrent les fenêtres : le gros du spectacle était passé et il s'agissait à présent de préparer un compte-rendu pour les absents. 

 

Toujours au sol, à côté d'Estelle qui agitait le poing, Amadeus tenta de calmer les battements erratiques de son coeur. 

 

Certes, il y avait eu la peur. 

 

Et l'adrénaline. 

 

Mais il avait eu le temps de croiser quelque chose qui résonnait encore en lui comme une volée de cloches de bronze. Deux yeux tout aussi profonds que les mystères antiques de la vallée. Une jeune fille inconnue se trouvait à l'arrière.

 

Amadeus l'avait vue et en avait eu le coeur crevé. 

 

Lorsqu'ils s'étaient fixés, une fraction de seconde seulement, l'univers avait retenti dans les oreilles de l'adolescent, aussi fortement que la collision de deux galaxies. Une flopée d'étoiles venait de naître de ce choc titanesque et il se repassa encore une fois l'esquisse du visage aperçu. 

 

Ou n'était-ce qu'un mirage ?

 

— Tout va bien ? s'inquiéta Estelle un peu calmée. Mon Dieu, je suis certaine que tu es sous perturbé. On dirait un poisson mort. Déjà que tu n'es pas brillant, comment je vais expliquer ça aux parents ? 

 

Amadeus aurait voulu parler, mais il avait si mal à l'intérieur de lui-même qu'il se contenta de hocher la tête. Ses mains tremblaient et Estelle dut l'aider à se mettre debout. Tout tempêtait sous son crâne. 

 

Tout revenait à ce visage inconnu. 

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Nora Malorie
Posté le 13/04/2021
C'est un bon début, j'aime beaucoup le cadre que tu as choisi pour raconter ton histoire. Habituellement, les histoires sorcières, moderne ou non, ont davantage tendance à se passer dans des régions froides et sombres. Jamais je n'aurais pensé à prendre les Pyrénées et ses villages médiévaux comme cadre, alors que cela rend parfaitement bien ! Cependant, il y a quelques coquilles dans ce chapitre. Aussi, même si cela est peut-être personnel, je trouve que l'usage du terme "Hentaï" dans ton texte détonne. "Esquisse pornographique" aurait peut-être mieux fonctionné.
Alice_Lath
Posté le 17/04/2021
Hello ! Merci pour ton retour ! Eh oui, tu soulèves des choses intéressantes pour les corrections, ce sont en effet des choses qui ont finalement été retirées :') chuis contente que tu confirmes que y'avait bien des coquilles et Hentaï à retirer
Merci encore pour ton com <3
Le Saltimbanque
Posté le 10/01/2021
Et bien je l'aime déjà beaucoup cet Amadeus Labaky. Il y avait un côté christique dans le chapitre précédent, et là on découvre que c'est juste un petit con, ça m'a bien surpris. Je me suis tout de suite attaché à lui.

À sa soeur aussi. De un parce qu'elle donne une remontrance bien sentie à son frère, mais aussi parce que sa sévérité ne fait pas du tout caricatural je trouve, bravo à toi.

L'ambiance de la petit bourgade est assez unique. J'aime bien.

Mon seul grief serait le rythme, que je trouve bien trop lent à mon gout. Comparé au chapitre précédent qui s'est lu d'une traite, celui-ci est un peu plus lourd à lire. Je ne saurais te dire quels passages tu devrais enlever ou modifier, désolé. Peut-être commencer directement sur le mauvais tour qu'Amadeus fait au vieux ? ou alors raccourcir la "discussion" avec Murielle ? Peut-être c'est juste moi qui suis trop impatient après...

voili voilou
Alice_Lath
Posté le 13/01/2021
C'est les tentacules qui t'ont parlé, avoue-le hahaha Je note pour le ralentissage en vue des corrections en tout cas
Et à nouveau, mer-ci
Xendor
Posté le 19/12/2020
Coucou Slib ! Cela faisait un bail que je n'avais pas relu Na, ça m'a fait remonter des souvenirs oubliés.

Du coup, tu as choisie de ne pas laisser le foreshadowing du début. C'est vrai que vu la longueur de l'histoire, peut-être que le placer était de trop. Pour ce premier chapitre, de ce que je me rappelle de la version précédente, les deux se ressemblent assez. Cependant, celle-ci m'a l'air peut-être plus décomplexée dans le sens où dans ta plume, tu n'hésites pas à dire que ce qu'il dessine est hentaï, etc. Je ne me rappelle plus si tu le disais dans la version précédente.

Il y a un mot qui me saute aux yeux, c'est " titanesque", pour comparer avec la collisions de deux galaxies. De ce que j'ai appris, il faut voir les galaxies comme des gazs et non des solides. Enfin bref, je ne t'embête pas plus avec ce tiquage de physicien. C'est vraiment du détail, détail.

Pour le reste, j'ai beaucoup l'impression de retrouver les personnages de la première version. Peut-être que c'est la suite qui va largement différer, je ne sais pas. Je vais la relire, quitte à revenir sur ce que je viens de dire par la suite. Mais c'est l'impression que j'ai : celle d'une transition plutôt douce entre les deux versions de Na.

Bon courage pour la suite :)
Alice_Lath
Posté le 21/12/2020
Hello hello Xen !
Eh si haha, y'a le chapitre juste avant qui est en place. Merci beaucoup pour tes retours et je note bien ta remarque de physicien haha, je vais corriger ça !
Le tout début début est assez doux en effet, c'était surtout pour revoir le style, après il va y avoir des changements assez radicaux sur de nombreux aspects
Xendor
Posté le 21/12/2020
Crénom, je ne sais pas comment j'ai fait mais je l'ai loupé. Désolé :'( J'y cours !
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