Chapitre 1, ou comment ne pas faire une bonne première impression

Par Rimeko
Notes de l’auteur : L'aventure commence ;P Bonne lecture !

« Hey chérie. »

Nour sursauta, essaya de se remettre sur ses pieds et tout se mit à tourner autour d’elle. Son coude heurta quelque chose, une décharge remonta jusqu’à son épaule. Elle sentit son cœur lui remonter au bord des lèvres – mais alors, quelle était la chose qui tambourinait tout contre ses côtes, assez fort, lui semblait-il, pour les briser ? La lumière était aveuglante.

Sa vision se stabilisa autour du canon du pistolet pointé sur elle.

Ses yeux s’écarquillèrent démesurément alors que tous ses muscles se crispaient à l’extrême sous l’effet de l’adrénaline. Un son étranglé lui échappa.

« Tomber sur une jolie fille endormie juste en sortant d’chez moi... qu’est-ce que Ma’ dirait ? À la réflexion, elle m’conseillerait probablement de te foutre une balle dans l’crâne avant qu’il t'vienne de drôles d’idées. »

Derrière l’arme, il y avait une fille.

À ce moment, Nour comprit qu’elle allait la tuer. Et quelque chose en elle se rebella.

Ça brûlait dans sa poitrine, dans sa gorge, et son sang battait à ses tempes, et à ses yeux le monde entier pulsait à ce rythme effréné. Elle bondit en avant, droit vers la fille au pistolet.

« Putain ! »

Un coup de feu partit, l’assourdissant à moitié, puis son épaule entra en collision avec le corps de l’autre. Toutes deux basculèrent au sol. Le crâne de la fille percuta violemment une planche de bois, son arme lui échappa. Nour pensa la ramasser, tendit même la main, mais ses jambes l’éloignaient déjà de cette scène, de cette inconnue qui voulait la tuer, de toute cette merde à laquelle elle ne comprenait rien et qui la terrifiait. Elle fuyait.

Elle tourna brusquement au coin de l’abri et se figea.

Devant elle, il n’y avait rien.

Rien que du sable sale, de la roche terne, à perte de vue. Elle croyait deviner des constructions humaines, ou ce qu’il en restait, jetées çà et là par la main de quelque géant démiurge, mais elles semblaient à des kilomètres. Les rayons incandescents du soleil filtraient à travers une brume rougeâtre, assez dense pour ensanglanter l’horizon, et toutes les couleurs de ce paysage désolé se dissolvaient dans des nuances ferreuses. Ça lui donnait la nausée.

« Merci d’m’avoir attendue. »

Une vive douleur explosa à l’arrière de sa tête et le sol se précipita à sa rencontre.

Juste avant qu’elle ne heurte le sol poussiéreux, cependant, Nour sentit une main agripper ses cheveux et la tirer brutalement en arrière. Elle hoqueta, tenta d’inspirer malgré sa gorge serrée, de retrouver son équilibre, de se libérer de cette poigne douloureuse. Elle ne parvenait à rien du tout, son corps lui semblait lointain, cotonneux. Elle mit un moment à comprendre qu’elle était à genoux sur le sol. Le canon du pistolet, contre sa nuque, lui paraissait si froid.

« J’avais jamais vu un enfoiré dans ton genre détaler comme ça. Mais tu comprends, trouillarde ou pas, j’peux pas juste te laisser aller et venir dans le coin. J’ai pas spécialement des pulsions suicidaires, tu vois ? »

La jeune femme sentit des larmes lui piquer les yeux. Elle ne voulait pas mourir. Elle avait peur, elle avait mal.

Et elle ne comprenait toujours rien.

Et pourquoi l’autre ne tirait-elle donc pas ?

Elle aurait aimé que tout soit déjà terminé. Elle aurait aimé que cet instant dure pour toujours. Sa tête tournait, seule la prise de la fille sur ses cheveux la maintenait encore à peu près droite.

« ... Une dernière parole, peut-être ? »

Elle ouvrit la bouche, voulut répondre, supplier, n’importe quoi. Aucun son ne sortit. Sa gorge lui semblait à vif et tenter d’en extraire le moindre son était une torture.

Finalement, seul un gémissement pathétique parvint à franchir le barrage de la douleur.

Pendant ce qui lui sembla de longues minutes, il ne se passa rien. Elle s’entendait respirer, fort, si fort, se raccrochait à ce rythme régulier qui signifiait qu’elle était encore, pour un tout petit peu de temps, quelques secondes peut-être, vivante. Dans le creux de sa nuque, le pistolet tremblait.

Finalement, la prise sur ses cheveux se desserra et le froid du métal contre sa peau disparut tout à fait. L’arme revint dans son champ de vision alors que l’inconnue venait s’accroupir en face d’elle. Nour ne pouvait détacher les yeux de ce trou béant et sombre, et de la promesse de mort qui l’accompagnait, qui jaillirait d’une simple pression sur la détente.

« Lève la tête. »

Elle obtempéra lentement et, pour la première fois, elle croisa le regard de la fille. Elle avait des yeux en amande, d’un gris de tempête, qui la fixaient avec une intensité déconcertante. Finalement, ils s’agrandirent sous le coup d’une émotion que Nour aurait bien été incapable de nommer. D’ailleurs, en l’état, elle n’était pas capable de grand-chose, pas même de réfléchir correctement.

« J’y crois pas, » souffla l’inconnue après une petite éternité.

Puis, contre toute attente, elle sourit. Un grand, vrai sourire, qui découvrit ses dents et illumina toute sa personne. Son bras armé retomba et, juste comme ça, la menace du pistolet s’évanouit.

« T’es normale. »

Nour lui retourna un regard ébahi, mais la fille ne sembla pas en avoir cure. Elle se releva d’un geste fluide et lui tendit la main. Son sourire ne vacillait pas, si large qu’il paraissait menacer de fendre son visage en deux.

« Désolée pour c’qui vient de se passer, mais j’suis sûre qu’tu me comprends. C’est pas tous les jours qu’on croise des inconnus par ici, hein ? J’m’appelle Lei, au fait. »

Sa main était toujours offerte, et Nour était toujours à genoux, confuse, hébétée.

« Viens à l’intérieur, il fait moins chaud. »

C’était comme si Nour prenait seulement maintenant conscience du soleil de plomb, de la chaleur écrasante, de ses cheveux collés à sa peau mate par la sueur. Pourtant, elle hésitait encore, et son cœur tambourinait toujours avec la même force, aiguillé par l’adrénaline qui courrait dans ses veines. Le brouillard ne suffisait pas à étouffer tout à fait son instinct de survie.  Elle avait peur, elle ne comprenait pas, elle ne voyait pas pourquoi elle ferait confiance à cette inconnue qui, quelques instants plus tôt, voulait la tuer sans autre forme de procès.

« S’teu-plaît, insista la fille, j’ai pas envie de moisir ici, mais j’aimerais pas non plus tomber sur ton cadavre demain matin. J’te jure que j’te ferais pas de mal. Viens. J’ai de l’eau et de la bouffe... »

Alors, parce qu’elle ne savait pas quoi faire d’autre, elle prit la main de Lei et la suivit dans l’abri.

De l’intérieur, il était encore plus évident que l’abri en question avait été monté de bric et de broc. Deux rangées de planches, maintenues en place par des dizaines de clous dépareillés, enserraient une couche de plaques de tôle plus ou moins rongées par la rouille. Dans ce qui servait de toit avait été inséré une large plaque de plexiglas qui laissait entrer la lumière dans l’unique pièce.

Il y avait deux lits, et sur l’un, ainsi que sur toutes les autres surfaces disponibles, s’entassaient des montagnes branlantes d’outils et d’objets électroniques hétéroclites. Nour ne prêta que peu d’attention à ce bric-à-brac, vacillant jusqu’au matelas avant que ses jambes ne se dérobent sous elle. Il lui semblait qu’elle n’aurait qu’à se laisser aller en arrière, qu’à fermer les yeux, pour qu’elle s’endorme et que tout ça disparaisse.

Elle eut un mouvement de recul quand la main de Lei se posa sur son épaule.

« Laisse-moi regarder ta tête, j’veux vérifier que ça saigne pas. »

De toute façon, elle n’avait d’autre choix que de laisser faire. Elle réprima une grimace quand l’autre appuya une peu trop fort sur la bosse à l’arrière de son crâne.

« Ouais, bon, ça passe, mais j’t’ai pas loupée. Encore désolée. Et moi, ça a quelle gueule ? »

Lei retenait d’une main ses boucles brunes, dévoilant un bel hématome en formation sur sa peau pâle. Avec hésitation, Nour leva un pouce en l’air et fut gratifiée d’un autre de ces sourires éclatants.

« Bon, plus de peur que d’mal alors ! Et sinon, t’es muette depuis toujours ? »

Nour voulut lui dire que non, elle pouvait parler, mais les mots se brouillaient dans sa boîte crânienne, vibraient dans sa cage thoracique, raclaient sa trachée douloureuse et, à la sortie, n’étaient plus que des sons étranglés. Son visage se crispa de frustration et les sourcils de Lei se soulevèrent légèrement.

« ... Est-ce que t’es muette tout court ? »

Elle fit « non » de la tête, un peu trop vivement. Les bords de son champ de vision se firent grignoter par les ombres.

« Bah, écoute, j’sais pas trop quoi te dire. J’imagine que ta voix va p’t-être revenir si tu lui laisses le temps ? »

Elles restèrent plantées là un moment, Lei appuyée contre son plan de travail, Nour à demi avachie sur le lit, en silence. On entendait le sifflement du vent contre les parois de l’abri.

« C’est quoi ton nom ? »

Bien sûr, Nour ne put pas répondre. Une syllabe, ce n’était qu’une syllabe bordel, alors pourquoi ne parvenait-elle même pas à prononcer une seule putain de syllabe ? De nouvelles larmes, de colère cette fois-ci, emplirent ses yeux.

« Oh, ouais, tu peux pas parler. Attends, je- Où est-ce que je- Ah ! »

Lei lui tendit un moignon de crayon de papier et un morceau de feuille tâché avec une satisfaction incongrue. Nour se saisit du crayon, le serra un peu trop fort, comme pour empêcher sa main de trembler. Lentement, elle traça les quatre lettres, puis retourna le papier.

« No-... Nour. C’est ça ? »

Hochement de tête.

« Nour, répéta-t-elle. C’est un joli nom ! »

 Lei sourit encore. Elle était toujours aussi près de la jeune femme, parce qu’elle n’avait pas reculé après lui avoir passé de quoi écrire, leurs visages à une dizaine de centimètres l’un de l’autre. Elle la dévisageait positivement, sans aucune gêne. Il y avait un éclat métallique dans ses yeux sombres.

Le grondement de l’estomac de Nour les prit par surprise toutes les deux. Lei rigola.

« Hé bien, quelle hôtesse j’fais ! D’abord j’te pointe mon arme dessus, ensuite j’te propose rien à manger ! Mais il s’ra pas dit que c’te chère Lei laisse mourir de faim ses invités, pas aujourd’hui. »

Tout en parlant, elle s’était retournée et avait tiré à elle un carton qui ressemblait à tous les autres. Se saisissant de deux boîtes de conserve, elle fit volte-face à nouveau et les brandit avec enthousiasme.

« Laquelle tu préfères ? »

Nour aurait voulu lui dire qu’elle n’avait aucune idée de leur contenu, parce que les étiquettes avaient été depuis longtemps, ou décollées, ou trop délavées pour être lisibles, mais elle décida que c’était au-dessus de ses forces. De la même manière qu’elle avait pris conscience avec un temps de décalage de la chaleur du soleil, un peu plus tôt, maintenait elle n’arrivait plus à penser à autre chose qu’au vide béant dans son estomac. C’était comme si son corps se réveillait lentement dans long sommeil, étape par étape.

Elle désigna la boîte de droite, et la rattrapa d’extrême justesse quand elle lui fut lancée dessus sans avertissement. Elle la remit gauchement dans le bon sens, considéra son opercule d’un œil vague. Lei claqua des doigts.

« Ouais, un ouvre-boîte. Attends, j’te trouve ça ! »

Tout en farfouillant dans son bric-à-brac, elle lança par-dessus son épaule, sa voix à moitié couverte par les cliquetis métalliques de tout ce qu’elle déplaçait :

« Tu veux de l’eau aussi ? »

Elle ne se retourna pas et Nour toqua légèrement contre la tête du lit pour attirer son attention.

« Ah oui, pardon ! J’suis con. Alors, c’est oui ? Très bien ! »

Elle abandonna sa quête de l’ouvre-boîte quand elle mit la main sur un gobelet en plastique, fit un pas de côté pour atteindre un large bidon et le remplit prestement. L’instant d’après, elle le tendait à Nour. Celle-ci s’étonna de le trouver encore plein malgré les gestes brusques de la fille.

À la réflexion, il était bien plus probable que ce soit le tremblement de ses propres mains qui vienne à bout du pauvre contenant.

Déglutir lui faisait mal, mais malgré tout l’eau fraîche apaisait la sensation de brûlure dans sa gorge. Son attention toute focalisée sur cette sensation, elle sursauta quand l’ouvre-boîte atterrit sur ses cuisses, tintant contre la conserve qu’elle y avait abandonnée. Elle finit d’un trait le reste de son gobelet, puis commença maladroitement à découper le couvercle métallique.

À l’intérieur, l’huile flottant en surface de la sauce marronnasse lui rendit son regard. Dans tout autre situation, cette vue l’aurait légèrement dégoûtée, mais là, tout de suite, elle n’en avait cure. Elle plongea ses doigts dans la conserve, en retirant un morceau de viande non-identifiée. Il lui semblait n’avoir rien mangé d’aussi bon de sa vie. Avant même de s’en être vraiment rendue compte, elle avait terminé et léchait la sauce sur ses doigts.

« Eh bien, ça f’sait combien de temps qu’t’avais pas mangé toi ? »

Nour haussa les épaules. Sa mémoire flottait dans la même mélasse que le reste de ses pensées, pour le moment tout aussi inaccessible que sa voix. Ses derniers souvenirs étaient un camaïeu de gris bitume, de bleu électrique et de vert, des teintes aux antipodes de sa situation actuelle. Y réfléchir ne faisait qu’empirer sa migraine. Elle avait juste envie de dormir.

« T’as l’ventre plein, maintenant tu t’endors ? Déjà ? »

Elle n’avait pas la force de répondre.

« Tu peux t’allonger, j’te promets qu’il t’arrivera rien ici. »

La jeune femme n’était toujours pas très sûre de pouvoir vraiment lui faire confiance, mais ses paupières se fermaient malgré elle, alors elle céda.

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Alie
Posté le 05/03/2021
Hey :)
C'est un début très intriguant. On se demande ce qui a bien pu se produire pour que Nour perde la mémoire, et la parole (même si je me doute que tout cela est temporaire... ou pas ?) En tout cas c'est une sacrée première rencontre haha. Je file lire la suite !
_ygso_
Posté le 15/02/2021
Hello, nouveau sur le site, j'ai repris mes lectures et suis tombé sur ton histoire ! vue que j'aime la SF, quoi de mieux ! en tout cas j'aime bcp le début ! on se demande ce qui est arrivé à Nour et à Lei aussi, que fait elle là toute seule ? et quel est ce monde ?! hâte d'en découvrir un peu plus ! au passage, j'aime beaucoup le prénom Lei, c'est très jolie !
Rimeko
Posté le 16/02/2021
Hello Ygso !
Ravie que mon histoire ait attiré ton attention, et que ce début éveille la curiosité :P
Lei, ça veut dire "bourgeon de fleur" en Chinois, si ça t'intéresse haha
Merci pour ton passage en tous cas, j'espère que la suite te plaira aussi !
Lyrou
Posté le 11/02/2021
Hey Rim! Je voulais revenir te lire un peu alors quoi de mieux que de la SF finalement, en plus j'ai pu en voir ton avancée sur insta donc le projet m'intriguait de base.
Quel début que voilà, on ne peut se demander quel est ce monde et qui sont nos personnages et donc vouloir lire la suite. Nour et Lei c'est joli comme noms! J'ai un personnage de dessin nommé Lei alors je ne peux qu'approuver aha. Plume très chouette à lire comme toujours, à bientôt sur la suite!
Rimeko
Posté le 12/02/2021
Hey Lyrou !
Ravie de te revoir du côté de mes écrits <3 (et que les posts Insta t'ait intrigué !!)
Nour j'avais déjà comme prénom à ré-utiliser (j'aime beaucoup, ça veut dire "lumière" arabe !), Lei je l'ai trouvée pour l'occasion, j'ai bien dû passer une heure à traîner sur des listes de prénoms haha (et j'serais curieuse de voir ton perso homonyme du coup haha, c'est sur Insta ?)
Au plaisir de te revoir bientôt !
Lyrou
Posté le 22/02/2021
Oh chouette origine effectivement :0 (écoute je pensais que j'en avais sur insta mais on dirait que je les ai mis que sur Artfight, je t'en enverrai à l'occase ;-) )
Elga
Posté le 13/12/2020
Coucou!
J'ai décidé de reprendre mes lectures sur PA et de commencer par ton texte, parce que bon ça fait quelques années qu'on se connaît ici!

Et bien , je ne suis pas déçue par le détour. Au contraire! Quelle entrée en matière ! J'avais l'impression de faire le yoyo en meme temps que les émotions de Nour. Je me demande bien ce qui lui est arrive et jai hate den savoir plus sur ce monde : post apo? Pour l'instant on n'a pas beaucoup d'indices mais ce n'est pas grave parce que tu poses très bien tes deux personnages. J'aime déjà Lei qui est haute en couleurs!
Les sensations et sentiments de Nour me paraissent écrit avec justesse.
Seul un passage m'a un peu bloqué, c'est pas grand chose :
"les mots se brouillaient dans la brume à l’intérieur de sa boîte crânienne, vibraient dans sa cage thoracique, raclaient sa trachée douloureuse et, à la sortie, n’étaient plus que des sons étranglés, brisés, méconnaissables."
Avant la 1ere virgule, je ne suis pas sûre que tu aies besoin de tous ces mots, ça me semble alourdir la phrase d'autant plus'que tu as une énumération qui suit. (En fait, c'est marrant, mais je reconnais un de mes,propres tics d'écriture ici), pareils pour les 3 adjectifs de fin, je me passerais peut-être d'un.
En tout cas, j'ai envie de lire la suite!
Bises,
Elga
Rimeko
Posté le 13/12/2020
Coucou !
Ravie de te voir par chez moi Elga <3
Yep, post-apo ^^ C'est officiellement confirmé dans le deuxième chapitre, mais vu le titre, je me dis que c'est pas une grosse surprise xDD Du coup oui, les infos arrivent, mais j'ai préféré commencer direct dans l'action... je sais pas si c'était le bon choix, mais voilà, pour l'instant j'ai ça !
Contente que mes filles plaisent dès le début ! J'aime beaucoup écrire Lei haha
En relisant le passage, c'est vrai que le début de cette phrase est un peu lourd... Quant aux adjectifs, j'ai un problème avec les triplés d'adjectifs, on me l'a déjà fait remarquer, mais, eh bien, je suis faible xD
Merci beaucoup de ton passage et de retour en tous cas ! Je devrais poster bientôt la suite, j'espère t'y retrouver <3

Bisous, Rim'
Lohiel
Posté le 04/11/2020
Coucou... une belle tension narrative, du rythme, la scène est bien torchée, les personnages tout de suite très vivants... j'aime (en plus, le désert rouge, la chaleur, le monde qui n'a plus grand chose à offrir, post-apo... on rôde dans des univers jumeaux on dirait... même si c'est de manière radicalement différente, du coup ça m'attire encore plus)
Bon, c'est pour le nano, si j'ai bien compris, donc ça doit aller vite. Peut-être le moment du basculement, quand elle décide de ne pas la tuer, serait à creuser un peu, plus tard ?
Une coquille :
"j’peux pas juste te laisser aller et venir dans le *soin"
Et ça c'est fait exprès ?
"La jeune felle* n’était pas très sûre"
Rimeko
Posté le 04/11/2020
Coucou !
Contente que ça te plaise ! (et ça me donne envie d'aller découvrir ton univers du coup, mais p'têt après avoir fini d'écrire, histoire de pas me faire influencer haha)
Donc yep, c'est pour le Nano, l'écriture au kilomètre, toussa toussa :P Par contre je verrais pas trop comment étoffer ce passage... Nour est à moitié dans les vapes, elle enregistre pas trop tout ce qui se passe autour d'elle, et tu verras plus tard, mais c'est facile pour Lei de comprendre que ce n'est pas quelqu'un qu'elle veut tuer. Je veux dire, c'est pas un dilemme entre moralité et sécurité, du coup... ?
C'était pas fait exprès ToT J'ai relu tellement de fois (c'est le premier chapitre quoi), je comprends pas comment j'ai fait pour laisser traîner des coquilles, mais apparemment je l'ai fait, donc bon, me reste plus qu'à corriger !
Merci beaucoup de ton passage en tous cas <3
Lohiel
Posté le 04/11/2020
Comme c'est très inattendu, insister peut-être sur le sentiment d'incrédulité de Nour, quand elle réalise que Lei ne va pas la tuer ? Et que Lei dise quelque chose qui renforce la vraisemblance de ce revirement, qui fasse sentir que oui, bon, elle veut jouer les badass mais au fond d'elle-même, c'est pas aussi simple ? En plus, avec son langage fleuri, que tu tiens si bien... ça pourrait être touchant. C'est sans doute l'affaire de deux phrases mais pour ma part, plus la réaction d'un personnage est imprévisible, plus je travaille l'articulation, la justification psychologique du revirement. Je trouve que ça participe à l'épaisseur du personnage. Bon, c'est du fignolage de révision, ça ne vient généralement pas au premier jet.

Pour les coquilles, t'inquiète pas, c'est un problème universel, dû à notre cerveau qui corrige de lui-même... mais n'a aucunement l'amabilité de nous prévenir afin qu'on puisse faire le nécessaire ^^
Rimeko
Posté le 07/11/2020
Ah oui d'accord, je vois un peu mieux ! Je reprendrai ça post-Nano, alors ^^ (J'aime bien comment tu définis Lei aussi haha)
Ce fichu cerveau ;P
Alice_Lath
Posté le 04/11/2020
Eh ben haha, je me demande à quoi ressemble ceux qui ont été changés et ceux qui le sont pas. Ouais, du coup jsuis venue installer ma ptite tente de lectrice dans les parages huhu, ça m'intriguait, pis bon, une apocalypse est une apocalypse. Jsuis déçue n'empêche que le morceau de viande non identifié relève pas du cannibalisme, la vie est injuste
Hahahaha, bref, trêve de plaisanterie : je trouve ce début très plaisant et réussi je dois dire. Les deux personnages sont très bien campés, de même que le décors, je suis maintenant fort curieuse de découvrir la suite haha
Rimeko
Posté le 04/11/2020
Coucou Alice ! Ravie de voir ta tente s'installer dans mon désert :P (Qu'est-ce qu'on a dit sur le cannibalisme par contre ?)
J'suis pas sûre d'avoir compris la première phrase de ton com...
Ça me rassure de pas perdre le lecteur dès le début ! Pas facile de présenter à la fois le désert, l'abri, Lei et Nour, la situation... ça m'apprendra à faire des débuts in media res, pas le temps de se poser pour les explications xD
Pour la suite, je l'ai bien évidemment écrite (j'en suis au chapitre 7), mais j'suis pas certaine que ça soit lisible :P Faudrait que je prenne le temps de repasser un peu dessus avant de poster...
Merci de ton passage en tous cas !
Alice_Lath
Posté le 04/11/2020
Hahaha à quoi ressemble les gens que Lei veut buter si tu préfères, ce qui leur est arrivé
Rimeko
Posté le 04/11/2020
Ah oui, faut attendre pour ça :P
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