Chapitre 1 (nouvelle version)

Par Gabhany
Notes de l’auteur : Bonjour et merci d'être passés par ici !Voici le premier chapitre des aventures de Kiaraan et du clan des Ursi. Bonne lecture !

Comme chaque matin, le souffle du vent dans les feuilles la réveilla avant même que les rais du soleil caressent ses paupières closes. Elle savoura la fraîcheur de la brise qui se levait sur son visage. La nuit avait encore été étouffante. Elle en sentait la moiteur dégouliner sur sa peau. Kiaraan aimait profiter de ces heures du petit matin, où le vent léger esquissait la promesse d’un frissonnement bienfaisant, estompant de haute lutte la touffeur de l’atmosphère.

Elle prit le temps de plonger la main dans la coupelle en bois posée à coté de son lit, y puisant les dernières gouttelettes d’une eau tiédie. Elle humecta ses tempes et sa nuque, soulevant des deux mains ses lourds cheveux châtains ébouriffés. Puis elle se leva, s’habilla rapidement et descendit chercher les seaux d’écorce dans la pièce principale de l’habitation. Comme tous les matins depuis qu’elle vivait là, elle était de corvée d’eau, et son oncle et sa tante en auraient besoin quand ils se lèveraient.

_ Kiaraan ? interrogea une voix ensommeillée. Tu veux que je t’accompagne ?

_ Non, Dio, rendors-toi !

_ Oncle Arnen veut que tu ramènes du blorren aussi, n’oublie pas.

Kiaraan répondit d’un grognement et franchit la porte sans plus s’attarder. Il devait déjà y avoir du monde au Puits. Elle se mit à marcher d’un bon pas en direction du village, quelques dizaines de mètres en contrebas. Il régnait un silence si profond, là, parmi les arbres, que le seul son qu’elle percevait était le martèlement feutré de ses pas sur la terre. Elle entendait crisser sous ses semelles le moindre petit caillou. L’omniprésence du vert lui donnait toujours l’impression de respirer de la chlorophylle. Sur les feuilles, sur les troncs, sur les pierres du chemin, partout le vert imposait sa marque. Les anciens avaient coutume de dire que c’était le Sceau de la Mère.

Elle passa à grandes enjambées devant l’enfilade de petites maisons en bois brut qui longeait le sentier descendant au village. Leurs toits pointus étaient recouverts de mousse et la végétation des jardins s’étendait jusqu’aux premières marches du seuil. Un peu écrasées par la majesté des arbres les entourant, elles n’en paraissaient que plus attirantes et chaleureuses.

Depuis que sa sœur et elle avaient emménagé chez leur oncle, c’était cette convivialité que Kiaraan regrettait le plus. La maison de son oncle était située plus haut, sur les contreforts de la montagne, son isolement convenant mieux à un membre du Conseil. Elle était en pierre, plus grande et confortable que les autres, mais Kiaraan aurait donné n’importe quoi pour ne pas être obligée d’y vivre. Malgré son surcroît de confort, Kiaraan ne parvenait pas à s’y sentir chez elle.

En revanche, et malgré les mois écoulés, elle se rappelait chaque recoin, chaque grincement des marches d’escalier de ces maisonnettes en bois. Elles étaient toutes identiques, mais l’une d’elles était bien plus belle que les autres à ses yeux. À peine quelques semaines plus tôt, la maison devant laquelle elle passait, la dernière à droite du sentier, était encore la sienne.

Kiaraan détourna les yeux et accéléra le pas pour ne pas voir les fenêtres condamnées et le jardin en friche, la porte hermétiquement close. Elle ne voulait pas revivre le déchirement et la colère dans lesquels leur mère les avait laissées.

 

Mais ce matin, la porte grande ouverte et l’écho de voix provenant de l’intérieur de la maison la fit s’arrêter net.

Elle s’approcha subrepticement de la porte d’entrée, les sourcils froncés. En tendant l’oreille, les voix se révélèrent à elle plus nettement. Elle en distinguait trois différentes, deux d’entre elles lui étaient inconnues. Perplexe, le cœur battant, elle resta immobile, attendant de savoir qui osait s’introduire dans la maison de son enfance.

De longues minutes plus tard, un homme grand, aux cheveux châtains coupés très courts et aux yeux noirs pénétrants apparut dans l’entrée. Son visage, à l’aune de sa voix, était familier à Kiaraan. Encore jeune, empesé de son rôle de Fou au Conseil, Vikash promenait ses habits recherchés et son sourire suffisant partout dans le village. Une expression de stupeur comique glissa aussi vite qu’un serpent sur son visage buriné. Il fronça les sourcils et jeta un regard embarrassé derrière lui.

Deux autres personnes l’accompagnaient. C’était un jeune couple tout juste apparié, à peine plus âgé que Kiaraan. Leur présence ne pouvait signifier qu’une chose : sa maison avait été réattribuée.

En serrant les poings, elle s’avança vers eux, maisVikash s’interposa. Il l’intercepta avant qu’elle n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche et l’emmena à l’extérieur, sa main refermée autour du bras de Kiaraan comme un étau. Tout en souriant à ses compagnons qui étaient restés dans la maison et qui disparurent dans l’escalier, il apostropha la jeune fille d’un ton abrupt.

_ Qu’est-ce que tu fais là, Kiaraan ?

_ Qu’est-ce qu’ils font là ? répliqua Kiaraan d’une voix pressante. Qu’est-ce qu’ils font dans ma maison ? Qu’est-ce qui se passe ?

Son vis-à-vis soupira, et son regard se teinta d’une compassion qui horripila Kiaraan.

_ Kiaraan… je sais combien c’est difficile, mais ta mère a disparu depuis près de six mois maintenant…

L’homme lâcha le bras de la jeune fille, qui grimaça sous l’afflux soudain du sang dans son biceps.

_ Tu connais la règle, Kiaraan, reprit-il d’un ton plus formel. Tu sais ce qui se passe quand on ne revient pas de sa Mue.

Il s’approcha de Kiaraan et coula un bras lourd de fausse sollicitude autour de ses épaules.

_ Ton oncle Arnen a eu la bonté de vous accueillir, ta sœur et toi, si bien que cette maison est vide, et ce depuis trop longtemps. La disparition de ta mère sera prononcée au Conseil dans quelques jours. Tu sais bien que l’emplacement est très recherché…

Atterrée, Kiaraan sentit que Vikash attendait une réaction, mais son esprit était anéanti. C’était plus que du dégoût qui montait en elle, brûlant et glacé à la fois, c’était une rage telle qu’elle sentit son corps fourmiller, tous ses muscles se tendre, ses lèvres se retrousser sur ses dents. Les battements de son cœur assourdissaient son esprit, communiquant à son sang une ardeur comme elle n’en avait jamais ressentie. En cet instant, elle se sentait capable de tuer.

Elle se dégagea d’un brusque mouvement des épaules et se projeta en avant, toutes griffes dehors. Elle laboura de ses ongles le visage de son interlocuteur, puis agrippa sa tête d’une main, la tira sur le côté, et approcha ses dents de la zone tendre de son cou ainsi dégagée. Elle n’avait même pas conscience de s’être mise à grogner.

Elle découvrait les dents pour mordre lorsqu’une poigne inattendue lui agrippa les bras par derrière et l’arracha violemment à sa proie. Elle fut jetée à terre, et ne dut qu’à ses réflexes de ne pas être atteinte par le pied qui frôla sa tête.

Elle se releva prestement, prête à en découdre, et découvrit que Vikash avait été rejoint par ses deux compagnons. Kiaraan n’était pas de taille contre trois adultes en pleine possession de leurs forces, aussi elle se força à se redresser avec des mouvements d’une extrême lenteur, en les couvrant d’un regard hostile.

Vikash se frottait le cou à l’endroit où elle l’avait agrippé. Il lui lança un regard furieux et montra les dents. Les deux autres la contemplaient d’un air ahuri. Kiaraan esquissa un sourire narquois et se détourna.

_ Ton oncle en entendra parler, Kiaraan !, claqua la voix acérée de Vikash tandis qu’elle s’enfuyait.

 

Kiaraan ne s’arrêta de courir que lorsqu’elle dépassa les premières maisons du bourg. Elle brûlait de rage à l’idée que quelqu’un d’autre allait bientôt occuper sa maison.

Ces temps-ci, la fureur était sa compagne de tous les jours. Elle était reconnaissante envers son oncle et sa tante de s’occuper de Diorann et d’elle-même, bien sûr. Elle s’était efforcée tout au long de ces semaines interminables de faire bonne figure, de prendre sur elle. Mais la colère qui bouillonnait au fond d’elle-même menaçait aujourd’hui de la noyer. Elle avait perdu le contrôle. C’était la première fois depuis la disparition de sa mère.

Elle acceptait enfin de le penser. Sa disparition. C’était la mort de l’espoir, d’accepter que ce mot apparaisse dans son esprit, c’était la reddition au terme d’une guerre acharnée. Tout en continuant à marcher à grands pas, Kiaraan serrait les poings, s’enfonçant les ongles dans la paume pour ne pas pleurer. Mais des larmes sournoises débordaient de ses paupières, dessinant des sillons de sel sur ses joues avant d’accompagner de leurs marques délicates les traces de pas que Kiaraan abandonnait derrière elle.

Au bout d’un moment, Kiaraan releva la tête et regarda autour d’elle. Elle mit quelques secondes à reconnaître le Bosquet Bleu. La source en son centre, à laquelle le Bosquet devait son nom, était presque tarie. Chaque année, un filet d’eau continuait à glouglouter courageusement, de plus en plus ténu, au milieu de la végétation.

 

Elle suivit le sentier sinueux qui rejoignait le Puits, qui passait à travers tout le village. Les maisonnettes en bois, pour certaines de simples cahutes, commençaient à s’animer à mesure que la lumière du soleil en chassait les ombres. Son altercation avec Vikash l’avait retardée. Au bout de quelques minutes de marche, d’autres personnes l’avaient rejointe. Kiaraan se dépêcha de traverser la Clairière et alla se placer dans la file d’attente pour le Puits. La Clairière était un vaste espace bordé d’échoppes et de bâtiments officiels, qui constituait le cœur du village. A cette heure matinale, le soleil n’avait pas encore surmonté les pics montagneux qui enserraient Long’Ombre, et la Clairière, orientée à l’Ouest, était encore plongée dans une semi-obscurité.

Tout en saluant d’un signe maussade les gens autour d’elle, elle tourna la tête pour apercevoir l’échoppe du marchand de blorren préféré de son oncle. Elle soupira en constatant que là aussi, il y avait foule, et s’efforça de se tenir tranquille. Elle savait d’expérience qu’il était inutile de s’agiter ou de soupirer.

Pour se calmer, elle s’efforça de se concentrer sur les gens autour d’elle. Elle les connaissait tous, au moins de vue. Il y avait des mères de famille, dont certaines avec leurs enfants en bas âge, qui allaient acheter de quoi préparer le repas de midi. Kiaraan remarqua aussi dans ce rôle un ou deux hommes, un marmot enthousiaste à chaque main, l’air débordé et épuisé. Ces hommes-là évitaient soigneusement les regards et ne s’attardaient pas à discuter. Kiaraan savait, pour l’avoir vécu, qu’ils voulaient éviter de gênantes manifestations de compassion.

Alors qu’elle détournait le regard, elle perçut des éclats de voix un peu plus loin sur sa gauche, et toutes les personnes présentes tournèrent la tête. La Clairière était un lieu de rassemblement, certes, mais il était interdit d’en troubler l’ordre.

Un autre homme, plus jeune, s’était effondré à genoux devant l’étal d’une tisseuse. Prostré, il tenait dans une main un vêtement féminin, et de l’autre il contenait les gémissements de désespoir qui accompagnaient les larmes qui coulaient sur ses joues.

_ C’est sûrement un habit de sa femme qu’elle avait donné à ravauder, commenta une femme derrière Kiaraan. L’habit réparé, la tisseuse l’aura rendu au mari qui n’a pas pu encaisser.

_ C’est le mari de la jeune Lexa, déclara une autre femme. Pas étonnant qu’il ne puisse pas encaisser. Sa femme a disparu depuis plus d’un mois…

Tous les humans présents alentour eurent le même geste réflexe : une main sur le cœur, puis portée à la bouche et enfin dressée vers le ciel.

Sur un dernier regard mi-compatissant, mi-soulagé, les gens se détournèrent. Ce genre de scènes se produisait bien trop souvent, et la capacité de compassion des villageois s’amenuisait de jour en jour. Kiaraan décelait dans les regards, les attitudes, un rejet, un dégoût déguisé pour ces âmes au désespoir. Ils redoutaient par trop de se trouver un jour à la place de l’homme qui aujourd’hui hurlait son malheur à la face du monde.

Kiaraan, quant à elle, amorça un mouvement vers lui, sans oser l’approcher. Elle ne le connaissait pas vraiment, mais se souvenait de l’avoir aperçu quand elle rendait visite à son amie Oksa. La disparue, Lexa, était sa sœur. Elle avait mué quelques jours après s’être mariée, et n’en était pas revenue.

La jeune fille se sentait inconfortablement proche de cet homme qu’elle ne connaissait pas, une sorte de rapprochement par le malheur. Elle le contempla encore et encore, jusqu’à ce qu’une jeune fille fluette, aux longs cheveux bruns et aux yeux sagaces vienne l’aider à se relever et l’emmène hors de la Clairière. Avant de disparaître, Oksa adressa un petit signe de tête à Kiaraan, mais celle-ci ne le vit pas, car quelqu’un cria soudainement à quelques pas d’elle. Un cri d’alarme et de terreur se propagea parmi les villageois.

Plusieurs jeunes se précipitèrent vers le sommet de la Clairière, là où devait se trouver ce qui avait provoqué les cris. Les femmes fuyaient de l’autre côté, tirant à toute vitesse leurs enfants derrière elles. Trois Chasseurs à l’air déterminé empoignèrent leurs armes et se ruèrent eux aussi vers l’orée de la forêt, où un silence suspect avait remplacé les hurlements. La forêt elle-même avait tu ses bruissements.

En quelques secondes, la place s’était vidée.

Kiaraan entendit le martèlement d’une course avant de le distinguer enfin.

Un ours gigantesque accourait de toute la vélocité de son corps massif vers eux. Tétanisée, Kiaraan le regarda approcher pendant un instant infini, hors du temps. Puis quelqu’un qui courait se mettre à l’abri la bouscula, et elle se mit enfin en mouvement. Le Puits était son seul recours. En deux appuis souples, elle grimpa sur la margelle, puis elle sauta pour agripper le petit toit en bois qui surmontait le Puits. De toutes ses forces terrifiées, elle se hissa sur la structure en bois qui grinça sous son poids. Une fois en sécurité, Kiaraan s’autorisa de nouveau à respirer et regarda ce qui se passait.

 

Comme effrayé par la présence d’êtres inconnus, l’ours avait ralenti et s’était immobilisé au centre de la place. Dressé de toute sa hauteur, il lança un long cri plaintif, qui résonna loin dans les montagnes environnantes. C’était une bête magnifique, au large poitrail, à la fourrure longue et lustrée, mais quand il reposa ses pattes avant sur le sol, Kiaraan remarqua que l’une d’elles pendait lamentablement, inutile, une flaque de sang se formant déjà par terre.

A bien y regarder, l’ours présentait des blessures, de longues et profondes estafilades déchiraient son flanc gauche.

Kiaraan vit un homme s’approcher lentement de l’ours. Ses lèvres remuaient, mais Kiaraan ne pouvait entendre ce qu’il disait. Elle le connaissait, c’était le GuériSage de Long’Ombre, son village. Bazil était d’ordinaire un homme discret et prudent, mais Kiaraan fut subjuguée  par le courage tranquille qui irradiait de lui en cet instant. Toute la place en était silencieuse.

Quand il ne fut plus qu’à un mètre de l’ours, Kiaraan vit l’animal se ramasser sur lui-même, comme pour bondir. Elle voulut crier, avertir le GuériSage, mais son cri mourut dans sa gorge.

Bazil s’était brusquement redressé de toute sa taille, ses mains projetées en avant exécutant une danse étrange et surprenante. Elle crut le voir lancer quelque chose à la tête de la bête. Quelques secondes plus tard, l’ours se recroquevilla au sol, tremblant de tous ses membres, hurlant, et ses cris avaient quelque chose d’horriblement familier.

Kiaraan comprit pourquoi un instant plus tard. Là où s’était tenu l’ours, gisait maintenant un jeune garçon qui sanglotait.

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Hélène Néra
Posté le 20/09/2019
Salut Gabhany !

J'ai trouvé ce premier chapitre très efficace. J'ai beaucoup aimé tout le travail que tu as fait dans les premiers paragraphes pour nous faire ressentir l'importance / l’omniprésence de la nature, ainsi que les sensations de Kiaraan.
Je trouve que tu as très bien réussi à nous faire entrer dans les pensées de ton personnage et à nous faire comprendre les enjeux autour de la disparition de sa mère.
Enfin, comme les autres lecteurs, je suis intriguée par la Mue et la vie du clan des Ursi.

A bientôt !
Gabhany
Posté le 21/09/2019
Salut Hélène ! Oh merci de ton passage par ici ! Je suis heureuse que ça t'ait plu. Merci pour ton commentaire et à bientôt !
Stella
Posté le 16/09/2019
Coucou Gabhany
Me voilà sur Humans, tu étais la prochaine sur ma PAL. Depuis le temps que ton histoire me fait de l'œil. :) Alors "ursi" correspond à ours ? Kiaraan peut se transformer en ours comme le garçon de la fin et la mue égale la transformation ? Mais peut-être que j'ai tout faux.
Ce chapitre donne envie de lire la suite avec la scène de l'attaque bien rythmée à la fin. Et il n'y a pas de longueur :)
Peccadiles
Estompant de haute lutte : de haute lutte signifie avec difficulté ce qui jure avec estomper
seaux d’écorce : les seaux faits d'écorce ou remplis d'écorce ?
À peine quelques semaines plus tôt : le jardin est déjà en friche ? Après tu parles de plusieurs mois. Je suppose qu'un temps sépare la disparition de la mère du déménagement mais ça peut prêter à confusion.
la fit s’arrêter net*la firent
Son vis-à-vis : pas très fan
"C’était plus que du dégoût" jusqu'à "grogner"on sent très bien sa nature animale sous jacente. La réaction pourrait paraître disproportionnée sur le coup mais se justifiera dès que Kiaraan se transformera.
Par contre après la perte de contrôle, je trouve le retour à la normale un peu rapide. Il manquerait une scène ou une élipse, qu'elle se défoule, s'isole...
mais celle-ci ne le vit pas, *la vit pas ? pour mettre l'accent sur Oska plutôt que sur le signe. J'ai dû relire parce que je ne savais plus si c'était une fille ou un garçon après
Des bisous étoilés
Gabhany
Posté le 16/09/2019
Hello Stella ! Oh je suis contente de te voir par ici, ça me fait plaisir !
Hihi alors non, tu as tout bon ! Bravo ! Je suis heureuse que ça t'ait plu et que tu aies envie de continuer la lecture.
Merci pour les remarques et coquillettes, je vais aller corrige ça !
Bisous bisous
Joke
Posté le 09/09/2019
Je crois que mon com s'est effacé, dans le doute je le refais (de mémoire) Coucou Gab (ouais je vais t'appeler comme ça car sur le forum j'ai toujours un doute sur où tu places le "h" XD )

J'ai bien accroché avec ton début de roman, déjà un univers de forêt, avec des maisons en bois et une bonne dose d'étrange: <3

Ensuite ce mystère autour des disparitions et de "la Mue"..
Et puis la façon dont se cloture ce chapitre (on ne s'y attend pas du tout).
Bravo!

Tu vas me revoir bientôt par ici c'est certain!
Gabhany
Posté le 13/09/2019
Hello Joke ! Merci beaucoup de ton passage sur Humans, ça m'a boostée pour la semaine =D je suis contente que ce chapitre t'ait plu et je te remercie pour ton gentil commentaire <3 A bientôt alors ;)
Luru
Posté le 31/08/2019
Salut ! C'est un chouette chapitre que tu nous présentes. L'histoire avance à un bon rythme et ce début est intriguant. Surtout la fin qui nous donne envie de tourner la page.

Je continuerai certainement ma lecture, tu as réussi à attiser ma curiosité. ^^
Gabhany
Posté le 02/09/2019
Salut Luru ! Merci de ton passage par ici, ça me fait très plaisir ! Je suis heureuse que le chapitre t'ait plu. A bientôt alors ! ^^
Renarde
Posté le 30/07/2019
Eh, mais il est vraiment fort sympathique ce premier chapitre ! J'aime beaucoup comme tu distilles les informations sur ton monde au fur et à mesure. C'est très lisible et les mystères sont bien dosés. 
J'ai hâte d'en savoir plus sur cette fameuse mue ! 
Gabhany
Posté le 30/07/2019
Hey renarde ! Merci de ton passage !! Je suis contente si ce premier chapitre t'a plu :) Merci de ta lecture et à bientôt ^^
Isiniel
Posté le 03/07/2019
Bonjour,
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Je me nomme Isiniel, et j’étais un peu connu pour avoir rédigé des critiques un peu alambiquées basées sur le sens et la sonorité.
En préambule, ma critique est basée avant tout sur une méthode dévoyée du commentaire de texte : grossièrement parlant, en partant d’un axe de lecture de soulever tout ce qui serait contraire à un axe de lecture. Cette critique n’a pas autant pour but de modifier que d’observer la force du texte à défendre ses propres choix. Il se peut que je puisse paraître virulent dans ma critique (on m’a souvent dit que je déconstruisais les textes (rire)), mais il n’en sera rien : j’adore discuter avec les gens de leur choix d’écriture (sourire) !
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Voici l’extrait que je critiquerai :
 
 
Comme chaque matin, le chuintement du vent dans les feuilles la réveilla avant même que les rais lumineux du soleil caressent ses paupières closes. Elle savoura la fraîcheur de la brise qui se levait sur son visage. La nuit avait encore été étouffante. Elle en sentait la moiteur dégouliner sur sa peau. Kiaraan aimait profiter de ces heures du petit matin, où le vent léger esquissait la promesse d’un frissonnement bienfaisant, estompant de haute lutte la touffeur de l’atmosphère.
Elle prit le temps de plonger la main dans la coupelle en bois posée à coté de son lit, y puisant les dernières gouttelettes d’une eau tiédie. Elle humecta ses tempes et sa nuque, soulevant des deux mains ses lourds cheveux châtains ébouriffés. Puis elle se leva, s’habilla rapidement et descendit chercher les seaux d’écorce dans la pièce principale de l’habitation. Comme tous les matins, elle était de corvée d’eau, et son oncle et sa tante en auraient besoin quand ils se lèveraient.
_ Kiaraan ? interrogea une voix ensommeillée. Tu veux que je t’accompagne ?
_ Non, Dio, rendors-toi !
_ Oncle Arnen veut que tu ramènes du blorren aussi, n’oublie pas.
Kiaraan répondit d’un grognement et franchit la porte sans plus s’attarder. Il devait déjà y avoir du monde au Puits. Elle se mit à marcher d’un bon pas en direction du village, quelques dizaines de mètres en contrebas. Il régnait un silence si profond, là, parmi les arbres, que le seul son qu’elle percevait était le martèlement feutré de ses pas sur la terre. Elle entendait crisser sous ses semelles le moindre petit caillou. L’omniprésence du vert lui donnait toujours l’impression de respirer de la chlorophylle. Sur les feuilles, sur les troncs, sur les pierres du chemin, partout le vert imposait sa marque. Les anciens avaient coutume de dire que c’était le Sceau de la Mère.
Elle passa à grandes enjambées devant l’enfilade de petites maisons en bois brut qui longeait le sentier descendant au village. Leurs toits pointus étaient recouverts de mousse et la végétation des jardins s’étendait jusqu’aux premières marches du seuil. Un peu écrasées par la majesté des arbres les entourant, elles n’en paraissaient que plus attirantes et chaleureuses.
Depuis que sa sœur et elle avaient emménagé chez leur oncle, c’était cette convivialité que Kiaraan regrettait le plus. La maison de son oncle était située plus haut, sur les contreforts de la montagne, et son isolement convenait mieux à un membre du Conseil. Elle était en pierre, plus grande et confortable que les autres, mais Kiaraan aurait donné n’importe quoi pour ne pas être obligée d’y vivre.
Elle connaissait chaque recoin, chaque grincement des marches d’escalier de ces maisonnettes en bois. Elles étaient toutes identiques, mais l’une d’elles était bien plus belle que les autres à ses yeux. À peine quelques jours plus tôt, la maison devant laquelle elle passait, la dernière à droite du sentier, était encore la sienne.
Kiaraan détourna les yeux et accéléra le pas pour ne pas voir les fenêtres condamnées et le jardin en friche, la porte hermétiquement close. Elle ne voulait pas revivre le déchirement et la colère dans lesquels leur mère les avait laissées.
 
 
L’extrait présenté raconte le réveil de Kiaraan, sa tâche matinale, et sa contemplation de son village d’origine.
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De prime abord, je loue ton courage : rédiger un incipit sur la base d’une contemplation n’est ni aisé à écrire ni aisé à manipuler, parce que tu te fais guide d’un paysage dont la graphie et la direction peuvent être mal traduites par les mots.
Dans cet incipit, un élément interroge d’emblée : le ressentiment de Kieraan est encore neuf, puisqu’elle ne date que de « quelques jours », selon le récit. L’abandon de sa maison a été un choc pour ton personnage au point qu’elle en détourne la vue, lorsqu’elle s’en approche, en appelant ces événements par des termes forts : « déchirement » ; « colère ». Le langage corporel corrobore donc avec l’esprit. Jusqu’à ce jour, elle n’a pas encore su prendre du recul sur son passé.
Toutefois, je pense que tu minores cette impression, par des formulations impropres à préparer la confrontation entre ton personnage et l’ancien domicile. En effet, malgré le peu de jours qui sépare entre la cession de sa maison et son emménagement, tu as installé une routine : « Comme chaque matin », « Comme tous les matins » qui manifeste une preuve d’un sentiment de sécurité. Et cela, a fortiori que ta formulation s’intègre dans une description d’un réveil « bienfaisant » qui « caresse » et qu’elle « savoure », jusqu’à « aimer profiter de ces heures du matin ». Kieraan parle de « regrett[er] » la « convivialité » ; mais cette convivialité existe dans ce premier paragraphe qui se montre particulièrement chaleureux. Tu décris la maison de son oncle comme « confortable », mais tu lui offres trop d’adjectifs mélioratifs pour que le lecteur-type que je représente puisse autant peser que Kieraan le poids des deux domiciles.
La violence d’avoir été arraché de sa maison et de son village ne s’expriment pas dans les premiers paragraphes, car elle ne s’y sent pas étrangère et y a pris ses marques. Tu crées par ce biais une contradiction entre ce qu’elle ressent d’avoir perdu sa maison, sa place dans le village et sa nouvelle demeure. Bien qu’elle ne veuille pas y être, elle s’y sent bien néanmoins. Le seul instant où tu sembles marquer l’antagonisme du décor est dans : « La nuit avait encore été étouffante. Elle en sentait la moiteur dégouliner sur sa peau. », où toutefois, ce n’est pas tant la faute de la demeure qu’un élément extérieur. Pour quelle raison, as-tu opté pour cette approche ?
Kieraaan pourtant parle de « donn[er] n’importe quoi pour ne pas être obligée d’y vivre ». Pour autant, le premier paragraphe, en outre de son champ lexical, donne un figuré différent de la scène. Je m’explique : tu as choisi des phrases longues pour la description, associé à des mots polysyllabiques ; ce faisant, tu allonges le temps où ton personnage se situe dans le domicile détesté, parce que le rythme de la lecture ralentit (le ralentissement n’étant pas un mal en soi ; cela peut donner de beaux effets). On y trouve par ailleurs un champ lexical qui y corrobore : « profiter de ces heures » ; « prit le temps ». Pour autant, tu as eu une bonne intuition en utilisant une accumulation d’action qui imagerait que le temps s’accélère : « Puis elle se leva, s’habilla rapidement et descendit chercher les seaux d’écorce dans la pièce principale de l’habitation. ».
Ces choix me semblent entraîner un triple paradoxe : entre le figurant (texte) vis-à-vis de lui-même, par les termes utilisés, et avec le figuré (sous-texte).
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Aparté :
« le seul son qu’elle percevait était le martèlement feutré de ses pas sur la terre. ». Une analyse sonore : je pense que tu gagnerais à modifier « martèlement » par un autre terme. En effet, « martèlement feutré » est un oxymore sonore, en ce que tu associes une sonorité douce (« feutré », grâce à son phonème [f]) avec une sonorité violente (« martèlement », où l’on entend distinctement la dentale [t] et la gutturale [r]). Le terme « feutré » s’associe bien à la phrase où prédomine les sibilants : « seul », « son », « percevait », « ses », « sur ». La sonorité marcherait d’autant que tu as eu la bonne idée d’utiliser des sonorités courtes qui image une marche vive et silencieuse. Toutefois, de cette harmonie sonore, « martèlement » coince d’une part par ses phonèmes, d’autre part par le nombre de syllabes (4, et c’est le seul de cette longueur) qui nécessite du lecteur de s’y appesantir, et casse le rythme de la phrase.
« L’omniprésence du vert lui donnait toujours l’impression de respirer de la chlorophylle. ». Je suis confus pour cette phrase, car elle est un peu audacieuse. J’aimerais la laisser tranquille, mais peu de lecteurs sont synesthésistes (où deux sens se mélangent, par exemple : capacité d’entendre une image, de sentir un son, etc.). Quoique l’image peut paraître audacieuse, tu risques de manquer ton but en ce qu’elle ne signifiera peu de chose à une majorité de lecteurs (dont moi).
« Un peu écrasées par la majesté des arbres les entourant, elles n’en paraissaient que plus attirantes et chaleureuses. ». Je te conseille de te méfier de ces techniques qu’on peut trouver dans certains ouvrages, parce qu’elles ne soufflent mot de ce qu’elles veulent signifier. Ici, tu décris les maisonnées en compétition avec la forêt environnante ; mais contre toute attente, cela les rend plus attirante et plus chaleureuse. Cette contradiction découle naturellement vers un « Pourquoi ? », parce que les adjectifs « attirants » et « chaleureuses » sont génériques : ils s’appliquent à tout et à n’importe quel objet. Ils n’ont de sens assez propre ou caractérisable pour se suffire à eux-même. En n’explicitant pas aux lecteurs la raison de cet engouement, tu laisses flotter dans le flou ta description.
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Point de vue personnel :
Communément, on dit d’un bon tableau qu’il associe trois éléments : les êtres humains, la terre et le ciel. Cette triade constitue une harmonie. Toutefois on ne retrouve pas dans ta description, les êtres humains malgré que Kieraan suppose qu’« il devait déjà y avoir du monde au Puits. ». Cette activité, cet affairement, cette vie ne se manifestent pas. Tu crées une ville fantôme par ce manque de vie et à vivre, a fortiori que tu ne t’y étends pas, car tu bifurques rapidement sur leur ancienne maison. Tu as choisi de véhiculer la chaleur du lieu par des éléments inanimés et ce pari me semble courageux, parce que non aisé.
Pour autant, quelques éléments du décor interrogent. En effet, dans le premier paragraphe, ce dont elle profite correspond à des éléments dynamiques : « le chuintement du vent », « rais lumineux du soleil », « vent léger », etc. qui s’oppose sur ce point avec la description du village, où ce sont des « toits pointus », « mousse », et « végétation » dont l’immobilité est renforcée par le participe passé « écrasées ». Du premier au second lieu, la chaleur est véhiculée par des éléments singulièrement différents dans leur dynamisme. La maison de l’oncle paraissait isolée : le dynamisme des éléments naturels le rend au contraire dans une constante interaction avec l’extérieur, au contraire du village qui semble ici être en décalage avec la forêt (ce qui crée une dysharmonie), du fait de la valeur d’antagonisme du terme « écrasées » (comme s’ils s’affrontaient tout deux, ce qui a tendance à isoler).
<br />
Qu’en penses-tu ?
Gabhany
Posté le 03/07/2019
Hello Isiniel ! Tout d'abord merci de ton passage sur Humans ! Ça me touche que tu aies pris le temps de commenter aussi longuement. Merci pour ça.
Ensuite, je dois t'avouer que je n'ai pas su tout de suite comment répondre à ton commentaire. Parce qu'en fait, quand j'écris, je ne réfléchis pas, j'ai une façon d'écrire qu'on pourrait qualifier d'instinctive, et je ne sais pas trop comment justifier les points que tu soulignes. Ni même si j'ai à les justifier.
Si j'ai bien compris, tu indiques que le vocabulaire et les formulations choisies sont en contradiction avec l'état d'esprit de Kiaraan au début de ce chapitre. Ce qui a été n choc pour elle, c'est d'abord la disparition de sa mère, et ensuite en effet le fait de devoir quitter sa maison pour celle de son oncle. Mais il s'est passé plusieurs mois depuis qu'elle a déménagé, donc je pense justifié d'utiliser des formules comme "tous les matins". Car oui, Kiaraan s'est créé une routine, elle était obligée. Et son ressentiment, qui n'est pas dirigé contre son oncle ou sa tante, ne l'empêche pas de voir que la maison de son oncle EST confortable. Kiaraan, à ce moment du récit, est un peu comme un oiseau qui se laisse flotter au gré du vent et qui profite de chaque rayon de soleil, pour éviter de penser à la tempête qui fait rage en dessous. 
Tu as raison, j'ai cherché à faire état d'une contradiction chez Kiaraan : elle préférerait être encore dans sa maison avec sa mère, mais ce n'est pas possible. Et elle se retrouve obligée de vivre avec son oncle et sa tante, dans une maison qui, si elle n'est pas la sienne, est appréciée par Kiaraan car elle lui offre un foyer. Elle a eu le temps d'évoluer assez pour se "résigner" à devoir considérer la maison de son oncle comme son "foyer". Après je comprends ce que tu veux dire : il faudrait montrer dès le départ, dès les premières phrases, que Kiaraan ne se sent pas totalement chez elle et n'est donc pas aussi à l'aise qu'elle semble l'être. Je vais y réfléchir.
A propos du terme "martèlement" : outre que je me sens fière d'avoir sans le savoir fait un oxymore sonore, ce terme me paraît approprié de par l'image que je m'en fais : le son mat de ses pas qui est étouffé par la terre recouverte de végétation. N'hésite pas à me donner d'autres idées, je peux y réfléchir ! 
Je retiens ton conseil à propos de la description des maisons, je n'en étais pas satisfaite et le décrire de façon plus précise, par exemple en y montrant une scène de la vie quotidienne, peut être intéressant !
J'ai l'impression que c'est le même point que tu soulignes dans ton avant-dernier paragraphe : que la chaleur pourrait être mieux véhiculée par les êtres vivants plutôt que par la nature environnante. C'est une suggestion que je retiens. La maison de l'oncle est isolée en effet mais tout, dans le village, est en interaction constante avec la nature. Ce n'est pas être pas assez manifeste en ce qui concerne les maisons, cela étant.
 
Eulalie
Posté le 03/04/2019
En cours
Aliceetlescrayons
Posté le 31/03/2019
Quel début intrigant! La chute ne donne qu’une envie : en savoir plus ^^
J’aime beaucoup le contraste entre la description du village toute en douceur, avec ces jolies cabanes et l’omniprésence de la nature et la violence qui surgit sans qu’on s’y attende.
Le personnage de Kiaraan est intéressant, on la sent forte et fragile à la fois.
Bref, j’ai hâte de connaître le pourquoi de ces mystérieuses disparitions et la nature réelle des Humans.
Pour pinailler un peu, quelques points qui m’ont fait tiquer :
- l’allusion au fait que la mère de Kiaraan a disparu depuis « quelques jours » m’a semblé en contradiction avec l’aspect délabré de leur maison et le jardin en friche
- « Elle allait s’avancer vers eux lorsque l’autre homme s’interposa » => il vaudrait mieux nommer Vikash à ce moment. L’utilisation de « l’autre homme » m’a perdue
- « Elle avait été sur le point de perdre le contrôle » => pour le coup, j’ai l’impression qu’elle a bel et bien perdu le contrôle.
- Lorsqu’elle grimpe sur la margelle du puit pour se mettre à l’abri de l’ours => comme le puit n’etait pas décrit, je l’ai visualisé comme un puit lambda, donc assez bas. Du coup, je n’ai pas saisi en quoi ça la protège d’un animal aussi gros (mais j’ai peut être loupé un truc...)
- et enfin, tu emploies deux noms pour le GueriSage : d’abord Bazil, ensuite Tiernan, c’est voulu?
A très vite pour la suite j’espere! :) 
Gabhany
Posté le 31/03/2019
Hello Alice !! 
Merci de ton passage par ici !
- l’allusion au fait que la mère de Kiaraan a disparu depuis « quelques jours » m’a semblé en contradiction avec l’aspect délabré de leur maison et le jardin en friche => la mère de Kiaraan a disparu depuis presque 6 mois, Kiaraan et VIkash en parlent il me semble. Mais je vais vérifier du coup !
 - « Elle allait s’avancer vers eux lorsque l’autre homme s’interposa » => il vaudrait mieux nommer Vikash à ce moment. L’utilisation de « l’autre homme » m’a perdue => en effet, je vais modifier ça ! merci !
 
 
- « Elle avait été sur le point de perdre le contrôle » => pour le coup, j’ai l’impression qu’elle a bel et bien perdu le contrôle. => hihi, non, pas encore =D
- Lorsqu’elle grimpe sur la margelle du puit pour se mettre à l’abri de l’ours => comme le puit n’etait pas décrit, je l’ai visualisé comme un puit lambda, donc assez bas. Du coup, je n’ai pas saisi en quoi ça la protège d’un animal aussi gros (mais j’ai peut être loupé un truc...=> non tu as raison, je ne l'ai pas bien expliqué même si c'était clair dans ma tête ^^
- et enfin, tu emploies deux noms pour le GueriSage : d’abord Bazil, ensuite Tiernan, c’est voulu? => non, c'est une erreur, son nom est Bazil mais je l'avais appelé Tiernan au début, avant de me rendre compte que ça faisait trop de prénoms finissant par -an :)
Merci beaucoup pour tes remarques en tout cas ! :) 
 
 
 
Soah
Posté le 26/03/2019
Coucou ! :) <br /><br />J'ai beaucoup aimé ce premier chapitre, avec des descriptions des extérieurs très vivants ! Même si on ne connait pas l'héroïne depuis longtemps, on arrive à bien comprendre certaines de ses réactions. <br />J'aime beaucoup ta manière d'écrire et quand je lis j'ai une petite voix de narration avec le ton de la doubleuse de Kate Blanchett en français qui s'invite dans mon cerveau. (oui, je suis bizarre.)<br /><br />J'ai hâte de lire la suite ^--^
Gabhany
Posté le 26/03/2019
Oh merci Soah de ton passage !! Je suis contente que cé début t'ait plu ! Apparemment tu t'es vraiment immergée dans le texte ^^ ma prose t'est donc racontée avec la voix française de Cate BLanchett, la classe =D
Il y a certaines réactions de Kiaraan que tu ne comprends pas ? N'hésite pas à me dire lesquelles ;)
A très vite alors :)  
Olek
Posté le 25/03/2019
Un premier chapitre qui pose joliment le décor. J'aime l'ambiance sylvestre, la société que tu décris intrigue.
Pourras-tu me prévenir sur ton JdB quand tu sortiras la suite ?
Gabhany
Posté le 25/03/2019
Hello Olek et merci de ton passage !! ça me fait très plaisir ce que tu me dis :)
Je te préviendrai sans faute, merci de ton intérêt =D
 
Eulalie
Posté le 23/03/2019
Merci pour l'évasion !
J'aime cet environnement tout vert et sauvage. Ta façon de le décrire me fait le percevoir par tous mes sens, et cette intensité me plaît !
Je suis intriguée par cette "mue" et par le fonctionnement de cette société à la survie précaire.
J'ai aussi quelques remarques sur la forme (orthographe, syntaxe, répétitions) que j'ai envie de te donner. Me le permettrais-tu ?
En tout cas, continue !
Gabhany
Posté le 23/03/2019
HIIIIIIIIII MERCI EULALIE
Hahem. Merci pour tes remarques, je lirai tout ce que tu auras envie de me dire avec un grand plaisir =D Je suis vraiment heureuse que l'univers te plaise. Tu en sauras plus sur la Mue au prochain chapitre :)
merci encore de ton passage, ça me fait tout chaud au coeur <3
Soah
Posté le 08/04/2019
Coucou ! <br />Je pense qu'Alice et Eulalie ont bien résumé ce que j'avais envie de dire... x') Comme pour le premier chapitre, tout est fluide - j'ai toujours ma petite voix de narration qui squatte ma lecture haha ! et j'aime vraiment tout le mystère qui est tissé : on entre dans l'unives sans pour autant avoir toutes les clefs balancés à la figure, c'est vraiment chouette ! <br /><br />Seule petit truc qui m'a un peu fait sortir de ma lecture : la réaction de l'héroïne lorsqu'elle découvre que sa soeur bécote leur cousin. Au début, elle me semble vraiment révulsé par l'idée qu'ils puissent faire des trucs ensemble. Puis, elle accepte très rapidement la chose. <br />Je pense qu'il faudrait rééquilibrer un peu ça, soit d'un côté (vers la tolérance, soit vers la répulsion). <br /><br />J'ai hâte de lire la suite lorsque ce sera posté ^--^/ 
Gabhany
Posté le 08/04/2019
Hello Soah ! Merci d'être repassée me lire, ça me fait plaisir !
C'est toujours Cate Blanchett ta petite voix ? ^^ Je suis heureuse que ça te plaise, merci pour tes compliments =)
Je note la remarque par rapport à Diorann et Maxel, en fait Kiaraan se doutait que ça allait arriver, et même si cette relation la révolte un peu, elle s'y attendait donc je ne pense pas qu'elle soit révulsée. Après si elle le semble, c'est que je n'ai peut-être pas bien décrit sa réaction, je vais revoir ça.
Encore merci de ton passage en tout cas ! 
Elga
Posté le 09/04/2019
Salut Gab!
 Je me relance dans mes lectures parce que j'ai un peu de temps et donc je commence par toi. J'aime bien ce  er chapitre qui intrigue en effet. J'ai bien réussi à m'imaginer le village et son environnement (sauf le coup du puits, là je suis d'accord avec l'un des commentaires et tu as raison de vouloir retravailler cet aspect). Je me demande aussi ce qu'est la mue. J'irai lire le 2è chapitre.
Quelques remarques de détail: je me suis interrogée sur un passage descriptif de personnage (ça m'interpelle particulièrement en ce moment parce que je me sens fragile à ce niveau): voilà deux passages, j'ai trouvé le 2è beaucoup plus riche que le 1er. Finalement, malgré les détails qui peuvent permettre de s'imaginer l'homme d'un point de vue pratique, concret, c'est le 2è passage qui a été plus parlant pour moi. Sûrement parce que tu utilises une figure de style intéressante qui laisse à la fois voir l'aspect et le caractère de l'homme. C'est juste une remarque, ça ne veut pas dire que tu doives supprimer le 1er passage, juste que le 2è est plus chouette.
1) "De longues minutes plus tard, un homme grand, aux cheveux châtains coupés très courts et aux yeux noirs pénétrants apparut dans l’entrée."
2) "Encore jeune, empesé de son rôle de Fort au Conseil, Vikash promenait ses habits recherchés et son sourire suffisant partout dans le village." 
"Elle était reconnaissante à son oncle et sa tante" = j'aurais mis "envers son oncle..."
"Un ours, un ours gigantesque accourait " = je comprends pourquoi tu as répété ours, mais finalement, je trouve que ça alourdit un peu. En fait, en le faisant apparaître une seule fois, c'est déjà impressionant.
Voilà voilà! Je lirai la suite bientôt je pense.
Bisous!
(PS: au fait, merci de m'avoir mis dans l'"extrait mystère", ça fait tout drôle. Par contre, comme peu me lisent,(ou qu'ils ont lu ce passage il y a plus de 2 ans) ça risque d'être difficile à trouver! ;-) ) 
 
Gabhany
Posté le 09/04/2019
Salut Gaelle !
Merci beaucoup de ton passage par ici ! ça me fait très plaisir !
Merci pour tes remarques ! Par rapport au passage descriptif dont tu parles, est-ce que du coup la deuxième phrase est suffisante pour toi ? J'ai la sensation de ne pas assez décrire physiquement mes personnages, c'est pour cela que j'ai laissé la première phrase, mais peut-être est-elle superflue ?
"envers son oncle et sa tante" tu as raison
et oui c'est vrai que ça peut paraître un peu lourd, je vais modifier ça !
Bises et merci encore de ton passage !!
( et pas de quoi pour l'extrait mystère ! ce passage m'avait marqué en lisant ton texte, j'avais envie de le faire découvrir, il est vraiment joli ! J'ai lu tes nouveaux chapitres d'ailleurs, je commenterai très vite !) 
Liné
Posté le 15/06/2019
Hello Ghabany !
Humans me faisait de l'oeil depuis un moment et je profite d'un week-end relax pour m'y plonger. Et je ne suis pas déçue ! Le cadre tout en verts et ton style très fluide rendent quelque chose de très calme, d'apaisant, presque féérique, et ce malgré les problèmes auxquels ton personnage principal est d'emblée confrontée.
L'histoire est très intriguante, entre les "mues" (on n'en sait pas encore trop à ce sujet, mais on se doute que les prochains chapitres vont expliciter ce phénomène) et les disparitions (là aussi, on se doute qu'il y a un lien avec la métamorphose du garçon-ours, mais tu nous encourages à pousser plus loin notre lecture si on veut obtenir réponses à nos questions). 
Et puis, un autre point positif, c'est que tu ne te perds pas en descriptions de tes personnages ni de leur environnement. Tu poses des noms mystérieux tels quels, ce qui à la mérite à la fois de nous plonger directement dans ton univers, et d'ajouter à la légèreté de l'ensemble. 
Bref, un début très efficace !
Histoire d'être un peu plus constructive, je pinaillerais seulement sur le ressenti de Kiaraan lorsqu'elle retrouve la maison. A première lecture, je n'étais pas sûre de comprendre ce qui, exactement, la faisait sortir de ses gonds : est-ce le fait que sa mère ait disparu et que Vikash / le Conseil n'en tienne pas rigueur, voire ne cherche pas (ou plus) à enquêter sur sa disparition ? Ou est-ce le fait d'avoir réquisitionné la maison ? Je penche plutôt pour la seconde option, mais c'est parce que je suis allée au bout du chapitre. Tu peux peut-être éclaircir certaines répliques du dialogue ? Expliciter la raison dans ta narration ?
Et aussi, au vu de la violence de sa réaction (elle parle tout de même d'envie de meurtre), j'étais étonnée que Kiaraan se calme aussi rapidement et qu'elle poursuive ses taches quotidiennes avec autant de normalité. Pourquoi pas tenter de mieux relier sa colère aux passages qui suivent ?
En tout cas, je reste très emballée et je lirai la suite avec plaisir !
A très vite =)
Liné
Gabhany
Posté le 15/06/2019
OOOOOOH merci BEAUCOUP Liné de ta lecture et de ton commentaire ! Il est arrivé juste au bon moment, un jour où je doutais. Alors merci pour l'encouragement aussi.
Je suis contente que le premier chapitre t'ait plu ! TU me rassures par rapport aux descriptions car je craignais qu'il n'y en ait pas assez justement, notamment au niveau des personnages.
Alors pour la scène où elle voit son ancienne maison, c'est un mélange des deux hypothèses en fait, et je suis contente que tu l'aies saisi. Mais si ce n'est pas clair je vais revoir ce passage. Tu as raison pour le fait qu'elle se calme peut-être un peu vite, et en même temps Kiaraan est une personne un peu versatile et emportée. Et puis avec ce qui se passe à la fin du chapitre, cette colère s'envole ^^ mais c'est une piste intéressante, merci !
Merci encore pour ta lecture et ton intérêt, ça me fait chaud au coeur <3
A bientôt,
Gab  
Makara
Posté le 04/05/2019
Coucou Gabhany :) Me voici enfin sur ton début d'histoire ! J'avais lu ton premier chapitre, il y a quelques semaines et je n'avais pas eu le temps de revenir le commenter ( honte à moi)!
Comme pour les rémanents, j'ai de suite accroché à l'univers que tu dépeins. En quelques phrases, tu instaures une ambiance, dresse le portrait d'un personnage féminin qui a du caractère. Bref j'ai tout de suite été emportée ! C'est vraiment un très bon premier chapitre car il y a du rythme et de l'action et en même temps tu arrives à donner des élèments de base pour qu'on puisse s'imaginer la ville (selon moi tu pourrais même un peu plus développer la description de la place du village).
En plus, il intrigue avec cette histoire de mue. Au début, je pensais que c'était que les femmes qui pouvaient muer et je trouvais ça trop cool. Mais à la fin, on voit que c'est un garçon donc que la mue peut toucher tout le monde ! Bon, bref je suis trop hyppé pour savoir la suite ma chère gabhany (je t'ordonne de me taguer pour chaque nouveau chapitre :p)
Vikash promenait ses habits recherchés et son sourire suffisant partout dans le village => J'adore <3
Mais des larmes sournoises débordaient de ses paupières, dessinant des sillons de sel sur ses joues avant d'accompagner de leurs marques délicates les traces de pas que Kiaraan abandonnait derrière elle. J'adore encore <3
Avant de disparaître, Oksa adressa un petit signe de tête à Kiaraan, mais celle-ci ne le vit pas, car quelqu'un cria soudainement à quelques pas d'elle, un cri d'alarme et de terreur se propageant parmi les villageois. => Cette phrase est un peu longue, je l'aurai coupé un peu pour rendre compte du suspens et de l'horreur.
Bref, je file lire la suite <3
Gabhany
Posté le 04/05/2019
HIIIII MAKARA =D Merci merci merci pour tes commentaires <3
Je suis ravie de voir que ça te plaît, merci pour tes remarques super positives et encourageantes sur mon premier chapitre ! Je note ta suggestion d'étoffer un peu la description du village.
 Avant de disparaître, Oksa adressa un petit signe de tête à Kiaraan, mais celle-ci ne le vit pas, car quelqu'un cria soudainement à quelques pas d'elle, un cri d'alarme et de terreur se propageant parmi les villageois. => Cette phrase est un peu longue, je l'aurai coupé un peu pour rendre compte du suspens et de l'horreur. => je note ta remarque, je peux couper après "à quelques pas d'elle" qu'en penses tu ?
A tes ordres pour te taguer pour les prochains chapitres ma chère makara ;-P
Merci encore pour ton passage <3 
Makara
Posté le 07/09/2019
Re coucou gaby <3
Je suis passée relire le chapitre et tout roule ! Il est toujours très chouette ! Tu as rajouté quelques infos sur ton monde qui passe bien :)
Allez je file relire le 2ème ou je crois tu as fait plus de changements !
Gabhany
Posté le 08/09/2019
Merci ma petite Makara <3
GueuleDeLoup
Posté le 18/06/2019
Hello Gabhany,
me voilà sur le début de ton texte comme convenu. alors je me suis alncé dedans sans lire le résumé et du coup je suis bien intrigué par tes protagoniste qui ont l'air très humain, mais pas complètement? Ils peuvent subir une sorte de transformation, de mue? 
Je n'attends pas de réponse, je sais que ça va venir, alors je patiente, je patiente ^^.
J'ai une petite remarque pour le moment:
"Pour s’occuper, elle s’amusa à observer les gens autour d’elle."<br />Je trouve qu'elle apsse très rapidement de la colère à une situation où elle "s'amuse". a ta palce je mettrai:
"Pour se calmer elle s'efforça de se concentrer sur quelque chose d'anodin, comme observer etc..."
Gabhany
Posté le 18/06/2019
Hello Gueule de Loup !
Un grand merci d'être passée me lire, ça me va droit au coeur ! Tu as bien compris, les Humans sont sujets à une transformation en animal...et en effet tu en sauras plus en lisant la suite =D
Tu es la deuxième qui me fait la remarque donc je vais corriger ce passage, merci pour l'idée, ça me paraît mieux expliqué comme ça !
Merci encore de ton passage <3 
Arabella
Posté le 02/07/2019
Coucou Gab’,
 
Enfin j’attaque la lecture de Humans qui m’appelait avec son super résumé !
 
Je trouve que tu poses très bien ton intrigue et les personnages en donnant rapidement et efficacement un ou deux éléments qui nous permettent de les caractériser. Dans le 1er chapitre, je ne sais pas pourquoi mais j’ai associé Kiaraan à Pocahontas et Vikash à Kocoum (s’il faut pas du tout, mais le côté zélé, volonté de faire ses preuves….bref je m’égare).
 
L’histoire commence bien puisque c’est original et c’est une journée qui aurait pu être ordinaire, mais qui se transforme parce que Kiaraan assiste à plusieurs évènements.
Tu nous intrigues avec les sceaux (le sceau de sa mère), l’histoire de la mue…(ca me fait flipper, qu’est-ce qu’il arrive à toutes ces femmes !!! et d’ailleurs est-ce seulement les femmes ?)
 
Bazil a l’air grave classe et j’ai trop hâte de connaître l’histoire de cet ours changé en garçon !!!
 
 
Quelques petites remarques :
-Le chuintement du vent : cela me fait étrange. Mais c’est peut etre moi qui n’ai pas l’habitude de voir ces deux mots associés.
-De toutes ses forces terrifiées,  è Peut etre qu’ici je n’ai pas compris, mais j’aurais plutôt dit « de toutes ses forces, terrifiée ». Est-ce les forces qui sont terrifiées ?
 
En tout cas merci pour cette lecture, je vais lire de ce pas la suite !  
Gabhany
Posté le 02/07/2019
Coucou Arabella ! Merciiii de ton passage !!
Je suis contente que ce premier chapitre t'ait plu ! Haha excellent, Pocahontas et Kocoum, je vois qu'on a les mêmes références XD alors pour la Mue, ce ne sont pas seulement les femmes qui muent, mais je te laisse découvrir ça =D
Merci pour les petites coquilles, je vais corriger ça. La deuxième phrase est volontaire, c'était pour la figure de style, mais c'est peut-être un peu capillotracté ^
A bientôt ! 
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