Chapitre 1

Par AliceH
Notes de l’auteur : En fait, j'ai appelé ce personnage Philippe sauf qu'à chaque fois que je lis son nom, je pense au nanar "Hitman le Cobra" avec le "PHILIPPE ! JE SAIS OU TU TE CACHES !" donc je finis par rire toute seule devant mon écran...

Si vous connaissez pas ce meme, je vous invite à chercher sur Google.

L'automne répandait ses feuilles rouges partout sur le sol : elles crissaient sous mes pieds alors que je revenais de la ferme, un panier d’œufs à la main. Le vent froid faillit défaire mon fichu et je bougonnai en le resserrant sous mon menton. La moisson se terminait et nombreux étaient les personnes présentes dans les champs et les rues de Grandbourg : mon père m'avait laissée faire cette course seule, uniquement rassuré par la présence de fermiers et ouvriers un peu partout en ville. Je levai les yeux un instant pour contempler le ciel bleu azur contrastant avec la teinte ocre des feuilles de chêne centenaires et je souris. Puis, un gland me heurta l'arrière du crâne à toute vitesse. Je tournai la tête pour voir d'où sortait ce projectile.

 

« Tu ne trouveras personne en restant la tête en l'air, tu le sais, ça ? »

 

Philippe.

Le fils du bourgmestre et accessoirement un des garçons les plus horripilants de la ville. Beaucoup de personnes lui pardonnaient son comportement plus qu'exaspérant car il était plutôt beau garçon et un bon parti pour toute jeune femme en âge de se marier. Moi y comprise, si je me fiais aux litanies de mon père. Ma sœur Faustine avait un fiancé de longue date, Loïc, un menuisier. Mais celle-ci préférait voir nous voir tous deux à l'abri du besoin avant de nous quitter pour vivre avec son (futur) époux. Ainsi, mon père Gaspard cherchait à tout prix à me trouver moi aussi un futur mari convenable et à ma grande malchance, Philippe prenait un malin plaisir à venir m'embouser à la moindre occasion.

 

D'après lui et beaucoup d'autres personnes, c'était un signe que je lui plaisais et que nous ferions un très beau ménage.

 

– Tant mieux, je ne cherchais personne et surtout pas toi, rétorquai-je en reprenant mon chemin.

– Agathe, tu me vexes ! s'exclama-t-il avec un grand sourire.

– Tu t'en remettras.

– Je vais prendre ton panier. Tu ne devrais pas risquer d'abîmer tes jolis doigts de couturière.

– Laisse-moi mon pan- ! commençai-je avant qu'il ne me le prenne des mains. Très bien !

– Sois un peu polie, je suis là pour t'inviter à ma fête d'anniversaire. En l’occurrence, ici, ce sont mes vingtans et mon père a décidé qu'il fallait fêter ça dignement. Ainsi, je t'annonce solennellement que tu es invitée à l'anniversaire de Philippe Brieux, fils du bourgmestre de Grandbourg, clama-t-il fièrement.

– Oh, c'est... C'est très gentil. Ma sœur est invitée également ?

– Oui, bien sûr, comme tout le monde le sera tôt ou tard, marmonna-t-il sans que je ne comprenne pourquoi son brusque changement de ton. Je suis juste venu t'inviter personnellement à mes vingt ans, voilà.

 

Il semblait que je l'avais réellement vexé, mais j'étais incapable de discerner pourquoi exactement. Je n'avais pas refusé son invitation, je ne l'avais pas repoussé ni moqué... Je me sentais tout de même très maladroite et après quelques pas à son côté, je murmurai :

 

– Merci Philippe. Je viendrai. C'est pour ce samdag, n'est-ce pas ?

– Oui, répondit-il d'un ton plus doux. Et ne porte pas cet espèce de fichu de grand-mère, je t'en prie.

– Il était à ma mère qui le tenait de sa mère donc, oui, c'est bien un fichu de grand-mère.

– Oh.

 

Il rougit et baissa la tête. Tout le village se rappelait encore des pleurs lancinants que j'avais laissé échapper pendant la cérémonie puis l'enterrement de ma mère. Je n'avais pas été capable de contrôler ma peine alors, et l'image de cette adolescente de quatorze ans au visage rougi et couvert de larmes était marqué dans la mémoire de beaucoup, y compris la sienne. Nous nous retrouvâmes sur le pas de la boutique de mon père et il me rendit mon panier.

 

– Désolé, glissa Philippe. À samedi alors.

– Au revoir.

 

Après un petit salut de la main, je me glissai à l'intérieur de la boutique où ma sœur travaillait sur un veston. La bouche pleine d'épingles, elle marmonna quelque chose que je ne compris pas et osa se vexer quand je l'ignorai et préférai aller ranger les œufs dans la cuisine en attendant que sa bouche soit libre.

 

– C'est pas gentil d'interrompre les gens, lança-t-elle quand je revins vers elle.

– Ah oui, excuse-moi, tu disais : mnn mm mmh mhmmmh. Et donc ? me moquai-je en m'asseyant près d'elle.

– Mauvaise langue. Je voulais te dire : n'était-ce pas Philippe Brieux avec toi ?

– Si.

– Voilà qui va faire plaisir à Papa. Il t'a invitée à son anniversaire ?

– Oui. Pourquoi ce sourire mesquin ? m'inquiétai-je.

– Oh, Agathe ! soupira-t-elle avec force. Dois-je vraiment tout t'expliquer ? »

 

Mon père descendit les escaliers qui menaient à nos chambres, le visage réjoui. Ce dernier s'était creusé ces derniers mois, mais nous le blâmions sur l'hiver qui arrivait. Il me fit un clin d’œil et chantonna :

 

– Était-ce le jeune Brieux avec toi ?

– Oui, Papa, soupirai-je avec lassitude.

– Il t'a invitée à sa fête d'anniversaire ? C'est ce samdag, tu sais.

– Oui, Papa.

– C'est merveilleux !

– Tout le monde sera invité, tu sais... Quoi ? m'exclamai-je en entendant ma sœur geindre et murmurer quelque chose concernant mon intelligence (ou plutôt, mon supposé manque d'intelligence).

– Agathe, ma fille ! Vingt ans ! Philippe sera en âge de se marier ! sourit mon père alors que je sentais un terrible pressentiment m'envahir.

– Ah...

– Et son père le bourgmestre l'a pressé d'inviter personnellement quelques filles du village qu'il apprécie, de potentielles fiancées ! Et tu fais partie des heureuses élues !

 

Je considérai brièvement l'idée de prier pour que je me liquéfie à l'instant même. Je ne me sentais pas heureuse ou honorée d'être considérée comme une potentielle fiancée pour Philippe. Mais en voyant la lueur dans les yeux de mon père, une joie que je n'y avais pas lu depuis bien longtemps, je n'eus pas le courage de lui dire la vérité.

 

– C'est une grande nouvelle, oui, articulai-je. Je suis surprise qu'il ait pensé à moi.

– Voyons, Agathe ! Je te dis depuis des années que ces taquineries ne cachent qu'un faible pour toi, et tu ne me crois jamais !

– C'est vrai que faire trébucher une fille dans la boue est une belle manière de gagner son cœur, murmurai-je tout bas.

– Je t'ai préparé une belle robe pour l'occasion ! Je peux t'avouer maintenant que Honoré Brieux m'avait déjà mis dans la confidence il y a quelques semaines, me glissa mon père en me prenant les mains, et j'ai travaillé dessus chaque soir depuis ! Mais tu ne la verras pas avant samedi : c'est une surprise !

Après m'avoir embrassée sur les deux joues, il quitta la pièce en sautillant pour préparer le déjeuner tandis que je restais interdite. J'avais beau avoir entendu tout ce qui venait de se dire, je n'arrivais pas à assimiler ces informations. Je restai debout pendant de longues minutes et réagis à peine quand Faustine revint avec un verre contenant un fond de liqueur verdâtre qu'elle me mit de force dans la main gauche.

 

– Bois ça, tu en as visiblement besoin, m'intima-t-elle en rangeant ses outils de couture dans la sacoche accrochée à sa taille.

– C'est quoi ? De la gnôle ? tentai-je en reniflant le liquide avant d'être révulsée par l'odeur.

– Oui.

– Tu fais boire une enfant ?

– Écoute, Agathe, si tu peux te marier, tu peux boire quelques gouttes d'alcool.

 

L'idée de devoir passer ma vie avec Philippe me sembla bien plus désagréable que les relents de l'alcool et je vidai le verre cul sec. La gorge brûlante, je toussotai avant de rendre le verre à ma sœur qui me tapota l'épaule.

 

– Tu n'aimes pas, hein ? demanda-t-elle.

– Tu parles de la gnôle ou Philippe ?

– Philippe.

– Pas vraiment. Il tient plus du bouffon que du gentilhomme et il profite du statut de son père pour ne jamais avoir à rendre de comptes à autrui. Rappelle-toi l'accident des poules, fis-je. C'est les jumeaux du boulanger qui ont été punis à sa place.

– Je dois te dire qu'il ne me plaît pas particulièrement non plus. Mais papa continue à dire que Philippe se calmera probablement une fois marié car il devra être un homme digne de ce nom, et ça reste une possibilité. Et je pense qu'il voudrait nous voir toutes deux mariées avant... Avant ses cinquante ans, finit-elle précipitamment.

– Je vois...

 

Mon cœur se serra face au sous-entendu de ma sœur : avant son décès. Mon père nous avait poussées à travailler plus souvent à l'atelier qu'avant, et nous nous doutions toutes les deux que c'était afin que nous puissions prendre sa succession après sa mort. Mais ni Faustine ni moi ne voulions affronter cette idée en face.

 

J'aimais mon père plus que tout et depuis la disparition de ma mère, nos liens s'étaient resserrés. Mais de là à épouser un homme tel que Philippe juste pour lui faire plaisir... Peut-être que je me trompais, qu'il avait raison : un mariage pouvait peut-être réellement changer un homme. Et puis, Philippe n'était pas toujours aussi irresponsable que je le peignais. Il avait eu l'air réellement content que j'accepte son invitation et s'était excusé sincèrement pour s'être moqué de mon fichu.

 

«  Hé, ne fais pas cette tête. Il y a bien d'autres prétendantes au titre de Madame Brieux, et certaines ne veulent pas lâcher un si bon parti. Tu as encore tes chances... Juste... Pas forcément celles auxquelles pense Père. »

 

Je croisai le regard de Faustine et me mis à rire, tout comme elle. Nous n'étions que dunsdag et j'avais d'autres choses à faire que de mon soucier de plaire ou non à Philippe Brieux le samedi même.

 

______

 

« Là, fais attention à tes tresses. Et tes rubans.. Attention ! Agathe ! Le col, attends, je te mets ton petit bouton... Tu peux croire qu'avec ma vue, j'ai eu du mal à le coudre, celui-là... Tourne-toi, regarde-moi... »

 

Mon père m'avait cousu une robe de velours bleu roi qui mettait ma chevelure blond-roux en valeur. Celle-ci se portait au-dessus d'une blouse toute neuve d'un blanc éclatant aux manches bouffantes et arborait de délicates broderies de fleurs sur la poitrine. J'y reconnaissais des coquelicots et des violettes, les fleurs préférées de ma mère. Elle m'arrivait à mi-mollet et je la portais des bottines que j'avais quasi oubliées sous mon lit. Ma tenue était vraiment belle et je souris sincèrement à mon père en lui disant :

 

– Elle est superbe.

– Tu es superbe. Ma petite fille, murmura-t-il en m'enlaçant. Si ta mère te voyait...

– Elle referait sûrement mes tresses, hoquetai-je en repensant à sa petite manie de toujours nous recoiffer jusqu'à la dernière minute.

– Probablement, sourit-il. Allez, en route ! Faustine et moi te rejoindrons plus tard. Fais attention à ne pas tomber, surtout.

 

Je lui promis et partis vers la place toute proche, d'où s'élevaient déjà des voix et des notes de musique. Je fis de mon mieux pour garder la tête haute malgré les tremblements qui me parcouraient : j'avais très peu dormi durant la semaine, déchirée entre l'envie de plaire à mon père peut-être mourant et celle de vivre ma vie comme je l'entendais, sans mari imposé. J'avais tenté de me rassurer en repensant aux autres potentielles fiancées mais l'angoisse ne me quittait pas alors que j'approchais de la place puis de la maison communale. J'entrai dans le bâtiment et me dirigeai vers la salle de bal, décorée de fanions colorées, de bouquets de fleurs séchées et au milieu de laquelle estrade, sur laquelle se préparait un petit orchestre, et tables de bois étaient installées. Peu de personnes étaient présentes, et Capucine me remarqua tout de suite. Je ne la connaissais que peu car j'avais parfois joué avec elle dans la cour de notre petite école, mais nous nous étions perdues de vue depuis déjà quelques années. Je savais qu'elle avait un œil sur Philippe depuis toujours et qu'elle n'hésiterait pas à se mettre en avant par tous les moyens.

 

Grand bien lui fasse.

 

– Tu es là, toi aussi. Tu es sortie sans ta chère sœur ? demanda-t-elle sans tenter de cacher le sarcasme dans sa voix.

– On dirait bien. Très jolie robe, lançai-je en toute honnêteté.

– Elle vient de la capitale, répondit-elle avec hauteur après avoir lissé le tissu bouton d'or de sa toilette. Du même tailleur que celui du nouveau Seigneur de Saint-Nattier.

– Je n'avais pas idée qu'Adolphe de Saint-Nattier avait un fils, laissai-je échapper.

– Ce n'était pas un homme qui se confiait facilement, mais oui, il paraît que son héritier a repris le titre, le château, les terres et les devoirs de son feu père. Il devrait même nous rendre visite ce soir, m'apprit-elle. Tiens donc, voilà Philippe !

 

Je suivis son regard énamouré pour voir la vedette de la soirée arriver, accompagnée de son père et de sa mère, Honoré et Jeanne Brieux. Tous deux semblaient étinceler de joie envers leur unique enfant qui s'avança sur l'estrade après une brève introduction musicale. Je regardai alentour et m'aperçus que la pièce était devenue bondée.

 

« Bonsoir, lança Philippe qui avait fière allure dans son costume anthracite. Je suis ravi de vous revoir cette année encore pour fêter mon anniversaire. Mais celui-ci est un peu particulier car c'est mon vingtième anniversaire : je deviens officiellement un adulte ce soir, sourit-il. Et ainsi, je dois faire face à mes responsabilités en tant qu'homme à part entière. Depuis quelques semaines déjà, j'étudie auprès de mon père pour pouvoir un jour prendre sa succession à la tête de notre belle ville de Grandbourg. Rien ne me ferait plus plaisir que de vous servir en tant que bourgmestre, et de faire respecter la volonté de notre Roi et de notre Seigneur. Rien, sauf peut-être... Fonder ma propre famille. Je suis en âge de trouver une épouse et peut-être certains parents ici espèrent pouvoir m'appeler un jour leur gendre, clama Philippe avec un clin d’œil malicieux. Ce soir est donc la chance pour certaines jeunes filles de montrer qu'elles ont toute leur place dans la famille Brieux. Mais ce soir est surtout une occasion de nous amuser tous ensemble alors, je vous le dis officiellement : que les festivités commencent ! »

 

Je n'avais jamais apprécié les fêtes. Je n'avais que peu de talent pour la conversation et la danse ainsi je me mis à la recherche de mon père, de ma sœur, ou même de son fiancé Loïc que j'appréciais. Mais tandis que je me faufilais ici et là, j'entendis Philippe me héler. Alors que je m'approchais de lui avec le cœur battant à tout rompre, j'aperçus du coin de l’œil une silhouette jaune vif s'approcher rapidement de moi. Je n'eus pas le temps d'enregistrer l'arrivée de Capucine que je subis son croche-pied et tombai tête la première. Incapable de me retenir à quoi que ce soit, je me contentai de fermer les yeux et d'espérer ne rien me casser en tombant sur le parquet.

 

Mais je fus retenue par le col de ma blouse et je me retrouvai propulsée dans les bras d'un inconnu. Hébétée, je n'osai pas croiser son regard.

 

– Tu vas bien ? Tu aurais vraiment pu faire une très mauvaise chute, s'inquiéta-t-on d'une voix grave.

– Oui, pas de souci. Merci beaucoup.

 

L'inconnu me lâcha et fit face à Philippe : je notai alors sa haute taille et ses épaules très carrées. Il arborait une cape en velours dans le même bleu que ma robe et ses cheveux noirs avaient eux aussi des reflets bleutés. Quand il se retourna, je faillis sursauter : il s'agissait d'une femme ! Malgré sa taille, sa stature et ses cheveux courts, il s'agissait bien d'une jeune femme ! Elle fit face à Honoré et Philippe Brieux et se présenta bien fort :

 

« Mes félicitations pour votre vingtième anniversaire, jeune Brieux. Je suis votre Seigneure, Eudoxie Receswinthe Athalie de Saint-Nattier. »

 

Le silence se fit brièvement, rapidement suivi par des murmures interloqués. Plus que la découverte que l'héritier Saint-Nattier était une femme, ce qui choquait avant tout, c'était la grande tache de naissance bleutée qui recouvrait sa bouche et son menton.

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Imagineuse
Posté le 01/09/2020
Oh ! J'ai été étonnée par l'arrivée d'Eudoxie ! Très bien mené ! Tu as une plume très agréable à lire. J'ai hâte de voir la suite :D
Je me reconnais totalement quand elle n'apprécie pas les fêtes, et j'ai l'impression que malgré elle, elle attire l'attention ... ça lui donne un côté attachant !
Perle
Posté le 26/07/2020
Vraiment j'adore cette histoire !! Philippe est parfaitement insupportable, ça fait du bien de le détester. L'entrée en scène d'Eudoxie est juste géniale, bien amenée. La description est efficace, on se fait rapidement une idée précise de son physique (et juste quel CHARISME). Et l'idée de la tache de naissance bleue pour que le surnom colle toujours est super !! (par contre je m'appelle Capucine ça m'a perturbée)
AliceH
Posté le 26/07/2020
Oh, merci beaucoup ! Ça me fait vraiment plaisir !

(Ah, un petit hasard ! J'aime beaucoup ce prénom)
Ophelia_Yeti
Posté le 20/07/2020
espace réaction en live (en gros ce que j’ai envie de répondre à tes personnages ou des pensées qui me viennent sur le coup x) d’ailleurs si ça te dérange n’hésite pas à me le dire) :
J’vais goumer philippe mdr
“« Était le jeune Brieux avec toi ?” → “était-ce” non ? :o
c’est quoi la différence entre samdag et samedi ? :o c’est de l’argot belges ? (c’est pas une critiques mais une vrai question !)
“Agathe, ma fille ! Dix-huit ans ! Philippe sera en âge de se marier ! sourit mon père alors que je sentais un terrible pressentiment m'envahir.” → MAIS PAS ELLE LA
“Et son père le bourgmestre l'a pressé d'inviter personnellement quelques filles du village qu'il apprécie, de potentielles fiancées ! Et tu fais partie des heureuses élues ! »” → is this le salon de l’agriculture ?
“C'est vrai que faire trébucher une fille dans la boue est une belle manière de gagner son cœur, murmurai-je tout bas.” → louder
Eudoxie a touuuute mon attention héhéhéhéhéhéhéhéhé


Commentaire générale :
L’aspect intemporel, et les notions de miroir social, avec morale du conte sont hyper bien gérés. Et qu’est ce que ça me fait du bien de lire des contes comme ça ! Même si on sait sous quel angle tu as tourné ta réécriture, c’est toujours super agréable à lire ♥ il en faut plus des comme ça
Les relations des membres de la famille sont bien traitées, on les cernes très vites, leur dynamique est vraiment percutante, et on comprend assez vite leur personnalité mais aussi à quel point ils s’aiment. On ressent aussi la douleur du deuil et la peur d’en vivre un deuxième qui semble inévitable.

Petits points relevés : Le retour à la ligne avec le “philippe” en italique m’a fait croire à un changement de point de vue et j’ai eu du mal à comprendre qu’on était toujours dans celui de ta narratrice :o
Et au début du texte tu utilises beaucoup de “et”, mais ça se distille au fil du texte après !
AliceH
Posté le 20/07/2020
Merci de tes remarques ! Je vais tenter de retirer les "Et" en trop alors ! Et j'utilise souvent l'italique pour marquer les pensées des personnages, je devrais sans doute le noter en début de chapitre...

Les noms de jours sont plus inspirés du flamand/néerlandais et oui, c'est l'équivalent de samedi ! C'est que comme j'utilise les mots issus du belge (comme "bourgmestre" ou "tantôt") mais que ça se passe dans un monde hors de notre réalité, j'ai voulu changer les noms de jours un minimum.
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