Chapitre 1

Par AliceH
Notes de l’auteur : En fait, j'ai appelé ce personnage Philippe sauf qu'à chaque fois que je lis son nom, je pense au nanar "Hitman le Cobra" avec le "PHILIPPE ! JE SAIS OU TU TE CACHES !" donc je finis par rire toute seule devant mon écran...

Si vous connaissez pas ce meme, je vous invite à chercher sur Google.

L'automne répandait ses feuilles rouges partout sur le sol. Elles crissaient sous les pieds d'Agathe alors qu'elle revenait de la ferme, un panier d’œufs à la main. Le vent froid faillit défaire son fichu et elle bougonna avant de le resserrer sous son menton. La moisson se terminait et nombreuses étaient les personnes présentes dans les champs et les rues de Grandbourg : son père l'avait laissée faire cette course seule, uniquement rassuré par la présence de fermiers aux alentours. Elle leva les yeux un instant pour contempler le ciel bleu azur qui contrastait avec la teinte ocre des feuilles de chêne centenaires. Puis, un gland heurta l'arrière de son crâne à toute vitesse. Elle tourna la tête pour voir d'où sortait ce projectile.

– Tu ne trouveras personne en restant la tête en l'air, tu le sais, ça ?

 

Philippe. Le fils du bourgmestre, et accessoirement un des garçons les plus horripilants de la ville. Beaucoup de personnes lui pardonnaient son comportement plus qu'exaspérant car il était plutôt beau garçon ainsi qu'un « bon parti pour toute jeune femme en âge de se marier ». Elle y comprise, si elle se fiait aux litanies de son père. Sa sœur Faustine avait un fiancé de longue date, Loïc, un menuisier. Mais cette dernière préférait voir sa famille à l'abri du besoin avant de les quitter pour vivre avec son (futur) époux. Ainsi, Gaspard cherchait à tout prix à trouver un mari convenable pour sa cadette. À la grande malchance d'Agathe, Philippe prenait un malin plaisir à venir l'enquiquiner à la moindre occasion. D'après son père et beaucoup d'autres personnes, c'était un signe que qu'elle lui plaisait beaucoup et qu'ils feraient un très beau ménage.

– Tant mieux, je ne cherchais personne et surtout pas toi, rétorqua-t-elle alors qu'elle reprenait son chemin.

– Agathe, tu me vexes ! s'exclama-t-il avec un grand sourire.

– Tu t'en remettras.

– Je vais prendre ton panier. Tu ne devrais pas risquer d'abîmer tes jolis doigts de couturière.

– Laisse-moi mon pan- ! commença-t-elle avant qu'il ne me lui prenne des mains. Très bien !

– Sois un peu polie, je suis là pour t'inviter à ma fête d'anniversaire. En l’occurrence, ici, ce sont mes vingt ans et mon père a décidé qu'il fallait fêter ça dignement. Ainsi, je t'annonce solennellement que tu es invitée à l'anniversaire de Philippe Brieux, fils du bourgmestre de Grandbourg, clama-t-il fièrement.

– Oh, c'est... C'est très gentil. Ma sœur est invitée également ?

– Oui, bien sûr, comme tout le monde le sera tôt ou tard, marmonna-t-il sans qu'elle ne comprenne pourquoi son brusque changement de ton. Je suis juste venu t'inviter personnellement à mes vingt ans, voilà.

Il semblait qu'elle l'avait réellement vexé, mais la jeune femme était incapable de discerner pourquoi exactement. Elle n'avait pas refusé son invitation, ne l'avait pas repoussé ni moqué... Agathe se sentit tout de même très maladroite. Après quelques pas à son côté, elle murmura :

– Merci Philippe. Je viendrai. C'est pour ce samdag, n'est-ce pas ?

– Oui, répondit-il d'un ton plus doux. Et ne porte pas cet espèce de fichu de grand-mère, je t'en prie.

– Il était à ma mère qui le tenait de sa mère donc, oui, c'est bien un fichu de grand-mère.

– Oh.

Il rougit puis baissa la tête. Tout le village se rappelait encore des pleurs lancinants qu'elle avait laissés échapper pendant l'enterrement de sa mère. Elle n'avait pas été capable de contrôler sa peine alors, et l'image de cette adolescente de quinze ans au visage rouge couvert de larmes était depuis marqué dans la mémoire de beaucoup, y compris celle de Philippe. Ils se retrouvèrent sur le pas de la boutique de Gaspard Batiste. Il lui tendit son panier.

– Désolé. À samdag alors.

– Au revoir.

Après un petit salut de la main, Agathe se glissa à l'intérieur de la boutique où sa sœur travaillait sur un veston. La bouche pleine d'épingles, celle-ci marmonna quelque chose qu'elle ne comprit pas et osa se vexer quand sa sœur l'ignora pour aller ranger les œufs dans la cuisine.

– C'est pas gentil d'interrompre les gens, lança-t-elle quand sa cadette la rejoignit.

– Ah oui, excuse-moi, tu disais : mnn mm mmh mhmmmh. Et donc ? se moqua-t-elle en prenant place près d'elle.

– Mauvaise langue. Je voulais te dire : n'était-ce pas Philippe Brieux avec toi ?

– Si.

– Voilà qui va faire plaisir à Papa. Il t'a invitée à son anniversaire ?

– Oui. Pourquoi ce sourire mesquin ? s'inquiéta-t-elle.

– Oh, Agathe ! soupira Faustine avec force. Dois-je vraiment tout t'expliquer ?

Leur père descendit les escaliers qui menaient aux chambres, le visage réjoui. Ce dernier s'était creusé ces derniers mois, mais toutes deux le blâmaient sur l'hiver qui arrivait. Il fit un clin d’œil en direction de sa plus jeune fille et chantonna :

– Était-ce le jeune Brieux avec toi ?

– Oui, Papa, répondit-elle avec lassitude.

– Il t'a invitée à sa fête d'anniversaire ? C'est ce samdag, tu sais.

– Oui, Papa.

– C'est merveilleux !

– Tout le monde sera invité, tu sais... Quoi ? s'exclama-t-elle après avoir entendu sa sœur geindre et murmurer quelque chose concernant son intelligence (ou plutôt, son supposé manque d'intelligence).

– Agathe, ma fille ! Vingt ans ! Philippe sera en âge de se marier ! sourit leur père alors qu'elle sentait un terrible pressentiment l'envahir.

– Ah...

– Et son père le bourgmestre l'a pressé d'inviter personnellement quelques filles du village qu'il apprécie, de potentielles fiancées ! Et tu fais partie des heureuses élues !

Malgré son manque de foi, Agathe considéra brièvement l'idée de prier pour qu'elle se liquéfie à l'instant même. Elle ne se sentait ni heureuse ni honorée d'être considérée comme une potentielle fiancée pour Philippe. Mais quand elle vit la lueur dans les yeux de son père, une joie qu'elle n'y avait pas lue depuis bien longtemps, la jeune femme n'eut pas le courage de lui dire la vérité.

– C'est une grande nouvelle, oui. Je suis surprise qu'il ait pensé à moi.

– Voyons, Agathe ! Je te dis depuis des années que ces taquineries ne cachent qu'un faible pour toi, et tu ne me crois jamais !

– C'est vrai que faire trébucher une fille dans la boue est une jolie manière de gagner son cœur, murmura-t-elle tout bas.

– Je t'ai préparé une belle robe pour l'occasion. Je peux t'avouer maintenant que Honoré Brieux m'avait déjà mis dans la confidence il y a quelques semaines, lui glissa son père qui lui prit les mains, et j'ai travaillé dessus chaque soir depuis ! Mais tu ne la verras pas avant samedi : c'est une surprise !

 

Après l'avoir embrassée sur les deux joues, il quitta joyeusement la pièce pour préparer le déjeuner tandis qu'Agathe demeurait interdite. Elle avait beau avoir entendu tout ce qui venait de se dire, elle n'arrivait pas à assimiler ces informations. Elle resta debout pendant de longues minutes et réagit à peine quand Faustine revint avec un verre qui contenait un fond de liqueur verdâtre qu'elle lui mit de force dans la main gauche.

– Bois ça, tu en as visiblement besoin, lui intima-t-elle.

– C'est quoi ? De la gnôle ? tenta sa sœur en reniflant le liquide avant d'être révulsée par l'odeur.

– Oui.

– Tu fais boire une enfant ?

– Écoute, Agathe, si tu peux te marier, tu peux bien boire quelques gouttes d'alcool.

L'idée de devoir passer sa vie avec Philippe lui sembla bien plus désagréable que les relents amers de l'alcool, et elle vida le verre cul sec. La gorge brûlante, elle toussota avant de rendre le verre à sa sœur qui lui tapota l'épaule.

– Tu n'aimes pas, hein ? demanda-t-elle.

– Tu parles de la gnôle ou Philippe ?

– Philippe.

– Pas vraiment. Il tient plus du bouffon que du gentilhomme et il profite du statut de son père pour ne jamais avoir à rendre de comptes à autrui. Rappelle-toi l'accident des poules. Ce sont les jumeaux du boulanger qui ont été punis à sa place.

– Je dois te dire qu'il ne me plaît pas particulièrement non plus. Mais papa continue à dire que Philippe se calmera probablement une fois marié car il devra être un homme digne de ce nom, et ça reste une possibilité. Et je pense qu'il voudrait nous voir toutes deux mariées avant... Avant ses cinquante ans, finit-elle précipitamment.

– Je vois.

Le cœur d'Agathe se serra face au sous-entendu de sa sœur : avant son décès. Leur père les avait poussées à travailler plus souvent à l'atelier qu'auparavant, et elles se doutaient toutes les deux que c'était afin qu'elles puissent prendre sa succession après sa mort. Mais ni Faustine ni elle ne voulaient affronter cette idée en face. La jeune femme aimait son père plus que tout et depuis la disparition de sa mère, leurs liens s'étaient resserrés. Mais de là à épouser un homme tel que Philippe juste pour lui faire plaisir... Peut-être que je me trompe, qu'il a raison : un mariage peut eut-être réellement changer un homme. Et puis, Philippe n'est pas toujours aussi irresponsable que je le dis. Il a eu l'air réellement content que j'accepte son invitation et s'est excusé sincèrement pour s'être moqué de mon fichu, songea Agathe.

– Hé, ne fais pas cette tête. Il y a bien d'autres prétendantes au titre de Madame Brieux, et certaines ne veulent pas lâcher un si bon parti. Tu as encore tes chances, juste... Pas forcément celles auxquelles pense Père.

Elle croisa le regard de Faustine et toutes deux éclatèrent de rire.

 

_____

 

– Là, fais attention à tes tresses. Et tes rubans. Attention, Agathe. Le col, attends, je te mets ton petit bouton. Tu peux croire qu'avec ma vue, j'ai eu du mal à le coudre, celui-là ! Tourne-toi, regarde-moi...

Gaspard Batiste avait cousu une robe de velours bleu roi qui mettait la chevelure blonde de sa fille en valeur. Celle-ci se portait au-dessus d'une blouse toute neuve d'un blanc éclatant aux manches bouffantes et aux délicates broderies de fleurs sur la poitrine. Agathe y reconnaissait des coquelicots et des violettes, les fleurs préférées de ma mère. La robe lui arrivait à mi-mollet et elle la portait des bottines qu'elle avait presque oubliées sous son lit. Sa tenue était vraiment belle. Elle sourit sincèrement à son père :

– Elle est superbe.

– Tu es superbe. Ma petite fille, murmura-t-il en l'enlaçant. Si ta mère te voyait...

– Elle referait sûrement mes tresses, hoqueta-t-elle tandis qu'elle repensait à sa petite manie de toujours les recoiffer jusqu'à la dernière minute.

– Probablement. Allez, en route ! Faustine et moi te rejoindrons plus tard. Fais attention à ne pas tomber, surtout.

Elle lui promit et partit vers la place toute proche d'où s'élevaient déjà des voix et des notes de musique. Agathe fit de son mieux pour garder la tête haute malgré les tremblements qui la parcouraient : elle avait très peu dormi toute la semaine, déchirée entre l'envie de plaire à son père peut-être mourant et celle de vivre sa vie comme elle l'entendait, sans mari imposé. L'angoisse ne la quittait pas alors qu'elle approchait de la place puis de la maison communale. Elle entra dans le bâtiment puis se dirigea vers la salle de réception, décorée de fanions colorées, de bouquets de fleurs séchées et au milieu de laquelle se préparait un petit orchestre. Des tables de tables de bois étaient installées ça et là. Peu de personnes étaient présentes mais Capucine la remarqua tout de suite. Agathe la connaissait depuis l'enfance. Elles étaient petit à petit devenues amies. Une amitié qu'on pouvait parfois qualifier de chien et chat, puisque celle-ci était surtout construite sur leur capacité à échanger des piques verbales. Elles s'étaient perdues de vue depuis déjà quelques années, mais toutes eux discutaient volontiers à l'occasion. Agathe savait qu'elle avait un œil sur Philippe depuis toujours et qu'elle n'hésiterait pas à se mettre en avant, quitte à glisser quelques remarques sarcastiques dont elle avait le secret.

– Tu es là, toi aussi. Tu as réussi à sortir sans ta chère sœur ? demanda Capucine avec un petit sourire.

– On dirait bien. Très jolie robe.

– Merci. La tienne aussi. La mienne vient de la capitale, précisa-t-elle après avoir lissé le tissu bouton d'or de sa toilette, qui rehaussait sa peau et ses cheveux sombres. Du même tailleur que celui du nouveau Seigneur de Saint-Nattier.

– Je n'avais pas idée qu'Adolphe de Saint-Nattier avait un fils.

– Ce n'était pas un homme qui se confiait facilement, mais oui. Il paraît que son mystérieux héritier a repris le titre, le château, les terres et les devoirs de son feu père. Tiens donc, voilà Philippe !

Agathe suivit son regard énamouré pour voir la vedette de la soirée arriver, accompagnée de son père et de sa mère, Honoré et Jeanne Brieux. Tous deux semblaient étinceler de joie quand leur unique enfant s'avança sur l'estrade après une brève introduction musicale. Elle regarda alentour pour s'apercevoir que la pièce était à présent bondée.

– Bonsoir, lança Philippe qui avait fière allure dans son costume anthracite. Je suis ravi de vous revoir cette année encore pour fêter mon anniversaire. Mais celui-ci est un peu particulier car c'est mon vingtième anniversaire : je deviens officiellement un adulte ce soir. Et ainsi, je dois faire face à mes responsabilités en tant qu'homme à part entière. Depuis quelques semaines déjà, j'étudie auprès de mon père pour pouvoir un jour prendre sa succession à la tête de notre belle ville de Grandbourg. Rien ne me ferait plus plaisir que de vous servir en tant que bourgmestre, et de faire respecter la volonté de notre Roi et de notre Seigneur. Rien, sauf peut-être... Fonder ma propre famille. Je suis en âge de trouver une épouse et peut-être certains parents ici espèrent pouvoir m'appeler un jour leur gendre, clama Philippe avec un clin d’œil malicieux. Ce soir est donc la chance pour certaines jeunes filles de montrer qu'elles ont toute leur place dans la famille Brieux. Mais ce soir est surtout une occasion de nous amuser tous ensemble alors, je vous le dis officiellement : que les festivités commencent !

 

Agathe n'avait jamais apprécié les fêtes. Elle ne possédait que peu de talent pour la conversation et n'aimait pas particulièrement danser, ainsi se mit-elle à la recherche de son père, de sa sœur, ou même de Loïc qu'elle appréciait. Tandis qu'elle se faufilait parmi la foule, elle entendit Philippe la héler. Alors qu'elle s'approchait de lui avec le cœur qui battait à tout rompre, la jeune femme aperçut du coin de l’œil une silhouette jaune vif s'approcher rapidement. Elle n'eut pas le temps d'enregistrer l'arrivée de Capucine qu'elle subit son croche-pied. Incapable de se retenir à quoi que ce soit, Agathe se contenta de fermer les yeux et d'espérer ne rien se casser en tombant sur le parquet. Mais elle fut retenue par le col de sa blouse avant de se retrouver propulsée dans les bras d'un inconnu. Hébétée, elle n'osa pas croiser son regard.

– Tu vas bien ? Tu aurais vraiment pu faire une très mauvaise chute, s'inquiéta-t-on d'une voix grave.

– Oui, pas de souci. Merci beaucoup.

L'inconnu la lâcha et fit face à Philippe : Agathe nota alors sa haute taille et ses épaules très carrées. Il arborait une cape en velours dans le même bleu que sa robe et ses cheveux noirs avaient eux aussi des reflets bleutés. Quand il se retourna, elle sursauta. Il s'agissait d'une femme. Malgré sa stature et ses cheveux courts, il s'agissait bien d'une jeune femme ! Elle fit face à Honoré et Philippe Brieux puis se présenta bien fort :

– Mes félicitations pour votre vingtième anniversaire, jeune Brieux. Je suis votre Seigneure, Eudoxie Receswinthe Athalie de Saint-Nattier.

Le silence se fit brièvement, rapidement suivi par des murmures interloqués. Plus que la découverte que l'héritier Saint-Nattier était une femme, ce qui choquait avant tout, c'était la grande tache de naissance bleutée qui recouvrait sa bouche et son menton.

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.
Imagineuse
Posté le 01/09/2020
Oh ! J'ai été étonnée par l'arrivée d'Eudoxie ! Très bien mené ! Tu as une plume très agréable à lire. J'ai hâte de voir la suite :D
Je me reconnais totalement quand elle n'apprécie pas les fêtes, et j'ai l'impression que malgré elle, elle attire l'attention ... ça lui donne un côté attachant !
AliceH
Posté le 14/02/2021
Oh, ça me fait très plaisir ! Merci ♥
Perle
Posté le 26/07/2020
Vraiment j'adore cette histoire !! Philippe est parfaitement insupportable, ça fait du bien de le détester. L'entrée en scène d'Eudoxie est juste géniale, bien amenée. La description est efficace, on se fait rapidement une idée précise de son physique (et juste quel CHARISME). Et l'idée de la tache de naissance bleue pour que le surnom colle toujours est super !! (par contre je m'appelle Capucine ça m'a perturbée)
AliceH
Posté le 26/07/2020
Oh, merci beaucoup ! Ça me fait vraiment plaisir !

(Ah, un petit hasard ! J'aime beaucoup ce prénom)
Ophelia_Yeti
Posté le 20/07/2020
espace réaction en live (en gros ce que j’ai envie de répondre à tes personnages ou des pensées qui me viennent sur le coup x) d’ailleurs si ça te dérange n’hésite pas à me le dire) :
J’vais goumer philippe mdr
“« Était le jeune Brieux avec toi ?” → “était-ce” non ? :o
c’est quoi la différence entre samdag et samedi ? :o c’est de l’argot belges ? (c’est pas une critiques mais une vrai question !)
“Agathe, ma fille ! Dix-huit ans ! Philippe sera en âge de se marier ! sourit mon père alors que je sentais un terrible pressentiment m'envahir.” → MAIS PAS ELLE LA
“Et son père le bourgmestre l'a pressé d'inviter personnellement quelques filles du village qu'il apprécie, de potentielles fiancées ! Et tu fais partie des heureuses élues ! »” → is this le salon de l’agriculture ?
“C'est vrai que faire trébucher une fille dans la boue est une belle manière de gagner son cœur, murmurai-je tout bas.” → louder
Eudoxie a touuuute mon attention héhéhéhéhéhéhéhéhé


Commentaire générale :
L’aspect intemporel, et les notions de miroir social, avec morale du conte sont hyper bien gérés. Et qu’est ce que ça me fait du bien de lire des contes comme ça ! Même si on sait sous quel angle tu as tourné ta réécriture, c’est toujours super agréable à lire ♥ il en faut plus des comme ça
Les relations des membres de la famille sont bien traitées, on les cernes très vites, leur dynamique est vraiment percutante, et on comprend assez vite leur personnalité mais aussi à quel point ils s’aiment. On ressent aussi la douleur du deuil et la peur d’en vivre un deuxième qui semble inévitable.

Petits points relevés : Le retour à la ligne avec le “philippe” en italique m’a fait croire à un changement de point de vue et j’ai eu du mal à comprendre qu’on était toujours dans celui de ta narratrice :o
Et au début du texte tu utilises beaucoup de “et”, mais ça se distille au fil du texte après !
AliceH
Posté le 20/07/2020
Merci de tes remarques ! Je vais tenter de retirer les "Et" en trop alors ! Et j'utilise souvent l'italique pour marquer les pensées des personnages, je devrais sans doute le noter en début de chapitre...

Les noms de jours sont plus inspirés du flamand/néerlandais et oui, c'est l'équivalent de samedi ! C'est que comme j'utilise les mots issus du belge (comme "bourgmestre" ou "tantôt") mais que ça se passe dans un monde hors de notre réalité, j'ai voulu changer les noms de jours un minimum.
Vous lisez