Chapitre 1

 

 

 

La première fois que j’ai entendu le verrou tourner, j’ai pensé que Papa s’était trompé.

 

J’ai voulu le rappeler mais ma sœur, Hanna, m’a empêché. Elle m’a dit que c’était un jeu pour mettre tous ceux qui étaient précieux à l’abri.

 

–         Comme un coffre aux trésors, je lui ai demandé ?

 

–         Exactement pareil, on est le trésor de Papa.

 

Mais quand les copains ont appelé depuis l’escalier de l’immeuble pour descendre taper le ballon, et que je me suis trouvé coincé à l’intérieur de l’appartement, j’ai demandé à Maman d’ouvrir.

 

–         Attrape mon sac à main dans l’entrée, elle a crié depuis sa chambre, et amène le moi. Je sors de la douche et je te donne mes clés.

 

Et c’est ce que j’ai fait, et j’ai attendu qu’elle fouille dans son sac elle-même parce qu’un sac de fille c’est grave privé, on n’a pas, mais alors pas du tout, le droit de le fouiller.

 

Ma sœur, un jour, elle a même essayé de me faire croire qu’il y avait une bête à l’intérieur qui pinçait très fort toutes les mains étrangères qui s’y glissaient.

 

Bon, le truc, c’est que Maman, elle a cherché ses clés pendant longtemps en faisant des petits marmonnements agacés qu’elle fait tout le temps quand elle cherche dans son sac, des petites paroles qui jurent que c’est vraiment trop le bazar, qu’elle va tout jeter.

 

Les mamans, ça marmonne tout le temps. C’est pour ça que j’ai jamais compris l’expression « parler dans sa barbe », parce que les filles ça marmonne tout le temps et ça n’a pas un poil alors que Papa qui a une barbe de dix jours, lui il marmonne pas du tout.

 

Lui quand il est contrarié, il est plutôt en mode sonore, vaut mieux se boucher les oreilles.

 

Pour finir, Maman elle a fait comme toujours, elle a retourné son sac sur le lit.

 

Et là comme à chaque fois, j’ai pensé qu’elle est un peu magicienne, pour faire tenir autant de trucs dans aussi peu de cuir.

 

Il y en avait partout sur la couette, des objets de Maman mais vraiment en bazar.

 

Les rouges à lèvres avaient pas tous leur capuchon, les mouchoirs utilisés n’avaient pas été jetés, il y avait une de mes chaussettes, une invitation pour un anniversaire du mois d’octobre, et des miettes.

 

Je comprends pas parce que Maman, elle prend jamais de goûter, elle fait toujours attention à pas trop manger mais elle a des miettes dans son sac, pire qu’un boulanger.

 

Bref, après que Maman elle a vidé et trituré dans ses affaires, elle a pas trouvé les clés.

 

Elle s’est redressée tout d’un coup et elle a couru dans l’entrée et elle a fouillé toutes les poches de ses manteaux, tous les pots à shtroufouilles où on met les pièces jaunes et les boutons et les stylos qui écrivent plus. Plus elle fouillait, moins elle maugréait. Et puis, elle est devenue toute pâle, et elle a pincé ses lèvres très fort. Elle a fait ses yeux de manga, ceux avec les larmes qui font comme un aquarium qui déborde. Elle a fait la courageuse, elle a reniflé et elle m’a regardé :

 

–         Pas de foot aujourd’hui Mon Eliot.

 

Je crois que Maman, ça lui plaît pas tant que ça d’être le trésor de Papa.

 

 

 

 

 

 

 

 

La première fois, que mon père a frappé ma mère, j’avais 6 ans. Je m’en souviens bien, parce que j’ai 6 ans et demi d’écart avec Eliot, mon petit frère. Et je me rappelle que le ventre de Maman était rond et gonflé comme un joli pain doré.

 

J’adore ma mère. Elle est douce et jolie, elle raconte des histoires, elle sait quand poser des questions et quand laisser aller. Mais depuis mes 6 ans, je sais qu’elle est moins forte que je ne l’espérais. Moins courageuse qu’il ne faudrait.

 

Ce jour là, je m’étais disputée avec ma meilleure amie, Joséphine. J’ai raconté mon gros malheur à Maman. Avec le recul, je me rends compte que ce qui me rendait triste, il y a six ans, ne m’atteindrait pas du tout aujourd’hui. Parce que Papa m’a appris ce qui est vraiment important. Donc, je racontais mes petits malheurs à Maman et elle m’a écouté trop attentivement. Elle a oublié de remuer le contenu de la sauteuse et le dîner a un peu attaché.

 

Il n’attendait qu’un prétexte, je l’ai compris depuis.

 

Mais c’était la première fois, ni Maman ni moi n’avions appris à nous méfier, à marcher sur la pointe des pieds, à ne pas lever les yeux trop vite, à ne pas murmurer mais à ne pas crier non plus. Enfin appris, ce n’est pas très vrai, on a toujours tâtonné toutes les deux, sans jamais savoir se comporter pour éviter les éruptions soudaines ou les colères froides, les punitions et le chantage. On n’a jamais été sûres de faire ce qu’il fallait et maintenant je sais que rien ne marchait, que c’était juste le hasard, ou la chance, ou le bon jour, ou son plaisir à lui de voir la peur dans nos yeux.

 

Ce jour-là, la première fois, Papa est arrivé dans la cuisine et il a juste froncé le nez d’un air dégouté. Il a soulevé le couvercle de la sauteuse, il a reniflé et s’est retourné, le couvercle en main.

 

D’un seul geste, il a giflé Maman avec. Elle est tombée comme un chiffon, et il a donné un coup de pied dans son ventre, ce ventre gonflé d’Eliot que Maman caressait toute la journée.

 

Il a quitté la pièce sans un mot et j’ai entendu la porte claquer. C’est ce bruit qui m’a secouée et je me suis jetée par terre pour vérifier si Maman était morte. J’ai vu sa main bouger et venir se crisper sur son ventre et j’ai vu la larme qui coulait sur sa joue.

 

On ne s’est rien dit. Il n’y avait rien à dire.

 

Le lendemain à l’école, ma maîtresse m’a demandé pourquoi mes devoirs n’étaient pas faits. Je n’ai même pas eu l’idée de lui dire la vérité. Ma maîtresse aussi attendait un bébé. Qu’aurait-elle pu faire contre un homme qui frappait les femmes dans le ventre ?

 

J’ai douze ans et ça fait six ans que je regarde mon père battre ma mère.

 

 

 

 

 

 

La première fois que ma fille m’a appelé à l’aide, je n’ai pas compris.

 

On parle de l’instinct maternel comme d’une protection quasiment magique mais le mien ne m’a rien chuchoté quand j’aurais dû entendre.

 

C’était un jour de Noël, nous étions toutes les deux dans la cuisine, à la maison, à découper le chapon.

 

Je me suis fait la réflexion que nous n’avions pas été seules depuis longtemps. Que sa vie de mère de famille ne nous laissait plus le temps de ces conversations feutrées et décousues, dont nous avions l’habitude. Un verre à la main, je me suis approchée d’elle et j’ai posé ma main dans le creux de son dos. Elle a tressailli avec un mouvement de recul.

 

–         Ça va, ma chérie ? me suis-je inquiétée.

 

–          Oui, bien sûr, Maman, je suis juste un peu fatiguée.

 

A l’époque Eliot n’avait que quelques mois, et si Hanna était une petite fille facile et presque trop sage, je me souvenais de la fatigue qui peut submerger une Maman de jeunes enfants.

 

–         Thomas devrait te donner un coup de main, il ne travaille pas en ce moment, il pourrait en faire un peu plus à la maison.

 

–         Ma vie est plus facile quand il travaille, m’a-t-elle dit tristement.

 

–         C’est normal ma chérie, ce n’est pas drôle pour un homme de ne pas pouvoir subvenir convenablement aux besoins de sa famille. Sa fierté en a pris un coup avec ce licenciement. Tu dois lui montrer que ça ne change rien à ton respect pour lui.

 

–         Mon respect,  a-t-elle répondu doucement, il a de drôles de façons de l’obtenir.

 

–         Mais il passe des entretiens, il cherche, non ?

 

–         Son chômage c’est le cadet de mes soucis, Maman.

 

–         Tu sais, avec ton père, tout n’a pas toujours été simple.

 

–         Maman, ça n’a rien à voir, tu ne le connais…

 

Il est arrivé et elle s’est tue. Il l’a regardée tendrement, a embrassé ses cheveux, posé la main sur sa taille. Je n’ai vu qu’un homme amoureux, luttant pour conserver l’estime de sa femme. J’ai oublié la conversation.

 

Pendant les années qui ont suivi, je n’y ai pas même repensé. Je n’ai jamais vu ce qui se passait, ne me suis pas inquiétée de ne jamais voir ma fille seule, de ne jamais garder mes petits-enfants. Je n’ai pas vu la joie quitter ses yeux. Je m’enorgueillissais de la sagesse de ma petite fille si raisonnable, du caractère bagarreur de mon petit-fils, si viril et si vif. J’étais heureuse de les voir grandir et de les accueillir tous les dimanches en famille.

 

Je ne me suis pas demandé pourquoi mon gendre nous accompagnait partout, même pour du shopping, même pour des courses au bout de la rue. Je n’ai pas trouvé curieux que ma fille qui ne travaille pas, ne soit jamais seule à la maison quand je passais à l’improviste.

 

Le temps a passé, plus de six ans, sans que mes yeux ne se décillent. Il a fallu cet après-midi dans les rues de Bordeaux, il a fallu qu’Hanna trouve le courage de glisser sa main dans la mienne et d’y laisser ce morceau de papier, qu’elle me jette ce regard, implorant mon silence.

 

Et là encore, je n’ai pas compris. J’ai cru qu’elle s’était fâchée avec sa mère.

 

L’écriture ronde sur la feuille quadrillée, marquée de mille pliures m’a jeté à la face une autre réalité : « Mamie, Papa nous enferme à la maison, comme des prisonniers. Maman ne peut rien faire, elle a peur qu’il la tue et de nous laisser seuls avec lui. Aide–nous. »

 

 

 

 

La première fois que j’ai vu celui qui allait devenir mon gendre, le père de mes petits-enfants, j’ai su. J’ai croisé son regard et j’y ai vu la violence larvée.

 

Je suis un homme dur, taiseux, je n’ai jamais su dire les émotions. Au moment du divorce, ma femme me l’a reproché ce côté rugueux, trop fermé, trop silencieux. Dans ma culture, un homme doit protéger sa famille et la faire manger. Le reste c’est de la littérature.

 

Je sais reconnaître un lâche quand j’en vois un. Et un coléreux qui prend sa revanche contre la prétendue injustice que lui fait la société en frappant sa femme ou ses enfants, je sais le flairer. C’est ce que j’ai lu dans ce regard.

 

Je l’ai dit à ma fille après cette première rencontre.

 

–         Ne reste pas avec lui, il n’est pas net, il va te faire du mal. Trop de colère en lui, trop de revanche à prendre.

 

–         J’étais sûre que tu allais essayer de nous séparer. Tu ne peux pas supporter que je vive avec un mec plus âgé. Tu ne supportes pas que je m’éloigne de toi, que je vive sans toi!

 

Je suis resté sans voix. J’ai toujours été très protecteur, et assez strict. J’aime profondément ma fille et nous sommes proches. J’ai souvent eu du mal à trouver ses petits copains suffisamment bien pour elle. Je la trouve trop jeune pour s’engager sérieusement surtout avec un mec du double de son âge. Mais jamais je n’avais imaginé que cet instinct protecteur me ferait perdre ma fille. J’ai essayé de lui dire la violence au fond du regard, le vice et la lâcheté que je sentais d’instinct. Je lui ai dit que je savais reconnaître un homme violent et que la violence n’a pas d’âge quand elle s’exerce au sein d’un foyer. Qu’elle allait dépendre de lui financièrement et qu’il aurait tout pouvoir. Elle n’a vu que des préjugés idiots et un père autoritaire qui ne respectait pas ses choix.

 

Quand mon ex-femme m’a appelé pour me demander mon aide et m’a dit que ma fille était prisonnière dans son appartement, je n’avais pas vu Pauline et ses enfants depuis plus d’un an.

 

J’ai dit à sa mère que je m’en occupais.

 

J’ai guetté et attendu de voir Thomas partir en voiture, amenant les enfants à l’école. J’ai forcé la porte avec une masse, nous sommes partis avec quelques vêtements et le sac à main de ma fille. Nous avons oublié le doudou d’Eliot. Nous sommes allés porter plainte et les policiers nous ont accompagnés pour récupérer les enfants dans leurs classes.

 

Puis plus rien. Ils ont dit que la plainte serait transmise au Procureur qui déciderait des poursuites. Ils n’ont pas cru Pauline, pas imaginé qu’un homme avait pu détenir sa femme comme une prisonnière pendant deux ans sans que personne ne s’en aperçoive, sans que nous, ses parents, ne nous en doutions, sans que l’école ne signale quoi que ce soit, sans que les enfants n’en parlent à leurs copains.

 

Pauline a expliqué qu’Eliot ne savait rien, qu’il pensait qu’il était le trésor de son papa, que Thomas ne l’avait jamais frappée devant le petit. Elle a raconté qu’Hanna avait calqué son attitude sur la sienne, ne rien dire pour éviter les coups, que cet enfermement avait coupé toute idée chez l’enfant d’une évasion.

 

Que seule la menace de trop l’avait convaincue de prévenir sa grand-mère.

 

Pauline a dit qu’elle avait peur, qu’il ne les laisserait pas s’échapper, qu’il allait se venger.

 

 

La première fois que j’ai revu Thomas, j’allais chercher les enfants à l’école avec mon père. Celui–ci nous avait accueilli chez lui, sans un mot sur le passé, sans un reproche, un jugement. Il a juste réorganisé sa vie pour que je ne sois jamais seule avec mon mari. Il a serré les poings et accepté de s’en remettre à une justice qui nous voyait comme un couple dysfonctionnel, engorgeant les tribunaux de nos querelles d’anciens amoureux. Il a bouilli quand le juge a accordé un droit de visite à Thomas mais a pris ma place lorsqu’il fallait lui amener les enfants.

 

La première fois que j’ai revu mon mari, je pensais aux courses à faire, au rendez-vous prévu avec la maîtresse qui se plaignait du comportement perturbateur de mon petit garçon de huit ans, agressif avec ses camarades et ordurier avec les filles.

 

Il attendait à côté de sa voiture, il m’a souri, s’est approché de nous et a dit à mon père :

 

–         Sale fumier, tu vas me rendre ma famille.

 

–         Eloigne toi ou j’appelle les flics.

 

Il a ricané et s’est éloigné en me murmurant une insulte.

 

La dernière fois que j’ai vu Thomas, il avait un fusil de chasse à la main et mon père gisait à ses pieds, mort.

 

Il faisait nuit, nous n’aurions jamais dû ouvrir la porte mais ma mère devait passer me ramener des vêtements.

 

Il a pointé son fusil sur moi et m’a dit :

 

–         Après toi, les enfants.

 

Puis il a tiré.

 

 

 

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Dust
Posté le 23/12/2019
Mmmm... Ce qui est le meilleur avec ce genre d'histoire, c'est les détails. Plus c'est banal et plus c'est calqué sur la vie réelle plus le sentiment de malaise se glisse en nous.

Je déteste ce genre d'histoire. On sait que ça va mal finir et on ne peut que fixer, ligne après ligne, l'horreur qui avance. Pas de rayon de soleil au loin, juste la nuit qui tombe tristement et puis plus rien.

Mais je les aime beaucoup aussi. Parce qu'il ne faut pas se voiler la face et se cacher derrière "ça finit toujours bien". Parce que la vie n'est pas comme ça.

C'est bien écrit, j'aime bien le changement de vocabulaire en fonction des personnages. Et... C'est réussi surtout. Le malaise était là et je ne faisais que me demander jusqu'où cela allait aller.

Bref, à part le nom du mari, rien à redire!
Sorryf
Posté le 29/04/2019
Quelle histoire affreuse ! Je m'y attendais pas T.T Quand j'ai compris de quoi il était question j'ai hésité a aller jusqu'au bout, parce que je supporte pas ce genre de fait divers, mais c'est tellement bien écrit et prenant que j'ai tout lu d'une traite. Il y a des passages qui vont me marquer durablement je crois :
- Le début avec les clés,ou on commence a comprendre progressivement<br />- "Les trésors de papa"... brrr<br />- Le personnage du grand-père, et celui de la petite fille sidiscrète mais qui a su agir<br />- Le petit garçon qui commence à se conduire comme son père
La fin... je m'attendais pas vraiment à ce que ça finisse bien, mais elle fait mal quand meme. C'est horrible a dire mais je préfère que ça se finisse comme ça que par une fin ou il les "récupère" T.T
Et maintenant, le pinaillage ! histoire de pas trop te flatter :D
Dans la partie du papy, a un moment il dit en parlant du gendre "ce mec", ça m'a paru un petit peu bizarre parce que le papy a l'air tellement strict et droit, on l'imagine pas trop utiliser le langage familier, ça jure un peu avec le reste du ton... enfin je crois
ChachaLaBaveuse
Posté le 29/04/2019
Merci de ton enthousiasme! C’est sur que tu as du moins rire que moi quand je te lis...Tu as raison sur le « mec », je vais le modifier en utilisant « type ». Je crois que mon papa dirait ça. Je préfère écrire des choses moins noires (j’adore dire ça alors que j’ai écrit 3 trucs dans ma vie) mais je suis un peu contaminée par mon métier parce que c’est cette histoire qui m’est venue sur « les premières fois ». Faut que je me soigne!
peneplop
Posté le 28/04/2019
Hello :)
Oh oui, ça, ça remue...
J'ai particulièrement aimé ta "narration enfantine" (quoique très lucide) du début. Cela sonne très bien, c'est très naturel, très touchant.
ChachaLaBaveuse
Posté le 28/04/2019
Merci beaucoup! La narration d’eliot a été un vrai plaisir à écrire. Merci beaucoup de ta lecture. 
Eresia
Posté le 27/04/2019
Wahou ! J'aime les textes qui me remuent et là, je ne suis point déçue. 
Je dois avouer avoir été un peu perdue au départ à cause de la façon de parler (de voir le monde même) d'Éliot, mais principalement parce que c'est un point de vue auquel je ne suis pas habituée. Et finalement, une fois tout le texte lu, je l'apprécie d'autant plus. C'est vraiment une excellente idée d'avoir commencé par lui, l'enchaînement des points de vue est très logique et très rythmé aussi, c'est vraiment bien ! 
 Bref, au fond, je n'ai pas grand-chose à dire de plus que bravo, et merci.  
Bonne continuation et au plaisir de te lire de nouveau !
ChachaLaBaveuse
Posté le 27/04/2019
Merci beaucoup! En fait le point de vue du petit garçon était le seul que j’avais envisagé au départ. J’ai aimé l’ecrire. Mais je me suis vite aperçue que ça ne fonctionnerait pas pour aller jusqu’au bout de l’histoire pour laquelle je ne voyais qu’une fin tragique. D’ou Les autres points de vue qui permettaient de mieux faire avancer le drame. Du coup c’etait Facile de lui conserver sa naïveté et son innocence du drame.
ChachaLaBaveuse
Posté le 27/04/2019
Oh merci! C’est hyper encourageant! Moi aussi c’est un sujet qui m’interpelle beaucoup. Mais en relisant, j’avais des gros doutes en pensant que c’etait Peut-être bateau. Tu me rassures beaucoup et merci d’avoir pris le temps de lire.
Nana
Posté le 27/04/2019
Hello Chacha !
J'ai vu sur ta présentation (où je ne t'ai pas saluée shame on me) que tu voulais envoyer ce texte à un AT, je suis donc passée lire !
Et Wahou !! C'est super bien :o
Le sujet est hyper fort et important, et le traitement que tu en fais est vraiment top ! Avoir les différents points de vue, et tout de même comprendre le cheminement de cette famille, où j'ai espéré que ça allait bien se terminer, mais sans y croire, et la chute... C'est vraiment fort. C'est un sujet qui m'interpelle beaucoup, je lis pas mal dessus et je suis bien au courant de ce qui se passe dans la réalité. Ben tu montres bien ça, les dysfonctionnements, la difficulté pour les victimes de se faire entendre et d'être protégées.
Ta plume est très fluide, c'est très bien écrit, j'adore le style. 
Enfin bon, c'est vraiment vraiment super, envoie ce texte direct !! 
Bisouuu
Nana 
ChachaLaBaveuse
Posté le 27/04/2019
Flûte, je voulais te répondre et j’ai fait un autre commentaire par erreur. Je ne suis pas très douée avec le site. Du coup ma réponse est...l’autre commentaire...
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