Chapitre 1

Par Gabhany
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Dernière soirée

 

« Dernière soirée avant fermeture » titrait l’affiche d’un noir d’ombre, aux lettres typographiées en rouge sanglant. L’œil attiré, Stéphane s’approcha et arracha le papier du mur. Le dernier vidéoclub de la ville organisait une ultime soirée, cela se déroulerait ce samedi, et il fallait évidemment être déguisés. Le thème finit de séduire Stéphane : Films d’horreur des années 90.

Il rentra chez lui tout en réfléchissant au costume qu’il porterait. Entre le Cavalier sans tête, Freddy, Alien ou le Silence des Agneaux, il avait le choix, mais peu de temps.

_ Bonsoir chérie, lança-t-il en ouvrant la porte de sa maison.

Il entendit la voix de sa femme au loin, essayant de couvrir les éclats de rire et les éclaboussures de ses fils. Sachant qu’elle en avait pour un moment, il monta se changer dans leur chambre puis redescendit se servir une bière dans la cuisine. Il posa l’affiche sur la table de la cuisine pour que sa femme la voie, attrapa sa bière et s’en alla farfouiller dans sa collection de DVD pour trouver l’inspiration, en sifflotant joyeusement le générique de Jurassic Park.

Des pas feutrés, et d’autres plus impétueux l’arrachèrent à ses réflexions, et il se retourna juste au moment où ses deux fils lui sautaient dessus.

_ Louis, Fred, ne brutalisez pas trop votre papa, il a eu une dure journée, gronda gentiment sa femme Sarah.

Laissant ses garçons s’accrocher à ses jambes, tentant de le faire tomber, il s’approcha d’elle et l’embrassa tendrement.

_ Tu as passé une bonne journée, chéri ? demanda-t-elle.

Elle lui caressa le bras d’une main légère, mais il ne répondit qu’à son dos, elle avait filé dans la cuisine surveiller l’abordage du frigo par les garçons.

Stéphane rejoignit sa famille, attendant patiemment un instant d’accalmie pour parler à Sarah de la soirée d’Halloween. Ce ne fut que quand sa femme dégringola l’escalier en poussant un immense soupir qu’il peut enfin aborder le sujet. Il lui mit l’affiche sous le nez en se lança :

_ Tu as vu, chérie, une soirée déguisée est organisée pour Halloween au vidéoclub, ça a l’air sympa…

_ Stéphane, les garçons t’ont réclamé au moment de se coucher…

_ Je ne vais pas aller les embrasser, enfin, c’est ton rôle ça !

_ Tu aurais au moins pu monter leur dire bonne nuit…

_ Oui, bon, sinon, tu as vu cette affiche ? ça a l’air chouette, non ?

Sarah jeta un regard las sur le prospectus que lui tendait son mari, soupira encore, ouvrit la bouche puis la referma. Elle se passa la main sur le visage, et sa bouche prit un pli désabusé que Stéphane prit grand soin d’ignorer.

_ Oui, Stéphane, ça a l’air chouette.

_ Oui, hein, c’est ce que je te disais. Il faut que tu me couses un costume, je ne sais pas encore quoi, je te dirai, mais je pensais peut-être à…

_ Non, je ne pourrai pas te coudre de costume. J’ai ceux des enfants à fabriquer. Ils veulent se déguiser en Gremlins. Je n’aurai pas le temps de tout faire.

_ Mais, enfin, j’ai besoin de toi moi ! On dirait que tu ne veux pas m’en faire un, à moi, de costume..

_ Oui, Stéphane, parce que c’est de leur âge, eux.

La réponse fit bondir Stéphane de sa chaise. Le teint rouge, il gifla sa femme à toute volée.

Choquée, elle porta sa main à sa joue, se leva en tentant de retenir ses sanglots et courut s’enfermer dans la chambre d’amis.

*

Trois jours plus tard, il remâchait encore la défection de sa femme alors qu’il se rendait au vidéoclub. Sarah refusait de lui adresser la parole depuis son coup d’éclat, et faute de ses mains habiles, il avait dû trouver un plan B pour son costume. Ce soir, il était soulagé de quitter l’atmosphère pesante de la maison. Sa femme le regardait avec tristesse et frayeur, et les yeux de ses fils faisaient la navette entre lui et leur mère, le tout dans un silence de tombeau.

Il arriva devant une échoppe à la vitrine tendue de noir, où citrouilles et chauves-souris lumineuses se balançaient, semblant animées d’une vie propre. Le néon rouge qui avait fait le renom de la boutique, Alex Ciné Show, était tendu de grandes toiles d’araignée plus vraies que nature, et Stéphane dut écarter de la main plusieurs spécimens bien trop gros à son goût. Il était tard déjà, et un chœur dissonant d’éclats de voix et de chansons parvenait jusqu’à lui à travers la porte.

Il entra, et fut tout de suite plongé dans l’ambiance. Un vieux lecteur de cd passait des tubes des années 90’, et une boule à facettes d’où pendait une autre araignée rendait l’atmosphère délicieusement vintage. Il y avait de tout à profusion, nourriture, boissons, musique, costumes tous plus beaux les uns que les autres. Il distingua plusieurs Freddy, quelques vampires, un Cavalier sans tête et même une Sigourney Weaver des plus convaincantes. Avec son pauvre masque d’Hannibal Lecter et la chemise miteuse trouvée dans le grenier, il se sentait un peu ridicule, mais il décida de penser à autre chose et de s’amuser, pour une fois. Il fut accueilli par le Cavalier sans Tête, dans la vraie vie le propriétaire du vidéoclub, Alex, qui l’introduit auprès des autres invités, tous trentenaires comme lui.

L’alcool et la danse eurent raison de sa morosité et aussi un peu de sa bonne éducation. Sigourney lui faisait un effet dingue, et il ne put s’empêcher de la reluquer toute la soirée. Alors que minuit retentissait, un gong assourdissant retentit dans la boutique, pétrifiant tous les occupants. Une voix effrayante tonna alors : REVEILLEZ-VOUS !

 

Stéphane s’ébroua, il rouvrit les yeux et avisa Sigourney non loin de lui. Il la contempla un instant comme un chat contemple la souris avec qui il joue, et marcha vers elle d’un pas décidé.

Quand il arriva près d’elle, ses narines s’emplirent d’un chaud parfum de femme en sueur, qui lui mit l’eau à la bouche, et sans hésiter, il la mordit sauvagement à l’épaule. La femme hurla de douleur mais lui assena un grand coup de poing qui l’obligea à lâcher prise. Elle recula en se tenant l’épaule, mais se heurta brutalement à un Comte Dracula dont les crocs rougis brillèrent alors qu’il se jetait sur elle.

Stéphane fut tenté de lutter pour sa proie, mais un autre vampire se joignit au premier, et il préféra s’éclipser.

Au centre de la boutique, Le Cavalier sans tête tranchait à grands coups de faux les tentacules de l’Alien bien décidé à le dévorer. Un énorme loup-garou se joignit au Cavalier pour affronter l’extraterrestre, leurs hurlements s’ajoutant au chaos ambiant. De tous les côtés, hommes et femmes, qui une minute auparavant discutaient tranquillement, se battaient furieusement, et l’odorat sensible de Stéphane était saturé de l’excitante odeur du sang des premières victimes.

Soudain, Stéphane ressentit une douleur cuisante au flanc droit. Il cria et fit un pas de côté. Les griffes de Freddy étaient plantées dans sa chair. En grognant de douleur, il fit encore un autre pas en arrière pour se dégager, et sans réfléchir il se rua sur son adversaire, poings en avant. C’est qu’il était fort. Ils luttèrent quelques secondes. Stéphane avait l’avantage du poids, et Freddy finit par basculer aux pieds du Cavalier vainqueur. Sa tête tranchée alla rejoindre celle de l’Alien.

Le Cavalier se tourna alors vers Stéphane. Le vide au-dessus de ses épaules le déstabilisa un instant. Le Cavalier se tenait entre lui et la porte. Stéphane jeta un rapide regard autour de lui, alors que son adversaire se rapprochait lentement, la faux ensanglantée dégoulinant à chacun de ses pas. Aucune arme, rien qui pourrait l’aider. Dans le coin à sa gauche, le dernier vampire suçait le sang de son ultime victime. Tous les autres étaient morts ou agonisants.

Stéphane se mit à reculer subrepticement, mais il se retrouva vite acculé. Il avait été idiot de reculer, il aurait dû attaquer, ou au moins essayer de s’enfuir.

Il évita de peu un premier lancer de faux, et plongea sous le bras du Cavalier pour le frapper au ventre. Autant frapper un mur, lui assenèrent ses phalanges endolories. Malgré la douleur, il bloqua au dernier moment le bras qui tentait de l’attraper, se baissa et roula sur lui-même pour échapper à la force implacable de son ennemi. Stéphane se remit debout prestement, sautillant d’un pied à l’autre, prêt à toute éventualité. Le Cavalier leva sa faux bien haut, et Stéphane se prépara à mourir.

Mais ce faisant, le Cavalier coupa le fil qui pendait de la boule à facettes, et l’araignée bien vivante qui y était pendue s’accrocha à l’épaulette de l’armure et rampa à toute vitesse jusqu’à l’interstice entre le cou et le col de l’armure.

Le Cavalier poussa un cri d’orfraie et se tortilla dans tous les sens, lâcha sa faux et se donna de grandes tapes sur les bras, le torse, le ventre en tournant sur lui-même.

Il finit par se rouler par terre, impuissant à se libérer, et Stéphane en profita pour empoigner la faux et mettre fin à ses souffrances d’un geste sec.

Stéphane se retrouva seul maître à bord, seul survivant, et il décida de dévorer sa victoire sans attendre. Il se mit en quête de Sigourney en espérant que la viande ne serait pas trop froide.

*

Sarah fut réveillée par le bruit de la porte d’entrée qui claquait. Elle s’était assoupie dans le canapé en regardant un navet à la télé.

_ Stéphane ? lança-t-elle d’une voix ensommeillée.

Des pas s’approchèrent d’elle. Dans la pénombre, elle ne distinguait pas le visage de son mari.

Elle se leva pour aller à sa rencontre.

_ Alors, tu as bien profité de ta petite sauteriev? demanda-t-elle d’un ton acide. Des heures qu’elle ruminait la trahison de Stéphane, elle était décidée à en découdre, tant pis pour lui.

Toujours muet, Stéphane vint tout près d’elle, si près qu’elle fut obligée de lever la tête pour l’affronter. Ce faisant, elle distingua des sillons rougeâtres partout sur le menton de son mari. Elle fronça les sourcils tandis qu’une écœurante odeur de sang la prenait à la gorge.

Elle n’eut pas le temps de poser de question. Stéphane se pencha sur elle et mit à l’embrasser furieusement, à mordre ses lèvres de plus en plus fort, quand il poussa soudain un cri de douleur. Sarah baissa la tête en même temps que lui pour découvrir leurs deux fils, tout en dents en en griffes dans leurs costumes, arrivés à la rescousse de leur mère. Leurs efforts conjugués firent basculer Stéphane et les enfants se jetèrent sur lui.

Longtemps, les voisins entendirent des cris et des hurlements, puis le silence se fit, éternel.

Plus personne n’entendit jamais parler de Stéphane.

 

 

 

 

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Luna
Posté le 30/10/2018
Très chouette le contexte du vidéoclub pour exploiter le thème du rétro !
Je rejoins les autres plumes sur le "fractionnement" de ton histoire. On a effectivement le sentiment de passer d'une partie à l'autre sans trop de transition ; les parties en elles-même étant bien menées. Mais en 2000 mots c'est compliqué de tout développer.
Bravo pour cette nouvelle fort sympathique et en plein dans le thème en tout cas !
 
Luna 
Gabhany
Posté le 30/10/2018
Hello Luna !
Merci de ton passage et de tes compliments !
A bientôt,
Gab  
Omecihuatl
Posté le 30/10/2018
<br />Hello !  Je vais rejoindre tout le monde je crois en disant que j'ai eu l'impression de lire deux chouettes histoires vivant chacune de son côté. Les liens entre les deux sont très claires, c'est juste un manque d'espace je trouve. C'est le côté contraignant des 2'000 mots aussi >< Sinon franchement c'est une bonne idée et la scène avec le cavalier sans tête était chouette à lire. J'avais presque envie que le Freddy lui inflige plus d'horreurs èOé un père qui fait pas attention à ses enfants c'est vraiment une des pires lies de l'humanité >-<    
Gabhany
Posté le 30/10/2018
Hello Omecihuatl ! 
Merci de ton passage et de tes remarques ! C'est vrai qu'il ne lui arrive pas grand chose au vidéoclub, peut-être pourrais je le faire souffrir un peu plus à la réécriture ^^
 
Fannie
Posté le 29/10/2018
Coucou Gabhany,
Comme les autres plumes, je trouve dommage que tu n’aies pas développé davantage le thème de la violence conjugale, mais en 2000 mots, tu pouvais difficilement le faire sans sacrifier autre chose. Ce gars qui ne veut pas embrasser ses enfants ne mérite pas d’être père, et d’ailleurs, il ne mérite pas sa femme non plus.
Au vidéoclub, on bascule d’un coup dans le chaos et ça fonctionne très bien. Quant à la scène d’horreur, son aspect comique la rend plus supportable pour les âmes sensibles comme moi. ;-)
À la fin, le méchant est puni. Bon, la mort, c’est extrême comme punition, mais bon débarras.
C’est une chouette nouvelle de Halloween.
Coquilles et remarques :
Ce ne fut que quand sa femme dégringola l’escalier en poussant un immense soupir qu’il peut enfin aborder le sujet [qu’il put ; passé simple]
Il lui mit l’affiche sous le nez en se lança [« en se lançant » ou « et se lança »]
Oui, bon, sinon, tu as vu cette affiche ? ça a l’air chouette, non ? [Ça]
et faute de ses mains habiles [Je dirais « à défaut de ses mains habiles ».]
Alex, qui l’introduit auprès des autres invités [l’introduisit ; passé simple]
Une voix effrayante tonna alors : REVEILLEZ-VOUS ! [RÉVEILLEZ-VOUS ; l’Académie française recommande de mettre les accents sur les majuscules et les capitales, parce qu’ils ont pleine valeur orthographique.]
comme un chat contemple la souris avec qui il joue [avec laquelle ; ce n’est pas une personne]
et l’odorat sensible de Stéphane était saturé de l’excitante odeur du sang des premières victimes.<br /> Soudain, Stéphane ressentit une douleur cuisante au flanc droit [Ici, la répétition du prénom n’est pas nécessaire, même si tu passes à la ligne. Si tu mettais « il ressentit », il n’y aurait pas d’ambiguïté possible.]
le Cavalier coupa le fil qui pendait de la boule à facettes, et l’araignée bien vivante qui y était pendue s’accrocha à l’épaulette de l’armure et rampa à toute vitesse [Pour éviter d’avoir deux fois « et », tu pourrais soit enlever le premier, soit remplacer le deuxième par « puis ».]
Stéphane se retrouva seul maître à bord, seul survivant [Je propose :« Il se retrouva » ; c’est le même cas de figure qu’un peu plus haut.]
_ Stéphane ? lança-t-elle d’une voix ensommeillée [Si sa voix est ensommeillée, « lança » n’est peut-être pas le meilleur verbe...]
Alors, tu as bien profité de ta petite sauteriev? [sauterie ?]
leurs deux fils, tout en dents en en griffes [en en griffes]
Pour introduire les dialogues, il serait préférable d’employer le tiret cadratin (—).
Gabhany
Posté le 29/10/2018
Hello Fannie !!
Merci beaucoup de ton passage et pour la précision de tes remarques :)
Je ferai attention à tout ça au moment de la réécriture.
Comment fait-on le tiret cadratin ? Je ne connais pas.
A bientot,
 Gab  
Jamreo
Posté le 29/10/2018
Mais quelle pourriture, ce Stéphane ! On apprécie d'autant plus la fin où les enfants prennent la défense de leur mère. Stéphane a été transformé par son costume, mais les enfants aussi, c'est logique !
Bref, une fin halloweenesque mais qui fait plaisir à lire pour une fois 8) 
Gabhany
Posté le 29/10/2018
Hello Jamreo ! 
Merci de ton passage ! Oui, je voulais montrer l'horreur qui peut exister en certaines personnes au quotidien, j'avoue qu'il est bien gratiné mon Stéphane, mais il trouve une fin à sa mesure ^^
Primrose
Posté le 28/10/2018
Coucou Gab ! 
Je rejoins les autres sur ces différentes parties dans ton récit qui semblent avoir du mal à s'accorder les unes avec les autres, mais effectivement 2000 mots paraissent parfois bien courts... Je lirais également avec plaisir une version longue !  Mais à part cela, j'ai trouvé ta nouvelle super sympa, surtout la scène du videoclub, qui est vraiment savoureuse (si tu me permets ce choix de mots), mais également drôle et sanglante. Il y a avait plein de petits détails à découvrir et de références à retrouver, ce qui rendait l'ensemble encore plus vivant. Et j'avoue que je n'étais pas fâchée de me débarasser de Stéphane, ce sale gosse violent et pourri gâté... 
Et je ne peux m'empêcher de rajouter que je suis très contente de voir figurer Hannibal Lecter, parce que Le Silence des Agneaux est mon film préféré et que je ne frétille à chaque fois que quelqu'un y fait mention xD 
Enfin bref, merci pour cette lecture ! 
Gabhany
Posté le 28/10/2018
Hello Primrose !
Merci de ton passage et pour tes compliments !! Je suis contente que ça t'ait plu :)
A bientôt,
Gab  
Elia
Posté le 26/10/2018
Coucou 
Et bien je dois avouer avoir ressenti pas mal d'émotions à la lecture de ton histoire et je ne saurais que te conseiller de faire une version plus développée. L'idée de la violence conjugale m'a mise très mal à l'aise - preuve que ça fonctionne - mais elle gagnerait à être plus exploitée. 
Sinon... nouvelle très immersive ! Si tu la developpes j'irai la relire dans soucis !
Gabhany
Posté le 26/10/2018
Hello Elia ! 
Merci de ton passage et de tes conseils. D'autres m'ont fait la même remarque, je vais m'atteler à la réécriture prochainement !
A bientôt,
 Gab  
Nana
Posté le 25/10/2018
Coucou Gab !
J'ai beaucoup aimé ton idée ! Je suis plutôt d'accord avec les autres sur la fin, mais c'est vrai que 2000 mots c'est court pour développer ses idées... En tout cas, l'horreur était là, ça fonctionne super ! Et les deux petits gremlins qui bouffent leurs parents, génial xD
Bisouuuu
Nana 
Gabhany
Posté le 25/10/2018
Hello Nana ! 
Merci beaucoup de ton passage et pour les compliments ! Je suis contente que tu aies aimé la fin, je l'ai changée à la dernière minute, donc tant mieux =D
A bientôt !
gab  
Stella
Posté le 25/10/2018
Salut Gabhany et bravo !
Heureuse de trouver un autre petit clin d’œil aux griffes de la nuit dans ce concours. Dans les années 1990, c’était au moins le cinquième ou sixième film. Et Sigourney LOL ;) Le thème rétro est respecté. J’ai beaucoup aimé la scène du vidéoclub. Stéphane est-il 100% « possédé » ? Les autres invités ont l’air d’avoir totalement versé dans la folie, alors que, dans la narration, la conscience de Stéphane semble flotter en arrière-fond, ce qui rend le tout encore plus horrible. Par contre, ce personnage du père impulsif et violent qui réagit comme un ado pourri gâté reste une énigme pour moi. En lisant, j’imaginais mieux le personnage de Stéphane transformé en grand frère irrespectueux envers sa mère célibataire ou alors il faut renforcer le thème des violences conjugales… 2000 mots c'est compliqué.
Gabhany
Posté le 25/10/2018
Hello Stella !
Merci de ton passage ! Oui, je crois que je n'ai pas tout à fait respecté la date de sortie de ces films ^^ Oui, Stéphane est 100% possédé, mais comme il est devenu Hannibal Lecter, il paraît moins "fou" que les autres. Enfin, dans ma tête c'est la vision que j'en avais, après ce serait peut-être intéressant de jouer sur la "libération" que pourrait ressentir Stéphane, qui est en quelque sorte un monstre en puissance, à en devenir un grâce à son costume.
Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire par rapport au personnage de Stéphane en revanche. C'est vrai que 2000 mots c'est compliqué.
A bientôt,
Gab 
uNeven
Posté le 25/10/2018
Hello ! 
 Bon cet homme est définitivement un monstre sans avoir eu besoin de costume xD La bagarre entre méchants est super drôle et tu m'a supris au début avec ce rôle de père abusif, ce qui était intéressant. Bravo !
Gabhany
Posté le 25/10/2018
Hello uNeven !
Merci de ton passage ! Oui, je trouvais que mettre en lumière les monstres derrière les costumes était intéressant à exploiter ^^
Merci beaucoup pour tes compliments !
A bientôt,
Gab 
Rachael
Posté le 24/10/2018
Ouch, pas très flatteur, le portrait du mari… entre gros beauf, père inexistant et mari abusif. Je suis assez d’accord avec les autres, c’est comme s’il y avait plusieurs parties dans ton texte qui ont du mal à totalement s’accorder ( début/scène au videoclub/fin)
J’ai bien aimé aussi la scène de carnage au vidéoclub, et j’ai presque été déçue que tu fasses mourir tout le monde aussi vite, j’aurais aimé en « profiter » plus longtemps.
Merci pour cette lecture !
 
Détail
et faute de ses mains habiles : pas très heureuse, cette expression
Gabhany
Posté le 24/10/2018
Hello Rachael !
Merci de ton passage ! Oui en effet, il est assez gratiné mon Stéphane ^^
Je t'avoue que pour la scène du vidéoclub, j'aurais voulu continuer aussi, mais j'étais à court de temps et d'idées ! Mais merci pour la suggestion, j'y pensera en retravaillant cette scène !
Et oui tu as raison, cette expression n'est pas très jolie.
A bientôt,
Gab 
itchane
Posté le 24/10/2018
Hello Gab,
woaw, bah mince alors, j'ai adoré la scène du vidéo-club, surtout le fait que tu n'aies pas cherché à donner la moindre explication. On tombe dans l'horreur sans transition et c'est ça qui est génial !
Comme Isa je trouve que tu as plus de mal à retomber sur tes pieds ensuite, mais avec l'explication que tu donnes de ton processus d'écriture sur cette nouvelle c'est alors assez logique. Avec plus de temps tu aurais sans doute pu peaufiner. En tout cas comme premier jet, c'est très sympa ! Tu as vraiment fait le bon choix de ne pas justifier le basculement qui est d'autant plus jouissif, c'était osé et très réussi, bravo !
(Attention dans le détail du texte, j'ai relevé quelques problèmes de concordance des temps, à relire minutieusement ^^ )
itchane
Gabhany
Posté le 24/10/2018
Hello itchane !
Merci de ton passage et pous tes compliments ! Je suis trop ravie que la scène du vidéoclub t'ait plus =D
Oui je pense que je reprendrai la chute après la fin du concours, il faut que je réfléchisse à comment intriquer les deux thèmes de cette histoire.
Merci pour ta remarque sur la concordance des temps, je vais aller vérifier ça !
Gab 
Isapass
Posté le 24/10/2018
Salut ! 
Ben dis donc, il donne pas envie de le connaître, le Stéphane : le mari qui fait rien dans la maison, estime que ce n'est pas son rôle d'embrasser ses enfants et gifle sa femme... brrrrr !
Le sujet du sexisme/machisme et de la violence conjugale me tient à cœur et j'ai trouvé super intéressant d'avoir fait ce choix. 
Ensuite, l'intrigue bifurque sur le trash et la scène du vidéoclub est bien menée : ça fait film gore/loufoque des années 80, on ne s'ennuie pas, c'est clair et ça bouge bien.
Mais j'ai été un peu surprise que tu n'exploites pas plus le sujet de la première partie. Je trouve un peu dangereux de se lancer sur un sujet si sensible sans le traiter jusqu'au bout. Là, tu as même "passé un peu l'éponge" dessus, puisque dans la dernière partie, Sarah semble vouloir pardonner la gifle. Du coup ça donne un peu l'impression que tu ne prends pas le sujet au sérieux. Enfin c'est l'effet que ça m'a fait. Or, je suis sûre que c'est faux et qu'en réalité tu y accordes de l'importance.
En fait, j'ai eu l'impression que tu avais deux moitiés d'histoires. Les deux sont bien et donneraient sans doute de bons résultats si tu les complétais, mais le mix m'a déroutée.
Ce n'est évidemment que mon avis, hein ! N'hésite pas à me le dire si je n'ai pas été claire dans mes explications, ou si tu veux approfondir. 
A+ 
Gabhany
Posté le 24/10/2018
Hello Isa !
Merci beaucoup de ton passage par ici, ça me touche !
Merci pour tes remarques et compliments ! Pour tout te dire, au début, j'avais juste l'idée de la soirée qui tourne au massacre au vidéoclub, et quand j'ai commencé à écrire, la première scène s'est presque écrite toute seule. C'était l'inspiration du moment, et ensuite je suis partie sur la scène du vidéoclub, sans trop savoir comment j'allais me raccrocher aux wagons. Ensuite, que Sarah semble pardonner la gifle ne veut évidemment pas dire que je cautionne la violence conjugale ou que je veux passer l'éponge ;) après coup, en y réfléchissant, je crois que j'aurais dû mieux expliquer que, si elle semble vouloir pardonner, elle ne laissera pas passer et qu'ils auront une vraie bonne mise au point à ce sujet.
En fait, j'ai écrit la fin à l'arrache, après l'avoir changée plusieurs fois, j'étais focalisée sur le coté trash/horreur, et je n'ai pas traité le sujet de départ comme il aurait fallu. Je n'avais plus le temps de modifier, mais je ne manquerai pas de le faire en tenant compte de tes remarques. Je la mettrai à jour après le concours, car en effet, ça donne un peu deux moitiés d'histoires pas vraiment imbriquées l'une dans l'autre.
Merci encore de ton passage !